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Anselme Mouchard (1855–1928)

Chanoine d’Orléans dévoué à l’enseignement chrétien, il fut chargé du panégyrique de Jeanne d’Arc en 1890.
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Chronologie

  • 1855

  • 15 avr.

    Naissance d’Anselme Mouchard à Beauchamps-sur-Huillard (50 km à l’Est d’Orléans), huitième enfant d’une famille de douze, fils d’Aignan Mouchard, tisserand/épicier de 38 ans et de Marie Prochasson, 36 ans.

    Fratrie : Louise (1841), Joséphine (1843), Théophile (1845, qui le précédera dans les ordres), François (1847), Augustin (1848), Léontine (1851), Adèle (1853), Anselme (1855), Marie (1858), Éléonore (1860), Alphonsine (1861) et Monique (1867).

  • 1864

    (9 ans)
  • sep. 1864–jul. 1873

    Il étudie au petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin, établissement huppé pour familles aisées ou enfants brillants envoyés par leur curé, dépendant du séminaire d’Orléans et dirigé par l’évêque Mgr Dupanloup.

    Voir : Reconstitution de son cursus au petit séminaire.

    Paul Gauguin venait d’y passer trois années (1859-1862) de onze à quatorze ans.

  • 1870

    (15 ans)
  • 16 jun.
    Son frère aîné Théophile (25 ans) est ordonné prêtre dans la cathédrale d’Orléans ; il dit sa première messe le lendemain matin dans la chapelle du petit-séminaire de La Chapelle. Le jeune Anselme y assiste sûrement.
  • 1873

    (17 ans)
  • 1873–1878

    Après avoir terminé sa rhétorique (classe de première) au petit séminaire, il entre au grand séminaire d’Orléans pour sa philosophie (terminale).

    Il y poursuit ses études ecclésiastiques.

  • 1878

    (23 ans)
  • 15 jun.
    Il est ordonné prêtre par Mgr Dupanloup (76 ans), dernière ordination de l’évêque qui devait mourir quelques mois plus tard (11 octobre).
  • 11 oct.
    Décès de Mgr Dupanloup ; Mgr Coullié (50 ans), son coadjuteur, lui succède le jour même.
  • 1879

    (23 ans)
  • 1879–1890

    Il est envoyé à Paris pour conquérir sa licence ès lettres (~1880), et rentre dans son diocèse pour se vouer à l’enseignement. Il occupe la chaire de rhétorique d’abord à l’école Saint-Grégoire de Pithiviers (50 km au Nord-Est d’Orléans), puis au petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin.

    Le supérieur du petit séminaire est depuis 1886 l’abbé Gustave Vié, vicaire général honoraire de Mgr Coullié et futur évêque de Monaco.

  • 1886

    (31 ans)
  • 2 mai

    Il prononce le panégyrique lors de la fête de Jeanne d’Arc à Chécy (10 km à l’Est d’Orléans).

    Son frère Théophile, curé de Cercottes (10 km au Nord d’Orléans), s’en était chargé l’année précédente (dimanche 3 mai 1885).

  • 1890

    (35 ans)
  • 8 mai

    Il est choisi pour prononcer le panégyrique de Jeanne d’Arc dans la cathédrale d’Orléans, lors des fêtes johanniques présidées cette année par le cardinal Richard, archevêque de Paris. Il prend pour texte de son discours le verset 20 du Psaume 147 : Dieu n’a fait pour aucune nation ce qu’il a fait pour nous.

    Lire en ligne : Panégyrique de Jeanne d’Arc, prononcé dans la Cathédrale d’Orléans le jeudi 8 mai 1890.

    Bientôt Mgr Coullié le nomme chanoine honoraire de sa cathédrale, puis préfet des études du petit séminaire de La Chapelle (1893).

  • 1893

    (38 ans)
  • 15 jun.
    Mgr Coullié (64 ans) est nommé archevêque de Lyon. Mgr Touchet (45 ans) lui succède comme évêque d’Orléans ; il est consacré le 15 juillet 1894.
  • 1896

    (40 ans)
  • L’abbé Mouchard est nommé directeur de l’Enseignement chrétien, revue fondée en 1882 (organe de l’Alliance des maisons d’éducation chrétienne), qu’il dirigera jusqu’à sa mort.

