Réhabilitation

Jean Gerson (1363–1429)

L’un des plus éminents théologiens de son époque, il vécut assez pour apprendre la venue de Jeanne d’Arc et la libération d’Orléans. À cette occasion il composa un traité en faveur de sa mission divine, qui fut inséré au procès de réhabilitation.
Œuvre en ligne
À lire

Références

  • Louis-Ellies Du Pin (1657-1719), Œuvres complètes de Jean Gerson, 1706

    Joannis Gersonii, Doctoris theologi et Cancellarii Parisiensis, Opera Omnia, Novo ordine digesta, et in V. Tomos distributa. (Œuvres complètes de Jean Gerson, docteur en théologie et chancelier de Paris, classées dans un nouvel ordre et réparties en cinq volumes.)

    Les cinq tomes en ligne (Google) :

    Dans le tome IV, Du Pin a réuni deux écrits sur la Pucelle, issus du manuscrit Saint-Victor 699 (actuel Français 23135), mais qu’il considère comme faussement attribués à Gerson. Cependant, si le premier est l’œuvre de Henri de Gorkum (Gorckheim), le second est bel et bien le traité authentique de Gerson.

    Traité de Henri de Gorkum, Opera, t. IV, col. 859, Google, Google

    Opus quoddam collativum de quadam puella que olim in Francia equitavit ; cujus editio magistro Johanni de Gerson ascribitur : sed magis apparet stylus magistri Henrici de Gorckheim. Non est Gersonii. (Ad eumd. Ms. Cod. // Ad. Ms. Cod. Vict. 699.)

    Œuvre collective au sujet d’une pucelle qui autrefois chevauchait en France, dont l’édition est attribuée à maître Jean Gerson, mais dont le style semble davantage appartenir à maître Henri de Gorkum. Gerson n’en est pas l’auteur. (D’après le même manuscrit // ms. Saint-Victor 699.)

    Traité de Jean Gerson sur la Pucelle, Opera, t. IV, col. 864, Google, Google

    Aliud opus compilatum a magistro Joanne de Gerson : De mirabili victoria cujusdam Puellæ de postfœtantes receptæ in ducem belli exercitus regis Francorum contra Anglicos. Etiam Gersonio perperam ascriptum. (Ad eumd. Ms. Cod. // Ad. Ms. Cod. Vict. 699.)

    Une autre œuvre compilée par maître Jean Gerson : De la merveilleuse victoire d’une certaine Pucelle, qui de sa basse condition est devenue chef de guerre de l’armée du roi de France contre les Anglais. Également attribuée à tort à Gerson. (D’après le même manuscrit // ms. Saint-Victor 699.)

    Traité de Jean Gerson sur le discernement en matière d’apparitions, Opera, t. I, col. 43-49, Google, Google

    Tractatus Joannis Gersonii Doctoris & Cancellarii Parisiensis, de Distinctione verarum visionum a falsis. Extractus ad MSS. Victorin. 285. 180. & Navarricum unum.

    Traité de Jean Gerson, docteur et chancelier de l’Université de Paris, sur la distinction entre les visions et révélations véritables et les fausses. Extrait des manuscrits Saint-Victor n°285, 180 et de Navarre.

    Gerson y propose cinq signes permettant de distinguer les visions, qui sont résumés dans la présentation des documents en tête d’ouvrage, Opera, t. I, p. 99, Google, Google

    De Distinctione verarum visionum & revelationum a falsis. Quo autem pacto speciatim veræ visiones a falsis distinguantur, docet Gersonius peculiari Libello, in quo sequentia tradit signa, quæ apud ipsum fusius explicata invenies. 1° Primum est humilitas. 2° Secundum signum revelationis, est difcretio, quæ dat flexibilitatem, intellige promptitudinem ad credendum consilio, quæ est humilitatis filia. 3° Tertium signum, est patientia, quæ dat durabilitatem, dum per ignem tribulationis examinatur, & dum per contumelias & probra pulsatur. 4° Quartum signum, est veritas, quæ dat configurationem & inscriptionem legitimam. 5° Quintum signum, est Charitas, seu divinus amor : sed non usquequaque statim sufficiens est, propter sophisticum & fucatum colorem dilectionis.

    Sur la distinction entre les visions et révélations véritables et les fausses. Dans un traité à part, Gerson explique comment distinguer les vraies visions des fausses ; il propose les signes suivants, lesquels seront développés plus en détail dans le texte.

    1. Le premier est l’humilité.
    2. Le deuxième signe d’une révélation est la discrétion, qui apporte de la souplesse, c’est-à-dire une promptitude à croire le conseil, laquelle est fille de l’humilité.
    3. Le troisième signe est la patience, qui confère de l’endurance lorsqu’une personne est mise à l’épreuve par le feu de la tribulation et frappée par les outrages et les injures.
    4. Le quatrième signe est la vérité, qui garantit une conformité et une inscription légitime [dans l’Écriture Sainte].
    5. Le cinquième signe est la charité, ou l’amour divin, mais cela ne suffit pas toujours immédiatement, en raison de la couleur trompeuse et factice de certaines affections.
  • Ayroles: Vraie Jeanne d’Arc, t. I, 1890, p. 20 et suiv. : notice sur Gerson, plan et traduction du traité.

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