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Guido Görres (1805–1852)

Historien et poète catholique allemand.
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Chronologie

  • 1805

  • 28 mai

    Naissance de Guido Moritz Görres à Coblence, en Rhénanie française (depuis son annexion par Napoléon en 1801), fils du professeur et écrivain Joseph Görres (29 ans), alors professeur de physique au lycée de Coblence et farouche adversaire de Napoléon, et de son épouse Catherine de Lasaulx (26 ans), d’origine lorraine.

    Le couple avait déjà une fille, Sophie, née 3 ans plus tôt (6 juin 1802), une autre suivra, Marie (28 juin 1808).

  • 1815

    (10 ans)
  • 9 jun.
    Chute de Napoléon. — Les accords du congrès de Vienne intègrent cette partie de la Rhénanie au royaume de Prusse.
  • 1819

    (13 ans)
  • 1819–1825
    Exil des Görres à Strasbourg puis en Suisse, suite à la publication de l’Allemagne et la Révolution de Joseph Görres. Conversion de Joseph au catholicisme.
  • 1825

    (19 ans)
  • 1825–1829
    Guido Görres étudie l’histoire et la philosophie à l’université de Bonn.
  • 1827

    (21 ans)
  • Son père Joseph est nommé par Louis Ier de Bavière, professeur d’histoire à l’Université de Munich, où la famille s’installe. Il y rassemble progressivement un cercle de partisans qui devient un centre intellectuel du catholicisme politique.

  • 1830

    (24 ans)
  • 5 mar.

    Louis Ier fonde la Société bavaroise des bons livres catholiques (Katholischer Bücherverein für Bayern) à la demande des archevêques et évêques de Bavière, et sous l’autorité de Joseph Görres. L’idée est de contrer la progression de la presse et de la littérature irréligieuse.

  • 24 avr.
    Guido Görres obtient le prix Volney de l’Institut de France pour un travail de grammaire comparée (rédigé en latin).
  • 1831

    (25 ans)
  • Rencontre avec Léon Boré (23 ans), son futur traducteur, venu étudier à l’université de Munich.
  • Publication de son premier ouvrage, une Vie de Saint Nicolas de Flüe (Société des bons livres), annoncé comme le premier d’une série de fresques historiques mettant en évidence la providence divine dans le déroulement des événements humains.
  • 1834

    (28 ans)
  • Publication de : Die Jungfrau von Orleans : nach den gleichzeitigen Chroniken (La Pucelle d’Orléans d’après les chroniques contemporaines) de nouveau par la Société des bons livres (Ratisbonne, éd. Friedrich Pustet, 418 p., Google Books). L’ouvrage a un retentissement prolongé et international.

  • 1835

    (29 ans)
  • 1835–1839
    Görres entreprend des recherches sur Jeanne d’Arc dans les archives européennes (Vienne en 1836, Berne en 1837).
  • jan.

    Longue recension de sa Jeanne d’Arc par le père Alphonse Gratry, dans la Revue européenne (2e série, t. I, p. 149-166).

    Ce livre est du très petit nombre de ceux qui sont à la fois intéressant et doux a lire pour une âme chrétienne et un esprit philosophique. On sent à cette lecture ranimer sa foi en l’action providentielle et miraculeuse de Dieu ; on croit aux voix célestes qui parlaient à Jeanne d’Arc ; on croit que dans la nuit où elle vint au monde tous les cœurs dans son hameau furent remplis d’une joie secrète, et que les hommes se disaient : Qu’est-il donc arrivé d’heureux ? On croit que la France a pu la pressentir bien des siècles auparavant, et qu’un vieux prophète gaulois a prédit sa venue. — (Retronews.)

  • Réédition de la Jungfrau von Orleans, avec cinq illustrations (Ratisbonne, éd. Friedrich Pustet, 454 p., Google Books).

  • 1836

    (30 ans)
  • Parution à Prague de la traduction tchèque : Panna Orleanská, par Josef Václav Zimmermann (in-8 de 90 p., Google Books).

  • 1838

    (32 ans)
  • Parution à Milan de la traduction italienne : La Pulzella d’Orleans, opera tratta dagli atti del processo e dalle cronache contemporanee (404 p., Google Books), pour laquelle Görres recevra les compliment du pape Grégoire XVI en 1841.

  • Il fonde avec son collègue Georg Phillips la revue Historisch-Politischen Blätter (feuilles historiques et politiques pour l’Allemagne catholique), qui devient l’organe de référence des conservateurs catholiques allemands.

  • 1839

    (33 ans)
  • Görres se rend en France sur les traces de la Pucelle. Il passe deux jours aux archives de Dijon ; visite Domrémy (27 juillet), Vaucouleurs (les 28 et 29), séjourne plusieurs semaines à Paris où il copie lui-même de nombreux manuscrits, s’interrompt pour un voyage de 8 jours à Orléans (septembre), visite Blois, Tours, Chinon. Sur le chemin du retour à Paris il fait escale chez les Bénédictins de Solesmes.

    Le Spectateur de Dijon (6 août) relate son séjour:

    Un des historiens les plus renommés d’Allemagne, M. le docteur Guido Gorrë, de Munich, vient de passer plusieurs jours en cette ville, pour rechercher dans les archives de Bourgogne les titres relatifs aux rapports de Jeanne d’Arc avec Philippe-le-Bon. On sait que le docteur Gorrë est l’auteur de l’excellente histoire de la Pucelle. Il en préparé une nouvelle édition, et n’a voulu rien négliger pour ajouter de nouveaux documents à ce précieux livre, que la France n’eût pas dû laisser à d’autres le soin d’écrire. — (Retronews.)

