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Gilbert Duprez (1806–1896)

Ténor célébré pour être le premier à avoir décroché un contre-ut de poitrine, il poursuivit sa carrière musicale dans l’enseignement et la composition, dont un opéra sur Jeanne d’Arc.
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Chronologie

  • 1806

  • 6 déc.
    Naissance à Paris d’un père commerçant en vin, qui avait déjà 12 enfants (et qui en aura 23 en tout).
  • 1815

    (8 ans)
  • Par l’entremise d’une voisine de palier (rue Saint-Denis), il entre au Conservatoire.
  • 1817

    (10 ans)
  • Il est l’un des huits élèves sélectionnés pour entrer comme boursiers au nouveau Pensionnat Royal de musique religieuse, que vient de fonder l’ancien directeur de l’Opéra, Alexandre-Étienne Choron (45 ans).
  • 1820

    (13 ans)
  • 14 nov.
    Il chante pour la première fois au Théâtre-Français dans les chœurs d’Athalie.
  • 1825

    (18 ans)
  • Il donne des cours de solfège à la pension de M. Boniface, en face du théâtre de l’Odéon, et enseigne notamment au jeune Charles Gounod (~9 ans), qui le raconte dans ses mémoires :

    C’est là que je vis pour la première fois Duprez, qui devait être, un jour, le grand ténor que chacun sait... — (Mémoires d’un artiste, p. 30-31.)

    Au pensionnat, il rencontre Alexandrine Duperron, soprano de six ans son aînée, dont il tombe amoureux.

    Ce fut alors que mon père et Choron, afin de détourner mes idées d’un mariage prématuré, se décidèrent à me faire voyager et m’expédièrent en Italie. — (Souvenirs, p. 30-31.)

  • mai–sep.
    Départ pour Milan. Il passe sans le savoir une partie du voyage en compagnie du compositeur Giacomo Meyerbeer, qui ne lui révélera que bien des années plus tard.
  • nov.
    De retour à Paris il est rapidement engagé à l’Odéon (appointements de 4000 fr. par an), et débute le 3 décembre dans le rôle d’Almaviva du Barbier de Séville (trois jours avant ses 19 ans).
  • 1827

    (20 ans)
  • 27 fév.
    Mariage avec Alexandrine Duperron, à Paris. Elle le rejoint à l’Odéon où ils chantent ensemble divers pièces : Adolphe et Clara, la Dame du lac, etc.
  • 24 nov.
    Naissance de leur fille Julie, à Paris.
  • 1828

    (21 ans)
  • jun.
    La faillite de l’Odéon laisse la jeune famille sans ressource. Duprez accepte toutes les propositions, jusqu’aux cachets dans de petites salles de province. Début septembre il remplace au pied levé un ténor à l’Opéra-Comique et se voit proposer un contrat dans la foulée (appointements à 6,000 fr.).
  • 13 sep.
    Il débute à l’Opéra-Comique dans le rôle de Georges de la Dame blanche.
  • déc.
    Le théâtre, qui devait également embaucher Alexandrine se ravise et n’offre plus que 4,000 fr. Duprez refuse. La famille repart pour Milan.
  • 1829

    (22 ans)
  • Au printemps, Duprez et son épouse sont engagés au théâtre du Carcano de Milan, pour des seconds rôles (appointements de 1,200 fr. chacun) derrière Giuditta Pasta, l’une des plus grandes cantatrices du moment. Après la saison théâtrale, ils sont envoyés en tournée dans de petites villes : Como (août), Varese (octobre). Dans cette ville, ils participent à la création de l’opéra de Rossini : le Comte Ory, dont le succès leur procura de nouveaux engagements : à Novara (novembre) puis à Venise (janvier 1830).
  • 1830

    (23 ans)
  • Retour à Milan pour la reprise du Carcano (printemps). À la fin de l’été ils sont appelés à Gênes (octobre) ; puis à Bergame (décembre), où Duprez se lie avec le compositeur Gaetano Donizetti. Il y interprète entre autres l’opéra bouffe Olivo e Pasquale, pour lequel il est félicité par le célèbre ténor Giovanni Battista Rubini.
  • 1831

