P. Marin  : Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste (1889-1890)

Dossier : Biographie de Paul Marin

Notice biographique

Paul Marin
(1850-1915)

Victor Auguste Marie Dieudonné Paul Marin naît à Provins le 19 mai 1850 dans une famille de notables, son père est l’architecte de la ville, son oncle le précédent maire1. Il intègre l’École Polytechnique (promotion 1870) et participe en tant qu’élève à la campagne de 18702. Deux ans plus tard, il sort et choisit alors de servir dans l’Artillerie et part se perfectionner pendant deux années à l’École d’Application de Fontainebleau3. En avril 1878 il est nommé capitaine au 16e régiment d’artillerie, à l’École Centrale de Pyrotechnie de Bourges, ville dans laquelle se sont implantés de grands établissements militaires. Le 16 décembre de la même année il épouse à Paris, Louise Henriette Lévesque, de huit ans sa cadette4.

Il est commandant de la 5e batterie du 37e régiment d’artillerie lorsqu’il démissionne de l’armée pour se lancer dans une carrière littéraire. En 1883 il avait déjà fait paraître les Chemins de fer stratégiques. Les Marin quittent Bourges et s’installent à Paris. En 1889 sort Français et Russes vis-à-vis la Triple-Alliance ; il signe désormais : le capitaine Marin. Suivent ses quatre volumes sur Jeanne d’Arc (Étude sur l’art militaire dans la première partie du XVe siècle, Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste), très bien accueillis par la critique et qui lui assurent une certaine renommée. Il reçoit entre autres prix celui de la Société des gens de lettres, dont il est membre, et celui de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Invité le 27 février 1891 à Gênes par la Société des Lectures scientifiques (Società di Letture e Conversazioni Scientifiche) pour présenter son ouvrage, sa conférence joliment encensée5, donne lieu à un nouvel opuscule : La Mission de Jeanne d’Arc (1891), auquel l’historien Siméon Luce rendra hommage6.

Ses recherches sur Jeanne le conduisent à s’intéresser au surnaturel, auquel il consacre plusieurs ouvrages les années suivantes, sous le pseudonyme de U. N. Badaud : La magie au XIXe siècle, Les Thaumaturges et les médiums du XIXe siècle (1891), Thomas Martin de Gallardon, les Stigmatisée (1892). Il s’est noué d’amitié avec Anatole France, autre grand passionné de Jeanne d’Arc, et lui dédie plusieurs de ces derniers livres.

En 1893 il rejoint la rédaction de l’Univers, quotidien catholique d’Eugène Veuillot, et collabore à la Libre Parole d’Édouard Drumont (avec qui il rompra au moment de l’affaire Dreyfus). Comme eux il est membre de la Corporation des publicistes chrétiens7. De 1893 à 1898 il écrit plusieurs articles militaires pour la Grande Encyclopédie Encyclopédie de Ferdinand-Camille Dreyfus et Marcellin Berthelot (tomes 18 à 23). Il dirige un temps l’Avenir militaire (journal des armées de terre et de mer et de l’Armée coloniale) avant son absorption par la France militaire en 1900.

Lorsqu’éclate l’affaire Dreyfus, il se range parmi les dreyfusards et défend vigoureusement la thèse de l’innocence ; entre autres dans les douze volumes de son Histoire documentaire de l’Affaire Dreyfus (1897-1902). L’un deux (le 5e volet sur le lieutenant-colonel du Paty de Clam) lui vaudra à l’été 1899 d’être provoqué en duel par Jules Guérin, un ancien collègue de la Libre Parole, lequel s’y était senti visé et injurié. Guérin, qui allait bientôt se barricader dans son fort Chabrol, envoya ses témoins qui se présentèrent chez l’éditeur de Marin, Pierre-Victor Stock. Celui-ci, ne constatant pas l’offense, rejeta le duel.

Paul Marin s’intéresse à la politique étrangère (il est correspondant à Paris du Courrier de Genève8), en particulier à l’Amérique latine. On le retrouve en 1905 en Bolivie, au côté du colonel Sever, lequel avait été appelé par le président Ismael Montes pour réorganiser l’armée bolivienne. Les années suivantes il publie quelques ouvrages consacrés à la situation argentine.

Il meurt dans sa 65e année le 23 février 1915, dans son domicile parisien du 68 rue la Condamine, dans le 17e arrondissement.

Bibliographie
thématique

Jeanne d’Arc

  • Le Génie militaire de Jeanne d’Arc : le siège de Paris en 1429 (1889), article paru dans la Grande revue de Paris et Saint-Pétersbourg du 10 janvier 1889, p. 140-160. Le lire en ligne : Gallica
  • Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste (1889-1890), 4. vol. in-12, Paris, Baudoin.
  • La Mission de Jeanne d’Arc (1891), 1. vol. in-8°, Paris, Baudoin : résumé d’une conférence faite au Palais della Casa de Gênes le 27 février 1891.
  • Jeanne d’Arc et ses récents historiens (1897), 1 vol. in-16 (183 p.), Paris, Baudoin : étude critique des dix-huit principaux ouvrages historiques relatifs à la Pucelle publiés dans ces dernières années.

