Louis de Mas Latrie  : Glossaire des dates des documents du Moyen-Âge (1883)

Texte intégral

Glossaire des dates
ou explication par ordre alphabétique des noms peu connus des jours de la semaine, des mois, et autres époques de l’année employés dans les dates
des documents du Moyen-Âge

par

Louis de Mas Latrie

(1883)

Éditions Ars&litteræ © 2026

Avant-propos

1On a complété, autant qu’il a été possible dans le présent travail, le Glossaire des dates, publié par les Bénédictins dans le premier volume de l’Art de vérifier les Dates.

Les principales additions proviennent des ouvrages suivants :

  1. Robert Thomas Hampson, Medii ævi Kalendarium, 2 vol. in-8°. Londres, 1841 ;
  2. Émile Gachet, Recherches sur les noms des mois et des Fêtes chrétiennes, in-8°, Bruxelles, 1865 ;
  3. Hermann Grotefend, Handbuch der historischen Chronologie, in-4°, Hanovre, 1872.

Les documents originaux et diverses publications récentes ont fourni aussi quelques indications nouvelles.

Glossaire

A.

Aberoll, Abrello, Abrille, Apruelle, Aprelle, April, dans les chartes flamandes est le mois d’Avril.

Abitis, les Obits, ou jours de l’anniversaire, dans le vieil anglais et le vieil écossais. (Hampson.)

2Abreu, Abrieu, le mois d’Avril.

Absolutionis Dies, Absolutus Dies, ou Dies Jovis Absoluti, le Jeudi absolu, le Jeudi saint.

Ad Carnes (dies) ou Dies Carnium, les jours gras.

Accensio Lunæ, l’Apparition de la première Lune d’un mois.

Accipite jucunditatem, le Mardi après la Pentecôte.

Achzehnte tag (littér. le 18e jour), le 13 janvier, ou octave de l’Épiphanie. Cf. Twelfth day — On trouve aussi Zwanzigte tag (le 20e jour) avec la même signification.

A. D. ou Ante Diem dans les dates formulées ainsi A. D. IX. Kalend. januarias, ou Ante Diem IX. Kalend. januarias, ou encore Ad diem IX Kalend. Januarias, dont on trouve aussi des exemples, signifie le 9e jour avant les Calendes de janvier, c’est-à-dire le 24 décembre, absolument comme s’il y avait suivant la formule régulière : IX. Kal. Jan. ou IX. Kalendas Januarias.

On trouve dans Cicéron, Epist. famil. l. X, ep. 28, l. XI, ep. 6, et l. XII, ep. 22, 23, Ad. XIII kalend. jan. Ante XIII kalend. jan. et XIII kalend. jan. employés pour marquer le 20 décembre. Sénèque désigne par ces mots, A. D. III. eidus octobris, le jour de la mort de l’empereur Claude, que Tacite et Suétone attestent être arrivée le III des ides d’octobre ou le 13 de ce mois. Aulu-Gelle marque par ces mots, Ante diem III non jan., le jour natal de Cicéron, qui déclare lui-même, dans ses lettres à Atticus (l. 7, ep. 5, et l. 13, ep. 41), être réellement né le 3 des nones de janvier, ou le 3 de ce mois. Les anciens auteurs ecclésiastiques se sont servis des mêmes expressions. Le pape Innocent I, écrivant à Aurèle, évêque de Carthage, (ep. 11,) lui indique le jour de Pâques pour l’an 414 par Ante diem IX kalend. aprilis ; et l’on voit effectivement par les tables, que le jour de Pâques tomba, cette année, le XI des calendes d’avril, ou le 22 mars. Lactance (Instit. divin. l. 4, c. 10) dit que notre Sauveur a souffert Ante diem X kalend. aprilis ; et dans le livre De la mort des persécuteurs, qu’on lui attribue, que Jésus a été crucifié post diem X. kalend. april. ; ce qui signifie la même chose selon Baluze : mais cette dernière formule est unique, et ne se rencontre point ailleurs. Les Grecs ont aussi quelquefois employé la première. Le jour de la première action, par exemple, du concile général d’Éphèse, est ainsi marqué dans les actes, πρὸ καλανδῶν (Labbe, Concil. T. III col. 446.) et celui du concile de Calcédoine par ces mots : Τῇ πρὸ ὀκτὼ εἰδῶν Ὀκτωβρίων (T. IV. col. 77.)

Adorate Dominum, Introït, et nom du troisième dimanche après l’Épiphanie.

Adoratio crucis, voy. Dominica Adorandæ crucis.

Adoration des Mages, le 6 Janvier. Voyez Epiphania.

Adoratus dies, le Verdi Aoré, le Vendredi Aouré, le Vendredi-Saint.

Ad te Levavi, Introït, et nom du premier dimanche de l’Avent.

Adventus, Avent, temps de prières et de préparation à la fête de Noël. Il commence au Dimanche qui tombe entre le 27 novembre et le 3 décembre. La durée en est de quatre semaines. En Orient, dans l’église grecque, l’Avent commence 3d’une manière fixe le 15 novembre, et dure jusqu’à la Noël. L’Avent n’est pas d’institution évangélique, et ne date que du IVe siècle.

Adventus, pris dans le sens de translation des reliques d’un saint.

Adventûs annus, l’année de l’Avent, l’année de l’Incarnation ou de la Nativité. C. a. d. l’année chrétienne. Le Concile de Cliffe, en Angleterre, de l’an 800, est ainsi daté : Anno adventûs.

Adventus b. Cassiani episc. 16 juill. (Hampson).

Adventus corporis justi de eremo ; 4 août. (Hampson).

Æfensang, chant du soir, dans l’ancienne église anglaise, désignait l’heure de 4 heures et les Vêpres.

Æftera geola ou Geohles, dans les documents Anglo-Saxons, désigne le mois de janvier. Voy. Giouli.

Æftera Lytha Monath, dans les doc. Anglo-Saxons, le mois de Juillet.

Ægri (dies), les mêmes que Dies Ægyptiaci. Voy. Eger.

Ægyptiaci Dies. Jours néfastes et malheureux durant lesquels on n’osait se faire tirer du sang, ni commencer aucune entreprise. Il y avait deux jours néfastes dans chaque mois. On pourra les connaître au moyen des deux vers suivants, qui ont été composés de douze mots, dont chacun est propre à l’un des douze mois de l’année :

Augurior decios, audito lumine claugor,

Liquet olens abies, coluit colus, execute Gallum.

Le premier mot correspond au mois de janvier ; le second à février et ainsi des suivants. Il faut maintenant savoir, pour trouver les 2 jours égyptiens d’un mois, 1° que la première lettre de la première syllabe de chaque mot désigne, suivant l’ordre qu’elle a dans l’alphabet, le premier jour égyptien du mois, à partir du commencement du mois auquel il correspond ; 2° que la première lettre de la seconde syllabe désigne le second jour égyptien de ce même mois, à compter de la fin du mois, en remontant. Ainsi, par exemple, le mot augurior, qui commence par au, montre que le premier de Janvier est un jour égyptien ; et G, étant la septième de l’alphabet, désigne le 25 janvier, qui est le septième jour de ce mois, en remontant depuis la fin ; et de même des autres mois.

Pasquier et Denis Godefroy ont donné la liste de ces jours égyptiens, tirée des Éphémérides de Paris, du temps de Charles VI et Charles VII. On les voit aussi marqués, dans les anciens calendriers de diverses églises, quoique Saint-Augustin (In Epist. ad Galat., c. 4) et d’autres écrivains ecclésiastiques, se fussent élevés contre cette superstition qui remonte aux anciens égyptiens. (Art de vérif.)

On a maladroitement traduit au moyen âge l’abréviation Dies Æg. par Dies Æger, ou Eger, d’où Dies Egri V. Eger.

Aliturgici (Dies). Le Vendredi et le Samedi de la Semaine Sainte, jours sans Liturgie.

Affertstag ou l’Ascension. On trouve aussi Offert ousers herrn. Voy. Auffartstag.

4Aflat der barfoten, ou der broder, le 4e dimanche après Pâques.

Agas day, le jour de Sainte-Agathe, 5 fév. (Paston, letters IV, 426, à la date de 1469).

Agni Circumcisio, le 1er Janvier.

Aïr (le mois de l’) le mois d’Août. Voy. Arenmonath.

Aires (Le temps des), le mois d’Août, dans certains doc. du Midi, parce que c’est en août qu’on bat le blé sur les aires ou sols.

Alammasse day. Voy. Lammas Day.

Albæ, nom de la semaine qui suit Pâques, et de celle qui suit la Pentecôte. Voy. Du Cange, v° Alba.

Alhalren messe, All Halloren mass, messe de la Toussaint.

Allehalren day, All Halan day, le jour de la Toussaint.

Alléluia, Alléluia clausum, ou Alléluia claudere, dimittere, le Dimanche de la Septuagésime.

Alleluiah nederlunq, en Allemagne, littér. disparition, suspension de l’Alleluia ; le dimanche de la Septuagésime (voy. le mot précédent) ou le samedi qui précède ; parce que de ce jour au dimanche de Pâques on cesse de chanter Alléluia à la messe ; en même temps, toutes les réjouissances publiques ainsi que les mariages, sont interdites.

Alle Folyne day, All Souls’ day, le jour de toutes les âmes ; le jour des Morts, le 2 décembre.

Almes (-âmes), employé absolument dans la même signification. Lendemain des Almes c. a. d. le lendemain de la Commémoration des morts ou du 2 Décembre. (Voy. Animarum Dies).

Ambulatio ou Dominica ambulationis in mari, dans l’Église grecque, le 9e dimanche après la Pentecôte.

Anastasimus, jour de Pâques dans l’Église grecque.

Angaria, les Quatre-Temps. Angaria Cinerum, Angaria Pentecostes, Angaria Crucis, Angaria post Luciæ, les Quatre-Temps, les mercredi, vend. et sam., après les cendres, les mercredi, vend. et sam. après la Pentecôte, les mercredi, vend. et sam. après l’exaltation de la Sainte-Croix (septembre) et les mercredi, vend. et sam. après la Fête de Sainte-Luce (décembre), ce qu’indiquent ces vers :

Dat Crux, Lucia, Cineres, Carismata Dia,

Ut sit in Angaria quarta sequens feria.

Tel est l’usage, établi dans l’église depuis le XIe siècle, par Grégoire VII. Au 9e siècle, en France, les jeûnes des Quatre-Temps étaient fixés à la première semaine de mars, à la 2e semaine de juin, à la 3e de septembre et à la semaine avant Noël.

Angel, Angul Août, la Saint-Pierre en goule Août ; le 1er Août, fête de Saint-Pierre-aux-Liens.

Angelorum festum, le 29 Septembre.

5Angevine (Notre-Dame-L’) ou la Septembrèche, la Nativité de la Vierge, au 8 Septembre.

Animarum (Dies ou Festum), le jour des Âmes ou des Morts, le 2 Novembre. En français les Almes. Un statut de Richard II d’Angleterre est ainsi daté : le lendemain des Almes. On appelait aussi ce jour Commemoratio Omnium.

Annunciatio, l’Annonciation à la Sainte Vierge, ou Conceptio Domini le 25 Mars. (Voy. Bolland, III. 534.) Ancienne fête patronale des Rubanniers à Paris. Désignée au Moyen-Âge sous les noms divers de N.-D. aux Marteaux, N.-D. Chasse-Mars, ou la Marzache, ou la Fête des Cloches, Festum Campanarum. Au XIIIe et XIVe siècles, les chartes du pays de Metz et de l’Est de la France, la nomment Notre-Dame Empouse, (voy. Bibl. de l’Éc. des chartes, 1875, p. 368.) Cette fête se célébrait autrefois le 10 décembre, dans les églises de Tolède et de Milan (Martène, De antiq. eccles. ritibus. t. III. p. 560.)

Annus Circumcisionis, l’année commencée au 1er janvier.

Antecinerales feriæ, jours du Carnaval précédant le Mercredi des Cendres.

Ante Diem, voy. au commencement A. D.

Antelucana hora, l’heure du quatrième nocturne, (crépuscule du matin).

Antelucinum, le quatrième nocturne.

Ante natale (ou nativitatem) Domini, désigne l’Avent, le temps qui précède immédiatement Noël. En français on appelle les huit jours avant Noël : les Avents de Noël.

Antipascha, le dimanche de Quasimodo, second dimanche après Pâques chez les Grecs, dimanche que nous comptons pour le premier. La semaine de Quasimodo se nomme Antipascale.

Antlasstag, le Jeudi Saint. Antlasswoche, ou der Antlass, la Semaine Sainte.

Apocreos, c’est le carême-prenant dans l’Église grecque, correspondant à nos jours gras, qui commencent au Lundi de la Septuagésime, et finissent au dimanche suivant, jour de notre Sexagésime, passé lequel les Grecs n’usent plus d’aliments gras.

Apostolorum Divisio ou Dispersio, la Séparation des Apôtres, le 15 juillet.

Apostolorum Festum, la Fête de tous les Apôtres, célébrée le 1er mai dans l’Église latine, le 30 juin dans l’Église grecque.

Apparitio Domini ou Apparitio, seul, le 6 Janvier. Voy. Epiphania.

Apparitio Sanctæ Crucis, le 19 Août (martyrologes de Jérôme et de Wandulbert).

Apparitio S. Michaelis, le 8 Mai. Voy. Révélation.

Aqua Sapientiæ, le mardi de Pâques.

Architriclini dies ou Festum, le second dimanche après l’Épiphanie, à cause de l’Évangile du jour qui rapporte le miracle des Noces de Cana. C’est aussi le Dimanche de Zachée. Voy. Festum Architriclini.

Arenmanoth, Aerumoned, Arnzit, le mois des moissons, Août, dans les langues germaniques, d’où les Romans ont fait en Flandre, sans se rendre compte de la 6signification, le mois de l’aïr, delair, de l’ayr, de l’aynr, ce qui signifie incontestablement, ici, non pas le mois de l’oir, ou le mois de décembre, mais le mois de l’erne, de l’arne, c. a. d. en vieux saxon, le mois de la moisson ou le mois d’Août. Fait en l’an Nostre Seignor M. CC. LIIII. ans, ou mois de l’aynr. (E. Gachet, Rech. sur les noms des mois, p. 25.)

Armorum Christi Festum, voy. Coronæ Christi Festum.

Arnzit, dans le haut allemand, le temps de la moisson, le mois d’Août.

Ascensa Domini, aujourd’hui Ascensio, l’Ascension.

Ascension (l’) de N.-S., fête qui, se célébrant dix jours avant la Pentecôte, peut tomber sur 35 jours différents, du 30 avril au 3 juin.

Ascensio, B. M. V., la fête de l’Assomption, ainsi nommée au neuvième siècle.

Asinorum Festum, célébrée autrefois à Rouen le 25 décembre ; à Beauvais le 14 janvier ; proscrite depuis longtemps par l’Église.

Asoti (Dominica). Voy. Dominica.

Aspiciens a longe, premier dimanche de l’Avent, ainsi nommé du premier répons du premier nocturne.

Assumptio Christi ou Domini. Voy. Ascension.

Assumptio Sancti Johannis Evangelistæ, 27 déc.

Assumptæ humanitatis filii Dei festum, l’Annonciation, 25 mars.

Assumptio Matris Dei, l’Assomption de la Vierge au 15 août.

Aster day ou Astur day, pour Easter day, le jour de Pâques.

Ater dies, le Mercredi des Cendres.

Audivit Dominus, Introït et nom du vendredi et du samedi après le Mercredi des Cendres.

Auffartstag, Aufferstag unsers hern, comme Affertstag, l’Ascension. En allemand moderne Himmelfahrt (littér. voyage au ciel.)

Augstmonath, le mois d’Août dans les chartes wallonnes.

Aurea Missa, le samedi après la Trinité.

Aventi. Voy. Adventus Domini.

Aves incipiunt cantare. 12 Février.

Aveugle-né, le mercredi de la quatrième semaine de Carême.

Azymorum Festum, le jour de Pâques.

B.

Bacchanalia. Voy. Clericorum Bacchanalia.

Βαϊοφόρος ou Ramifera, ou Palmifera, le dimanche des Rameaux dans l’Église grecque.

Baptista necatus, le 29 août, la Décollation de S. Jean-Baptiste.

Baptismus Christi, le 6 janvier ou l’Épiphanie.

Baptisterium, nom que les Arméniens donnent à l’Épiphanie, le 6 janvier.

Barmherzigkeit des Herrn, littér. la Compassion du Seigneur ; voy. Misericordia Domini.

7Baronum Dies, en Angleterre, les jours où les barons tenaient les assises pour rendre la justice à leurs vassaux et terminer leurs différents. On les nommait aussi pour cette raison Lofeday ou Day of love.

Bascarah, l’Annonciation, chez les Syriens, célébrée le 1er décembre.

Behourdi, Behourdit, Behourdis, Beourdich. Le 1er Dimanche de Carême. Voy. Bohordicum.

Benedicta, Introït, et nom du dimanche de la Trinité.

Benedictio Candelarum. Bénédiction ou Consécration des cierges à Noël.

Benedictio Cerei. Bénédiction du cierge pascal la veille de Pâques.

Benedictio Fontium. Bénédiction des fonts baptismaux, le samedi avant Pâques.

Benedictio Indicti. La Bénédiction du Lendit. Charte de 1261. Centum solidi paris, annui redditus quos ego percipiebam singulis annis in bursa dicti domini abbatis apud S. Dyonisium, die Benedictionis Indicti. Le jour de l’Ouverture ou premier jour de la Foire du Lendit.

Bénéisson ou Bénéiçon (La), en latin Benedictio, Benedictio Indicti, la Bénédiction ou Salut solennel donné à la fin de la messe d’ouverture de la célèbre foire du Lendit à Saint-Denis (voy. Indictum) le second mercredi du mois de juin. On datait souvent les chartes et les actes divers des jours du Lendit, ou de la Bénédiction. En 1261 : ce fu fait ou mois de juyn, le dimanche après la Bénéiçon. Dans une pièce de 1280 : le Dimanche prochain après la Bénéiçon du Bandit.

Berchtag, perchtag ou prechtag, l’Épiphanie.

Betroche, Biltwoche, Behtage, les Rogations.

Biduana. Jeûne de deux jours (Matthieu de Westminster.) Désigne aussi le Vendredi-Saint.

Binding day, le second mardi après Pâques ; autrement appelé Hock-day.

Black monday (littér. le lundi noir) Lundi après Pâques. In Anglia, feria secunda Paschae Blak monon day nuncupatur.

Black sunday. Le Dimanche de la Passion (littér. le dimanche noir.) En Allemagne : der schwarze Sontag.

Bloody Thursday (littéralt. Jeudi sanglant). Jeudi de la première semaine de Carême.

Blue Monday, en Allemagne der Blaue Montag ; littéralement le lundi bleu, Lundi de la Septuagésime.

Blutstag (le jour du sang), le Jeudi-Saint.

Bohordicum, Bouhourdis, Béhourdi, Behourdich, espèce de joute qui se faisait avec des bâtons, les I et II Dimanches de Carême. Le Dimence premier Behourdi, dans un cartulaire de Cambrai. Le Samedi après le Behourdich. (Hist. généal. de la M. de Guines, pr. p. 556.) Voy. aussi Bordæ, qui désigne également le premier Dimanche de Carême ou le Dimanche de la Quadragésime.

Bordæ, Buræ, les Bordes, les Bures, les Brandons. Ces noms désignent le 1er dimanche de Carême ou de la Quadragésime et toute la semaine suivante, jours pendant lesquels le peuple faisait des espèces de joutes avec des bâtons 8appelés Bordes. Lesquels portoient chascun ung baston ou Borde, en leur main. Du Cange. Ce fu fait le jor des Bordes, en l’année 1285, ou mois de Mars. À la même époque on allumait des feux de joie appelés les Brandons. Voy. Brandones.

Borrowed ou Borrowing days (littér. : jours empruntés [à Avril qui est spécialement le mois des tempêtes en Écosse]). Les trois derniers jours de Mars.

Brancheria, le Dimanche des Rameaux.

Brandones, Brandons ; Buræ, les Bules, les Buires. Le 1er Dimanche de Carême ou le Dimanche de la Quadragésime. Ad Dominicam primam Quadragesimæ venturæ quæ appellatur Brandones. — Dominica prima Quadragesimæ quæ vocatur Dominica Brandonum. — Le Dimenche que l’en dist des premiers Brandons. — En Lorraine et en Alsace, on appelait Bures et Bules, ce qu’on nommait ailleurs les Brandons : Le Dimanche des Buires. — Datant anno Domini 1254, feria quinta post Buras. — Le jour des Bules prochein venant. (Du Cange.) Ces mots rappellent l’usage existant encore dans quelques campagnes d’allumer des feux de joies et de promener des falots en flammes le 1er Dimanche de Carême et les jours suivants, au milieu de danses populaires.

Broncheria, et mieux Brancheria, le dimanche des Rameaux. Datum Sarlata, ante festum Broncheriæ, anno D. 1370.

Bura, Burarum Dies. Voy. Brandones.

Burdillini dies, la quinzaine des Behourdihs. Voyez Bohordicum.

C.

Cæci nati (dies), le mercredi de la Mi-Carême.

Calamai. La Chandeleur ou Purification de la Sainte-Vierge, le 2 février.

Calendæ. Voy. Kalendæ.

Calendaou (lou), Calènes (les), le 25 décembre, ou le jour de Noël, en Provence.

Campanarum Festum, l’Annonciation, ou 25 mars.

Cananée (La), le jeudi de la première semaine de Carême.

Candela, chandelle, mot employé pour marquer le tiers de la nuit, qu’on divisait en trois chandelles. Dans une charte de 1386, il est dit : L’exposant s’en alloit en sa maison, environ heure d’une chandelle de nuit. Et en une autre de 1408 : En ce faisant, le suppliant mist et vacqua tout ledit jour et bien jusqu’à deux chandelles de nuit.

Candelosa, Candelarum Festum, Candelatio, Candelaria, la Chandeleuse, la Chandelure, Candelière, Calamei, la fête de la Purification de la Vierge ; et en même temps fête de la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple, le 2 février. Voy. Hypapanti, nom de cette fête dans l’Église grecque.

