Auteur

Anne-François-Joachim Fréville (1749–1832)

Pédagogue imprégné de Rousseau, il traversa son siècle en publiant pour la jeunesse des livres pour apprendre en s’amusant — qu’il sut, comme lui-même, adapter à l'Ancien Régime, à la Révolution, à l'Empire et à la Restauration.

Chronologie

  • 1749

  • Naissance à Paris.

  • 1759

    (10 ans)
  • 1759–1767

    Il étudie chez les Oratoriens.

    Contrairement aux Jésuites, leurs rivaux, qui enseignaient tout en latin (avant d’être chassés du royaume entre 1762 et 1764), les Oratoriens enseignaient en français et donnaient une vraie place à l’histoire, à la géographie, aux sciences et aux mathématiques et se montraient ouverts aux idées des Lumières.

    Faute de sources, on ignore le collège qu’il fréquenta : probablement celui de Juilly, principal collège de la congrégation, situé près de Paris. Le cursus type de l’époque le ferait entrer en sixième vers dix ans (1759), puis gravir les classes d’humanités jusqu’à la Rhétorique (1765), et sortir vers dix-huit ans au terme des deux années de Philosophie (1767), dites logique et physique.

    En 1780, Fréville signera un poème M. l’abbé Fréville, ce qui pourrait indiquer qu’il avait reçu la tonsure et les ordres mineurs.

    Ceux qui se destinaient à l’état ecclésiastique pouvaient recevoir les ordres mineurs, qui n’engageaient ni au célibat ni à charge d’âmes : on pouvait les quitter pour se marier (Fréville le fera en 1781). Fouché, le futur ministre de la Police, de dix ans son cadet, avait suivi le même chemin : élève des Oratoriens, ordres mineurs, puis enseignant, avant de quitter l’état clérical et de se marier en 1792. Celui qui restait enseigner au sein de l’Oratoire y était confrère (comme Fouché) ; celui qui se faisait instituteur dans le monde pouvait porter le titre d’abbé.

  • 1762

    (13 ans)
  • Rousseau publie l’Émile.

    Révolution de la pensée pédagogique, le livre imposa sa doctrine : l’enfant n’est pas un petit adulte, il a sa nature, qu’il faut suivre — de là le retour des mères à l’allaitement, l’abandon du maillot, le recul des châtiments. Mais il cliva la société entre ceux qui adulèrent Rousseau et ceux qui virent dans son livre une menace contre l’autorité religieuse et l’éducation traditionnelle : l’ouvrage fut immédiatement brûlé par le Parlement de Paris, condamné par la Sorbonne et mis à l’Index.

    Fréville deviendra un fervent partisan des théories éducatives de Rousseau, qu’il reprendra au fil de ses ouvrages. Homme d’enthousiasmes entiers, il signera son ralliement en appelant ses enfants : Émile, Émilien et Émilienne.

  • 1769

    (20 ans)
  • Ses études achevées, il entre dans la carrière d’instituteur.

    Avant la Révolution, le mot instituteur n’a pas encore son sens moderne de maître d’école, avec diplôme et affectation : il désigne un homme instruit, mais sans fortune, qui se fait précepteur chez les autres, où il est le plus souvent logé.

    Il vivra ainsi jusqu’à la Révolution. Les rares dont on connaît les noms sont nobles :

    • les deux fils du duc de Luxembourg, dont il a la charge en 1785 ;
    • Gaston de Rouvray, qu’il suit six années durant en logeant avec lui au collège d’Harcourt (v. 1783-1789).

    Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1737-1803) était administrateur général du Grand Orient de France de 1773 à 1789. Député de la noblesse aux États généraux, élu président de son ordre en juin 1789, il émigra le mois suivant à Londres, puis se retira à Lisbonne, où il mourut. Son parent, le précédent duc de Luxembourg, avait abrité Rousseau à Montmorency : c’est là que fut écrit l’Émile, et c’est chez la duchesse que Rousseau courut, à deux heures du matin, le 9 juin 1762, quand le Parlement condamna le livre.

  • 1780

    (31 ans)
  • 11 mar.

    Il publie dans le Mercure de France son Épître à l’Enfance, qu’il signe M. l’abbé Fréville.

    Elle sera reproduite dans diverses publications (Journal encyclopédique, Étrennes du Parnasse), et ouvrira en 1794 la Vie du petit Émilien sous le titre d’Épître aux Enfants.

  • 1781

    (32 ans)
  • 8 mai

    Il épouse Marie-Catherine Dubuard (~28 ans) à Saint-Sulpice, Paris.

    La naissance d’un premier fils suit de peu : Émile.

  • 1783

    (34 ans)
  • 1783–1789

    Bientôt Fréville loge au collège d’Harcourt auprès de son élève Gaston de Rouvray, et fait venir sa femme et ses enfants à deux pas de là.

    Vraisemblablement au 27 de la rue de Richelieu-Sorbonne, l’actuelle place de la Sorbonne, où on le trouvera établi en 1790.

  • 1786

    (37 ans)
  • 24 oct.

    Naissance d’un second fils : Émilien. Son parrain n’est autre que Gaston, l’élève de Fréville.

    Fréville prétendra qu’Émilien était né sept mois plus tard que le terme ordinaire — soit une grossesse de seize mois —, invoquant l’autorité du médecin et professeur d’obstétrique Jean-Louis Baudelocque.

  • 1789

    (40 ans)
  • Il achève la publication de son premier ouvrage éducatif : Nouveaux essais d’éducation, en 3 vol., chez Momoro, qui allait devenir l’un des grands imprimeurs de la Révolution.

    Le dernier volume contient le Livret des pensées, dédié à M. le Chevalier de Montbron. L’ouvrage dut connaître un certain succès, puisque pendant les dix années suivantes il signera ses livres Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation.

  • 1790

    (41 ans)
  • Il s’installe au 31 rue de la Cerisaie (dans l’actuel 4e arr.), dans une maison qui appartenait aux Célestins.

    L’ordre des Célestins fut dissous (décret du 13 février 1790) et la maison vendue comme bien national. Fréville l’acquerra le 24 décembre 1791, moyennant 10.700 fr.

    Par son adresse, Fréville relevait de la section de l’Arsenal.

    Paris venait d’être divisé en 48 sections en juin 1790 (regroupées en 12 arrondissements en octobre 1795).

    Il fonde dans sa maison une petite pension de jeunes personnes.

    Il y accueillera entre autres quatre frères, fils de colons de Saint-Domingue, que la ruine de leur famille — emportée par l’insurrection de 1791 — obligea à repartir en 1792.

  • 1793

    (44 ans)
  • Il est nommé commissaire de bienfaisance de la section de l’Arsenal. Il sera notamment chargé d’inscrire les habitants pour les cartes du pain.

    Pour faire face à la crise des subsistances qui sévissait dans Paris, la Convention avait établi une commission centrale de bienfaisance (décret du 28 mars 1793), à raison d’un membre par section, chargé de répartir les secours. Les cartes du pain, instaurées par la Commune de Paris le 29 octobre 1793, attribuaient à chaque foyer, chez un boulanger assigné, la quantité de pain qu’il recevrait.

  • oct.

    Fréville est vraisemblablement mêlé à une pétition de la société populaire de l’Harmonie sociale réclamant un service d’information orale, pour atteindre ceux qui ne savent pas lire.

    Il est en effet l’auteur d’une brochure de quinze pages dont le propos recoupe exactement celui de la pétition. Les sociétés populaires étaient des clubs politiques de quartier où les citoyens ordinaires se réunissaient pour surveiller les autorités et presser les revendications du peuple. Celle de l’Harmonie sociale, fondée en juillet 1793 et rattachée à la section de l’Arsenal, comptait parmi les plus radicales, tenant l’ignorance du peuple pour cause de sa servitude.

  • 12 nov.

    Son fils Émilien meurt à sept ans, d’une maladie foudroyante.

    L’enfant était tombé malade deux jours plus tôt, le 20 brumaire (10 novembre), jour de la première fête de la Raison : Fréville, le laissant à la maison, était allé à Notre-Dame, rebaptisée ce jour-là Temple de la Raison. Transi de chagrin, il épanchera sa peine dans un livre où il racontera la vie du garçon, son bon caractère et son agonie.

  • 1794

    (45 ans)
  • 15 mar.

    Encore éprouvé par la mort d’Émilien, peinant à joindre les deux bouts, Fréville va chercher un demi-livre de beurre au marché Saint-Germain. Dans la queue, il apprend l’arrestation du meneur sans-culotte Hébert, et s’en indigne tout haut. Une femme, ayant mal saisi son propos et pris son habit de deuil pour un habit de prêtre, le dénonce. Il est arrêté. Ses lettres au maire Jean-Nicolas Pache n’y font rien : l’enquête confirme les témoins, et la section de l’Arsenal n’intervient pas.

  • 8 avr.

    Il est transféré à Sainte-Pélagie, la maison d’arrêt où l’on enferme les contre-révolutionnaires et autres prisonniers politiques.

    Cinquante jours après son arrestation, on lui annonce qu’il sera traduit devant le tribunal révolutionnaire le lendemain, accusé entre autres d’être un partisan d’Hébert.

    Hébert et plusieurs de ses partisans dont Momoro, l’éditeur de ses Nouveaux essais d’éducation, avaient été guillotinés le 24 mars ; Danton et Camille Desmoulins le 5 avril ; Chaumette et Gobel le 13.

  • 4 mai

    Conduit à la Conciergerie pour comparaître, il croit son dernier jour venu. Les premiers appelés sont condamnés à mort ; mais, quand vient son tour, il est acquitté avec les autres accusés pour propos, dont une aliénée que le tribunal fait aussitôt placer en détention.

  • aoû.

    Publication de Vie et mort républicaines du petit Émilien chez l’éditeur Gueffier, qui publiera l’essentiel de ses ouvrages d’apprentissage durant les cinq années suivantes.

    Son ouvrage le plus personnel fait la synthèse des idées qu’il développera dans toute son œuvre. Pour les enfants, l’apprentissage par le jeu (ses dominos et autres cartes éducatives) et par l’exemple (ses histoires morales) ; pour le peuple, l’instruction posée comme fondement de la liberté — l’idée déjà portée par sa pétition de 1793.

  • 6 sep.

    L’ouvrage, le dessin du tombeau, et tout un dossier sont présentés à la Convention, acceptés et renvoyés, avec mention honorable, au Comité d’instruction publique.

    Fréville en fera lui-même la présentation au Comité l’été suivant.

  • 1795

    (46 ans)
  • Publication du Domino-Mentor, méthode destinée aux instituteurs pour enseigner la lecture et le calcul sous forme de jeux.

    Il la présente, avec l’Abrégé de l’histoire d’Émilien, au Comité d’instruction publique, dans la séance du 15 août 1795 ; le Comité en ordonne l’envoi au jury des livres élémentaires.

    La Convention avait ouvert un concours pour doter les écoles de la République de manuels neufs ; le jury examinait les ouvrages soumis en vue d’une récompense et d’une impression aux frais de l’État. Le Domino-Mentor n’a probablement pas été retenu, sans quoi Fréville n’aurait pas manqué de signaler l’honneur en page de titre de ses livres suivants.

    Une annonce du Moniteur universel (16 octobre) indique que Fréville cherche deux élèves de sept ou huit ans, à élever chez lui, rue de la Cerisaie, dans sa maison devenue pension.

  • 1796

    (47 ans)
  • Parution de l’Histoire des chiens célèbres, en 2 vol. illustrés, qui s’ouvre par une nouvelle épître à Émilien. Suivie quelques mois plus tard de la Correspondance de Milady Cécile avec ses enfants, en 2 vol., destinée aux enfants de onze et douze ans.

  • mai

    Fréville est nommé professeur de Belles-Lettres à la nouvelle École centrale de Seine-et-Oise, à Versailles.

    La Convention avait décidé la création des Écoles centrales pour remplacer les anciens collèges (loi du 25 fév. 1795, puis du 25 octobre), fixant une école par département, chacune pourvue de neuf chaires. Versailles se trouva désignée pour recevoir celle du département de Seine-et-Oise.

    Il y retrouve un ancien collègue d’Harcourt, François-Hippolyte Paillet, appelé au poste de bibliothécaire de l’École.

    L’inauguration a lieu dans la salle des gardes du château de Versailles (Palais national) le 19 juin ; les cours vont du 9 juillet au 17 août, avant une véritable première rentrée le 22 octobre. Dix élèves seulement s’inscrivent à son cours — deux ans plus tard, il n’en restera que deux.

    Le château sert de dépôt public. Le mobilier a été vendu au plus offrant — 17 182 lots étalés de 1793 à 1796, de l’argenterie aux boutons de porte, les plus belles pièces achetées par les agents de George III pour Buckingham et Windsor.

  • oct.

    Fréville ne donne que quelques leçons en début d’année scolaire, avant d’obtenir un congé pour une maladie aux yeux, qui fut prolongé par le ministre à toute l’année scolaire. Il s’arrange pour se faire remplacer par un collègue, Lavau (ancien prieur-curé), avec qui il partage ses appointements.

    Il avait consulté deux médecins parisiens qui lui avaient proscrit l’enseignement et prescrit entre autres remèdes, l’apposition de sangsues et l’absorption, chaque matin, du suc de 20 à 100 cloportes des champs.

  • 1797

    (48 ans)
  • Publication des Contes jaunes.

  • oct.

    À la rentrée suivante, ses collègues grondent de son absence, l’École le réclame. Fréville s’adresse à Barras, l’homme le plus puissant du Directoire, et au ministre pour obtenir un nouveau congé. Il invoque les fatigues de son épouse sur le point d’accoucher, la démence de son fils Émile, la préparation d’ouvrages à paraître.

  • 1798

    (49 ans)
  • Parution de la Vie des enfants célèbres, en 2 vol. : une suite de récits d’enfants exceptionnels, tirés de l’histoire et proposés en modèles.

    Le 26e et dernier récit, de loin le plus étoffé du recueil (144 pages, quand la moyenne est de 10), est une version assez remaniée de la vie d’Émilien, intitulée : Le petit Émilien, surnommé le Modèle de l’Enfance.

    Ce sera son œuvre la plus populaire, la plus rééditée — six éditions de son vivant, quatre au moins ensuite, jusqu’à une dixième en 1856 — et la plus traduite, avec des versions allemande (Leipzig, dès 1799), hollandaise (Amsterdam, 1800) et deux italiennes (Milan 1826 et Prato 1834).

  • 21 mar.

    Naissance d’une fille : Émilienne.

  • 4 jul.

    Le Républicain publie la lettre indignée d’un lecteur :

    [La Vie des enfants célèbres] aurait l’impertinence d’introduire, sur le petit Capet mort au Temple, un roman, dans lequel ce marmot, son père, sa mère et toute sa famille seraient offerts comme des modèles de tout ce qu’il y eut d’aimable et d’intéressant.

    L’auteur demande purement et simplement que Fréville, professeur dans une École centrale, soit remplacé au plus vite par un républicain.

    Le 17 septembre, l’Administration centrale de Seine-et-Oise reçoit un courrier du nouveau ministre de l’Intérieur, François de Neufchâteau, exigeant qu’une mesure soit prise.

    Le 2 octobre, le Jury d’instruction publique (responsable du recrutement des enseignants) reconnaît son imprudence mais l’excuse par son intention bonne, sa comparution devant le tribunal révolutionnaire en 1794, et son enthousiasme pour les enfants précoces.

    Le 19 octobre l’Administration reçoit une nouvelle lettre du ministre. Fréville est convoqué le 29 octobre : s’il réfute tout but politique, il reconnaît avoir choisi un sujet propre à attirer le lecteur. Le 26 novembre, l’Administration remet un avis défavorable au ministre, reprochant à Fréville de n’avoir pas craint de caresser la faction royaliste par recherche de publicité, ce qui n’est guère compatible avec la charge de former une jeunesse républicaine. Sans attendre une révocation du ministre, Fréville démissionne le 9 février 1799, pour ennui de santé.

  • 1799

    (50 ans)
  • 21 jan.

    Trois semaines avant sa démission, l’École centrale est conviée à la cérémonie d’anniversaire de la mort de Louis XVI, et Fréville est chargé de composer une Invocation à l’Être suprême.

    Du joug humiliant et des rois et des prêtres, | Tyrans astucieux, lâches autant que traîtres, | Ton bras nous affranchit.

    Il termine par une strophe de circonstance :

    Il est encore un vœu que forme la patrie. | Dieu ! veille aux jours si chers du vainqueur d’Italie. | Pour combler son triomphe et nos communs souhaits, | Qu’il revienne punir l’Anglais traître et parjure, | De sa barbare injure | Et qu’on chante la paix.

    Bonaparte, auréolé du succès de sa première campagne d’Italie (1796-1797), était parti de Toulon en mai 1798 pour l’expédition d’Égypte. Quelques mois plus tard, Nelson anéantit la flotte française à Aboukir (1er et 2 août). En janvier 1799, la rancœur contre l’Angleterre demeure brûlante.

  • 9 nov.

    Coup d’État du 18 Brumaire. Consulat.

  • déc.

    Parution d’un Jeu d’alphabet, de chiffres et de symboles, pour donner aux enfants les premières notions des lettres, des chiffres et de la morale, avec une pirouette (c’est-à-dire une sorte de plateau de jeu de l’oie).

    Il inventera et commercialisera ainsi toutes sortes de jeux pour apprendre en s’amusant : cartes, dominos, pirouettes...

  • 1801

    (52 ans)
  • 30 avr.

    Naissance d’une seconde fille : Louise.

  • 1802

    (53 ans)
  • Tout en poursuivant sa production (plusieurs nouveaux ouvrages par an pour les dix prochaines années), il entreprend une grande série de rééditions de ses premiers ouvrages.

  • 1803

    (54 ans)
  • Pour leur deuxième édition, les Beaux exemples de piété filiale sont suivis d’une véritable Histoire de Jeanne d’Arc.

    Sous le Consulat, dans un climat de nouveau hostile à l’Angleterre, Bonaparte remet Jeanne d’Arc à l’honneur : il rétablit cette année-là la fête d’Orléans, supprimée par la Révolution. Il reste que le récit de Fréville n’a rien d’un brûlot anti-anglais.

    Note : nous n’avons pas trouvé d’exemplaire de cette édition de 1803. Le texte que nous reproduisons est celui des rééditions sous la Restauration, jointes aux Beaux traits du jeune âge (éd. 1818, 1822, 1824) — sans doute expurgé de propos antimonarchiques. Dans les Beaux exemples, l’histoire disparaît dès la 3e édition (1809), remplacée par un bref chapitre où Jeanne, devant la douleur de son père voyant la France ravagée, décide d’aller la sauver par amour pour lui.

