Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Préparatifs pour Orléans

4 témoins :

Louis de Coutes(page de Jeanne)

Jeanne fut ensuite conduite à Poitiers, puis ramenée à Tours, dans la maison d’une dénommée Lapau ; là le duc d’Alençon lui donna un cheval, que le témoin vit dans la maison de cette Lapau.

C’est à Tours qu’on lui ordonna d’être valet d’armes de Jeanne, avec un certain Raymond. Dès lors il ne la quitta plus et la servit, tant à Blois qu’à Orléans, et jusqu’à ce qu’ils fussent parvenus devant la ville de Paris.

À Tours, Jeanne reçut une armure, et du roi un état.

De Tours elle alla à Blois, avec une compagnie d’hommes d’armes du roi ; laquelle compagnie eut dès lors grande confiance en elle.

Jean d’Alençon

Le roi envoya le témoin vers la reine de Sicile, afin de préparer le ravitaillement d’Orléans ; y travaillaient déjà Ambroise de Loré et un certain Louis. Enfin, il put annoncer au roi que le ravitaillement était prêt, et qu’il ne manquait plus que l’argent ; celui-ci fit remettre l’argent nécessaire et l’on fut bientôt prêt à partir pour Orléans afin d’essayer, si possible, de faire lever le siège.

Le roi fit faire une armure à Jeanne et elle partit avec le convoi.

Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)

Peu après Jeanne partit avec l’armée pour faire lever le siège devant Orléans ; le témoin ne la quitta plus jusqu’à sa prise devant Compiègne.

Ils restèrent deux ou trois jours à Blois jusqu’à ce que les vivres soient chargées sur les bateaux. Elle lui fit confectionner une bannière [en français] figurant notre Seigneur crucifié, pour rassembler les prêtres ; deux fois par jours, matin et soir, ils les rassemblait pour chanter des hymnes à la bienheureuse Vierge ; et Jeanne était avec eux.

Elle exhortait aussi les hommes d’armes à se joindre, mais ils devaient s’être confessés le jour même ; et tous les prêtres étaient prêts à confesser ceux qui le voulaient.

Jean d’Aulon

Le roi, considérant la grande bonté qui était en la Pucelle et qu’elle se disait être envoyée de Dieu, annonça en conseil que désormais il s’aiderait d’elle pour la guerre. Il fut donc décidé qu’elle serait envoyée à Orléans, assiégée par les anciens ennemis. On lui donna des gens, et lui même fut chargé par le roi de veiller sur elle. Le roi lui fit faire un harnais sur mesure, et ordonna qu’elle et sa compagnie soient conduites à Orléans. Ils partirent sans délai.

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