#Visions
6 témoins :
- Pierre Miget
- Thomas de Courcelles
- Jean de Lénizeul, serviteur de Guillaume Érart
- Guillaume Manchon, principal notaire du procès
- Martin Lavenu
- Pierre Cusquel
Pierre Miget
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Il la vit répondre de manière catholique et sage sur des points touchant la foi, sauf sur les visions qu’elle disait avoir et sur lesquelles, au jugement du témoin, elle insistait trop.
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Elle répondait en catholique et avec prudence, attendu de son âge et de son état ; mais insistait trop dans les visions qu’elle prétendait avoir eues.
Thomas de Courcelles
- Enquête à Paris et à Rouen (2 avril 1456)
Ignore si des informations avaient été faites, à Rouen ou dans le lieu de naissance de Jeanne ; lui-même n’en vit pas et au premières séances [préparatoires] du procès, il n’était question que des voix, qu’elle disait avoir entendues et affirmait venir de Dieu. On lui montra le registre du procès où il est précisé qu’en sa présence furent lues certaines informations préalables [séance du 19 février 1431], déclare n’avoir aucun souvenir de les avoir jamais entendu lire. — Après avoir consulté les pièces du procès, Jean Lohier lui dit qu’on ne devait pas procéder contre Jeanne en matière de foi sans une information préalable sur la réputation.
Jean de Lénizeul(serviteur de Guillaume Érart)
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
On dit qu’ensuite elle reprit ses vêtements d’homme qu’on lui avait renvoyés en prison, mais ignore qui ou quoi l’y a poussé. Les juges se réunirent et la déclarèrent relapse, parce qu’elle avait repris ses vêtements d’homme et parce qu’elle disait que ses voix lui étaient apparues.
Guillaume Manchon(principal notaire du procès)
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Warwick, Cauchon et Loyseleur convoquèrent les deux notaires ; pour élucider la question des apparitions de Jeanne, ils avaient décidé que Loyseleur se ferait passer pour un laïc lorrain et partisan du roi de France, serait laissé seul avec Jeanne, et qu’on les écouterait en cachette depuis la pièce d’à côté. Loyseleur s’introduisit, fit semblant de donner des nouvelles du royaume puis l’interrogea sur ses révélations ; les notaires refusèrent cependant d’enregistrer ses réponses, obtenues de manière malhonnête, et qu’il faudrait la réinterroger dans les formes de justice. — Jeanne eut toujours grande confiance en ce Loyseleur ; il l’entendit plusieurs fois en confession ; et allait généralement s’entretenir avec elle avant ses interrogatoires.
Martin Lavenu
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Atteste que Jeanne soutint toujours et affirma jusqu’à la fin de sa vie que les voix entendues par elle venaient de Dieu, que toutes ses actions avaient été faites sur l’ordre de Dieu, et qu’elle ne croyait pas avoir été trompée par ces voix ; mais les révélations qu’elle avait eues venaient de Dieu.
Pierre Cusquel
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
A entendu dire que Nicolas Loiseleur faisait semblant d’être sainte Catherine et incitait Jeanne à dire ce qu’il voulait.