    Pour la deuxième édition de la Vie des enfants célèbres, qui sort à la même époque chez le même éditeur Genets, le frontispice d’Émilien a été redessiné :

    A. F. J. Fréville, Le petit Émilien, 1re édition de 1794
    1e édition, 1794
    A. F. J. Fréville, Le petit Émilien, 2e édition de 1803
    2e édition, 1803

    Le bonnet phrygien disparaît ; la double devise républicaine (La Patrie est tout, Tout pour la Patrie) cède la place à une exhortation morale (Ah quel modèle ! Tâchons de l’imiter), et les dernières paroles d’Émilien en faveur de la République sont remplacées par une élégie. Sous le Consulat, où la Terreur est discréditée et la rhétorique jacobine devenue compromettante, l’éditeur dé-révolutionne l’image : le petit martyr républicain devient un enfant-modèle apolitique et intemporel.

  • 1804

    (55 ans)
  • 18 mai

    Proclamation de l’Empire.

  • 1811

    (62 ans)
  • 22 jun.

    Le Mercure de France publie la lettre d’un lecteur qui, après l’Histoire des chiens célèbres de Fréville, sa Vie des enfants célèbres, et maintenant l’Histoire des chevaux célèbres d’un autre, annonce joyeusement qu’il vient d’achever une Histoire des ânes célèbres en 58 volumes — fruit d’un demi-siècle de travail, et déjà sous presse.

  • 1813

    (64 ans)
  • Dans un tout autre registre, il publie un Manuel des frileux, qui expose divers moyens simples de se chauffer parfaitement sans fumée, sans danger quelconque et à peu de frais. Il y présente plusieurs de ses inventions, comme la table d’hiver (ou table d’étude) et la chaufferette des ménages.

    Dans la fin de sa vie, on parlera de lui autant comme l’auteur de telle ou telle œuvre que comme l’inventeur de la table d’hiver.

  • 1815

    (66 ans)
  • 22 jun.

    Seconde abdication de Napoléon. Le 9 juillet Louis XVIII fait son entrée dans Paris et revient au pouvoir.

  • 1817

    (68 ans)
  • La 5e édition des Beaux exemples de piété filiale est augmentée de la Moderne Antigone, un chapitre sur Madame Royale, la fille aînée de Louis XVI et Marie-Antoinette, figure majeure de la Restauration.

    Le volume s’ouvre sur une gravure de Madame Royale sortant de la prison du Temple. Le chapitre commence ainsi :

    A. F. J. Fréville, Beaux exemples de piété filiale, 4e édition de 1817, gravure de Madame Royale
    Gravure

    Après tant de forfaits inouïs, dont l’épouvantable succès et l’impunité scandaleuse sapent à la fois les bases de la justice, des mœurs, de la saine politique, et de tout lien social, une pensée consolante s’offre heureusement aux hommes probes, dans leur affliction profonde ; c’est que la France possède enfin l’auguste famille, doux objet de ses vœux et de son espoir ; c’est que, tout près du trône, où l’exemple a tant d’influence sur l’esprit du peuple, la Providence a conservé un Ange tutélaire, un modèle accompli, une femme forte ; en un mot, la moderne Antigone, Madame Royale.

  • 1818

    (69 ans)
  • Dans la 4e édition de la Vie des enfants célèbres, le chapitre sur Louis XVII est renommé et fortement remanié.

    1e édition, 1798

    Le petit Capet

    Né au château de Versailles en 1785, et mort dans la prison du Temple, à dix ans.

    Nous ne plaçons point le petit Capet dans cette biographie, pour fournir un nouvel exemple des jeux cruels de la fortune et des grands forfaits de l’ambition. [...] Convaincus des avantages inappréciables de l’éducation, nous parlerons ici du fils de Louis XVI, parce qu’il fournit un point de comparaison relatif au but de cet ouvrage.

    4e édition, 1818

    Vie du jeune roi martyr

    Fils et successeur de Louis XVI, né à Versailles, le 27 mars 1785, et mort à Paris, dans la prison du Temple, le premier juin [8 juin] 1795.

    Les destinées cruelles du jeune et digne fils de Louis le vertueux, causeront à jamais les plus douloureuses impressions ; elles feront naître d’éternels regrets sur la perte d’un prince de si grande espérance ; elles exciteront des cris d’indignation renaissante, sur les persécuteurs de son jeune âge.

    [...] [Chapitre II, la Révolution] La première foudre révolutionnaire qui frappa l’autorité légitime du plus juste des souverains, fut la prise de la Bastille, le 14 juillet, 1789. [...] Louis XVI se vit contraint de sortir du séjour glorieux de ses ancêtres.

  • 1821

    (72 ans)
  • 4 oct.

    Décès de son épouse Marie-Catherine, à l’âge de 68 ans, en leur domicile du 27 rue Saint-Louis.

  • 1824

    (75 ans)
  • Paraît la 4e édition de ses Beaux traits du jeune âge, suivis comme pour la 2e et la 3e édition de l’histoire de Jeanne d’Arc. C’est a priori le dernier volume d’éducation publié de son vivant.

  • 1828

    (79 ans)
  • Il publie une suite au Manuel des frileux : Les Feux couverts, sur sa table d’hiver et d’étude, et la chaufferette des ménages.

  • 1830

    (81 ans)
  • Des publicités permettent de commander directement chez l’inventeur ses chaufferettes des ménages, pouvant être utilisées au besoin comme réchaud de table, petit poêle de bureau, bon chauffe-pieds à demeure ou en voyage.

  • 1832

    (83 ans)
  • 27 aoû.

    Il a quitté son appartement du 27 rue Saint-Louis pour un autre au 30 rue des Tournelles, où il décède. Il est inhumé le lendemain au cimetière du Père-Lachaise.

Références

Note : L’autre Fréville, le traducteur

La BnF attribue à A. F. J. Fréville une dizaine de traductions d’ouvrages anglais. Nous rejetons cette paternité, pour quatre raisons. Premièrement, A. F. J. Fréville, qui ne manque jamais de rappeler ses titres antérieurs dans les réclames de ses nouveaux livres, ne cite pas une seule fois ces traductions. Deuxièmement, la Biographie des hommes vivants de 1817 récuse explicitement cette attribution, en rapportant ces traductions à un autre Fréville. Troisièmement, notre Fréville s’est toujours présenté comme professeur de français, de latin et d’italien — jamais d’anglais. Enfin, les deux ensembles ne communiquent pas. Les ouvrages d’éducation (à partir de 1789) forment un tout profondément entremêlé : titres qui se citent et se complètent les uns les autres, réédités et augmentés d’année en année chez une poignée de libraires récurrents (Gueffier, Genets, Louis, Bertrand-Pottier…). Les traductions (1770-1777), signées M. de Fréville, forment un autre tout, antérieur de plus d’une décennie, sans le moindre pont vers le premier : ni éditeur commun, ni renvoi, ni reprise ; voir sa bibliographie.

Bibliographie de A. F. J. Fréville

  1. Nouveaux essais d’éducation, ou Choix des plus beaux traits de l’histoire ancienne et moderne, entremêlés de dialogues, d’anecdotes, de fables, de contes

    Paris, A.-F. Momoro, 1789, 3 vol. in-12. Le t. III contient Le livret des pensées, pour servir de résumé aux nouveaux Essais d’éducation, et de texte aux petites compositions de la troisième année. Il est dédié À M. le Chevalier de Montbron.

  2. Éphémérides de l’humanité, ou Bibliothèque raisonnée des sciences morales (probablement pas d’A. F. J. Fréville)

    1789, 2 vol. in-8, Gallica (I), Gallica (II)

  3. Lycée des Émiles, ou Plan d’éducation nationale, propre à former les jeunes gens au talent de la parole, à l’étude de l’histoire, au goût des langues étrangères, et surtout à la pratique des mœurs

    Paris, chez l’auteur, rue de Richelieu-Sorbonne n° 17, 1790, in-8° de 46 p., Gallica

  4. Insuffisances de nos presses pour éclairer le peuple, et urgence d’un nouveau mode de publicité vocale et d’instruction auriculaire...

    Paris, 1793, 15 p.

  5. Vie et mort républicaines du petit Émilien, suivies de moralités instructives, du Jeu de la pirouette géographe, de celui de l’Alphabet et de l’Apologue du décadi ; pour servir à l’éducation des enfants

    Paris, Gueffier jeune, an II (1794), 1 vol. in-16, Gallica

  6. Temple de la morale, ou Pensées gnomiques tirées des poètes français, pour tous les âges de la vie, et surtout pour former la jeunesse au bon sens, aux vertus civiques et à l’amour de l’humanité, par le citoyen Fréville

    2e. éd. : Paris, Gueffier, an III (1794), 1 vol. de 219, Gallica, Google

  7. Le Domino-Mentor, ou Moyen d’enseigner, par le simple attrait du jeu, à plusieurs disciples à la fois, les lettres, les chiffres, les nombres et la lecture

    Paris, Gueffier, 1795, in-12 de 144 p.

    2e éd. : Paris, 1802, in-18.

    4e éd. : Paris, 1813, in-18.

  8. Histoire des chiens célèbres, entremêlée de notices curieuses sur l’histoire naturelle

    Paris, Louis, 1796, 2 vol. in-18, six gravures, épigraphe de Richer, Gallica (I), Google (II) MDZ (I), MDZ (II)

    2e éd. : Paris, Louis, 1808, 2 vol. in-12, 528 p., neuf gravures (dont trois figurant 22 espèces de chiens), Gallica (I), Gallica (II)

    3e éd. titre : Les chiens célèbres : Paris, Louis, 1819, 1 vol. in-12 de 332 p., 22 figures, Archive, Archive, ONB ; Paris, Roret, 1819, Google

    Éd. en italien Storia dei cani celebri, frammischiata di curiose notizie di storia naturale : Milano, 1803, 2 vol. in-16

    Éd. en portugais Historia dos cães celebres : Paris, Aillaud, 1845, Gallica, Europeana

  9. Correspondance de Milady Cécile avec ses enfants, ou Recueil de lettres relatives aux jeux et aux études de la jeunesse, pour la former aux vertus morales, à la narration et au style épistolaire

    Paris, Gueffier, an IV (1796), 2 vol. in-8, Google (I), Google (II), MDZ (I), MDZ (II), ONB (I), ONB (II)

    2e éd. : Paris, Genets jeune, an XI (1802), 2 vol. in-12.

  10. Les Contes jaunes, ou Le Livre de l’enfance, propre à familiariser l’âge le plus tendre avec la lecture et les premières notions de la morale

    Paris, Louis, 1797, 1 vol. in-16 de 163 p.

    2e éd. entièrement refondue, augmentée des Fêtes de la jeunesse et du Jardin des pensées : Paris, Louis, 1802, 1 vol. in-12 de 286 p.

    3e éd. : Paris, Louis, 1803, (= 1802) / 4e éd. : 1804 / 5e éd. 1808, 1 vol. in-18, 3 vol. in-18 avec 37 gravures.

    Éd. bilingue français/allemand en regard : Die gelben Erzählungen, oder das Buch der Kindheit, Berlin, 1799, 181 p. SUB Göttingen

    — d’après la 4e éd. revue par Mila : Die gelben Erzählungen, oder das Buch der Kindheit, Berlin, 1806, 178 p. Kulturerbe Niedersachsen

  11. Vie des enfants célèbres, ou Les modèles du jeune âge, suivis des plus beaux Traits de piété filiale ; pour servir de lecture et d’instruction à la jeunesse

    Paris, Dugour et Durand, an VI (1798), Gallica, Google, ONB (I), ONB (II)

    Hambourg et Brunswick, Fauche et Cie, 1798, SUB (I), SUB (II, Le petit Émilien, p. 123-246)

    2e éd. revue et augmentée : Paris, Genets aîné, An XI (1803), 2 vol., Google

    3e éd. : 1810, 2 vol.

    4e éd. : Paris, Genets jeune, 1818, 2 vol., Google

    5e éd. : Paris, Genets jeune, 1820, 2 vol., Archive (I), Archive (II), Google (I), Google (II) Note : ce t. II contient une nouvelle version de la vie d’Émilien : Le petit Émilien, surnommé le modèle de l’enfance, en 36 articles, p. 107-216, Google

    6e éd. : Paris, Parmantier, 1824, 2 vol.

    7e éd. : Paris, Didier, 1836, 2 vol. in-12

    8e éd. : Paris, Didier, 1839, 2 vol. in-12

    9e éd. : Paris, Didier, 1841, 2 vol. in-12

    10e éd. : Paris, Didier, 1856, 2 vol. in-12

    Éd. allemande : Lebensbeschreibungen merkwürdiger Kinder, oder Muster der Nachahmung für das jugendliche Alter, Leipzig, Salomo Lincke, 1799, SUB (I), SUB (II), SUB (III), SUB (IV, Der kleine Emilius), SUB (V), Archive (I), Archive (II), Archive (V)

    Neue Ausgabe, Leipzig, J. C. Hinrichs, 1810, Google (III)

    Éd. hollandaise : Levensbeschrijvingen van beroemde kinderen, of Voorbeelden voor de jeugd, Amsterdam, Johannes Allart, 1800, Delpher (I), Delpher (II)

    Éd. italienne : Vite di fanciulli celebri o sia esempi di virtù per la prima età, Milano, Vincenzo Ferrario, 1826, 2 vol., ONB (I), ONB (II), Google (II)

    Vite di fanciulli celebri..., Prato, 1834, 2 vol.

  12. Les Jeux, les fables et les maximes pour enseigner la lecture et la morale aux enfants, avec une pirouette

    Paris, Gueffier jeune / Chereau, an VII (1799), in-8, Gallica, ONB

  13. La Pirouette instructive ou Jeu d’alphabet, de chiffres et de symboles ; pour donner aux enfants les premières notions des lettres, des chiffres et de la morale, avec une pirouette

    Paris, Gueffier jeune, an VII (1799) (en feuille, sur carton avec 60 jetons ou sur bois), Gallica

    2e éd. très simplifiée, suivie du Courrier des symboles et du jeu de fiches historiques : Paris, veuve Guffier / Gueffier jeune, 1806.

  14. Principes élémentaires d’orthographe française, suivis des jeux de fiches orthographiques

    Paris, Genets, an VIII (1800), 1 vol. in-8° de 294 p., avec un jeu de 200 fiches gravées, Gallica

  15. Le Domino des enfants et les petits contes ; pour faciliter les premiers débuts de la lecture

    2e éd. : Paris, Genets, an X (1802), 1 vol. in-12

    3e éd. entièrement refondue, augmentée d’une petite géographie : Paris, Genets jeune, 1808, 1 vol. in-12

    4e éd. augmentée des devoirs de l’enfance : Paris, Genets jeune, 1814, 1 vol. in-12, 4 gravures, Google

  16. L’Alphabet personnifié, ou les Lettres rendues sensibles par des figures d’enfants qui en portent le nom

    Paris, Mérigot, 1801, 25 gravures.

    2e éd. : Paris, Mérigot, 1803, 1 vol. in-36.

    3e éd. augmentée du Syllabaire simplifié : Paris, Genets jeune, 1809, 1 vol. in-36.

    4e éd. titre Alphabet personnifié, ou Petit bijou instructif, Paris, Alexis Eymery, 1815, 72 p., Europeana

  17. Beaux exemples de piété filiale, de concorde fraternelle, de reconnaissance, de respect envers la vieillesse

    Paris, Genets, 1802, 1 vol. in-12 de 486 p.

    2e éd. augmentée, suivie de la Vie de Jeanne d’Arc, pour servir de complément à l’Histoire des enfans célèbres, Paris, Genets, 1803, 1 vol. in-12

    3e éd. : Paris, Louis, 1809, 1 vol. in-12 de 328 p., Google, MDZ

    4e éd. augmentée des Parentales d’Ausone : Paris, Louis, 1812, 1 vol. in-16 de 444 p., 12 vignettes, Google

    5e éd. augmentée de la moderne Antigone et de traits pendant la révolution : Louis, 1817, 1 vol. in-12, gravure de Madame Royale, Google, MDZ

    Éd. Lucques (Italie), Bertini, 1824, 1 vol. in-16 de 292 p.

  18. La Grammaire notée, ou les Parties du discours démontrées par des signes analytiques (Grammaire de Fréville)

    Paris, Louis, 1803, in-12 de 111 p.

    Nouvelle éd. dédiée à la petite Émilienne (sa fille) : Paris, Bertrand-Pottier, 1807, 1 vol. in-12.

    Autre éd. augmentée : Bertrand-Pottier, 1808, in-12, 2,25 fr.

  19. Les Vers homonymes, suivis des homographes

    Paris, le Normant, An XII (1804), 1 fort vol. in-12, Gallica, Europeana

  20. La Morale des enfants, choix de Fables d’Ésope à la portée du jeune âge

    Paris, Genets jeune, 1804, 1 vol. in-16 oblong, 20 figures taille-douce.

  21. Le Courrier alphabétique, premier jeu élémentaire du jeune âge ; suivi du Courrier des devises

    Paris, Genets jeune, an XIII (1805)

  22. Le Courrier grammairien, second jeu élémentaire du jeune âge

    Paris, Genets jeune, an XIII (1805), 24 p., Archive

  23. Le Courrier encyclopédique, ou petit jeu de tout un peu

    Paris, Genets jeune, an XIII (1805)

  24. Grammaire des commençants ; pour apprendre l’orthographe soi-même

    Paris, chez l’auteur, 1805.

  25. De l’enseignement et des études domestiques, ou Moyens simples d’exciter l’émulation des enfants élevés à la maison paternelle

    Paris, Paris, Bertrand-Pottier et Félix Bertrand, 1805, 1 vol. in-12 de 228 p.

  26. Vocabulaire usuel (verbes irréguliers et défectifs conjugués ; rapprochement des mots à difficulté)

    Paris, Bertrand-Pottier, 1807, 1 vol. in-12 de 176 p.

  27. Lecture par images, ou Méthode amusante propre à piquer la curiosité des enfants et à leur apprendre à lire par le simple attrait de cinquante figures parlantes (suite de l’Alphabet personnifié)

    Paris, Genets jeune, 1808, 2 vol. in-16 grand raisin, 50 figures.

