Paul Marin (1850–1915)
- Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste, 4 vol. (1889-1890)
- Le génie militaire de Jeanne d’Arc (article, 1889)
Chronologie
1850
- 19 mai
Paul Marin naît à Provins (Seine-et-Marne), fils de Jean-Antoine Marin, architecte de la ville, et de Philippa Élisabeth Bourdieu.
La famille compte parmi les notables locaux : son oncle Louis-Victor Marin avait été maire de Provins de 1848 à 1849.
En 1880, la ville de Provins le sollicitera afin qu’il fasse don au musée municipal d’un buste en marbre de son oncle et ancien maire, sculpté par Adam Salomon, à quoi il s’empressera d’accéder.
1868
(18 ans)- sep. 1868–jun. 1870
Il prépare probablement les concours d’entrée aux grandes écoles dans un grand lycée parisien.
À l’été 1870, il est admis sur concours à l’École normale supérieure (classé 9e sur 14) et à l’École polytechnique (classé 93e sur 151), et opte pour cette dernière.
1870
(20 ans)- sep. 1870–jun. 1872
École polytechnique.
Le 19 juillet, la France déclare la guerre à la Prusse. La rentrée de septembre est reportée à mars 1871.
Fin août 1870, les nouveaux admis parisiens de la promotion 1870 (une quinzaine d’élèves, dont probablement Marin) sont joints à la promotion 1869 et forment la
promotion de Paris
. Mobilisés, ils participent activement à la défense de la capitale au sein d’une batterie d’artillerie. Le gouvernement, replié à Bordeaux, y convoque les autres admis non parisiens pour une rentrée fixée au 4 janvier 1871 : ils forment lapromotion de Bordeaux
(105 élèves). L’armistice est signée le 28 janvier ; les cours à Bordeaux cessent le 11 mars.Le 15 mars, les cours reprennent à Paris.
Le 18, la Commune éclate. Les élèves sont évacués vers Tours et ne regagnent la capitale qu’après le 28 mai et la répression de l’insurrection.
Marin sort de Polytechnique en 1872 (140e sur 141) et choisit le corps d’artillerie.
1872
(22 ans)- sep. 1872–jun. 1874
École d’application de l’artillerie et du génie à Fontainebleau.
Il y passe deux années et devient officier d’artillerie.
Fondée à Metz par Napoléon en 1802, l’École avait été transférée à Fontainebleau après la défaite de 1870 et l’annexion de l’Alsace-Lorraine.
1878
(27 ans)- avr.
Il est nommé capitaine au 16e régiment d’artillerie, en garnison à Bourges.
- 16 déc.
Il épouse à Paris, Louise-Henriette Lévesque, 20 ans, fille d’un juriste parisien.
À Bourges, le couple aura de nombreux enfants, dont : Louis (1880), Henri (1881, mort la même année), Paul (1883), Xavier (1884), Madeleine (1885), Emmanuel (1887, mort en 1889), Guy (1895).
1880
(29 ans)- avr.
À la demande de la ville de Provins, il lègue au musée municipal le buste en marbre de son oncle feu Louis-Victor Marin, ancien maire.
1887
(36 ans)-
Il commence à rédiger des articles d’actualité militaire pour la Gazette du Midi (1887-1890), puis pour la Gazette de France et l’Univers (1888-1890).
1889
(38 ans)- 25 jan.
Parution dans la Grande Revue de sa première étude sur le génie militaire de Jeanne d’Arc. Il y examine l’assaut de Paris de septembre 1429, conclut que le plan était remarquable et pratiquement assuré de réussir, et que seuls des obstacles politiques en causèrent l’échec.
Lire : Le génie militaire de Jeanne Darc
Sa
curieuse étude
fait l’objet de deux communications à l’Institut : le 26 juillet par Siméon Luce à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, puis le 27 juillet par Auguste Himly à l’Académie des sciences morales et politiques. - jun.
Au cours de l’année, il quitte l’armée et s’établit à Paris, vraisemblablement pour se consacrer à sa carrière littéraire.
La date précise de cette démission n’a pu être établie. La presse le désigne encore comme
capitaine d’artillerie
au début de 1889, tandis qu’il se présente lui-même commeex-capitaine d’artillerie
dans sa préface du 8 juillet (ci-dessous). Par ailleurs, les actes d’état civil le domicilient à Bourges jusqu’à l’été 1887, et à Paris à partir du 22 août 1889. - 8 jul.
Il signe la préface de Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste. L’ouvrage paraît courant août et bénéficie d’une large et favorable couverture dans la presse.
Lire : Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste
Rien n’indique alors qu’il sera le premier d’une série de quatre volumes ; l’accueil enthousiaste aura sans doute convaincu Marin de poursuivre.
À l’automne, il achève Français et Russes vis-à-vis de la Triple Alliance, réflexions sur l’équilibre des puissances européennes et l’alliance franco-russe face à la Triplice — l’entente conclue entre l’Empire allemand, l’Empire austro-hongrois et le royaume d’Italie. L’ouvrage connaîtra un franc succès et une seconde édition.
1890
(39 ans)-
Période d’intense activité littéraire : il rédige dans la foulée les trois volumes suivants de son analyse militaire de Jeanne d’Arc, datés successivement des 19 mars, 19 mai et 8 septembre ; les parutions suivent de près.
Chaque volume semble avoir fait l’objet d’une communication de Siméon Luce à l’Académie des inscriptions et belles-lettres et d’Auguste Himly à l’Académie des sciences morales et politiques.
Du tome II, Siméon Luce fera
les plus expresses réserves relativement au procès de tendance de l’auteur, au sujet des voix et du rôle joué par ces voix dans l’affaire de Compiègne, contre la véracité de Jeanne d’Arc et l’autorité de son témoignage
. 1891
(40 ans)-
Dans le prolongement de ses recherches sur Jeanne d’Arc, il publie entre 1891 et 1892 plusieurs ouvrages consacrés à la magie (dédié à Anatole France), aux thaumaturges, aux médiums du XIXe siècle.
Ses réflexions sur l’alliance franco-russe l’amènent parallèlement à plusieurs essais de géopolitique européenne ; il donne sur ce thème, en fin d’année, une série de conférences à la salle des Capucines, à Paris.
- jan.
Il est admis comme sociétaire de la Société des Gens de lettres.
- 27 fév.
Il est invité à Gênes par la Società di Letture e Conversazioni Scientifiche (Société des Lectures scientifiques) pour présenter son ouvrage sur Jeanne d’Arc. Sa conférence, chaleureusement accueillie, donne lieu à un nouvel opuscule, La Mission de Jeanne d’Arc (1891, in-16 de 63 p., 2 francs), qui connaîtra au moins trois éditions et fera l’objet d’une nouvelle communication de Siméon Luce à l’Académie.
M. Marin s’est attaché à montrer, d’après les expériences spirites de M. William Crookes, que les apparitions qui ont indiqué à la Pucelle sa mission ne sont point les fantômes d’un esprit halluciné, mais des apparitions réelles et subjectives. À ce propos l’auteur analyse l’ouvrage de Brierre de Boismont De l’hallucination historique. (Lanéry d’Arc, Livre d’Or, 1894, p. 323.)
1892
(41 ans)-
Il devient membre de la Corporation des publicistes chrétiens, un syndicat d’écrivains et de journalistes catholiques.
La corporation avait été fondée en 1886 par Victor de Marolles, qui la présidait. On comptait parmi ses membres influents Eugène Tavernier, journaliste à L’Univers, Jules Cornély, journaliste au Figaro ; ainsi qu’Édouard Drumont, qui lançait alors la Libre Parole.
À la même époque il devient également membre de la Société d’Économie sociale.
- déc.
Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste reçoit le prix Ernest Hamel de la Société des gens de lettres.
1893
(42 ans)- 1893–1898
Il rédige plusieurs articles militaires pour la Grande Encyclopédie de Ferdinand-Camille Dreyfus et Marcellin Berthelot (tomes 18 à 23), collabore à la partie littéraire du Monde illustré, et dirige l’Avenir militaire, revue bihebdomadaire fondée au lendemain de la guerre de 1870.
C’est d’ailleurs en tant que rédacteur en chef de l’Avenir militaire qu’il est élu vice-président du nouveau Syndicat de la Presse militaire, en septembre 1896.