Candlemas, en Angleterre, le 2 février, la Purification.

9Canite, ou Canite tuba, Introït, et le 4e dimanche de l’Avent.

Cantate Domino, Introït et nom du 4e dimanche après Pâques.

Capitilavium, le Dimanche des Rameaux, ainsi désigné parce qu’en ce jour on lavait la tête de ceux qui devaient être baptisés, opération bien nécessaire en Orient, car il était défendu de prendre des bains durant tout le Carême.

Caput jejunii, le mercredi des Cendres.

Caput kalendarum, caput nonarum, caput iduum. Voy. Kalendæ.

Cara cognatio, le 22 février. Voy. Festum S. Petri Epularum.

Carementranum, Carementranus, Caremprenium, en français Carême-entrant, Carême-prenant, le Mardi-Gras.

Carismata dia, Charismatis dies, le jour de grâce. Dimanche de la Pentecôte.

Caristia, le 22 février. Voy. Festum S. Petri Epularum.

Carnicapium, Carniplarium, Carnicapium, le Mardi-Gras.

Carnisprivium novum, le dimanche de la Quinquagésime, qui précède le Mardi-Gras. Die dominica sequenti, (le dimanche 12 février 1301, dimanche de la Quinquagésime) qua fuit Carnisprivium, lit-on dans les comptes des Trésoriers de Savoie, M. Saraceno, Regesto dei principi d’Acaïa. Turin, 1881. p. 36. Voy. Dominica ad Carnes levandas.

Carnisprivium vetus, le dimanche de la Quadragésime ou le premier dimanche de Carême. Avant le neuvième siècle, dans l’église latine, on ne commençait l’abstinence que le premier dimanche de Carême ; et l’on ne jeûnait point les quatre derniers jours de la semaine de la Quinquagésime, du mercredi des Cendres au samedi suivant, comme nous jeûnons aujourd’hui. Mais, à partir du 9e siècle, le mercredi qui suit la Quinquagésime, le mercredi des Cendres, devint le 1er jour de Carême. De là les mots Carniprivium vetus, et Carniprivium novum, et l’expression Inter duo Carniprivia pour désigner les jours qui séparent le dimanche de la Quinquagésime du dimanche de la Quadragésime.

Carniprivium, Carnisprivium, désigne quelquefois les premiers jours de Carême, et quelquefois le dimanche de la Septuagésime, parce que les gens pieux commençaient, dès ce dimanche, à s’abstenir de manger de la viande, surtout les ecclésiastiques et les religieux. Aussi ce Dimanche est-il appelé Carniprivium, Carnisprivium, ou Privicarnium sacerdotum, etc.

Carniprivia (Inter duo), voy. les explications au mot Carnisprivium vetus.

Carnivora Dies, Dies carnem relinquens, le Mardi-Gras (Cf. Peterfy, Conc. Hungariæ, Tom. I, pag. 31).

Cathedra Sancti Petri. La Chaire de St-Pierre à Antioche, le 22 février. — Jusqu’en 1558, on a célébré le 22 février la fête de la Chaire de St-Pierre, à Antioche, en réunissant à cette fête celle de la chaire ou de l’épiscopat de St-Pierre à Rome même. En 1558, Paul IV, pour répondre aux prétentions des réformateurs qui niaient le séjour et le pontificat de St-Pierre à Rome, transporta ou rétablit la célébration de la Chaire de St-Pierre à Rome au 18 janvier, et assigna 10le 22 février pour la célébration de la seule Chaire d’Antioche, la première que l’Apôtre ait occupée. (Voy. D. Guéranger, année liturg. t. III, p. 352, 1re éd.). — On a désigné la fête de St-Pierre, au Moyen-Âge, sous les noms divers et assez bizarres de Saint-Perchery, Saint-Pierre yrer nous pierre, Sanctus Petrus Cathedratus, Festum Epularum Sancti Petri, Caristia, Cara cognatio, etc.

Chairetismos, dans l’Église grecque, l’Annonciation ou littéralement la Salutation de la Sainte-Vierge, 25 Mars.

Chananéenne (La) ou le dimanche de la Chananéenne, le 2e dimanche de Carême.

Chandeleur (La) ou Chandeleuse, le 2 Février. Voyez Candelosa et Hypapanti.

Charitas Dei. Introït de la messe du samedi des quatre temps de la Pentecôte.

Chasse mars. L’Annonciation. Notre Dame de Chasse mars.

Cheretismus, du grec Χαιρετισμός, Salutation, Annonciation, le 25 Mars.

Childermas, littéral. : la messe des [saints] enfants. 28 déc. Voyez Innocents. De même en Allemagne : Kindertag nae mitwinter (le jour des Enfants près du milieu de l’hiver) ; Unschuldiger kindertag, le jour des Enfants innocents.

Christi templo deductio. 2 Fév. Voy. Hypapanti.

Christi Festum, la Noël.

Cibavit eos, Introït du lundi de la Pentecôte.

Cienkesmes, Ciunckesme, en Flandre, la Pentecôte. Voy. Mercredi ens ou Cienkesmes.

Cineris et cilicii dies ; Dies cinerum. Le Mercredi des Cendres.

Circumcisio Agni, Circumcisio Domini, le 1er Janvier.

Circumdederunt, Introït, et nom du dimanche de la Septuagésime.

Clausum Pascha, Pâque close, autrefois la close ou La clouse des Pâques, le dimanche après Pâques, ou la Quasimodo. Le dimanche suivant s’appelait dominica prima post clausum Pascha, (c’est notre second dimanche après Pâques) et ainsi des suivants.

Clausum Pentecostes, le dimanche de la Trinité. On voit cependant le IIe dimanche après la Pentecôte désigné ainsi dans la chronique de Benoît de Péterborough.

Clericorum, ou Dominorum Bacchanalia. Dimanche de la Quinquagésime ; ainsi appelé des festins bruyants des clercs avant d’entrer dans le Carême.

Clavorum Festum, ou Festum de claeis Domini. Voy. Coronæ Christi festum.

Close ou Cluse de Pasche, le dimanche de la Quasimodo. Voy. Clausum Pascha.

Coena Domini, la Cène de Notre-Seigneur. Coena pura, le Vendredi-Saint.

Commémoration des Aimes, 2 nov. Voy. Commemoratio omnium fidelium et Animarum Dies.

Commemoratio Bedæ, 27 Mai.

— Bosilii, 8 Juillet.

— omnium Sanctorum, 1er Nov.

— adventus spiritus, 15 Mai.

11— ascensionis dominicæ, 5 Mai.

— assumptionis Mariæ, 25 sept.

— omnium fidelium ; le 2 Novembre, chez les Latins ; le jeudi avant la Pentecôte, chez les Grecs ; dans l’Église de Milan, au XVIe siècle, jusqu’en 1582, le lundi après le IIIe dimanche d’Octobre. Voy. Animarum Dies.

Commovisti terram et conturbasti eam, le Dimanche de la Sexagésime, dont le trait commence par ces mots. On rapporte que le cardinal Othon, légat de Grégoire IX, arriva en 1231, à Liège, le Dimanche où l’on chante ce verset à la messe.

Communibus (Feria quarta in). On appelait Communis, la semaine qui commence au Dimanche après la S. Michel de Septembre. Voy. Septimana Communis.

Compassion de la Vierge ou Notre-Dame-de-Pitié, le vendredi de la semaine de la Passion.

Compassio B. Mariæ virginis, le vendredi après Judica (5e dimanche du Carême). Cette date a été ainsi fixée pour toute l’Église en 1727 ; auparavant elle était aussi célébrée le vendredi après Jubilate (3e dimanche après Pâques, à Cologne depuis 1423), et le vendredi après Exaudi (6e dimanche après Pâques), à Lubeck.

Conceptio B. Mariæ, l’Immaculée Conception de la Sainte-Vierge, le 8 Décembre.

Conceptio Domini, l’Annonciation, le 25 Mars.

Conceptio S. Johannis Baptistæ, 24 Sept.

Conductus Paschæ, le dimanche après Pâques, et l’intervalle compris entre ces deux dimanches ; feria sexta in conductu Paschæ (1373), feria quarta infra conductum Paschæ (1489).

Conductus Pentecostes, le dimanche après la Pentecôte.

Confessio et pulchritudo, le jeudi après le 1er dimanche de Carême.

Consecrationis sanctæ Mariæ Dies ou Festum ; fête de la dédicace de la basilique de Sainte-Marie Majeure à Rome, au 5 août ; ou de la dédicace de Sainte-Marie du Panthéon, au 13 mai. Voy. Dedicatio.

Conseil des Juifs, le Vendredi avant le Dimanche des Rameaux.

Conversio (ou même Conversatio) Sancti Pauli. Conversion de St-Paul, 25 janvier. L’Église fête, en outre, deux autres conversions, celle de St-Augustin et celle de Ste-Pélagie.

Cornets (Fête aux), en Picardie, le 7 Mai. Voy. Fête aux Cornets.

Coronæ Christi Festum, fête célébrée en Allemagne, le Vendredi après l’Octave de Pâques, ou le vendredi suivant, si le premier était occupé par une autre fête. Cette fête est encore appelée : Festum Armorum Christi, Festum instrumentorum Dominicæ Passionis, F. Hastæ, F. Clavorum, F. de Coronâ, F. de Clavis Domini, F. de Lancea, etc.

12Coronæ Domini Festum, la Susception de la Sainte Couronne par St-Louis, fête qui se célèbre à Paris, le 11 Août.

Corps de Dieu (La feste du), Dies Corporis Christi : la Fête-Dieu, la Fête du Saint-Sacrement. Voy. Corpus Christi.

Corpus Christi, Corporis Christi Festum. La fête du Saint-Sacrement ou la Fête-Dieu. Fête mobile instituée par Urbain IV, et célébrée le jeudi après le Dimanche de la Trinité. On lit dans une charte : Die Mercurii in vigilia Corporis Christi, anno 1382. Voy. Saint-Sacrement.

Correction fraternelle, le Mardi de la troisième semaine de Carême.

Croix de Mai (La Fête de la Ste-). Fête de l’Invention de la Sainte Croix, célébrée le 3 mai par les Latins, le 6 Mars chez les Grecs.

Croix (Exaltation de la Sainte-), le 14 Septembre. Voy. Exaltatio.

Croix noires (les), Crucæ Nigræ, la procession du jour de Saint-Marc au 25 Avril. Litania hæc, dit Durand (Ration. dit. off. l. 6, c. 102) dicitur Gregoriana, vel Romana. Vocatur etiam cruces nigræ, quoniam, in signum mæroris ex tantâ hominum strage (la peste qui avait désolé Rome), et in signum pænitentiæ, homines nigris vestibus induebantur, et cruces et altaria nigris velabantur. Joinville appelle de même le jour de Saint-Marc le jour des croix noires. En général, au moyen-âge, on donnait le nom de Croix à toutes les processions. Le prêtre Wolfard, au liv. 3 des Miracles de sainte Walburge, c. 2, nomme la semaine des Rogations, Hebdomada crucium. (Voy. du Cange, Obs. sur l’hist. de saint Louis, pag. 43 et 44.)

Cum sanctificatus fuero, le mercredi après Lætare (4e dimanche de Carême).

Cyclus Decemnovalis, le Cycle de XIX ans ou Nombre d’Or, employé pour calculer les Lunes et trouver le 1er jour de chaque Lunaison. Voy. ci-dessus la Dissert. sur les dates des Chartes. § XIV col. 50.

Cyclus lunæ, Cyclus lunaris, le Cycle de la Lune, souvent confondu dans les anciennes chartes du Moyen-Âge avec le Cycle de Dix-Neuf ans ou Nombre d’Or, quoiqu’il en soit différent. Voy. la Dissert. §XIV, col. 50.

D.

Da pacem, Introït et nom du XVIIIe dimanche après la Pentecôte.

Dæmon mutus, le Démon muet, le troisième dimanche de Carême.

Décaméron (Le), l’intervalle entre la Pentecôte et l’Ascension.

Décolasse (La) ou La saint Jean Decolas, Fête de la Décollation de S. Jean-Baptiste, au 29 Août. Voy. S. Jean de Cotasse.

Dedicatio urbis Constantinopolis, 10 ou 11 Mai. Voy. Genethliacus dies C. P.

Dedicatio S. Sepulcri, de l’Église du Saint-Sépulcre, ou Dedicatio basilicæ Resurrectionis, à Jérusalem, le 14 Septembre.

13Dedicatio, Dédicace, et aussi au moyen-âge Ducasse.

de l’autel de S. Julien à Rome, martyr, le 19 Avril.

de l’église de Sainte Marie ad Martyres ou Sainte Marie de la Rotonde (le Panthéon) à Rome, converti en église par Boniface IV. (Voy. Natalis Sanctæ Mariæ, 13 Mai.)

de l’église de S. Nicodème, martyr, 1er Juin.

du monastère Salvatoris mundi (monastère de S. Jean de Latran1).

ecclesiæ S. Mariæ (L’Ara cæli, à Rome), 10 Juin.

de la Basilique de S. Martin à Tours, 14 Juillet.

de S. Pierre aux Liens, à Rome, 1er Août.

de N. D. des Anges ou de la Portioncule à Assise, 2 Août.

de la Basilique de Ste Marie Majeure à Rome, dite Sancta Maria Major, Sancta Maria ad Nives, Sancta Maria ad Præsepe ; fête célébrée le 5 août, et non, comme le dit M. Hampson, le 5 Juin.

de la chapelle de S. Venceslas à Prague, 10 Sept.

de l’église de S. Michel Archange, au Mont Gargano, 29 Sept.

de la Basilique du Sauveur ou Basilique Constantinienne à Rome, devenue la basilique de Saint Jean-de-Latran, le 9 Novembre.

des Basiliques de S. Pierre et S. Paul. Dedicatio Basilicarum sanctorum Apostolorum Petri et Pauli, le 20 Novembre.

de l’église de S. Genès, à Arles, 16 Déc.

de toutes les Églises. Fête mobile dont l’époque a varié suivant les temps et les diocèses. On la célébrait dans beaucoup de pays le jour anniversaire de la dédicace de l’église cathédrale. Aujourd’hui, on la célèbre généralement en France le Dimanche qui suit l’octave de la Toussaint.

Delun, Deluns, Dilun, Dilus, le lundi. En 1306. Donné à Paris, le diluns d’avant Pasques Flories. Ord. des Rois. t. I. p. 449.

Deluys, Lundi. Ki furent données, l’an de l’Incarnation mil CCLX et onze, le deluys devant Pâques flories.

Depositio, le jour de la mort d’un saint qui ordinairement n’est point martyr.

S. Aethelfredæ virg., 23 Oct.

S. Athelwoldi, 1er Août.

S. Basilii, 1er Janvier.

S. Byrini, 3 Déc.

S. Cuthberti, 20 Mars.

S. Dunstani, 19 Mai.

S. Eadburgæ virg., 15 Juin.

S. Eadgithe virg., 16 Sept.

S. Eadmundi archiepiscopi, 16 Nov.

S. Mariæ matris domini nostri Jesu-Christi, 18 Fév.

S. Patricii, 17 mars.

S. Swithuni episcopi, 2 juillet.

Descensio primi carbonis, chez les chrétiens de Syrie, le 7 Février.

— secundi — le 14 Février.

— tertii — le 21 Février.

Deus, dum egrederis. Introït et nom du mercredi après la Pentecôte.

Deus, in adjutorium, Introït, et nom du XIIe dimanche après la Pentecôte.

Deus, in loco sancto, Introït, et nom du XIe dimanche après la Pentecôte.

Deus, in nomine tuo, Introït, et nom du lundi après Lætare (4e dimanche du Carême).

Deus omnium exauditor est. Deuxième répons du 1er nocturne du IIIe Dimanche après la Pentecôte et des suivants jusqu’au 1er Dimanche d’Août.

Deus, qui in errantibus, Introït de la collecte du 3e Dimanche après Pâques.

Derenres, Divenres, Vendredi. Ki furent données, l’an de grasches MCC. IIIXX et XIII, le derenres prochain après Pâques closes.

Dicit Dominus, Introït et nom du XXIIIe et XXIVe dimanche après la Pentecôte.

Dierum Dominicarum Rex. Le Dimanche de la Trinité.

Dierum omnium supremus le jour de Pâques.

Dierum rex, le jour de Pâques.

Dies. Voy. le second mot dépendant et déterminant le sens du premier, comme : Absolutionis, Absolutus, Ad Carnes, Adoratus, Ægyptiaci, Aliturgici, Animarum, Architrilinii, Ater, Baronum, Bordarum, Burdillini, Cæci nati, Carnivora, Cilicii, Cinerum, Corporis Christi, Dominicus, Egri, Felicissimus, Florum, Focorum, Indulgentiæ, Intrantes, Johannis parvi, Jovis albus, Litaniarum, Lamentationum, Lavationis, Magnæ dominæ, Magnæ festivalis, Magnus, Mandati, Mercurinus, Muti, Mysteriorum, Natalis, Neophytorum, Osanna, Palmarum, Pandicularis, Passionis, Pingues, Pulcra, Quatuor, Reconciliationis, Rosarum, Salax lunæ, Sancti, Sanctus, Scrutinii, Sex, Sanctissimi, Solis, Trium regum, Viginti, Viridis, etc.

Dilun, Dilus, Dimar, Dimars, Dimecre, Dijaus, Divendre, Disapte, Dimenge, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche, dans les chartes et la langue du Midi de la France.

15Dimanche après la Bénéicon (Le) et plus explicitement le Dimanche prochain après la Bénéicon du Bandit, le Dimanche qui suivait l’ouverture de la foire du Lendit, ouverture que marquait la célébration d’une messe suivie d’une Bénédiction, ou Salut solennel.

Dimanche Behourdich, ou Dimanche des Brandons. Voyez Bohordicum.

Dimanche Cabée (Le) en Béarn, le Dimanche de la Quinquagésime, D. in Capite Jejunii, ou Quadragesimæ.

Dimanche des Bures, premier Dimanche du Carême. Voyez Borda.

Dimanche (Le) d’avant que Dieu fût vendu, le jour des Rameaux, dans une charte du chapitre de Saint-Vulfran d’Abbeville, de l’an 1293.

Dimanche du mois de Pâques, Dimanche de Quasimodo.

Dimanche Repus, ou Repnus, le Dimanche de la Passion : ainsi nommé du mot latin Repositus, parce que, dans le rit romain, la veille de ce dimanche on couvre les images des saints.

Disputatio Domini cum doctoribus in templo, le 1er dimanche après l’Épiphanie.

Dissabté, Disatté, le Samedi, Dies Sabbatti.

Divisio ou Dispersio ou Dimissio Apostolorum, le 15 juillet. On connaît une charte de Jacques de Condé, datée ainsi : in vigiliâ divisionis Apostolorum, ann. 1243 (Mirœus, opp. Diplom., tom. I, pag. 759.) Les Polonais célèbrent encore la fête de la Division des Apôtres, en faveur de la grande victoire qu’ils remportèrent, ce jour là, en 1410, à Tanneberg, sur les chevaliers teutoniques.

Dodécaméron, nom, chez les Grecs, des douze jours qui sont entre Noël et l’Épiphanie.

Domine, in tua misericordia, Introït et nom du premier Dimanche après la Pentecôte.

Domine, ne longe, Introït et nom du Dimanche des Rameaux.

Domine refugium, Introït et nom du mardi après le dimanche d’Invocavit (1er Dimanche de Carême).

Dominica ad carnes levandas, ou tollendas, le Dimanche de la Quinquagésime, qui précède le Mercredi des Cendres. Voyez Carnisprivium novum.

— adorandæ crucis. Voy. Dominica σταυροπροσκυνήσεως.

— ad Palmas, le Dimanche des Rameaux.

— Ad te Levavi ; Introït du premier Dimanche de l’Avent.

— alba, le Dimanche de la Pentecôte.

— Albas (s. ent. post), le premier Dimanche après Pâques, ou D. de Quasimodo. Voy. Dominica in Albis.

— amandorum inimicorum, le 19e dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque.

— ambulationis in mari, le 9e dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque.

— ante Brandones, le Dimanche de la Quinquagésime.

16— ante Candelas, le Dimanche avant la Chandeleur.

— ante carnes tollendas, ante caput jejunii, le Dimanche de la Quinquagésime.

— ante cineres, la Quinquagésime.

— ante Exaltationem crucis, le 16e dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque.

— ante Jejunium, ou ante Jejunium kalendarum novembris, le dimanche avant la Toussaint, dans la liturgie mozarabique.

— ante Litanias, le cinquième dimanche après Pâques.

— ante Natale Domini, prima, secunda, tertia ; le 2e, 3e et 4e dimanche de l’Avent, dans un calendrier antérieur au 4e siècle.

— ante Palmas, le 2e dimanche avant Pâques.

— ante sancta Lumina, le dimanche dans l’octave de la Circoncision, ou avant l’Épiphanie, dans l’Église grecque.

— aperta, tout dimanche qui n’est point prévenu par l’office de quelque saint, ou d’une octave.

— Apostolorum, à Venise. On lit dans une lettre de rémission de 1412 (Du Cange, au mot Dominica) : le Dimenche que l’en appelle au païs (de Venise) le Dimenche des Apostres.

— Asoti, ou Filii prodigi, chez les Grecs, le Dimanche de la Septuagésime, jour auquel on lit l’Évangile de l’Enfant Prodigue : c’est, dans l’église latine, le Samedi de la deuxième semaine de Carême.

— Aspiciens a longe : 1er répons, du 1er Dimanche de Carême.

— Benedicta, le Dimanche de la Trinité, le premier après la Pentecôte.

— Brandonum, Burarum, Focorum, le premier Dimanche de Carême. Voyez Bordæ.

— Cæci nati, chez les Grecs le sixième Dimanche Pascal, qui répond à notre cinquième dimanche après Pâques ; à Milan le Dimanche de l’Aveugle-né est le quatrième de Carême ; dans le reste de l’Église latine, où l’on suit le Rit Romain, l’Évangile de l’Aveugle-né se lit le Mercredi de la quatrième semaine de Carême, qui s’appelle pour cette raison, le Mercredi de l’Aveugle-né.