    (24 ans)
  • Au printemps 1831 il chante avec Alexandrine le Pirate à Turin, lorsque l’imprésario Alessandro Lanari, directeur du théâtre de Lucques, le contacte pour chanter Guillaume Tell, qu’il faisait traduire en italien. (L’opéra de Rossini avait été créé en français à Paris en 1829, puis joué en anglais à Londres en 1830). Duprez accepte un engagement (seul, car Alexandrine est enceinte) pour une saison de quatre mois, deux à Lucques et deux à Florence (appointements de 1,800 francs).
  • 17 sep.
    Création de Guillaume Tell au théâtre du Giglio, de Lucques. Duprez y fait entendre pour la première fois son fameux ut de poitrine. Grand succès.
  • 1832

    (25 ans)
  • Départ pour Florence ; représentations au théâtre de la Pergola, premier théâtre d’importance sur lequel j’abordais un rôle dramatique (Souvenirs).
  • 10 avr.
    Naissance à Florence de leur seconde fille Caroline, baptisée du nom de sa maraine, la cantatrice autrichienne Caroline Ungher.
  • 1833

    (26 ans)
  • 1833–1834
    L’association avec Lanari se prolonge, Duprez enchaîne les rôles, essentiellement à Florence. Il y rencontre le romancier Walter Scott, chez un antiquaire.
  • 17 mar.
    Création de la Parisina de Donizetti, avec Caroline Ungher. Duprez chante le rôle d’Ugo composé spécialement pour lui.
  • 1834

    (27 ans)
  • oct.
    À l’automne, la famille quitte Florence pour Naples. Duprez débute au théâtre San Carlo par la Parisiana ; le roi Ferdinand VII assiste à la première et le succès est immense.
  • 1835

    (28 ans)
  • 27 jan.
    Duprez et la Malibran, autre vedette du moment, créent à Naples l’opéra Inès de Castro de Giuseppe Persiani ; l’entousiasme du public est tel que le gouvernement publie un décret défendant aux artistes de reparaître plus d’une fois au baisser du rideau (Souvenirs).
  • mar. 1835–jan. 1837
    Pendant deux ans Duprez enchaîne les succès à Naples (où il rencontre Alexandre Dumas venu assister aux représentations en italien de sa comédie le Mari de la veuve) et dans les grandes villes d’Italie. Sa renomée franchit la frontière et en 1836 les Duprez déclinent une offre de l’Opéra-Comique (appointements de 9,000 fr. chacun) puis une autre du Grand-Théâtre de Lyon (15,000 fr. chacun). Car Duprez convoite l’Opéra de Paris. Des pourparlers s’engagent lorsque son directeur envoie le compositeur Halévy sonder ses prétentions. L’épidémie de choléra qui sévit en Italie achève de le convaincre et début 1837 les Duprez rentrent à Paris.
  • 1837

    (30 ans)
  • 3 avr.
    Mariage de son frère Édouard (33 ans) avec Colette Buino. Gilbert est à Nantes pour les noces lorsque son épouse l’avertit qu’Henri Duponchel, le directeur de l’Opéra, le cherche partout. Son ténor vedette, Adolphe Nourrit, froissé par l’engagement d’un concurrent, vient de démissionner ; il faut rentrer immédiatement.
  • 17 avr.
    Pour ses débuts sur la grande scène nationale, Duprez choisit Guillaume Tell, que les Parisiens avaient boudé lors de sa création en 1829 et qui lui valut tant de succès en Italie. Le public français, piqué d’une curiosité excitée depuis six mois par les articles des journaux se bouscule pour assister à l’événement. Pour la première fois il entend un ut de poitrine : le triomphe est total.
  • 30 avr.
    Il reprend ensuite les Huguenots de Meyerbeer, créé l’année précédente par Nourrit, et qu’il chantera lui-même plus de 80 fois ; puis Robert le diable (Meyerbeer, créé par Nourrit en 1831) et la Juive (Halévy, créé par Nourrit en 1835).
  • 1838

    (31 ans)
  • 5 mar.
    Duprez crée enfin son premier opéra à Paris : Guido et Ginevra d’Halévy.
  • 10 sep.
    Création de Benvenuto Cellini, d’Hector Berlioz.
  • 12 sep.
    Naissance de leur fils Léon, à Paris.
  • 1839

    (32 ans)
  • 7 mar.
    De Naples arrive la triste nouvelle du suicide d’Adolphe Nourrit.
  • 1er avr.
    Création du Lac des fées de Daniel Auber.
  • 1840

    (33 ans)
  • Léon Pillet remplace Henri Duponchel à la tête de l’Opéra de Paris. Amant de la cantatrice Rosine Stoltz, celle-ci se servira de son influence sur l’esprit du nouveau directeur, pour atténuer le succès de ceux ou de celles dont le talent ou la beauté lui portaient ombrage (Souvenirs).
  • 1840–1847
    Durant dix années, Duprez enchaîne les rôles et autant de succès, à Paris (ses appointements atteindront 100,000 fr.) comme en province.
  • 1842

    (35 ans)
  • avr.

