Auteur

André Combes (1899–1969)

Historien de la philosophie chrétienne, on lui doit un mémoire sur Robert Ciboule, ancien chancelier de l’Université de Paris à qui Charles VII commanda un mémoire sur le procès de condamnation de Jeanne d’Arc en vue de sa réhabilitation.
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Chronologie

  • 1899

  • 29 oct.
    Naissance à Périgueux de Jean Joseph André, fils de Jacques Combes (33 ans, inspecteur primaire) et Catherine Fournié-Gorre (27 ans) .
  • 1906

    (6 ans)
  • Son père est nommé directeur de l’École normale de Rodez ; sous l’influence du Sillon il retourne à la foi (lecture de la Revue pratique d’apologétique et du Dictionnaire apologétique de la foi catholique, du père Alès).
  • 1909

    (9 ans)
  • 1909–1917
    André suit sa scolarité au lycée de Rodez ; il lit l’Imitation en latin.
  • 1917

    (17 ans)
  • Il entre au séminaire Saint-Sulpice à Paris ; il découvre Thomas d’Aquin.

    Note : Les séminaristes avaient dû quitter leur ancien bâtiment en 1906, suite à la loi de séparation du petit père Combes, Émile Combes, sans lien de parenté, président du conseil depuis 1902, et ainsi surnommé parce qu’il avait été éduqué dans un séminaire avant de devenir un farouche adversaire de l’Église catholique.

  • 1924

    (24 ans)
  • Il termine son noviciat à Agen où il est ordonné prêtre. Son évêque l’oriente vers la Faculté catholique de Toulouse.
  • 1926

    (26 ans)
  • Il y soutient une thèse de théologie (à caractère historique) : Étude critique sur les vies anciennes de saint Martial et histoire de leur utilisation (1613-1899). Puis retourne à Paris poursuivre ses études, en licence de lettres à l’Institut catholique.
  • 1927

    (27 ans)
  • En parallèle il suit à l’École pratique des hautes études (EPHE), section des Sciences religieuses, les cours d’Étienne Gilson, 43 ans, historien de la philosophie médiévale, qui deviendra son collaborateur et ami.
  • 1932

    (32 ans)
  • Diplômé de l’EPHE et sous la direction de Gilson, il soutient un mémoire intitulé : Premières recherches sur l’abbé Ciboule. Il sera publié l’année suivante dans les Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen-âge (revue annuelle fondée en 1926 par Étienne Gilson et le dominicain Gabriel Théry), sous le titre :

    • Un témoin du socratisme chrétien au XVe siècle, Robert Ciboule (1403-1458) (Archives, 8e année, 1933, p. 93-259).
  • 1938

    (38 ans)
  • L’abbé Combes entre comme chargé de recherche au CNRS (né deux ans plus tôt en 1936), pour mettre sa connaissance des manuscrits médiévaux au service de la philosophie des XIVe et XVe siècles.
  • 1939

    (39 ans)
  • Jean Gerson. — Il commence à faire paraître ses Études gersoniennes dans les Archives :

    • I. L’authenticité gersonienne de l’Annotatio doctorum aliquorum qui de contemplatione locuti sunt (Archives, t. XII, année 1939, p. 291-364), étude datée du 28 janvier 1938 ;
    • II. Note sur les Sententiæ magistri Joannis Gerson (même numéro, p. 365-385), datée du 28 avril 1939 ;
    • V. Gerson et Pomerius (Archives, t. XIV, année 1943-1945, p. 395-590) ;
    • VIII. Sur la date des sermons universitaires de Gerson pour la fête du Jeudi-Saint (Archives, t. XV, année 1946, p. 331-479) ;

    En parallèle, la collection des Études de philosophie médiévale (fondée en 1934 et dirigée par Étienne Gilson), publie ses ouvrages :

    • Jean Gerson, commentateur dionysien, pour l’histoire des courants doctrinaux à l’Université de Paris à la fin du XIVe siècle, préface d’Étienne Gilson (Études, t. XXX, Paris, Vrin, 1940, XVIII-732 p., Google Books).
    • Jean de Montreuil et le chancelier Gerson, contribution à l’histoire des rapports de l’humanisme et de la théologie en France au début du XVe siècle (Paris, Vrin, 1942, 666 p.).
    • Essai sur la critique de Ruysbroeck par Gerson
      • t. I, introduction critique et dossier documentaire (Paris, Vrin, 1945, 902 p.)
      • t. II, la première critique gersonienne du De ornatu spritualium nuptiarum (Paris, Vrin, 1948, 462 p.)
      • (Note : Un tome III paraîtra en 1959, et un IV, posthume en 1971.)
  • 1942

    (42 ans)
  • Il est recruté par l’Institut catholique de Paris pour enseigner l’Histoire de la théologie ascétique et mystique, comme successeur du Père Lebreton.

