Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Lettres de garantie du roi d’Angleterre

Jean de Mailly

Interrogé sur ces lettres, à Cauchon et aux autres qui avaient participé au procès, où l’on indique la présence de l’évêque de Noyon, il déclare bien croire qu’il fut présent, mais ne se rappelle pas grand chose. — Sait cependant que le procès fut mené aux frais du roi d’Angleterre.

Guillaume Colles, dit Boisguillaume(second notaire du procès)

Cauchon engagea le procès en alléguant que Jeanne avait été prise dans son diocèse. S’il agit par haine ou autrement, s’en rapporte à sa conscience ; sait que tout se faisait aux frais du roi d’Angleterre et sur poursuite des Anglais, et que Cauchon et les autres obtinrent des lettres de garantie du roi d’Angleterre, car il les vit. On lui montra certaines lettres de garantie ; il reconnût le seing de Laurent Calot et confirma que c’étaient celles qu’il avait vues autrefois.

Martin Lavenu

Jeanne fut amenée à Rouen, détenue dans la prison du château, poursuivie dans un procès en matière de foi à la demande et aux frais des Anglais. Cauchon et d’autres voulurent et obtinrent des lettres de garantie du roi d’Angleterre que le témoin a bien vues entre leurs mains, signée de Laurent Calot. — Certains assesseurs venaient par crainte des Anglais, d’autres parce qu’ils leur étaient favorables.

Nicolas de Houppeville fut mis dans la prison royale pour avoir refusé de participer à ce procès.

Jeanne n’eut aucun conseiller, sauf vers la fin du procès. Nul n’aurait osé la conseiller Jeanne par crainte des Anglais. Les juges envoyèrent une fois quelques conseillers à Jeanne, ils furent brutalement repoussés par les Anglais.

Le sous-inquisiteur Lemaître, avec qui le témoin se rendait souvent au procès, avait été forcé d’y venir.

Frère Ysambard de La Pierre, compagnon du sous-inquisiteur, fut menacé d’être noyé dans la Seine pour avoir voulu une fois conseiller Jeanne.

Ne sait rien.

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