  28. Syllabaire grammatical

    2e éd. Paris, Louis, 1808, ornée de 25 vignettes et de 24 beaux médaillons alphabétiques ; augmentée 1° des prières du Chrétien, 2° des adages de l’enfance, 3° d’une instruction sur la lecture, 4° des dix parties du discours mises à la portée du jeune âge, Europeana

  29. Syllabaire des Jeux de l’enfance

    2e éd. Paris, Louis, 1808, 1 vol. in-12, orné de 30 gravures.

  30. Grammaire française

    2e éd. : Paris, Bertrand, 1808, augmentée d’un Traité complet sur les participes, des verbes irréguliers, et d’un vocabulaire usuel .

  31. Les Dominos typographiques, ou Principes de lecture et d’orthographe enseignés par des lettres mobiles ; contenant les dominos à figures, 80 caractères en taille-douce, des versets, et le jeu de mic et de mac

    Paris, veuve Lepetit jeune, 1809.

  32. Lectures poétiques, morales et descriptives, ou Choix d’épisodes sur la religion, les mœurs, l’histoire, les beaux-arts et les productions de la nature

    Paris, Genets jeune, 1810, 1 vol. in-12 de 540 p., 3 gravures, Google

  33. Encyclopédie grammaticale, tirée du dictionnaire de l’Académie et des meilleurs écrivains français

    Paris, veuve Lepetit / Père Blanchard, 1810, 1 vol. in-12 de 600 p., Gallica, Archive, Europeana

  34. Beaux traits du jeune âge

    1e éd., suivis de l’Histoire d’Angéla et du Panthéon des enfants célèbres : Paris, Genets jeune, 1813, 1 vol. in-12 de IV-406 p., 4 gravures.

    2e éd., suivis de l’Histoire de Jeanne d’Arc et du Panthéon des enfants célèbres, Paris, Genets jeune, 1818, 1 vol. in-12 de IV-394 p.

    3e éd. (= 2e éd.) : Paris, Genets jeune, 1822.

    4e éd. (= 2e éd.) : Paris, Parmantier, 1824, 1 vol. de 382 p., Google

  35. Abécédaire historique : 25 figures d’enfants costumés en guerriers, portant les noms d’hommes illustres

    Paris, Duprat-Duverger, 1813, 1 vol. in-18.

  36. Manuel des frileux, ou Moyens simples de se chauffer parfaitement sans fumée, sans danger quelconque et à peu de frais

    Paris, Foucault, 1813, 1 vol. in-18 de 244 p., Gallica, Europeana

  37. Orthographe des participes ; réduits à deux règles basées sur leur invariabilité et leur variabilité. Traité complet

    Paris, Foucault, 1814, 1 vol. in-12 de VI-88 p., Gallica

  38. Agenda des enfants (pour l’année 1816)

    Paris, A. Eymery, 1815, 1 vol. in-16 avec gravures.

  39. Correspondance grammaticale, ou Lettres familières pour exercer la jeunesse à l’orthographe française et au style épistolaire

    Paris, Janet, 1820, 1 fort vol. in-12, fig.

  40. Passe-temps instructifs, ou Recueil d’apologues et de contes ; renfermant un cours de lectures amusantes et de petites compositions françaises, pour former le cœur, l’esprit et le style de jeunes élèves, suivis du Code du jeune âge et des dominos-proverbes

    Paris, Depelafol, 1821, 1 vol. in 12, XII-296 p.

  41. Merveilles de l’instinct et de la nature, ou Notices curieuses, morales et instructives, tirées de l’histoire naturelle

    3e éd. : Paris, Janet, 1821, 1 vol. in-12 de 480 p.

  42. Traité d’analyse grammaticale ; nouvelle méthode classique, précédée d’une gravure explicative des membres de phrase

    Paris, Janet, 1823, 1 vol. in-12 de 180 p.

  43. Les Feux couverts ; concernant l’invention d’une table d’hiver et d’étude et la chaufferette des ménages

    Paris, chez l’auteur (rue Saint-Louis, n° 27, au Marais), 1828

    Réémission sous le titre Les Feux de poussier couverts, 1830.

  44. Les Dominos instructifs ; dédiés aux élèves studieux en vacances

    2e éd. augmentée du millionnaire moraliste, de la partie des jeunes grammairiens et de 110 quatrains analytiques : Paris, chez l’auteur (rue Saint-Louis, maison des Bains, au Marais), 1831

Informations

  • Anne-François-Joachim Fréville (1750?-18..) : Data BnF

  • Généalogie : Geneanet

    Mariage : 8 mai 1781 (Paris, Saint-Sulpice) / 5 mai 1781, Paris, notaire : Alexandre Philippe SAUVAIGE. / CM. entre le sieur Fréville et la demoiselle Dubuard : 4 mai 1781

    Auguste-François Émilien FREVILLE : naissance, 24 octobre 1786, Paris.

    Anne Alexandrine Émilienne FREVILLE : naissance, (1er germinal an VI) 21 mars 1798, Paris.

    Extrait du registre des actes de naissance, du deux Germinal de l’an six de la République. — Acte de naissannce de Anne Alexandrine Émilienne, née d’hier à deux heures du matin, rue de la Cerisaye [16e et 31e?] de l’arsenal, fille d’Anne François Joachim Freville, professeur de litterature et de Marie Catherine Dubuard, mariée à Paris...

    Louise FREVILLE : naissance/baptême, (10 floréal an IX) 30 avril 1801, Paris.

    Marie Catherine DUBUARD : décès, 4 octobre 1821, 68 ans, domicile : 27 rue Saint-Louis, Paris, rentière, épouse de FREVILLE Anne François Joachim, homme de lettres, témoins : FREVILLE Alexandrine Emilienne, même demeure, sa fille. / Inhumée au père Lachaise : 4 oct. 1821, naissance : 1753, indication : fosse commune

    Anne François Joachim FREVILLE : décès 27 août 1832, 8e arrondissement ancien. Actes reconstitués de l’état civil de Paris :

    Du vingt sept août mil huit cent trente deux à midi et demi. Acte de décès de Anne François Joachim Freville, ancien homme de lettres, décédé ce matin à minuit et demi à son domicile rue des Tournelles n° 30, huitième Mairie, âgé de quatre vingt deux ans, né à Paris, veuf de Marie Catherine Dubuard. Sur la déclaration à nous faite par Amédée Jean Louis Pierre Roblin, rentier âgé de quarante cinq ans, demeurant comme dessus et par Jacques Baranton, rentier âgé de soixante quatorze ans, demeurant aussi comme dessus ; et sur le certificat déposé aux archives délivré par Me Cazenave, docteur en médecine, qui a constaté le décès. Les témoins ont signé avec nous officier de l’état civil après lecture faite...

    Cimetière du Père-Lachaise

    Le 28 août 1832. [...]

  • Fréville sous la révolution : Ernest Tambour, Études sur la Révolution dans le département de Seine-et-Oise, p. 400-418, François Fréville, Gallica
  • G. Lenotre, Vieilles maisons, vieux papiers, t. IV, 1924, Les enfants célèbres, p. 151-170, Archive

Sources

  • Son Épître à l’Enfance, signé M. l’abbé Fréville, dans le Mercure de France, 11 mars 1780, p. 49, Google, Gallica, dans le Journal encyclopédique ou universel (dédié à son altesse sérénissime Mgr le duc de Bouillon), 1780, t. III, (mai 1780), p. 479, Gallica et dans les Étrennes du Parnasse, 1781, p. 109, Gallica

    Autres pièces dans le Mercure : Logogryphe, par M. Fréville (21 juillet 1781), 1781, p. 107-108 Google

  • Mercure de France, 31 oct. 1789, p. 17/110, Retronews

    Nouveaux essais d’éducation, ou Choix des plus beaux traits de l’histoire ancienne et moderne, entremêlés de dialogues, d’anecdotes, de fables, de contes, etc. par M. Fréville. 3 vol. in-12. Prix, 6 liv. br. À Paris, chez A. F. Momoro, libr. rue de la Harpe, près de la rue du Foin.

    Voici donc un ouvrage utile, qui doit surnager sur ce déluge de brochures insipides, indécentes, calomnieuses, dont nous sommes inondés. Son auteur, M. Fréville, a su réunir la pratique et la théorie : il dédie sa production à son élève (M. Gaston de Rouvray) ; c’est un ami tendre et éclairé, qui donne des conseils touchants, et non de froides leçons à son ami. C’est ainsi que devraient agir toutes les personnes chargées de l’éducation de la jeunesse. M. Fréville, en homme sage, met sous les yeux de l’enfant les mêmes exemples qu’il reçoit de ses estimables parents. Que ce début de Préface offre un tableau qui n’est que trop vrai ! [...]

    Annales patriotiques et littéraires, 21 déc. 1789, p. 4/4, Retronews, Gallica

    La révolution avance ; elle s’achèvera ; car ainsi le veulent les hommes de bien, les écrivains généreux, les orateurs et soldats patriotes : deux moyens puissants en assurent encore le succès ; l’éducation et les bons livres. L’auteur de celui-ci semble devancer les réformes qui vont incessamment avoir lieu dans le grand art d’élever les hommes. Mettant de côté toutes les routines de ses prédécesseurs, il marche droit sur les traces de la Nature. Peu de préceptes, beaucoup d’exemples présentés sous des formes propres à faire aimer ses devoirs. Cet ouvrage porte le caractère d’un homme probe et éclairé. M. Fréville fait aussi preuve d’imagination, en même temps que de style. Rien de plus agréable que son apologue des Cruches. Ce livre est un des plus instructifs dans ce genre.

  • Indication en tête du Lycée des Émiles, 1790, Gallica

    Les personnes qui voudront s’abonner pour le Lycée des Émiles, sont priées d’envoyer l’argent et les lettres francs de port chez M. Paillet, instituteur, au collège d’Harcourt.

    N.B. MM. les maîtres qui voudront se procurer les nouveaux Essais d’éducation ou Cours de compositions historiques et morales, les trouveront chez l’auteur rue de Richelieu-Sorbonne n° 27 en face du libraire. Le prix est de 4 livres les 3 vol. brochés, et 6 francs reliés.

  • Le Républicain français, 7 mai 1794, p. 2/4, Retronews

    Tribunal révolutionnaire. Du 15 Floréal. [...] Salle de l’Égalité. [...] P. Piason, [...] A. F. J. Fréville, âgé de 44 ans, natif de Paris, instituteur, co-accusés, ont été acquitté et mis en liberté.

  • Archives parlementaires de la Révolution Française, Séance du 20 fructidor an II (6 septembre 1794), n° 66, p. 311, Persée

    66. Le citoyen Fréville présente la vie et le tombeau d’un enfant moissonné dans sa fleur, sur la section de l’Arsenal. Mention honorable, renvoi au comité d’Instruction publique (115). Le citoyen Fréville, instituteur, rue de la Cerisaie à Paris, fait hommage à la Convention d’un petit ouvrage qui a pour titre : Vie et mort républicaines du Petit Émilien (116).

  • Journal des débats et des décrets, 10 sept. 1794, p. 16/16, Retronews

    Séance du quartidi 24 fructidor, l’an II [...] Vie et mort républicaines du petit Émilien, suivies de moralités instructives, du jeu de la pirouette géographe, de celui de l’alphabet et de l’apologue du décadi, pour servir à l’éducation des enfans ; par le citoyen Fréville. 1 vol. in-16. À Paris, chez Gueffier jeune, imprimeur-libraire, rue Gît-le-Cœur. — Cet ouvrage a été présenté par l’auteur décadi dernier (6 septembre 1794) à la convention nationale, qui a ordonné la mention honorable au bulletin, de l’offrande, et le renvoi de l’ouvrage au comité d’instruction publique.

    Gazette nationale ou le Moniteur universel, 28 oct. 1794, p. 4/6, Retronews

    Vie et mort... Prix 1 liv. 10 f., et 2 liv. , franc de port. — On ne peut lire sans attendrissement cette histoire simple et naïve d’un enfant, qu’une mort prématurée vient d’enlever à ses parents, inconsolables de sa perte. Le petit Émilien, à peine âgé de 7 ans, avait déjà montré des vertus qui honoreraient des hommes d’âge mur. Il semblait ne respirer que pour la République ; l’amour de la Patrie qui avait dirigé toutes les action d’une vie trop courte, le soutint dans une longue et pénible agonie. [...]

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 16 oct. 1795, p. 4/4, Retronews

    Livres divers. [...] Domino-Mentor ou moyen d’enseigner, par le simple attrait du jeu à plusieurs disciples à la fois, les lettres, les chiffres, les nombres et la lecture, invention qui peut être d’un grand soulagement pour les instituteurs, et utile aux bons pères qui peuvent instruire eux-mêmes leurs enfans ; par le citoyen Fréville.

    Rien de plus simple et de plus à la portée de la première enfance que cette nouvelle méthode que nous ne saurions trop recommander aux maîtres et aux parents. Ce livre se vend chez Gueffier, rue Gît-le-Coeur, à Paris.

    Le citoyen Fréville, dont les talents sont connus depuis vingt-cinq ans dans l’éducation de la jeunesse, voudrait trouver deux enfans de sept ou huit ans, pour élever chez lui, rue de la Cerisaye, n° 31.

  • Journal de Paris, 10 mars 1796, p. 4/8, Retronews

    Livres divers. Histoire des Chiens célèbres, entremêlée de notices curieuses sur l’histoire naturelle, etc., par A. F. J. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation ; 2 vol. in-18, ornés de six jolies gravures, avec cette épigraphe : Le naturel des chiens parfois vaut bien le nôtre. (Richer.) — À Paris, chez Louis, libraire, sur Saint-Séverin, n° 29. — Prix : 3 liv. en numéraire, franc de port, ou en assignats au cours.

    Journal de Paris, 2 mai 1796, p. 4/6, Retronews

    Histoire des Chiens célèbres [...] Le public doit de la reconnaissance aux écrivains en tout genre qui produisent des ouvrages utiles, mais il en doit une toute particulière à ceux qui s’occupent des enfants, qui descendent jusqu’à leur âge, qui, suivant la belle expression du Tasse, enduisent de miel le bord de la coupe, et par cette petite supercherie, font avaler le breuvage salutaire. Le défaut de l’éducation ordinaire, dit l’auteur dans sa préface, le défaut de nos livres classiques, c’est de ne présenter l’instruction que sous des formes tristes, mesquines, indigestes, rebutantes, et hors de la portée des élèves. Pour m’instruire avec fruit, commencez par me plaire. Voilà le principe, qu’il importe de bien connaître, et de ne jamais perdre de vue dans l’éducation. [...]

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 12 mai 1796, p. 4/4, Retronews

    Livres divers. Correspondance de Miladi Cécile avec ses enfants, pour former la jeunesse des deux sexes aux vertus morales, à la narration et au style épistolaire, 2 vol. in-8°. Prix 400 liv. et 450 liv. franc port. À Paris, chez Gueffier, rue Gît-le-Cœur. Ce nouveau livre sur l’éducation, est du citoyen Fréville, maître de langues latine, italienne et française, d’histoire et de littérature, rue de la Cerisaye, n° 31.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 24 févr. 1797, p. 4/4, Retronews

    Livres divers. Recueil d’ouvrages sur l’économie politique et rurale, traduits de l’anglais par M. Freville, savoir ; l’Arithmétique politique , par M. Young ; Traité de l’utilité des grandes fermes et de riches fermiers, et Essai sur l’état présent de l’agriculture des îles britanniques, par M. Arbuthnot, 2 vol. in-8° de 500 pages chacun. Prix : 7 liv. et 9 liv. franc de port. À Paris, chez Meurant, libraire, rue de la Harpe, vis-à-vis la rue Serpente, n° 20.

  • Nouvelles politiques, nationales et étrangères, 14 août 1797, p. 4/4, Retronews

    Les contes jaunes, ou Le livre de l’enfance, propre à familiariser l’âge le plus tendre avec la lecture et les premières notions de la morale ; par A. F. J Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation et professeur national de littérature à l’école centrale de Seine et Oise ; un vol. in-16. Prix : 15 s. et 1 l. franc de port. À Paris, chez Louis, libraire, rue Saint-Séverin, n° 100.

  • Indication en tête de la Vie des enfants célèbres, 1798, Gallica

    Avis aux bons pères. Le livre des Enfans Célèbres a été jugé singulièrement propre à exciter l’émulation de la jeunesse. C’est une mine toute nouvelle à exploiter. Au nom de l’éducation, ce trésor inappréciable de l’homme, on ose donc faire ici un appel aux bons pères. Ceux d’entre eux qui auroient quelques traits relatatifs à cet ouvrage, sont priés de les envoyer aux adresses suivantes :

    À Paris : chez le Cit. Fréville, maître de langues latine, italienne et française, rue de la Cerisaye, n. 31 ; chez la Cit. Bailly Vidron, institutrice, rue Claude, grand hotel, en face de celle du Harlay, au Marais.

  • Journal de Paris, 2 mai 1798, p. 4/4, Retronews

    Vie des enfants célèbres, ou Les Modèles du jeune âge ; suivis des plus beaux traits de piété filiale ; pour servir d’instruction et de lecture à la jeunesse ; par A. F. J. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, professeur de littérature à l’école centrale de Seine-et-Oise, etc. 2 vol in-12 de plus de 400 pages chacun, avec fig. — Prix : 5 l., et 6 l. 10 fr. de port. — À Paris, chez A. J. Dugour et Durand, libr. rue et hôtel Serpente. An 6.

    Cet ouvrage manquait à l’éducation. Les pères et mères applaudiront certainement au zèle qui l’a dicté, au talent qui l’a exécuté. Le tableau naïf de vertus enfantines frappera les enfants beaucoup plus que le récit d’actions brillantes de personnages au-dessus de leur portée.

    Nombreux articles.

  • Article hostile. Le Républicain, 4 juil. 1798, p. 3/4, Retronews

    Aux rédacteurs du Républicain. — Paris, 11 messidor, an VI.

    Que diriez-vous, citoyens rédacteurs, d’un écrit où, sous le titre imposant de Vie des enfants célèbres, on ne présenterait aux jeunes Français qu’un tas de puérilités insignifiantes, au milieu desquelles cependant on aurait l’impertinence d’introduire, sur le petit Capet mort au Temple, un roman, dans lequel ce marmot, son père, sa mère et toute sa famille seraient offerts comme des modèles de tout ce qu’il y eut d’aimable et d’intéressant ? Vous diriez, sans doute, si ce chef-d’œuvre de bêtises autant que d’impudence vous était connu, que son auteur, le nommé J. A. F. Freville, doit être au plus tôt invité à céder à un républicain la place de professeur de littérature, qu’il occupe dans l’école centrale du département de Seine-et-Oise, et aller au loin porter dans l’anti-chambre de quelque marquis, comte, prince, etc., ou chez la sévreuse d’un des enfants de cette noble race, ses plats mensonges et ses leçons de bassesses.

