Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

Déposition de François Garivel

Interrogé une fois en 1456.

Enquête de 1456

  • Interrogé le dimanche 7 mars 1456
  • Lieu : Orléans

Lire dans les différentes éditions

Français :

  • Gratteloup (Abrégé, 2023)
  • Duparc (Procès en nullité, t. IV, p. 13, 1986)
  • Fabre (Procès de réhabilitation, t. I, p. 165, 1888)

Latin :

  • Duparc (Procès en nullité, t. I, p. 327, 1977)
  • Quicherat (Procès, t. III, p. 19, 1845)
[Était à Poitiers lors de l’examen de Jeanne.]

7 mars 1456. Noble homme maître François Garivel, conseiller général de notre sire le roi sur le fait de la justice des aides, âgé d’environ 40 ans.

Art. 2. Son arrivée auprès du roi

Examen à Poitiers Le roi envoya Jeanne à Poitiers. Elle fut logée chez feu Jean Rabatiau, alors avocat du roi au Parlement ; et examinée par les docteurs en théologie : Pierre de Versailles, alors abbé de Talmond, Jean Lambert, Guillaume Aimeri, frère-prêcheur, Pierre Seguin, frère du Carmel ; les bacheliers en théologie : Mathieu Mesnaige, Guillaume Le Marié, et d’autres conseillers du roi, licenciés en l’un et l’autre droit. Ils l’examinèrent, ses dits et ses faits, pendant presque trois semaines ; et conclurent qu’elle était une fille honnête.

Sa mission, lettre aux Anglais Elle répondait invariablement qu’elle était envoyée par Dieu au secours du dauphin, pour le rétablir en son royaume, pour faire lever le siège d’Orléans, et pour conduire le dauphin à Reims afin qu’il y fût sacré. Mais que Dieu voulait qu’on écrivît d’abord aux Anglais de s’en aller.

Elle appelait le roi dauphin Interrogée sur ce point, Jeanne avait répondu qu’elle l’appellerait roi lorsqu’il aurait été couronné et sacré à Reims, où elle voulait le conduire.

On lui demande un signe Des clercs lui demandèrent un signe leur permettant de croire qu’elle était envoyée par Dieu, elle répondit que ce signe serait la levée du siège d’Orléans ; dont elle ne doutait pas pourvu que le roi lui donnât une troupe, même petite.

Art. 6. Vie et dévotion de Jeanne

Vie et mœurs de Jeanne C’était une simple bergerette, aimant Dieu extrêmement, car elle se confessait et communiait souvent.

Art. 2. Son arrivée auprès du roi

Jeanne est approuvée Après un long examen, tous furent d’avis pour conclure que le roi pouvait la recevoir, et qu’elle pouvait conduire une troupe en armes devant Orléans assiégée, car ils ne trouvaient en elle rien qui ne fût conforme à la foi et à la raison.

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