Adrien Harmand (1857–1948)
Chronologie
1857
- 10 fév.
Naissance d’Adrien Harmand, deuxième fils d’Alphonse Harmand (36 ans, inspecteur des Finances) et de Rachel Compaignon de Flosville (33 ans), famille de la bourgeoisie parisienne.
Fratrie : Philippe-Gaston (1855), Philippe-Adrien (1857), Philippe-Eugène-René (1860) et Marie (1864).
La famille Compaignon de Flosville, issue de la vieille bourgeoisie chartraine, possède alors le château de Beauregard, à La Bazoche-Gouet (Eure-et-Loir).
1866
(8 ans)-
Son père est promu inspecteur général des Finances.
1868
(11 ans)- 16 aoû.
Son père est fait officier de la Légion d’honneur.
1874
(17 ans)- jul.
En fin de seconde au collège Stanislas, il obtient un 2e accessit de dessin au Concours général.
Le peintre George-Daniel de Monfreid, futur ami et confident de Gauguin, y obtient le 3e accessit.
1876
(19 ans)- oct.
Il commence sa formation artistique, probablement à l’école de dessin de Chassevent-Bacque, rue du Marché-Saint-Honoré. Il suit aussi des cours à l’atelier privé d’Alfred Stevens, alors l’un des peintres les plus en vue de Paris.
1880
(22 ans)-
Il envoie un premier tableau au Salon : Un mauvais dé !
Admis à l’École des beaux-arts, il entre dans l’atelier du peintre Jean-Léon Gérôme.
1881
(24 ans)- 24 mai
Il épouse à Paris Adélaïde Piétri (23 ans), fille d’un médecin militaire corse.
1882
(24 ans)-
Il expose au Salon : En attendant le coche.
1883
(25 ans)-
Il expose au Salon : Un volontaire d’un an.
1885
(27 ans)-
Il expose au Salon : À la visite, qui lui vaut une
mention honorable
. 1886
(29 ans)- 1er sep.
Naissance de sa fille Françoise à Paris.
1888
(31 ans)- 25 jul.
Naissance de sa fille Madeleine à Paris.
La famille quitte le domicile paternel parisien pour s’installer dans le château maternel de Beauregard, à La Bazoche-Gouet. Adrien Harmand semble avoir dès lors renoncé à la peinture.
1891
(33 ans)- 8 jan.
Harmand devient membre de la Société archéologique d’Eure-et-Loir, introduit par son président, l’historien Lucien Merlet, et par l’abbé Pardos, professeur à la maîtrise de Chartres.
~1909
(51 ans)-
Il commence ses recherches iconographiques sur Jeanne d’Arc.
Partant du principe qu’au XVe siècle les artistes habillaient les personnages du passé à la mode de leur propre temps, Harmand en déduit que seules les œuvres exécutées entre 1429 et 1431 — et non celles qui représentent Jeanne ou cette période — peuvent renseigner sur les tenues réellement portées de son vivant. Il rassemble donc une collection définie par la date de création des pièces, non par leur sujet : sculptures, bas-reliefs, vitraux, peintures et miniatures de manuscrits. Pour les seules miniatures, il compulse ainsi pas moins d’un millier de manuscrits.
D’après Raoul Narsy — pseudonyme de Louis Scarpatett, homme de lettres et ancien bibliothécaire de l’Institut catholique de Paris de 1890 à 1913 —, Harmand obtient même le concours de Mgr Achille Ratti, le futur pape Pie XI, vice-préfet puis préfet de la Bibliothèque apostolique vaticane de 1911 à 1918.
1929
(72 ans)- aoû.
Son livre sur Jeanne d’Arc est annoncé chez le libraire parisien Ernest Leroux, éditeur entre autres de la Revue Archéologique.
- nov.
Ouverture de la souscription pour une parution le mois suivant.
- déc.
Parution de Jeanne d’Arc, ses costumes, son armure.
L’ouvrage est unanimement loué par la critique. Maurice Leloir, président-fondateur de la Société de l’histoire du costume, affirme qu’une fois le livre en main,
il ne put s’en détacher
. Gabriel Hanotaux, ancien ministre des Affaires étrangères et historien, auteur d’une biographie de Jeanne d’Arc (1911), lui consacre un article dans Le Temps. 1930
(73 ans)- déc.