1894
(43 ans)-
Il est l’un des souscripteurs du Livre d’Or de Jeanne d’Arc de Pierre Lanéry d’Arc, une
bibliographie raisonnée
de quelque 2 000 ouvrages consacrés à la Pucelle depuis le XVe s. - 1894–1897
Affaire Dreyfus.
Le 15 octobre 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est arrêté pour soupçon de trahison au profit de l’Allemagne. Le 29 octobre, la Libre Parole d’Édouard Drumont révèle l’affaire. Le 22 décembre, le conseil de guerre le reconnaît coupable à l’unanimité et le condamne à la dégradation militaire et à la déportation à vie. Son frère Mathieu Dreyfus, convaincu de son innocence, organise sa défense et mobilise ses soutiens. Leurs soupçons se portent bientôt sur le commandant Esterhazy. L’affaire grandit, puis explose ; le pays se divise entre dreyfusard et antidreyfusards.
1897
(46 ans)- 1897–1902
Marin se range d’emblée parmi les dreyfusards et se jette à corps perdu dans la bataille pour l’innocence de Dreyfus. Il publie une vaste Histoire documentaire de l’Affaire Dreyfus qui comptera une douzaine de volumes.
Le premier tome, Dreyfus, paraît à la mi-décembre 1897 et s’ouvre sur une lettre élogieuse à Édouard Drumont, que Marin invite à reconsidérer sa position sur l’affaire.
Mon cher Drumont,
Je suis grand admirateur de votre talent. Je le suis, depuis que la France Juive me tomba sous les yeux, lors de son apparition. Je fus presque aussitôt des admirateurs de votre caractère, lorsque je vous vis blessé pour la cause que votre plume avait défendue. Je n’ai pas cessé de l’être : s’il m’a manqué l’occasion de vous l’exprimer plus souvent dans ces derniers temps, je n’en ai pas moins conservé le sentiment que je manifestais, il y a quelques années, quand un verre de champagne à la main, en compagnie d’amis venus à la Libre Parole, je buvais cordialement à votre santé. Je me souviens encore, non sans plaisir, d’avoir rompu le pain avec vous dans votre ermitage de Soisy ; de vous avoir entendu, vous un maître, vous intéresser aux livres que m’inspira l’étude de nos pères, depuis la bergère de Domrémy jusqu’à son obscur imitateur le laboureur de Gallardon. Je garde aussi le souvenir, croyez-le bien, de la démarche que certain jour de décembre, il y a huit ans, vous avez bien voulu faire en mon nom, en compagnie de votre ami du Biez, auprès du secrétaire de l’un de ces journaux contre lesquels vous avez vaillamment combattu depuis. Aussi est-ce en ami que je m’adresse à vous, sans oublier la grande distance qui me sépare de l’un des maîtres de la langue française, en vous confiant une réflexion que je crois juste. [...] Google
Des encarts publicitaires paraissent dans de nombreux journaux, dont la Libre Parole, l’Intransigeant (de Rochefort)...
Marin ne convaincra pas Drumont, et la rupture entre les deux hommes sera vite consommée.
1898
(48 ans)- 1er déc.
Lors du dîner mensuel de la Corporation des publicistes chrétiens, marqué par le renouvellement du Conseil, Marin renonce à ses fonctions de trésorier pour des
raisons de convenance personnelle
. 1899
(49 ans)- aoû.
Duel (avorté) avec Jules Guérin.
Fin 1898, Marin publie le cinquième volume de sa série, sur le Lieutenant-Colonel du Paty de Clam. Jules Guérin, ancien collaborateur de Drumont, s’estime injurié par plusieurs passages et le provoque en duel (lettre du 8 août 1899 reproduite dans la Libre Parole). Marin envoie ses témoins, le colonel Humbert et son éditeur Pierre-Victor Stock. Lors d’une première rencontre, ceux-ci, estimant que les textes incriminés ne nécessitent pas un duel, proposent un arbitrage. Le 9 août, la Libre Parole publie une lettre de Guérin qualifiant le livre de Marin d’
ordure
. Le 10 août les témoins se rencontrent à nouveau mais les pourparlers échouent : le duel est de fait annulé. Le 11 août la Libre Parole publie une nouvelle lettre de Guérin réitérant ses accusations ; le 12 le journal publie un article accusant Marin de se dérober. Marin envoie sa réponse que Drumont refuse d’insérer, malgré une mise en demeure. Elle sera reproduite dans la Cloche (du jour même), puis dans le Siècle (14 août). L’affaire en restera là.Quelques jours plus tard, Jules Guérin devait se rendre célèbre lors de l’épisode dit du
Fort Chabrol
. Accusé, aux côtés de Déroulède et d’une soixantaine de partisans, de complot contre la sûreté de l’État, il se retrancha du 12 août au 20 septembre 1899 dans son local de la rue de Chabrol, à Paris. Condamné à dix ans de détention, il vit toutefois sa peine commuée en bannissement. - sep. 1899–déc. 1906
Suite et fin de l’affaire Dreyfus.
Dreyfus est rapatrié à l’été 1899 pour être rejugé à Rennes. Le 7 août, son procès s’ouvre ; le 9 septembre, il est de nouveau reconnu coupable, avec
circonstances atténuantes
; le 19 septembre, le président Loubet le gracie. Enfin, le 12 juillet 1906, la Cour de cassation annule le jugement de Rennes et prononce sa réhabilitation complète ; il est réintégré dans l’armée et promu lieutenant-colonel. 1903
(52 ans)-
Dans des circonstances non éclaircies, Marin disparaît de l’agitation parisienne et part explorer l’Amérique latine.
1905
(55 ans)- 20 oct.
Il est autorisé, par décret du Président de la République, à prendre du service dans l’armée bolivienne.
Nommé commandant, il est mis à la tête de l’École de guerre de La Paz.
1909
(59 ans)- 24 jul.
Il débarque à La Rochelle sur un steamer de la Pacific Steam Navigation Company, en provenance de Mollendo (Pérou).
1910
(59 ans)- mar.
Au dîner mensuel de la Plume et l’Épée au Cercle militaire, l’
explorateur
et commandant Paul Marin captive ses convives avec un discours sur les Incas.Il semble avoir retrouvé sa place dans les milieux parisiens. Son nom figure régulièrement au dîner mensuel de la Plume et l’Épée à partir d’octobre 1909 ou aux séances du Syndicat de la Presse militaire.
1915
(64 ans)- 23 fév.Il meurt à son domicile de la rue La Condamine, à Paris.
Références
Bibliographie
- Jeanne d’Arc
- Le Génie militaire de Jeanne d’Arc : le siège de Paris en 1429
Grande revue de Paris et Saint-Pétersbourg du 25 janvier 1889.
- Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste
4 vol. 1889-1890, in-8°, Paris, Baudoin, 3,50 fr. le vol.
- La Mission de Jeanne d’Arc, conférence à Gênes le 27 février 1891
1891, in-8° de 63 p., Gênes, Angelo Ciminago. Au moins 3 éditions (la 3e, 2 fr).
- Jeanne d’Arc et ses récents historiens
1897, 1 vol. in-16 de 183 p., Paris, Baudoin : étude critique des dix-huit principaux ouvrages historiques relatifs à la Pucelle publiés dans ces dernières années.
- Le Génie militaire de Jeanne d’Arc : le siège de Paris en 1429
- Militaire
- L’Armée (1877, 1 plaquette in-4°.)
- Les Sous-Officiers (1 plaquette in-4°.)
- Les chemins de fer stratégiques
Par un ancien élève de l’École polytechnique
, 1883, in-12, 1,25 fr. - Méthodes de tir de l’artillerie
1888, 1 plaquette in-4°, publication de la Réunion des officiers.
- Français et Russes vis-à-vis la Triple-Alliance : l’équilibre européen à la fin du XIXe siècle
1890, in-12, Paris, Baudoin. Préface signée de Bourges le 28 septembre 1889. Gallica, Google, Google (2e éd.).
- Bulgares et russes vis-à-vis la Triple Alliance : autour des dépouilles de l’Empire Ottoman
- Que deviendront les colonies françaises dans l’éventualité d’un conflit franco-russe avec la Triple-Alliance ?
1891, in-12, Paris, Baudoin. Traduit du polonais du capitaine Popowski avec une introduction par le capitaine Marin. Un vol. in-12, prix: 2 francs.