    Duprez est nommé professeur de chant au Conservatoire de Paris. La même année il achète en viager l’hôtel qu’habitait le banquier et mécène espagnol Alexandre Aguado rue Turgot.

    C’était un Espagnol de ses amis, vieux et valétudinaire, qui désirait se défaire de ses propriétés à Paris pour aller mourir plus doucement sous le ciel de l’Italie. Il ne demandait qu’une somme relativement modique, payée comptant, plus une assez forte rente viagère. L’affaire paraissait belle et l’eût été réellement si le brave homme n’eût mis à mourir infiniment plus de temps qu’on n’aurait pu le prévoir. — (Souvenirs, p. 240.)

  • 1846

    (39 ans)
  • Publication de sa méthode l’Art du chant, dédiée à Rossini, et adoptée officiellement par le Conservatoire.
  • 1847

    (40 ans)
  • 26 nov.
    Création de Jérusalem, de Giuseppe Verdi ; sa dernière création.
  • 1848

    (41 ans)
  • Acquisition d’une maison de campagne dans le village de Valmondois, à 60km au Nord-Ouest de Paris.

    Dès l’année suivante j’organisai au bénéfice des pauvres de la commune un concert qui attira, en dépit de la distance, une société choisie et éminemment parisienne. Encouragé par ce résultat, je renouvelai la même chose tous les étés jusqu’en 1869, et toujours avec le même succès. — (Souvenirs, p. 244-245.)

  • 1849

    (42 ans)
  • mar.

    Ses derniers engagements arrivés à échéance, Duprez quitte l’Opéra et met un terme à sa carrière de chanteur.

    Quoique jeune encore et vigoureux, je sentais s’amoindrir cette fraîcheur de voix, cette souplesse de moyens dont j’avais joui pendant vingt ans ; des qualités de ma jeunesse, il ne me restait qu’une puissance plus grande encore, peut-être ; mais un organe plus limité, plus lourd, moins brillant, me faisait comprendre que le moment était venu pour le chanteur dramatique de céder la place au maître, au compositeur ; car j’ai toujours cru mériter ces titres, et un irrésistible penchant m’entraînait vers la composition. — (Souvenirs, p. 177.)

  • jun.
    Avec quelques-uns de ses élèves du Conservatoire, un pianiste, et son frère Édouard, il forme une petite troupe lyrique qu’il emmène se produire en Vendée et en Bretagne. L’idée d’une école pratique prend forme.
  • 1850

    (43 ans)
  • 16 jan.

    Mariage de sa fille aînée Julie (22 ans) avec Jean Gay (33 ans), architecte, en l’église Notre-Dame-de-Lorette (Paris). Dans la nombreuses assemblée se trouvaient nombre artistes dont les compositeurs Halévy et Adam.

    Duprez a donné à sa fille une dote de 100,000 fr. — (Le Nouvelliste, 28 janvier 1850.)

  • jun.
    Nouvelle tournée avec la petite troupe, augmentée de sa fille Caroline (18 ans) : Reims, Strasbourg, Mulhouse, Stuttgart, Genève, Annecy, Nancy.
  • 18 déc.
    Démission de son poste de professeur au Conservatoire. Il fonde son École spéciale de chant dans son hôtel de la rue Turgot.
  • 1851

    (44 ans)
  • 9 jan.

    Début de Caroline au théâtre des Italiens dans l’opéra Lucia di Lammermoor de Donizetti ; Duprez chante le rôle d’Edgar.

    Cette soirée des débuts de ma fille a été l’une des plus belles de ma vie. Je n’y puis encore penser sans une émotion profonde, sans une véritable reconnaissance envers ce public qui manifesta si chaleureusement ses sympathies pour le vieux talent du père, pour le talent plein d’avenir de l’enfant. — (Souvenirs, p. 202.)