Militaire

  • L’Armée (1877).
  • Les chemins de fer stratégiques (1883), 1 vol. in-12.
  • Méthodes de tir de l’artillerie (1888), publication de la Réunion des officiers.
  • Français et Russes vis-à-vis la Triple-Alliance : l’équilibre européen à la fin du XIXe siècle (1889), 1 vol. in-12, Paris, Baudoin.
  • Bulgares et russes vis-à-vis la Triple Alliance : autour des dépouilles de l’Empire Ottoman (1891), 1 vol. in-12 (348 p.), Paris, Baudoin.
  • Que deviendront les colonies françaises dans l’éventualité d’un conflit franco-russe avec la Triple-Alliance ? (1891), 1 vol. in-12, Paris, Baudoin.

Surnaturel

  • Coup d’œil sur la magie au XIXe siècle (1891), 1 vol. in-12, Paris, Dentu (sous le pseudonyme U. N. Badaud).
  • Coup d’œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siècle (1891), 1 vol. in-12, Paris, Dentu (sous le pseudonyme U. N. Badaud).
  • Thomas Martin de Gallardon (1892), série : les médiums et thaumaturges du XIXe siècle ; 1 vol. in-12, Paris, Carré.
  • Les Stigmatisées (1892), série : les médiums et thaumaturges du XIXe siècle ; 1 vol. in-12, Flammarion.

Études sociales

  • Coup d’œil sur les œuvres et l’initiative privée à Genève (1894), 1 vol. in-16, Paris, Guillaumin.

Affaire Dreyfus

  • Histoire populaire de l’affaire Dreyfus (1898), 1 vol. (369 p.), Paris, Stock, in-8.
  • Histoire documentaire de l’Affaire Dreyfus (1897-1902), 11 vol., Paris, Stock :
    1. Dreyfus ? (1897)
    2. Esterhazy ? (1898)
    3. Le lieutenant-colonel Picquart ? (1898)
    4. Le capitaine Lebrun-Renault ? (1899)
    5. Le lieutenant-colonel du Paty de Clam ? (1899)
    6. Le lieutenant-colonel Henry ? (1899)
    7. Rochefort ? (1899)
    8. Drumont ? (1899)
    9. Quesnay de Beaurepaire ? (1899)
    10. Félix Faure ? (1900)
    11. Déroulède ? (1902)
  • Le Général de la Girennerie et le colonel Allaire (1899), 1 vol. in-8° (50 p.), Paris, Stock.
  • Menteur immonde (1900), 1 vol. (36 p.), Paris, Stock.

Diplomatie

  • Contre l’arbitrage des souverains, 1 vol. in-8°, Daragon : sur la révolution radicale argentine de 1905.
  • L’arbitrage argentin, 1 vol. in-8°, Daragon.
  • Une grosse mystification : la mission Créqui-Montfort et M. Gabriel Hanotaux, président du Comité France-Amérique (1911), 1 vol. (72 p.), Paris, Daragon.

Notes

  1. [1]

    La ville de Provins gardera un souvenir ému de son ancien maire, comme en témoigne cette requête publique afin que Paul Marin fît don au musée de la ville d’un buste en marbre de Louis-Victor sculpté par Adam Salomon.

    Feuille de Provins, 24 avril 1880, p. 2/4, Retronews :

    Il existe ici, en plusieurs maisons particulières, des bustes de M. Victor Marin, qui fut maire de la ville de Provins en 1849 ; c’était un homme loyal et bon, dont la popularité n’est pas encore éteinte aujourd’hui, car on parle souvent des bienfaits de son administration.

    Rien, ni au musée, ni à la mairie ne rappelle le souvenir de ce citoyen dévoué ; nous pensons qu’il suffirait d’une sollicitation de l’administration auprès d’un des possesseurs, pour qu’un de ces bustes qui sont l’œuvre d’un artiste connu, Adam Salomon, vienne prendre place à côté des images de MM. Michelin, Opoix, d’Aligre, Victor Garnier, Allou, Bourquelot, Du Sommerard, etc., qui décorent notre salle de bibliothèque.

    Il y a même, en dépôt, un exemplaire en marbre qui doit appartenir à M. Paul Marin, capitaine d’artillerie, lequel, croyons-nous, en faveur de sa destination, consentirait volontiers à l’offrir à la ville de Provins, dont il est originaire.