— Cantate, 4e dimanche après Pâques.

— Capitilavii, le Lave Chef, le Dimanche des Rameaux.

— carne levale, ou de carne levario, c’est le Dimanche de la Quinquagésime, dans toutes les Églises qui commencent le jeûne du Carême au mercredi qui suit ce dimanche ; mais c’est le premier dimanche de la Quadragésime, dans l’Église de Milan et les autres qui, à son exemple, n’ouvraient le jeûne qu’à ce dimanche-ci.

— Centurionis, le 5e dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque.

— Chananæcæ, le deuxième Dimanche de Carême.

17— Christi docentis, le second dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque.

— Clavi, le Dimanche de la Passion, nommé à Lagny le Dimenche du Clou. Cartul. de Lagny.

— Circumdederunt me, la Septuagésime.

— competentium, le Jour des Rameaux, où les catéchumènes obtenaient la permission d’être baptisés le dimanche suivant.

— de Abrahame, le 3e dimanche de Carême dans l’Église de Milan.

— de Amandis inimicis, 19e dimanche après la Pentecôte.

— decima quinta, ou de Zachæo, dans l’Église grecque, le 2e dimanche après l’Épiphanie, ou Festum Architriclini ou des Noces de Cana.

— de Decem leprosis, le 3e Dimanche de l’Avent dans l’Église grecque.

— de Divite et Lazaro, le 22e dimanche de la Pentecôte dans l’Église grecque.

— de Duobus Cæcis, le 7e dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque.

— de Filio viduæ, le 20e dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque.

— de Fontanis, Dimanche des Fontaines, le quatrième dimanche de Carême dans le Perche et ailleurs.

— de habente legionem, le 23e dimanche après la Pentecôte, dans l’Église grecque.

— de interrogante Jesum divite, le 12e dimanche après la Pentecôte dans l’Église grecque. Et avec Jurisconsulto au lieu de Divite, le 15e dimanche.

— de Jerusalem, le second dimanche de l’Avent.

— de Lazaro, le 5e dimanche du Carême, à Milan.

— de Lignis orditis, le premier dimanche de Carême. Voy. Bohordicum.

— de lunatico, le 10e dimanche après la Pentecôte, dans l’Église grecque.

— de Modicum, le dimanche entre la Litanie Majeure (25 Avril) et l’Ascension (Hampson, p. 86.)

— de Muliere habente spiritum infirmitatis, le Dimanche de l’Avent chez les Grecs.

— de panibus, le 8e dimanche après la Pentecôte ou, dans l’Église latine, le Dimanche de la Mi-Carême.

— de Parabola regis, le 11e dimanche après la Pentecôte.

— de Parabola seminis, le 23e dimanche après la Pentecôte.

— de Parabola vineæ, le 13e dimanche après la Pentecôte.

— de Pastor bonus, le second dimanche après Pâques.

— de Prodigo. Voy. Dominica Asoti.

18— de Quinque panibus et decem piscibus, le 8e dimanche après la Pentecôte.

— de Quintana, le Dimanche de la Quadragésime.

— de Samaritana, 2e dimanche de Carême.

— de Transfiguratione, le second dimanche de Carême, dont l’Évangile contient l’histoire de la Transfiguration du Sauveur.

— de Venatione piscium, le 18e dimanche après la Pentecôte, dans l’Église grecque.

— de vexatis a dæmone, le 5e dimanche après la Pentecôte, dans l’Église grecque.

— de vocatis ad nuptias, le second dimanche de l’Avent.

— de Zachæo, dans l’Église grecque, le 2e dimanche après l’Épiphanie.

— Dum medium Silentium, le dimanche dans l’Octave de Noël, ou le premier dimanche après Noël. Introït.

— Duplex, le Dimanche de la Trinité, parce qu’il est en même temps le premier dimanche après la Pentecôte. On le nomme aussi Dominica Benedicta, et Rex Dominicarum.

— Exaudi, sixième dimanche après la Pentecôte.

— Excarnalium, le Dimanche de la Quinquagésime.

— filii prodigi. Voy. D. Asoti.

— Focorum, le premier dimanche de Carême, ou des Brandons.

— Florum, le Dimanche des Rameaux.

— Gaudete in Domino, troisième dimanche de l’Avent. Introït.

— gaudii, le Jour de Pâques.

— Hosanna, le Dimanche des Rameaux.

— in Albis, in Albis depositis, post Albas, le premier dimanche après Pâques ou de la Quasimodo, ainsi appelé Dominica in Albis depositis, parce que dans les premiers siècles de l’Église, les catéchumènes préparés au baptême déposaient en ce jour les vêtements blancs qu’ils avaient jusque là portés. L’Église reprend de même à partir de ce jour les vêtements de couleur.

— in Capite Quadragesimæ, en Béarn, Dimenche Cabée, le Dimanche de la Quinquagésime.

— Indulgentiæ, le Dimanche des Rameaux.

— Inferius, sous-entendu Paschæ, un des dimanches après Pâques.

— infra octavam Circumcisionis domini, dimanche entre le 1er et le 6 Janvier. — Infra octavam Epiphaniæ, le premier dimanche après l’Épiphanie. — Infra octavam natalis Domini, le dimanche après Noël.

— in Palmis, in Ramis, le Dimanche des Rameaux.

19— in Passione Domini, le Dimanche de la Passion, le cinquième de Carême. Cette expression s’entend quelquefois aussi de tous les dimanches de Carême.

— Jerusalem, sous-entendu Lætare, quatrième dimanche de Carême.

— Judica, cinquième dimanche du Carême ou Dimanche de la Passion, dont l’Introït commence par ces mots : Judica me.

— lavantium capita, le Dimanche des Rameaux. Voyez Capitilavium.

— Lætare, le quatrième dimanche de Carême, dont l’Introït commence par ces mots : Lætare Jerusalem.

— Lucæ primâ, secundâ, etc., chez les Grecs, les dimanches après l’Exaltation de la Sainte-Croix, parce qu’on lit, ce jour là, l’Évangile de Saint-Luc. On en compte treize, dont le dixième répond à notre premier dimanche de l’Avent.

— duodecim Lucæ est, le troisième dimanche de l’Avent.

— Lucæ decima quinta, sive Zachæi, c’est le second dimanche après l’Épiphanie, chez les Grecs, jour auquel on reprend la lecture de l’Évangile de Saint-Luc.

— Lucæ decimâ sextâ, sive Publicani et Pharisæi, le troisième dimanche après l’Épiphanie, chez les Grecs.

— Mapparum Albarum, le Dimanche des Nappes blanches, le second dimanche après Pâques.

— Matthæi primâ, secundâ, tertiâ, etc., c’est ainsi que les Grecs appellent les dimanches après la Pentecôte, parce qu’on lit, ces jours là, l’évangile de Saint-Mathieu, divisé par sections ; il est à remarquer que le premier de ces dimanches répond à notre premier dimanche après la Pentecôte ; à la différence des dimanches après Pâques des Grecs, qui anticipaient d’une unité sur les nôtres.

— media Quadragesimæ ou in media Quadragesima, le Dimanche de la Mi-Carême.

— Mediana, le Dimanche de la Passion. Folcuin, dans sa Chronique de Laube, l’appelle Mediana octava, peut-être parce que c’est le huitième dimanche, en commençant par celui de la Septuagésime ; mais la semaine qui précède immédiatement ce dimanche, s’appelait aussi Hebdomada Mediana.

— Memento nostri, ancien Introït du quatrième dimanche de Carême, remplacé par : Rorate cæli.

— mensis Paschæ. Un compte de l’Hôtel de Saint-Louis, rendu à l’Ascension de 1234, prouve que cette expression désignait le 4e dimanche après Pâques, et que le mois de Pâques se terminait 35 jours après le Dimanche des Rameaux : Pro vadiis de XXV. diebus a Pascha Florida usque ad mensem Paschæ (D. Bouquet). 20Si l’on compte 35 jours après le Dimanche des Rameaux on arrive au quatrième dimanche après Pâques. Ce dimanche s’appelait donc Dominica mensis Paschæ, ou même simplement Mensis Paschæ.

— Mirabilia Domine, le second dimanche après Pâques.

— misericordiæ. C’est ainsi qu’avant le XIIe siècle, les Latins appelaient le quatrième dimanche après la Pentecôte, suivant M. Baillet.

— modo geniti, le premier dimanche après Pâques. Voy. Quasimodo.

— nova, καινή νέα, chez les Grecs, le premier dimanche après Pâques. Voy. Antipascha.

— Oculi, troisième dimanche du Carême, dont l’Introït commence par Oculi.

— Olivarum, le Dimanche des Rameaux.

— Omnis terra, deuxième dimanche après l’Épiphanie. Introït. Le Dimanche de Zachée dans l’Église grecque.

— orthodoxiæ, le premier dimanche du Carême dans l’Église grecque.

— Osanna ou Osannæ, le Dimanche des Rameaux.

— Paralytici chez les Grecs, notre troisième dimanche après Pâques, qu’ils appellent le quatrième.

— pinguis, le Dimanche grassot, le Dimanche de la Quinquagésime.

— Populus Sion, le second dimanche de l’Avent. Introït.

— post Albas. Voyez Dominica in Albis.

— post Ascensum Domini ; le dimanche dans l’octave de l’Ascension.

— post Benedictionem indicti, le second dimanche après la Pentecôte. Charte de 1260 : Au mois de Juyn le Diemenche après la Bénéiçon. Charte de 1314 : Le Dimenche prochain après la Béniçon du Landit.

— post focos, post ignes, le dimanche après les Brandons, ou le second dimanche de Carême.

— post novum annum, le premier dimanche après le 1er Janvier.

— post octavam Epiphaniæ, le second dimanche après l’Épiphanie.

— post ostensionem reliquiarum, le second dimanche après Pâques.

— post sancta lumina chez les Grecs, le premier dimanche après l’Épiphanie.

— post Strenas, le premier dimanche après le premier Janvier.

— prima, secunda, tertia ante Natale Domini, le second, le troisième et le quatrième dimanche de l’Avent, dans un vieux calendrier romain, cité par du Cange, au mot Dominica.

— privilegiata, le premier dimanche de Carême.

— Publicani et Pharisæi, chez les Grecs, le sixième dimanche après l’Épiphanie.

— qua cantatur : Aspiciens a longe, Isti sunt Dies, Oculi, Judica, etc. Voy. ces mots.

21— Quadragesimæ, le premier dimanche de Carême ou le Dimanche Béhourdi, Béhourt. Voy. Bohordicum.

— Quadraginta, le Dimanche de la Quinquagésime. Ainsi nommé du premier répons des Matines.

— Quintana, Quintanæ, de Quintana, ou Quintana seul, le premier dimanche de Carême, qui est le cinquième avant la quinzaine de Pâques.

— Ramis palmarum, Dominica Ramifera, Palmifera, le Dimanche des Rameaux.

— refectionis, le quatrième dimanche du Carême.

— reliquiarum, le dimanche des reliques de saint Thomas de Cantorbéry, le 8 Juillet.

— Reposita, le Dimenche Repus, ou Repnus, le Dimanche de la Passion, ainsi nommé parce qu’en ce jour les images des saints sont voilées.

— Resurrectio, n’indique pas toujours le dimanche de la Résurrection ou de Pâques ; l’expression désigne aussi quelquefois un dimanche quelconque de l’année.

— Rogationum, le cinquième dimanche après Pâques.

— Rosæ ou Rosata, le quatrième dimanche de Carême, ainsi appelé à cause de la Rose d’or que le Pape bénit ce jour-là. Le Saint-Père adresse ordinairement cette Rose à la personne la plus qualifiée qui se trouve alors à Rome ou l’envoie à un prince étranger ou à un personnage considérable. On attribue cet usage au pape saint Léon IX. (Nouv. Traité de Diplom. t. V, p. 221, cf. p. 247.)

— Rosa (de) ou de Rosis, le dimanche dans l’octave de l’Ascension ; soit parce que c’est le temps où les roses fleurissent, soit parce qu’on jonchait autrefois de roses, à Rome, l’église où était la station, lorsque le Pape allait y officier.

Dominicarum rex, le roi des Dimanches, le Dimanche de la Trinité, premier dimanche après la Pentecôte.

Dominica Samaritanæ, chez les Grecs, notre quatrième dimanche après Pâques qu’ils appellent le cinquième.

— sancta, ou sancta in Pascha, le jour de Pâques.

— sanctæ Trinitatis, le Dimanche de la Trinité, le premier après la Pentecôte. Il est quelquefois appelé le Roi des Dimanches.

— sponsaliorum, Dimanche d’Espousailles, un dimanche auquel il est permis de célébrer les noces.

— Surrexi, le Jour de Pâques.

Dominica σταυροπροσκυνήσεως, ou adorandæ Crucis, le troisième dimanche de Carême, chez les Grecs, qui adorent solennellement la Croix, ce jour là, et toute la semaine suivante, qui est leur quatrième semaine de Carême.

22— Transfigurationis, le deuxième dimanche de Carême, ainsi nommé à cause de l’Évangile du jour, bien que la Transfiguration de N.-S. soit du 6 Août.

— trium Septimanarum Paschæ, ou Paschatis, désignait le troisième dimanche après Pâques. Cela se prouve par le procès-verbal du parlement tenu à Paris l’an 1224 par le roi Louis VIII, pièce rapportée dans les preuves de l’Histoire du Languedoc, t. III, col. 93. Il y est dit que le légat Conrad fut introduit dans cette assemblée, Dominica trium septimanarum Pascha, pour recevoir la réponse du Roi au Pape. Or, l’auteur des Gestes de Louis VIII nous apprend que ce jour était le 5 mai, jour auquel tombait, en 1224, le troisième dimanche après Pâques. On trouve aussi l’expression Dominica trium septimanarum Pentecostes. (Art de vérif. les Dates). Voyez Tres septimana.

— Tyrophagi, le Dimanche de la Quinquagésime, dans l’Église grecque, où l’on donne le même nom à la semaine qui le précède. Après ce dimanche, les Grecs n’usent plus de laitage jusqu’à Pâques.

— unam Domini, le deuxième dimanche après Pâques, ainsi désigné dans le Journal des Visites que Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges et primat d’Aquitaine fit dans la province de Bordeaux, en 1291. (Editio Veneta concil., tom. XIV, p. 986.)

— vacans, ou vacat, c’est le nom qu’on donne, dans l’Église latine, aux deux dimanches entre Noël et l’Épiphanie ; parce qu’ils sont toujours remplis par une fête ou une octave.

— vetus, dans une charte citée par Carpentier (Du Cang. Suppl.) désigne le Dimanche de Pâques ou le Dimanche de la Septuagésime.

— vocis jucunditatis, le cinquième après Pâques.

— Zacchai, dans l’Église grecque, le deuxième dimanche après l’Épiphanie, dit aussi Festum Architriclini.

Dominicæ Matris festivitas, l’Annonciation dans le 9e concile de Tolède.

Dominicæ vacantes, les dimanches qui suivent les samedis des Quatre-Temps et de l’Ordination ; parce que l’office de ces samedis se faisant autrefois la nuit, il ne restait pas assez de temps pour faire un office propre le dimanche matin. Ces dimanches étaient alors appelés Vacantes, parce qu’ils n’avaient point d’office propre.

23Domini Corona Spinea, le 4 Mai ; à Meissen seulement le 2 Septembre. Les Cisterciens la fêtent le 11 août, les Dominicains le 7 Mai.

Domini inventio in templo, le 21 Février à Bresslau.

Dominicum, pour Dominica, dans quelques auteurs du Moyen-Âge, comme Dominicum sanctum, le Jour de Pâques ; Dominicum secundum post clausum Pascha, le troisième dimanche après Pâques.

Dominicus Dies, le Jour du Seigneur par excellence, le Jour de Pâques.

Dominike, forme allemande du latin Dominica, Dimanche.

Dominus dixit, la première messe de Noël.

Dominus fortitudo, Introït et nom du sixième dimanche après la Pentecôte.

Dominus illuminatio mea, Introït et nom du quatrième dimanche après la Pentecôte.

Dominus surrexit, le 27 Mai.

Dorentage, Dorlentage, le Lundi et le Mardi-Gras qui précèdent le Mercredi des Cendres.

Dormitio Sanctæ Mariæ, l’Assomption de la Sainte-Vierge, le 15 Août. Dans plusieurs anciens calendriers, la fête du Repos de la Vierge se trouve placée au 18 janvier. Les Maronites conservent au collège de leur nation à Rome un calendrier syriaque, où il est parlé du repos de la mère de Dieu, au 21 du mois Tybi, date qui répond au 16 Janvier.

Dormitio S. Johannis Evangelistæ, le 27 Décembre.

Drauschken montag, le Lundi de la Quasimodo, en Silésie.

Drei artzetag (le jour des trois médecins), le 6 Janv., d’après Zinkernagel ; ou mieux le 28 juillet, jour des ss. Pantaléon (médecin) Nazaire et Celse.

Drei nœgel tag (le jour des trois clous), le second vendredi après Pâques.

Dreissigste tug unser Frauen (le 30e jour de Notre-Dame), le 13 Septembre ; l’intervalle entre l’Assomption et l’Exaltation de la Croix a été nommé aussi Die dreissigste.

Ducasse (Fête de la) est la fête de la Dédicace. Voy. ce mot.

Dum clamarem, Introït et nom du dixième dimanche après la Pentecôte.

Dum medium silentium, le dimanche dans l’octave de Noël, et celui d’après la Circoncision, lorsqu’il tombe la veille des Rois.

Duplex majus. Boniface VIII décréta que les fêtes des Apôtres, des 4 évangélistes et des 4 docteurs (s. Grégoire, s. Augustin, s. Ambroise, et s. Jérôme) seraient célébrées dans toutes les églises du monde avec l’honneur d’une double fête.

E.

Eastermonath, Ostarmanod, Eosturmonath, le mois d’Avril chez les Anglo-Saxons, les Flamands et les Germains.

24Eau changée en vin aux Noces de Cana, le 6 Janvier. Voyez Epiphania.

Ecce advenit, le 6 Janvier.

Ecce Deus adjuvat, Introït et nom du neuvième dimanche après la Pentecôte.

Eductio Christi ex Ægypto, le 11 Janvier ; en Brandebourg seulement le 19 février. Inductio in Ægyptum, le 11 Février en Brandebourg.

Eduxit Dominus, le dimanche après Pâques.

Eduxit eos. Vendredi après Pâques.

Effairies de Pâques (Les). Les cinq jours qui séparent le Dimanche de Pâques du Dimanche de Quasimodo. Voy. Ferialia Paschæ.

Eger, Egri (Dies). On considère ces mots du Moyen-Âge comme une traduction erronée des sigles Dies Æg., abréviations de Dies Ægyptiaci, les jours funestes ou malheureux. Voy. Ægyptiaci Dies.

Ego autem cum justitia. Vendredi après Reminiscere (2e dimanche de Carême).

Ego autem in Domino, le mercredi après Oculi (3e dimanche de Carême).

Ego clamavi, le mardi après Oculi.

Ego sum pastor bonus. Le second dimanche après Pâques.

Egressio Noe ex arca, le 28 Avril.

Ember ou Embrong days ; littéralement jours des Cendres, c. à. d. de mortification ; en Angleterre ; le même que nos Quatre-Temps.

Encaenia, le jour de la Consécration du Temple, le 25 Décembre.

Enfant Prodigue (L’), le samedi de la seconde semaine de Carême.

Epipanti, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

Epiphania, Théophania, Épiphanie, le jour des Rois, en vieux français, la Tiphaine, Tiphagne, Tiéphaine, Thiéphanie, etc. Noms qui ont aussi été donnés au jour de Noël, mais très rarement dans ces derniers siècles, à moins que le nom de Noël n’y soit ajouté ainsi : la Thiphaine de Noël. On a encore appelé l’Épiphanie, Apparitio, l’Apparition de notre Seigneur, qui se fit alors connaître aux hommes, et Festum stellæ, la Fête de l’Étoile.

Les Fêtes des Rois, de l’adoration des Mages, de l’Eau changée en vin aux Noces de Cana et du Baptême de Jésus-Christ, se célèbrent en un même jour le six Janvier. La Fête de Noël s’est toujours célébrée le 25 décembre en Occident. Mais en Égypte et en Grèce, du moins dans les premiers siècles, on l’a aussi célébrée avec l’Épiphanie, le 6 Janvier.

Episcopatus puerorum, le 28 Décembre.

Epularum Sancti Petri Festum ou Dies, la chaire de Saint-Pierre, à Antioche, le 22 Février ; jour auquel les Païens faisaient de grands repas sur les tombeaux de leurs parents, ce qu’ils appelaient cara cognatio ou caristia. On permit aussi aux Chrétiens de célébrer, ce jour-là, des Agapes, ou banquets religieux, en l’honneur de Saint-Pierre. On a appelé cette fête la Saint-Perchery. Paul IV en a transféré la célébration au 18 Janvier. Voy. Cathedra Sancti Petri.

Era. Ce mot désigne généralement l’Ère d’Espagne qui commence 38 ans après l’Ère chrétienne. Il paraît cependant que le mot a été pris quelquefois même 25en Espagne, comme désignant une année quelconque de l’Ère de la Nativité. C’est du moins le sentiment des Bénédictins. Voy. Concile d’Aragon, de 1062.

Esto mihi, Introït du Dimanche de la Quinquagésime.

Europæ festorum sancta, le 20 Avril. (Voy. Hampson, Gloss., p. 123).

Eutaules, ou Eutalles, pour Octave. Dans le Cartulaire de Saint-Pierre-du-Mont : ce fut fait l’an que li milliaire corroit par M et CC et LX et XIII ans, lou lundi après les Eutaules de la Pentecoste. Une épitaphe, gravée sur une tombe, à la cathédrale de Metz, porte : Cy gist li Sires Jehans de Raigecourt, chanoines et coustre de sayans, et prévos de S. Salvour. Qi morut lou jor des Eutales S. Annes, per MCCC et XLVIII ans. Prieis por lui. Amen.