Il publie dans la Revue critique d’histoire et de littérature, un compte-rendu sur l’ouvrage d’Altha Elizabeth Terry, Jeanne d’Arc in Periodical Literature, 1894-1929.
Lire : Gallica.
1936
(79 ans)- 6 jul.
Décès de sa fille Françoise à Paris, à l’âge de 49 ans.
1941
(84 ans)- 12 mar.
Décès de son épouse Adélaïde à La Bazoche-Gouet, à l’âge de 83 ans.
1947
(90 ans)- jul.
À l’été 1947, le père Doncœur est appelé à Hollywood comme conseiller historique sur le tournage de la Jeanne d’Arc de Victor Fleming, avec Ingrid Bergman. Parmi les ouvrages qu’il emporte avec lui, celui d’Adrien Harmand.
Exemple pour la tenue de Jeanne conduite à son supplice :
Dessin d’Adrien Harmand (1929).
Ingrid Bergman (1948). Lire de Doncœur : Jeanne d’Arc (le livre du film, 1949), Cahiers Paul Doncœur n° 8 (sur le tournage)
Harmand n’aura pas l’occasion de voir le film puisqu’il ne sortira en France que le 21 octobre 1949 (11 novembre 1948 aux États-Unis).
1948
(90 ans)- 2 fév.
Décès d’Adrien Harmand à La Bazoche-Gouet.
1972
- 14 jul.
Décès de sa fille Madeleine à La Bazoche-Gouet, à l’âge de 83 ans.
Images (5)
Références
Cursus scolaire : reconstitution d’après son âge.
Note. — La seule indication dont nous disposions est son accessit au Concours général de 1874, alors qu’il était élève au collège Stanislas. L’établissement se vantait d’assurer la formation
de la 11ᵉ au baccalauréat
: Harmand aurait ainsi pu y entrer dès la 11ᵉ (à 7 ans, à la rentrée 1864-1865), mais aussi prendre le cursus en cours de route : en 8ᵉ (10 ans, en 1867) ou en 6ᵉ (12 ans, en 1869) après quelques années de précepteur à domicile, pratique courante dans la bonne bourgeoisie parisienne. Il aurait, en sens inverse, pu s’arrêter avant la classe de philosophie : la seconde et la rhétorique suffisaient à valider le baccalauréat ès lettres ditpremière partie
, le seul nécessaire pour poursuivre aux beaux-arts.- 1864-1865 : 11e (7 ans)
- 1865-1866 : 10e (8 ans)
- 1866-1867 : 9e (9 ans)
- 1867-1868 : 8e (10 ans)
- 1868-1869 : 7e (11 ans)
- 1869-1870 : 6e (12 ans)
- 1870-1871 : 5e (13 ans)
- 1871-1872 : 4e (14 ans)
- 1872-1873 : 3e (15 ans)
- 1873-1874 : Seconde — 2e accessit de dessin au Concours général en août 1874 (16 ans)
- 1874-1875 : Rhétorique (1ère) (17 ans)
- 1875-1876 : Philosophie (probable) (18 ans)
Formation artistique : reconstitution d’après son cursus scolaire et les mentions de maîtres portées sur les livrets de ses deux premiers Salons : 1880 (élève de Stevens), 1882 (élève de Gérôme et Chassevent).
Note. — Le peintre Gustave-Adolphe Chassevent-Bacque (1818-1901) tenait une école de dessin privée à Paris, au 21, rue du Marché-Saint-Honoré : c’était l’une des nombreuses écoles préparatoires aux Beaux-Arts qui fleurissaient dans le Paris des années 1870-1880, à côté de l’Académie Julian, de l’Académie Suisse et d’autres. Le peintre belge Alfred Stevens (1823-1906), immensément célèbre à la même époque pour ses scènes de la vie élégante parisienne et ses portraits de Parisiennes, recevait à titre privé quelques élèves dans son atelier de la rue de Calais, sans en faire un enseignement régulier. Jean-Léon Gérôme (1824-1904), enfin, était l’un des plus éminents professeurs de peinture des Beaux-Arts, où il dirigeait depuis 1864 l’un des trois ateliers de la section.