    Il publie le Baptême de Clovis, drame historique en 3 actes et en vers.

  • 1904

    (48 ans)
  • Il commence à rédiger des manuels scolaires : Les auteurs grecs du baccalauréat (1904), Histoire de la littérature française (1905), Thèmes latins (1907), Version grecque au baccalauréat et Version latine au baccalauréat (recueil de textes donnés dans les facultés de France, plusieurs séries entre 1904 et 1920), etc.
  • 1906

    (50 ans)
  • Il est placé à la tête des études ecclésiastiques et de l’enseignement dans le diocèse d’Orléans.
  • Suite à la loi de séparation de 1905, les bâtiments ecclésiastiques sont progressivement mis sous séquestre : c’est le cas du petit séminaire de La Chapelle, où des scellés sont posés sur les portes (début 1907). L’enseignement est transféré au collège de Pontlevoy, dont l’abbé Vié devient le supérieur.
  • 1908

    (52 ans)
  • L’abbé Mouchard est nommé secrétaire de l’Alliance des maisons d’éducation chrétienne (en remplacement de l’abbé Ragon, décédé en avril 1908).
  • 8 mai
    Sollicité par l’abbé Marcel Laurent, maître de chapelle à la cathédrale d’Orléans, il compose les paroles d’un cantique : Jeanne d’Arc libératrice, sur une musique inspirée de l’oratorio Judas Maccabée de Haendel, chanté à la fête du 8 mai.
  • 1909

    (53 ans)
  • Béatification de Jeanne d’Arc.

    Il seconde Mgr Touchet à Rome (pour la promulgation du décret de béatification par Pie X, 18 avril 1909) puis pour les fêtes organisées à Orléans en mai.

    Plusieurs de ses chansons accompagnent les festivités :

    • À la Bienheureuse Jeanne d’Arc, Libératrice, Rédemptrice et Patronne de la France (cantique, repris en chœur par les pélerins français à Rome) ;

      Voir : paroles. Est-ce le Jeanne d’Arc libératrice de 1908 ?

    • Aux Tourelles (marche composée pour les fêtes à Orléans, musique de l’abbé Laurent) ;

      Voir : paroles.

    • La délivrance de la Patrie (marche, sur l’air de la Patrie de Laurent de Rillé).

      Voir : paroles.

    Mgr Touchet lui confie la rédaction de l’ouvrage souvenir narrant la riche année qui vient de s’écouler : Les fêtes de la béatification de Jeanne d’Arc : Rome, Orléans, la France, 1909, publié l’année suivante à Paris (Lethielleux, 710 pages).

    Lire en ligne : Les fêtes de la béatification de Jeanne d’Arc.

    Abbé Anselme Mouchard, Fêtes de la béatification de Jeanne d’Arc.
    Portrait de l’abbé Anselme Mouchard extrait des Fêtes de la béatification (1910).
  • jul.

    Il est condamné avec quelques autres Orléanais, à payer 1 fr. d’amende pour avoir arboré un drapeau fleurdelisé lors des fêtes de Jeanne d’Arc, le tribunal invoquant un arrêté vieux de quinze ans interdisant l’exhibition du drapeau rouge, pris au moment d’une agitation anarchiste.

    Le tribunal de simple police d’Orléans vient de condamner Mmes Robert de la Marche, la comtesse de Geslin, de Vélaxd, MM. de Chirac, l’abbé Mouchard, Gabriel de Marcé, Pau Renard à 1 franc d’amende et aux dépens pour avoir contrevenu à l’arrêté du 15 février 1894, pris par le préfet du Loiret, en arborant au moment des fêtes de Jeanne d’Arc des bannières ou oriflammes baptisés pour la circonstance drapeaux, blancs fleurdelysés. (Le XIXe siècle, 1 juillet 1909, Retronews.)

    Plus long article : L’Action française, 25 juin, Gallica.

  • 1910

    (54 ans)
  • Mgr Touchet le nomme vicaire général d’Orléans.

    Peut-être dès 1907, en remplacement de l’abbé Louis Rocher décédé en janvier de cette année ?

    Le diocèse compte à cette époque au moins quatre autres vicaires généraux : l’abbé Bruant, l’abbé (Victor) Boullet (1847-1913), l’abbé (Henri-Maximilien Gaudart) d’Allaines (1849-1934), l’abbé (Gustave) Vié (1849-1918).