Evangelium Chananæcæ, le troisième dimanche de Carême.

Evangelismi Festum, 5e dimanche après Pâques.

Exaltatio sanctæ Crucis, fête fixée au 14 Septembre, dans l’Église grecque comme dans l’Église latine. On prétend, sur la foi des actes de sainte Marie égyptienne, que cette fête se célébrait avant que l’empereur Héraclius eût reporté, à Jérusalem, la vraie Croix qu’il avait recouvrée sur les Perses, l’an 628. Ce qui est certain, c’est qu’à Jérusalem on célébrait, le 14 Septembre, l’anniversaire de la Dédicace de l’Église de la Résurrection, bâtie par sainte Hélène, et qu’en ce jour on adorait la vraie Croix.

Exaudi Domine, Introït du dimanche dans l’octave de l’Ascension, ou du sixième dimanche après Pâques.

Exaudivit de templo, lundi et mardi après Rogate (5e dimanche après Pâques).

Exceptio reliquiarum S. Dionysii cum sociis ejus, le 15 Juillet.

Ex ore infantium, le 28 Décembre, à partir de 1573.

Expecta Dominum, le Mardi après Judica (5e dimanche de Carême).

Expectatio B. Mariæ, la fête de l’Expectation de la sainte Vierge, ou de l’attente de sa délivrance ; le jour qu’on chante la première des antiennes appelées les OO de l’Avent. C’est le 18 Décembre, et, en quelques églises, le 16 du même mois, comme à Paris, où il y a neuf antiennes, tandis qu’il n’y en a que sept, dans les églises où la fête de l’Expectation se célébrait le 18 du même mois. Voy. Oléries.

Exurge, Domine, Introït et nom du Dimanche de la Sexagésime.

Exurge, Domine, quare obdormisti, le 4e dimanche de l’Avent.

Exultate Deo, le mercredi des Quatre-Temps après l’Exaltation (21 Septembre).

F.

Fac mecum, Domine, le vendredi après Oculi (3e dimanche de Carême).

Factus est Dominus, Introït et nom du second dimanche après la Pentecôte.

Felicissimus Dies, le jour de Pâques.

Femme adultère (La), le samedi de la troisième semaine de Carême.

26Fenal, Fenel, Fenaud, Fenou, Fenoul, Fenail, Fenereck, Fenalmois, la fin de juin et le mois de juillet, époque de la Fenaison, dans les Flandres.

Fenels (S. Pierre des). Le jour de s. Pierre et de s. Paul, 29 Juin, dans la saison des foins.

Feria. Ce mot a eu deux sens. Il a signifié Férié, et désigné les jours de la semaine ; il a signifié également Foire. Nous séparons les expressions diverses qui se rapportent à ces deux significations. Feria a été quelquefois remplacé par Forensis. (Voir ce mot.)

§ 1. L’usage s’introduisit d’appeler Féries les six jours de la semaine ordinaire, bien qu’ils ne soient pas fériés, parce qu’on nomma d’abord ainsi les six jours de la semaine de Pâques, lesquels étaient réellement chômés et exempts de tout travail, comme le dimanche.

Feria prima, est le dimanche.

— secunda, le lundi.

— tertia, le mardi.

— quarta, le mercredi.

— quinta, le jeudi.

— sexta, le vendredi.

— septima, le samedi.

— ad Angelum, le mercredi des Quatre-Temps de l’Avent ; parce qu’on chante ce jour-là l’évangile Missus est.

— Alba, le Jeudi-Saint.

— bona sexta, le Vendredi-Saint ; — Septima, le Samedi-Saint.

— cæci nati, le mercredi après le Dimanche de Lætare (4e dimanche de Carême).

— introduxit nos Dominus, le lundi de Pâques.

— judicii extremi, le lundi après Invocavit (premier dimanche de Carême).

— largum sero, le 24 Décembre.

— magnificat, le jeudi après Oculi (troisième dimanche de Carême).

— magni Scrutinii, ou Sancti Scrutinii, le mercredi de la quatrième semaine de Carême, où l’on commençait l’examen des catéchumènes qu’on devait admettre au baptême, dix-huit jours après.

— quarta cinerum, le Mercredi des Cendres.

— quarta major, ou magna, le Mercredi-Saint.

— quinta major, ou magna, le Jeudi-Saint.

— Salus populi, le jeudi après Oculi, troisième dimanche de Carême.

— secunda major, ou magna, le Lundi-Saint.

— septima major, ou magna, le Samedi-Saint.

— sexta major, ou magna, le Vendredi-Saint.

— tertia major, ou magna, le Mercredi-Saint.

27§ 2. Fera Lignini, mauvaise leçon des Fontes rer. Austr. de Tafel et Thomas (t. XII, Doc. Vénitiens, t. 1, p. 385.) Obligation contractée à Venise par les barons français en 1202 — est pour Feria Lagnini la foire de Lagny, une des foires de Champagne, et n’a aucun rapport avec un Saint-Linguin, d’ailleurs fort incertain.

Feria Calida, la Foire Chaude, en Champagne ; c’est la foire de la s. Jean-Baptiste, à Troyes, le 24 Juin.

— Frigida, la Foire du 1er Octobre, à Troyes. L’une des célèbres foires de Champagne, comme la précédente.

— Prati, la Foire du Pré ou de la Prairie, désigne dans les documents normands du XIIIe et du XIVe siècle, et particulièrement dans les documents du diocèse de Caen, le 9 Octobre ou Fête de s. Denis, jour auquel se tenait une grande foire dans la prairie de Caen. C’était une époque de paiement très fréquemment indiquée. (Cte de Bourmont, Bibl. de l’Éc. des chart. 1880, p. 457.)

Ferialia Paschæ. Il faut entendre par là les jours compris entre Pâques et la Quasimodo. Dans le compte de l’an 1202, publié par Brussel à la suite de son Examen de l’usage des fiefs, on lit (t. II, p. ccvi) : Pro VII balistariis equitibus a quintana usque ad diem Mercurii ferialium Paschæ de XLV diebus, etc. Le quarante-cinquième jour après le premier dimanche de Carême (Quintana) est bien le mercredi de Pâques ; il ne peut donc y avoir aucun doute sur l’expression dies Mercurii ferialium Paschæ. On trouve dans le même compte, le samedi de Pâques appelé dies Sabbati ferialium Paschæ.

Ces dénominations, à vrai dire, ne présentent pas de difficulté ; mais il n’est pas inutile d’en rapprocher une locution analogue, qui est peut-être beaucoup moins connue. Nous voulons parler du mot effairie ou effarie employé deux fois dans un livre d’heures manuscrit qui avait appartenu à une famille originaire du Mans, domiciliée ensuite à Laval. Les chefs de la maison en avait fait un véritable registre d’état civil. Voici la date de l’un de ces actes : Le mardi des effairies de Pasques, 22e jour d’apvril, l’an mil cinq cens unze ; en 1511, Pâques répond au 30 avril, et par conséquent le mardi des effairies de Pâques désigne le mardi de Pâques. Dans une autre date, les mots premier effarie s’appliquent nécessairement au lundi de Pâques : Le 20 d’apvril 1609, entre Pasques et le 1er effarie… (Annuaire de la Soc. de l’hist. de Fr. 1852, p. 30-32.)

Festa Paschalia. Les auteurs ecclésiastiques, grecs et latins, dit M. de 28Marca (Histoire de Béarn, p. 803), depuis mille ans, ont appelé les trois solennités, de la Nativité, de la Résurrection et de la Pentecôte, les fêtes Paschales ou les jours Paschals, soit à l’exemple des Juifs, qui nommaient Pâques les trois principales solennités de l’année, la Scénopégie, les Azimes et la Pentecôte, qui était la fermeture ou le dernier jour de la cinquantaine après le dernier des Azymes ; soit en conséquence, peut-être, de ce que, par le synode d’Agde et par les Capitulaires, il fut ordonné à tous les fidèles de communier aux trois fêtes de Pâques, de la Pentecôte et de la Nativité.

Feste. Voy. Fête.

Festivitas beatæ Annæ, matris S. Mariæ, 26 Juillet.

Festivitas Dominicæ Matris, l’Annonciation, au neuvième concile de Tolède.

Festorum omnium metropolis, le 25 Décembre.

Festum. Voy. aussi les mots Festa, Fête, Festivitas, et indépendamment des indications suivantes, le second mot complétant le sens, comme : Angelorum, Animarum, Apostolorum, Architriclini, Asinorum, Brancheriarum, Coronæ Christi, Coronæ Domini, etc.

Festum Agnetis secundo, l’octave de la fête de Ste-Agnès, le 28 Janvier.

— a vinculis Petri, la fête de s. Pierre aux liens, le 1er Août.

— Azimorum, le jour de Pâques.

— Calendarum, dans une charte de Marseille, semble être le jour de Noël, fête que les Provençaux appellent encore aujourd’hui Calènes. Voyez Festum Calendarum au mot Kalendæ.

— calicis, ou Natalis calicis, le Jeudi-Saint, en commémoration de l’institution de l’Eucharistie.

— Campanarum, en quelques provinces, le 25 Mars, peut-être, disent les Bénédictins, parce que l’on sonnait beaucoup de cloches, à cause de la fête de l’Annonciation.

— Candelarum, Candelosæ, la Chandeleur, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— Catenarum S. Petri. La fête de s. Pierre aux liens, le 1er Août.

— Christi, Noël, suivant la Chronique Anglo-Saxone.

— compassionis, ou septem dolorum B. Mariæ. Le vendredi après le dimanche de Jubilate (voy. ce mot), à Cologne, en Angleterre et en Italie ; — le vendredi avant la Pentecôte à Lubeck ; — le mercredi de la semaine de la Passion en France.

— Conceptionis sancti Joannis Baptistæ, le 20 Septembre, à Limoges ; le 24 Septembre, d’ap. Hampson.

— corporis Christi (La Fête-Dieu). Voyez Corpus Christi.

— Coronæ. Voy. Corona Christi, etc.

— de Clavis Domini. Voyez Festum Coronæ Christi.

29— Dei, Fête-Dieu. Voy. Corpus Christi.

— de Nomine Jesu, le 15 Janvier chez les Dominicains ; le 15 Mars à Meissen.

— Divisionis, ou de Dispersione Apostolorum, jour auquel les Apôtres se séparèrent pour aller prêcher l’Évangile dans le monde. Cette fête est marquée, par plusieurs martyrologes, au 15 Juillet ; et au 14 du même mois, dans un manuscrit de Saint-Victor de Paris.

— Evangelismi, cinquième dimanche après Pâques. Cette fête, où l’on honore le commencement de la Prédication de J.-C., était autrefois fixée, en plusieurs lieux, au 1er mai.

— festorum. Le Jour de Pâques.

— Herbarum, l’Assomption de la Sainte-Vierge.

— Hypapantes, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— Hypodiaconorum, ou Subdiaconorum, fête des sous-diacres, le premier de l’an, dans quelques églises, ou le jour suivant ; dans d’autres, à la fin de l’année.

— incarnationis Verbi. L’Annonciation.

— innocentum, le 28 Décembre.

— instrumentorum Dominicæ Passionis ; F. Lanceæ Domini. Voyez Festum Coronæ Christi.

— inventionis capitis S. Johannis. Le 24 Février.

— luminarium. L’Épiphanie.

— Luminum, la Chandeleur, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— B. Mariæ de Nive. Sainte Marie-aux-Neiges, que l’Église romaine célèbre le 5 Août. Voyez pour les explic. S. Maria ad Nives.

— B. Mariæ de Victoria. Voyez S. Maria de Victoria.

— Magorum, l’Épiphanie.

— nivis. Le même que Festum B. Mariæ ad nives. (Voy. ce mot).

— nominis Jesu. Le 7 Août.

— obdormitionis B. M. Virginis. L’Assomption.

— Occursus, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— Olivarum, le Dimanche des Rameaux.

— omnium Sanctorum, fête de tous les Saints, la Toussaint, 1er Novembre ; le premier dimanche après la Pentecôte, chez les Grecs.

— Orthodoxiæ, le deuxième dimanche de Carême dans l’Église grecque.

— ovorum. Le samedi qui précède le Mardi-Gras.

— Palmarum, le Dimanche des Rameaux.

— passionis dominicæ imaginis. Le 9 Novembre.

— passionis Petri, le 29 Juin, jour des ss. Pierre et Paul.

30— patefactionis Christi in monte Thabor. La Transfiguration de Notre-Seigneur, le 6 Août.

— primitiarum, le 1er d’Août, dans la Chronique saxonne d’Angleterre.

— primitivum, le 1er Août.

— principis apostolorum. La fête de s. Pierre aux liens.

— relevationis S. Stephani. Le 3 Août.

— reliquiarum ; à Paris, la Feste des Reliques est la fête de la réception des reliques de la Passion à la Sainte-Chapelle. On la célébrait le 30 Septembre. Bibl. nat. mss. suppl. français n° 218 à l’an 1322. (Annuaire de la Soc. de l’Hist. de Fr. 1851. p. 34.)

— reliquiarum et armorum (depuis 1354), le vendredi après Quasimodo (premier dimanche après Pâques).

— reliquiarum ecclesiæ B. Petri Exoniensis, 22 Mai.

— rosarii B. Mariæ ; la même que Festum B. Mariæ de Victoria.

— sacrosancti Sacramenti. Voy. Corpus Christi, la Fête-Dieu.

— sanctificationis Deiparæ. La Nativité de la Vierge, 8 Septembre.

— B. Mariæ de Navicella, la fête de la dédicace de l’église de Sainte-Marie de la Navicella à Rome.

— S. Petri Epularum. Voy. Cathedra S. Petri.

— sancti Regis, en Hongrie, la fête du roi Saint-Étienne, qui tombe le 2 Septembre.

— S. Simeonis, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— Sancti Spiritus. La Pentecôte.

— Sanctorum Mariæ et Filiastri. Filiaster, ou Filius sororis, désignerait, suivant Du Cange (t. III, 293), s. Jacques, frère du Sauveur, et la fête dont il est ici question tomberait le 14 des Cal. d’Août, ou le 19 Juillet. Mais Cf. Hampson, p. 163.

— sanguinis Christi, peut être le même que Festum passionis dominicæ imaginis (Voy. ce mot). Elle était célébrée le 19 Juin, d’après un missel de Bâle de 1480 ; la Reportatio sanguinis, le 3 Juin, d’après un missel d’Hildesheim de 1491.

— septem Fratrum, le 7 Juillet, dans un calendrier de Metz.

— septem gaudiorum S. Mariæ, le 23 Septembre.

— spasmi S. Mariæ. Voy. Compassion de la Vierge.

— septuaginta duorum Christi Discipulorum, le 15 Juillet, qui est aussi le jour consacré à la fête de la division des Apôtres : ce qui a peut-être donné lieu à l’auteur du Martyrologe français de rapporter la fête des soixante-douze disciples au 4 Janvier, comme les Grecs, qui la célèbrent ce jour-là.

— Stellæ, le 6 Janvier. Voyez Epiphania.

31— Stultorum, la fête des Fous, le premier jour de l’an, en plusieurs villes.

— Translationis Jesu, dans le testament de Rotherham, évêque d’Yorck, en 1498, est la même fête que la Transfiguration que nous célébrons le 6 Août. C’est peut-être une faute pour Festum Transfigurationis.

— SS. Trinitatis. Il y en avait deux : l’une le premier dimanche après la Pentecôte ; l’autre, le dernier. La première s’appelait Trinitas æstivalis.

— trium regum. La fête des trois rois [de Cologne] ; nom de l’Épiphanie.

— Valletorum, la fête aux Varlets ; le dimanche après la Saint-Denis, fête qui se célèbre le 9 Octobre.

— visitationis occisorum a Tartaris Sendomiriæ. Fête instituée par Alexandre IV ; célébrée le 2 Juin.

Fête aux Cornets, ou le Quarel saint Gentien, 7 mai, veille de la translation des reliques de s. Gentien, à l’abbaye de Corbie. Ce jour, après les vêpres, ceux des habitants de Corbie, qui tenaient de l’abbaye, à demi-cens, certaines portions de terres appelées quadrelli (d’où est venu le nom de quarel), montaient à cheval, se rendaient à la porte de l’abbaye, chacun une corne de bœuf à la main ; la parade faite, et les cornes remplies de vin, la compagnie s’en retournait en chantant. De là, le nom de Fête aux Cornets, donné à cette cérémonie.

Fête aux Normands (La), le 8 Décembre, Fête de l’Immaculée Conception.

— de la Croix de Mai. Invention de la Sainte-Croix, le 3 Mai. Voy. aussi Exaltation de la Sainte Croix, 14 Septembre.

Fête-Dieu. Voy. Corpus Christi.

— des Ânes, Fête des Fous. Ces fêtes grossières, trop longtemps tolérées par l’Église pour amuser le peuple, avaient lieu le 1er Janvier, à la Circoncision (Fête des Fous) et le 14 Janvier (Fête des Anes).

— des Merveilles, ou Fête des Miracles, le lundi avant la fête de la s. Jean-Baptiste du 24 Juin (charte du comte de Savoie de 1312), abolie en 1401.

— du Sacre de Nostre Seigneur ; Feste du sacre du Corps de Nostre Seigneur. C’est la Fête du Saint-Sacrement ou la Fête-Dieu. Voy. ces mots.

Florum atque Ramorum Dies, ou Festum, le Dimanche des Rameaux.

Focorum Dies, voy. Brandones, le premier dimanche de Carême. Voy. Buræ, Borda, Brandones.

Fonts bénis (Les). Le Samedi-Saint ; jour où l’on bénit les fonts baptismaux, jour qui était le véritable commencement de la nouvelle année. On connaît une charte passée à Béthune, le 5 avril 1539 après les Fonts Bénis. Mercure de France, 1736. Juin, p. 111.

Forensis employé quelquefois pour Feria. On trouve, dans Ludewig, des chartes datées Forensi IIII, Forensi V. C’est le mercredi et le jeudi. Anno Domini 1415, currente Forensi 4°, ante Dominicam Palmarum, quæ erat dies 20 Martii, etc. Reliquiæ mss. t. VI, p. 131. Voy. aussi p. 147-154.

32Franciscani septem. Fête en commémoration de 7 Franciscains tués par les Sarrazins en 1221.

Frassnaendag, Frassgerdag, le lundi, le mardi de la Quinquagésime.

Frereld Freols, littéralement la fête du passage ou du voyage ; nom anglo-saxon de la Pâque.

G.

Gang days, littéralement les jours de promenades de procession ; les Rogations. De même en Allemagne Gangnoche, Gang tage.

Gaudeamus omnes, le 29 décembre (Thomas, évêque de Cantorbéry).

Gaudete in Domino, Introït et nom du troisième dimanche de l’Avent.

Geiler montag, le lundi de la Quinquagésime.

Genethliacus dies Constantinopolitanæ Urbis, la Dédicace de la ville de Constantinople, le 11 Mai.

Gentien (Fête du Quarel S.), en Picardie. Voy. Fête aux Cornets.

Geskerech, Ghieskerec, Ghiesquière, Gaschière, Jascière, Giserech, Jusserech, et, paraît-il, Juseris, désignent dans les chartes flamandes le mois de Juin (et non Août comme avait dit Du Cange), le mois des Jachères. (M. Émile Gachet, Rech. sur les noms des mois, p. 17.)

Giouli, Giuli, nom donné par Bède (De ratione temporum, Cap. 13.) aux deux mois de Décembre et de Janvier, parce que, dans l’année luni-solaire des anciens Anglo-Saxons, le solstice tombait tantôt dans l’un, tantôt dans l’autre de ces deux mois. Æftera geola, désignait le mois de Janvier chez les Anglo-Saxons.

Godeis Sunday, littéralement le jour de Dieu ; le jour de Pâques.

Good Friday, Good Thursday. Le Vendredi-Saint ; le Jeudi-Saint. On trouve aussi en Allemagne des expressions analogues : Guter Donnerstag, le Jeudi-Saint ; Guter Freitag, le Vendredi-Saint ; Gute mittwoche, le mercredi de la semaine sainte.

Grosser sonntag in der vasten, le grand dimanche du Carême, ou le dimanche d’Invocavit, premier dimanche de Carême.

Gula Augusti. La Gule ou Goule d’Aoust. La Saint-Pierre en Goule Août, au commencement d’Août. Le 1er Août, qui est la Saint-Pierre-aux-Liens.

H.

Habens legionem. Voy. Dominica de habente legionem.

Halcyon days. Les 7 jours avant, et les 7 jours après le solstice d’hiver, dans Bède.

Halegmonath, Halimgmonath, le mois de Septembre dans Bède.

Haost, Haoust-Maend, Huesten, le mois d’Août dans les documents flamands.

Hastæ Christi Festum. Voy. Festum Coronæ Christi.

33Hebdomada Alba, Albaria ou in Albis. La semaine qui suit Pâques ou la Pentecôte.

— Authentica, la Semaine-Sainte.

— Casta, la semaine où commence le Carême.

— Crucis, la Semaine-Sainte.

— Crucium, la semaine des Rogations, ou semaine des Processions. Voy. ce que nous avons dit au mot : Les Croix Noires.

— de Excepto. La dernière semaine de l’Avent.

— Duplex. Voy. Hebdomada Trinitatis.

— Expectationis, la semaine d’après l’Ascension, qui rappelle l’Attente de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.

— ferialis, la Semaine-Sainte.

— Indulgentiæ, la Semaine-Sainte.

— laboriosa, la semaine de la Passion.

— Magna, la Semaine-Sainte. On donnait aussi ce nom à la semaine avant la Pentecôte.

— Mediana Quadragesimæ, la quatrième semaine de Carême, celle qui précède la Passion.

— Muta, la Semaine-Sainte ; parce qu’on ne sonne point les cloches durant ses trois derniers jours, du Jeudi au Samedi-Saint.

— Pœnalis, Pœnosa, la Semaine-Sainte, la semaine Peneuse.

— Palmarum, la Semaine-Sainte, la semaine qui suit le Dimanche des Rameaux.

— Sacra, la semaine avant Pâques, et aussi la semaine qui précède la Pentecôte.