    Feuille de Provins, 1er mai 1880, p. 2/4, Retronews :

    C’est avec plaisir que nous apprenons aux Provinois que notre compatriote, M. Paul Marin, capitaine d’artillerie à Bourges, répondant au vœu que nous manifestions samedi dernier, vient d’offrir spontanément, à la ville de Provins, le buste en marbre de son grand onlce, M. Louis-Victor Marin, ancien maire, pour être placé dans le grand salon de notre Musée qui sera prochainement installé à la villa léguée par M. Garnier.

    En attendant que le conseil municipal se réunisse pour la session de mai et rédige l’acte d’acceptation avec vote de reconnaissance, l’Administration s’st empressée d’adresser à M. Paul Marin une lettre de remerciements et de félicitations pour son désintéressement en faveur de notre Musée qui s’enrichit de jour en jour.

    Le buste est à nouveau mentionné dans la notice sur Paul Marin dans l’Histoire générale illustrée des départements (1911), Gallica :

    Marin (Paul), historien est né à Provins en 1850 le 19 mai.

    Ancien officier sorti de Polytechnique fit paraître des ouvrages militaires très remarqués ; puis des ouvrages sur la politique contemporaine, sur la magie au XIXe siècle, etc.

    On lui doit notamment : Méthodes de tir de l’artillerie ; publication de la Réunion des officiers, 1888. Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste ; 4 volumes, 1889. Le siège de Paris en 1429. (Grande Revue de Paris et Saint-Pétersbourg). L’Armée ; par un ancien élève de l’École polytechnique, 1877.

    M. Paul Marin est le neveu de M. Louis-Victor Marin, décédé maire de Provins en 1848, dont le buste en marbre, œuvre du sculpteur Adam Salomon, est un des plus beaux ornements du musée de la ville de Provins.

  2. [2]

    Sa notice dans l’annuaire de l’École polytechnique (à noter une erreur sur l’année de décès, 1923 au lieu de 1915), Source :

    • Marin, Victor Auguste Marie Dieudonné Paul (X 1870 ; 1850-1923)
    • Il fit la campagne de 1870, étant élève à l’EP ; capitaine, il fut un temps à l’École de pyrotechnie de Bourges, puis démissionna. Écrivain de mérite, il publia un certain nombre de volumes sur l’histoire militaire, la politique étrangère : les chemins de fer stratégiques (1883) L’art militaire dans la première partie du XVe siècle en 4 vol. (1889-1890), L’équilibre européen à la fin du XIXe siècle. Lors de la révision du procès Dreyfus, il écrivit d’une plume alerte et impartiale les premiers épisodes Esterhazy ? (1898) Le capitaine Lebrun-Renault (1899). Membre de la société des gens de lettres. — Refer. : J. Taveau (X 1930).
    • État civil : Naissance : 1850, le 19, 05 : Provins (Seine-et-Marne) ; mort en 1923.
    • Orphelin (2)
    • Tuteur : Amy — Père : Jean Antoine - lib. Profession : Architecte C.INSEE(3c) — Mère : Bourdieu, Philippa Élisabeth.
    • Adresse : : Provins (Seine-et-Marne).
    • Description physique : Cheveux blonds - Front moyen - Nez aquilin - Yeux bleus - Bouche moyenne - Menton rond - Visage ovale - Taille 181.
    • Scolarité : EXAMEN : Paris — CLASST : 093 — PASSAGE : 132e en 1871 sur 145 élèves — SORT : 140e en 1872 sur 141 élèves. — CORPS : A. — 72e en 1872 sur 72 élèves.
    • Rens. situa. : Col. A. - Membre Société des gens de lettres.
  3. [3]

    En 1874, un document judiciaire nous apprends que Paul Marin est sous-lieutenant d’artillerie en garnison à Fontainebleau.

    • Feuille de Provins, 5 décembre 1874, p. 3/4, Retronews :
    • Feuille de Provins, 12 décembre 1874, p. 3/4, Retronews.
  4. [4]

    Louise-Henriette Marin, née Lévesque (Passy, 17 janvier 1858, Paris 12e, 19 août 1937, Archives 12D 388, p. 9/31). Le mariage est célébré le 16 décembre 1878 à Paris 5e, Archives V4E 3057, p. 12/31.