    Je ne plaindrais pas l’argent que, séduit par un titre trompeur, j’aurais mis à une telle production, si, donnant, par la voie de votre journal, de la publicité à ce que je vous en dis ici, vous parveniez à éveiller assez l’attention du gouvernement à l’égard des instituteurs, professeurs, etc., pour l’engager à débarrasser les écoles de la république d’empoisonneurs tels que J. A. F. Freville, et empêcher que les écoles nationales, séantes par un titre imposteur, ne mettent ce livre empoisonné au rang de leurs classiques.

  • Mercure français, 5 août 1798, p. 8/64, Retronews

    Vie des enfants célèbres... Smith a dit des finances : L’économie et l’intelligence des citoyens réparent chaque jour les fautes et les négligences des administrations nationales. Nous pouvons dire en France la même chose de l’éducation. [Long éloge.] L’auteur aurait dû ne pas insérer dans ce recueil la vie du malheureux fils du dernier roi de France parce que la flatterie a peut-être créé ce qu’on dit de bon de cet enfant , et parce que les détails hideux de sa réclusion, sans être d’aucune utilité pour les enfants, peuvent leur faire attribuer à la révolution les maux dont elle a été souillée par des criminels et par des ignorants.

    Nous ferons un reproche plus grave au citoyen Fréville. Ce reproche portera sur le style du recueil. Il a voulu adopter le style simple, afin de se mettre à la portée de l’enfance ; et malheureusement il tombe quelquefois dans le niais. Les mots de maman, de papa, qu’il a employés [...] [Suivent des fautes contre la langue.] Nous invitons le cit. Fréville à publier un errata, de son ouvrage. Il importe beaucoup de ne mettre entre les mains des enfants que des livres, sinon élégamment, du moins correctement écrits ; et ce doit être un devoir sacré poux un professeur de littérature.

  • Le Courrier des spectacles, ou Journal des théâtres, 8 déc. 1799, p. 8/8, Retronews

    La Pirouette instructive ou Jeu d’Alphabet de chiffres et de symboles, joint au livre des fables des jeux, pour donner aux enfants les premières notions de la lecture, des nombres et de la morale avec une pirouette ; par A. F.-J. Freville. À Paris, chez Gueffier jeune, au Cabinet littéraire boulevard Cerutti n° 21, vis-à-vis la rue de Choiseul.

    La Clef du cabinet des souverains, 28 juin 1800, p. 8/8, Retronews

    La Pirouette instructive, ou Jeu d’alphabet et de symboles, joint au livre des fables et des jeux, pour donner aux enfants les premières notions de la lecture et de la morale, avec une pirouette ; par A. F. J. Fréville. Prix, en feuilles, 2 fr. ; collé sur carton, avec 60 jetons, 3 fr. 50 c., et collé sur bois, 4 francs 50 cent. À Paris, chez Gueffier jeune, au cabinet de lecture, Boulevard Cérutti, n° 21 , vis-à-vis la rue de Choiseul.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 29 déc. 1799, p. 4/4, Retronews

    Les jeux, les fables et les maximes, pour enseigner la lecture et la morale aux enfants, avec une pirouette ; par A. F. J. Fréville, auteur des nouveaux Essais d’éducation, de la Vie des enfans célèbres, professeur de littérature à l’école centrale de Seine et Oise, etc. etc. À Paris, chez Gueffier jeune, imprimeur-libr., rue Gît-de-Coeur, n° 16; Chereau, rue Jacques, près la fontaine Séverin.

  • Indication en tête des Principes élémentaires d’orthographe française, an VIII (1800), Gallica

    On trouve chez le même libraire, et chez l’auteur, à la Pension de jeunes personnes dont il dirige depuis cinq ans les études morales, historiques et grammaticales rue Basse-des-Prés Saint-Gervais n° 56 près Paris.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 15 oct. 1800, p. 4/4, Retronews

    On trouve chez les mêmes libraires les Principes élémentaires d’orthographe française, par Fréville, 1 vol. in-8°. Prix : 3 fr., franc de port, 4 fr. Avec le jeu composé de 200 fiches gravées en taille-douce, 4 fr. pour Paris.

    La Clef du cabinet des souverains, 12 nov. 1800, p. 10/10, Retronews

    Principes élémentaires d’orthographe française, suivis des jeux de fiches orthographiques, ouvrage utile aux maisons d’éducation, aux pères qui instruisent leurs enfants, aux jeunes gens dont les études ont été négligées, et généralement aux personnes qui voudraient se remettre d’elles-mêmes aux principes de leur langue ; par A. F. F. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, de la Vie des enfants célèbres, etc., etc., ex professeur de belles-lettres, à l’école centrale de Seine-et-Oise, etc., etc. Un vol. in-8° de 294 pages. Prix : 3 fr. et 4 fr. 1 franc de port.

    Le Jeu, composé de 200 fiches, gravées en taille douce, très bien exécutées et contenues dans de fort jolies boîtes. Prix : 1 fr. 20 cent, les deux ensemble : 4 fr.

    À Paris , chez Genets, libraire, rue de Thionville, ci-devant Dauphine, n° 5, près le Pont-Neuf.

  • Sylvain Maréchal, Dictionnaire des athées anciens et modernes, Paris, Grabit, p. 154 Google

    FRÉVILLE, l’économiste, et le traducteur [il ne s’agit donc pas de notre Fréville] d’ouvrages anglais. Il professait l’athéisme à Paris, dans les cercles, dans les cafés. Il laissa quelques manuscrits sur cette matière.

    Voici un de ses argumens : L’objet d’une idée abstraite intellectuelle n’existe pas ; or, Dieu est l’objet d’une idée abstraite intellectuelle : donc Dieu n’existe pas...

    N. B. Et voici le développement ou plutôt la démonstration de ce raisonnement, auquel le fameux métaphysicien de Genève, Charles Bonnet, qui en eut communication pour y répondre, ne répondit point cathégoriquement. Cette pièce inédite nous a paru digne de toute l’attention des bons esprits. [Résumé : Toute idée est soit sensible — produite par un objet réel agissant sur nos sens —, soit abstraite — simple rapport dégagé par comparaison, n’ayant qu’un objet idéal, qui n’existe que dans l’esprit. Si Dieu existait réellement, son idée serait donc sensible. Or l’idée de Dieu, en tant qu’être, cause de toutes choses, est doublement abstraite (idée d’être + idée de cause) : son objet est idéal, non réel. Dieu devrait ainsi être à la fois réel et idéal — contradiction. Donc il n’existe pas.]

  • La Clef du cabinet des souverains, 25 juin 1801, p. 8/8, Retronews

    L’Alphabet personnifié, ou les Lettres rendues sensibles par des figures d’enfants qui en portent le nom ; par A. F. J. Fréville. Ce nouvel alphabet nous paraît le mieux raisonné de tous ceux que nous avons et à la juste mesure de l’enfance ; les 25 jolies gravures dont il est composé sont autant d’enfants mis en action, désignés du nom de la lettre qu’ils portent à leurs chapeaux ; par exemple, le petit garçon appelé A, est habillé en Arlequin, il porte un Arrosoir et Arrose des Artichauts. L’enfant B, Boit à même une Bouteille, il a un Bilboquet et un Ballon, il est au coin d’un champ de Blé. C, petit Chinois, Chante une Chanson, il a un Cerf-volant, et est Caressé par un Chat, etc. Rien de si ingénieux que ce petit livre élémentaire, il réunit l’agréable à l’instruction ; il est utile au premier âge et amusant au second. Le prix est de 75 cent. Il y en a en camaïeu rouge, bistre et bleu, du prix de 1 fr. 20 cent, broché ; la reliure fera 50 cent. de différence. On en a fait dont les figures sont séparées du livre, elles sont sur cartes renfermées dans un étui, du prix de 1 fr. 50 cent. et 3 fr. joliment enluminées. À Paris, chez J. G. Mérigot, libraire, quai des Augustins , n° 38.

  • Journal de Paris, 10 avr. 1802, p. 6/8, Retronews

    Les Contes Jaunes, ou le Livre de l’Enfance, secondé édition, entièrement refondue et augmentée des Fêtes de la Jeunesse et du Jardin des Pensées ; par A. F. J. Fréville, ex-professeur de Belles-Lettres à l’École Centrale de Seine-et-Oise; 1 vol. in-12 de 286 pages d’impression, avec fig. — Prix, 1 f. 5o c. et 2 fr. de port. — À Paris, chez Louis, libraire, rue de Savoie, n° 12.

    Journal des débats et des décrets, 21 avr. 1802, p. 4/4, Retronews

    ... Et chez le Normant, imprimeur du Journal des Débats, rue des Prêtres.

  • Le Courrier des spectacles, ou Journal des théâtres, 4 mai 1802, p. 4/8, Retronews

    Le Domino des enfants et les Petits contes pour faciliter les premiers débuts de la lecture, seconde édition, par A. J. J. Fréville, auteur de plusieurs ouvrages très estimés et ex-professeur de belles-lettres à l’École Centrale de Versailles ; avec cette épigraphe : Pour m’instruire avec fruit fais que je te comprenne. Un vol. in-12 orné d’une jolie gravure. Prix 1 fr. 50 cent. ; et franc de port 1 fr. 80 c. À Paris, chez Genets, libraire, rue Thionville, N. 5, près le Pont-Neuf.

    Critique sévère. La Clef du cabinet des souverains, 4 juin 1802, p. 8/8, Retronews

    Le succès qu’a obtenu la première édition de cette méthode amusante, pour apprendre à lire aux enfants, en prouve l’utilité. L’auteur est bien louable sans doute, d’être descendu, dans ses petits contes, au niveau de l’esprit des enfants ; mais ne doit-on pas lui reprocher d’avoir trop multiplié ses petits contes, la plupart très minutieux, insignifiants et sans but moral, et surtout de les avoir tous terminés par des espèces de vers, dont la majeure partie n’offrent aucun aliment à l’esprit, à la raison et au cœur ; tels que ceux-ci qui suivent l’histoire du petit sans soin : Retirez-vous de moi ! Fuyez, monsieur sans soin ! Et courrez vous cacher dans le grenier à foin. Tels encore ceux que l’on trouve après l’histoire de la petite mal-adroite : C’est ainsi qu’il prouva à la petite fille, Qu’elle pouvait au moins enfiler son aiguille. Si en imprimant de semblables vers, dénués de pensées, M. Fréville a visé à l’instruction de ses élèves, ceux-ci n’auront-ils pas droit de renvoyer leur maître à l’épigraphe qu’il a prise, et de lui dire : Pour m’instruire avec fruit, fais que je te comprenne. — J. J. Lucet.

  • Journal de Paris, 20 déc. 1802, p. 6/8, Retronews

    Les Dominos à figures, pour apprendre à lire aux enfants ; par A. F. J. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, ex-professeur de Belles-Lettres à l’École centrale de Seine-et-Oise, etc. Ces Dominos sont contenus dans une jolie boite et colés sur carton très fort, ce qui les met à l’abri de la destruction. On en a aussi fait établir sur bois de diverses qualités, telles que sur bois de noyer, d’acajou, de rose et de violette, ce qui rend ces petites boîtes de vrais bijoux, et dignes d’être présentées aux enfants comme cadeau et étrennes. Les prix de ces divers Dominos sont : — En carton : 1,20 fr. — En bois de noyer : 6 fr. — En bois d’acajou : 12 fr. — En bois de rose : 18 fr. — En bois de violette : 18 fr. Ils se vendent à Paris, chez Genets aîné, libraire, rue de Thionville, n° 5, près le Pont-Neuf. On trouve de plus chez lui tous les livres qui peuvent servir d’instruction et d’amusement à la jeunesse.

    Depuis plus de quarante ans, nombre d’écrivains se sont évertués pour composer des livres élémentaires de lectures, mais toutes ces méthodes en général ont un défaut essentiel, c’est d’être difficiles, trop savantes et compliquées à l’excès. Pour l’enseignement d’une science aussi difficile que la lecture, on doit imiter la nature qui, dans les premiers genres de ses productions, ne présente que de simples examens. L’ouvrage dont il s’agit renferme ce précieux avantage; rien de plus ingénieux que le procédé de l’auteur pour familiariser l’enfant d’abord avec les caractères de l’alphabet, puis avec les syllabes, et enfin avec les mots. Pendant les premières leçons, on ne parle point de l’A B C mais l’enfant jouera avec son maître au jeu blanc ou noir, formé par 28 figures, partagées par égal moitié sur ces deux couleurs. [...] Dans la composition de ce nouveau jeu instructif, l’auteur ne s’est pas borné seulement au premier âge, il a fait en outre un second Jeu de Dominos réunissant le point, la lettre et la syllabe. Ces Dominos sont destinés pour les enfants plus avancés ; les 25 caractères de l’alphabet y forment un jeu réel dont l’avantage consiste à familiariser les jeunes gens avec la série directe et rétrograde des lettres entre elles ; ce qui est très important, on feuillette les Vocabulaires. — Ces nouveaux jeux se trouvent chez le même libraire, avec le livre intitulé : Le Domino des enfants, ou les Petits contes, pour faciliter les premiers débuts de la lecture, seconde édition. — Prix : 1,20 fr. et 1,50 fr. franc de port.

  • Le Courrier des spectacles, ou Journal des théâtres, 27 déc. 1802, p. 4/8, Retronews

    Correspondance de Miladi Cécile avec ses enfans, ou Recueil de lettres relatives aux jeux et aux études de la jeunesse, pour la former aux vertus morales, à la narration et au style épistolaire ; par A. F. J. Freville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, ex-professeur de belles-lettres, à l’École centrale de Seine-et-Oise. Deuxième édition, corrigée et augmentée. Deux vol. in-12. À Paris, chez Genest jeune, libraire, rue de Thionville, N° 1846. [Prix : 4,50 fr., et franc de port : 6 fr.]

  • Le Courrier des spectacles, ou Journal des théâtres, 8 janv. 1803, p. 4/8, Retronews

    Vie des enfants célèbres, ou Modèles des jeunes gens ; suivis des plus beaux traits de piété filiale ; ouvrage destiné à l’instruction morale de la Jeunesse, contenant la Vie des enfants de Sabinus, des petits ducs de Nemours, de Glocester et de Bourgogne, du dernier Dauphin fils de Louis XVI, de Bébé, de madame de Beaufort, etc. Seconde édition, revue , augmentée ; par A. F. J. Freville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, ex-professeur de belles-lettres à l’Ecole centrale de Seine et Oise. Deux vol, in-12. Prix : 5 fr. et 6,50 fr. A Paris, chez Genets aîné, libraire, rue de Thionville, n° 5.

  • Journal de Paris, 14 janv. 1803, p. 6/8, Retronews

    Livres nouveaux. — [...] Beaux Exemples de Piété filiale et de Concorde fraternelle ; nouvelle édition, augmentée de plusieurs traits interessans, pour servir d’instruction à la Jeunesse et de complément à l’Histoire des Enfans célèbres, suivis de la Vie de Jeanne-d’Arc ; par A. F. J. Fréville, ex-professeur de belles-lettres à l’École centrale de Seine-et-Oise, etc. etc. ; 1 vol. in-12. — Prix : 2 f. 50 c., et 3 f. 50 c. franc de port. — A Paris, chez Genets, lib., rue de Thionville, n° 5.

  • Journal de Paris, 26 déc. 1803, p. 7/8, Retronews

    L’Alphabet personnifié, ou les Lettres rendues sensibles par 25 figures d’enfans qui en portent le nom, par A. F. J. Fréville, 2e édition, 1 vol. in-36. fig. en noir br. 75 ; figures enluminées, collées sur carton, avec étui, 3 f. ; et fig. en noir rel. 1,50 fr.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 22 juin 1804, p. 4/4, Retronews

    Les Vers homonymes, suivis des homographes, ouvrage utile aux étrangers et aux personnes qui veulent se perfectionner dans l’orthographe française, par M. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, des Enfants célèbres, de la Grammaire notée, ex-professeur de belles-lettres aux écoles centrales, etc. etc. 1 fort vol. in-12 ; avec cette épigraphe : Une expression impropre ou déplacée apprête souvent à rire, et une faute d’orthographe déconcerte quelquefois la pudeur. Prix : 2 fr. 50 cent, et 3 fr. 50 cent, par la poste. A Paris, chez le Normant, imprimeur-libraire, rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois, n° 42.

    On sait que les sons de mille mots français trompent fréquemment les plumes inexpérimentées, par les pièges qu’ils tendent sans cesse à l’oreille. Ces mots [...]

  • Journal de Paris, 22 déc. 1804, p. 7/16, Retronews

    Le Courrier Alphabétique, premier jeu élémentaire du jeune âge; suivi du Courrier des Devises, par A. F. J. Fréville, auteur de la Correspondance de Mylady Cécile, de la Vie des enfants célèbres, etc. etc. Grande feuille gravée et collée sur carton, avec une instruction. Brochure in-12. Prix : 1,80 fr.

    Le Courrier Grammairien, second jeu élémentaire du jeune âge, pour donner les premières notions de la Grammaire française ; par le même. Grande feuille [...]

    Le Courrier Encyclopédique, ou petit jeu de tout un peu, pour amuser utilement la jeunesse pendant les récréations pluvieuses ; par le même. Grande feuille [...]

    La Boîte, contenant le Courrier, la Pirouette, le Dé, 25 Jetons Rouges et 25 Jetons blancs. — Prix : 1,80 fr. Nota. La même Boîte sert pour les trois Jeux.

    La Morale des Enfants, choix de Fables d’Ésope, à la portée du jeune âge ; 1 vol., in-16. oblong, avec 20 jolies figures taille-douce. Prix : 1,50 fr. et 2 fr. de port. La même, avec fig. très bien coloriées, 3,50 fr. et 4 fr. de port.

    Les 5 articles ci-dessus se trouvent à Paris, chez Genets jeune, libraire, rue de Thionville , n° 1846.

  • Journal de Paris, 20 déc. 1805, p. 7/8, Retronews

    Leçons particulières pour orthographier les participes français, rue des Prêtres-Saint-Paul, n° 17, et rue de Thionviiie, chez Genets libraire. Prix : 1 fr.