  • 8 oct.
    De retour à Paris il adresse une lettre à son père dans laquelle il décrit l’importances des pièces trouvées et annonce qu’il s’apprête à les publier en Allemagne pour la honte de la France, dont c’eût été le devoir.
  • 18 déc.
    Après une escapade à Rouen à Noël, il reprend ses recherches à Paris. Dans une nouvelle lettre à son père il précise son projet et se réjouit de pouvoir publier l’intégralité des deux procès, ainsi que l’ensemble des chroniques contemporaines connues.
  • 1840

    (34 ans)
  • mar.

    Enfin il rentre à Munich, chargés de documents d’une valeur inestimable et pour beaucoup inédit, afin de s’atteler à l’écriture de son grand ouvrage. Un accord a été trouvé avec les Bénédictins de Solesme qui assureront la traduction française pendant qu’on imprimera la version allemande.

  • jun.

    Parution à Bruxelles d’une première traduction française de sa Jeanne d’Arc : Histoire de Jeanne d’Arc, dite la Pucelle d’Orléans, d’après les chroniques contemporaines (Éd. Charles-Joseph de Mat, 1 vol. in-12, 240 p.). L’ouvrage a reçu son imprimatur du vicaire-général J.-B. Pauwels le 17 juin.

    Le nom du traducteur n’est pas indiqué. Plusieurs indices laissent à penser qu’il s’agit de son ami Léon Boré, qui signera la traduction parue à Paris en 1843 (voir notre article dans le dossier).

  • aoû.

    Parution à Paris de la traduction française de sa vie Saint Nicolas de Flüe : Le bienheureux Nicolas de Flue et les confédérés à l’assemblée de Stanz (Éd. Olivier Fulgence, 1 vol. in-12, 1,60 fr., Google Books)

  • 1841

    (35 ans)
  • Ce voyage en France n’eut pas de lendemain.

    Le journalisme actif rendit Guido Görres infidèle à la Pucelle, les Bénédictins n’eurent rien à traduire, et cet immense matériel qu’avait rapporté le jeune Allemand demeura dans ses cartons. La France n’y a rien perdu, puisque, de 1841 à 1849, la publication qu’avait projetée Guido Görres nous fut donnée, d’une façon définitive, par l’impeccable érudition de Jules Quicherat ; et c’est une initiative française qui nous a fait connaître, en leur intégralité, tous les actes concernant la Pucelle. Mais l’entreprenante curiosité de Guido Görres mérite d’être retenue : il s’en fallut de peu que le texte du procès de réhabilitation de notre héroïne nationale appartînt à l’Allemagne comme une glorieuse primeur. — (Georges Goyau, Mémoires de la Société archéologique de l’Orléanais, t. 31, 1907.)

  • sep.

    Publication des chapitres sur Jeanne d’Arc de Jules Michelet (dans le tome V de son Histoire de France, Éd. Hachette, 7,50 fr.).

  • oct.

    Publication du tome I des Procès de Jules Quicherat (procès de condamnation, Éd. Jules Renouard, 9 fr). Suivront les tomes II et III (procès de réhabilitation, 1844 et 1845), tomes IV (chroniqueurs, 1847), tome V (poètes, 1849).

  • 1843

    (38 ans)
  • sep.

    Parution à Paris et à Lyon de la traduction française de sa Jeanne d’Arc par Léon Boré : Jeanne d’Arc, d’après les chroniques contemporaines (Éd. Périsse frères, 1 vol. in-8, 3 fr.).

  • 1844

    (38 ans)
  • Mariage de Görres avec la pianiste et compositeur Maria Vespermann (21 ans). Ils auront trois filles.
  • 1848

    (42 ans)
  • 29 jan.
    Joseph Görres décède à Munich.
  • 1852

    (47 ans)
  • 14 jul.
    Guido Görres décède à Munich. Sa sœur cadette Marie prendra la direction des Historisch-Politischen Blätter.
  • 1857

  • 8 mai
    Dans son Panégyrique de Jeanne d’Arc prononcé dans la cathédrale d’Orléans à la fête du 8 mai 1857 en présence de l’évêque d’Orléans Mgr Dupanloup, Mgr Gillis, vicaire apostolique d’Édimbourg cite à trois reprises la Jeanne d’Arc de Görres/Boré.
  • 1869

  • Parution d’un abrégé de la Jungfrau von Orleans, par le docteur Lorenz Lang (Reutlingen, Éd. Fleischhauer und Sohn, 62 p., Google Books).

  • 1883

  • Seconde édition de la Jungfrau von Orleans, avec une illustration d’Alexander Strähuber (Ratisbonne, éd. Georg Joseph Manz, 400 p., Google Books).

  • 1886

  • Seconde édition de la traduction de Léon Boré, sous le titre de La vie de Jeanne d’Arc, revue et corrigée par le traducteur sur la dernière édition allemande (Paris, librairie Victor Lecoffre, 414 p. Google Books).

  • 1896

  • Nouvelle édition de la Jungfrau von Orleans, avec cinq illustrations d’Alexander Strähuber (Ratisbonne, Nationale Verlagsanstalt, 394 p., Google Books).

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