Jules Doinel (1842–1902)
Chronologie
1842
- 8 déc.
Naissance à Moulins de Jules Benoît Doinel, premier enfant de Louis Honoré Doinel, 25 ans, conducteur des ponts et chaussées, et de son épouse Marie Passant, 22 ans, famille catholique pratiquante.
Suivront Lucien (1848), Marie-Antoinette (1851), qui entrera dans les ordres, Charles (1852) et Alice (1858).
Dès son enfance et durant toute sa vie, Jules Doinel témoignera de manifestations surnaturelles, visions, songes...
1849
(6 ans)- 1849–1852Il est placé à l’école des Frères de Moulins. Brillant élève, on lui envisage une carrière de prêtre.
1853
(10 ans)- 1853–1858Il étudie au Petit Séminaire des Jésuites d’Yzeure (banlieue de Moulins).
1859
(16 ans)- 1859–1860
Il entre au noviciat jésuite de Lons-le-Saunier (Jura), fondé en 1854 dans l’ancien ermitage. Il y aurait eu une vision de saint Stanislas Kostka (cf. dédicace de Lucifer démasqué, 1895).
Dédicace. — À saint Stanislas Kostka, novice de la Compagnie de Jésus, très aimable, très secourable et très puissant, en souvenir des paroles touchantes de sa lettre à Ernest, son ami, qu’il daigna m’appliquer, comme à son parent dans le Seigneur et son frère dans ce pélerinage, en 1859 :
Ad limina apostolorum, non obliviscar tui
: Je dédie ce livre, écrit dans un esprit de réparation et de reconnaissance. Jean Kostka.Mais l’année suivante il décide de quitter le noviciat.
1861
(18 ans)- 1861–1862Il achève ses études supérieures au Collège Stanislas à Paris.
1863
(20 ans)- 1863–1866Il est admis à l’École des chartes ; obtient son diplôme d’archiviste paléographe le 15 janvier 1866 (dans la même promotion que Marius Sepet), avec une thèse intitulée : Essai sur la vie et les principales œuvres de Pierre de la Palu, patriarche de Jérusalem, 1275 ou 1280-1342.
1866
(23 ans)- avr.Aurillac. — Il est nommé archiviste du Cantal à Aurillac. C’est sans doute à cette période qu’il se lie avec Stéphanie-Françoise Le Clerc, une actrice de théâtre de sept ans son aînée, fervente catholique. Il lui dédie un sonnet publié dans la Revue française (mai 1866).
- mai–jun.
1867
(24 ans)- jul.
1868
(25 ans)- 15 jul.
Jules Doinel, 25 ans, et Stéphanie-Françoise Le Clerc, 33 ans, se marient à Levallois-Perret (cérémonie religieuse à Notre-Dame de Lorette).
Niort. — Le couple s’installe à Niort où Doinel vient d’être nommé bibliothécaire-archiviste de la ville. Il publie :
- Noctium phantasmata (9 sonnets), par
Nova-lis
(Melle, Moreau et Lacuve, 1869, 10 p., Gallica) - Histoire de Blanche de Castille, par
Jules-Stanislas Doinel
(Tours, Mame, 1870, in-8° de 352 p., Google Books)
- Noctium phantasmata (9 sonnets), par
1873
(30 ans)- 9 sep.Décès à Niort de son épouse Stéphanie-Françoise. Doinel envisage d’entrer chez les dominicains ; son directeur de conscience l’en dissuade.
1874
(31 ans)-
Orléans. — Il est nommé archiviste du département du Loiret à Orléans.
Des fonds d’archives il trouvera matière à plusieurs publications (souvent publiées dans les Mémoires de la Société archéologique et historique de l’Orléanais puis à part par l’éditeur orléanais Henri Herluison) ; notamment :
- Note sur la formule
Sancta Sedis apostolicæ gratia episcopus
dans les diplômes des évêques d’Orléans (Orléans, Puget et Cie, 1875, 16 p., Gallica) - Note sur une maison de Jeanne d’Arc (Herluison, 1876)
- Listes des étudiants de l’université d’Orléans en 1529 (Orléans, Puget et Cie, 1875, 16 p., Gallica)
- La maison de la famille de Pierre d’Arc, frère de la Pucelle à Orléans (Herluison, 1877, 31 p.)