- Surnaturel
- Coup d’œil sur la magie au XIXe siècle
1891, in-12, Paris, Dentu, sous le pseudonyme
U. N. Badaud
; recueil d’articles publiés en feuilleton dans la Gazette du Midi de Marseille, l’Indépendant de Bourges, etc. ; tiré à 100 exemplaires. - Coup d’œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siècle
1891, in-12, Paris, Dentu, sous le pseudonyme
U. N. Badaud
, dédicacéÀ Monsieur Anatole France
, signée dePlainpalais
le 27 juillet 1891, Google, Google, Google, Archive.
Série Les médiums et thaumaturges du XIXe siècle :
- Thomas Martin de Gallardon
1892, in-12, Paris, Carré, dédicacé
À Monsieur Anatole France
, signée de Bourges le 2 février 1892, Google. - Les Stigmatisées
1892, in-12, Flammarion.
Note : à la même époque, un docteur Paul Marin publiait des livres sur l’hypnose.
- Coup d’œil sur la magie au XIXe siècle
- Politique
- Coup d’œil sur les œuvres et l’initiative privée à Genève
1893, in-12 de XII et 336 p., Paris, Guillaumin, 3,50 fr. Préface dédiée
À Monsieur Anatole France
, reproduite dans l’Indépendant du Cher, 30 avr. 1893, Retronews. En prenant Genève pour exemple, l’auteur montre que l’absence d’État-Providence favorise la lutte contre la misère.
- Coup d’œil sur les œuvres et l’initiative privée à Genève
- Affaire Dreyfus
- Histoire documentaire de l’Affaire Dreyfus (3,50 fr. le vol.)
1897-1902, 11 vol., Paris, Stock :
- Dreyfus ? (mi-décembre) 1897.
- Esterhazy ? 1898, 460 p., Google, Google.
- Le lieutenant-colonel Picquart ? 1898, 439 p., Google, Google.
- Le capitaine Lebrun-Renault ? 1898, 438 p., Google, Google.
- Le lieutenant-colonel du Paty de Clam ? 1898, 423 p., Google, Google.
- Le lieutenant-colonel Henry ? 1899, 429 p., Google, Google.
- Rochefort ? 1899, 454 p., Google, Google.
- Drumont ? 1899, 387 p., Google.
- Quesnay de Beaurepaire ? 1899, 411 p., Google.
- Félix Faure ? 1900, 428 p., Google.
- Déroulède ? 1902, Google.
- Histoire populaire de l’affaire Dreyfus
(octobre) 1898, in-8° de 369 p., Paris, Stock, Google, Archive. Résumé méthodique des quatre ou cinq premiers volumes de l’Histoire documentaire.
- Le Général de la Girennerie et le colonel Allaire
1899, 1 vol. in-8° de 50 p., Paris, Stock, Google.
- Menteur immonde
1900, 1 vol. de 36 p., Paris, Stock, sur son procès avec le Journal du Cher, au sujet de ses démêlés avec Drumont, Google.
- Histoire documentaire de l’Affaire Dreyfus (3,50 fr. le vol.)
- Amérique latine
- Contre l’arbitrage des souverains
1 vol. in-8°, Daragon : sur la révolution radicale argentine de 1905.
- L’arbitrage argentin
1 vol. in-8°, Daragon.
- Une grosse mystification : la mission Créqui-Montfort et M. Gabriel Hanotaux, président du Comité France-Amérique
1911, 1 vol. de 72 p., Paris, Daragon, Gallica.
- Contre l’arbitrage des chefs d’État
1911, 1 vol. de 22 p., Daragon, Gallica (2e éd.).
- Contre l’arbitrage des souverains
Actes
Naissance (Provins, Seine-et-Marne), acte 81, p. 43/107, Archive
N° 81. Du vingt Mai, mil huit cent cinquante, quatre heures du soir. Acte de naissance de Victor Auguste Marie Dieudonné Paul Marin, né le jour d’hier à cinq heures du soir, dans la maison de son père, sise à Provins, rue neuve Dieu, fils de Jean Antoine Marin, Architecte, et de Philippa Élisabeth Bourdieu, son épouse, demeurant à Provins, mariés à Fontainebleau le trente septembre mil huit cent quarante quatre. L’enfant présenté a été reconnu du sexe Masculin. Premier témoin : Antoine Marin, maître Charpentier, demeurant à Provins, âgé de cinquante deux ans, aïeul paternel de l’enfant. Second témoin : Jules Metzger, Architecte, demeurant à Provins, âgé de vingt six ans. Constaté, suivant la loi, par Nous Jules Octavien Garnot, adjoint délégué par le Maire, faisant les fonctions d’Officier public de l’état civil de la ville de Provins, sur la déclaration à nous faite par ledit Jean Antoine Marin, père de l’enfant, et, lecture faite du présent acte, les déclarant et témoins ont signé avec nous.
Mariages (Paris, France), acte 887, p. 46/72
Du seize décembre mil huit cents soixante dix huit à quatre heures du soir. Acte de mariage de Victor Auguste Marie Dieudonné Paul Marin, capitaine au seizième régiment d’artillerie demeurant à Bourges (Cher), né à Provins (Seine-et-Marne) le dix neuf mai mil huit cent cinquante, fils majeur de Jean Antoine Marin et de Philippa Élisabeth Bourdieu, époux décédés, leurs actes de décès mentionnant le décès de l’aïeul paternel et des aïeuls maternels ; l’aïeule paternelle aussi décédée, autorisé à contracter le présent mariage par le ministre de la guerre suivant permission en date du deux de ce mois. Et de Louise Henriette Levesque, sans profession, demeurant à Paris, rue des écoles 6, avec sa mère, née à Passy (Seine) le dix sept juin mil huit cent cinquante trois, fille mineure de Edme Henri Levesque, décédé, et de Marie Cloquet, sa veuve, sans profession, consentant par acte passé devant Me Demonts, notaire à Paris. Les pièces produites paraphées et annexées sous les actes de naissance des contractants, décès des père et mère et de l’aïeule paternelle du contractant, du père de la contractante, consentement de sa mère, autorisation militaire et les certificats de publications faites et affichées en cette mairie et en celle de Bourges les premier et huit de ce mois ; desquelles pièces il a été donné lecture ainsi que du chapitre six, titre cinq, livre premier du code civil ; les contractants interpellés ont dit qu’il a été fait un contrat de mariage reçu par Me Demonts notaire à Paris le sept de ce mois. Interpellés de nouveau et séparément les contractants ont déclaré se prendre pour mari et femme et nous Louis Anne Dubuf, officier de la Légion d’honneur, Maire du cinquième arrondissement de la ville de Paris, attendu qu’il n’est pas survenu d’oppositions avons prononcé au nom de la loi que Victor Auguste Marie Dieudonné Paul Marin et Louise Henriette Levesque sont unis par le mariage. De tout faisant publiquement en notre maison en présence de Charles Louiset, professeur à la Faculté des lettres, chevalier de la Légion d’honneur, âgé de cinquante deux ans, demeurant rue du Cardinal Lemoine 14, cousin ; Jean Charles Louis Le Héridier, imprimeur, âgé de soixante deux ans, demeurant à Provins (Seine-et-Marne) ; Louis Marciet, docteur en médecine, chevalier de la Légion d’honneur, âgé de soixante-sept ans, quai des Célestins 8, cousin ; Jacques Bony, propriétaire, âgé de soixante huit ans, rue du Cardinal Lemoine 14, cousin. Lecture faite du présent acte les parties et les témoins ont signé avec nous.
Bulletin des lois. Partie supplémentaire, volume 116, 1906, Google
N° 74,700. — Décret du Président de la République française (contresigné par le garde des sceaux, ministre de la justice) qui autorise à prendre du service dans l’armée bolivienne, sans perdre la qualité de Français, le sieur Marin (Victor-Auguste-Marie-Dieudonné-Paul), ancien capitaine d’artillerie, né le 19 mai 1850 à Provins (Seine-et-Marne), demeurant à Paris. (Paris, 20 Octobre 1905.)
Décès (Paris, France), acte 848, p. 81/143
Marin — 848 capitaine d’artillerie démissionnaire. Approuvé le renvoi ci-dessus.