    M. Fréville, ex-prfesseur de Belles-Lettres aux Écoles Centrales, maître de langues latine, italienne, de géographie, etc., tiendra tous les jeudis une séance orthographique. À l’aide de deux simples signes et de deux règles sans exception il démontrera la nature, le principe, la syntaxe, l’orthographe et l’analyse des participes français ; et quatre leçons suffiront pour les écrire sans erreurs. On trouvera chez le professeur : 1° son Livre de l’Enseignement et des Études domestiques, ouvrage utile aux parents qui veulent diriger eux-mêmes les études de leur jeune famille ; 2° sa Petite Grammaire des Commençants, pour apprendre l’orthographe soi-même; 3° tous ses jeux instructifs pour amuser utilement la jeunesse pendant les longues soirées d’hiver.

    Journal de Paris, 3 févr. 1806, p. 7/8, Retronews

    Annonces et avis divers. — Séance particulière d’enseignement, rue des Prêtres-Saint-Paul, n° 17, et chez Genets, libr. rue de Thionville. M. Fréville, ex-professeur de belles-lettres aux écoles centrales, maître de langue latine, italienne, française, etc., tiendra, tous les dimanches du mois prochain, vers midi, une séance sur la manière la plus simple d’enseigner la lecture, l’orthographe, la géographie et l’histoire. Cette séance sera surtout utile aux mères de famille, pour surveiller les études de leurs enfants, quand ils sont à la campagne sans maître, et pour les occuper encore avec fruit, lorsqu’on les a retirés de pension. [...] Prix de la séance: 1,50 fr., chez le professeur, et 2 fr. en ville. On trouve chez le professeur, sa petite Grammaire des Commençants, ses vers homonymes et son nouvel ouvrage sur l’enseignement et les études domestiques. — La séance orthographie des participes français, tous les jeudis matin à l’ordinaire.

  • Journal de Paris, 22 févr. 1806, p. 7/16, Retronews

    De l’Enseignement et des Études Domestiques, ou Moyens simples d’exciter l’émulation des enfants élevés à la maison paternelle ; suivis 1° d’observations utiles aux parents qui emmènent leurs enfants sans maîtres à la campagne, ou qui le retirent de pension ; 2° d’un Recueil de Pensées des plus célèbres écrivains sur l’importance de l’éducation morale; 3° d’un Répertoire de livres propres à l’instruction de la jeunesse. 1 vol. in-16. ; par A. F. J. Fréville; auteur des Nouveaux essais d’éducation, etc. — Prix : 2 fr. et 2,50 fr. franc de port. Ces deux ouvrages se trouvent à Paris, chez Bertrand-Pottier et Félix Bertrand, imprimeurs-libraires, rue Galande, n° 51, à l’Abeille.

  • Le Courrier des spectacles, ou Journal des théâtres, 8 avr. 1806, p. 7/8, Retronews

    La Pirouette instructive, suivie du Courrier des Symboles et du jeu de Fiches historiques, pour amuser utilement la jeunesse pendant les récréations pluvieuses et sédentaires. Seconde édition très-simplifiée ; par M. Fréville, auteur des Enfants célèbres, de la Grammaire notée, des Vers homonymes, etc., ex professeur de belles lettres aux écoles centrales de Seine et Oise. Chez la même [Madame veuve Guffier, relieuse, rue Galande, n° 61].

    Journal de Paris, 17 avr. 1806, p. 6/8, Retronews

    La Pirouette instructive, suivie du Courrier des symboles, pour amuser utilement la jeunesse pendant les longues soirées d’hiver; deuxième édition, par M. Fréville, auteurs des Nouveaux essais d’éducation, ex-professeur de belles-lettres aux écoles centrales [...]

    Le Jeu de Fiches mythologiques et orthographiques, contenant deux cent une fiches, [...]

    Le Petit Oracle des Dames, contenant 42 cartes coloriées, représentant 72 figures symboliques, [...]

    Le véritable Etteila, ou l’Art de tirer les Cartes ; contenant 33 cartes, avec l’explication des rêves et des songes appliqués aux numéros de la Loterie impériale, suivi d’un tableau de toutes les sorties depuis l’origine jusqu’à ce jour. Le tout renfermé dans un étui, comme le Petit Oracle. [...]

    À Paris, chez Gueffier jeune, boulevard Cérutti, n° 21 ; et chez Mme Croisy, marchande de de papier, rue de la Huchette ; et chez tous les Receveurs des Loteries.

  • Mercure de France, 19 avr. 1806, p. 17/48, Retronews

    De l’Enseignement et des Études Domestiques, ou Moyens simples d’exciter l’émulation des enfants élevés à la maison paternelle, etc. par M. Fréville. Un vol. in-12. Prix : 2 fr., et 2 fr. 50 c. À Paris, chez Bertrand, libraire, quai des Augustins ; et chez le Normant, imprimeur-libraire, rue des Prêtres -Saint-Germain-l’Auxerrois, n°. 17.

    Voici le vingt-troisième ouvrage que M. Fréville imagine pour l’instruction des enfants; mais celui-ci s’adresse plutôt aux hommes faits qu’aux écoliers : c’est un Recueil de passages ramassés à droite et à gauche dans tous les livres qui ont été faits sur l’éducation. Ils sont très beaux et bien choisis pour prouver que le meilleur moyen d’instruire parfaitement les enfants est de les amuser beaucoup. [...] Cet instituteur est incomparable dans ses inventions. [...] Les enfants, les maîtres, les parents, tous se divertiront à l’envi ; ceux-ci n’auront plus d’autre soin que celui d’une simple inspection, et il leur suffira de dire à leurs enfants : Mes amis, pensez-vous à l’exercice de cette semaine ? Avec ce seul mot, un père est assuré de faire tout ce qu’il voudra de son fils ; mais il faudra, bien entendu, qu’il soit abonné au Journal de M. Fréville, sans quoi tout le fruit de cette magnifique éducation serait perdu, et jamais il n’en ferait qu’un sot.

    Un autre moyen proposé par M. Fréville, pour bien compléter l’instruction grammaticale de tous ses abonnés, consiste à leur faire lire ses Homonymes et ses Homographes en vers français : c’est un de ces passe-temps qui renferme sans doute plus de science qu’on n’en soupçonnerait dans un pareil ouvrage. Nous en donnerons un petit exemple : Vainquons, c’est le plus sûr ; tu cèdes au droit canon. Vin qu’on boit à Tokai, mérite son renom. Vincon coule à Bellac ; mais qui connaît Vincon ?

    Mais qui connaît les Homonymes, les Homographes de M. Fréville, et même son Journal ?

    Cet écrivain se flatte, on ne sait pourquoi, d’être le premier qui ait observé que notre langue renferme des mots qui se prononcent de même et qui s’écrivent différemment tandis que d’autres s’écrivent avec les mêmes lettres et ont chacun un sens qui leur est propre. [...]

  • Journal de Paris, 26 sept. 1807, p. 3/16, Retronews

    On annonce la nouvelle édition d’une Grammaire de Freville ; tel est le titre de l’ouvrage (un vol. in-12. Prix : 2,25 fr. chez Bertrand-Bottier, rue de la Parcheminerie, n° 1). Cet ouvrage destiné, suivant le frontispice, aux maîtres de langue française, est dédié à la petite Émilienne, qui, suivant ce que nous pensons, est la fille de l’auteur; car dans cette dédicace écrite d’un style vraiment curieux, il l’appelle sa chère enfant et sa caressante amie ; et puis il lui dit : J’en conviens, chère petite, ce livre n’est pas amusant ; mais son usage est de tous les instants, et il pourra te frayer une route facile dans la plus utile comme la plus admirable des sciences. La dédicace est suivie d’un discours sur l’orthographe d’usage et les participes, dans lequel l’auteur dit qu’il a évité les raisonnements abstraits, mais qu’il offre soudain à l’oeil, et qu’il transmet de fait à l’entendement mille notions abstraites qui sont perdues dans le chaos des autres méthodes.

    Et enfin ce discours est suivi de leçons, dont voici un échantillon : Un milicien ayant à chanter le vers suivant : Ô nuit que j’ai passé, ne pouvant rester court fur l’E seul, et cherchant un supplément de son pour satisfaire son oreille, a dû ajouter un second E ; et puis, par imitation, on a fini par orthographier de la même manière, sans nul principe motivé. Voilà évidemment l’origine de la variabilité des participes précédés de leur objet. Cela n’est-il pas ingénieux? et nos savants grammairiens qui n’avaient pas imaginé cette origine si simple et si naturelle, ne doivent-ils pas être aussi honteux de leur ignorance, qu’enchantés de la découverte de M. Fréville ?

  • Journal de Paris, 6 nov. 1807, p. 8/8, Retronews

    Vocabulaire usuel, renfermant 1° les verbes irréguliers et defectifs conjugués entièrement; 2° le rapprochement des mots dont le genre, le nombre, la finale, l’étymologie et l’orthographe ont quelque difficulté ; par M. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, des Vers homonymes, des Engants célèbres, etc., ex-professeur ue belles-lettres aux écoles centrales. 1 vol. in-12. de 176 pages d’impressions. — Prix : 1,50 fr. et 1,85 fr. franc de port. — À Paris, Bertrand-Pottier, imprimeur-libraire, rue de la Parcheminerie, n° 2.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 24 mai 1808, p. 4/4, Retronews

    Le Domino des Enfants, et les petits contes pour faciliter les débuts de lectures courantes ; par A. F. J. Fréville, auteur des Nouveaux Essais d’éducation, de la Vie des Enfans célèbres, etc; 3e édition, entièrement refondue, augmentée d’une petite Géographie à la portée du Jeune âge, et ornée de quatre grandes et jolies figures. Un volume in-12. Prix : 1,50 fr., et 2,25 fr. franc de port. À Paris, chez Genets jeune, libraire, rue de Thionville, n° 14.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 12 juil. 1808, p. 4/4, Retronews

    Histoire des Chiens célèbres, entremêlée de Notices curieuses sur l’histoire naturelle, pour donner le goût de la lecture à la Jeunesse ; par A. F. J. Fréville, auteur des Nouveaux Essais d’éducation ; seconde édition, orné de neuf gravures, dont trois représentent vingt-deux espèces de chiens, avec cette épipraphe : Le naturel des chiens, parfois, vaut bien le nôtre. (Richer.) Deux vol. in-12, renfermant 528 pages, belle impression — Prix brochés : 5 fr., et franc de port 6 fr. À Paris, chez Louis, libraire, rue de Savoie, n° 6. — 1808.

    Journal de Paris, 18 juil. 1808, p. 4/8, Retronews

    On est plus bon, disait Mme Geoffrin, quand on aime les chiens et les enfants. Il semble en effet que l’on partage les qualités de l’objet qu’on aime. L’homme en général n’est donc pas si méchant qu’on le dit, puisque nous voyons tant de gens qui s’attachent à leurs chiens. Le chien mérite cet attachement. Nul autre animal n’a donné plus de preuves de son intelligence et de son dévouement héroïque pour son maître. Êtes-vous curieux de voir ces preuves, lisez l’ouvrage dont M. A. F. J. Fréville vient de publier la seconde édition, sous le titre d’Histoire des chiens célèbres, [...] Qui n’a pas ouï parler du chien d’Aubry de Montdidier, qui força le meurtrier de son maître à convenir de son crime? [...] du chien des tombeaux, qui resta pendant sept ans couché sur celui de son maître ? [...]

    Gazette de France, 15 août 1808, p. 1/4, Retronews

    Histoire des Chiens célèbres [...] Les livres élémentaires se multiplient à l’infini ; mais comme ce qui est utile dans son principe devient souvent dangereux dans ses conséquences, il est à craindre que la facilité d’acquérir des instructions superficielles ne fasse tort au progrès des études approfondies, et que les demi-connaissances, si funestes en tout genre, ne triomphent au détriment du vrai savoir. [...] Quoi qu’il en soit, les ouvrages élémentaires de M. Fréville sont du petit nombre de ceux qui méritent la faveur d’une exception. Il a dit cette fois, avec le bon La Fontaine : Je me sers d’animaux pour instruire les hommes, et il ne pouvait choisir ses exemples dans une race plus intéressante que celle dont il vient de se faire l’historien. Les chiens célèbres ont maintenant leur Plutarque, et pourront s’appliquer le non omnis moriar [je ne mourrai pas tout entier]. [Nombreux extraits commentés.] Une seule citation suffira pour mettre le lecteur à portée de juger que M. Fréville ne se borne pas à compiler laborieusement, mais qu’il sait encore mettre en œuvre ses matériaux [...]

  • Gazette de France, 2 août 1808, p. 4/4, Retronews

    Grammaire de Fréville [...] Nouvelle édition, augmentée du rapprochement des mots dont le genre, le nombre et la finale peuvent induire en erreur. Volume in-12. Prix : 2,25 fr. pour Paris, et 3 fr. franc de port. — Vocabulaire usuel, [...] Par le même; brochure in-12. Prix : 1,50 fr. pour Paris, et 1,85 fr. pour les départements. Ces deux ouvrages se trouvent, à Paris, chez Bertrand Pottier, imprimeur-libraire , rue de la Parcheminerie, n° 2.

  • Gazette de France, 21 déc. 1808, p. 1/4, Retronews

    Beaux exemples de piété filiale, de concorde fraternelle, de reconnaissance, de respect envers la vieillesse, etc. par A. F. J. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation. Un vol. in-12 Prix : 2 fr., et 2,75 fr. pour les départements. — À Paris, chez Louis, libraire, rue de Savoie, n° 6.

    La piété filiale est la première vertu que la nature inspire à l’homme, et elle peut conduire à toutes les autres, si elle s’applique surtout à des parents vertueux. Cicéron a dit [...] M. Fréville a choisi dans les fastes de l’antiquité et de l’histoire moderne, les traits les plus touchants d’amour filial ; et ce choix fait autant d’honneur à son discernement qu’à son érudition. [Nombreux extraits commentés] — Nous regrettons encore que M. Fréville, dont la prose est en générale correcte et soignée, ait terminé son volume par des sentences communnes et insignifiantes sur l’amour filial, sentences que notre estime pour lui nous défend de lui attribuer. [...] Ces observations n’empêchent pas l’ouvrage de M. Fréville de réunir à un degré fort éminent l’utile dulci recommandé par Horace. Nous l’engageons à poursuivre ses estimables travaux sur l’éducation, et nous le félicitons de n’avoir consacré sa plume qu’à des sujets louables. Pourquoi faut-il être obligé de compter pour vertu ce qui n’est qu’un simple devoir ?

  • Gazette de France, 26 déc. 1808, p. 4/4, Retronews

    Lecture par Imaqes, ou Méthode amusante, propre à piquer la curiosité des enfants, et à leur apprendre à lire par le simple attrait de cinquante figures parlantes, qui peignent les sons élémentaires de la langue française. Par M. Freville ; ouvrage faisant suite à l’Alphabet personnifié du même auteur. Deux vol. in-36 grand raisin, avec cinquante jolies figurer. Prix, broché : 1,50 fr. avec les figures collées sur cartes, et renfermées dans deux jolies boites : 4 fr. ; avec les figures coloriée, collées sur cartes et en boites : 6 fr. À Paris, chez Genets jeune, libraire, rue de Thionville, n° 16.

  • Journal de Paris, 16 janv. 1809, p. 8/8, Retronews

    Alphabet personnifié, ou les Lettres rendues sensibles par les figures de 25 enfants en action. [...] 3e édition, augmentée du Syllabaire simplifié. Un vol. in-36 grand-raisin. — Prix broc. 75 c. [...] — À Paris, chez Genets jeune, libr. rue de Thionville, n° 14.

  • Journal de l’Empire, 22 févr. 1809, p. 3/4, Retronews

    Beaux exemples de piété filiale, de concorde fraternelle, de reconnaissance, de respect envers la vieillesse, etc. pour servir de lectures morales dans les maisons d’éducation, etc. (un vol. in-12... À Paris, chez F. Louis, libraire, rue de Savoye, n° 6, et chez le Normant) ; par A. E. S. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation.

    [...] Pour y parvenir, il ne suffisait pas que ces exemples fussent bien choisis, nous exigions encore qu’on les eût présentés de manière à être bien compris de ces jeunes esprits qu’ils fussent accompagnés de développements et de réflexions propres à leur en faire sentir la beauté et nous sommes forcés d’avouer que le nom de l’auteur (M. Fréville) ne nous inspirait pas une très grande confiance. Nous avons déjà eu occasion d’examiner quelques ouvrages sortis de sa plume, et consacrés à la jeunesse et nous avons été dans le cas de lui reprocher quelquefois des principes peu sûrs et un ton peu convenable. Nous ignorons si nous devons attribuer à ces reproches un peu vifs, le changerment salutaire qui s’est fait en lui ; mais la même justice qui nous a portés autrefois à le condamner, nous oblige à dire aujourd’hui qu’il vient de faire un livre à la fois utile et agréable, mieux pensé et mieux écrit que tout ce qu’il avait présenté jusqu’ici. Il a mis à contribution, avec beaucoup de soins et de recherches, les histoires de tous les temps et de tous les pays, pour y choisir les traits les plus remarquables de piété filiale qu’elles nous aient conservés : il les a arrangés dans un ordre chronologique assez exact ; ils sont écrits sans affectation et sans trivialité, dans un style à la portée des enfants et tel cependant que la lecture en peut intéresser tous les âges [...]

    Journal de Paris, 16 mars 1809, p. 4/8, Retronews

    M. A. F. J. Freville, auteur de beaucoup d’ouvrages, vient de publier une 3e édition des Beaux Exemples de Piété filiale, de concorde fraternelle, de reconnaissance, de respect envers la vieillesse. C’est à la jeunesse, c’est aux différents établissemens où on l’élève que M. Freville a destiné ce livre, composé en entier de traits qui respirent la vertu, et qu’il a tirés tantôt de l’histoir , tantôt de son propre fonds. [...]

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 27 août 1809, p. 4/4, Retronews

    Lecture par images, ou Méthode amusante, propre à piquer la curiosité des enfants, et à leur apprendre à lire par le simple attrait de 50 figures parlantes, qui peignent les sons élémentaires de la langue française ; par M. Fréville. Ouvrage faisant suite à l’Alphabet personnifié du même auteur. Deux volumes in-36, grand-raisin vélin, avec 50 très jolies figures. Prix broché : 1,50 fr., relié : 2,40 fr. ; avec les figures collées sur cartes et renfermées dans deux jolies boîtes : 4 fr. ; avec les figures coloriées, collées sur cartes et en boîtes : 6 fr.

