Julien Trévédy

Le droit de grenouillage (1899)

Une dissertation pleine d’érudition aimable et d’ironie enjouée qui réduit à ses justes proportions ce fameux droit du seigneur dont les adversaires passionnés de l’ancien régime se font une arme émoussée.
Couverture.
(Médiathèques de Quimper)
Auteur
Date de publication
1899

Présentation

Le droit de grenouillage, — ce devoir pour les paysans de passer les nuits à battre l’étang afin de faire taire les grenouilles et permettre au seigneur de dormir tranquille — a-t-il une réalité historique ? C’est la question que s’est proposé de résoudre l’historien du droit et ancien magistrat breton Julien Trévédy (1830-1908).

Au terme d’une enquête méticuleuse, ayant impliqué historiens et archivistes de la France entière, Trévédy n’a pu trouver trace que de quatorze mentions d’un usage pouvant s’apparenter au grenouillage (terme qui d’ailleurs n’existait pas). Une moitié tient de la légende, l’autre d’une pratique à rapprocher du divertissement populaire burlesque, facultatif sinon volontaire (lorsqu’il revêt une dimension symbolique), à laquelle pouvait se livrer toutes les classes sociales, bourgeois et nobles inclus.

— Grenouille, taisez-vous… Monsieur dort, laissez dormir Monsieur.

On remarquera parmi les correspondants sollicités par l’auteur, l’archiviste de la Seine-Inférieure Charles de Beaurepaire (1828-1908), éminent historien de Jeanne d’Arc à qui l’on doit notamment les Notes sur les juges et les assesseurs du procès de condamnation (1890).

Édition

  • Saint-Brieuc, Prud’homme (In-8° de 43 p.)

    Le droit de grenouillage, par J. Trévédy, Ancien Président du Tribunal de Quimper, Vice-Président honoraire de la Société Archéologique du Finistère. Saint-Brieuc, imprimerie-librairie-lithographie René Prud’homme. 1899. [Au dos :] 699. — Saint-Brieuc, Imprimerie René Prud’homme.

    Médiathèque de Quimper

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