  • 1916

    (61 ans)
  • aoû.

    À la demande de Mgr Touchet, il accepte d’assumer les fonctions de supérieur du collège de Pontlevoy jusqu’à la fin de la guerre, en remplacement de l’abbé Vié qui vient d’être nommé évêque de Monaco par Benoît XV.

  • 1922

    (67 ans)
  • 11 déc.
    Mgr Touchet (75 ans) est créé cardinal par Pie XI.
  • 1926

    (71 ans)
  • 23 sep.
    Décès de Mgr Touchet (77 ans) ; Mgr Courcoux (50 ans) lui succède (nommé le 20 décembre, installé le 25 janvier suivant). L’abbé Mouchard demeure vicaire général.
  • 1928

    (73 ans)
  • 17 oct.

    L’abbé Mouchard décède à son domicile d’Orléans.

    Ses obsèques sont célébrées par Mgr Courcoux le samedi matin (20 octobre) en la cathédrale d’Orléans. Il est inhumé dans le tombeau de famille à Beauchamps.

Images (1)

[1910]

M. Anselme Mouchard, directeur de L’Enseignement chrétien.

Références

Bibliographie (non exhaustive) :

  • 1890 : Jeanne d’Arc, panégyrique prononcé dans la cathédrale d’Orléans, le jeudi 8 mai 1890 pour le 461e anniversaire de la délivrance d’Orléans, par M. l’abbé A. Mouchard, professeur de rhétorique au petit séminaire de la Chapelle-Saint-Mesmin (Orléans, Herluison, in-8°, 48 p., 1 fr., Gallica, Google Books).
  • 1892 : Panégyrique du bienheureux Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de l’institut des Frères des écoles chrétiennes, prononcé à Paris, dans la chapelle de la maison-mère, le 4 mai 1892, par M. l’abbé A. Mouchard, chanoine honoraire, professeur de rhétorique au petit séminaire de la Chapelle-Saint-Mesmin (Orléans, H. Herluison, 48 p., Gallica).
  • 1895 : La victoire de Coulmiers, discours prononcé en l’église de Coulmiers le 10 novembre 1895, pour le 25e anniversaire du 9 novembre 1870, par M. l’abbé A. Mouchard, chanoine honoraire d’Orléans (Orléans, Herluison, 1895, in-8°, 16 p.).
  • 1896 : Le Baptême de Clovis (496), drame historique en 3 actes, en vers, par M. l’abbé A. Mouchard, chanoine honoraire d’Orléans, préfet des études au petit séminaire de la Chapelle Saint-Mesmin (Petit séminaire de la Chapelle Saint-Mesmin, 1896, 96 p.).
  • 1897 : Le combat d’Orléans, 11 octobre 1870, allocution prononcée dans l’église de Fleury, pour le 27e anniversaire (Orléans, Herluison, 1897, 14 p.).
  • 1897 : Revue de l’enseignement chrétien, revue semi-mensuelle d’enseignement secondaire, organe de l’Alliance des maisons d’éducation chrétienne, sous la direction de M. l’abbé A. Mouchard, chanoine honoraire d’Orléans, préfet des études au petit séminaire de la Chapelle Saint-Mesmin, 16e année, 1897 (Paris, Ch. Poussielgue, 646 p. Google Books).
  • 1905 : Histoire de la littérature française (Paris, Librairie Vve Ch. Poussielgue, 1905).
  • 1907 : Thèmes latins : Extraits des meilleurs auteurs français ; textes et traductions par A. Mouchard, ancien préfet des études au petit séminaire de la Chapelle Saint-Mesmin (Paris, Librairie Vve Ch. Poussielgue, 159 p., IA).
  • 1910 : Les fêtes de la béatification de Jeanne d’Arc : Rome, Orléans, la France, 1909, souvenirs et documents publiés sous la direction de Mgr Touchet, évêque d’Orléans, par A. Mouchard, directeur de l’Enseignement chrétien (Paris, Lethielleux, in-8°, VIII-710 p., 10 fr., Gallica).
  • 1925 : Récits extraits des prosateurs et poètes du moyen âge, mis en français moderne, par A. Mouchard, directeur de l’enseignement chrétien (Paris, Firmin-Didot, 1925, in-16, VI-218 p.).

