Réhabilitation

Martin Berruyer (~1380–1465)

Docteur en droit, conseiller et ambassadeur de Charles VII, puis évêque du Mans, il rédigea un mémoire sur Jeanne d’Arc à la demande des juges de la Réhabilitation.
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Chronologie

  • ~1380

  • Naissance dans une riche famille de Touraine.

    Sa date de naissance n’est pas connue ; nous l’avons estimée d’après la date où on le retrouve licencié en droit (1413), et l’âge auquel des contemporains accédaient au même grade : Jacques Gélu (~31 ans), Robert Ciboule (34 ans).

  • ~1395

    (15 ans)
  • Berruyer étudie à Orléans puis à l’Université de Paris où il se lie d’amitié avec Jean de Mailly, futur évêque de Noyon, issue d’une illustre famille d’Artois/Picardie.

    Jean de Mailly devra son évêché de Noyon (1425) au duc de Bourgogne ; il sera assesseur au procès de condamnation de Jeanne d’Arc (1431) puis témoin au procès de réhabilitation (1456).

  • 1413

    (33 ans)
  • Il obtint sa licence de droit et commence à professer à la Faculté des arts (Jean de Mailly avait obtenu sa licence en 1411). Il sera également maître au Collège de Navarre.
  • 1422

    (42 ans)
  • Son protecteur, Philippe de Coëtquis lui fait obtenir plusieurs bénéfices ecclésiastiques. En 1422 on le retrouve chanoine du Mans.

    Philippe de Coëtquis, fidèle de Charles VII, succèdera à Jacques Gélu à l’archevêché de Tours en 1427.

  • 1431

    (51 ans)
  • Berruyer accompagne Coëtquis en ambassade à Rome.
  • 1432

    (52 ans)
  • Ambassade à Bâle.

    Il se rend au concile qui vient de s’ouvrir à Bâle, en tant que représentant de l’évêque du Mans, Jean d’Hierray.

  • 1433

    (53 ans)
  • 1433–1434

    Ambassade auprès des Hussites.

    Remarqué par les les Pères du concile il est député vers les hérétiques de Bohême (hussites). À Prague, il prononce une prédication qui marque les esprits.

  • 1437

    (57 ans)
  • 24 nov.
    Il est élu doyen du chapitre de la cathédrale de Tours.
  • 1438

    (58 ans)
  • déc.

    Seconde ambassade à Bâle.

    Schisme du concile de Bâle : Début 1438, le pape Eugène IV entrait en conflit avec les pères de Bâles et transférait le concile à Ferrare (puis à Florence à cause de la peste). Ne restèrent à Bâle que les partisans de la supériorité du concile sur le pape qui, de moins en moins nombreux, s’apprêtaient à déposer Eugène (25 juin 1439) pour élire l’antipape Félix V (le duc Amédée de Savoie, le 30 octobre).

    Charles VII promulgue la Pragmatique Sanction (7 juillet) et envoie un message de conciliation aux pères du Concile (paraissant ainsi pencher en leur faveur contre le pape Eugène). Berruyer accompagne Robert Ciboule et Coëtquis qui arrivent à Bâle en décembre.

  • 1439

    (59 ans)
  • jul.

    Ambassade à Florence.

    Charles VII, qui souhaite éviter le schisme, envoie Robert Ciboule auprès d’Eugène IV ; Berruyer l’accompagne à nouveau. Le 8 juillet ils écrivent de Lyon, le 8 août de Florence. Ciboule est reçu par le pape et lui exprime l’attachement du roi.

  • 1449

    (69 ans)
  • Évêque du Mans.

    À la mort de Jean d’Hyerray, le chapitre élit Berruyer pour lui succéder. Le pape Nicolas V ratifie l’élection par une bulle (7 avril), où Berruyer est qualifié de bachelier et conseiller de Charles VII. Une seconde bulle (17 avril) l’autorisait à choisir son consécrateur : ce sera son métropolitain l’archevêque de Tours, Philippe de Coëtquis (15 août).

  • 1455

    (75 ans)
  • 7 nov. 1455–7 jul. 1456

    Réhabilitation de Jeanne d’Arc.

    Après avoir reçu le mandat de Calixte III à Notre-Dame de Paris les 7 et 17 novembre 1455, les juges ouvrent l’examen du procès à Rouen le 12 décembre.

    Sollicité par les juges, Berruyer rédige un mémoire qu’il achève le 7 avril 1456.

    Le 7 juillet 1456 dans la cathédrale de Rouen, après 8 mois de procédure, l’archevêque de Reims déclare la nullité du procès de condamnation de Jeanne et sa réhabilitation.

  • 1465

    (85 ans)
  • 11 jan.
    Martin Berruyer résigne son siège épiscopale.
  • 24 jul.
    Il s’éteint six mois plus tard.

Références

  • Père Ayroles, Vraie Jeanne d’Arc, t. I, 1890, p. 403-436, notice et traduction du mémoire sur Jeanne d’Arc.

  • Louis-Ernest Dubois (1856-1929, alors abbé, futur cardinal Dubois), Martin Berruyer, évêque du Mans (1452-1466). Son sacre par Jean de Mailly. Son opinion sur Jeanne d’Arc., dans Union historique et littéraire du Maine, t. I (Le Mans, 1893), p. 11, Google Books.

    Brève présentation de sa vie et des points de son mémoire sur Jeanne ; reproduction de son sceau d’évêque.

  • Article Berruyer (Martin) dans Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques, t. VIII (Paris, 1935), col. 891-892, Archive.

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