Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Ribaudes

5 témoins :

Louis de Coutes(page de Jeanne)

Elle ne voulait pas de femmes dans l’armée. Un jour, près de Château-Thierry, elle surprit la concubine d’un soldat à cheval et la poursuivit l’épée dégainée ; elle ne la frappa pas mais lui conseilla avec douceur et bonté de ne plus se trouver en compagnie des soldats sous peine de désagrément.

Simon Beaucroix

Lui-même n’eut jamais envers elle le désir de mal agir. — Jeanne couchait toujours avec des jeunes filles ; et ne voulait pas de vieilles femmes. — Elle détestait jurons et blasphèmes, et reprenait ceux qui juraient ou blasphémaient. — Elle interdisait les pillages et refusait la nourriture qu’elle savait volée. Elle s’irrita un jour contre un Écossais qui lui fit savoir qu’elle avait mangé d’un veau volé et voulu le frapper. — Elle ne voulait jamais voir de femmes de mauvaise vie dans l’armée ; aucune d’elles n’aurait osé se trouver devant elle ; et si Jeanne en rencontrait une, elle devait soit partir, soit se faire épouser.

Jean d’Alençon

Jeanne était chaste et détestait ces femmes qui suivaient les armées. Il la vit à Saint-Denis, au retour du sacre, qui en poursuivait une, l’épée tirée du fourreau, si bien qu’elle en cassa son épée.

Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)

Le soir, Jeanne déclara que le lendemain, fête de l’Ascension, on ne combattrait pas, mais qu’elle se confesserait et communierait ; ce qu’elle fit. Elle interdit à quiconque d’attaquer sans s’être confessé avant, et aux femmes de mauvaise vie de la suivre, car Dieu permettrait alors, à cause des péchés, que la guerre fût perdue.

Pierre Milet

Jeanne reprenait ceux de son entourage qui blasphémaient ou juraient, surtout les gens d’armes. Elle chassait les femmes qui suivaient les hommes d’armes.

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