À partir de 1880, il fonde un cours d’histoire et de littérature locale, qu’il animera pendant quinze ans (trois cours seront consacrés à Jeanne d’Arc : La vie de la Pucelle, Jeanne d’Arc dans l’art, Les reliques de Jeanne d’Arc).
- Note sur la formule
- 21 jun.
1875
(32 ans)- 20 oct.
Il épouse à Melle (Poitou) Clémence Marie-Louise Chaigneau, 21 ans, issue d’un milieu anti-clérical et franc-maçon.
Naîtront quatre fils à Orléans : Stanislas-Marie-Xavier-Eugène (8 octobre 1875), René Paul Lucien (19 juillet 1877), Maximilien Marie François (2 avril 1881) et Pierre Émile (8 février 1884).
1882
(39 ans)-
Monodisme. — Il rejoint l’Église réformée nouvelle, fondée dix ans plus tôt par Guillaume Monod, 82 ans, issu d’une longue lignée de pasteurs protestants, lequel se prétend le Christ. Doinel y tient rapidement la charge de prophète sous le nom de
Néhémie
, personnage de l’Ancien Testament dont il se pensait la réincarnation. 1884
(41 ans)- 1884–1894
Franc-maçonnerie. — Doinel est reçu apprenti maçon (5 novembre 1884) dans la loge des Émules de Montyon (fondée à Orléans en 1862, Grand Orient). Il passe compagnon (21 avril 1885) et enfin maître (20 avril 1886). Sous son impulsion, les Émules de Montyon deviennent les Adeptes d’Isis-Montyon (12 octobre 1885). Il sera élu vénérable maître (14 décembre 1892) et réélu l’année suivante.
1888
(45 ans)- 1888–1889
Catharisme et gnose. — En 1888 il tombe par hasard sur un manuscrit médiéval d’un disciple des Cathares dans les archives d’Orléans (une charte écrite par l’un des quatorze hérésiarques qui seront brûlés le 28 décembre 1022 à Orléans pour avoir pratiqué et professé la doctrine gnostique). Dès lors il se passionnera pour la gnose et son histoire.
Une nuit de la même année, il vit en songe l’
éon Jésus
(Jésus immatériel), qui le chargea d’établir une nouvelle Église et le consacraévêque de Montségur, primat de l’Albigeois
. — Il tentera d’entrer en contact avec des des esprits cathares et gnostiques lors des séances spirites organisées par Lady Caithness (Maria de Mariategui, duchesse de Medina Pomar) dans son salon parisien. 1890
(47 ans)-
Jules Doinel participe au concours quinquennal de la Société archéologique et historique de l’Orléanais avec un mémoire intitulé : Jeanne telle qu’elle est. — Le jury se réunit pour évaluer les quinze mémoires soumis (4 avril) et annonce les lauréats (7 mai 1890) : Médaille d’honneur (dotée de 300 fr.) : Charles Cuissard ; premier prix ex-æquo (200 fr.) : l’abbé Mouillé et Jules Doinel.
- mai
Ordre martiniste. — Doinel s’affilie à l’Ordre martiniste, fondé par le jeune médecin de 25 ans, Papus (Gérard Encausse), peu après sa rupture avec la Société Théosophique (fondée en 1875 à New York par la russo-américaine Helena Blavatsky, 58 ans).
Doinel collabore à l’Initiation (revue officielle de l’Ordre, fondée en 1888 par Papus) dans laquelle il publie des articles sur la gnose et les gnostiques ; à la Revue théosophique (fondée en 1889 par Blavatsky) ; à l’Étoile (fondée en 1889 à Avignon par Albert Jounet, 27 ans, et dirigée par l’abbé Roca, 59 ans).
- 11 sep.Il est élu archiviste du Grand Orient de France et bibliothécaire-conservateur du musée maçonnique.
- 21 sep.
Église gnostique. — Doinel fonde à Paris l’Église gnostique de France (21 septembre 1890), initialement Église du Paraclet avec le titre d’
évêque de Montségur, primat de l’Albigeois
. Sa Première homélie sur la sainte Gnose est publiée dans l’Initiation (septembre 1890).La revue l’Initiation est mise à l’Index (décret du 14 mai 1891 du cardinal Mazzella).