Le vingt-trois février, mil neuf cent quinze, neuf heures un quart du soir, Victor Auguste Marie Dieudonné Paul Marin, né à Provins (Seine-et-Marne), le dix-neuf mai, mil huit cent cinquante, fils de Jean Antoine Marin et de Philippa Élisabeth Bourdieu, époux décédés, époux de Louise Henriette Levesque, est décédé en son domicile, rue La Condamine, 58. — Dressé le vingt-quatre du même mois, trois heures du soir, sur la déclaration de Fernand Mattern, quarante-deux ans, et de Henri Troc, trente-neuf ans, employés, rue Prémontier, 12, qui, lecture faite, ont signé avec nous, — Sainte-Anne Auguste Louzier, adjoint au Maire du XVIIe arrondissement de Paris, chevalier de la Légion d’honneur.
Louise-Henriette Marin, née Lévesque (Passy, 17 janvier 1858, Paris 12e, 19 août 1937, Archives 12D 388, p. 9/31). Le mariage est célébré le 16 décembre 1878 à Paris 5e, Archives V4E 3057, p. 12/31.
Le couple a plusieurs enfants :
- Louis (Bourges, 1880)
D’après le recensement de 1886 Acte. - Victor Marie Henri (Bourges, 2 février 1881-1881)
Paul Marin est donné Capitaine d’artillerie, domicilié à Bourges, 20 rue du vieux Poirier, 3E 4658, 45/485. - Henri Marie Paul (Bourges, 12 juillet 1883)
Paul Marin est donné Capitaine à l’école centrale de pyrotechnie, domicilié à Bourges rue de Strasbourg, 3E 4869, 244/489. - Antoine Emmanuel Marie Xavier (Bourges, 29 août 1884 - 8 janvier 1919)
Paul Marin est donné Capitaine du 37e régiment, domicilié à Bourges, rue Béthune Charost 3E 4872, 325/520. - Élisabeth Paule Louise Marie Madeleine (Bourges, 30 octobre 1885)
Paul Marin est donné Capitaine, domicilié à Bourges, rue de Strasbourg, 3E 4875, 377/492. Elle épouse Joseph Thirion le 31 octobre 1908 à Paris 4e. - Louis Marie Antoine Emmanuel (Bourges, 11 juin 1887 - Paris 8e, 21 août 1889)
Sur l’acte de naissance, les parents sont domiciliés à Bourges, rue de Strasbourg, 3E 4881, 227/479 ; sur celui de décès, les parents sont domiciliés à Paris, avenue d’Antin, V4E 6146, p. 11/31. - Victor-Paul (décédé en 1929).
- Joseph Marie Guy (Paris Ier, 26 oct. 1895)
Domiciliation 14 rue du Pont-Neuf, Acte.
Henri et Emmanuel sont enterrés au cimetière des Capucins de Bourges, Geneanet.
Domiciles des Marin (d’après les actes) :
- Au 2 février 1881 : Bourges, 20 rue du du vieux Poirier.
- Au 29 août 1884 : Bourges, rue Béthune Charost.
- Recensement de 1886 : Bourges, 6 rue de Strasbourg.
- Au 11 juin 1887 : Bourges, rue de Strasbourg.
- Au 22 août 1889 : Paris 8e, 5 avenue d’Antin.
- Au 1er juillet 1893 : Paris 6e, 50 rue Jacob, Paris.
- Au 26 octobre 1895 : Paris Ier, 14 rue du Pont-Neuf.
- Au 29 décembre 1897 : Paris 6e, 130 rue de Rennes.
- En 1909 : Paris 6e, 130 rue de Rennes.
- Au 23 février 1915: Paris 17e, 68 rue la Condamine.
- Louis (Bourges, 1880)
Presse
Admission à l’École normale supérieure.
Journal général de l’instruction publique, année 1870, p. 514, Google : jeudi 26 août 1870 :
À la suite du dernier concours pour l’admission à l’École normale supérieure, et par arrêtés en date des 5 et 16 août 1870, ont été nommés élèves de ladite école : Section des lettres. [18 admis] Section des sciences. [14 admis dont :] 9. Marin. [...]
Journal général, p. 524, Google : jeudi 1er septembre 1870 :
Du 16 août. Sont nommés élèves de l’École normale supérieure, dans la section des sciences, les jeunes gens dont les noms suivent : [...] 9 Marin (Victor-Auguste-Marie-Dieudonné-Paul), né le 19 mai 1851 à Provins (Seine-et-Marne) ; [...]
Idem, Recueil des lois et actes de l’instruction publique, année 1870, p. 270, Google : arrêtés du 16 août 1870.
Sa notice dans l’annuaire de l’École polytechnique (à noter une erreur sur l’année de décès, 1923 au lieu de 1915), Polytechnique.fr :
- Marin, Victor Auguste Marie Dieudonné Paul (X 1870 ; 1850-1923)
- État civil : Naissance : 1850, le 19, 05 : Provins (Seine-et-Marne) ; mort en 1923.
- Orphelin (2)
- Tuteur : Amy — Père : Jean Antoine - lib. Profession : Architecte C.INSEE(3c) — Mère : Bourdieu, Philippa Élisabeth.
- Adresse : Provins (Seine-et-Marne).
- Description physique : Cheveux blonds - Front moyen - Nez aquilin - Yeux bleus - Bouche moyenne - Menton rond - Visage ovale - Taille 181.
- Scolarité : EXAMEN : Paris — CLASST : 093 — PASSAGE : 132e en 1871 sur 145 élèves — SORT : 140e en 1872 sur 141 élèves. — CORPS : A. — 72e en 1872 sur 72 élèves.
- Rens. situa. : Col. A. - Membre Société des gens de lettres.
Il fit la campagne de 1870, étant élève à l’EP ; capitaine, il fut un temps à l’École de pyrotechnie de Bourges, puis démissionna. Écrivain de mérite, il publia un certain nombre de volumes sur l’histoire militaire, la politique étrangère : les chemins de fer stratégiques
(1883)L’art militaire dans la première partie du XVe siècle
en 4 vol. (1889-1890),L’équilibre européen à la fin du XIXe siècle
. Lors de la révision du procès Dreyfus, il écrivit d’une plume alerte et impartiale les premiers épisodesEsterhazy ?
(1898)Le capitaine Lebrun-Renault
(1899). Membre de la société des gens de lettres. — Refer. : J. Taveau (X 1930).En 1874, un document judiciaire nous apprends que Paul Marin est sous-lieutenant d’artillerie en garnison à Fontainebleau.
Feuille de Provins, 20 avr. 1878, p. 2/4, Retronews.
Un jeune provinois, M. Paul Marin fils de l’ancien architecte de la ville, vient d’être nommé capitaine au 16e régiment d’artillerie.
En 1880, la ville de Provins sollicite Paul Marin, afin qu’il fasse don au musée de la ville d’un buste en marbre de son oncle, sculpté par Adam Salomon.
Feuille de Provins, 24 avril 1880, p. 2/4, Retronews :
Il existe ici, en plusieurs maisons particulières, des bustes de M. Victor Marin, qui fut maire de la ville de Provins en 1849 ; c’était un homme loyal et bon, dont la popularité n’est pas encore éteinte aujourd’hui, car on parle souvent des bienfaits de son administration.
Rien, ni au musée, ni à la mairie ne rappelle le souvenir de ce citoyen dévoué ; nous pensons qu’il suffirait d’une sollicitation de l’administration auprès d’un des possesseurs, pour qu’un de ces bustes qui sont l’œuvre d’un artiste connu, Adam Salomon, vienne prendre place à côté des images de MM. Michelin, Opoix, d’Aligre, Victor Garnier, Allou, Bourquelot, Du Sommerard, etc., qui décorent notre salle de bibliothèque.
Il y a même, en dépôt, un exemplaire en marbre qui doit appartenir à M. Paul Marin, capitaine d’artillerie, lequel, croyons-nous, en faveur de sa destination, consentirait volontiers à l’offrir à la ville de Provins, dont il est originaire.
Feuille de Provins, 1er mai 1880, p. 2/4, Retronews :
C’est avec plaisir que nous apprenons aux Provinois que notre compatriote, M. Paul Marin, capitaine d’artillerie à Bourges, répondant au vœu que nous manifestions samedi dernier, vient d’offrir spontanément, à la ville de Provins, le buste en marbre de son grand oncle, M. Louis-Victor Marin, ancien maire, pour être placé dans le grand salon de notre Musée qui sera prochainement installé à la villa léguée par M. Garnier.
