#Ravitaillement d’Orléans
Jean Dunois
- Enquête à Orléans (22 février 1456)
On ne trouva rien de mal en cette Pucelle. Le roi l’envoya vers Blois, en compagnie de l’archevêque de Reims, alors chancelier de France, et du sire de Gaucourt, alors grand maître de l’hôtel du roi, où se réunissaient les seigneurs qui conduisaient le ravitaillement : les maréchaux de Rais et de Boussac, l’amiral de Culant, La Hire, et Ambroise de Loré.
Raoul de Gaucourt
- Enquête à Orléans (25 février 1456)
Jeanne se rendit ensuite à Blois, où elle s’arma afin de conduire le ravitaillement à Orléans.
Simon Beaucroix
- Enquête à Paris et à Rouen (20 avril 1456)
Jeanne voulait que l’on passe par la bastille de Saint-Jean-le-Blanc, mais les hommes d’armes allèrent en un lieu entre Orléans et Jargeau où les attendaient des bateaux envoyés par les habitants d’Orléans. On y chargea le ravitaillement qui fut conduit en ville. Quant aux hommes, certains proposèrent de traverser la Loire à Blois, car il n’y avait pas de pont plus proche dans l’obéissance du roi. L’idée irrita Jeanne qui les soupçonnait de vouloir se retirer, en abandonnant une tâche inachevée. Elle ne voulut pas les suivre et avec deux cents lances environ, elle franchit l’eau en bateau et entra dans Orléans.
Le maréchal de Boussac partit de nuit chercher l’armée du roi près de Blois. Jeanne confia à d’Aulon qu’elle savait que rien de mal n’arriverait au maréchal.
Jean d’Alençon
- Enquête à Paris et à Rouen (3 mai 1456)
Le roi envoya le témoin vers la reine de Sicile, afin de préparer le ravitaillement d’Orléans ; y travaillaient déjà Ambroise de Loré et un certain Louis. Enfin, il put annoncer au roi que le ravitaillement était prêt, et qu’il ne manquait plus que l’argent ; celui-ci fit remettre l’argent nécessaire et l’on fut bientôt prêt à partir pour Orléans afin d’essayer, si possible, de faire lever le siège.
Le roi fit faire une armure à Jeanne et elle partit avec le convoi.