Éléments biographiques :

  • État-civil (archives départementales du Loiret) :

    Acte de naissance, Beauchamps-sur-Huillard, Naissances, 1853-1862, EC 3535, p. 17/67 :

    N° 7, Mouchard , fils légitime. L’an mil huit-cent cinquante cinq, le dimanche quinze du mois d’avril, à quatre heures du soir, par devant nous Antoine Thuillier maire, officier de l’état civil de la commune de Beauchamps, canton de Bellegarde, arrondissement de Montargis, département du Loiret, est comparu Mouchard Charles Aignan, marchand épicier âgé de trente-huit ans, demeurant au bourd de Beauchamps, leuel nous a présenté un enfant du sexe masculin né d’aujourd’hui à deux heures du soir, de lui déclarant et de Marie Prochasson son épouse et auquel il déclare vouloir donner les prénoms de Marie Eugène Anselme, les dites déclarations...

    Famille :

    • Mariage des parents, 18 février 1840 (Charles Martin Aignant Mouchard, 22 ans 4 mois, fils de François Mouchard, donneur de lettres, Marie Prochasson, 20 ans 3 mois) Registre
    • Naissance Marie Louise, 11 mars 1841 (Charles Martin, tisserand, 22 ans) Registre
    • Césile Joséphine, 16 février 1843 (Agnan Mouchard, tisserand, 25 ans) Registre
    • Théophile, 16 février 1845 (Charles Aignant, donneur, 27 ans) Registre
    • François, 18 février 1847 (Charles Agnian, tisserand, 30 ans) Registre
    • Augustin, 26 août 1848 (Charles Aignant, tisserand, 32 ans) Registre
    • Marie Léontine, 19 avril 1851 (Charles Aignan, tisserand en toile? 33 ans) Registre
    • Marie Zoé Adèle, 23 mars 1853 (Aignan, tisserand, 35 ans) Registre
    • Anselme, 15 avril 1855
    • Jeanne Marie, 4 février 1858 (Charles Aignan, épicier 40 ans) Registre
    • Marie Éléonore, 24 avril 1860 (Aignan, tisserand, 42 ans) Registre
    • Marie Alphonsine, 23 septembre 1861 (Charles Aignan, 44 ans, tisserand) Registre
    • Marie Monique Louise, 4 mai 1867 (Aignan, tisserand, 49 ans) Registre

    Acte de décès, Orléans, 2E470, décès 1928, p. 379/517 :

    Mouchard, Marie Eugène Anselme, n° 1133. Le dix-sept octobre mil neuf cent vingt huit, dix huit heures, est décédé en son domicile, rue d’Illiers n° 64, Marie Eugène Anselme Mouchard, né à Beauchamp (Loiret), le quatorze avril mil huit cent cinquante cinq, chanoine, vicaire général d’Orléans, fils de Charles Aignan Mouchard et de Marie Prochasson, époux décédés, célibataire. Dressé le dix-huit octobre mil neuf cent vingt-huit, sur la déclaration de Marie Mouchard, vuve Cheriet, cinquante quatre ans, sans profession, domiciliée à Orléans, rue d’Illiers n° 64, sœur du défunt, qui lecture faite, a signé avec nous Paul Baronnet...

  • Ordination de son frère aîné Théophile (1870)

    Annales religieuses et littéraires de la ville et du diocèse d’Orléans, vol. X, nov. 1869- oct. 1870, p. 674, Google Books :

    N° 29, 11 juin 1870. Calendrier de la semaine. [...] Mgr de la Hailandière fera l’ordination dans la cathédrale d’Orléans, jeudi prochain 16 juin. La cérémonie commencera le matin à sept heures. Cette ordination, assez peu nombreuse d’ailleurs, ne donnera au diocèse d’Orléans que huit prêtres, cinq diacres, quatre sous-diacres. Parmi les cérémonies les plus touchantes, enrichies d’ailleurs par l’Église de ses faveurs spirituelles, nous aimons à compter la première messe des jeunes prêtres. À Orléans surtout, les fidèles retrouvent toujours là, avec de douces émotions, un sujet d’édification et un encouragement pour la piété. Aussi est-ce un devoir pour nous de publier ici, selon l’usage, l’annonce des premières messes qui seront dites dans notre ville le vendredi 17 juin.