En attendant que le conseil municipal se réunisse pour la session de mai et rédige l’acte d’acceptation avec vote de reconnaissance, l’Administration s’est empressée d’adresser à M. Paul Marin une lettre de remerciements et de félicitations pour son désintéressement en faveur de notre Musée qui s’enrichit de jour en jour.
Le buste est à nouveau mentionné dans la notice sur Paul Marin dans l’Histoire générale illustrée des départements (1911), Gallica :
Marin (Paul), historien est né à Provins en 1850 le 19 mai.
Ancien officier sorti de Polytechnique, fit paraître des ouvrages militaires très remarqués ; puis des ouvrages sur la politique contemporaine, sur la magie au XIXe siècle, etc.
On lui doit notamment : Méthodes de tir de l’artillerie ; publication de la Réunion des officiers, 1888. Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste ; 4 volumes, 1889. Le siège de Paris en 1429. (Grande Revue de Paris et Saint-Pétersbourg). L’Armée ; par un ancien élève de l’École polytechnique, 1877.
M. Paul Marin est le neveu de M. Louis-Victor Marin, décédé maire de Provins en 1848, dont le buste en marbre, œuvre du sculpteur Adam Salomon, est un des plus beaux ornements du musée de la ville de Provins.
Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste
Communication de à l’Institut, 26 et 27 juillet 1889.
Journal des débats, 28 juil. 1889, p. 3/4, Retronews.
Académie des inscriptions et belles-lettres, séance du 26 juillet. [...] M. Siméon Luce a lu une Note sur le livre que M. Paul Marin, capitaine d’artillerie, vient de consacrer à Jeanne d’Arc tacticien et stratégiste (campagne de l’Oise 1430, siège de Compiègne).
Le Soleil, 28 juil. 1889, p. 2/6, Retronews.
Académie des sciences morales et politiques, séances du 27 juillet 1889, président : M. Passy. [...] M. Himly présente l’ouvrage de M. Paul Marin sur Jeanne d’Arc, tacticien et stratègiste, déjà présenté hier à l’Académie des inscriptions.
Le Siècle, 28 juil. 1889, p. 2/4, Retronews.
L’Académie des sciences morales et politiques a reçu communication de divers ouvrages, parmi lesquels une curieuse étude de M. Paul Marin, capitaine d’artillerie, sur
Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste
.C.-R. Journal du Cher, 15 août 1889, p. 2/4, Retronews.
Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste, par M. Paul Marin, Capitaine d’artillerie. Paris, Librairie militaire de L. Baudoin, 30, rue et passage Dauphine.
Jeanne d’Arc, dont la mémoire a été si souvent calomniée, vient de trouver un défenseur et un apologiste dans la personne d’un de nos compatriotes. M. le capitaine Marin. Cette tâche ne pouvait tomber en de meilleures mains ; personne, en effet mieux qu’un soldat, ne saurait prendre la défense de cette héroïne, qui compte à bon droit comme la plus pure de nos gloires patriotiques.
M. Marin envisage son sujet sous un tripe point de vue : comme catholique, comme français et comme homme de guerre. Sa Préface montre Jeanne d’Arc suscitée par Dieu pour le relèvement de la Patrie et tirant du ciel sa force et ses lumières. Nous voyons Jeanne n’ayant pour unique but que la gloire de la France, et se sacrifiant jusqu’à mourir pour elle... à 20 ans ! Après cela, que peut-il rester des calomnies déversées par Voltaire sur le compte de la Pucelle ? Le corps de l’ouvrage est consacré à Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste. L’auteur y met en lumière tout le talent déployé par Jeanne dans la célèbre campagne de l’Oise et au siège fameux de Compiègne.
En lisant ces pages véritablement attachantes, on reconnaît aussitôt quelles elles sont écrites par un homme du métier. M. le capitaine Marin y révèle, en effet, une science profonde de la tactique et de la stratégie militaires. Un tel ouvrage, qui intéresse à un si haut point les cœurs français, est assuré d’un véritable succès. Bref, M. Marin a produit là une œuvre patriotique, qui lui fait grand honneur !
Dunois.
La Liberté, 29 août 1889, p. 3/4, Retronews.
Jeanne Darc tacticien et stratégiste, par Paul Marin, capitaine d’artillerie. — Librairie Baudoin, 30, rue Dauphine. (Prix : 3 fr. 50.)
Ce livre est consacré à l’exposition de la campagne de l’Oise et du siège de Compiègne en 1430. C’est la discussion des dispositions militaires par lesquelles la Pucelle vainquit Franquet d’Arras, exécuta le fameux coup de main de Pont-l’Évêque et s’efforça de battre devant Compiègne l’armée du duc de Bourgogne. Les règles de tactique dont s’inspira Jeanne Darc pendant cette brillante campagne sont comparées aux procédés de guerre des plus illustres capitaines de cette époque. Les principes de stratégie qui présidaient aux combats livrés par la Pucelle sont opposés aux méthodes des grands capitaines, et il résulte de l’examen auquel s’est livré le capitaine Marin que Jeanne Darc fut un stratégiste éminent tout aussi bien qu’un tacticien éprouvé.
Cet ouvrage est intéressant ; le style en est clair. Sa place est dans la bibliothèque de tous ceux qui s’intéressent à la belle et martiale physionomie de la jeune fille qui fut la libératrice de la France.
Siméon Luce sur le tome II. La Démocratie du Cher, 12 avr. 1890, p. 2/4, Retronews.
L’Officiel a publié hier le compte rendu de la dernière séance de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, dans laquelle M. Luce a présenté, au nom de M. Paul Marin, ex capitaine au 37e d’artillerie, le tome II de Jeanne d’Arc tacticien et stratégiste. M. Luce a fait les plus expresses réserves relativement au procès de tendance de l’auteur, au sujet des voix et du rôle joué par ces voix dans l’affaire de Compiègne, contre la véracité de Jeanne d’Arc et l’autorité de son témoignage.
Himly sur le tome II. Journal du Cher, 20 avr. 1890, p. 3/4, Retronews.
À la séance de l’Académie des sciences du 12 avril, M. Himly rappelle qu’il a déjà offert à l’assemblée, de la part de M. Paul Marin, capitaine d’artillerie, un volume sur Jeanne Darc tacticien et stratégiste, consacré à la campagne de l’Oise et au siège de Compiégne ; il présente aujourd’hui le tome II du même ouvrage, qui porte comme sous-titre : Les voix de Jeanne Darc avant la sortie de Compiégne.
Texte : Séances et travaux de l’Académie, 1890, p. 249, Google.
L’Indépendant du Cher, 13 avr. 1890, p. 3/4, Retronews.
M. Paul Marin, officier distingué et plein d’avenir, que des raisons de convenance personnelle ont obligé à quitter l’armée dans la force de l’âge, consacre aujourd’hui ses loisirs à l’étude des questions militaires. Il a entrepris, notamment, de donner une relation exacte de
l’art militaire dans la première moitié du XVe siècle
et il vient de publier, à quelques mois d’intervalle, deux forts volumes sur Jeanne Darc, imprimés avec soin sur beau papier et en caractères elzéviriens par la maison Tardy-Pigelet, de Bourges. Cette grande figure de l’héroïne lorraine devait séduire un chercheur comme M. Marin. Aussi s’est-il efforcé de rétablir la vérité des faits et de venger Jeanne de toutes les mesquines attaques, dont l’ont accablée, depuis quelques années, certains publicistes aussi passionnés qu’inexacts.Dans son premier volume, M. Marin raconte, avec la précision la plus scrupuleuse et un grand luxe de détails, la campagne de d’Oise et le siège de Compiègne. C’est une véritable dissertation sur la tactique et la stratégie au Moyen-Âge, bien faite pour plaire aux hommes du
bateau
. Le tome second, d’allures quelque peu mystiques, est consacré auxvoix de Jeanne avant la sortie de Compiègne
et au procès de la Pucelle. L’auteur s’efforce d’y établir l’absolue sincérité de la libératrice d’Orléans, qu’il lave complètement de l’accusation de sorcellerie portée contre elle par ses ennemis. Nous n’avons point à prendre parti en cette discussion. Faisant la part des obscurités de la légende ; repoussant également l’opinion, d’ailleurs peu impartiale, de ses détracteurs, nous ne voulons voir, en l’humble fille de Domrémy, que la vaillante qui chassa l’Anglais du sol de France et assit définitivement lepetit Roi de Bourges
sur le trône de ses ancêtres. Ne sont-ce pas là titres suffisants pour lui assurer le respect, la reconnaissance de tout cœur Français ?M. Paul Marin a donc fait acte de patriote en prenant en main la cause de la
grande Libératrice
; il a fait surtout œuvre de justice en réhabilitant sa mémoire et en entourant le front pur de la Vierge lorraine de cette merveilleuse auréole qui lui sied si bien et rend le nom de Jeanne Darc à jamais impérissable ! Nous ne pouvons, en terminant cette trop courte esquisse, que remercier l’auteur de son excellent travail et l’en féliciter hautement. — Hector.L’Indépendant du Cher, 6 mai 1890, p. 3/4, Retronews.