— Trinitatis, la semaine après le dimanche de la Trinité, appelée aussi Hebdomada Duplex, parce qu’elle est en même temps la semaine du premier dimanche après la Pentecôte.

Hebdomadæ Græcæ. Les semaines des Grecs sont composées comme les nôtres de sept jours ; mais il y a cette différence que le Dimanche est souvent le dernier jour de leur semaine, tandis qu’il est toujours le premier dans l’église latine. Ceci mérite une grande attention par rapport aux dates. Le nom d’une semaine ne se tire pas toujours, chez les Grecs, du dimanche qui la précède. Dans certains temps de l’année, il se prend du dimanche qui la suit, et qui en est comme la fin. Ainsi la première semaine de Carême dans le Calendrier grec, est celle qui précède le premier dimanche de Carême, et dans laquelle se trouve compris notre jour des Cendres. La semaine de la Passion n’est pas comme chez nous la semaine qui suit la Passion, mais la semaine qui précède le Dimanche de la Passion. De même la semaine des Rameaux dans l’église grecque est la semaine qui se trouve avant et non après le Dimanche des Rameaux, notre Semaine-Sainte. — Voici un exemple intéressant, qu’il est à propos de rapporter au sujet de cette dernière semaine : Il est positif que Constantinople fut prise par les Français, le 12 avril 1204, 34qui était le lundi de la Passion, notre lundi de la semaine de la Passion. Or, on lit dans Ville-Hardouin, que Constantinople fut prise par les Français le Lundi de Pâques Flories. Cette expression a trompé quelques auteurs, qui, faute de faire attention que Ville-Hardouin comptait les semaines à la grecque, ont cru qu’il désignait par là le lendemain des Rameaux (lundi 19 Avril), tandis qu’il désignait le lundi de la semaine précédente (le lundi de la Passion), qui effectivement tombait le 12 Avril en 1204.

La semaine qui suit les Rameaux, ne s’appelle pas cependant chez les Grecs la semaine de Pâques, mais bien la Semaine-Sainte, comme parmi nous.

On voit par là que les semaines quadragésimales des Grecs ne répondent point à celle des Latins, quoiqu’elles soient en même nombre précisément que les nôtres. Il n’en est pas de même des semaines qui sont entre Pâques et la Pentecôte : elles ne prennent point leur nom du Dimanche qui les termine. La semaine, par exemple, qui vient après l’Octave de Pâques, s’appelle, dans l’Église grecque comme parmi nous, la seconde semaine après Pâques ; mais le dimanche suivant, qui est notre second dimanche après Pâques, se nomme parmi les Grecs le troisième, et ainsi des autres, en sorte que les Grecs comptent sept dimanches entre Pâques et la Pentecôte, celui de Pâques compris, et autant de semaines. Après la Pentecôte, ils recommencent à compter le dimanche pour le dernier jour de la semaine. Cependant, par une contradiction singulière, les Grecs ont l’habitude d’appeler en tous temps, comme nous, le lundi, le second jour de la semaine, le mardi le troisième, et de même des suivants. (Art de vérif.)

Hebdomas Diacœnesima, la Semaine du renouvellement ; c’est la première semaine de Pâques, chez les Grecs.

Heilthumfest. Voyez Festum reliquiarum.

Herbarum Festum, l’Assomption de la Sainte-Vierge, 15 Août.

Herbitsmanoth, le mois de Septembre dans Éginhard.

Heumonath, Heumonet, Heuimanoth, Houmanod, le mois de Juillet, ou le mois de la Fenaison, chez les nations germaniques.

Heylmonath, Helmonat, le mois de Décembre, dans les doc. germaniques.

Hlafmas (en anglais moderne Lammas), littéralement la messe du pain. Le 1er Août.

Hodie scitis, la veille de Noël.

Holling. La veille de l’Épiphanie. La procession du Holling, à Brough, en Westmoreland, est une sorte de Festum Stellæ, en mémoire de l’étoile qui guida les Mages en Orient. Le Holling (ou holy tree, littéralement arbre sacré) est un frêne.

Hoke day, le jour des mystifications, le second mardi après Pâques.

Huitiève de S. Jean, Huitiève de S. Martin ; Octave de s. Jean, Octave de s. Martin et ainsi des autres.

Hypodiaconorum, ou Subdiaconorum festum. La fête des Sous-Diacres ; le 1er ou 2e jour de l’an.

35Hypapanti, hypapantes, hypante, du grec Ὑπαπαντή, en latin Occursus ; en français, Rencontre ; fête de la Présentation de N.-S. J.-C. au Temple, où se rencontrèrent le vieillard Siméon et Anne la prophétesse : Festum S. Simeonis, F. Candelariæ, F. S. Mariæ Candelariæ, F. Candelosæ, Candelarum, F. luminum, la Chandeleur ; en quelques provinces, la Chandeleuse ; communément la Purification de la Sainte-Vierge, que nous célébrons, le 2 Février.

I.

Idus, les Ides. Le 15 en Mars, Mai, Juillet et Octobre ; le 13 dans les autres mois.

Iduum (Caput) ; le jour où l’on commençait à compter par les Ides, le 8 des Ides ; c’est-à-dire le 8 du mois en Mars, Mai, Juillet et Octobre ; le 6 dans les autres mois.

Illatio S. Mariæ, comme Præsentatio S. Mariæ. On lit dans un missel de Hambourg de 1509 : Festum præsentationis Mariæ peragitur dominica sub octava Martini, quæ, si in dominicam incidat, octava anticipatur sabbato.

Immaculée Conception (L’), le 8 Décembre.

Incarnatio herilis. L’Incarnation du Seigneur.

Incarnation renouvelée. Cette expression indique, dans les pièces où on l’emploie, que le commencement de l’année y est pris au 25 Mars. Voy. ci-dessus, col. 22.

Inclina aurem tuam, Introït et nom du quinzième dimanche après la Pentecôte.

In Deo laudabo, le lundi après le Dimanche Oculi.

Indictum, la foire du Lendit, établie à S. Denis, en France, par Charles-le-Chauve, suivant Guillaume de Nangis. Elle commençait, anciennement, le Mercredi de la seconde semaine du mois de Juin : Et nundinas maucii, in platea quæ indictum dicitur, quolibet anno, in secundâ quartâ feriâ junii fieri instituit. On voit des chartes anciennes, datées d’avant ou d’après le Lendit. Urbain II, étant à Angers, en 1096, établit aussi un Lendit en cette ville, pour l’anniversaire de la dédicace qu’il y avait faite de l’église de S. Nicolas, le dimanche de la Septuagésime, 10 février, de cette année : Constituit etiam, dit le comte Foulques le Rechin, idem apostolicus, et edicto jussit, ut in eodem termino quo dedicationem fecerat, Indictum publicum celebraretur uno quoque anno apud S. Nicolaum. (Chronique d’Angers, ap. Martène, Thes. Anec, tom. III, col. 1381). L’incendie du pont d’Angers est daté de l’an 1145, Sabbato post indictum, c’est-à-dire 16 Février. Voy. Bénéisson.

Inductio in Ægyptum, le 11 Février. Voy. Eductio Christi ex Ægypto.

Indulgentiæ Dies, le Jeudi-Saint.

In excelso throno, Introït et nom du premier dimanche après l’Épiphanie.

Infernus factus est, le 13 Février.

In medio ecclesiæ, le 27 Décembre.

In nomine Jesu, le mercredi après le Dimanche des Rameaux.

36Instrumentorum Dominicæ passionis festum. Voy. Coronæ Christi festum.

Interrogans Jesum dives. Voy. Dominica de Interrogante, etc.

Intrantes ou Exeuntes Dies. Les derniers et les premiers jours du mois à l’époque où l’on divisait le mois en deux quinzaines. Voy. Mensis intrans.

Intret oratio mea, le samedi après Invocavit, premier dimanche de Carême.

Introduxit nos Dominus, le lundi de Pâques.

Inventio capitis S. Johannis præcursoris. Le 24 Février, dans le martyrologe de Bède.

— corporis S. Dionysii, le 22 Avril.

— sanctæ Crucis, le 3 Mai chez les Latins ; le 6 Mars, chez les Grecs du Moyen-Âge. Aujourd’hui les Grecs réunissent cette fête à celle de l’Exaltation.

— clavorum dominicorum, le 7 Mai.

— reliquiarum S. Stephani. Le 3 Août.

Invocavit me, Introït et nom du premier dimanche de Carême.

In voluntate tua, Introït et nom du vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte.

Isti sunt dies, Dimanche de la Passion, ainsi nommé du répons de la Procession.

J.

Janvir, Januel, Jenvir, Jhenoier, Jhinoulié, Jenevoir, Genvier, Yenvier, le mois de Janvier.

Jean (S.) de Collace, la décollation de s. Jean-Baptiste, le 29 Août (Baluze, Hist. de la Maison d’Aur, t. II, p. 295).

Jejunandi temporis adortus. Le premier jour de Carême.

Jejunium æstivale. Le jeûne d’été, commençant le mercredi de la Pentecôte.

— autumnale, après l’Exaltation (14 Septembre).

— hiemale, après la sainte Luce (13 Décembre).

— vernale, le Carême.

— primi, quarti, decimi mensis. Le jeûne de Mars, de Juin, de Décembre.

— observatum tribus diebus. Dans un calendrier mozarabique. Ces mots paraissent désigner les 3, 4 et 5 Janvier.

Jeudi (Le), le Grand-Jeudi, le Jeudi-Saint, appelé encore le Jeudi blanc, à cause des pains blancs ou de première qualité que l’on distribuait aux pauvres, usage pratiqué encore en plusieurs églises, après le lavement des pieds. Peut-être aussi ce nom vient-il des vêtements blancs et or que revêtent les prêtres en ce grand jour de l’institution de l’Eucharistie. Voy. Festum Calicis.

Jeudi Magnificet, ou le Jeudi de la Mi-Carême, ainsi nommé, en Picardie, du premier mot de la collecte.

Joannée ou Jouannée. La veille de s. Jean, 23 Juin.

Joannes Albus (S.), fête de la s. Jean-Baptiste, au 24 Juin.

37Johan devant la porte de Arseyn (s. Jean devant la porte de l’Arsenal). Le 6 Mai. Le même que s. Jean ante portam Latinam.

Johannes in captivitate, le second dimanche de l’Avent.

Johannis parisi, ou in dolio (Dies) ; le 6 Mai.

— conceptio, sanctificatio, le 24 Septembre.

Josephus sponsus, la S. Joseph. Le 19 Mars.

Jouler Monath. C’est ainsi que les Suédois appellent le mois de Décembre, du nom de la fête ou du banquet qu’ils célébraient, étant encore païens, aux deux jours du solstice d’hiver. La Jol est ancienne dans le nord ; et il en est fait mention dans l’Edda.

Jours nataux, les plus grandes fêtes de l’année. Voy. Natales.

Jovis absolutus, J. Absolutionis, le Jeudi-Saint.

— albi dies, le Jeudi-Saint.

— mandati, Jovis in mandato dies, le Jeudi-Saint. Voy. Mandatum.

Jubilate omnis terra, Introït et nom du troisième dimanche après Pâques.

Judica me, Introït et nom du Dimanche de la Passion, ou cinquième dimanche de Carême.

Jugement dernier, le lundi de la première semaine de Carême.

Julo-daghr. Le jour de Noël, dans le calendrier runique. Voy. Jouler Monath.

Judica, Domine, nocentes, le lundi après le Dimanche des Rameaux.

Judicium extremum, le lundi après Invocavit, premier dimanche de Carême.

Jun, Jung, Juing, Juçin, June, et Junet, le mois de Juin. Voy. aussi Somestras, Ghieskierec et Resaille mois.

Juignet, Jugnet, Jouignet, Jungné, Jugniet, Jullet, Julette, Jul, Julle, Julie, Juile, le mois de Juillet.

Juseris, le mois de Juin dans les chartes flamandes. Voy. Ghieskerec.

Justus es, Domine, Introït et nom du dix-septième dimanche après la Pentecôte.

K.

Kalendæ, dies Calendarum, ou Kalendarum, le jour des Calendes. C’est ordinairement le premier jour du mois, et quelquefois le premier jour dans le mois précédent, auquel on commençait à compter par les Calendes du mois suivant. On trouve, par exemple, dans les Annales publiées par Lambecius, au tome II de la Bibliothèque Césarienne, que Charlemagne revenant de Rome en 774, se trouva à Lauresham Die Kalendarum Septembris, qui était le jour de la Translation de S. Nazaire dans cette Abbaye. Les Translations des Reliques se faisaient alors le dimanche, et en 774, le premier de Septembre était un jeudi ; ainsi le Die Kalendarum Septembris ne signifie point le premier de ce mois : il signifie ce que la Chronique du même Monastère nous dit ailleurs, par cette expression : In capite Kalendarum Septembrium, c’est-à-dire, le XIXe Calendas Septembris, ou le quatorze du mois d’Août, qui est le premier jour de ce mois auquel on commençait 38à compter par les Calendes de Septembre, et qui était en effet un Dimanche en 774.

Il y a deux remarques à faire à ce sujet : 1° Au lieu de compter dans un ordre rétrograde, à la manière des Romains, les jours avant les Nones, les Ides et les Calendes, les rédacteurs des chartes du moyen et du bas-âge les comptaient quelquefois dans un ordre direct. Ainsi, par exemple, au lieu de désigner le 14 Janvier par XIX Kalendas Februarii, ils disaient : prima die Calendarum Februarii, et pour le jour suivant, secunda die Calendarum Februarii, au lieu de XVIII Kalendas Februarii, etc. — 2° Dans la date de plusieurs chartes les jours des Nones, des Ides, des Calendes n’entrent point en ligne de compte. Et cela est encore une autre différence entre le Moyen-Âge et les Romains, qui dans leur supputation comprenaient toujours le jour même où tombent les Nones, les Ides et les Calendes. Ainsi là où nous marquerions XIX Kalendas, à l’exemple des Romains, les écrivains du moyen-âge ne mettaient souvent que XVIII Kalendas. Mais il ne faut pas oublier que toutes ces dérogations à l’usage classique ne sont que de très-rares exceptions.

On voit aussi au Moyen-Âge des écrivains conserver au premier jour du mois le nom de Calendes et compter les jours suivants dans l’ordre direct à partir du 1er. Ainsi, on disait quelquefois, et en renversant complètement la notion antique et classique : Post VII Kalend. Martii, pour le 7 Mars. Heureusement que le mot Post indique bien qu’il faut compter à partir du 1er des Calendes.

Remarquons en outre que même chez les Romains, ces mots Calendes, Nones, Ides n’avaient pas toujours la même signification. Quelquefois ils se prenaient dans un sens absolu, pour marquer tout l’espace de temps qui avait rapport aux Calendes, aux Nones et aux Ides. D’autres fois, et en général, ces noms s’employaient dans une signification plus restreinte, pour désigner un jour particulier. Cette distinction est importante pour concilier des dates qui paraissent se contredire. Par exemple, lorsque Suétone dit que Tibère (l’an 784 de Rome, 31 de J.-C.) garda le Consulat jusqu’aux Ides de Mai ; cette assertion n’est pas contraire, quoiqu’en dise le Cardinal de Noris, à une inscription de Noie qu’il rapporte et dans laquelle il est marqué que Tibère abdiqua le Consulat le VII des Ides de Mai. Ici le nom des Ides est employé dans un sens limité ; là il embrasse tout l’intervalle qui a rapport aux Ides. (Art de vérif. les Dates).

Kalendæ, ou festum kalendarum, fête païenne, long-temps célébrée à Rome, comme ailleurs, le premier de Janvier, et que l’Église a eu de la peine à abolir.

Kalendæ Circumcisionis, le 1er Janvier.

Kopseliger Montag, le lundi de la Quinquagésime, en Mecklembourg.

Krumme mitwocher, mercredi avant Pâques.

L.

Lætare, ou Lætare Jerusalem, Introït et nom du quatrième dimanche de Carême.

39Lætetur cor quærentium, le vendredi des Quatre-Temps de l’Exaltation de la Croix, et le jeudi après Lætare (quatrième dimanche de Carême).

Lair (le mois de) Août. Voy. Arenmanoth.

Lamentationum, Lamentationis Dies, le Jeudi, le Vendredi et le Samedi Saints, où l’on chante à Matines, les Lamentations de Jérémie.

Lanmasday, ou Lamb Mass day, dans l’église d’Yorck, le 1er Août.

Lanceæ Christi festum. Voy. Coronæ festum.

Landit, Lendit. Voy. Indictum et Bénéisson.

Lardarium, le Mardi-Gras, ainsi appelé dans le Limousin, au douzième siècle, suivant la chronique de Geoffroy du Vigeois.

Lavationis Dies, le Samedi-Saint, jour où Notre-Seigneur lava les pieds à ses Apôtres.

Lave chef (Le). Le Dimanche des Rameaux. Voy. Capitilavium.

Laynr, de Layr, de Lair, de l’Ayr (le mois de), le mois d’Août. Voy. Arenmanoth.

Lazare (Le), le vendredi de la quatrième semaine de Carême.

Lazari (Dominica), le 5e dimanche de Carême.

Leichamstag, Leichnamstag unsers hern, en allemand moderne Frohnleichnamstag (le jour du corps du Christ), le jour du Saint-Sacrement.

Lendit (Le). Voy. Indictum et Bénéiçon.

Letare Jerusalem. Voy. Lætare.

Liberator meus, mercredi après Judica (cinquième dimanche de Carême).

Litania, Litaniæ, souvent confondues avec les Rogations par nos Auteurs ; parce qu’on chante des Litanies aux Processions des Rogations, et que le mot Λιτανία en Grec est la même chose que Rogatio ou Supplicatio, en Latin. Pour distinguer les Litanies du jour de s. Marc, le 25 Avril, des Litanies des Rogations, on a souvent appelé les premières Litania major, ou Litania Romana, parce qu’elles ont été ordonnées à Rome par s. Grégoire le Grand, et les secondes Litania minor, ou Litania Gallicana, parce qu’elles ont été d’abord établies à Vienne, en Dauphiné, par s. Mamert, évêque de cette ville, d’où elles ont passé dans les églises de France avant que d’être en usage dans l’Église de Rome et dans les autres Églises. Les Litanies mineures ou Litanies Gallicanes se chantent aux processions des Rogations, les lundi, mardi et mercredi qui suivent le cinquième dimanche après Pâques.

Litania Triduana, les Litanies de trois jours ou Litanies gallicanes.

Litha Monath, le mois de Juin dans le Calendrier saxon.

Lofeday, Love-Day. Voy. Dies Baronum.

Lucæ prima, Lucæ secunda, etc. Voy. Dominica Lucæ.

Lumina sancta. Voy. Festum Luminarium.

Luminum festum, la Chandeleur, 2 Février.

Luna incensa, la pleine Lune.

40Lunæ dies, le lundi. Quant aux jours successifs ou quantièmes de la lune voy. Cyclus Lunaris, et le Cycle de XIX ans, dans la Dissertation sur les Dates.

Lundi, le grand lundi, le Lundi-Saint.

Lustrationis dies. Les Rogations.

Litha ou Lytha monath, le mois de Juin. Aeftera Lytha monath, le mois de Juillet.

Lux fulgebit, la seconde messe de Noël.

M.

Magna dominica, le Dimanche de Pâques.

Magnæ Dominæ dies ou Festum, le jour de l’Assomption.

Magnæ festivitatis dies, le Jeudi-Saint.

Magnum paschatis dominicum, le jour de Pâques.

Magnus Dies, le jour de Pâques.

Magorum festum, l’Épiphanie.

Malade de 38 ans, le vendredi de la première semaine, ou des Quatre-Temps de Carême.

Mandati dies. Le Jeudi-Saint, où l’on chante : Mandatum novum do vobis… pendant la cérémonie du lavement des pieds. Mandati dies, est devenu en anglais moderne Maundy thursday.

Mandatum pauperum. Le samedi avant les Rameaux.

March, Marche, Marce, Mairs, Marc, Mas, dans le pays de Liège, le mois de Mars.

Mardi, le grand Mardi, le Mardi-Saint.

Marie (Ste.), la sainte Vierge. La plus ancienne fête consacrée à son culte est celle qui était autrefois célébrée le 1er Janvier sous le nom de Natale S. Mariæ ; sa Conception se célèbre le 8 Décembre ; sa Nativité, ou sa naissance, le 8 Septembre ; sa Présentation au Temple le 21 Novembre ; la Conception du Sauveur le 25 Mars sous le nom de l’Annonciation ; la fête de la Visite qu’elle rendit à sainte Élisabeth le 2 Juillet, sous le titre de la Visitation ; celle de sa Purification le 2 Février ; celle de sa mort le 15 Août, sous les divers titres de Déposition, de Sommeil, de Repos, de Passage, de Trépas, et aujourd’hui d’Assomption. Ce sont là les principales fêtes de la sainte Vierge célébrées dans toute l’Église. Baillet en rapporte plusieurs autres observées dans les Églises particulières ; on peut le consulter sur l’Assomption, au 15 Août.

Maria (S.) ad Nives ou de Nive, le 5 Août, en mémoire de la chute extraordinaire d’une grande quantité de neige au milieu de l’été, le jour de la dédicace de l’église de sainte Marie-Majeure à Rome.

Mariæ (S.) ad præsepe (Festum). Fête de sainte Marie-Majeure, à Rome, célébrée le 5 Août, depuis qu’on y conserve les restes de la crèche de Bethléem.

— (S.) Candelariæ, ou Candelarum (Festum), la Chandeleur, le 2 Février.

41Mariæ Cerealis (Dies sanctæ), le 2 Février.

— (S.) de Victoria Festum, ou Festum Rosarii B. Mariæ, le 7 Octobre ; en souvenir de la bataille de Lépante (7 Oct. 1571).

— (S.) de O. (Festum). Nom donné, dans le rituel mozarabique, à la fête dite l’Attente de la délivrance de Notre-Dame. Célébrée en Espagne 8 jours avant Noël. Voy. O de l’Avent et Expectatio B. Mariæ.

