Les lettres de Jeanne d’Arc et la prétendue abjuration de Saint-Ouen (1911)
- Conrad de Tardieu, comte de Maleissye (1845–1917)
Présentation
Des nombreuses lettres que Jeanne d’Arc fit écrire en son nom, seules cinq originales nous sont parvenues, dont trois signées de la main même de la Pucelle. Ce sont ces signatures, reproduites ici, que se propose d’étudier le comte Conrad de Maleissye (1845-1917), descendant de la famille de Jeanne et détenteur en ses archives de la plupart de ces précieuses reliques.
Cependant, au delà de l’intérêt historique, sa démarche vise à lever un malentendu. Il s’agit de prouver, par une étude graphologique de l’évolution de sa signature au fil des lettres, que Jeanne, illettrée aux premières heures de son épopée, avait appris à signer son nom — et probablement à lire — à l’époque de son procès, et donc que la croix qu’elle apposa au bas de son abjuration n’avait aucune valeur.
Il a fallu que, pendant tant de siècles, ses lettres fussent conservées d’une manière presque miraculeuse pour que le voile fût enfin déchiré d’une manière complète et qu’au nom de la critique historique, on pût enfin glorifier Jeanne dans cette journée de Saint-Ouen.
Images (5)
[1911]
Maleissye, Les lettres de Jeanne d’Arc, 1911, p. 27
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
[1911]
Maleissye, Les lettres de Jeanne d’Arc, 1911, p. 31
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
[1911]
Maleissye, Les lettres de Jeanne d’Arc, 1911, p. 35
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
[1911]
Maleissye, Les lettres de Jeanne d’Arc, 1911, p. 39
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
[1911]
Maleissye, Les lettres de Jeanne d’Arc, 1911, p. 43
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
Édition
Paris, Bayard (In-16 de 108 pages avec fac-similé des cinq lettres. Prix : 0,25 fr.)
Les Lettres de Jehanne d’Arc et la prétendue abjuration de Saint-Ouen, par le comte C. de Maleissye ; préface de M. Gabriel Hanotaux de l’Académie Française ; Paris, 5, rue Bayard, 5 [Dernière page :] 633-11 ; Imp. P. Feron-Vrau, 3 et 5, rue Bayard, Paris, 8e