Notre savant collaborateur F. de Bruneval, dans sa précédente Causerie littéraire, consacrée tout entière à Jeanne d’Arc, cite l’opinion de M. Marius Sepet sur le livre de notre compatriote M. Paul Marin, intitulé : Jeanne Darc tacticien et stratégiste. Cela nous met en goût d’érudition. Et, puisque nous avons dit, dans notre numéro du 13 avril, ce que nous pensions du second volume, nous prenons occasion de compléter notre avis en rééditant l’opinion qu’ont émise d’éminents critiques, lors de l’apparition du premier volume de cet excellent ouvrage.
M. Anatole France, dans le Temps du 1er septembre, en parle dans ces termes significatifs :
Est-il vrai que Jeanne Darc fut habile stratégiste et tacticien consommé ? Est-il vrai, pour employer l’expression d’un Bourguignon, d’un ennemi, qu’en fait de guerre elle
ouvra merveilles
? Une opinion fondée comme celle du capitaine Marin, sur une longue étude des textes et de profondes connaissances techniques, doit donner à réfléchir. L’idée que je me faisais de Jeanne Darc en serait bien altérée, et il faudrait changer plus d’une ligne à la statue que j’ai lentement sculptée dans mon esprit. Mais le premier devoir de tout homme, qui ose parier au public et qui s’est voué au travail redoutable de la plume, est d’être attentif à corriger ses erreurs. Il doit imiter cet honnête homme dont M. Renan a dit : La vérité le conduisait comme un enfant.M. Simon Boubée s’exprime ainsi dans la Gazette de France du 30 août :
Le livre du capitaine Marin n’est pas destiné seulement aux gens du métier. Ses études stratégiques sont présentées avec tant de méthode et de clarté qu elles deviennent accessibles même aux gens du monde les moins initiés à l’art de la guerre. Mieux que cela, le capitaine Marin a écrit un livre plein de cœur, de sentiment et d’ardeur patriotique; un beau livre, qui est une bonne action et qui fait honneur à son âme autant qu’à sa science. Lisez ce livre curieux et plein de révélations ; il donne une idée particulièrement exacte de la personnalité de la Pucelle et de son influence sur les hommes de son temps : princes ou bourgeois, manants ou capitaines.
M. Francisque Sarcey consacre à Jeanne Darc, tacticien et stratégiste, son feuilleton du Parti National du 6 septembre ; il conclut en ces termes :
Je crois que vous aurez plaisir à lire le livre de M. Paul Marin qui, en dehors de la thèse qui s’y trouve soutenue, vous donnera des renseignements très curieux sur l’art militaire dans la première moitié du XVe siècle. Le volume de M. Paul Marin m’a fortement intéressé, et je l’ai lu, d’un bout l’autre, avec une curiosité vive.
Enfin M. Paul Tailliez, dans l’Univers du 30 août (Supplément littéraire), formule cette appréciation :
M. Paul Marin doit être loué et grandement félicité pour nous avoir montré en Jeanne Darc le tacticien et le stratégiste. L’Académie des inscriptions et belles-lettres lui a décerné, à cet égard, un éloge auquel tous les lecteurs de son beau livre seront heureux de faire écho.
Le Temps, 20 juillet 1890, p. 3/4, Gallica : l’auteur minimise le génie militaire de Jeanne.
Le premier volume de cet ouvrage a fait quelque bruit l’été dernier. M. Paul Marin (on l’a dit ici même) s’efforçait de démontrer que Jeanne d’Arc en marchant sur Pont-l’Évéque, pour dégager Compiègne, avait agi en tacticien consommé. [...] Au temps de Jeanne d’Arc, il en était tout autrement. Les opérations n’étaient qu’une suite de coups de mains. C’est pour cela que les guerres duraient si longtemps, car si l’on avait ou alors pour but unique l’anéantissement des forces de l’ennemi ce qui est de règle à présent l’un des adversaires eut été forcément, à brève échéance, mis hors d’état de soutenir la lutte. On se battait à l’aventure on enlevait un poste, on surprenait une ville de temps en temps, quand deux corps nombreux, qui parfois ne se cherchaient pas, se trouvaient nez à nez, on livrait une vraie bataille. Et puis c’était à recommencer. Il était possible qu’une simple fille de la campagne, une paysanne ignorante s’entendit à cet art primitif. C’est le cas de Jeanne d’Arc, qui avait la conception prompte, la décision, l’énergie, le cœur. Un de mes amis qui a suivi les dernières manœuvres m’écrit qu’il a admiré la pénétration des paysans qui l’entouraient, regardant comme lui.
Ils distinguaient toujours ce qu’il y avait d’invraisemblable dans un mouvement et disaient fort bien, grâce à leur connaissance des lieux, pourquoi on n’aurait pas réussi si les fusils avaient été chargés.
Après cela il ne faut pas s’étonner si le duc d’Alençon déclare que la Pucelle étaitexperte au fait de guerre
.M. Paul Marin, il est vrai, voit en elle un tacticien et un stratégiste, dans le sens moderne du mot, et c’est une idée qu’il suit avec une rigueur mathématique. Son second volume ne contient pas, à proprement parler, de démonstration nouvelle. Il est tout entier consacré à des discussions de textes sur les circonstances qui ont précédé la fatale sortie de Compiègne. Et ce point n’est pas sans intérêt. Car il s’agit de savoir dans quelle mesure l’historien doit employer les réponses de Jeanne d’Arc à ses juges. Jusqu’ici, on l’a fait presque sans contrôle. Pourtant, Jeanne ne devait pas tout dire à ces hommes perfides qui abusaient de sa simplicité, et il est de fait qu’elle les égarait volontiers. M. Marin s’en est aperçu. Je l’ai noté de mon côté en ce qui concerne l’arbre des fées. À cet égard, les déclarations de Jeanne sont en contradiction absolue avec les témoignages du procès de réhabilitation. Le deuxième volume de M. Marin nous laisse en suspens; nous en attendons un troisième sur la sortie de Compiègne.
Très long C.-R. du tome II dans le Spectateur militaire, 15 nov. 1890, p. 332-349, Retronews. La conclusion :
Ce sera l’honneur du capitaine P. Marin d’avoir tracé la route aux futurs biographes de l’héroïne d’Orléans et d’avoir dans son œuvre de Jeanne d’Arc tacticien et stratégiste, consacré ses loisirs, son talent et ses connaissances techniques à l’exaltation des vertus et des hauts faits de la victime de Cauchon et de Voltaire. Lui, du moins, a compris que la France ne réclame pas cent mille Jeanne d’Arc ; celle que Dieu lui a envoyée en 1429 lui suffit, à la condition que son esprit descende sur la nation et que son patriotisme enflamme au jour du danger le cœur de tous les défenseurs de la patrie. (E. B.)
Sur le tome III. Journal du Cher, 11 juin 1890, p. 3/4, Retronews.