  • Gazette de France, 11 déc. 1809, p. 4/4, Retronews

    Lectures poétiques, morales et descriptives, ou Choix d’épisodes sur la religion, les mœurs, l’histoire, les beaux-arts et les productions de la nature, extraits de L. Racine, Voltaire, Roucher, Saint-Lambert, Delille, Castel, etc., précédés des Éléments de prosodie française, par A. F. J. Fréville, auteur de la Vie des enfants célèbres ; ouvrage propre à exercer la mémoire des jeunes gens, et à leur donner le goût de l’étude et de la littérature par le charme des beaux vers. Un volume in-12 , de 540 pages, avec trois très jolies gravures. Prix : 4,50 fr., broché, pour Paris, et 6 fr., franc de port par la poste. À Paris, chez Genets jeune, libraire, rue de Thionville, n° 14. Et chez Michaud frères, imprimeurs-libraires, rue des Bons-Enfants, n° 34.

    Mercure de France, 30 déc. 1809, p. 63/75, Retronews

  • Article hostile. Journal de Paris, 22 déc. 1809, p. 3/8, Retronews

    Sans doute il faut instruire les hommes de bonne heure, et l’instruction qui ne finit qu’avec la vie doit commencer avec elle. Mais ce n’est pas une raison de faire des Livres innocents pour l’âge de l’innocence. À cet âge l’enfant n’a besoin que de sa nourrice ou de sa bonne ; à cet âge tout ce qu’il est nécessaire de savoir s’apprend sans livres et sans leçons, et n’en est que mieux gravé dans l’esprit. À quoi pensent donc les auteurs, éditeurs et compilateurs de tant de gros et petits livres à l’usage de l’enfance, qui n’en fera jamais usage. À quoi pensait surtout M. Fréville, en publiant ses Dominos typographiques, ou Principes de lecture et d’orthographe enseignés par des lettres mobiles ? Cet ouvrage élémentaire, dit-il, est non moins propre à égayer les études du premier âge, qu’a exciter l’émulation dans l’éducation domestique. Nous ignorons quelle sorte d’émulation de telles niaiseries peuvent exciter dans l’éducation domestique, mais nous oserions bien parier que jamais les études du premier âge ne furent égayées par un jeu où l’on arrange des caractères typographiques de manière à produire les maximes suivante, que nous allons transcrire mot à mot, et figurer comme elles sont dans l’ouvrage de M. Fréville : Que le bon fait toujours / Camarade du beau. / Le bon n’est jamais cher, / Ce sont les bagatelles. / Évitez les excès, / Nul bonheur qu’à ce prix. / Tout consiste en des riens, / Heureux qui les saisit, etc. Voilà ce que M. Fréville appelle un Cours de morale. [Suivent d’autres exemples concernant l’histoire, la mythologie.]

    Mais tous ces cours ne font rien en comparaison du Mic-mac, ou les Dominos pour rire. Voici quelques-unes des pensées les plus saillantes de ce mic mac : Et quel est donc ce Mic ? / C’est Mic, frère de Mac. / Mac veut ravoir le sien, / Mic dit : non c’est le mien. / Mic et Mac sont en pique; Mic fait la nique à Mac. Voilà bien assez de citations d’un ouvrage qui probablement ne tombera jamais dans les mains de nos lecteurs : nous nous serions même fait scrupule d’en parler, si nous n’avions pas eu le projet, non d’en dégoûter les enfants et les bonnes, qui s’embarrassent fort peu sans doute de nos mélanges et de notre critique ; mais d’ôter à de braves gens, comme M. Fréville, l’envie de passer leur temps à écrire toutes ces sottises, en leur ôtant l’espoir d’égayer par ce moyen les études du premier âge, et d’exciter l’émulation, dans l’éducation domestique.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 24 déc. 1809, p. 4/4, Retronews

    Les Dominos typographiques, ou Principes de lecture et d’orthographe enseigné par des lettres mobiles; 4e édition, contenant 1° les dominos à figures ; 2° quatre-vingt caractères en taille-douce ; 3° un livre d’instruction et des versets historiques, moraux et mythologiques, servant de texte aux jeunes compositeurs ; 4° le jeu de mic et de mac. Ouvrage élémentaire , non moins propre à égayer les études du premier âge, qu’à exciter l’émulation dans l’éducation domestique ; par M. Fréville, auteur des Jeux élémentaires de la Grammaire notée , etc. ; avec cette épigraphe : Surtout du mouvement ; sant lui, sans sa magie, / L’esprit désoccupé retombe en léthargie. Figures en noir : prix 3 fr. pour Paris, et 4,50 fr. avec figures coloriées. Chaque jeu est renfermé dans une jolie boîte. À Paris, chez la veuve Lepetit jeune, libraire, rue Pavée Saint-André-des-Arts, n° 2.

  • Gazette nationale ou le Moniteur universel, 17 oct. 1810, p. 4/4, Retronews

    Encyclopédie grammaticale, tirée du dictionnaire de l’Académie et des meilleurs écrivains français ; contenant 1° une Grammaire simplifiée ; 2° les verbes et les participas dans un grand détail ; 3° les diverses locutions ; 4° des tableaux analytiques ; 5° des exercices orthographiques. Ouvrage classique, orné de figures de principe, pour faciliter l’intelligence des parties les plus abstraites du discours ; suivi du vocabulaire méthodique des mots usuels, classés selon leurs finales ; des homonymes et des homographes ; Le tout renfermant un répertoire utile dans l’enseignement, et très commode pour consulter au besoin. Par M. Fréville, auteur des Nouveaux essais d’éducation, des Vies des enfants célèbres, des Beaux exemples de piété filiale, ex-professeur de belles-lettres aux Écoles centrales de Versailles. [...] Prix : 4 fr., et franc de port 5,25 fr. À Paris, chez Mme veuve Lepetit, libraire, rue Pavée Saint-André-des-Arcs, n° 8 ; et chez P. Blanchard et compagnie, libraires, Palais-Royal, galerie de bois, n° 249. 1811.

    Journal de Paris, 4 nov. 1810, p. 6/16, Retronews

  • Journal de Paris, 28 déc. 1810, p. 7/8, Retronews

    Vie des enfants célèbres, ou Modèles du jeune âge, par A. F. J. Fréville. 3e édition. 2 vol. in-16. avec fig. rel. en veau fil. tranche dorée : 9 fr. Idem, basane, tr. dorée : 8 fr. Idem, basane propre : 6,50 fr. — N. B. Les personnes qui achèteront pour 100 fr. jouiront d’une remise de 10 %.

    Mercure de France, 30 mars 1811, p. 44/50, Retronews

  • Très drôle lettre. Mercure de France, 22 juin 1811, p. 35/48, Retronews

    Aux Rédacteurs de la Chronique. Messieurs, outre les Enfants célèbres de Baillet, nous avions la Vie des enfants célèbres, par A. F. J. Fréville ; nous devons au même auteur l’Histoire des chiens célèbres, et voilà que je viens de voir annoncer dans le dernier Mercure l’Histoire des chevaux célèbres, par P. J. B. N. Permettez-moi, Messieurs, de profiter de cette circonstance, pour vous prier d’annoncer dans votre premier N° l’ouvrage important dont je m’occupe depuis un demi-siècle, l’Histoire des ânes célèbres. Je n’ai rien négligé pour rendre mon travail complet. Je me suis procuré des mémoires, et j’ai entretenu des correspondances multipliées non seulement à Beaune et à Montmartre, mais jusqu’en Arcadie. Aussi mon ouvrage, comme celui de M. P. J. B. N., contiendra généralement tout ce qui peut amuser et instruire dans un pareil sujets les amateurs de ce gentil animal, que le vulgaire ignorant méprise, mais dont Buffon fait l’éloge, et en l’honneur duquel nos sages ancêtres avaient institué des fêtes. Je m’occuperai surtout des ânes qui ont parlé depuis l’ânesse de Balaam, inclusivement jusqu’à P. G. L., etc. (175 pages d’et cætera.) J’ai compulsé tous les Ana qui, par l’étymologie et la manière dont ils sont rédigés, ont évidemment des rapports intimes avec le sujet que je traite.

    Quelqu’étrangers, Messieurs, que vous soyez à mon ouvrage, j’espère que vous voudrez bien l’annoncer avec bienveillance, et en faire sentir toute l’importance. J’avais d’abord choisi le format in-folio, mais pour me conformer à l’usage, je me suis définitivement arrêté à l’in-8°. Il sera imprimé en petit-texte et à deux colonnes, et par ce moyen ne contiendra que 55 à 58 vol. Vous avouerez que c’est bien peu pour une matière aussi riche. Je puis assurer néanmoins que les suppléments indispensables n’excéderont pas 10 à 12 vol. Pour me conformer également à l’usage, je le publierai par souscription. On imprimera, si on le désire, en tête du premier volume, les noms, titres et qualités des souscripteurs, mais j’observerai que comme probablement il sera mention de plusieurs dans le corps de l’ouvrage il en résulterait une multitude de doubles emplois. Tous les matériaux sont prêts, et l’ouvrage n’éprouvera aucuns retards.

    Agréez, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée.

    L’Auteur de l’Histoire des ânes célèbres.

    Journal de Paris, 19 mars 1812, p. 3/4, Retronews

    Les animaux célèbres, par M. Antoine. Moncrif fut à peine nommé historiographe de France, qu’au lieu d’écrire notre histoire, il écrivit celle des chats. Cet ouvrage lui fit beaucoup d’honneur, et l’académie s’empressa d’admettre en son sein ce singulier historiographe transformé en historiogriffe. Dans ces derniers temps, M. Fréville a publié l’Histoire des chiens célèbres, et le succès le plus brillant a été le prix de ses innocent travaux. Plus récemment encore, nous avons vu paraître l’Histoire des chevaux célèbres que le public a accueillie avec bienveillance. Enfin, un amateur annonçait dernièrement qu’il mettait sous presse une Histoire des ânes illustres ; mais on s’accorde généralement à penser que ce titre n’est qu’une mauvaise plaisanterie et que l’auteur ne veut parler que de ces demi-savants, de ces quarts de savants qui, à force d’impudence, sont parvenus à éblouir les sots, et osent ambitionner les récompenses réservées à un mérite réel. Quoi qu’il en soit, il est certain que les animaux n’ont pas manqué d’historiens qui, pour célébrer leurs héros, n’ont pas eu besoin cette fois de farder la vérité. Ils ont pu prodiguer la louange sans mentir à leur conscience, ce qui est assez rare. En effet, plus on étudie les animaux, plus on les admire. [...]

  • Mercure de France, 7 mars 1812, p. 45/48, Retronews

    Beaux exemples de piété filiale, de concorde fraternelle et de respect envers la vieillesse, pour être donnés en prix à la jeunesse. Quatrième édition, augmentée des parentales d’Ausone, et de quantité de traits nouveaux; par A. F. J. Fréville, ex-professeur de belles-lettres aux écoles centrales, auteur de l’Encyclopédie grammaticale, etc. Volume in-16. de 444 pages, orné de douze vignettes. Prix : 3 fr., et 4 fr. franc de port. Ches F. Louis, libraire, rue de Savoie, n° 6.

    Longs extraits commentés. Journal de Paris, 12 avr. 1812, p. 2/4, Retronews

    Idem. Gazette de France, 21 avr. 1812, p. 3/4, Retronews

    Idem. Journal de l’Empire, 14 juin 1812, p. 3/4, Retronews

  • Le Propagateur, 28 oct. 1812, p. 4/4, Retronews

    Encyclopédie grammaticale [...] par M. Fréville. — 1 fort vol. in-12 de 600 pages. — Prix : 4 fr., et 5,25 fr. franc de port. — À Paris, chez madame veuve Lepetit, libraire, rue Pavée-Saint-André-des-Arcs, n° 2.

  • Gazette de France, 13 avr. 1813, p. 4/4, Retronews

    Beaux traits du jeune âge, suivis de l’Histoire d’Angéla et du Panthéon des enfants célèbres ; par A. F. J. Fréville, autiur de la Vie des enfants célèbres, des Lectures poétiques, etc., etc. Un n vol. in-12 avec quatre gravures. Prix : 3 fr., et 4 fr. franc de port. Chez Genets jeune, lib., rue de Thionville, n° 14 et chez Pillet, imprimeur-libraire, rue Christine, n° 5.

  • Gazette de France, 25 nov. 1813, p. 4/4, Retronews

    Abécédaire historique, composé de vingt-cinq figures d’enfants costumés en guerriers, et portant les noms de 25 hommes illustres dans les armes, tels que : d’Assas, Bayard, Crillon, Gallaly, Killodar, Turenne, Vauban, Xénophon, etc. ; par M. Fréville, auteur de l’Encyclopédie grammaticale, de la Grammaire notée, et du Nouveau Traité des Participes. Un volume in-18, très bien imprimé sur beau papier. Prix : avec les figures noires, 1,50 fr. ; avec les mêmes figures coloriées, 2,25 fr. ; et pour le recevoir franc de port par la poste, 25 c. de plus. À Paris, chez Duprat-Duverger, libraire, rue des Grands-Augustins, n° 21. Et chez Pillet, imprimeur—libraire , rue Christine , n° 5.

  • Gazette de France, 8 déc. 1813, p. 4/4, Retronews

    Manuel des Frileux, ou Moyens simples de se chauffer parfaitement sans fumée, sans danger quelconque, et à peu de frais ; ouvrage économique, renfermant : 1° des Notices intéressantes sur le chauffage et les foyers des anciens, sur les cheminées et les poêles des modernes ; 2° des détails utiles sur les différents combustibles ; 3° des observations sur la durée et l’influence salubre des feux concentrés et sans rayons ; suivi de la Table d’hiver, du chauffoir ambulant, de la chaufferette de fer, et de la manière d’alimenter ces nouveaux porte-feux, très commodes pour les étudiants, les hommes de lettres et autres personnes sédentaires. Avec cette épigraphe : Incedo per ignes suppositas cineri. Par Fréville, auteur de l’Encyclopédie grammaticale et de plusieurs livres élémentaires. Un vol. in-18 Prix : 1,50 fr. et 2 fr. franc de port. À Strasbourg, chez F. G. Levrault, libraire. À Paris, cher Foucault, lib. , quai des Augnstins, n° 17 ; Janet et Colette, rue Neuve-des-Petits Champs, n° 17. Et chez Pillet, imprimeur-libraire, rue Christine, n° 5.

    Journal de Paris, 22 déc. 1813, p. 4/4, Retronews

    D’après le titre, je m’attendais à trouver dans ce petit volume une instruction complète sur la façon de se vêtir en hiver, de clore les appartement et de diriger le feu des cheminées ; mais si l’auteur s’est borné à ce dernier objet, il l’a du moins envisagé sous plusieurs points de vue et l’a traité d’une manière toute particulière.

  • Journal de Paris, 20 déc. 1813, p. 4/4, Retronews

    Le Domino des enfants et les Petits contes, rédigés par phrases de six syllabes, pour faciliter les débuts de lectures courantes ; par A. F. J. Fréville ; quatrième édition, revue et corrigée ; 1 vol. in-12, orné de 4 gravures. Prix 1,20 fr., et 1,80 fr. franc de port. À Paris, chez Genets jeune, libraire, rue de Thionville, n° 14.

  • Mercure de France, 30 déc. 1814, p. 553/612, Retronews

    Agenda des enfants, par M. Fréville ; pour l’année 1816. Un volume in-16 avec gravures. À Paris, chez A. Eymery, rue Mazarine, n°. 30. Prix : 1,25 fr., et 2 fr. par la poste. — Les parents, les instituteurs, la jeunesse, devront des éloges à l’auteur de l’Agenda des enfants ; car, de cette idée simple, ingénieuse et utile à la fois, il en résultera de très grands avantages pour tous ceux qui en feront usage. Le père ou la mère qui élèveront leur fils ou leur fille, le gouverneur chargé d’instruire son élève, l’écolier qui doit passer ses jeunes années à l’étude, tous, en un mot, applaudiront à l’idée de M. Fréville; ils consulteront l’Agenda des enfants, et les notes qui y seront inscrites seront tôt ou tard un souvenir agréable du bien qu’on a fait, ou un stimulant certain pour réparer le temps qu’on a perdu. Essayons donc de donner une courte analyse de ce petit ouvrage, qui, malgré son titre modeste, n’est pas le moins intéressant de tous ceux qui se publient jourbellement sur l’éducation, et qui, au lieu de la perfectionner, l’embarrassent dans sa marche et la gênent dans ses développements.

    M. Fréville nous apprend que sa méthode a été employée avec succès dans l’éducation morale du duc de Bourgogne. Tous les jours, toutes les heures de l’éducation de cet auguste prince, étaient consignés dans un Journal de conduite ; ce qui m’a fourni, dit M. Fréville, l’idée de mon Agenda. Il se compose de quatre tableaux. Le premier est consacré aux notes du journal de conduite; il a trois colonnes , où sont les jours du mois, le bien et le mal. Le second tableau donne le détail des bonnes actions ; le troisième, le détail des mauvaises actions ; le quatrième, les observations sur la dépense du mois. Ce dernier tableau est destiné à faire connaître aux jeunes élèves le prix et l’emploi de l’argent. M. Fréville voudrait qu’il fût donné tous les mois aux jeunes élèves un prêt, pour les accoutumer d’abord à faire quelques aumônes, puis pour leur apprendre à acheter différents petits objets d’utilité, ou servant à leurs récréations. Cette idée nous paraît neuve dans l’éducation en général, et utile aux enfants qui, devenus des hommes dans la société, ont appris de bonne heure à faire un bon emploi de leurs ressources, à les bien ménager, et prévenir ainsi ces revers de fortune, qui ne sont que trop fréquents durant le cours de la vie. [...]

  • La Quotidienne, 13 janv. 1817, p. 4/4, Retronews

    Beaux exemples de piété filiale... 1817. Cinquième édition, augmentée de la moderne Antigone, et des traits mémorables de piété filiale pendant la révolution ; par A. F. J. Fréville Volume in-12, orné d’une gravure représentant Madame Royale à sa sortie du Temple ; d’un frontispice gravé, d’un fleuron et de quatre planches offrant la gravure de douze sujets historiques. Prix : broché, 3 fr., et 4 fr. par la poste. À Paris, chez Louis, libraire, rue de Savoie, n° 6.