— (S.) Cleophæ (Festum), le 25 Mai, anciennement à Paris.

— (S.) Salomæ Festum, le 22 Octobre, anciennement à Paris.

Marterwoche, hillige mertelweken (la semaine du saint martyr), la Semaine Sainte.

Martini (Sancti) Hiemalis dies ou Festum, le 11 Novembre.

Martinus calidus (Sanctus), S. Martini Bullionis festum, S. Martini æstivalis dies, saint Martin le Bouillant, le 4 Juillet ; jour de la translation des reliques du grand saint à Tours.

Martror (La), la Toussaint, dans les chartes de Languedoc. De Martror in Martror, d’une fête de la Toussaint à l’autre. Martror, veut dire Martyrs ; et l’on donnait ce nom à la Toussaint parce que cette fête, à l’origine, ne fut consacrée qu’aux Martyrs.

Marzache, Marcesche, l’Annonciation, ainsi appelée par quelques auteurs français, parce qu’elle tombe vers la fin de Mars, le 25 du mois.

Mater noctium, la nuit de Noël.

Matris Dominicæ festivitas. Voy. Dominicæ matris festivitas.

Mauvais riche (Le), le jeudi de la seconde semaine de Carême.

Media jejuniorum Paschalium septimana. La quatrième semaine du Carême chez les Grecs, et le troisième chez les Latins.

Mediana Octava. Voy. Dominica Mediana.

Media Quadragesima, la Mi-Carême. C’est aujourd’hui le jeudi qui suit le troisième dimanche de Carême ; mais au Moyen-Âge ces mots désignaient le quatrième dimanche de Carême. On lit dans la Chronique de s. Nicaise de Reims : M. CCC. IX. Dominica post Annunciationem Dominicam, quæ quidem Dominica fuit media Quadragesimæ. L’année 1309 (V. S.) énoncée ici dura jusqu’au 18 Avril, veille du jour de Pâques ; le dimanche Lætare, quatrième dimanche de Carême, appelé dans ce même passage le dimanche de la Mi-Carême, tomba en effet le 29 Mars, quatre jours après l’Annonciation. On trouve en outre cette expression dans un compte de 1202 : A die Veneris post mediam Quadragesimam usque ad Octavas Pentecostes, de LXXII diebus. Le soixante-douzième jour après le Vendredi qui suit le quatrième dimanche de Carême ou Lætare, tombe en effet sur le Dimanche de la Trinité, qui est l’octave de la Pentecôte. (Voy. Annuaire de la Soc. de l’hist. de Fr. 1852, p. 32).

Meditatio cordis, le vendredi après Lætare, quatrième dimanche de Carême.

Memento mei, ancien Introït du quatrième dimanche de l’Avent, aujourd’hui, c’est Rorate cæli.

42Mensis Fenalis, le Mois fenal (voy. ce mot), Juillet.

— intrans, introïens, les seize premiers jours des mois de 31 jours, et les quinze premiers des mois de 30 jours. Ces jours se comptaient progressivement un, deux, trois, comme aujourd’hui ; on y ajoutait seulement et surabondamment le mot intrans, ou introïens ; par exemple, die XIV, intrante maio, désignait le 14 Mai. Il n’en était pas de même des jours de la fin du mois marqués par l’expression : Mensis exiens, astans, stans, restans, les quinze derniers jours du mois. On comptait ceux-ci en rétrogradant de la fin du mois vers son milieu. Ainsi, par exemple : Actum tertiâ die exeunte, astante, stante, restante, mense septembri, ou bien, Actum tertiâ die exitu mensis septembris, marque le 28 Septembre, en commençant de compter par la fin du mois, et en rétrogradant, un le 30, deux le 29, trois le 28, quatre le 27, etc. On voit un grand nombre d’exemples de cette manière de compter dès le dixième siècle, dans le Glossaire de du Cange ; elle doit être remarquée pour ne point s’y tromper. — Voilà les faits et les usages les plus généraux au Moyen-Âge. Mais il faut rappeler comme observations complémentaires : 1° Que l’habitude d’ajouter à la date du quantième un mot pour indiquer s’il s’agissait du commencement ou de la fin du mois était surtout suivie et commode pour les jours de la première quinzaine ; et 2° que la limite entre les quinzaines du Mensis intrans et du Mensis exiens, n’était nullement rigoureuse et que souvent enfin on datait les faits et les actes du 18e, 19e et 20e jour du mois à partir du commencement du mois. Il y a des exemples de dates du 25e jour, ab introitu mensis, addition bien superflue d’ailleurs.

Les Grecs divisaient leurs mois en trois décades, ou dizaines, et comptaient les deux premières directement, ou dans l’ordre naturel, Μηνὸς ἱσταμένου πρώτη c’est-à-dire, mensis incuntis prima ; μηνὸς ἱσταμένου πρώτη, mensis mediantis prima, ou bien πρώτη ἐπὶ δηκάτει, undecimâ. La dernière dizaine était ordinairement comptée à rebours : φθίνοντος μηνὸς ἐνδεκάτη, desinentis mensis undecimâ, pour les mois de 31 jours ; δεκάτη, decimâ, pour ceux de 30 jours. Dans l’un et l’autre cas, c’était le 31 du mois. Le compte était donc rétrograde. Mais il semble que, dès le cinquième siècle, les Grecs ne partageaient plus leur mois qu’en deux parties à peu près égales, et que φθίνοντος μηνός renfermait toute la seconde, qui pouvait s’étendre jusqu’à 15 jours. En effet, Synésius se sert de la date τρίς καὶ δεκάτη φθίνοντος μηνός, decima tertia dessinentis mensis.

Mensis Magnus, le grand mois, Juin ; ainsi nommé parce qu’il renferme les plus longs jours.

— Messionum, le mois des Messons (ou moissons) ; le mois d’Août.

— Novarum, le mois d’Avril, ainsi nommé, porte un ancien Glossaire, parce qu’en Terre Sainte, le mois d’Avril apporte les nouveaux fruits.

— Paschæ, ou Paschatis, désignait le quatrième dimanche après Pâques. Voy. Dominica mensis Paschæ.

Mensis Purgatorius, Février, à cause de la Purification de la sainte Vierge, qui 43se célèbre le 2 de ce mois ; ou plutôt parce que les Romains avaient coutume d’offrir, en ce même mois, des sacrifices d’expiation pour les morts.

Mensis placentarum. Février, dans Bède.

— Resailhe mois, Voy. Resaille-mois.

— undecimus, Mensis duodecimus, chez les Romains et chez les Francs, sous les deux premières races, et même dans quelques monuments du Xe siècle, les mois de Janvier et de Février.

Mercoris, Mercurii dies, le mercredi.

Mercurinus Dies, le mercredi, ainsi nommé dans les statuts du Cardinal de Foix, en 1446.

Mercredi, le grand mercredi, le Mercredi-Saint.

Mercredi ens ou Cienkesms, et non : ens oucien Kesms ; dans un titre de l’Hôtel-de-Ville de Lille. M. de Bréquigny, disent les Bénédictins, consulté sur cette date, conjecture qu’il faut lire ens ourant Kems, c’est-à dire en ouvrant Karesme, ce qui marquerait le jour des Cendres. M. Gachet a corrigé cette erreur ; le mercredi dont il s’agit est le mercredi de la Pentecôte. Cienkesms, ciunckesme, cinquesma, en espagnol, est la Quinquagesima, nom quelquefois donné à la Pentecôte même, qui est le cinquantième jour après Pâques. (Rech. sur les noms des mois et les grandes fêtes chrét., Bruxelles, 1865, p. 149).

Mercredi des Traditions, le mercredi de la troisième semaine de Carême, à cause de l’Évangile de ce jour.

Mesonestime, dans l’Église grecque, la semaine de la Mi-Carême, et en particulier le jeudi de cette semaine, dont le dernier jour correspond à notre quatrième dimanche de Carême.

Mesopentecoste, chez les Grecs, nom des huit jours qui commencent le mercredi de la quatrième semaine après Pâques, et qui finissent le mercredi de la semaine suivante.

Mi-Carême (La) désignait au Moyen-Âge le quatrième dimanche de Carême, et non pas comme aujourd’hui, le jeudi qui suit le quatrième dimanche de Carême. Voy. Media-Quadragesima.

Michel (le jour de la Révélation ou Apparition de S.), le 8 Mai. Voy. Révélation.

Miserere mei, Domine, Introït, et nom du seizième dimanche après la Pentecôte.

Misereris omnium, Domine, le Mercredi des Cendres.

Misericordia Domini, Introït, et nom du second dimanche après Pâques.

Missa, le jour de la fête d’un saint, comme Missa sancti Joannis, pour la s. Jean.

Missæ Domini, Alléluia, Alléluia, Alléluia, le Dimanche de Quasimodo. Les statuts synodaux de Guy de Hainaut, évêque d’Utrecht, sont ainsi datés de l’an 1310, feriâ tertiâ, post Missas Domini, Alléluia, Alléluia, Alléluia.

Mœdmonath, le mois de la fenaison, ou Juillet, dans les documents Anglo-Saxons.

Mois de l’Oir, ou de l’Héritier du Seigneur ; le mois de Décembre. Voy. Oir.

— Fenal (le), le mois de la fenaison, Juillet.

44Moës de Pauk (le), dans un document de Cambrai, désigne le mois de Pâques ; Avril à la date de ce document.

Mortis Christi dies, le Vendredi-Saint.

Mulier adultera, le samedi avant Lætare (quatrième dimanche du Carême).

Munera oblata quæsumus, Introït, et nom du Dimanche de la Pentecôte.

Muti dies, les jours de la Semaine Sainte où les cloches ne sonnent pas.

Mysteriorum Dies, dans l’Église Gréco-Syrienne, est le Jeudi-Saint.

N.

Nadal (La), la Noël, en provençal.

Nameloser Sonntag (le dimanche sans nom), le cinquième dimanche de Carême ; appelé aussi Schwarzer Sonntag (le dimanche noir).

Natale ou Natalis (sous-entendu Dies), le jour du martyre, ou de la mort d’un saint, particulièrement d’un martyr. Le jour de la mort d’un saint, non martyr, est ordinairement appelé Depositio. La naissance d’un saint est sa Nativitas.

ou Nativitas Domini, la Noël, le 25 Décembre. Festorum omnium Metropolis, dit s. Jean Chrysostôme.

— S. Mariæ, très anciennement célébrée le 1er Janvier (Voy. Ste-Marie.)

— omnium sanctorum, La Toussaint.

Natales, les principales fêtes de l’année, Noël, Pâques, la Pentecôte et la Toussaint. Ces fêtes étaient quelquefois appelées Jours nataux.

Natalis (Dies), l’anniversaire du jour où une personne a été appelée à une dignité ; par exemple le Pape, au siège apostolique ; un cardinal à la pourpre, un prêtre à la dignité épiscopale.

— Calicis ; le Jeudi-Saint.

— reliquiarum, le jour de la translation des reliques d’un saint. Voy. Translatio.

— S. Joannis Baptistæ, la fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste (29 Août), dans les anciens martyrologes et dans les chroniques ; à la différence de la Nativitas, qui est le jour de sa naissance, au 24 juin.

— S. Mariæ, l’Assomption de la sainte Vierge au 15 Août. C’est la plus ancienne de toutes les fêtes de la sainte Vierge. On la célébrait dans les premiers siècles de l’Église au 1er Janvier.

— S. Mariæ ad Martyres, ou Dedicatio ecclesiæ B. Mariæ ad martyres. Le martyrologe romain marque cette fête au 13 Mai. Boniface IV l’institua à Rome lorsqu’il consacra en église le Panthéon d’Agrippa. (Voy. Dédicace).

— S. Petri de Cathedra, la chaire de s. Pierre à Rome, le 18 Janvier ; à Antioche le 22 février. Voy. Cathedra Sancti Petri.

— SS. Quadraginta militum. Le 9 mars.

45Natalis secunda, le second Noël. L’Épiphanie.

Nativitas. La naissance, opposé à Natale ou Natalis (sous-entendu Dies) qui est le jour de la mort d’un saint, particulièrement d’un martyr. L’Église ne célèbre que trois Nativités : La Nativité de Notre Seigneur, ou la Noël ; la Nativité de la Sainte-Vierge, au 8 Septembre et la Nativité de saint Jean-Baptiste, le 24 Juin.

— Beatæ Mariæ, Nativitas Beatæ Virginis. La naissance ou Nativité de la Sainte-Vierge, au 8 Septembre. Le peuple l’appelait La Septembrèche.

— S. Johannis Baptistæ, le 24 Juin. Voy. Natalis.

Ne autem gloriari, le mardi après le Dimanche des Rameaux, et aussi le Jeudi-Saint.

Ne derelinquas me, le mercredi après Reminiscere (2e dimanche de Carême).

Ne necessitatibus meis, le vendredi après Invocavit (1er dimanche de Carême).

Neophytorum Dies, les six jours entre le Dimanche de Pâques et celui de Quasimodo.

— festum, nom donné par s. Augustin à la semaine de Pâques.

Nicolai æstivalis (Dies ou Translatio Sancti) le 9 Mai.

— Hiemalis (Dies Sancti), le 6 Décembre.

Nom de Jésus, Nomen Jesus. Le 14 Janvier.

— de Marie, Nomen Mariæ. C’est généralement l’Octave de la Vierge, fête célébrée le 15 Septembre.

Nombre d’Or, ou Cycle de dix-neuf, employé pour calculer les lunes. Voy. Cyclus Decemnovalis.

Nontag (le jour des Nones) ; der heilige schöne nontag, ou Schönnontag (le saint, le beau jour des Nones). Ces expressions ne peuvent désigner d’une façon constante le jour de l’Ascension (comme semble le croire M. Grotefend, p. 93) qui est une fête mobile.

Notre-Dame-aux-Marteaux, l’Annonciation, 25 Mars.

— Chasse-Mars, ou La Marzache, l’Annonciation, 25 Mars.

— de Mi-Août, ne peut être la fête de l’Annonciation (Voyez Daniel, Mil. Franc., t. 1, p. 133) ; mais bien l’Assomption, 15 Août.

— des-Neiges, le 5 Août. Voy. S. Maria ad Nives.

— de-Pitié, le vendredi avant le Dimanche des Rameaux. Voyez Compassion de la Sainte-Vierge.

— Empouse, le 25 Mars. Voy. Annonciation.

— de Saltasse, paraît être la même que la Septembrèche, la N.-D. de Septembre, ou la Nativité de la Vierge au 8 Septembre.

— l’Angevine, ou Septembrèche ; la Nativité de la Sainte-Vierge, 8 Septembre ainsi appelée en Anjou.

46Novarum Mensis. Voy. Mensis.

Nox, l’espace de 24 heures, pris d’un soir à un autre. C’était l’usage des Gaulois et des Germains, selon Jules César et Tacite, de diviser le temps par le nombre des nuits. Les Francs, les Anglo-Saxons et les peuples du Nord adoptèrent cet usage, qui était encore suivi en France au douzième siècle. Quot noctes halet infans iste ? est-il dit dans la Vie de S. Goar. Non noctes, dit Geoffroy, abbé de Vendôme, secundum consuetudinem Laïcorum, sed secundum instituta canonum, inducias postulamus.

— intempesta, nom donné par les Romains à l’espace de la nuit, compris entre le concubium, heure à laquelle on se couchait, et minuit.

— sacrata, la veille de Pâques.

— sancta, la nuit de Noël.

O.

O de l’Avent. Voy. Expectatio Beatæ Mariæ et Oléries.

Obdormitio. Voy. Festum obdormitionis B. Mariæ.

Oberster tag (le jour souverain), l’Épiphanie.

Oblatio S. Mariæ in templo, cum esset trium annorum. Le 21 Novembre.

Occursus festum. Voy. Hypapanti.

Octava, Octaba, plus souvent Octavæ ou Octabæ, au pluriel, parce que les grandes fêtes avaient au Moyen-Age, jusqu’à deux et trois octaves. Voy. Witaves.

— Mensis Paschæ, la huitaine qui suit immédiatement la fête de Pâques.

— Infantium, le dimanche dans l’octave de Pâques, ainsi appelé par saint Augustin.

Octave du grand Carême. Cette expression paraît indiquer la semaine de Pâques. On lit dans le Glossaire de du Cange, aux mots Quadragesima major : Che fut fait l’an de grâce M CCC II, le mercredi prochain, après les Octaves dou grant quaresme.

Octo dies neophytorum. La semaine qui suit Pâques et celle qui suit la Pentecôte. Voy. Albæ.

Octogesima désigne la Septuagésime, dans une chronique abrégée de Normandie : Anno M CC II, Ypapente, et Octogesima eodem die fuerunt.

Oculi, Introït et nom du troisième dimanche de Carême.

Oeftera geola, le mois de Janvier chez les Anglo-Saxons.

Oerre lida, chez les Anglo-Saxons, le mois de Juin.

Oir (le mois de l’) est le mois de Décembre, le mois de l’héritier du Seigneur. Il faut donc écrire de l’oir, ou de l’air, et non deloir, delair. La date d’une charte de 1256 (Arch. nat., série S, n° 4953, pièce 10) se termine ainsi : on mois de loir dns. Les mots de et loir y sont séparés par un point ; il ne faut donc pas les réunir comme on l’a fait pendant longtemps ; en outre l’abréviation dns, qui signifie nécessairement dominus, achève de montrer que le mois de décembre s’appelait le mois de l’héritier du Seigneur.

47Oléries. Le 17 Décembre et les six jours qui suivent avant la Noël sont ainsi nommés, parce que les antiennes commençant par O, se chantent à vêpres, pendant ces sept derniers jours de l’Avent, non compris la veille de Noël. Le dimanche dernier des Oléries de devant Noël, est la date d’une charte citée dans le Gloss. de Du Cange, au mot O. Voy. Expectatio Beatæ Mariæ.

Olivarum festum, le Dimanche des Rameaux.

Olympias ; sur la signification qu’on a donnée à ce terme, dans les bas temps, voyez ce qui est dit à la fin de l’article des Olympiades, dans la Dissertation des Bénédictins sur les anciennes dates.

Omnes gentes, Introït et nom du septième dimanche après la Pentecôte.

Omnia quæ fecisti, Introït et nom du vingtième dimanche après la Pentecôte ; — jeudi après Judica (5e dimanche de Carême).

Omnis terra, Introït et nom du deuxième dimanche après l’Épiphanie.

Omnium dierum supremus. Le Jour de Pâques.

Omnium sanctorum festum, Ognissanti, la Toussaint, 1er Novembre.

Ordination de s. Ambroise, le 7 Décembre.

s. Grégoire, le 3 Septembre.

s. Martin, le 4 Juillet.

s. Swithun, le 30 Octobre.

Orthodoxiæ Festum, chez les Grecs, le deuxième dimanche de Carême, où l’on célèbre la mémoire du concile tenu à Constantinople, l’an 842, à pareil jour, après la mort de l’empereur Théophile, pour le rétablissement des saintes Images.

Osanna Dies, l’Ozanne, le Dimanche des Rameaux.

Ottembre, pour Octobre.

P.

Pace day, littéralement le jour de la paix ; le Jour de Pâques.

Pains, le Dimanche des cinq pains ; le quatrième de Carême.

Palmæ, Palmarum dies ou Festum, le Dimanche des Rameaux.

Pandicularis Dies, la Toussaint.

Pâques communiant, ou Pâques escommunichant, et Pâques communiaux ; le Jour de Pâques, dans une charte de Charles VI, en 1387. Une quittance, rapportée par du Chesne, est datée du deux avril, nuit de Pâques communiant, avant le cierge béni. Monstrelet, pour marquer le temps où commence son histoire, s’exprime ainsi dans le prologue : Si commencera cette présente Chronique au jour de Pasques communiant, l’an de grâce 1400. — Cette expression se prend aussi pour la quinzaine de Pâques. Des lettres de grâce, de l’an 1389, dans le Trésor des Chartes, sont datées du Mardi après la quinzaine de Pasques communiant ; d’autres lettres de 1390 portent en date le Lundi de Pasques communiant. Voy. Pascha.

— Charneux, le Jour de Pâques, ainsi nommé parce que l’on y reprend l’usage des aliments gras.

48— Nèves, le jour où commençait la nouvelle année, que l’on comptait à partir de la bénédiction du cierge pascal, le Samedi-Saint.

— de Noël, le jour de la Nativité de Notre Seigneur, qu’autrefois on appelait aussi Pâques, sans addition, et qu’on ne distinguait de la fête de la Résurrection qu’en nommant celle-ci grandes Pâques. C’est ainsi que l’on concilie des anciens écrivains, qui rapportent le même fait, les uns à Noël, les autres à Pâques. Encore de nos jours, on dit à Rome, Pâques de Noël, et Pâques de la Résurrection. (Art de vérifier les dates).

(Quinzaine de), Voy. Quinzaine, Quindena.

Parasceve, du grec Παρασκευή, préparation. Ce mot indiquait d’une façon générale la sixième férie de la semaine, le Vendredi, sexta feria Sabbati, parce qu’on préparait en ce jour, sous l’ancien Testament, tout ce qui était nécessaire pour le lendemain, jour du Sabbat et jour du repos. Plus particulièrement, Parasceve, indiquait le Vendredi-Saint. Mais il est certain qu’on a également désigné ainsi au moyen-âge le Jeudi-Saint : datum Silvanectis die Jovis, que dicitur Parasceve. Charte de 1218. Grand Cartul. de Corbie, fol. 88, v°. Du Cange au mot : Parasceve.

Pascha seul, le Jour de Pâques ordinairement, et quelquefois la semaine de Pâques, comme Paschalis dies. Pascha se prend encore quelquefois, surtout en Italie et en Espagne, pour d’autres fêtes que pour celle de Pâques ; mais ordinairement on ajoute à ce mot le nom même de la fête, comme Pascha Pentecostes, pour la Pentecôte, Pascha Epiphaniæ pour l’Épiphanie ; Pascha Nativitatis, la Noël.

— annotinum, c’est l’anniversaire de la Pâque de l’année précédente. On célébrait encore ces anniversaires au XVIIIe siècle dans l’église de Cambrai.