    Diront leur première messe, le vendredi 17 juin : [...] M. l’abbé Théophile Mouchard, à 6 heures 1/2, dans la chapelle du Petit-Séminaire, à La Chapelle Saint-Mesmin.

  • Petit séminaire de la Chapelle (1864-1873)

    Annales religieuses et littéraires de la ville et du diocèse d’Orléans, vol. X, nov. 1869- oct. 1870, p. 878, Google Books :

    Distribution des prix du petit-séminaire de la Chapelle [Saint-Mesmin]. Liste des lauréats avec le nombre de leurs nominations. [...] Classe de troisième, professeur : M. Gasnier : Anselme Mouchard, 6.

    Onzième réunion triennale des anciens maîtres et élèves du petit séminaire de la Chapelle-Saint-Mesmin, le 30 juillet 1893, p. 68, IA :

    Rhétorique de 1872-1873. Présents : Mouchard (l’abbé Anselme), professeur au Petit Séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin.

    À l’été 1870, il terminait sa classe de 3e : année 1869-70, et aurait dû se retrouver en classe de rhétorique (1e) deux ans plus tard : année 1871-72. Or l’annuaire des anciens le donne en rhétorique l’année 1872-73. Ce décalage d’une année est certainement dû à la guerre de 1870. (Le 11 octobre 1870 les Prussiens s’infiltraient jusqu’à La Chapelle-Saint-Mesmin pour exiger l’occupation de la ville, qui fut alors évacuée ; en 1895 et 1897 l’abbé Mouchard prononcera deux discours commémorant les combats.)

    Il semble aussi que Mgr Dupanloup ait transféré la dernière année du cursus classique (l’année de philosophie, ou terminale) du petit au grand séminaire. Ceci d’après l’annuaire des anciens du petit séminaire, qui classe les anciens selon l’année de rhétorique (ou première), et d’après les mémoires d’Ernest Renan qui fit sa rhétorique (1839-1840) au petit séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, alors dirigé par Mgr Dupanloup. Extrait :

    Le petit séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet n’avait point d’année de philosophie, la philosophie étant, d’après la division des études ecclésiastiques, réservée pour le grand séminaire. (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, p. 199.)

    En supposant qu’il est entré au petit séminaire dès le cours préparatoire, on peut en déduire le cursus suivant :

    • 1864-65 : cours préparatoire (9 ans en début d’année scolaire)
    • 1865-66 : 7e (10 ans)
    • 1866-67 : 6e (11 ans)
    • 1867-68 : 5e (12 ans)
    • 1868-69 : 4e (13 ans)
    • 1869-70 : 3e (14 ans)
    • 1870-71 : guerre (15 ans)
    • 1871-72 : classe de seconde (16 ans)
    • 1872-73 : classe de rhétorique (17 ans)

    Grand séminaire :

    • 1873-74 : classe de philosophie (18 ans)
  • Fêtes Jeanne d’Arc à Chécy (1886)

    L’Express du Loiret, 1er mai 1886, Gallica :

    On nous envoie de Chécy le programme de la fête de Jeanne d’Arc. Elle sera célébrée à Chécy, dimanche prochain 2 mai. On y fait les plus brillants préparatifs. Le panégyrique de l’héroïne sera prononcé à deux heures, à l’issue des vêpres, par le frère du sympathique orateur de l’année dernière, M. l’abbé Anselme Mouchard, professeur de rhétorique a La Chapelle-Saint-Mesmin. La procession commémorative se rendra ensuite aux stations traditionnelles du pont et de Reuilly. Au retour, cantate en musique. Le soir, illuminations et retraite aux flambeaux par les fanfares de Chécy et Mardié.

    L’Express du Loiret, 2 mai 1885, Gallica : panégyrique par son frère l’abbé Théophile Mouchard (3 mai 1885).