  • Biographie des hommes vivants, t. III, Paris, Michaud, oct. 1817, p. 184, Google

    FREVILLE (A.-F.-J.), ex professeur aux écoles centrales de Versailles, est auteur d’un grand nombre d’ouvrages sur l’éducation: I. Nouveaux essais d’éducation, ou Choix des plus beaux traits de l’histoire ancienne et moderne, 1789, 3 vol. II. Correspondance de milady Cécile avec ses enfants, ou Recueil de lettres relatives aux études, aux mœurs et aux jeux de la jeunesse des deux sexes, 1795, in-8 ; 1802, in-12. III. Le domino-mentor, ou Moyen d’enseigner par l’attrait du jeu à plusieurs disciples à la fois les lettres, les chiffres, les nombres et la lecture, 1795, in-8 ; 1802, in-18 ; 4e édit., 1813. IV. Histoire des chiens célèbres, entremêlée de notices curieuses sur l’Histoire naturelle, 1796, 2 vol. in-18; 1808, 2 vol. in-12, avec 9 gravures. V. Les contes jaunes, ou Le livre de l’enfance, 1797, in-16; 1802, in-12; 1803, in-18. VI. Les jeux, les fables et les maximes pour enseigner la lecture et la morale aux enfants, 1799, in-8. VII. La pirouette instructive, ou Jeu d’alphabet de symboles joint au livre des fables les et des jeux, 1800, in-8. VIII. Principes élémentaires d’orthographe française, suivis de jeux de fiches orthographiques, 1800, in-8°. IX. La vie des enfants célèbres, 1803, 2 vol. in-12; 1810, 2 vol. in-12. X. Beaux exemples de piété filiale et de concor. de fraternelle, 1803, in-12; 5e édit., 1817. XI. La grammaire notée, ou Les parties du discours démontrées par des signes analytiques qui ne laissent aucun doute sur les principes, la syntaxe et l’orthographe des participes français, 1803, in-12. XII. Les vers homonymes, suivis des homographes, 1804, in-12 ; 1810, in-12. XIII. Le courrier alphabétique, 1804, in-12. XIV. Le courrier grammairien, 1804, in-12. XV. Le courrier encyclopédique, ou Le petit jeu de tout un peu, 1804, in-12. XVI. Encyclopédie grammaticale, 1810, in-12, fig. XVII. Manuel des frileux, 1813, in-18. XVIII. Agenda des enfants, 1815, in-18.

    Un autre Fréville a donné, 1° Hydrographie de la mer du sud, 1774, 2 vol. in-80. 2° Voyage agronomique, 1774, 2 vol. in-8. C’est une traduction de quelques voyages d’Arthur Young, qui trouva cette traduction si peu ressemblante à l’original, qu’il ne s’y reconnut pas lui-même. 3° Voyage dans la mer du Sud par les Espagnols, etc., trad. de Dalrymple, 1774, in-8. (Voy. la Biograph. univers., au mot Dalrymple), etc. etc.

  • La Quotidienne, 22 juil. 1819, p. 4/4, Retronews

    Les chiens célèbres, 3e édition, augmentée de traits nouveaux et curieux sur l’instinct, les services, le courage, la reconnaissance et l’admirable fidélité de ces animaux ; par M. Fréville. Un vol. in-12 , imprimé avec soin, orné d’une très-belle gravure, et de 22 figures représentant les principales espèces de chiens. Prix : broché, 3 fr. ; et port franc, 4 fr. À Paris, chez François Louis, libraire, rue Hautefeuille , n° 10 ; et chez Ladvocat, libraire, au Palais-Royal.

  • L’Indépendant, 14 févr. 1820, p. 3/4, Retronews

    Le libraire Janet, rue Saint-Jacques, n° 59, vient de publier un ouvrage intitulé : Correspondance grammaticale, ou lettres familières pour exercer la jeunesse à l’orthographe française et au style épistolaire, suivie de lignes lithographiques et d’une grammaire en exemples, par M. Fréville. Un fort volume in-12, orné de figures. Prix : broché, 3,50 fr. ; relié en basane, 4,50 fr.

  • Biographie nouvelle des contemporains, ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers, t. VII, 1822, p. 359, Gallica

    FRÉVILLE (A. F. J.), ancien professeur aux écoles centrales de Versailles, peut être considéré comme l’un des plus féconds parmi les écrivains qui ont publié des ouvrages sur l’instruction des enfants. Si ce genre de travail ne conduit pas toujours ses auteurs à l’immortalité, on ne peut disconvenir néanmoins qu’il ne soit très-utile. Nous pourrions citer de M. Fréville une vingtaine d’ouvrages plus ou moins intéressants, parmi lesquels on distingue : — Nouveaux essais d’éducation, ou Choix des plus beaux morceaux de l’histoire ancienne et moderne, 1789, 3 vol. in-12 ; — Correspondance de mylady Cécile avec ses enfans, ou Recueil de lettres relatives aux études, aux mœurs et aux jeux de la jeunesse des deux sexes, 1795, 1802, in-12 et in-8° ; — Le Domino-Mentor, ou Moyen d’enseigner par l’attrait du jeu, à plusieurs disciplines à la fois, les lettres, les chiffres, les nombres et la lecture, 1793, 1802, 1815, in-8°, in-12, in-18 ; — Histoire des chiens célèbres, entremêlée de notices curieuses sur l’histoire naturelle, 1796, 2 vol. in-18, avec 9 gravures ; 1808, 2 vol. in-12 ; — Les Jeux, les Fables et les Maximes pour enseigner la lecture et la morale aux enfans, 1799, in-8° ; — Principes élémentaires d’orthographe française, suivis de jeux de fiches orthographiques, 1800, in-8° ; — Vie des enfans célèbres, 1805, 2 vol., in-12 ; 1810, 2 vol. in-8° ; — Beaux exemples de piété filiale et de concorde fraternelle, 1803, in-12 ; 2e édition, 1817 ; — La Grammaire notée, ou les Parties du discours démontrées par des signes analytiques qui ne laissent aucun doute sur les principes de la syntaxe et l’orthographe des participes français, 1815, in-12 ; — Le Courrier encyclopédique, ou le petit jeu de tout un peu, 1810-1815, in-12, avec gravures.

  • Journal des débats politiques et littéraires, 4 nov. 1828, p. 3/4, Retronews

    Les chiens célèbres, troisième édition, augmentée de traits nouveaux et curieux sur l’instinct, les services, le courage, la reconnaissance et la fidélité de ces animaux ; par M. Fréville. Un vol. in-12, orné de jolies gravures. Prix : 3 fr., et 3,75 fr. par la poste. Cet ouvrage, plus moral, plus sérieux, plus savant même que le titre ne l’annonce, doit obtenir l’accueil du public, car il instruit en amusant.

    Nombreux encarts.

  • Le Constitutionnel, 5 janv. 1829, p. 4/4, Retronews

    Les feux couverts concernant, 1° l’invention d’une table d’hiver et d’étude ; 2° la chaufferette des ménages, coffret de tête à foyer isolé et formant au besoin un joli réchau de table, un bon cbauffe-pieds, une bassinoire, puis un feu de voyage. Son feu, gradué à volonté, chauffe très bien les personnes et leurs aliments. On y fait cuire différents mets ; le riz surtout y est délicieux. Propice, en outre, aux personnes délicates ou malades, ce porte-feu, très-économique, ne consomme guère dans l’année que pour 10 fr. de combustible brûlant sous la cendre, sane nul danger, même au milieu des papiers ou de la toile. Il se trouve, ainsi que le traité des feux-couverts, chez M. Fréville, auteur des Merveilles de l’instinct et de la nature, de l’Histoire des chiens célèbres, des passe-temps et des dominos instructifs, etc., etc. Prix du traité : 1,50 fr. (Affranchir les lettres.)

    Le Constitutionnel, 16 janv. 1829, p. 4/4, Retronews

    Dans une annonce du 5 de ce mois, concernant les feux couverts, l’invention d’une table d’hiver et d’étude, puis la chaufferette des ménages, l’adresse de l’auteur a été oubliée. M. Fréville, que le ministre du commerce a honoré, le 16 décembre dernier, d’une lettre relative au nouveau mode de chauffage, demeure rue Saint-Louis, n. 27. Prix du traité : 1,50 fr. ; prix de la chaufferette y qui est à foyer isolé et d’une utilité éprouvée, à demeure comme en voyage : 15 f. (Affranchir.)

  • La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique, t. III, 1829, p. 213-214, Gallica

    FRÉVILLE (A.-F.-J.), traducteur et auteur d’ouvrages d’éducation. [Puis longue bibliographie classée par ordre alphabétique.]

  • Le Constitutionnel, 3 févr. 1830, p. 4/4, Retronews

    Les Feux de poussier couverts, et manière de disposer ce combustible peu coûteux, soit pour la cuisson des aliments, soit pour chauffer les personnes et même une pièce sans cheminée. — Outre l’accueil du public, le traité des feux couverts a méritè à l’auteur des lettres honorables de deux ministres, MM. de Vatimesnil et de Saint-Cricq. Nous pouvons l’assurer ici, d’après dix-huit années d’expérience : tels sont les effets de ce chauffage simplifié qu’au défiaut de bois et de charbon, nul désormais n’aura à redouter le froid le plus rigoureux. Prix du traité : 1,50 fr. Chez M. Fréville, inventeur de la Table d’hiver et d’étude, auteurs des Beaux traits du jeune âge, de la Vie des enfants célèbres, des dominos instructifs, etc., etc., rue Saint-Louis, n. 27, au Marais, où l’on trouve les pommiers à soupape et les chauffrettes dites de ménages, porte-feu d’une chaleur facilement graduée et formant au besoin un réchaud de table, un petit poêle de bureau, une bassinoire, puis un bon chauffe-pieds à demeure, ainsi qu’en voyage. Le prix des pommiers est de 4 fr., celui des chauffrettes est de 12 à 15 et 18 fr. (Affranchir.)

  • Le Constitutionnel, 24 août 1831, p. 4/4, Retronews

    Les Dominos instructifs, dédiés aux élèves studieux en vacances ; 2e édition augmentée du millionnaire moraliste, de la partie des jeunes grammairiens, et de cent-dix quatrains analytiques, par M. Fréville, auteur de la Correspondance grammaticale, des Beaux Traits du jeune âge, de la Vie et du Panthéon des enfants célèbres, etc. Prix: 1,50 fr., rue Saint-Louis, maison des Bains, au Marais, chez l’inventeur des Tables d’hiver et des Chaufferettes des ménages. (Affranchir.)

  • Louis Tuetey, Procès-verbaux de la Commission temporaire des arts, t. II, Paris, Imprimerie nationale, 1917, p. 250, Gallica

    Une demande d’emploi par le citoyen Fréville, auteur de plusieurs ouvrages sur l’instruction, est renvoyée à la bibliographie.

    Fréville (Anne-François-Joachim), né à Paris en 1749, mort en 1832, précepteur des enfants du duc de Luxembourg, puis professeur de belles-lettres à l’École centrale de Seine-et-Oise ; il est l’auteur d’un nombre considérable d’ouvrages d’éducation, notamment de La Vie des enfants célèbres, des Beaux traits du jeune âge, des Éphémérides de l’humanité, sans compter plusieurs traductions de livres anglais.

  • Émile Campardon, Le Tribunal révolutionnaire de Paris, t. II, Paris, Plon, 1862, p. 421, Google

    Liste de toutes les personnes traduites au tribunal révolutionnaire.

    Explication des abréviations: † signifie condamné à mort. Acq., acquitté. Lib., mis en liberté par la Chambre du conseil. S. prof., sans profession. Acq. et dét., acquitté et détenu jusqu’à la paix comme suspect. Dép., déportation. Récl., réclusion. Dét., détention. Cons., conseiller. Comm., Commune. Si le lecteur s’étonnait du nombre relativement considérable des acquittements qu’il rencontrera, qu’il prenne la peine de regarder la date de ces acquittements, et il verra que la majeure partie est postérieure au 9 thermidor an II, et qu’à cette époque Fouquier-Tinville, Dumas, Coffinhal, les juges sanguinaires et les jurés prétendus patriotes ne faisaient plus partie du tribunal révolutionnaire réorganisé le 14 du même mois. Pour les noms des personnes nobles qui sont précédés d’une particule et qu’on ne trouvera pas à la lettre initiale du mot, il faut les chercher à la lettre initiale de la particule. J’ai mis tous mes soins à substituer à l’orthographe révolutionnaire qui de la particule et du mot ne faisait qu’un seul et même nom, l’orthographe véritable, mais malgré toute mon attention il a pu m’échapper quelques erreurs, et c’est pour ne pas être accusé d’oubli ou d’inexactitude que je donne au lecteur cet avertissement, dont l’application sera fort rare, je le crois du moins.

    [...] FRÉVILLE (Anne-François-Joachim), instituteur. Acq. 15 floréal an II (4 mai 1794).

    Henri Wallon, Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris, t. III, Paris, Hachette, 1881, p. 484, Google

    15 (4 mai). — Choiseul-Labaume, etc. Voy. p. 376. Durand, Lacroix, Saintenoy, etc. Voy. p. 380. — Acquittés dans cette affaire : Marie-Anne Dupressoir, femme de Jean-Baptiste Meurine, Anne-François-Joachim Fréville et Paul Pinson : propos ; et Toussaint Bluet, étapier : infidélités. La femme Meurine n’étant pas censé jouir de sa raison dut être gardée dans une maison de détention jusqu’à ce qu’il en fût autrement ordonné.

    Henri Wallon, Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris, t. VI, Paris, Hachette, 1882, p. 320, Google

    FRÉVILLE (Anne-François-Joachim), acq. 15 floréal an II; III, 484.

    FRÉVILLE (Anne-Françoise), acq. 15 floréal an II; III, 382.

  • Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 8, Paris, 1872, p. 823, Gallica

    FRÉVILLE (Anne-François-Joachim), littérateur, né à Paris en 1740, mort en 1832. Grâce à des études assidues, il devint un bon latiniste, fut chargé de plusieurs éducations particulières, notamment de celle des deux fils du duc de Luxembourg, en 1785, et employa une partie de son temps à composer des ouvrages pour la jeunesse. Devenu suspect sous la Terreur, il fut traduit devant la tribunal révolutionnaire, et acquitté après une assez longue détention. Lors de la création des écoles centrales, Fréville devint professeur de belles lettres à l’école de Seine-et-Oise, et renonça à l’enseignement public à l’époque de la réorganisation de l’Université. C’était un homme de mœurs douces et simples, d’un caractère libre et indépendant, dépourvu de toute ambition, et qui faisait aimer la vertu en la pratiquant lui-même. Comme professeur, il s’attacha à aplanir les difficultés de la langue française, et composa une grammaire simplifiée avec un bon vocabulaire d’homonymes et d’homographes. Comme écrivain, il a laissé un grand nombre d’ouvrages pour la jeunesse. Outre trois volumes sur l’éducation, nous citerons l’Alphabet personnifié, la Lecture par images, le Domino des enfants, les Contes jaunes et les Passe-temps instructifs, l’Agenda des enfants, Nouveaux essais d’éducation, les Lectures poétiques, la Correspondance grammaticale, les Beaux exemples de piété filale, la Vie et le Panthéon des enfants célèbres, les Beaux traits du jeune âge, les Merveilles de l’instinct, les Chiens célèbres, les Feux couverts ou Manuel de chauffage économique, et divers autres ouvrages que la perte de la vue ne lui permit pas d’achever.

  • La grande encyclopédie, t. 18, Paris, Larousse, 1885, p. 159, Google, Paris, Lamirault, 1893, p. 159, Google

    FRÉVILLE (Anne-François-Joachim), publiciste français, né à Paris en 1749, mort en 1832. Précepteur des enfants du duc de Luxembourg, il devint professeur de belles-lettres à l’école centrale de Seine-et-Oise. Il a donné un nombre considérable d’ouvrages d’éducation et plusieurs bonnes traductions de l’anglais, notamment de Young, de Mortimer, de Dalrymple, du capitaine Cook, etc. Nous citerons de lui : Abécédaire historique (Paris, 1813, in-18); les Chiens célèbres (1813, in-12, plus. éd.) les Contes jaunes (1796, in-16, plus. édit.); Éphémérides de l’humanité (1789, 2 vol. in-8) ; Hydrographie de la mer du Sud (1774, 2 vol. in-8); Manuel des frileux (1813, in-18); Vie des enfants célèbres (2 vol. in-12, nombr. édit.); Beaux Traits du jeune âge (1813, in-12, plus. édit.).

  • Procès-verbaux du Comité d’instruction publique de la Convention nationale, t. VII (table), Paris, Imprimerie nationale, 1891, p. 451, Archive

    FRÉVILLE, homme de lettres, auteur de l’Exposition des droits de l’homme, etc. — Présente au C. un petit ouvrage, Domino-Mentor, ou moyen d’enseigner par le simple attrait du jeu, etc. : envoi au jury des livres élémentaires, 28 thermidor an III (15 août 1795), VI, 544. — Sa demande d’être inscrit parmi les gens de lettres à récompenser est renvoyée à la 2e section, pour être représentée lors de la discussion d’une nouvelle liste de récompenses, 6 vendémiaire an IV (28 septembre), 722. — Parmi les 5 pièces que la Commission chargée d’examiner les papiers trouvés chez les conspirateurs adresse au C. et que celui-ci renvoie à la 1re section, il y a un Mémoire sur l’instruction, par Fréville, 26 vendémiaire (18 octobre), 803. — Porté sur la liste du tiers-électeur de l’Institut national présentée au C. le 1er brumaire (23 octobre) par Lakanal ; le 29 brumaire (20 novembre), le Directoire l’élimine, 833, 838, 839.

    Il y a encore amalgame entre les deux Fréville, le nôtre (auteur du Domino-Mentor, et l’économiste/traducteur, auteur de l’Exposition des droits de l’homme.... C’est le second qui est proposé et refusé sur la liste du tiers-électeur, section économie politique.

    Procès-verbaux du Comité d’instruction publique de la Convention nationale, t. VI, Archive

    (p. 544) 468e séance. Du 28 thermidor an III (15 août 1795). [...] Le citoyen Fréville présente au Comité un petit ouvrage de sa composition intitulé Domino-Mentor, ou moyen d’enseigner par le simple attrait du jeu, suivi de l’Abrégé de l’histoire d’Émilien. Le Comité en arrête l’envoi au jury des livres élémentaires.

    (p. 722) 498e séance. Du 6 vendémiaire an IV (28 sept. 1795). [...] Le Comité renvoie à la deuxième section, pour être représentées lors de la discussion d’une nouvelle liste de récompenses nationales, les pétitions : 1° du citoyen Vidal, élève de l’École normale, auteur des Géorgiques de Virgile, d’Horace, Quinte-Curce, Cornélius Népos, etc., traduits à la manière de Dumarsais; 2° du citoyen Fréville, homme de lettres, auteur de l’Exposition des droits de l’homme et du citoyen, etc. (Remis à la deuxième section.)

