Auteur

Père Marie-Joseph Belon (1839–1912)

Dominicain et spécialiste des coléoptères, on lui doit un ouvrage essentiel sur Jean Bréhal, maître d’œuvre de la réhabilitation de Jeanne d’Arc.
Père Marie-Joseph Belon (1839-1912).
(Gallica)

Chronologie

  • 1839

  • 30 jan.

    Naissance de Paul-Marie Belon à Angers, aîné de Jean Belon, 32 ans, avocat à la cour royale d’Angers et de Lucrèce Mercier La Vendée, 21 ans.

    Suivront six autres enfants : Lucrèce (1840, qui décède à 5 ans), Pierre (1841), Aimé (1844), Lucrèce (1846), Gabriel (1849) et Élisabeth (1854).

  • 1852

    (12 ans)
  • 1852–1857
    Il étudie à l’Institution libre de Combrée (à 20 km au Nord-Ouest d’Angers). Il y voit le père Lacordaire en visite.
  • 1858

    (18 ans)
  • 1858–1878

    Il entre au Grand Séminaire de Blois, qu’il quitte finalement pour rejoindre le noviciat des Frères prêcheurs (dominicains). C’est au couvent dominicain de Corbara (Corse) qu’il prend l’habit religieux et le nom de Frère Marie-Joseph. Il passe ensuite plusieurs années au couvent dominicain de Saint-Maximin (Var) pour étudier la théologie ; il devient régent des études et bientôt prieur du monastère.

    Ses loisirs sont consacrés à l’étude des insectes (entomologie) en particulier des coléoptères qu’il chasse, élève et collectionne.

  • 1873

    (33 ans)
  • 8 jan.
    Il est reçu membre de la Société Entomologique de France, présenté par Émile Deyrolle.
  • 1876

    (36 ans)
  • 1876–1878
    Il retrouve un temps le couvent de Corbara comme prieur (1876), passe par celui de Carpentras (1877) pour venir s’établir à celui de la rue Bugeaud à Lyon (1878).
  • 1878

    (38 ans)
  • 1878–1902

    Il est nommé professeur du dogme à l’Université catholique de Lyon (fondée deux ans plus tôt suite à la promulgation de la loi du 12 juillet 1875 sur la liberté de l’enseignement supérieur) ; il commence par expliquer la Somme de saint Thomas les lundis, mercredis et vendredis.

    Il y passera près de 25 ans jusqu’à l’expulsion des congrétations en 1902.

    À côté des cours il poursuit son étude des coléoptères ; il rejoint plusieurs société savantes.

    De 1879 à 1884, il publie dans les Annales de la Société Linnéenne de Lyon, un remarquable travail : Monographie des Lathridiens de France, puis en 1888, un supplément important à cet ouvrage consciencieux qui le classe parmi les entomologistes les plus distingués. Il est dès ce moment en relation avec tous les musées du monde entier, dont les directeurs sont heureux de lui fournir les matériaux nécessaires à ses études. — (Annales de la Société entomologique de France, vol. 83, 1914.)

    Entre 1879 et 1902 on lui doit une quarantaine de publications entomologiques. En 1897, la Société Entomologique de France lui décerne le prix Jean Dollfus (créé en 1873) pour son Essai de classification générale des Lathridiidae.

  • 1893

    (53 ans)
  • Publication de Jean Bréhal et la réhabilitation de Jeanne d’Arc (Paris, Lethielleux, in-4° de VII-188 p.), écrit avec un autre dominicain le révérend père François Balme. Son seul ouvrage qui ne traite pas d’insectes.

    La Croix du 15 juillet  :

    Ce livre est l’histoire d’un procès, œuvre de justice et de réparation accomplie au nom de la France et de l’Église envers Jeanne d’Arc. Le Dominicain Jean Bréhal, grand inquisiteur de France, fut en cette circonstance le principal et le plus actif instrument de la Providence. Il avait fait de l’œuvre de la réhabilitation de Jeanne d’Arc son œuvre et son œuvre a réussi.

    Le Journal des débats du 31 juillet  :

    Voici un livre qui paraît fort à propos, au moment où la cause de la canonisation de Jeanne d’Arc est introduite devant la cour de Rome. Il appartenait à des membres de l’Ordre de Saint-Dominique de mettre en lumière l’œuvre de réhabilitation entreprise, dès 1452, par un de leurs plus éminents devanciers. Ce fut, en effet, au Normand Jean Bréhal, docteur, dominicain et grand inquisiteur de France, religieux d’une science et d’une vertu peu communes, Français ardemment dévoué à la gloire et à la prospérité de son pays, que fut confiée la tâche honorable de plaider la cause de Jeanne d’Arc et d’effacer la flétrissure que des juges indignes de ce nom avaient infligée à la sainte héroïne de Domrémy...

  • 1902

    (62 ans)
  • Expulsion des congrégations. — la victoire du Bloc des gauches aux législatives de mai 1902 porte au pouvoir Émile Combes, farouche anticlérical : les dominicains sont expulsés et leurs biens confisqués.

    Le père Belon se retire au couvent dominicain de Rijckholt, aux Pays-Bas, où de nombreux frères prêcheurs de la province de Lyon trouvent exil.

  • 1912

    (73 ans)
  • 27 déc.

    Il décède au couvent de Rijckholt.

    Révérend Père Marie-Joseph Belon (Albert Argod-Vallon, Annales de la Société entomologique de France, vol. 83, 1914).
    Révérend Père Marie-Joseph Belon
    (Photo Albert Argod-Vallon. Annales de la Société entomologique de France, vol. 83, 1914.)
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