  • Fêtes Jeanne d’Arc à Orléans (1890)

    Revue hebdomadaire du diocèse de Lyon, 10e année, t. I, vol. 19, p. 578, Google Books :

    Orléans. — Mgr l’évêque d’Orléans, pour donner une plus grande solennité au 461e anniversaire de la délivrance d’Orléans par Jeanne d’Arc, a invité S. Ém. le cardinal-archevêque de Paris à présider les cérémonies de cette fête religieuse et nationale, les 7 et 8 mai prochain. Le panégyrique de Jeanne d’Arc sera prononcé par M. l’abbé Mouchard, licencié ès lettres, professeur de rhétorique au petit séminaire de la Chapelle. Les évêques qui rehausseront la fête de leur présence sont, outre S. Ém. le cardinal Richard : Mgr Coullié, évêque d’Orléans ; Mgr Laborde, évêque de Blois ; Mgr Goux, évêque de Versailles ; Mgr de Briey, évêque de Meaux ; Mgr Trégaro, évêque de Séez ; Mgr Lagrange, évêque de Chartres.

    Revue des questions historiques, 25e année, nouvelle série t. IV, vol. 48, 1890, p. 284, Google Books :

    En dépit de M. Mahrenholtz, les fêtes célébrées tous les ans à Orléans, les 7 et 8 mai, en l’honneur de Jeanne d’Arc, l’ont été, cette année, avec un éclat particulier. On y a vu le spectacle, d’un si bon exemple, de l’accord des autorités civiles et militaires avec l’autorité religieuse. Son Ém. le cardinal-archevêque de Paris a présidé à la cérémonie de la cathédrale, assisté de NN. SS. les évêques d’Orléans, de Blois, de Versailles, de Meaux, de Séez et de Chartres. Le panégyrique a été prononcé par M. l’abbé Mouchard, professeur de rhétorique au petit séminaire de la chapelle Saint-Mesmin. Ce discours, très goûté de l’auditoire, a un caractère à la fois historique et théologique que nous devons particulièrement louer, et il s’élève parfois aux cimes de la haute éloquence. Un rapprochement, que nous nous étions permis déjà dans notre livre sur Jeanne et que nous rappelions dans notre dernière chronique, a été accentué par l’orateur avec une noble hardiesse : Jamais mieux qu’ici Dieu ne fit servir les injustices humaines au salut de ceux qu’il aime [...] Parvenue à ce sommet de la grandeur morale, la Rédemptrice de la patrie sera l’image du Rédempteur du monde, et, comme le gibet du Golgotha sauve toujours l’humanité, le bûcher de Rouen restera le Calvaire de la France. Oui, ajouterons-nous, mais à condition que la France sache à temps expier ses fautes par un sincère retour vers le Dieu du Calvaire et mérite ainsi de voir exaucer les prières qui ne cessent de monter vers le trône du Tout-Puissant des lèvres de l’héroïque vierge, de la fille au grand cœur qui a donné sa vie pour elle.

  • Le Baptême de Clovis (1896)

    Études religieuses, 7e année, 1896 (revue mensuelle des pères jésuites), p. 624, Google Books :

    M. l’abbé Mouchard est un orateur, et bon nombre de nos lecteurs ont dû admirer son panégyrique de Jeanne d’Arc, prononcé en 1890 ; l’un des plus éloquents discours entendus à Orléans pour les fêtes de la Pucelle. L’orateur est aussi poète ; et s’il conte l’histoire de France en prose brillante, il sait l’enchâsser en vigoureux alexandrins. Dans le Baptême de Clovis, M. Mouchard a voulu mettre en relief dramatique les obstacles dont le roi franc eut à triompher, avant d’arriver à la foi, à la victoire, au baptistère de Reims. Le second acte, où s’entassent les difficultés de la révolte des leudes et de la maladie du prince Clodomir, est, à ce point de vue, le plus remarquable des trois. Le troisième est un tableau des merveilles accomplies à Reims. Plus de luttes, plus d’incidents : par suite, l’intérêt doit se soutenir, grâce à la force des discours et aux allusions d’histoire contemporaine, — voire d’histoire orléanaise. Dans tout le drame, peu de mise en scène ; peu ou point de grands coups de théâtre : sauf celui où Clovis revient du combat, juste au milieu de la bataille et apprend que ses alliés sont en déroute ce qui lui permet de faire son vœu devant l’assistance. Le poète vise surtout à la psychologie classique et tel de ses dialogues rappelle la forme cornélienne. Pourquoi, avec ce talent et cette vigueur de pensée, M. Mouchard n’oserait-il sacrifier un peu aux exigences de la prosodie moderne ? Le Baptême de Clovis n’en serait pas moins français ; ni les leçons qui s’en dégagent, moins généreuses. Au surplus, tel qu’il est, le drame a dû jouir d’un chaud succès à la Chapelle Saint-Mesmin, où l’on sait comprendre et applaudir Sophocle dans sa langue.

