Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Examen à Chinon

Jean d’Alençon

Le roi décida qu’elle serait examinée par des gens d’Église et délégua l’évêque de Castres (son confesseur), les évêques de Senlis, Maguelonne et Poitiers, Pierre de Versailles, Jourdan Morin, et beaucoup d’autres, qui l’interrogèrent en présence du témoin sur les raisons de sa venue. Elle répondit qu’elle était venue de la part du Roi des cieux et qu’elle avait des voix et un conseil qui lui indiquaient quoi faire (bien que de cela il ne se souvient pas). Jeanne lui confia par la suite, au cours d’un repas (ils les prenaient alors ensemble), qu’elle avait été beaucoup questionnée, mais qu’elle savait et pouvait plus de choses qu’elle n’en avait dites. Le roi entendit le rapport des examinateurs et décida qu’elle serait de nouveau interrogée à Poitiers.

Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)

A entendu dire qu’à son arrivée auprès du roi, Jeanne fut inspectée deux fois par les dame de Gaucourt et de Trêves : pour savoir si elle était un homme ou une femme, et si elle était vierge ou non ; on la trouva femme et vierge.

Simon Charles

Lorsque Jeanne arriva à Chinon, le conseil délibéra si le roi l’entendrait ou non. On l’interrogea sur l’objet de sa venue ; elle ne voulait parler qu’au roi ; mais celui-ci commanda qu’elle transmette d’abord le motif de sa mission. Elle avait deux mandats de la part du Roi des cieux : faire lever le siège d’Orléans et conduire le roi à Reims en vue de son couronnement et de son sacre. — Certains conseillers jugeaient que le roi ne devait pas avoir confiance en elle, d’autres qu’il devait au moins l’écouter, puisqu’elle se déclarait envoyée par Dieu. — Le roi décida qu’elle serait examinée par des gens d’Église ; ce qui fut fait ; et enfin, et non sans difficulté, il accepta de l’entendre.

Jean d’Aulon

La Pucelle s’entretint seule avec le roi et lui dit certaines choses secrètes (qu’il ignore). Peu après, le roi fit assembler son conseil, auquel participa le déposant, où il déclara que la Pucelle se disait envoyée par Dieu pour l’aider à recouvrer son royaume, alors occupé pour la plus grande partie par ses vieux ennemis les Anglais. Le conseil décida que la Pucelle, qui paraissait âgée de 16 ans environ, serait interrogées sur des points touchant la foi. Le roi convoqua plusieurs théologiens, juristes et autres experts, qui l’interrogèrent avec soin. Lui-même fut présent au conseil, lorsqu’ils firent leur rapport : ils affirmèrent publiquement ne voir en elle qu’une bonne chrétienne et vraie catholique, et la tenaient pour telle.

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