Le tome III du remarquable ouvrage de M. le capitaine d’artillerie Paul Marin, consacré aux principales péripéties du siège de Compiègne (1430) et dont nous rendions compte il y a quelques jours, a été présenté, samedi, à l’Académie des sciences morales et, politiques, par M. Siméon Luce, qui en fait une étude que le Temps résume ainsi :
L’auteur a utilisé beaucoup mieux qu’on ne l’avait fait avant lui, grâce à ses connaissances spéciales, la narration de Chastellain, celle de Monstrelet et les comptes municipaux récemment publiés par M. Alexandre Sorel. Il a réussi à mettre en lumière non seulement le courage à toute épreuve des assiégés, mais encore la prévoyance, le sang-froid, la vigilance toujours en éveil, en un mot les qualités militaires de premier ordre employées par les chefs de la défense, en particulier par Guillaume de Flavy, capitaine de la garnison. Le premier surtout, il montre que ce fut un mouvement tournant de deux cent quarante lances composant le détachement envoyé au secours de Compiègne, mouvement exécuté au grand trot entre Sentis et la forêt, qui permit, vers la fin du mois d’octobre, de ravitailler cette ville et qui ne tarda pas à avoir pour conséquence la levée du siège.
D’autre part, un journal spécial, le Progrès militaire, parle en ces termes du livre de M. Paul Marin, notre concitoyen :
On ne soupçonnait guère avant cette publication les progrès réalisés par l’art militaire dans la première moitié du quinzième siècle. La plupart des auteurs, qui ont écrit sur la guerre de mines, fixaient à l’année 1480 l’apparition de la mine comme moyen régulier d’attaque. Jeanne Darc tacticien et stratégiste, prouve à l’évidence combien la guerre de mines était familière aux ingénieurs bourguignons et combien la riposte par ses contremines fut employée avec vigueur par Guillaume de Flavy. Ce livre doit être lu et relu par les militaires qui s’intéressent aux origines de l’art actuel de l’ingénieur. Ces origines, jusqu’ici trop ignorées, doivent être familières à ceux qui s’occupent soit d’histoire, soit d’art militaire. Si nous devions adresser une critique à cet ouvrage magistral de beaucoup le plus important qui ait paru depuis vingt années sur les guerres de Jeanne Darc, ce serait le défaut de cartes. Quant au style de l’auteur, il est clair, animé ; le lecteur n’est jamais dans l’incertitude, ni l’équivoque, quand il s’agit de comprendre la situation respective de l’attaque et de la défense aux divers moment du siège.
Présentation du tome III par Auguste Himly à l’Académie (28 juin 1890), Séances et travaux de l’Académie, 1890, p. 255, Google.
Texte, Séances..., p. 639, Google.
Siméon Luce présente le tome IV à l’Institut. Le Soleil, 28 sept. 1890, p. 3/4, Retronews.
Académie des inscriptions et belles-lettres, séance du 26 septembre 1890. [...] M. Luce offre le quatrième volume de Jeanne Darc tactitien et stratégiste, par M. Paul Marin.
Himly sur le tome IV. Journal du Cher, 21 nov. 1890, p. 2/4, Retronews.
À la dernière séance de l’Académie des sciences, M. Himly a offert, de la part de M. Paul Marin, ancien capitaine d’artillerie à Bourges, le tome IV de Jeanne Darc tacticien et stratégiste. Consacré, comme les tomes précédents, à la campagane de l’Oise, en 1430, ce nouveau volume a pour objet de discuter, au point de vue militaire, les dernières péripéties de la campagne : la levée du siège de Compiègne et les combats de Bouchoir et de Conty.
Prix Ernest Hamel. Journal du Cher, 21 déc. 1892, p. 2/4, Retronews.
La Société des gens de lettres a distribué, avant-hier, ses prix annuels. Parmi les lauréats, nous sommes heureux de citer le nom de M. le capitaine Paul Marin, qui a obtenu le prix de 500 fr., fondé par M. Ernest Hamel, pour son histoire de Jeanne d’Arc.
Le palmarès complet : Le Siècle, 19 déc. 1892, p. 3/4, Retronews.
L’Indépendant du Cher, 20 janv. 1891, p. 2/4, Retronews :
À la Société des Gens de lettres. Le comité de la Société des Gens de lettres vient d’admettre comme sociétaire notre concitoyen M. Paul Marin, ancien capitaine d’artillerie. Le bagage littéraire de M. Marin, déjà nombreux, comprend notamment :
- Jeanne d’Arc tacticien et stratégiste, 4 vol.in-12. T. I : Campagne de l’Oise. T. II : Les voix de Jeanne d’Arc avant la sortie de Compiègne. T. III : Siège de Compiègne. T. IV: Délivrance de Compiègne.
- Français et Russes vis-à-vis la Triple alliance, 1. vol. in-12.
- Les Chemins de fer stratégiques, 1 vol., in-12.
- Projet de loi sur le recrutement de l’armée, 1 vol. in-4°.
- L’Armée, 1 plaquette in-4°.
- Les Sous-Officiers, 1 plaquette in-4°.
- Le Génie militaire de Jeanne d’Arc, articles de 1 000 lignes environ (Grande Revue de Paris et de St-Pétersbourg du 25 janvier 1889).
- Chroniques et articles militaires dans la Gazette du Midi, de 1887 à 1890.
- Articles d’actualités militaires dans l’Univers de 1888 à 1890.
- Méthode de tir de l’artillerie, 1 plaquette in-4°.
- Chronique militaire dans la Gazette de France en 1887 et 1888.
L’Indépendant du Cher, 1er mars 1891, p. 2/4, Retronews :
Notre compatriote, M. Paul Marin, ex-capitaine d’artillerie, auteur de plusieurs livres sur Jeanne Darc, et qui passe l’hiver sur les côtes de la Provence, vient de pousser jusqu’en Italie. Même au delà des Alpes, il travaille à la gloire de l’héroïne française. Une carte d’invitation, qui nous arrive du pays de M. Crispi, nous apprend, en effet, que
il signor Paolo Marin
, comme disent les Italiens, a donné, vendredi dernier 27 février, à Ancône, une conférence sur Jeanne Darc.L’Indépendant du Cher, 7 mars 1891 p. 2/4, Retronews :
Jeanne d’Arc à Gênes.
Nous disions récemment que notre compatriote, M. Paul Marin avait fait à Gênes, une conférence fort goûtée sur l’héroïne de Vaucouleurs.
Le Petit Niçois nous apporte aujourd’hui, à ce sujet, les renseignements ci-dessus :
La soirée de vendredi a été marquée par une conférence des plus intéressantes sur Jeanne d’Arc. M. Paul Marin, qui prononçait cette conférence en français, est l’auteur de l’ouvrage historique : Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste, dont les quatre volumes ont été récompensés récemment par l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres.
Les membres les plus éminents de l’Université de Gênes, les officiers supérieurs de la garnison et la plus grande partie de la colonie française ont chaleureusement applaudi le récit de la mission de Jeanne d’Arc, que M. Paul Marin a présenté à son auditoire. Cette soirée comptera parmi les plus appréciés qu’ait offertes la Société des Lectures scientifiques dans les salons du palais Della Casa.
Le conférencier a été particulièrement félicité par les professeurs de l’Université qui ont prisé très fort la méthode par laquelle il a fixé l’importance de la mission de la Pucelle d’Orléans.
Voilà qui fait grand honneur à M. Paul Marin, et nous sommes heureux de l’en féliciter à nouveau !
L’Indépendant du Cher, 17 nov. 1891, p. 2/4, Retronews, sur les conférences de Marin à la
salle des Capucines
(39 bd. des Capucines à Paris) :Notre compatriote, M. le capitaine Marin, auteur d’un ouvrage fort apprécié sur l’alliance franco-russe, donne en ce moment une série de conférences sur le même sujet, à la salle du boulevard des Capucines. Les conférences de M. Marin ont lieu le mercredi soir, à 8 heures et demie. Voici le programme de celle de demain, 18 courant : Conséquences militaires de Valliance franco-russe ; L’échiquier polonais et l’échiquier méditerranéen. Mercredi dernier, la conférence de M. Paul Marin avait attiré une brillante assistance. [...]
Sommaire du Monde illustré, deuxième semestre 1893, Retronews.
Le Peuple français, 27 août 1896, p. 2/4, Retronews.