- 1876-1878 : école de dessin de Chassevent-Bacque rue du Marché-Saint-Honoré
- 1878-1880 : atelier privé d’Alfred Stevens ; il y peint Un mauvais dé !, son premier envoi au Salon (1880)
- À partir de 1880 : atelier de Jean-Léon Gérôme à l’École nationale supérieure des beaux-arts ; il y peint En attendant le coche, son second envoi au Salon (1882)
Journal officiel de la République française, 7 août 1874, Retronews
Liste des lauréats du concours général des lycées et collèges de Paris et Versailles, année 1874. [...] Dessin. [...] 2e accessit. N. Harmand (Philippe-Adrien). (Stanislas.) 3e accessit. N. De Monfreid (Georges). (Saint-Louis).
Moniteur des arts, 5 mars 1880, Retronews
Le Salon avant la lettre : [...] Atelier de M. Stevens : [...] Harmand. — Un mauvais dé!
La Patrie, 20 mai 1881, Retronews
Publication de mariages entre [...] M. Harmand artiste peintre rue Daru 11, et Mlle Piétri rue de Ponthieu 2.
L’Étoile de France, 27 avr. 1882, Retronews
Avant le Salon : M. Adrien Harmand, peintre, le spirituel auteur du Mauvais Blé [Dé], expose cette année le Bureau de la diligence appelé à un vif succès.
La Presse, 21 mai 1882, Retronews
Voici l’indication des œuvres reproduites dans notre supplément de ce jour (n° 20) et auxquelles se rapportent les notices qui vont suivre : Harmand : En attendant le coche, Dutzschold : La Marne ; une ondée sur les coteaux de Chennevières, à La Varenne-Saint-Hilaire, Vignal : Un ruisseau, fusain, E. Dantan : La Fête-Dieu.
M. Adrien Harmand est né à Paris, le 10 février 1857. Il est élève de MM. Gérôme et Chassevent. Ses débuts au Salon ne remontent qu’à l’année 1880. Il a exposé pour la première fois un tableau de genre intitulé : Un mauvais dé. Cette-année, M. Harmand a encore envoyé au palais de l’Industrie un tableau de genre, sous le titre : En attendant le coche. C’est l’intérieur d’une auberge, dans laquelle quelques personnages, en costumes du Directoire, regardent une jeune et jolie paysanne occupée à allaiter un enfant.
Gil Blas, 1er mai 1883, Retronews
Salle n° 27. — [...] Citons, pour finir, [...] et le Volontaire d’un an, de M. Harmand, tableau très poussé, à la Gérôme.
Paris, 1er mai 1883, Retronews
Salle n° 25. — M. Adrien Harmand : Un volontaire d’un an.
Quand le volontariat d’un au sera supprimé, on pourra trouver dans ce tableau un document à consulter pour l’histoire de cette institution. Pendant que le
Quinze cents francs
se prélasse sur son lit en parcourant les journaux, son brosseur, auprès de lui, astique ses bottes et met en ordre ses effets. Les figures sont fines ; l’exécution en est achevée, tout comme les paquetages qui s’étalent sur les planches.Moniteur des arts, 31 août 1883, Retronews
Salon de Grenoble. — 437. M. Harmand expose Un volontaire d’un an. Peinture à succès pour la foule, mais d’un léché qui agace. Nul doute qu’un éditeur de chromo ne trouve son compte dans la reproduction de cette image.
Moniteur des arts, 15 févr. 1884, Retronews
L’Exposition de Nice. — M. Harmand est représenté par une toile très étudiée, Un volontaire d’un an.
21 mars 1884, Retronews
M. Harmand ; le Volontaire d’un an. Nous sommes dans la chambre d’une caserne de cavalerie; un jeune conditionnel est étendu sur son lit, une couverture de cheval sur ses pieds. Non loin de lui, son brosseur nettoie les vêtements du jeune paresseux. Tous les objets sont d’un réalisme remarquable ; le dessin est serré, les moindres détails y sont soignés.
Moniteur des arts, 8 août 1884, Retronews
Exposition de Besançon. — Nous commençons aujourd’hui notre examen, nous nous réservons de revenir sur nos pas, au besoin : N° 1. Abbema (Louise). — Pleine de distinction cette jeune femme au teint rose sous un chapeau rose. Très habilement peint. [...] N° 367. Harmand (Adrien). Volontaire d’un an. Propre comme un sou cette petite toile que nous avons déjà vue au Salon. Une pointe d’esprit dans ce volontaire indolemment couché. Mais d’un aspect froid et somme toute peu intéressante.