    Le directeur offrira un engagement à Duprez qui le déclinera.

  • 19 nov.
    Création de son premier opéra au Grand-Théâtre de Bruxelles par sa fille Caroline, l’Abîme de la Maladetta, livret de son frère Édouard et Gustave Oppelt.
  • 1852

    (45 ans)
  • 11 mar.
    Création au Théâtre-Lyrique de son opéra Joanita, version remaniée de l’Abîme ; 18 représentations.
  • 1853

    (46 ans)
  • Duprez est nommé maire de Valmondois (fonction qu’il exercera jusqu’à son exil bruxellois de 1870).
  • 28 avr.
    Création à l’Opéra-Comique de son opéra, la Lettre au bon Dieu, livret d’Eugène Scribe et Frédéric de Courcy. Duprez retire la pièce après 5 représentations et fâche ses collaborateurs qu’il n’a pas consultés avant.
  • 1854

    (47 ans)
  • 7 avr.
    Duprez inaugure la salle de théâtre de son école par la création de son opéra Jéliotte, livret d’Édouard Duprez, Caroline en vedette.
  • 1855

    (48 ans)
  • 13 mar.

    Création à l’École-Duprez de son opéra Samson, livret d’Édouard Duprez et Alexandre Dumas. Duprez et Caroline au chant, son fils Léon à l’orgue, son futur gendre Amédée Van den Heuven au piano. C’est l’occasion de mettre en application ses réflexions théoriques sur le drame lyrique.

    Cet opéra de Samson a été, je dois le dire, mon œuvre chérie, celle où j’ai mis le plus, de mon cœur, de mon esprit, de mon temps, de moi-même enfin! — (Souvenirs, p. 216.)

  • 1856

    (49 ans)
  • 13 sep.

    Mariage de Caroline avec Amédée Van den Heuven en l’église Notre-Dame-de-Lorette.

    Par la double illustration de son nom, par sa position brillante, Mlle Duprez pouvait ne se refuser aucune satisfaction de vanité : toute ambition lui était permise ; elle a donné ce rare exemple d’esprit de se marier selon son cœur ; elle aurait pu épouser une altesse russe, un marquis français, un millionnaire éclatant : elle a choisi un simple accompagnateur d’Opéra. [...] M. et Mme Duprez n’ont voulu soumettre qu’à une seule épreuve cette affection si intelligente mais si hardie dans son choix, l’épreuve du temps ; on a fixé un délai ; le délai expiré, Mlle Duprez s’est retrouvée la même, calme et décidée. Il y a avait justement du monde chez M. Duprez ; M. Van den Heuven s’y trouvait. Mme Duprez, avec toute la bonne grace possible a pris M. Van den Heuvent par la main, et l’a présenté à ses hôtes comme son gendre. — (La Presse, 4 août 1856.)

  • 1859

    (52 ans)
  • 30 jan.
    Création à l’École-Duprez de son opéra Jeanne d’Arc, livret d’Édouard Duprez et Joseph Méry. L’opéra ne fait alors qu’un acte.
  • 1860

    (53 ans)
  • 22 avr.
    Deuxième représentation de Jeanne d’Arc à l’École-Duprez.
  • 1862

    (55 ans)
  • 20 mai

    Mariage de Léon (23 ans) avec Margueritte Tinel (21 ans), en l’église Saint-Roch, à Paris.

    Pendant la cérémonie, qui avait attiré une nombreuse assistance, M. Auguste Durand, organiste du grand orgue, a exécuté les improvisation les plus brillantes. — (Menestrel, 25 mai 1862.)

  • 1863

    (56 ans)
  • Duprez propose sa Jeanne d’Arc au Théâtre-Lyrique : son directeur Léon Carvalho n’engage (selon lui) des pourparlers que pour faciliter ses négociations avec Berlioz dont il cherche à monter les Troyens. Il s’adresse ensuite à l’Opéra, dont l’ancien directeur Alphonse Royer s’était montré favorable au projet : mais son remplaçant Émile Perrin s’excuse au motif qu’il s’est déjà engagé à faire jouer la Jeanne d’Arc d’Auguste Mermet (qui ne sera finalement créée qu’en 1876).
  • 1864

    (57 ans)
  • 9 mar.