Papus adhère à l’Église gnostique (1892). Doinel s’en fait élire patriarche (synode du 12 septembre 1893) sous le nom mystique de
Valentin II
(Valentin, fondateur au IIe s. d’un important courant gnostique, déclaré hérétique par l’Église). 1892
(49 ans)-
Publication des mémoires primés dans les Mémoires de la Société archéologique de l’Orléanais, t. XXIV (1892). Celui de Doinel également tiré à part :
- Jeanne telle qu’elle est (Orléans, Herluison, 1892, 83 p.)
Lire les comptes-rendus élogieux du père Ayroles, Études religieuses, fév. 1892, de Marius Sepet (Revue des questions historiques, 1892, vol. 51, p. 665, Google), et de Germain Lefèvre-Pontalis (Revue des questions historiques, 1892, vol. 51, p. 665, Gallica).
1893
(50 ans)- 29 mar.Il est reçu chevalier Rose-Croix au Chapitre de l’Étoile Polaire à Paris.
1895
(52 ans)-
Rupture avec les Francs-maçons et les gnostiques. Retour au catholicisme. Antimaçonnisme.
En décembre 1894, la nouvelle suivante fut communiquée aux évêques gnostiques :
Doinel a abjuré la foi gnostique entre les mains de l’évêque catholique d’Orléans (Mgr Touchet). Il lui a remis ses insignes patriarcaux, s’est confessé et a communié solennellement dans la cathédrale.
(Abbé Emmanuel Barbier, Les Infiltrations maçonniques dans l’Église, 1910, p. 78, Archive.)
À la même époque il rompt avec le Monodisme et démissionne du Grand Orient de France (qui refuse sa démission).
Dans un article à la Vérité (quotidien catholique né en 1893 d’une scission avec l’Univers) du 10 mars 1908 , Georges Bois, qui était devenu l’ami de Doinel, situe comme point de départ de la brouille les réactions qui suivirent son cours sur Jeanne d’Arc :
La cause initiale de sa rupture avec les maçons et les gnostiques fut un cours qu’il était chargé de professer à Orléans sur Jeanne d’Arc. Ce cours fut imprimé. Il n’était pas clérical, mais il était toutefois impartial. Les frères en firent l’observation. L’archiviste objecta qu’il ne pouvait faire mentir les archives et les documents. Observations nouvelles. Répliques. Le cours est suspendu.
Le 21 janvier 1895 , Bois écrit :
Nous pouvons ajouter encore, sans indiscrétion, que, dans l’opinion de M. Doinel, sa conversion est due, après Dieu, à Jeanne d’Arc et à Notre-Dame de Lourdes.
- avr.
Sous le pseudonyme de Jean Kostka, Doinel se lance dans une série d’articles antimaçonniques qui paraissent dans la Vérité .
À partir du 1er avril, le journal commence la publication en feuilleton de : Lucifer démasqué
souvenir d’un occultiste, par Jean Kostka
; Doinel y divulgue nombre documents secrets du Grand Orient, de l’Ordre martiniste et du milieu occultiste en général. — Le livre est ensuite publié en volume :- Lucifer démasqué (Paris-Lyon, Delhomme et Briguet, 1895, 394 p., Google Books) ; en appendice on trouve le sonnet : Jehanne la Pucelle
l’entrée dans Orléans
.
- Lucifer démasqué (Paris-Lyon, Delhomme et Briguet, 1895, 394 p., Google Books) ; en appendice on trouve le sonnet : Jehanne la Pucelle
- aoû.
La loge des Adeptes d’Isis-Montyon vote à l’unanimité son exclusion (14 août) et décide de changer de nom suite au scandale Lucifer démasqué : elle devient le Réveil des Émules de Montyon.
En 1902, elle fusionnera avec une autre loge orléanaise, la Véritable Amitié pour devenir la loge Étienne Dolet (Grand Orient de France).
- 2 sep. 1895–13 jan. 1896
Toujours sous le pseudonyme de Jean Kostka la Vérité publie Jeanne d’Arc vengée, qui reprend certains morceaux de sa Jeanne d’Arc telle qu’elle est. Au total 20 chapitres (un tous les lundis).
Voir ci-dessous le détail de la publication.
- nov.
Avec Léo Taxil (ancien journaliste anticlérical et franc-maçon qui avait annoncé sa conversion au catholicisme en 1885), Doinel fonde la Ligue du Labarum antimaçonnique (19 novembre 1895 au Sacré-Cœur de Montmartre), qui rassembla jusqu’à 1200 personnes pour sa troisième réunion (février 1896) ; celle-ci se dote d’une revue, l’Anti-maçon (janvier 1896), renommée la France militante (janvier 1897) avant de disparaître (6 mars).