La réunion des publicistes militaires, provoquée par l’Écho de l’Armée dans le but de former un syndicat professionnel, a eu lieu, hier, à trois heures, dans les bureaux de ce journal, 12, rue du Croissant. Quarante-trois journaux quotidiens ou périodiques étaient représentés. L’assemblée a voté à l’unanimité le principe de l’Association, a élu un bureau provisoire, composé de MM. Massard, directeur de l’Écho de l’Armée, Paul Marin, rédacteur en chef l’Avenir militaire, et du Perron, rédacteur au Paris et à la France militaire. Elle a donné mandat à son bureau de lui présenter un projet de statuts définitifs à la prochaine réunion, fixée au mercredi 2 septembre.
Le Peuple français, 3 sept. 1896, p. 2/4, Retronews.
Le syndicat de la Presse militaire s’est réuni hier, à trois heures, 12, rue du Croissant. Après approbation des statuts, il a élu, à l’unanimité, président pour quatre ans, M. Émile Massard, directeur de l’Écho de l’Armée. Ont été élus membres du comité : MM. Paul Marin, du Progrès militaire ; Paul Belon, du Petit Journal ; Malo, des Débats; capitaine Saffroy, de l’Armée territoriale ; du Perron, de la France militaire; Le Bescher de la Bastay, du Progrès militaire; capitaine Bride, de l’Écho de l’Armée; Ardouin Dumazet, du Temps ; Fontin, de l’Écho de Paris; Bailbv, de la Presse; capitaine Viaux, de l’Armée territoriale ; commandant Biot, de la Libre Parole. Les membres du comité se réuniront mercredi prochain 9 septembre.
Le Matin, 14 sept. 1896, p. 3/4, Retronews.
Le comité du Syndicat de la presse militaire s’est réuni hier, au siège social; rue du Croissant, sous la présidence dé M. Émile Massard, directeur de l’Écho de l’Armée. Conformément aux statuts, il a été élu pour vice-présidents MM. Paul Belon, du Petit Journal, et Paul Marin, de l’Avenir militaire. M. le capitaine Saff’oy, de l’Armée territoriale, a été nommé secrétaire général M. Léon Bailby, de la Presse, trésorier du syndicat.
Journal du Cher, 25 févr. 1898, p. 2/4, Retronews.
M. le capitaine d’artillerie Paul Marin, bien connu à Bourges, fait ce soir, au Cercle militaire à Paris, une conférence aux membres de la Réunion hippique, sur les Origines de l’artillerie et ses transformations jusqu’aux temps modernes.
L’Écho du Centre, 17 déc. 1898, p. 3/4, Retronews.
Corporation des Publicistes chrétiens. — Le dîner mensuel du 1er décembre donné, comme à l’ordinaire, au Pelit-Véfour, a été particulièrement intéressant. M. François Coppée, de l’Académie française, à peine remis de sa grave maladie, avait accepté d’y prendre part. Les convives étaient nombreux. M. de Marolles, président, avait à sa droite M. Coppée, et à sa gauche, M. l’abbé Bertin, professeur à l’Institut catholique. En face de lui. M. le baron de Claye, vice-président ayant pour voisin, M. l’abbé Poulin, rédacteur à la Croix, sous le nom du Parisien et M. Auguste Roussel, directeur de la Vérité. Les autres convives étaient : [...] Au dessert. M. de Marolles s est exprimé dans les termes suivants : Mes chers amis, [...] Tout d’abord, j’ai à vous annoncer que le Conseil dans sa séance d’aujourd’hui a renouvelé le bureau de la Corporation. [...] trésorier, M. Rémy de Simony, déjà membre de la Commission des finances, en remplacement du capitaine Paul Marin, qui, pour des raisons de convenances personnelles, a déclaré qu’il ne se portait pas candidat.
La France militaire, 18 mars 1910, p. 2/4, Retronews.
Le dîner mensuel de la Plume et l’Épée, qui a eu lieu mercredi dernier dans le grand salon d’honneur du Cercle militaire, a été des plus brillants. Le président d’honneur était le prince Roland Buonaparte, de l’Académie des sciences. À sa droite et à sa gauche avaient pris place l’amiral Fournier et M. Alfred Duquel, président et vice-président de la société. Faisait face au président d’honneur M. le général Dalstein. [...]
La parole a été donnée alors à l’explorateur, le commandant Paul Marin, qui a tenu ses auditeurs sous le charme pour les détails, inconnus en Europe, qu’il a fournis sur les lacs, la vie, les mœurs, les institutions et le climat de l’empire des Incas par lequel — fait extraordinaire, — fut réalisée, dans un autrefois lointain, la formule la plus complète du collectivisme, formule qui laisse loin d’elle les rêves les plus audacieux du collectivisme actuel. Le commandant Paul Marin a été longuement applaudi.
La Liberté, 16 juil. 1909, p. 2/4, Retronews.
Deux officiers français. — Le colonel Sevcret et le capitaine P. Marin.
Si, contrairement aux prévisions, les Boliviens, que les dépêches nous représentent comme très excités contre le Pérou et l’Argentine, venaient à mettre flamberge au vent, nous verrions reparaître, parmi leurs principaux chefs, deux officiers dont les noms ont déjà figuré ailleurs que sur les contrôles de l’armée bolivienne. Ce sont deux Français : le colonel Sever, aujourd’hui général de l’armée bolivienne, ancien colonel du 43e d’infanterie, à Lille, puis député radical-socialiste du Nord, et ensuite le capitaine d’artillerie Paul Marin, devenu commandant en Bolivie et mis à la tête de l’École de guerre, à la Paz.
Le colonial Sever fait là-bas, assure-t-on, meilleure besogne qu’au Palais-Bourbon. Quant au commandant Marin, qui a quitté l’armée française comme capitaine, alors qu’il était en garnison à Bourges, il était devenu d’abord directeur de l’Avenir Militaire à Paris. Plusieurs de ses lecteurs étaient surpris de lire sous sa plume, il y a de cela seize ans que les deux plus redoutables armées du monde étaient l’armée japonaise et l’armée turque. La première a montré en Mandchourie de quoi elle était capable. Pour la seconde, il faut reconnaître qu’à cette époque elle n’était point encore aux prises avec les difficultés d’ordre intérieur qui ont surgi depuis lors. Son journal l’Avenir Militaire, ayant fini par disparaître, le capitaine Marin publia sur l’Affaire sept gros volumes que personne n’a lus. Après le jugement de Rennes, il se sentit, comme M. Trarieux, l’âme en deuil et s’en fut en Bolivie, avec le grade de commandant. Il avait, préalablement, publié un ouvrage technique assez curieux, sous ce titre : Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste. (J. M.)
Le Courrier de la Rochelle, 29 juil. 1909, p. 3/4, Retronews.
The Pacific Steam Navigation Company. Liste des passagers débarqués à La Rochelle-Pallice le 24 juillet du steamer Ortega : Venant de Mollendo : M. Paul Marin. [...]
Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres pendant l’année 1891, p. 245, Google, séance du 12 juin :
M.Siméon Luce a la parole pour deux hommages :
Je suis chargé par l’auteur, M. Paul Marin, bien connu par ses publications antérieures sur Jeanne d’Arc stratégiste, de déposer sur le bureau de l’Académie une brochure intitulée : La mission de Jeanne d’Arc (Gênes, 1891, in-16 ) ; cette brochure est le résumé d’une conférence faite à Gênes le 27 février dernier à la Société des lectures et conférences scientifiques. L’auteur s’efforce d’expliquer les apparitions de l’archange Michel, des saintes Marguerite et Catherine à la Pucelle, en les rapprochant de certaines expériences faites en Angleterre de 1872 à 1874 par M. William Crookes. Le travail de M. Marin, par ce côté du moins,nous échappe complètement et relève des deux sections de physique et de médecine de l’Académie des sciences.
Annuaire de l’Union fraternelle du commerce et de l’industrie (1893), p. XXXII à XXXVI, Gallica :
Corporation des publicistes chrétiens.
Association d’écrivains, spécialement de journalistes, formés dans un double but de défense religieuse et d’aide mutuelle. […] Liste des membres au 1er juillet 1893. […] Ed. Drumont, 157 bis, rue de l’Université, Paris. […] Eugène Veuillot, directeur de l’Univers, Paris. […] Capitaine Paul Marin ([membre depuis 1892), 50 rue Jacob, Paris.
Annuaire de la presse française et étrangère et du monde politique (1909), p. 1238, Gallica :
Courrier de Genève (le). Quotidien (1868). Correspondant à Paris : Paul Marin, 130 rue de Rennes.