  • Émile Huet, Jeanne d’Arc et la musique (1e édition de 1894), 2e édition, 1909, IA :

    P. 74. — Mouchard (Anselme) : Jeanne d’Arc libératrice. Courte composition de M. l’abbé Anselme Mouchard, écrite en 1908, à la demande de M. l’abbé Laurent, maître de chapelle à la cathédrale d’Orléans pour être adaptée à la musique de l’oratorio Judas Maccabée de Haendel.

    P. 157. — Haendel : Judas Maccabée, oratorio (1746). [...] C’est de ce chœur que M. l’abbé Laurent fit tout d’abord un motet pour la fête de Pâques. M. l’abbé Anselme Mouchard y adapta quelques paroles de circonstance propres à célébrer la gloire de la Libératrice d’Orléans. C’est sous cette forme qu’il fut chanté à la fête du 8 mai 1908.

    P. 169. — Laurent (Marcel) : [...] Aux Tourelles. Paroles de l’abbé Anselme Mouchard, musique de l’abbé Marcel Laurent.

    P. 171. — Laurent de Rillé : [...] La Délivrance. Chant des Orléanais à la levée du siège. Paroles de A. Mouchard, musique de Laurent de Rillé (Maîtrise de la Cathédrale d’Orléans, In-4° de 2 p. de mus. lith. sans acc.) Ce morceau n’est autre que celui qui originairement est intitulé : Patrie, chœur pour 4 voix d’hommes et accompagnement de fanfare, paroles et musique de Laurent de Rillé. Morceau imposé au concours orphéonique de Surèsnes (1863). Pour les fêtes de la Béatification, M. l’abbé Laurent y a adopté les paroles écrites par M. l’abbé Anselme Mouchard et l’a compris parmi ses marches chantées.

  • Revue de l’Enseignement chrétien (1898)

    Catalogue-Tarif des journaux, 1898, p. 101, Google Books :

    Enseignement chrétien, bulletin périodique publié sous la direction de M. l’abbé Mouchard. In-8°. — 18e année. N° 1 en 1882. Le n° : 16 pages ; 50 c. ; 20 g. ; bi-mensuel, les 1er et 15. Les abonnements partent de janvier et d’octobre. — Un an : France, 10 f. / 9,50 f. — Union, 11 f. / 10,50 f. — Rue Cassette, 15. [Gérant : Charles Poussielgue.]

  • Vicaire général d’Orléans

    Première mention trouvée, L’Univers, 27 octobre 1910 :

    L’Enseignement chrétien. — Nos lecteurs savent que la revue mensuelle d’enseignement secondaire qui porte ce nom est l’organe de l’Alliance des maisons d’éducation chrétienne. Elle aura bientôt trente ans d’existence. Nous voudrions, aujourd’hui, leur faire connaître davantage cette revue que dirige, depuis plusieurs années, avec un incontestable talent, M. l’abbê Auguste Mouchard, vicaire général d’Orléans, ancien préfet des études au Petit Séminaire de la Chapelle-Saint-Msamin.

  • Supérieur de Pont-Levoy (1916)

    L’Écho du Centre, 5 août 1916 :

    Pont-Levoy. Au Collège. — M. l’abbé Anselme Mouchard, vicaire général, chanoine titulaire, a bien voulu accepter, au moins pendant la guerre, la succession de Mgr Vié à la tête de la maison de Pont-Levoy. Pierre Grenet a été reçu bachelier (1e partie, latin-grec) par la Faculté des lettres de Poitiers.

