Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Charité de Jeanne

10 témoins :

Jeanette(marraine)

Elle était d’un comportement bon, simple et doux ; par amour de Dieu elle donnait souvent des aumônes.

Perrin Drappier(marguillier)

Jeannette la Pucelle, dans sa jeunesse et quand elle eut l’âge de raison jusqu’à son départ de la maison paternelle, fut et était constamment une fille bonne, chaste, franche, modeste, ne jurant ni par Dieu ni par ses saints, craignant Dieu. Elle faisait beaucoup d’aumônes.

Simonin Musnier(voisin et ami d’enfance)

Fut élevé avec Jeanne et habitait à côté de la maison de son père. Elle était bonne, franche, dévote, craignant Dieu et ses saints. Elle prenait soin des malades, donnait des aumônes aux pauvres, comme il le vit, car dans son enfance lui-même fut malade et Jeanne le réconfortait.

Isabelle(amie d’enfance)

A connu depuis sa jeunesse les parents de Jeanne et Jeanne elle-même, quand elle était jeune et tant qu’elle a vécu avec ses parents ; elle était élevée dans la foi catholique et les bonnes mœurs, franche, bonne, pudique, dévote et craignant Dieu, à ce qu’il paraissait ; elle donnait fréquemment des aumônes, faisait héberger les pauvres, et voulait passer la nuit dans la cuisine pour que ces pauvres pussent coucher dans son lit.

Mengette(voisine et amie d’enfance)

Elle allait volontiers et souvent à l’église, faisait l’aumône sur les biens de son père.

Jean de Metz

Jeanne faisait volontiers l’aumône ; lui-même lui accorda fréquemment de l’argent qu’elle donnait pour l’amour de Dieu. Tout le temps qu’il fut avec elle, il remarqua qu’elle était bonne, franche, pieuse, bonne chrétienne, de bonne compagnie et craignant Dieu.

Durand Laxart(l’oncle de Jeanne)

Jeanne était d’une bonne nature, pieuse, patiente ; elle donnait des aumônes aux pauvres quand elle le pouvait, comme il le vit, tant dans le village de Domrémy qu’audit Burey, car Jeanne y séjourna dans la maison du témoin pendant six semaines.

Simon Beaucroix

Jeanne était vraie catholique, obéissant aussi autant que possible aux instructions de l’Église. Elle était charitable non seulement envers les Français, mais aussi envers les ennemis. — Tout cela le témoin le sait, car il fut longtemps en sa compagnie, et maintes fois l’aida à s’équiper. — Elle déplorait que de braves femmes viennent la saluer : ce lui semblait une sorte de dévotion, dont elle s’irritait.

Marguerite La Touroulde

Jeanne donnait beaucoup d’aumônes, et aimait soutenir les indigents et les pauvres, disant qu’elle était envoyée pour leur consolation.

Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)

Il croit fermement qu’elle était envoyée par Dieu ; elle était charitable, pleine de toutes les vertus ; avait pitié des soldats qui allaient mourir, même ennemis, et les faisait confesser. — Elle craignait beaucoup Dieu et n’aurait voulu lui déplaire pour rien au monde. — L’épaule transpercée d’une flèche elle refusa les incantation de ceux qui lui promettaient qu’elle serait immédiatement guérie, et dit préférer mourir plutôt que d’offenser Dieu.

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