Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Blois

Jean Dunois

On ne trouva rien de mal en cette Pucelle. Le roi l’envoya vers Blois, en compagnie de l’archevêque de Reims, alors chancelier de France, et du sire de Gaucourt, alors grand maître de l’hôtel du roi, où se réunissaient les seigneurs qui conduisaient le ravitaillement : les maréchaux de Rais et de Boussac, l’amiral de Culant, La Hire, et Ambroise de Loré.

Raoul de Gaucourt

Jeanne se rendit ensuite à Blois, où elle s’arma afin de conduire le ravitaillement à Orléans.

Louis de Coutes(page de Jeanne)

Jeanne fut ensuite conduite à Poitiers, puis ramenée à Tours, dans la maison d’une dénommée Lapau ; là le duc d’Alençon lui donna un cheval, que le témoin vit dans la maison de cette Lapau.

C’est à Tours qu’on lui ordonna d’être valet d’armes de Jeanne, avec un certain Raymond. Dès lors il ne la quitta plus et la servit, tant à Blois qu’à Orléans, et jusqu’à ce qu’ils fussent parvenus devant la ville de Paris.

À Tours, Jeanne reçut une armure, et du roi un état.

De Tours elle alla à Blois, avec une compagnie d’hommes d’armes du roi ; laquelle compagnie eut dès lors grande confiance en elle.

Simon Beaucroix

Était à Chinon avec Jean d’Aulon quand arriva Jeanne. Après avoir parlé avec le roi et son conseil, elle fut placée sous la garde d’Aulon. Elle l’accompagna à Blois, et de là jusqu’à Orléans, par la Sologne.

Jeanne recommanda à tous les hommes d’armes de se confesser en leur assurant que s’ils étaient en bonne condition, Dieu leur accorderait la victoire.

Le même jour les gens du roi se rendirent à Blois. Jeanne y passa deux ou trois jours et se rendit à Tours et à Loches, où l’on préparait l’assaut de Jargeau ; qui fut prise.

Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)

Ils restèrent deux ou trois jours à Blois jusqu’à ce que les vivres soient chargées sur les bateaux. Elle lui fit confectionner une bannière [en français] figurant notre Seigneur crucifié, pour rassembler les prêtres ; deux fois par jours, matin et soir, ils les rassemblait pour chanter des hymnes à la bienheureuse Vierge ; et Jeanne était avec eux.

Elle exhortait aussi les hommes d’armes à se joindre, mais ils devaient s’être confessés le jour même ; et tous les prêtres étaient prêts à confesser ceux qui le voulaient.

Jean d’Aulon

Après s’être entretint avec la Pucelle sur comment défendre de la ville et mieux accabler l’ennemi, Dunois, La Hire et les autres capitaines décidèrent qu’on irait chercher des renforts de Blois. Dunois, le témoin et d’autres capitaines s’apprêtèrent à y aller avec leurs gens. Lorsque la Pucelle apprit leur départ, elle sauta à cheval et sortit avec La Hire et des gens à elle pour tenir l’ennemi à distance. Elle fit si bien que grâce à Dieu, Dunois, lui-même et leurs gens passèrent sans encombre, malgré la grande puissance et le nombre des ennemis ; puis elle rentra dans la ville. Lorsqu’elle apprit le retour des capitaines avec le renfort, elle monta à cheval et avec ses gens, partit à leur rencontre pour leur prêter main forte au cas où. La Pucelle, Dunois, le maréchal, La Hire, le témoin et leur gens entrèrent dans la ville au vu et au su des ennemis, sans la moindre opposition.

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