— clausum, Pâques closes ; le Dimanche de l’Octave de Pâques, ou la Quasimodo ; la clause de Pasche, Pâques close. Le dimanche suivant, deuxième dimanche après Pâques, se nommait : Dominica prima post clausum Pascha, et ainsi des autres.

— competentium, le Dimanche des Rameaux, à cause du symbole qu’on faisait réciter en ce jour à ceux qui demandaient le baptême.

— Epiphaniæ, le 6 Janvier, jour de l’Épiphanie.

— florum, Pascha floridum. Pâques fleuries, le Dimanche des Rameaux.

— de Madio, la Pentecôte. On trouve aussi Pascha Pentecostes, dans le même sens.

— medium, le mercredi dans l’octave de Pâques.

— militum, la Pentecôte, parce que l’on conférait habituellement la chevalerie à cette solennité. (Muratori, scrip. ital., t. XXIV, col. 680).

— novum, le samedi veille de Pâques.

— Nativitatis, les Pâques de Noël, la Noël.

49— petitum, le même que Pascha competentium.

— primum, le 22 Mars, ainsi appelé par plusieurs anciens auteurs, parce que la fête de Pâques peut tomber ce jour-là, mais ne peut arriver plus tôt. On trouve aussi Pascha ultimum, pour désigner le 25 avril, jour de la date extrême à laquelle peut tomber la fête de Pâques.

— rosarum, la Pentecôte ; temps auquel les roses fleurissent, ou sont en fleurs.

Paschæ (Ferialia). Voy. Ferialia.

Passio decem martyrum in Creta, le 23 Décembre.

— quadraginta militum, le 10 Mars.

— viginti millia martyrum in Nicomedia, le 28 Décembre.

— undecim millia virginum, le 21 Octobre.

— quatuor coronatorum martyrum, le 8 Novembre.

Passionis lugubris dies, le Vendredi-Saint.

Pastor bonus, le Bon Pasteur, le second dimanche après Pâques, dont l’Évangile commence par ces mots : Ego sum pastor bonus.

Pausatio S. Mariæ, le jour de l’Assomption, 15 Août.

Pécheresse pénitente (La), le jeudi de la semaine de la Passion.

Pentecôte (La) se célébrant 50 jours après la fête de Pâques, peut tomber sur 35 jours différents, du 10 Mai au 13 Juin.

Pentecoste, la Pentecôte. Cette expression marque quelquefois, principalement dans l’église grecque, tout le temps pascal depuis les Pâques jusqu’à la Pentecôte.

— collectorum, la Pentecôte des collecteurs, désigne la fête de la Pentecôte.

— media, dans l’église latine, est le mercredi de la semaine de la Pentecôte.

— prima, le 10 Mai, premier jour de l’année auquel puisse tomber la Pentecôte.

Penthesis, est un des noms que les Grecs donnaient autrefois à la fête de la Purification.

Perchery (Saint), nom populaire en quelques pays de la fête de la Chaire de Saint-Pierre. Voy. Cathedra Sancti Petri.

Perdu (le dimanche), désigne la Septuagésime, dimanche qui n’a pas d’autre nom.

Petite carême (La), la fête de St-Martin, 11 Novembre.

Petits Rois (Les), l’Octave de l’Épiphanie, qui est le jour des Rois.

Petri (Dies Sancti), Dies ou Festum Epularum S. Petri, le jour de la Chaire de St-Pierre, le 22 Février. Le Dies sanctorum Petri et Pauli, est le 29 Juin.

Petrus (Sanctus) Cathedratus, Sanctus Petrus ad Cathedram, la fête de la Chaire de S. Pierre, ou la Saint-Perchery le 22 Février. Voy. Cathedra Sancti Petri.

S. Petrus in gula Augusti, Saint-Pierre-aux-Liens, dit aussi Saint-Pierre-Engoule-Août 50et Anqoul-Août, le 1er Août dans l’église latine, le 15 Janvier dans l’église grecque. Les Anglais appellent le premier jour d’Août lammasday. Dans les anciens livres saxons, ce jour est appelé hlaf-mass, c’est-à-dire la messe du pain ou du blé. Ce nom se trouve dans la Chronique saxonne imprimée, et caractérise la fête des premiers fruits de la moisson.

S. Pierre (La fête de la Chaire de), le 22 Février. Voy. Epularum sancti Petri dies, Cathedra S. Petri, la Saint-Perchery.

Pierre (Saint) en la Ferreure, est la fête de St-Pierre-aux-Liens, du 1er Août.

— Fenels ou de Fenels, la Saint-Pierre du 29 Juin, jour de la mort de St-Pierre, et sa principale fête, à l’époque où on fait les foins, Juin-Juillet.

— en goule Août (La St.) ou 1er Août, est la Saint-Pierre-aux-Liens. Voy. S. Petrus in gula augusti.

— yver souz pierre (Saint), dicton populaire qui désigne la fête de la Chaire de St-Pierre. Cette solennité, que Paul IV transféra au 18 Janvier, se célébrait auparavant le 22 Février. (Voy. Cathedra sancti Petri). Comme la réforme du calendrier ne fut effectuée qu’en 1582, le printemps ou la fin de l’hiver était plus rapproché du 22 Février qu’il ne l’est aujourd’hui, pour ceux qui vivaient trois ou quatre siècles auparavant. Il ne faut donc pas s’étonner si en fêtant la Chaire de St-Pierre, on s’applaudissait alors d’avoir fini avec l’hiver, ou pour ainsi dire par l’avoir enterré, mis sous pierre. Telle est l’interprétation très vraisemblable qu’on a donnée de cette expression, employée dans un acte du Trésor des Chartes (J. 163. B. n. 72), dont voici la date textuelle : Le mercredi devant la Saint-Pierre, yver sous pierre. (Annuaire de l’Hist. de Fr., 1851, p. 36). Voy. Perchery.

Pingres dies, les jours gras qui précèdent le jour des Cendres.

Pinxesten, forme, dans l’allemand du moyen-âge, du mot Pfingsten qui désigne le jour de la Pentecôte.

Populus Sion, introït, et nom du second dimanche de l’Avent.

Prati (Feria), le 9 Octobre. Voy. Feria.

Præsentatio D. N. J. C., la Présentation de Notre-Seigneur au Temple, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

Présentation de la Sainte-Vierge, 21 Novembre. Cette fête, instituée en mémoire de ce que la Sainte-Vierge fut dans son enfance présentée au Temple et consacrée à Dieu par ses parents, était déjà célébrée dans l’église grecque dès le XIIe siècle. Grégoire XI l’introduisit en Occident l’an 1372 ; Charles V la fit célébrer pour la première fois dans la Ste-Chapelle en 1375 ; Sixte-Quint ordonna en 1585 d’en réciter l’office dans toute l’église.

Prima ascensio Domini in celos, le 30 Avril ; premier jour auquel puisse arriver l’Ascension.

Primitiarum ou Primitivum festum, le 1er Août, suivant une Chronique anglo-saxonne.

51Privicarnium Sacerdotum, le Dimanche de la Septuagésime. Voy. Carniprivium.

Processio in cappis, surtout les 1er et 3 Mai.

— major, minor, le même sens que litania major, minor. (Voy. Litania).

Prodigus, l’enfant prodigue, le Dimanche de la Septuagésime dans l’église grecque ; le samedi de la deuxième semaine de Carême dans l’église latine. Voy. Dominica Asoti.

Prope es tu, Domine, le vendredi après le troisième dimanche de l’Avent.

Prosphonésime, c’est le nom que les Grecs donnent à la semaine de la Septuagésime. Ce mot veut dire invitation ; et les Grecs désignent ainsi la Septuagésime et les six jours qui la précèdent parce qu’on annonce aux fidèles dans cette semaine, le Carême qui approche.

Protector noster, introït, et nom du quatorzième dimanche après la Pentecôte.

Publicani et Pharisæi, Évangile et nom du dixième dimanche après la Pentecôte.

Puer Jesus relatus de Ægypto, le 7 Janvier.

Puer natus, introït de la troisième messe de Noël, et aussi du dimanche suivant.

Pueri Tres, le 24 Janvier.

Puerperium, la fête de l’Enfantement, ou des couches de la Vierge, fête célébrée le 26 décembre, chez les Grecs et les Russes.

Pulchra Dies, le Jour de Pâques.

Purificatio B. Mariæ, la Purification de la Sainte-Vierge, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

Q.

Quadragesima, carême. Ce nom, pris absolument, désigne les quarante jours de jeûne qui précèdent la fête de Pâques, et que l’on nomme dans quelques actes Quadragesima major, le grand carême. Mais il faut remarquer que l’on pratiquait anciennement dans l’église plusieurs carêmes : premièrement celui qui précède Pâques et dont nous venons de parler, le seul qu’ait conservé l’église latine ; secondement, le carême de la Pentecôte ; troisièmement, le carême de Noël. C’est ce que l’on voit expressément marqué dans les Capitulaires de Charlemagne, l. VI, c. 284. Admoneant sacerdotes, ut jejunia tria legitima in anno agantur, id est, XL. dies ante Nativitatem Domini, et XL. ante Pascha, ubi decimas anni solvimus ; et post Pentecosten XL dies. À ces carêmes, les Grecs ajoutent encore celui des apôtres saint Pierre et saint Paul, et celui de l’Assomption de la sainte Vierge. Les Jacobites observent enfin un sixième carême, qu’ils nomment des Ninivites.

Quadragesima, désigne aussi le Dimanche de la Quadragésime.

52Quadragesima intrans. Quaresmentranum, Carême entrant, le mardi avant le Mercredi des Cendres, ou Mardi-gras. Voyez Caresmentranus. Quadragesima intrans, se prend aussi pour le premier dimanche de carême. Gallinam unam in Dominica quam vocant Quadragesimam intrantem. C. de Cluny, ann. 1180.

— major, le carême qui précède Pâques.

— S. Martini, le carême de la St-Martin, qui durait pendant 40 jours avant Noël. Il y eut aussi dans l’église latine un autre carême, qui précédait la Nativité de St-Jean, (24 Juin).

Quadraginta ou Dominica Quadraginta, le Dimanche de la Quinquagésime, ainsi appelé du premier répons des Matines : Quadraginta dies et noctes, etc., dans l’ancien bréviaire de Beauvais.

Quadringesima, le même que Quadragesima. (Mabill. Lit. Gall. p. 228).

Quarel Saint Gentien (fête du) ou Fête aux Cornets, en Picardie, le 7 Mai. Voy. Fête aux Cornets.

Quaresmel, le Mardi-Gras.

Quasimodo, introït, et nom du premier dimanche après Pâques, qui est celui de l’Octave. Ce jour a été, croyons-nous, désigné quelquefois sous le nom de Resurrectionis Christi prima (Octava), quand il tombait le 29 Mars, premier jour de l’année auquel l’Octave de Pâques puisse arriver. Voy. Resurrectio et Pascha primum.

Quatre-temps (Les). Voy. Angaria.

Quatuordecim auxiliatores ; en allemand du moyen-âge : Nothfelfer vierzehn : Saints Blasius, Georgius, Erasmus, Vitor, Christophorus, Pantaleo, Cyriacus, Egidius, Eustachius, Achatius, Dionysius, Margaretha, Katharina et Barbara.

Quatuor dies, entre le Mardi-gras et le premier dimanche de Carême.

Quatuor tempora Intret, les Quatre-Temps avant Reminiscere.

— Caritas Dei, les Quatre-Temps avant la Trinité.

— Venite adoremus, les Quatre-Temps après l’Exaltation de la croix (14 Sept).

— Rorate cæli, les Quatre-Temps après la Ste-Luce (13 Déc.).

Quindena, quindana, quinquenna, la quinzaine. Quindena Paschæ, la quinzaine de Pâques. Nous appelons ainsi les huit jours qui précèdent Pâques unis aux huit jours qui suivent la solennité. Les Bénédictins pensaient qu’il en était de même au moyen-âge. On peut en douter cependant. Il est incontestable que dans les Tablettes de cire de Jean Sarrazin, publiées au XXIe volume des historiens de France, la quinzaine de Pâques se compte à partir du jour de Pâques seulement. S’il en fut ainsi, les expressions : Octava mensis Paschæ, Quindena mensis Paschæ, Tres septimana mensis Paschæ, étaient en relation régulière et signifiaient une, deux ou trois 53semaines après Pâques. Quant à la quinzaine de la Pentecôte, à la quinzaine de Noël, c’est sans aucun doute du jour même de la fête que l’on doit commencer à en compter les quinze jours.

Quindena Pentecostes, signifie comme nous venons de le dire la quinzaine de la Pentecôte commençant à la Pentecôte même. Ainsi Dominica in Quindena Pentecostes est le second dimanche après la Pentecôte. On trouve aussi les expressions Quindena Nativitatis, Quindena Purificationis, Quindena sancti Joannis Baptistæ, Quindena sancti Michælis, etc. Nous en avons la preuve pour la quinzaine de Noël dans le Concile de Montpellier tenu en 1215. Pierre de Vaux-Cernay date ce Concile de la quinzaine de Noël, et les Actes le datent du VI des Ides, ou 8 de Janvier.

Quinquagesima, le Dimanche de la Quinquagésime ordinairement ; et quelquefois le Temps Pascal, qui est de cinquante jours, depuis Pâques jusqu’à la Pentecôte ; quelquefois aussi le jour de la Pentecôte même, qui est le cinquantième jour après Pâques. Voy. Mercredi ens ou Cienkesms.

Quintena, Quintana, la quintaine, le premier dimanche de Carême, et non pas le Dimanche de la Quinquagésime, comme l’a pensé du Cange.

Quintilis mensis, c’est le nom que portait le mois de Juillet, avant que Marc-Antoine lui eût donné celui de Jules-César.

Quinzaine de Pâques, quinzaine de la Pentecôte. Voy. Quindena.

R.

Ramispalma, Ramifera, Ramorum festum, ou dies, le Dimanche des Rameaux.

Reconciliationis dies, le Jeudi Saint.

Reddite quæ sunt Cæsaris Cæsari, le vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte, ainsi appelé par les historiens contemporains de la bataille de Weissemberg, près de Prague, donnée le 18 Novembre 1620. Dominica, disent-ils, in quâ cantatur Evangelium : Reddite, etc.

Redime me, le lundi après Reminiscere, second dimanche de Carême.

Regalis dies, le jour de Pâques.

Regis (S.), festum, en Hongrie, le 2 Septembre, fête du roi S. Étienne.

Regnante Christo, regnante Trinitate. Termes parfois employés dans les Chartes, pour remplacer le millésime chrétien.

Reick, mot anglo-saxon, qui signifie une meule de foin. Devant le temps de vendange ou de reik, lit-on dans une Charte d’Édouard III. Cette expression est semblable à celles de mois fenal, temps des aires, usitées en France.

Relatio pueri Jesu de Ægypto, le 7 Janvier.

Relevatio S. Stephani, la découverte des reliques de St-Étienne. Parfois relevatio est synonyme de translatio. (Voy. ce mot.)

54Relèvement Monseigneur St-Louis, ou translation des reliques de St-Louis, lorsqu’elles furent placées sur les autels pour y être honorées du culte des Saints.

Reliquiarum ecclesiæ B. Petri Exoniensis festum, le 22 Mai.

— festum, à Paris. Voy. Festum.

Reminiscere, introït, et nom du second dimanche de carême.

Renvoisons, Roueisons, Rouvoisons, ou Rouisons, les Rogations, ou petite Litanie. Voy. Litania minor.

Réoctave, second octave d’une fête. Voy. Tres septimana.

Repleatur os meum, le vendredi après la Pentecôte.

Requies dominici corporis, le samedi.

Requies Mariæ, le 15 Août.

Resaille-Mois, Resailhemois, Roscilmois, Rezeilmois, Reysdhmoys, Reselle, Rusailh, Rolesaille. Ces expressions diverses, surtout usitées dans les Flandres et en Belgique, signifient le mois des Roses, et désignent le mois de Juin. Voici la date de la paix de Flone, telle qu’on la trouve dans la chronique de Jean d’Outre Meuse : L’ain de grasce. M. CCC. et XXX., le premier jour du mois de Junet, que ons dit Resalhemois, assavoir le vendredis après la Pentechostes. On lit dans une Charte de 1376 : Le 14 de mois de Juincg, qu’on appelle Resaillemois. (M. E. Gachet, p. 19, 21 ; cf. Kervyn de Lettenhoven, Froissart. t. XXII, p. 65.) En flamand Rosenmaend, Russelmaend.

Respice Domine, introït et nom du treizième dimanche après la Pentecôte.

Resurrectio Christi, le 22 Mars. Voy. Pascha primum.

— Domini prima, même sens.

— B. Mariæ, la Purification, dans une Charte de 1218.

Resurrectionis Christi, ou Domini prima, sous-entendu sans doute Octava, l’Octave ; le 29 Mars. Voy. Quasimodo.

Révélation, ou Apparition, de Saint-Michel (le jour de la), 8 de Mai.

Rex Dominicarum, le Dimanche de la Trinité.

Rhedmonat, le mois lunaire de Mars. Rhedmonat, a dea illorum (les Saxons) Rheda cui in illo Mense sacrificabant, nominatur. (Bède, De Rat. temp., chap. 13.)

Rode, ou Rood, ou Holy rood day, le jour de la Croix ou de la Sainte Croix, désigne soit l’Invention de la Croix (3 Mai), soit l’Exaltation (14 sept).

Rogations, les trois jours de processions publiques qui précèdent l’Ascension, dans la cinquième semaine après Pâques. On disait au moyen-âge, en français, les Rouvoisons. Un acte de 1235 est ainsi daté : Le Dimanche après les Rouvoisons. (Arch. J. 214. n. 4.) Dans les textes liturgiques, cette fête instituée au Ve siècle par S. Mamert, ev. de Vienne se nommait aussi Litaniæ Gallicanæ ou Litania minores. Voy. Litania et Renvoisons.

Roi des dimanches (Le), le Dimanche de la Trinité.

Rois (Les), le jour des Rois, est le jour de l’Épiphanie ou l’Adoration des Mages, au 6 Janvier.

55 (Les Petits), est le jour de l’Octave de l’Épiphanie. Voy. Viginti Dies.

Rorate cæli, aujourd’hui (disent les Bénédictins, 1787) introït et nom du quatrième dimanche de l’Avent ; autrefois, c’était Memento mei.

Rosæ Dominica, le quatrième dimanche de Carême, et celui dans l’octave de l’Ascension. Voyez Dominica Rosæ.

Rosaire (fête du), 1er dimanche d’Octobre.

Rosalia, la Pentecôte.

Rosarii, B. Mariæ festum, la même que S. Mariæ de Victoria festum.

Rosarum dies, le 6 Février, chez les Hongrois, suivant Sponde, ad an 1386.

Rosenmaend, Russelmaend, le mois de Juin, dans les Chartes flamandes. Voyez Resaille-mois.

Rosata dominica, le dimanche de la Mi-Carême. Voy. Dominica Rosæ.

Rosata Pascha, Rozatum Pascha, la Pentecôte.

Rouvoisons (Les), signifie les Rogations.

Rupti sunt fontes abyssi, le 12 Avril.

S.

Sabbatum, le samedi ordinairement, et quelquefois la semaine entière. De là vient l’expression una, ou prima Sabbati, pour le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche ; et secunda Sabbati, pour désigner le lundi, etc.

Sabbatum Acathisti, est le nom que les Grecs donnaient au samedi de la cinquième semaine de Carême. Ce jour était fêté à Constantinople en mémoire de la délivrance miraculeuse de la ville assiégée par les Abares, en 626, délivrance attribuée à l’intercession de la sainte Vierge. On chantait ce jour-là, en l’honneur de la Mère de Dieu, une hymne nommée Ἀκάθιστος, parce qu’elle se chantait debout. Voyez Gretzer, L. III observ. in Coddinum, c. 7.

Sabbatum audivit Dominus, le samedi après le Mercredi des Cendres.

— caritas Domini, le samedi avant la Trinité.

— de gaudete, le troisième samedi de l’Avent.

— in Albis ou infra Albas, le samedi de la semaine de Pâques.

— in traditione symboli, le samedi que précède le dimanche des Rameaux.

— duodecim lectionum, samedi aux douze leçons ; les quatre samedis des Quatre-Temps.

— Luminum, le Samedi-Saint.

— Magnum, le grand samedi, le Samedi-Saint.

— vacans, le samedi avant le Dimanche des Rameaux, ainsi appelé à Rome, parce qu’il n’y avait point d’office ; le pape consacrant ce jour à distribuer des aumônes.

Sacerdotes tui, le 31 Décembre.

Sacre du Corps de Dieu (La feste du), c’est la Fête-Dieu, ou la fête du Saint-Sacrement ou le Corpus Christi. Voy. ces mots.

56Sacrement (Le), c’est la Fête du Saint-Sacrement. Chascun an au jour du Sacrement. Du Cange. Gloss. Sacrum, n. 3.

Saint-Sacrement (fête du) ou Fête-Dieu, fête célébrée le jeudi qui suit le Dimanche de la Trinité et renvoyée souvent au dimanche suivant. On l’a appelée au moyen-âge la Saint-Sauveur, la Fête du Corps de Dieu, le Corpus Christi. Voy. ces noms.

Saint-Sauveur (La), la fête du Sacrement. « Et furent les rues parées comme à la Saint-Sauveur. » Du Cange, Gloss. Sacrum, n. 3.

Sainte-Croix (fête de la). Voy. Croix.

Salax lunæ (dies), le Lundi-Gras en Allemagne.

Salomæ (B. Maria) festum, autrefois le 22 Octobre, à Paris.

Saltasse (La), Voy. N. D. de Saltasse.

Salus Populi, introït, et nom du dix-neuvième dimanche après la Pentecôte.

Salutatio Mariæ, le 18 Décembre dans un calendrier de Verden du XIVe siècle.

Samaritaine (La), le vendredi de la Mi-Carême, ou de la troisième semaine de Carême.

Sambadi, le Samedi.

Sancta dies, le jour de Pâques.

Sancti dies, le Carême.

Sanctissimi dies sex, les six jours de la semaine sainte.

Sanctus dies, le dimanche.