    L’année suivante, on lui confie la nouvelle chaire d’Histoire de la spiritualité chrétienne ; Gilson, professeur au collège de France, en fait la leçon inaugurale (15 novembre 1943). Son cours traitera de Thomas d’Aquin et Ruysbroeck (1943-1944), Gerson (1944-1945).

    Il fait la connaissance de Paul Claudel (1er avril), avec qui il correspondra régulièrement durant deux années (6 octobre 1944 - 19 octobre 1946).

  • 1943

    (43 ans)
  • Il fonde et dirige avec Étienne Gilson la collection des Études de théologie et d’histoire de la spiritualité (Paris, Vrin).
  • 1945

    (45 ans)
  • 1945–1954

    Thérèse de Lisieux. — Il se découvre alors un nouveau centre d’intérêt en la personne et l’œuvre de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Au second semestre de l’année 1945-1946, il donne une série de huit cours sur sainte Thérèse, dont il tire le livre :

    • Introduction à la spiritualité de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (Editions du Carmel, 1946, 301 p.).

    En 1947 il démissionne de l’Institut catholique pour se consacrer à la recherche sur sainte Thérèse.

    Entré en contact avec l’archiviste du Carmel de Lisieux, sœur Geneviève (77 ans), il finit par la convaincre de lui livrer toutes les lettres de Thérèse, y compris les billets d’enfance, car il manque d’éléments pour établir une chronologie, base de tout itinéraire spirituel (Œuvres complètes de Thérèse de Lisieux, Cerf, 1992). La Correspondance paraît en 1948, ainsi qu’une seconde édition de son Introduction qui passe de 300 à 500 pages, notamment par l’ajout d’une Chronologie thérésienne :

    • Lettres de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (Éditions du Carmel, 1948, 468 p.) ;
    • Introduction..., 2e édition revue, corrigée et augmentée (Paris, Vrin, 1948, 516 p.) ; l’ouvrage sera rapidement traduit en italien, anglais, allemand et espagnol.

    En 1947, le romancier populaire Maxence Van der Meersch publie la Petite sainte Thérèse, une biographie que Combes dénonça comme trahissant la spiritualité thérésienne. Le père Augros, supérieur du séminaire de la Mission de France (fondé à Lisieux en 1941), l’invite à présenter Thérèse aux séminaristes ; il y donnera quatre conférences (18 octobre 1948, 7 mars, 25 avril, et 17 août 1949), qui fourniront matière à l’ouvrage :

    • Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Contemplation et apostolat. (Bonne presse, 1950, 309 p.).
  • 1958

    (58 ans)
  • Il devient professeur à l’Université pontificale du Latran.
  • 1959

    (59 ans)
  • Retour à Jean Gerson. — Publication de :

    • Essai sur la critique de Ruysbroeck par Gerson (suite)
      • t. III, l’évolution spontanée de la critique gersonienne, 1e partie (Paris, Vrin, 1959, 328 p.) ;
      • t. IV, l’évolution spontanée de la critique gersonienne, 2e partie (Paris, Vrin, 1971, 332 p.).

    En janvier-février 1960 il donne un cours sur Gerson à l’Université pontificale, qui sera publié :

    • La Théologie mystique de Gerson, profil de son évolution
      • t. I (Rome, collection Spiritualitas, Desclée, 1963) ;
      • t. II (Rome, collection Spiritualitas, Desclée, 1965).
  • 1960

    (60 ans)
  • Il est élevé au titre de prélat d’honneur (ce qui lui vaut le titre de Monseigneur).
  • 1962

    (62 ans)
  • 1962–1965
    Il est l’un des experts au concile Vatican II.
  • 1963

    (63 ans)
  • Il devient chanoine honoraire de la basilique Saint-Jean-de-Latran.
  • 1969

    (70 ans)
  • 8 déc.
    Décès à Neuilly-sur-Seine.

Références

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