  • Jubilé

    La Croix, 13 juin 1928 :

    Le 15 juin prochain, M. le chanoine Mouchard, vicaire général d’Orléans, directeur de l’Enseignement chrétien et secrétaire de l’Alliance des Maisons d’Éducation chrétienne, célébrera le cinquantième anniversaire de son ordination sacerdotale. À cette occasion, Mgr Courcoux a adressé au vénéré jubilaire une lettre parue dans les Annales religieuses, où après avoir retracé la carrière de l’éducateur à Saint-Grégoire de Pithiviers et à La Chapelle-saint-Mesmin comme professeur à Pont-Levoy comme supérieur, et rappelé les différentes charges qui lui furent confiées : directeur des études ecclésiastiques et inspecteur de l’enseignement; l’évêque d’Orléans le félicite de la compétence, du dévouement et de la conscience avec lesquels il a rempli chacune de ces importantes fonctions et le remercie de l’honneur que, par ses travaux de critique littéraire, il a attiré sur le diocèse d’Orléans.

  • Décès

    La Croix, 19 octobre 1928 :

    D’Orléans, on nous annonce que M. la chanoine Mouchard est mort en cette ville le 17 octobre, à l’âge de 73 ans. Né le 15 avril 1855, et ordonné prêtre en 1878, M. le chanoine Mouchard s’est dévoué à l’enseignement chrétien ; il était secrétaire général de l’Alliance des maisons d’éducation chrétienne dont il dirigeait le bulletin : la Revue de l’Enseignement chrétien. Vicaire général de Mgr Courcoux, évêque d’Orléans, il était directeur des études et de l’enseignement diocésain. Les obsèques auront lieu samedi 20 octobre, en la cathédrale d’Orléans.

    La Croix, 21 octobre 1928 :

    Nous avons annoncé la mort de M. le chanoine Mouchard, vicaire général d’Orléans, secrétaire général de l’Alliance des maisons d’éducation chrétiennes et directeur de l’Enseignement chrétien. Cette perte sera vivement ressentie non seulement dans le diocèse d’Orléans, mais dans tout le monde de l’enseignement secondaire libre, où M. Mouchard avait conquis tant de sympathies par l’aménité de ses relations et la haute distinction de son esprit ainsi que par ses éminents services.

    Né le 15 avril 1855, il avait été ordonné prêtre à Orléans le 15 juin 1878 : ce fut la dernière ordination de l’épiscopat de Mgr Dupanloup. Dès lors, il se voua à l’enseignement, conquit à Paris ses grades comme en se jouant et occupa la chaire de rhétorique d’abord à Saint-Grégoire de Pithiviers, puis au Petit Séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin, dont il devint en 1893 le préfet des études. En 1906, il fut chargé de la direction des études ecclésiastiques et de l’enseignement dans le diocèse d’Orléans. Quand en 1916 Mgr Vié fut appelé à l’évêché de Monaco, il assuma, sur les instances de son évêque, les fonctions de supérieur de l’École de Pontlevoy jusqu’à la fin de la guerre.

    Dès 1896, il avait recueilli la succession des abbés Ragon et Klein dans la rédaction de la Revue de l’enseignement chrétien : il se donna pendant trente-deux ans, avec une compétence et une régularité admirable, à ce labeur auquel il consacrait encore dans ses derniers jours ses dernières forces. Secrétaire général de l’Alliance, les Congrès, qu’il préparait chaque année avec un soin minutieux et organisait à la satisfaction de tous, le mettaient en relation avec les supérieurs de toutes les maisons libres de France et de Belgique. Orateur agréable, il prononça le 8 mai 1890, dans la chaire de Sainte-Croix, un panégyrique goûté aux fêtes traditionnelles de Jeanne d’Arc. Humaniste consommé, il maniait avec une maîtrise impeccable les langues latine et grecque, non moins que la française, et les livres dont il a enrichi la collection de l’Alliance sont dans les mains de nombre de professeurs et d’élèves.

    En juin dernier, Mgr l’évêque d’Orléans avait, dans une lettre élogieuse, rendu hommage à cette carrière longue et pleine à l’occasion du jubilé sacerdotal de M. Mouchard. La régularité de sa vie spirituelle, son incessant labeur, sa piété toujours si franche et si simple, la résignation de ses derniers jours ont édifié tous ceux qui l’approchaient. Les obsèques ont eu lieu samedi matin, à 10 heures, à la cathédrale d’Orléans, sous la présidence de Mgr Courcoux, et son corps reposera dans le tombeau de famille, en son pays natal de Beauchamps.

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