#état de grâce
3 témoins :
- Jean Le Fèvre
- Jean Massieu, huissier du procès
- Guillaume Colles, dit Boisguillaume, second notaire du procès
Jean Le Fèvre
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Ne sait rien sauf ceci : comme on demandait à Jeanne si elle était dans la grâce de Dieu, le témoin présent dit que ce n’était pas une question convenant à une telle femme ; alors l’évêque de Beauvais lui répliqua : Il vaudrait mieux pour vous que vous vous taisiez.
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Les assesseurs n’avaient pas pleine liberté de s’exprimer de peur d’être mal considérés. En effet on demanda à Jeanne si elle était en état de grâce ; le témoin déclara que Jeanne n’était pas tenue de répondre à une question difficile, mais fut repris par Cauchon : Il vaudrait mieux pour vous que vous vous taisiez.
Jean Massieu(huissier du procès)
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Lorsqu’on demanda à Jeanne si elle était en état de grâce, le frère Jean Le Fèvre qui jugeait ses réponses satisfaisantes, déclara cependant qu’on la persécutait trop ; les interrogateurs lui dirent de se taire.
Guillaume Colles, dit Boisguillaume(second notaire du procès)
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Une fois on lui demanda si elle était en état de grâce. Elle répondit que c’était une grande affaire d’y répondre et finit par dire : Si j’y suis, que Dieu m’y garde ; et si je n’y suis pas, que Dieu veuille m’y mettre ! Car j’aimerais mieux mourir que de n’être pas en l’amour de Dieu.
Ceux qui l’interrogeaient furent stupéfaits et abandonnèrent l’interrogatoire. [Interrogatoire du 24 février ; il s’est poursuivi après la réponse de Jeanne (d’après le procès-verbal).]