Le Gaulois, 1er juin 1885, Retronews
Les médailles. — Le jury de peinture a enfin terminé ses opérations en se réunissant pour décerner les mentions honorables. Voici, dans l’ordre de classement, les artistes qui ont obtenu ces récompenses : Otto Sniding, Émile Isenbart, Paul Thomas, Adrien Jourdeuil, Évariste Carpentier, Victor-Émile Prouvé, Isaac Israels, Paul-Jean Gervais, Lucien Simon, Antonio Casanova y Estorach, Henri Rooke, Philippe Jolyet, Étienne Martin, Edwin Lord Weeks, Franck Bail, Julius-L. Stewart, Walter Gay, Gustave-Henri Eugène Delhumeau, Joseph-Charles Schuller, Alphonse Stengelin, Louis Coquelet, Albert Hynais, Ruth Mercier, Henri Sauvage, Zacharie Zakarian, Georges Busson, Adrien Harmand, [...] Le salon rouvrira ses portes mardi matin.
Le Progrès de la Côte-d’Or, 8 juin 1885, Retronews
Revue du Salon de Dijon. — [...] N° 223, Un Volontaire d’un an, par M. Harmand, de Paris. Composition exquise qu’on ne peut se lasser de regarder et d’admirer, tant les moindres détails en sont traités avec un soin et un fini qu’on ne rencontre plus guère chez nos artistes de la nouvelle école. M. Harmand a trouvé le moyen, avec un sujet qui, sous un autre pinceau que le sien, n’eût été que trivial et digne tout au plus d’inspirer les imagiers d’Épinal, de faire une petite merveille. Dans un coin de chambrée, trois lits ; dans celui du milieu un volontaire se dorlote, en lisant la Vie Parisienne, pendant qu’à quelques pas de lui son brosseur cire consciencieusement et respectueusement ses bottes ; des brides, des selles accrochées au mur; sur une planche, des sacs, des shakos, des bottes ; un mouchoir et un pantalon étendus sur une ficelle : ne faut-il pas un talent merveilleux pour faire, avec ces éléments-là, un amour de tableautin qui charme et ravit tous les spectateurs ? (À suivre). Sincerus.
La Petite Bourgogne, 30 juin 1885, Retronews
Le Salon Dijonnais. — [...] M. Harmand, Paris. — 223. Un Volontaire d’un An. — Cette toile a été travaillée avec un soin particulier, les détails sont charmants, rien n’a été oublié, les paquetages, découverts, sont reproduits avec exactitude, les brides, sabres, etc., tout cela est détaillé dans la perfection. Mais nous dirons que jamais nous n’avons vu une chambrée aussi bien tenue, c’est du reste impossible. Quant aux couvertures des lits, ici elles ne sont pas en laine, mais en drap, elles sont trop fines. Les deux hommes sont bien traités. C’est bien là le volontaire d’un an, jouant au grand seigneur. Cette toile ne nuirait certainement pas, pour gagner la cause de la suppression du volontariat.
La Gironde, 7 avr. 1887, Retronews
Le Volontaire d’un an (296), de M. Harmand, est un jeune soldat, de riche famille sans doute, qui lit son journal, étendu dans son lit et muni d’une couverture supplémentaire, tandis qu’un camarade, brosseur officieux moyennant gratification, cire les bottes du paresseux. Beaucoup de relief dans ces figures un peu trop léchées ; mais dans quelle caserne ce volontaire fait-il donc son service ? Tout y est non-seulement propre, mais brillant et flambant neuf : le plancher, les lits, les couvertures, le fourniment, les bottes. On ne sent pas là-dedans le passage d’une escouade de soldats, mais on sent le passage du menuisier et du peintre.
Moniteur des arts, 25 nov. 1887, Retronews
Société des Amis des Arts du Havre. Exposition de 1887. — Liste des acquisitions. [...] Achats faits par les amateurs : [...] Harmand, Un volontaire d’un an.
Sur le château de Beauregard, T. Thibault, Histoire de La Bazoche-Gouët, l’une des cinq baronnies, 1885, Archive.
12. — Beauregard (12 habitants), château et ferme, appartenant à la veuve de M. de Flosville, ancien maire de La Bazoche, d’une famille de Chartres.