Lors d’une conférence à Paris le 19 avril 1897, Taxil mettra fin à 12 années d’imposture en révélant la supercherie de sa conversion.
1896
(53 ans)- jan.
Les Francs-maçons d’Orléans s’activent pour évincer Doinel. En novembre 1895 ils avaient obtenu la suppression de son cours d’histoire locale (débuté en 1880) ; au prétexte qu’il aurait
multiplié les cours sur Jeanne d’Arc
. Début 1896 ils s’adressent au Grand Orient de France à Paris pour que la ville soitdébarrassée de sa présence malsaine
:[Nous vous prions] de vouloir bien faire des démarches auprès du Ministre de l’Intérieur afin d’obtenir la révocation du frère Doinel. [...] Cet homme doit débarrasser notre région de sa présence malsaine. [...] Doinel, en trahissant la maçonnerie a trahi aussi le faisceau républicain. Cet homme, en reniant les principes maçonniques, est allé fatalement au cléricalisme. On le voit fréquenter les presbytères, les sacristies, les églises ; on le voit au confessionnal, aux processions, aux cercles anti-républicains. Il impose à ses enfants une éducation jésuitique ; après leur avoir fait donner une éducation vraiment laïque, ils sont maintenant confiés aux soins des congréganistes. Après les avoir conduits au temple protestant, il leur impose maintenant tous les mystères absurdes du catholicisme. [...]
Doinel a [aussi] perdu l’estime et la confiance de l’assemblée municipale d’Orléans. Il était chargé du cours municipal d’histoire et de littérature ; mais le Conseil, ému du caractère confessionnel et anti-républicain que prenaient de plus en plus ses conférences, a dans sa séance du 6 novembre dernier, destitué le professeur Doinel de professions qu’il ne remplissait plus qu’au gré des applaudissement des réactionnaires. Tous nos frères élus n’ont pas hésité à voter la destitution de Doinel, estimant qu’il devenait dangereux pour la République. [...]
Nous insistons [...] d’une façon toute particulière et la plus énergique, auprès de vous en vous priant de bouloir bien faire des démarches auprès de qui de droit afin que la maçonnerie et le parti républicain orléanais obtiennent une bien légitime satisfaction. [...] Que nos frères membres du gouvernement n’hésitent pas à nous débarrasser d’un homme indigne et d’un traître à tous, excepté aux réactionnaires.
(Lettre au Grand Orient de France à Paris (17 janvier 1896, reproduite dans l’édition 1983 de Lucifer démasqué, Slatkine, Genève, p. XXVI, Google Books.)
- fév.
- mar.
Pour répondre aux ouvrages d’auteurs francs-maçons sur Jeanne d’Arc : Ernest Lesigne, La Fin d’une légende, vie de Jeanne d’Arc de 1409 à 1440 (Paris, Bayle éd., 1889, 152 p., Gallica) ; Auguste Delpech, Jeanne d’Arc (Paris, Imprimerie Nouvelle, 1894, 36 p.), Doinel publie :
- Jeanne d’Arc et la franc-maçonnerie, par
Kotska de Borgia
(Paris, Librairie antimaçonnique A. Pierret, 1896, 48 p., Gallica). Compte-rendu dans l’Univers du 5 mars
Auquel répond le franc-maçon Louis Martin par : L’Erreur de Jeanne d’Arc (Paris, Bibliothèque des Modernes, 1896, 36 p.)
- Jeanne d’Arc et la franc-maçonnerie, par
1902
(59 ans)- 16 mar.
Doinel décède dans son hôtel du 25 boulevard Barbès à Carcassonne.