    (p. 804) 507e séance. Du 26 vendémiaire an IV (18 octobre 1795). [...] Le Comité renvoie à la première section une liasse contenant différentes pièces trouvées chez Barère, Osselin et Anacharsis Cloots, et adressées par la Commission chargée d’examiner les papiers trouvés chez les conspirateurs : 1° Arithmétique du calendrier français, par Romme; 2° État général des médailles anciennes et modernes [...]; 3° Mémoire sur l’instruction, par le citoyen Fréville; 4° Notice du travail affecté à chacune des quatorze sections du Comité d’instruction publique; 5° Notice des rapports du Comité d’instruction publique qui n’ont point été discutés à l’Assemblée nationale.

  • Sur l’ouverture de l’École centrale de Seine-et-Oise : E. Coüard, Installation et ouverture, à Versailles, de l’École centrale du département, 1795-1796 (séance du 3 nov. 1894), dans Mémoires de la Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, t. 19, Versailles, 1895, p. XII-XXVIII., Gallica

    (p. XIX) François Fréville, pourvu de la chaire de belles-lettres, avait aisément réuni les suffrages du jury central, qui avait vu en lui un homme de lettres dont le talent était constaté par divers ouvrages de littérature et de morale, et qui exerçait avec distinction et succès ce art si utile depuis plus de quinze ans.

    (p. XX) L’inauguration cependant ne se fit pas au jour indiqué et dut être remise au 1er messidor (19 juin). La cérémonie officielle eut lieu au Palais [Palais National de Versailles], dans la salle des Gardes. [...] C’était l’ouverture solennelle, à laquelle allait succéder, le 9 juillet 1796, l’ouverture active. Mais, comme à cette époque de l’année on songe plutôt à prendre des vacances qu’à se remettre au travail, les cours durèrent seulement quelques semaines et ne se prolongèrent pas au-delà du 17 août. 52 élèves avaient suivi le cours de dessin, 30 celui d’histoire naturelle, 60 celui de langues anciennes, 50 celui de mathématiques, 20 celui de grammaire générale, 10 celui de belles-lettres. Aucun ne s’était fait inscrire pour le cours d’histoire ; celui de législation n’avait pu commencer faute de professeur ; enfin l’absence de machines et d’instruments avait contraint le professeur de physique et de chimie d’ajourner ses leçons. Les mêmes inconvénients ne devaient pas se reproduire à la rentrée, dont la date était fixée au 1er brumaire an V, 22 octobre 1796.

  • M. J. Guillaume, Collection de documents inédits sur l’histoire de France, t. VI, Paris, 1907, p. 544, Google

    Procès-verbaux du comité d’instruction publique de la Convention nationale. Quatre cent soixante-huitième séance. Du 28 thermidor an 111. [15 août 1795.] [...] Le citoyen Fréville présente au Comité un petit ouvrage de sa composition intitulé Domino-Mentor, ou moyen d’enseigner par le simple attrait du jeu, suivi de l’Abrégé de l’histoire d’Émilien. Le Comité en arrète l’envoi au jury des livres élémentaires.

  • Sur sa révocation de l’École centrale de Seine-et-Oise : Aimé Godart, L’école centrale de Seine-et-Oise, dans Revue de l’histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, 1910, p. 139 et suiv., Gallica

    (p. 139) Le professeur de belles-lettres, Fréville, âgé de quarante-sept ans, était un littérateur de talent. Il avait été précepteur des enfants du duc de Luxembourg. Il a écrit un nombre considérable d’ouvrages d’éducation et plusieurs bonnes traductions de l’anglais, notamment de Young, de Mortimer, de Dalrymphe, du capitaine Cook. Plusieurs de ses ouvrages ont été réimprimés à diverses reprises ; la Vie des Enfants célèbres, entre autres, a eu de très nombreuses éditions. Son succès s’est prolongé jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle.

    (p. 141) Des neuf professeurs dont nous venons d’exposer les titres, trois quittèrent l’Ecole avant sa fermeture. [...] Fréville, professeur de belles-lettres, qui, pour des raisons que nous allons faire connaître, fut destitué en 1799 et remplacé par Leuliette. [...] L’affaire Frévilte se trouve amorcée par la lettre suivante, adressée le 29 brumaire an V (19 novembre 1796) par le citoyen Rochepont, professeur de grammaire générale et président du Conseil de l’Ecole centrale, aux administrateurs du département de Seine-et-Oise.

    On lui repproche notamment son absentéisme et son arrangement avec un Lavau pour se faire remplacer. Extrait de la lettre de Rochepont qui, entre autres, réclame que Fréville ne soit plus autorisé à s’absenter :

    (p. 143) Je savais en outre, et j’en ai des preuves irréfragables, que le citoyen Fréville exerce à Paris l’état d’instituteur, et qu’il y est principalement chargé de l’institution d’une pension de jeunes citoyennes ; je savais que, comptant peu sur l’établissement de l’École centrale de Versailles, il voulait, en attendant qu’il fût assuré, se ménager et sa place à Paris, et celle de professeur à Versailles ; je savais qu’il était convenu avec le citoyen Lavau, professeur de langues anciennes, son remplaçant, de partager son traitement, et de ne paraître à Versailles que quelquefois, pour, sous le prétexte d’une maladie feinte, retourner peu de jours après à Paris.

    Fréville est maintenu. Deux ans plus tard, lettre du ministre François de Neufchâteau (17 sept. 1798) suite aux accusations contre la Vie des enfants célèbres, comme renfermant des détails louangeurs et déplacés relativement au petit Capet, mort dans la prison du Temple. Le crime est grave, et la seule indulgence trouvée est le choc de sa comparution devant le tribunal révolutionnaire en 1794. Son absentéisme est rappelé en P. S. :

    (p. 146) P.-S. Je dois vous rappeler en outre que ce professeur s’est déjà rendu coupable d’absences prolongées et non autorisées dont sa classe a dû se ressentir.

    Mais le jury central maintient Fréville. Le ministre réécrit le 28 vendémiaire (19 octobre) en expliquant que le jury n’a pas compris son intention. Fréville comparaît le 8 brumaire an VII (29 oct. 1798) devant l’Administration centrale, qui cette fois rend au ministre un avis défavorable. Le 5 nivôse (25 déc.) celui-ci exige son remplacement.

  • La Cité : bulletin de la Société historique et archéologique du IVe arrondissement, 1932, p. 253, Gallica

    Avant la Révolution, la plupart des maisons de la rue de la Cerisaie appartenaient aux établissements religieux ; les unes, du côté du nord (des numéros pairs actuels) au Couvent de la Visitation de Sainte-Marie ; les autres, au sud (numéros impairs actuels) au Couvent des Célestins. Ces communautés dissoutes, leurs immeubles furent saisis et vendus aux enchères comme propriétés de la Nation. Nous relevons dans le sommier des biens nationaux la vente des maisons numérotées à la Révolution 4, 7, 8, 9, appartenant à la Visitation, le n° 4 correspondant au n° 20 actuel, les 7, 8 et 9 ont été démolis pour le percement du boulevard Henri IV. De l’autre côté, douze maisons appartenant aux Célestins étaient indiquées avec les numéros se suivant de 21 à 32; celles de 21 à 25 ont été démolies pour le tracé du boulevard Henri IV ; les 7 autres subsistent. La plus importante de ces dernières était louée à M. de Montsuze, (n° 29 à la Révolution, 20 actuellement), elle fut vendue 55.000 fr. ; celle au n° 30 (actuellement 27) était occupée par M. Paris de Tréfonds, ex-conseiller au Parlement. Le n° 27 (actuellement 21, coin du boulevard Henri IV) avait pour locataire Mme Bailly de Guillardon et fut vendu à Mme Isabelle Rochard de Gravide, épouse de Lefournier de Wargemont, maréchal de camp. La maison n° 26 était occupée par Mme de Prassigny. La maison n° 31 (actuellement 29) fut vendue le 24 décembre 1791, moyennant 10.700 fr. au citoyen François Fréville, instituteur ; lequel fut l’auteur d’un ouvrage qu’on donna beaucoup aux élèves dans les distributions de prix, La Vie des Enfants célèbres.

  • Albert Soboul, Audience des lumières. Classes populaires et rousseauisme sous la révolution, dans Annales historiques de la Révolution française, année 1962, p. 437, Persée

    En octobre 1793, la section parisienne de l’Arsenal et la société populaire de l’Harmonie sociale demandèrent vu l’insuffisance des presses pour éclairer le peuple, l’organisation d’une publicité vocale, par le moyen d’un journal fait exprès pour le peuple et lu jusque dans les villages par les fonctionnaires publics et les lecteurs publicistes(*). Si la pétition de l’Arsenal ne fut pas retenue par les autorités qui se défiaient des orateurs populaires, les lectures publiques n’en continuèrent pas moins dans les rues et sur les chantiers jusqu’en l’an III.

    (*) Bibliothèque nationale, Mss, Nouvelle acquisitions françaises 2713, f. 189 ; Journal de la Montagne, 22e jour, 1er mois an II (13 octobre 1793).

  • Hans-Christian Harten, Les Écrits pédagogiques sous la Révolution, 1989, p. 85, Persée

    634. FREVILLE (Anne-François-Joachim). Insuffisances de nos presses pour éclairer le peuple, et urgence d’un nouveau mode de publicité vocale et d’instruction auriculaire... Paris : 1793. 15p.

  • Revue de la Bibliothèque nationale, n° 47 à 49, 1993, p. 13, Google

    Anne-François-Joachim Fréville (1750 – mort après 1831) est un représentant parfait de ces Rousseau du ruisseau : élevé chez les Oratoriens, il s’enthousiasme pour la pédagogie rousseauiste au point d’appeler ses fils Émile et Émilien. À l’époque où les projets d’éducation nationale quasi utopiques se multiplient et remplacent les classiques traités d’éducation, il rédige un Projet de Lycée des Émiles ou plan d’éducation nationale propre à former les jeunes gens au talent de la parole, à l’étude de l’histoire, au goût des langues étrangères, et surtout à la pratique des mœurs (1790).

    Jacobin repenti, ou tout simplement prudent, après Thermidor, il parvient, avec la protection de Barras, à se faire nommer professeur de Belles-Lettres à l’École centrale de Versailles. Son premier ouvrage, Vie et mort républicaine du petit Émilien, Paris, An II, est très jacobin. Il est suivi quelques années plus tard par Vie des enfants célèbres ou les modèles du jeune âge, suivis des plus beaux traits de piété filiale, pour servir de lecture et d’instruction à la jeunesse, Paris, An VI (réimprimé en 1818, 1824, 1836 et 1841), puis par Beaux traits du jeune âge, suivis de l’histoire d’Angela et du Panthéon des enfants célèbres, Paris, 1813 (réimprimé en 1825, 1836, 1838 et 1841).

    On met l’accent sur la vertu plus que sur les connaissances, et les enfants proposés en exemple sont plus sages que savants. Conscience vaut mieux que science, estime-t-on désormais. Ce parti pris moralisateur, qui figurait déjà, mais comme une innovation, en 1740 chez l’abbé de Saint-Pierre, est désormais la règle, sans doute parce que les Panthéons d’enfants célèbres, distribués comme livres de prix (rappelons que Balzac cite Fréville dans Louis Lambert), ont pour but d’édifier la foule nombreuse et inégalement douée des collégiens et non plus de susciter l’émulation chez l’élève unique d’un précepteur, comme c’était le cas au temps d’Adrien Baillet, qui rédigea son Des enfants devenus célèbres par leurs études ou par leurs écrits (1688) pour son élève Guillaume de Lamoignon.

    Les auteurs de ces recueils, qui, nous l’avons dit, n’appartiennent plus à une République des Lettres dont l’existence touche à sa fin, sont à la recherche de l’édifiant, du larmoyant et du sensationnel. D’exceptionnellement érudit, l’enfant devient simplement exemplaire ; de prodige que l’on admire, il se métamorphose en phénomène que l’on montre. L’anecdotique l’emporte. Est-ce un hasard si Fréville publie une Histoire des chiens célèbres en 1796, Nougaret une Histoire des animaux célèbres en 1810 et Caboche-Demerville, Les animaux célèbres, intelligents et curieux en 1844 ? Nous ne le croyons pas.

  • Françoise Huguet, Les Livres pour l’Enfance et la Jeunesse de Gutenberg à Guizot, 1997, p. 388-389, Persée

    FRÉVILLE Anne François Joachim. Né, peut-être dans la région parisienne, en 1749. Mort en 1832. Instituteur, précepteur, il s’occupe notamment de l’éducation des deux fils du duc de Luxembourg en 1785, maître de pension, commissaire de la section Arsenal. Nommé en mai 1796 professeur de belles-lettres à l’école centrale de Versailles.

    Autres ouvrages pour la jeunesse : Correspondance de Mylady Cécile avec ses enfants, 1795. — Domino Mentor, ou moyen d’enseigner, par le simple attrait du jeu, à plusieurs disciples à la fois, les lettres, les chiffres, les nombres et la lecture ; invention qui peut être d’un grand soulagement pour les instituteurs, et utile aux bons pères qui peuvent instruire eux-mêmes leurs enfants, 1795. — Jeu d’alphabet, de chiffres et de symboles, pour donner aux enfants les premières notions des lettres, des chiffres et de la morale, avec une pirouette, an VII. — Les Jeux, les fables et les maximes pour enseigner la lecture et la morale aux enfants avec une pirouette, 1798. — Lectures poétiques, morales et descriptives sur la religion, les mœurs, l’histoire, les beaux-arts et les productions de la nature, 1810. — Nouveaux essais d’éducation ou choix des plus beaux traits de l’histoire ancienne et moderne [...] entremêlés de dialogues, d’anecdotes, de fables et de contes, 1789. — Vie et mort républicaines du petit Émilien, suivie de moralités instructives, du jeu de la pirouette géographe, de celui de l’alphabet, et de l’apologue du decadi, pour servir à l’instruction des enfants, an II. — Vies des enfans célèbres, ou les modèles du jeune âge, suivis des plus beaux traits de la piété filiale, pour servir de lecture et d’instruction à la jeunesse, an VI-1798.

    Autres ouvrages qui se trouvent chez A. Eymery : Le Courrier alphabétique, premier jeu élémentaire du jeune âge, suivi du Courrier des devises grande feuille (de 18 pouces carrés) collée sur un carton, représentant près de cent jolis sujets de gravure de tous genres, avec une instruction de plusieurs feuilles d’impression. — Le Courrier grammairien, second jeu élémentaire du jeune âge, pour donner les premières notions de la grammaire française, grande feuille de même dimension que la précédente, avec autant de sujets de gravure et une instruction. — Le Courrier encyclopédique, ou le petit jeu de tout un peu, pour amuser utilement la jeunesse pendant les récréations pluvieuses ; grande feuille de même dimension que la précédente, avec autant de sujets de gravure, et une instruction. N.B. Ces jeux se jouent également par le moyen d’un pion ou courrier et de deux dés à points. On trouve aussi à la même librairie, les Jeux instructifs ; son Alphabet personnifié ; sa Lecture par images. Ces deux derniers ouvrages renferment 75 figures qui, réunies en trois boîtes forment trois jeux nouveaux intitulés Jeux de figures en action pour amuser utilement les enfans pendant les congés pluvieux. Les Contes jaunes. — La Piété filiale. — Les Lectures poétiques. On lui doit encore : Lycée des Émiles, ou plan d’éducation nationale, propre à former les jeunes gens au talent de la parole, à l’étude de l’histoire, au goût des langues étrangères, et surtout à la pratique des mœurs. — Paris : l’auteur, 1790. — Merveilles de l’instinct et de la nature, ou notices curieuses, morales et instructives, tirées de l’histoire naturelle pour donner le goût des bonnes lectures à la jeunesse, troisième édition. — Paris : Janet, 1821.

Bibliographie de l’autre Fréville, le traducteur

  1. Le Nœud gordien (Elizabeth Griffith), trad. de l’anglais

    Londres (mais plus probablement Paris), 1770, 4 vol. in-12. D’après Le Siècle des lumières. Traduction anonyme attribuée à Fréville (permission tacite du 9 août 1770 probablement accordée au traducteur).

  2. Journal d’un voyage autour du monde en 1768, 1769, 1770, 1771, trad. de l’anglais par M. de Fréville

    Paris, Saillant et Nyon, 1772, 3 vol., Gallica

    [Également Supplément au voyage de M. de Bougainville (Joseph Banks, Daniel Solander)]

  3. Relation des voyages entrepris par ordre de Sa Majesté Britannique : Byron, Carteret, Wallis, Cook (John Hawkesworth), trad. de l’anglais par M. de Fréville

    Paris, Saillant et Nyon / Panckoucke, 1774, 4 vol.

  4. Voyages dans la mer du Sud par les Espagnols et les Hollandais (Alexander Dalrymple), trad. de l’anglais par M. de Fréville

    Paris, Saillant et Nyon / Pissot, 1774.

  5. Voyage agronomique (Arthur Young), précédé du Parfait premier, trad. de l’anglais par M. de Fréville

    Paris, Panckoucke, 1774, 2 vol. in-8.

  6. Histoire des nouvelles découvertes faites dans la mer du Sud en 1767, 1768, 1769 et 1770, rédigé d’après les dernières relations par M. de Fréville

    Paris, Dehansy le jeune (rue Saint-Jacques), 1774, 2 vol. in-8, avec une carte de M. de Vaugondy.

  7. Arithmétique politique, adressée aux sociétés économiques établies en Europe (Arthur Young), trad. de l’anglais par M. Fréville

    La Haye, Gosse, 1775, 2 vol. in-8.

    Repris en recueil : Paris, Meurant, 1797, 2 vol. (avec le Traité de l’utilité des grandes fermes et l’Essai sur l’état présent de l’agriculture des îles britanniques d’Arbuthnot).

  8. Les Droits de la Grande-Bretagne, établis contre les prétentions des Américains, pour servir de réponse à la déclaration du congrès général ; trad. de l’anglais sur la 2e éd. par M. Fréville

    La Haye, Gosse, 1776, 1 vol. de 98 p.

  9. Réponse à la déclaration du Congrès américain (John Lind), trad. de l’anglais par M. Fréville

    La Haye, Gosse, 1777, 1 vol. de 205 p.

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