Procès-verbaux de la Société archéologique d’Eure-et-Loir, 1891, p. 369, Gallica
Séance du 8 janvier 1891. Nouveaux membres admis. — Membres titulaires : MM. Tachot, maire de Thivars, présenté par M. l’abbé M. Aubouin et Merlet ; De Courcival, au château de Courcival, par Bonnétable (Sarthe), présenté par MM. Bellier de la Chavignerie et Merlet ; Harmand (Adrien), au château de Beauregard, à la Bazoche-Gouet, présenté par M. l’abbé Pardos et M. Merlet ; Villemont, curé de Moulhard, présenté par MM. les abbés Haye et Guérin.
L’Écho de Paris, 3 déc. 1904, Retronews. Souscription nationale lancée par l’Écho de Paris en faveur du général Anatoli Stœssel et de la garnison russe qui défendit Port-Arthur pendant la guerre russo-japonaise.
Pour Stœssel et les héros Port-Arthur. Quatrième liste de souscription. [...] Adrien Harmand : 5
La Croix, 10 août 1915, Retronews
Comité catholique de propagande française à l’étranger, sous la présidence d’honneur de LL. EEm. les cardinaux archevêques de Reims et de Parie et sous la direction de Mgr Baudrillart. — Treizième liste de souscription. En dehors des souscripteurs mentionnés sur cette liste, un grand nombre de personnes ont apporté leur concours à la propagande, en achetant des publications qu’elles se proposent de distribuer. Parmi les souscripteurs mêmes énumérés ci-dessous, beaucoup aussi ont commandé un ou plusieurs volumes dont le prix est défalqué du chiffre de leur offrande. [...] M. Harmand, La Bazoche-Gouët, 10 fr.
Aux écoutes, 3 août 1929, Retronews
Le livre de luxe et de documentation. — [...] Chez l’éditeur Leroux, Adrien Harmant termine son essai de reconstitution sur Jeanne d’Arc : ses costumes, son armure, rehaussé de 413 figures dans le texte et hors texte.
Revue critique d’histoire et de littérature, déc. 1929, Retronews
Librairie Ernest Leroux, 28, rue Bonaparte, Paris. — En souscription, pour paraître fin novembre 1929 : Adrien Harmand, Jeanne d’Arc, ses costumes, son armure ; essai de reconstitution.
L’ouvrage Jeanne d’Arc, ses costumes, son armure, étude sur le costume masculin de l’époque, restitué pour la première fois d’après, les documents originaux, formera un magnifique et fort volume in-4° raisin (25 x 32,5) comportant plus de 400 pages de texte avec d’innombrables notes et références, illustré de 413 figures dans le texte et hors texte dont la plupart dessinées par l’auteur et tirées séparément en héliogravure.
Prix de l’ouvrage en souscription, sur papier d’alfa : 200, fr. Il sera tiré 50 exemplaires numérotés sur vieux japon à la forme, mis également en souscription au prix de 500 fr. Après clôture de la souscription, le prix de vente de l’ouvrage sera porté à 225 fr. pour les exemplaires sur alfa et 600 francs pour les exemplaires sur vieux japon à la forme.
Le Soir, 14 déc. 1929, Retronews
Les livres du jour : [...] Adrien Harmand, Jeanne d’Arc, ses costumes, son armure (E. Leroux).
Aux écoutes, 14 déc. 1929, Retronews
Un Essai de reconstitution des costumes et de l’armure de Jeanne d’Arc, par Adrien Harmand, est en préparation aux Éditions Leroux.
L’Ami du peuple du soir, 25 nov. 1931, Retronews
Une statue de Jeanne d’Arc. — Dans un récent écho, un de nos collaborateurs annonçait que l’une des premières œuvre de sculpture moderne que vendra l’atelier de moulage du Trocadéro sera une statue de Jeanne d’Arc due au ciseau de Sarrabezolles [Carlo Sarrabezolles (1888-1971)], et il insistait sur ce fait que le sculpteur était arrivé à savoir la taille exacte da Jeanne (1 m. 58), la forme de sa coiffure, de son costume, etc. M. Sarrabezolles tient à souligner que sa documentation lui vint d’un ouvrage de M. Harmand sur
Jeanne d’Arc, se» costumes, son armure
. Rendons donc grâce à l’écrivain comme au sculpteur de leur souci d’exactitude.Journal des débats, 22 mars 1941, Retronews
On nous prie d’annoncer la mort, à la Bazoche-Gouet, de Mme Harmand, née Piétrl. De la part de M. Adrien Harmand et de M. et Mme A. Aupetit.
