#Approbation de Jeanne
8 témoins :
Jean Dunois
- Enquête à Orléans (22 février 1456)
On ne trouva rien de mal en cette Pucelle. Le roi l’envoya vers Blois, en compagnie de l’archevêque de Reims, alors chancelier de France, et du sire de Gaucourt, alors grand maître de l’hôtel du roi, où se réunissaient les seigneurs qui conduisaient le ravitaillement : les maréchaux de Rais et de Boussac, l’amiral de Culant, La Hire, et Ambroise de Loré.
François Garivel
- Enquête à Orléans (7 mars 1456)
Après un long examen, tous furent d’avis pour conclure que le roi pouvait la recevoir, et qu’elle pouvait conduire une troupe en armes devant Orléans assiégée, car ils ne trouvaient en elle rien qui ne fût conforme à la foi et à la raison.
Jean Barbin
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Ils conclurent qu’il n’y avait en elle rien de mal, ni qui fût contraire à la foi catholique. Aussi, vu la nécessité dans laquelle se trouvaient le roi et le royaume, puisque le roi et ses sujets étaient alors dans une situation désespérée, et sans espoir d’aide quelconque, à moins d’une intervention de Dieu, ils conclurent que le roi pouvait avoir recours à elle.
Jean d’Alençon
- Enquête à Paris et à Rouen (3 mai 1456)
Le témoin n’assista pas à cet interrogatoire mais connut le rapport qu’en firent les examinateurs au conseil du roi : ils n’avaient rien trouvé en elle de contraire à la foi catholique, et, attendu l’état de nécessité, le roi pouvait avoir recours à elle.
Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)
- Enquête à Paris et à Rouen (4 mai 1456)
Elle fut ramenée à Chinon mais dut encore attendre une délibération du conseil pour pouvoir parler au roi.
Ce jour là, en entrant chez le roi elle croisa un homme à cheval qui dit : N’est-ce pas là la Pucelle ?
en jurant Dieu que s’il la tenait une nuit, elle ne repartirait pas pucelle. Jeanne rétorqua : Ah ! en nom Dieu, tu le renies, et tu es si près de ta mort ! [en français]
Dans l’heure l’homme tomba à l’eau et se noya. Cela, il l’a entendu de la bouche de Jeanne et de plusieurs témoins.
Simon Charles
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Ne voulant rien faire sans l’avis des ecclésiastiques, le roi envoya Jeanne à Poitiers, pour être examinée par les clercs de l’Université. Lorsqu’il apprit qu’on n’avait trouvé en elle rien que de bon, il la fit armer et lui donna des gens ; elle reçut aussi des attributions militaires.
Seguin de Seguin
- Enquête à Paris et à Rouen (14 mai 1456)
Les délégués firent leur rapport au conseil : attendu la nécessité pressante et le danger où se trouvait la ville, le roi pouvait s’aider de Jeanne et l’envoyer à Orléans.
Jean d’Aulon
- Déposition de Jean d’Aulon à Lyon (28 mai 1456)
La Pucelle s’entretint seule avec le roi et lui dit certaines choses secrètes (qu’il ignore). Peu après, le roi fit assembler son conseil, auquel participa le déposant, où il déclara que la Pucelle se disait envoyée par Dieu pour l’aider à recouvrer son royaume, alors occupé pour la plus grande partie par ses vieux ennemis les Anglais. Le conseil décida que la Pucelle, qui paraissait âgée de 16 ans environ, serait interrogées sur des points touchant la foi. Le roi convoqua plusieurs théologiens, juristes et autres experts, qui l’interrogèrent avec soin. Lui-même fut présent au conseil, lorsqu’ils firent leur rapport : ils affirmèrent publiquement ne voir en elle qu’une bonne chrétienne et vraie catholique, et la tenaient pour telle.
Le roi, considérant la grande bonté qui était en la Pucelle et qu’elle se disait être envoyée de Dieu, annonça en conseil que désormais il s’aiderait d’elle pour la guerre. Il fut donc décidé qu’elle serait envoyée à Orléans, assiégée par les anciens ennemis. On lui donna des gens, et lui même fut chargé par le roi de veiller sur elle. Le roi lui fit faire un harnais sur mesure, et ordonna qu’elle et sa compagnie soient conduites à Orléans. Ils partirent sans délai.