    À l’issue d’un grand dîner officiel, l’Impératrice Eugénie offrit à ses invités une représenation du Guignol de Duprez, un spectacle de marionnettes lyriques créé par Duprez pour ses enfants, avec des décors somptueux et dont la réputation avait largement débordé du cadre familliale.

    Le comte Bacciocchi me déclara que jamais on ne s’était tant amusé à la cour ; il est de fait que ce fut quelque chose d’extraordinaire. Parmi tous ces grands personnages, dont quelques-uns fort graves, le nonce du pape, entre autres, toute espèce de sérieux ou de dignité disparut… On se roulait, on se tenait les côtes. — (Souvenirs, p. 254.)

    Le Monde illustré, 19 mars 1864.
  • 1865

    (58 ans)
  • jul.
    Duprez entre en contact avec Moïse Millaud et Alfred Massue, respectivement instigateur et directeur du Grand-Théâtre-Parisien qui vient d’ouvrir au printemps. Il est décidé d’y fonder le Grand-Opéra-Populaire avec comme première œuvre son opéra de Jeanne d’Arc.
  • 14 aoû.
    Il est fait chevalier de la Légion-d’honneur (comme professeur de chant et non comme chanteur), en même temps qu’Auguste Mermet.
  • 12 oct.
    Première de Jeanne d’Arc, dont le livret a été revu par Joseph Méry. La représentation est interrompue suite à l’extinction de voix de Mlle Brunetti, la chanteuse principale. Une seconde première est donnée le 24.
  • 16 déc.
    Seizième et dernière représentation de Jeanne d’Arc, réussite théâtrale mais échec financier.
  • 1866

    (59 ans)
  • 5 fév.
    Caroline (33 ans) crée son dernier opéra, Fior d’Aliza de Victor Massé, à l’Opéra-Comique. De santé fragile et atteinte par la tuberculose, elle se retire de la scène peu après.
  • 1868

    (61 ans)
  • 28 mar.
    Création au Cirque de l’Impératrice de son oratorio, le Jugement dernier, dont il a également écrit le livret.
  • 1870

    (63 ans)
  • jun.
    La guerre et l’avancée des troupes allemandes poussent les Duprez à quitter Valmondois. Le couple s’installe à Bruxelles. Sollicité par de de jeunes chanteurs, Duprez y ouvre une seconde école de chant.
  • 1872

    (65 ans)
  • 29 fév.

    Décès d’Alexandrine à Bruxelles. Duprez regagne Paris où il confie la direction de l’école à son fils Léon.

    Le 27 février 1872, je vis s’éteindre la compagne de ma vie, après quarante-cinq ans de bonheur commun. Alors que rien ne faisait prévoir sa fin prochaine, elle fut atteinte d’une pneumonie et enlevée en quelques jours. — (Souvenirs, p. 271.)

  • 1873

    (66 ans)
  • sep.
    Publication de la Mélodie, seconde partie de son ouvrage l’Art du chant (1846).
  • 1875

    (68 ans)
  • 17 avr.
    Décès de Caroline à Pau, à l’âge de 43 ans.
  • 1877

    (70 ans)
  • jun.
    Représentation au théâtre Ventadour de son dernier opéra, la Pazza della regina (la folie de la reine), par ses élèves. L’œuvre fut annoncée comme celle d’un mystérieux Carlo Soresi, élève de Donizetti, mort depuis trente ans mais dont la partition venait d’être retrouvée.
  • 1880

    (73 ans)
  • 30 mar.
    Parution de son autobiographie chez Calmann Lévy : Souvenirs d’un chanteur.
  • 1896

    (89 ans)
  • 23 sep.
    Décès à son domicile parisien, 119 rue de la Tour. Il est inhumé au cimetière de Montmartre.
  • 1915

  • 18 avr.
    Décès de Julie à Paris, à l’âge de 87 ans.
  • 1928

  • 26 aoû.
    Décès de Léon à Valmondois, à l’âge de 90 ans.

Images (2)

[1865]

Caricatures. Mermet, Duprez et leurs opéras Jeanne d’Arc concurrents.

Par : Cham

(Le Charivari, 22 oct. 1865)

[1865]

Caricatures. Mermet, Duprez et leurs opéras Jeanne d’Arc concurrents.

Par : Cham

(Le Charivari, 22 oct. 1865)

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