Sanguis domini, la Cène.

Sapientia (O), introït de l’antienne pour le 10 Décembre. O sapientia, quæ ex ore Altissimi prodidisti.

Sarcophaga festa, le Mardi-Gras.

Saturni Dies, en roman, Disathé, Disatté, le samedi.

Scambling days, les lundis et samedis du Carême, où les mets, dans les grandes maisons anglaises, n’étaient pas servis avec la régularité ordinaire.

Scrutinii dies, les jours des scrutins, jours où l’on examinait les catéchumènes destinés au baptême. Il y avait ordinairement sept scrutins. Le premier avait lieu le lundi ou le mercredi de la troisième semaine de Carême ; le second, le samedi de la même semaine ; les cinq autres le mercredi de la quatrième semaine, et les quatre jours suivants. Dans plusieurs églises, ce n’était point le même jour ; le mercredi de la quatrième semaine de Carême seul a été par tout le jour du grand scrutin ; il était nommé : Dies ou Feria magni Scrutinii.

Secunda nativitas. L’Épiphanie.

Sederunt principes, le 25 Décembre.

Seforma Monath, ou Æftera geola, le mois de Janvier chez les Anglo-Saxons.

Semaine. Voy. Hebdomada.

— du Fromage (La), chez les Grecs, la semaine du Carnaval.

— grecque, ou semaine des Grecs. Voy. Hebdomadæ Græcæ.

— peneuse (La), Hebdomada pœnosa, la semaine sainte. Voy. Hebdomada.

57Septembrèche (La), en Anjou, ou N. D. l’Angevine, la Nativité de la sainte Vierge, le 8 Septembre.

Septem dolorum commemoratio, fête instituée par un diacre nommé Georges Haller, le 23 Avril 1545.

— dormientes, le 27 Juillet.

— puellæ, le 9 Avril.

— fratrum festum, le 7 Juillet dans un calendrier de Metz. Peut-être, les sept frères, fils de Ste-Félicité, martyrs ; mais leur fête est marquée au 10 Juillet.

Septiformis processio. Voy. Litania major.

Septimana la semaine. Voyez Hebdomada.

— in albis, la semaine de Pâques, pendant laquelle les néophytes gardaient des vêtements blancs qu’ils déposaient le samedi de cette semaine, c’est-à-dire le samedi après Pâques. Voy. Festum Neophytorum.

— communis, la semaine qui commençait au dimanche après la Saint-Michel de Septembre. (Haltaus Calend. medii æve, pag. 131.) Dans Ludewig, Reliq. mss. tom. 7, pag. 493, on trouve un diplôme ainsi daté : A 1306, feria quarta, in Communibus. C’est le mercredi 5 Octobre.

— media jejuniorum Paschalium, la troisième semaine du Carême. Il ne faut point confondre cette semaine avec l’Hebdomada mediana Quadragesimæ, qui est la quatrième semaine du Carême.

— pœnosa, la semaine péneuse, la semaine sainte.

Septuagésime, le neuvième dimanche, et non le soixante-dixième jour avant Pâques, comme plusieurs savants l’ont pensé ; mais, parce que le sixième dimanche avant Pâques, qui est le premier dimanche de Carême, fut nommé Quadragésime, on nomma les trois dimanches qui le précèdent Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime. C’est là, comme disent les Bénédictins, l’explication la plus vraisemblable de cette dénomination, que quelques liturgistes ont cependant voulu expliquer autrement, en disant que ce dimanche était le soixante-dixième jour avant le dimanche in Albis ou de Quasimodo, jour où prend fin la période pascale.

Septuaginta duorum Christi discipulorum festum, au mois de Juillet en quelques pays ; plus communément le 4 Janvier dans l’Église grecque et les martyrologes français.

Seval (serait-ce Fenal ?), paraît être le nom de Juillet dans cette Charte de Godefroy II, sire de Peruweys : Ce fut fait l’an del Incarnation Jesu MCCLXIV, el mois de Seval, le jour S. Jakeme et S. Christoffle. (Butkens, tom. I. p. 229).

Sextilis mensis, nom du mois d’Août, avant qu’Auguste lui eût donné le sien.

Sicut oculi servorum, introït et nom du lundi après le premier dimanche de Carême. Charte de la fondation de la collégiale de St-Denis d’Issoudun, par Gérard la Fuile, abbé de N.-D. d’Issoudun : Actum solemniter in capitulo nostro, 58feria II, qua cantatur : sicut oculi servorum, quinto idus martii… anno Dom. Incarn. MCLXXXV. (Gall. Christ., tom. II, pro. col. 49).

Si iniquitates, introït, et nom du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte.

Simeonis (S.) festum, le 2 Février. Voy. Hypapanti.

Sheer, Shire, Schere ou schire thursday (littéralement le pur jeudi) ; le Jeudi Saint. Ce jour était un de ceux où l’on rasait anciennement les moines, au monastère de Cluny.

Simnel sunday, le Dimanche de la Mi-Carême.

Sitientes, venite ad aquam, le samedi avant le dimanche de la Passion. Ces mots sont tirés d’Isaïe. I, v.

Solemnitas Solemnitatum, le jour de Pâques.

Solemnitas S. Petri, la Commémoration de St Pierre, le 30 Juin.

Solis Dies, le Dimanche, appelé par les astronomes le jour du Soleil.

Solmonath ou Salmonath, mois de Février chez les Anglo-Saxons.

Solstice d’été, les archives départementales du Bas-Rhin renferment probablement un assez grand nombre de chartes portant cette date astronomique. Nous pouvons citer du moins un acte de 1311, daté de la veille du solstice d’été, et deux actes, l’un de 1348, l’autre de 1362, donnés l’un et l’autre le dimanche avant le solstice d’été. Il serait curieux de rechercher s’il n’existe pas quelques formules plus précises qui désigneraient expressément le quantième du mois. (Ann. de la Soc. de l’hist. de Fr. 1851. p. 35).

Somestras ou Sonmartras, le mois de Juin, au pays Messin. Charte de Baudouin d’Épinal, abbé de Saint-Vincent de Metz, datée lou premier jour de somestras, l’an de grasce nostre Signor, mil trois cent et dous ans. Sauf conduit accordé, l’an 1356, à tous ceux qui viendront acheter des laines en cette ville, pour la saison dou vendaige des termes des Paisques, dès le jour de feste Saint-Gengoul, en may, jusces jour de feste S. Vy, en sonmartras, c’est-à-dire, jusqu’à la fête de Saint-Vit, Saint-Modeste et Sainte-Crescence, martyrs, qui tombe le 15 Juin. — Somestras vient peut-être de Summus Æstatis, le commencement de l’été, qui est, en effet, le 21 Juin.

Spiritus Domini replevit, introït et nom du dimanche de la Trinité.

Statuit, introït et nom du 22 Février, la Chaire de St-Pierre.

Stephani (Relevatio sancti), découverte des reliques de S. Étienne, martyr, le 3 Août.

Strages Sendomiriæ, massacre de chrétiens par les Tartares, à Sandomir, en 1260. Voy. Festum visitationis occisorum.

Strenas (Dominica post), le premier dimanche après le 1er Janvier.

Stellæ festum, le 6 Janvier. Voy. Épiphanie.

Stultorum festum, la fête des Fous, le premier jour de l’an.

59Subdiaconorum festum. Voy. Hypodiaconorum festum.

Succinctio campanarum, les derniers jours de la semaine sainte. Voy. Dies muti, Hebdomada muta. On lit dans Galbert (vie de Charles, comte de Flandre, n. 84) : Tertio Kal. April. feria IIII, in succintione Campanarum.

Suscepimus Deus, introït, et nom du huitième dimanche après la Pentecôte.

Susceptio Sanctæ Crucis, la Susception de la sainte-Croix, à Paris, le 11 du mois d’Août, nommée aussi Coronæ Domini Festum.

Suscipe, Domine, fidelium preces, cinquième dimanche après Pâques.

T.

Teilleur (La), nom donné à Besançon à l’office de la fête des Fous. Ce nom vient de ce qu’on faisait flamber des teilles ou chènevottes, sans doute pour enseigner au Pape des Fous que les satisfactions et les triomphes des étourdis s’éteignent comme les flammèches et s’évanouissent comme la fumée. (Mém. de la Soc. du Doubs, cinquième série, 2e vol. 1877, p. 398).

Tenebræ, les vigiles des trois nuits de la semaine de la Passion ; désigne aussi les cérémonies symboliques accomplies pendant ces offices.

Teophania, l’Épiphanie, 6 Janvier. Voy. Théophania.

Terminus Pascalis, terme pascal souvent marqué dans la date des Chartes. C’était le jour de la pleine lune de Mars, ou le quatorzième jour de la lune de Mars, à partir duquel pouvait arriver le dimanche où l’on devait célébrer la Pâque en vertu des décisions du Concile de Nicée. Voy. ci-dessus, Dissert. sur les dates.

Tessaracoste, la Quarantaine, nom du Carême dans l’église grecque.

Tetrada, le quatrième jour de la semaine, ou le mercredi.

Théophania, la fête de Noël, et celle de l’Épiphanie, réunies, dans les premiers siècles, et célébrées encore en Orient, l’une et l’autre, le 6 Janvier. De Théophania, sont venues les anciennes expressions vulgaires : Tiphagne, Tiphaine, Tiéphaine, Thiéphanie, Thiéphaigne, Tiphaigne, Piphaigne, qui désignent ordinairement le jour des Rois. Voyez Epiphania.

Thore maneth, ou lune de Thor, nom donné par les Suédois au mois de Janvier, et par les Danois au mois de Mars, du nom d’une fête célébrée par ces peuples au temps où ils étaient encore païens.

Thoresene, la veille du Jeudi-Saint.

Thrymylce monath, le mois de Mai, en anglo-saxon. Le nom vient de ce qu’en ce mois, il y avait dans la Grande-Bretagne, et dans les contrées d’Allemagne d’où les Angles sont originaires, tant de foin, qu’on pouvait traire les bêtes trois fois (three-3, milk-lait) par jour.

Tibi dixit, mardi après Reminiscere (deuxième dimanche de Carême).

Trabeatio, la Naissance de N. S. Annus Trabeationis, Era Trabeationis, signifie donc l’année de la Nativité, l’ère de la Nativité, c’est-à-dire l’année et 60l’ère commençant au 25 Décembre. On lit dans l’office de la fête de S. Étienne, célébrée le 25 Décembre, ces mots de S. Fulgence : Heri rex noster trabea carnis indutus est.

Traditions (mercredi des), le mercredi de la troisième semaine de Carême ; parce que l’Évangile de ce jour parle des fausses traditions des Juifs, que les disciples du Sauveur n’observaient point dans leur repas.

Transfigurationis Dominica, le second dimanche de Carême, parce qu’on y chante l’évangile de la Transfiguration de J.-C.

— festum, la Transfiguration de J. C., le 6 Août.

Translatio, ou Relevatio, translation d’un saint ou des reliques d’un saint. On disait aussi : Natalis reliquiarum sancti N. C’était la fête célébrée le jour anniversaire de l’époque à laquelle on avait transféré ses reliques d’un lieu à un autre, et très souvent l’anniversaire du jour auquel on avait transféré son corps du lieu où il avait été primitivement inhumé au lieu où il devait être désormais vénéré comme saint ; cérémonie qui était une canonisation populaire. Voy. aussi Relevatio.

Voici les dates des principales Translations fêtées par l’Église :

Translation de C. P. à Rome, de S. Jean Chrysostome, docteur de l’église, 27 Janvier.

(d’Alexandrie d’Égypte à Venise) de St-Marc, évangéliste, 31 Janvier.

(à Cumes dans la Campanie) de Ste-Julienne, vierge et martyre, 16 Février.

(à Pavie) de St-Augustin, évêque d’Hippone et docteur de l’église, 28 Février.

(à Pérouse en Italie) de St-Herculan, évêque et martyr, 1er Mars.

(d’Ostie à Rome) de Ste-Monique, mère de St-Augustin, 9 Avril.

(d’Éthiopie à Salerne) de S. Mathieu, apôtre et évangéliste, 6 Mai.

(de C. P. à Rome) de St-Étienne, le premier des martyrs, 7 Mai.

(à C. P.) de St-André, apôtre et martyr, 9 Mai.

(à C. P.) de St-Luc, évangéliste, 9 Mai.

(à Rome, église Ste-Marie-à-la-Crêche) de St-Jérôme, docteur de l’église, 9 Mai.

(à Bari, en Pouille) de St-Nicolas, évêque de Myre, 9 Mai.

(à C. P.) de S. Thimothée, évêque d’Éphèse, 9 Mai.

(à Bologne) de S. Dominique, fondateur de l’O. des Frères Prêcheurs, 24 Mai.

(à Assise, en 1230) de St-François d’Assise, 25 Mai.

(à Véroli, en Italie) de Ste-Marie, mère de St-Jacques, 25 Mai.

(de Constantinople à Rome) de S. Grégoire de Nazianze, 11 Juin.

(à Édesse en Mésopotamie) de St-Thomas, apôtre, 3 Juillet.

(à Tours) de St-Martin, évêque de Tours et confesseur, 4 Juillet.

61 (de C. P. à Venise) de Ste-Marine, vierge et religieuse, 17 Juillet.

(à Lucques en Toscane) de St-Fridien, évêque et confesseur, 18 Novembre.

de la Maison de la Sainte-Vierge à Lorette, en Italie, 10 Décembre.

(d’Antioche à Rome) de St-Ignace, patriarche d’Antioche et martyr, 17 Décembre.

Translation du chef de saint Louis à la Sainte-Chapelle, le souvenir de cette solennité était consacré par une fête mobile qui répondait au mardi de la Pentecôte. On peut consulter sur ce point les Vies des Papes d’Avignon, par Baluze (t. II, p. 79), et deux des registres de la Chambre des comptes que l’on conserve aux Archives nationales (série P., n° 2288, p. 266, et n° 2294, p. 771). (Ann. de la Soc. de l’hist. de Fr., 1851, p. 35).

Translationis Jesu Festum, dans le testament de Rotherham, év. d’York, en 1498, est une faute pour Transfigurationis, puisque la date répond au 6 Août, qui est la fête de la Transfiguration.

Tres pueri, le 24 Janvier. Il y a aussi une fête de ce nom, le 12 Septembre, en commémoration de trois enfants martyrisés à Ancyre.

— Septimanæ Paschales, les trois semaines commençant au jour de Pâques. Les lettres d’ajournement adressées par le roi Philippe-le-Long aux pairs de France, dans le procès de Robert d’Artois, et rapportées dans le P. Anselme, tom. II, pag. 820, portent : Ad diem Sabbati post tres septimanas instantis Paschatis, videlicet ad diem vigesimam maii. Ces lettres sont datées du 9 avril de l’an 1317. Mais il est indubitable qu’elles appartiennent à l’an 1318, suivant notre manière de commencer l’année. En effet, en 1317, Pâques tombait le 3 Avril, et le 20 Mai était un vendredi, et non pas un samedi ; tandis qu’en 1318, Pâques tombait le 23 avril, et le 20 Mai était le samedi de la quatrième semaine après Pâques. Les trois semaines précédentes sont donc le temps que Philippe-le-Long appelait tres septimanas Paschatis.

On trouve aussi tres septimanæ Pentecostes, tres septimanæ Nativitatis, tres septimanæ S. Joanis B. pour lesquelles on donnerait une semblable explication. La raison de cette dénomination, c’est que, dans plusieurs endroits, les grandes fêtes avaient jusqu’à trois octaves consécutives. En d’autres pays, elles n’en avaient que deux et alors les deux semaines consacrées à ces octaves étaient désignées par le mot Quindena. Ce qui vient d’être dit, explique pourquoi, dans les anciennes Chartes et les anciennes Chroniques, on trouve ordinairement Octavæ au pluriel plutôt qu’Octava.

62Tricennalia, commémorations qui revenaient tous les trois ans. « Pro annualibus et tricennalibus missarum, » lit-on dans une Charte de l’évêque de Salisbury en 1217. On trouve triennalia dans une Charte de l’évêque de Durham en 1220.

Triduanæ litaniæ. La litania major était ainsi appelée parce qu’elle tombait trois jours avant l’Ascension.

Trinité (le jour, la fête ou le dimanche de la), le premier dimanche après la Pentecôte. On a aussi quelquefois désigné le dernier dimanche après la Pentecôte sous le nom de dimanche de la Trinité, mais le premier seul s’appelait Trinitas æstivalis, Dominica duplex, dominica benedicta et Rex dominicarum.

Triodion, Τρίωδον, est le nom que les Grecs donnent au dimanche avant la Septuagésime, parce qu’en ce jour, on commence la grande hymne appelée Τρίωδον, qui dure jusqu’à Pâques.

Triumphus corporis Christi, la fête du Saint-Sacrement.

Trium Regum Dies, le jour des trois rois ou des Mages, l’Épiphanie au 6 Janvier.

Tua nos quæsumus, Domine, introït et nom du seizième dimanche après la Trinité.

Twelfth day, littéralement le douzième jour, nom de l’Épiphanie, qui tombe le douzième jour après la naissance du Sauveur.

Twelfth even, littér. la veille du douzième jour, la veille de l’Épiphanie. On trouve aussi chez les Allemands une expression correspondante sous les formes dartienstag, dertientag, druttiende dag, druzehende dag (le treizième jour), et aussi Zwölfte tag, twölften tag, qui revient exactement à l’expression anglaise.

Tybi, 27 décembre, commencement du 5e mois égyptien.

Tyéphaine, Tiphaine (La). Voy. Theophania.

U.

Undern, mot anglo-saxon qui désigne l’heure canonique de tierce, soit neuf heures du matin ; parfois, dans un sens plus large, il désigne le matin.

V.

Valletorum festum, la feste aux Varlets, le dimanche qui suit la St-Denis, fête qui se célébrait le 9 Octobre.

Veilings, nom donné à certaines fêtes durant lesquelles les mariages pouvaient être célébrés, ou étaient prohibés, en Espagne. Ils étaient défendus le Dimanche de l’Avent et le Mercredi des Cendres, permis à l’Épiphanie et le premier dimanche après Pâques.

Veneris Dies, Dicenres, Divendres, le vendredi.

Veni et ostende, samedi après le troisième dimanche de l’Avent.

63Venite, benedicite, mercredi après Pâques.

Verba mea, samedi après Oculi, troisième dimanche de Carême.

Verberalia, le Dimanche des Rameaux.

Verceris (le mois de) pour Juseris dans quelques Chartes flamandes, Juin.

Verdi aoré, pour Vendredi adoré, le Vendredi-Saint, ainsi appelé autrefois, à cause de l’Adoration de la Croix.

Veuve de Naïm (La), le jeudi de la quatrième semaine de Carême.

Vexatia dæmone. Voyez Dominica de vexatisa dæmone.

Victricem manum, jeudi après Pâques.

Vigilia Horemii (pour Lorencii), la veille de Saint-Laurent, ou le 9 Août, dans un traité de Gebbehard, évêque d’Halberstat, passé l’an 1477, avec l’abbaye de Quedelinbourg. (Ludewig, Reliq. tom. X, p. 93).

Vigilia luminum, la veille de Noël, le 24 Décembre.

Vigilia vigiliæ Nativitatis, le 23 Décembre.

Viginti dies, les vingt jours compris entre Noël et l’octave des Rois. Lettres de grâce de l’an 1423, la veille des vingt jours nommés les Petits Rois.

Vignerons (Les), le vendredi de la seconde semaine de Carême.

Vinicolæ, vendredi après Reminiscere (deuxième dimanche de Carême), selon l’Évangile du jour.

Viridis, Viridus, ou Viridius dies, en allemand Der grüne Donnerstag, le Jeudi-Saint dans quelques anciens calendriers allemands. Martin Gerbert, abbé de Saint-Blaise, dans la Forêt Noire, avoue qu’il n’a pu donner la raison de cette dénomination : Rationem hujus denominationis, a Christi ligno viridi, impetrare a me necdum potui, ut probarem. (Vit. Liturg. Alem. tom. 1, pag. 849, n.)

Visitatio, la Visitation, fête célébrée le 2 Juillet, en souvenir de la visite de la St-Vierge à Ste-Élisabeth.

Visitatio occisorum a Tartaris Sendomiriæ, à Sandomir en Pologne, 2 Juin.

Visitation de Notre-Dame, le 2 Juillet. Voy. Festum Visitationis.

Vitembre, le mois d’octobre.

Vocati ad nuptias. Voy. Dominica de vocatis.

Vocem jucunditatis, introït, et nom du cinquième dimanche après Pâques.

W.

Weisser sonntag (le dimanche blanc), le premier dimanche de Carême.

Winter filleth, octobre. Ces mots signifient sans doute le commencement de l’hiver. Ac si dicas, composito nomine, hyemeplenium. (Bède).

Witaves, Witives (Les), l’octave. On lit dans le testament d’Alix, femme de Jean, seigneur de Lille, de l’an 1274 : Et vel que les devant dites dix livres soient prises et payées au devant dit Witaves de cheste Chandeleur prochain à venir. 64— Voy. au mot Tres septimanæ Paschales ce qui a été dit du mot Octavæ, au pluriel.

Weidmonath, Weod monath, le mois des Moissons, Août, dans les monuments germaniques.

Weinmonath, le mois d’Octobre.

Windmonath, le mois de Novembre.

Winterfillyth, le mois d’Octobre, dans Bède.

Wolf monath, Janvier, chez les Anglo-Saxons.

Woodmunday, le lundi après le 24 Juin. Insurrectio comitatus Essexiæ et Middlesexiæ propter metum ducis Burgundiæ applicantis apud Maldon, ut dicebatur, in crastino S. Johannis Baptistæ, scil. die lunæ vocato le Woodmunday. (Bodl. lib., 2067).

Wunne monath, le mois de la Joie, Mai, chez les Saxons.

Y.

Yule day, le jour de Noël.

Z.

Zuoba Santo, le Jeudi-Saint, dans les textes vénitiens.

Notes

  1. [1]

    La Patrologie de l’abbé Migne, t. 128, p. 149-150 ; t. 163, p. 445.

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