    Le couple a plusieurs enfants :

    • Victor Marie Henri (Bourges, 2 février 1881-1881)
      Paul Marin est donné Capitaine d’artillerie, domicilié à Bourges, 20 rue du du vieux Poirier, 3E 4658, 45/485.
    • Henri Marie Paul (Bourges, 12 juillet 1883)
      Paul Marin est donné Capitaine à l’école centrale de pyrotechnie, domicilié à Bourges rue de Strasbourg, 3E 4869, 244/489.
    • Antoine Emmanuel Marie Xavier (Bourges, 29 août 1884)
      Paul Marin est donné Capitaine du 37e régiment, domicilié à Bourges, rue Béthune Charost 3E 4872, 325/520.
    • Élisabeth Paule Louise Marie Madeleine (Bourges, 30 octobre 1885)
      Paul Marin est donné Capitaine, domicilié à Bourges, rue de Strasbourg, 3E 4875, 377/492. Elle épouse Joseph Thirion le 31 octobre 1908 à Paris 4e.
    • Louis Marie Antoine Emmanuel (Bourges, 11 juin 1887 - Paris 8e, 21 août 1889)
      Sur l’acte de naissance, les parents sont domiciliés à Bourges, rue de Strasbourg, 3E 4881, 227/479 ; sur celui de décès, les parents sont domiciliés à Paris, avenue d’Antin, V4E 6146, p. 11/31.
    • Victor-Paul (décédé en 1929).

    Henri et Emmanuel sont enterrés au cimetière des Capucins de Bourges, Geneanet.

    Domiciles des Marin :

    • Au 2 février 1881 : Bourges, 20 rue du du vieux Poirier.
    • Au 29 août 1884 : Bourges, rue Béthune Charost.
    • Au 11 juin 1887 : Bourges, rue de Strasbourg.
    • Au 22 août 1889 : Paris 8e, 5 avenue d’Antin.
    • Au 28 septembre 1889 : Bourges (préface de Français et Russes vis-à-vis la triple alliance).
    • Au 1er juillet 1893 : Paris 6e, 50 rue Jacob, Paris.
    • Au 29 décembre 1897 : Paris 6e, 130 rue de Rennes.
    • En 1909 : Paris 6e, 130 rue de Rennes.
    • Au 23 février 1915: Paris 17e, 68 rue la Condamine.
  5. [5]

    L’Indépendant du Cher, 7 mars 1891 p. 2/4, Retronews :

    Jeanne d’Arc à Gênes.

    Nous disions récemment que notre compatriote, M. Paul Marin avait fait à Gênes, une conférence fort goûtée sur l’héroïne de Vaucouleurs.

    Le Petit Niçois nous apporte aujourd’hui, à ce sujet, les renseignements ci-dessus :

    La soirée de vendredi a été marquée par une conférence des plus intéressantes sur Jeanne d’Arc. M. Paul Marin, qui prononçait cette conférence en français, est l’auteur de l’ouvrage historique : Jeanne d’Arc, tacticien et stratégiste, dont les quatre volumes ont été récompensés récemment par l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres.

    Les membres les plus éminents de l’Université de Gênes, les officiers supérieurs de la garnison et la plus grande partie de la colonie française ont chaleureusement applaudi le récit de la mission de Jeanne d’Arc, que M. Paul Marin a présenté à son auditoire. Cette soirée comptera parmi les plus appréciés qu’ait offertes la Société des Lectures scientifiques dans les salons du palais Della Casa.

    Le conférencier a été particulièrement félicité par les professeurs de l’Université qui ont prisé très fort la méthode par laquelle il a fixé l’importance de la mission de la Pucelle d’Orléans.

    Voilà qui fait grand honneur à M. Paul Marin, et nous sommes heureux de l’en féliciter à nouveau !

  6. [6]

    Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres pendant l’année 1891, séance du 12 juin :

    M.Siméon Luce a la parole pour deux hommages :

    Je suis chargé par l’auteur, M. Paul Marin, bien connu par ses publications antérieures sur Jeanne d’Arc stratégiste, de déposer sur le bureau de l’Académie une brochure intitulée : La mission de Jeanne d’Arc (Gênes, 1891, in-16 ) ; cette brochure est le résumé d’une conférence faite à Gênes le 27 février dernier à la Société des lectures et conférences scientifiques. L’auteur s’efforce d’expliquer les apparitions de l’archange Michel, des saintes Marguerite et Catherine à la Pucelle, en les rapprochant de certaines expériences faites en Angleterre de 1872 à 1874 par M. William Crookes. Le travail de M. Marin, par ce côté du moins,nous échappe complètement et relève des deux sections de physique et de médecine de l’Académie des sciences.

  7. [7]

    Annuaire de l’Union fraternelle du commerce et de l’industrie (1893), p. XXXII à XXXVI, Gallica :

    Corporation des publicistes chrétiens.

    Association d’écrivains, spécialement de journalistes, formés dans un double but de défense religieuse et d’aide mutuelle. […] Liste des membres au 1er juillet 1893. […] Ed. Drumont, 157 bis, rue de l’Université, Paris. […] Eugène Veuillot, directeur de l’Univers, Paris. […] Capitaine Paul Marin ([membre depuis] 1892), 50 rue Jacob, Paris.

  8. [8]

    Annuaire de la presse française et étrangère et du monde politique (1909), p. 1238, Gallica :

    Courrier de Genève (le). Quotidien (1868). Correspondant à Paris : Paul Marin, 130 rue de Rennes.

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