Était-il revenu à la foi gnostique ? Après sa retentissante abjuration de 1895, l’Église gnostique s’était choisi comme nouveau patriarche le poète et homme politique Léonce Fabre des Essarts (alors 48 ans et
évêque de Bordeaux
), qui avait pris le nom mystique deSynésius
(3 janvier 1896). Dès avant la mort de Doinel, le bruit courut que celui-ci niait avoir jamais abjuré, et qu’il avait obtenu de Synésius sa réintégration dans l’Église gnostique, comme simple évêque d’Alet et Mirepoix.Georges Bois, ami de Doinel qui avait l’habitude de lui écrire, raconta ses dernières années dans un article du Lorrain du 10 mars 1908, . Pour lui ces rumeurs sont des calomnies ; Doinel est resté catholique jusqu’au bout ; et si l’on a vu paraître des ouvrages
gnostiques
sous son nom, ce sont des textes anciens publiés sans son consentement. Il termine par quelques passages de lettres datées des 29 janvier, 26 février et 3 mars 1902 (deux semaines avant sa mort) ; dans la dernière Doinel annonce se rendre à Toulouse pour la fête de saint Thomas d’Aquin chez les dominicains. Enfin Bois raconte :Doinel est mort d’une crise d’emphysème cardiaque pulmonaire dans la nuit du 16 au 17 mars 1902. Il était seul dans une chambre d’hôtel à Carcassonne. Son agonie dans l’abandon a dû être affreuse mais le matin sa logeuse le trouvait mort à genoux sur son lit, son chapelet passé autour du cou.
Fabre des Essarts (Synésius) adressera au directeur de la France chrétienne (20 mai 1910), une copie de deux lettres de Doinel (datées du 31 décembre 1899 et du 9 janvier 1900) dans lesquelles celui-ci nie son abjuration.
Jules Doinel fut inhumé le 20 mars en la paroisse Saint-Michel de Carcassonne.
Références
Revue spirite (journal d’études psychologiques), fondée par Allan Kardec.
- Publication de Aux Esprits protecteurs, poésie spirite, signée Jules-Stany Doinel (d’Aurillac).
Revue spirite, 10e année, n° 7, juillet 1867, p. 213-215, Retronews.
Aux Esprits protecteurs
Plus haut, plus haut encore ! Prends ton vol, ô mon âme
Vers ce pur idéal que Dieu t’a révélé !
Par de là tous les cieux, et ces mondes de flamme,
Vers l’absolu divin, je me sens appelé...
- Compte-rendu de Fernande, nouvelle spirite.
Revue spirite, 10e année, n° 8, août 1867, p. 225-231, Retronews.
Fernande, nouvelle spirite. Tel est le litre d’un roman-feuilleton, par M. Jules Doinel (d’Aurillac), publié dans le Moniteur du Cantal des 23 et 30 mai, 6, 13 et 20 juin 1866. Comme on le voit, le nom du Spiritisme n’est pas dissimulé, et l’on doit d’autant plus en féliciter l’auteur, que ce courage de l’opinion est plus rare chez les écrivains de province, où les influences contraires exercent une pression plus grande qu’à Paris.
Nous regrettons qu’après avoir été publiée en feuilletons, forme sous laquelle une idée se répand plus facilement dans les masses, cette nouvelle n’ait pas été mise en volume, et que nos lecteurs soient privés du plaisir de se la procurer...
- Publication de Aux Esprits protecteurs, poésie spirite, signée Jules-Stany Doinel (d’Aurillac).
Publication de Jeanne d’Arc vengée, par
Jean Kostka
dans la Vérité (1895-1896).- Première partie : Les voix
Tous les lundis, du 2 septembre au 18 novembre 1895.
- Avant les voix. 2 sep.
- Bonté. Pureté. 9 sep.
- Benedictæ sint voces tuæ ! 16 sep.
- L’Archange et les Saintes 23 sep.
- La Clarté. Les Parfums. Le Toucher. 30 sep..
- Les Dons psychiques. 7 oct..
- Le Prestige. 14 oct.
- L’Influence. 21 oct.
- Au seuil du martyre. 28 oct.
- Dans le Prétoire. 7 nov. (jeudi 7 au lieu de lundi 4 nov.)
- Juxta Crucem. 11 nov.
- Tout est consommé. 18 nov.
- Deuxième partie : La contrefaçon du surnaturel
Tous les lundis, du 25 novembre 1895 au 13 janvier 1896.
- La question posée. 25 nov.
- Catherine de la Rochelle. 2 déc.
- Le contre-signe. 9 déc.
- Guillaume le Pastourel. 16 déc.
- La diplomatie de Satan. 23 déc.
- Les XII articles. 23 déc.
- Jeanne des Armoises. 6 jan. 1896
- L’Érudition Naturaliste. 13 jan. 1896
- Première partie : Les voix