Auteur

René de Ceriziers (1602–1662)

Jésuite.
René de Ceriziers, aumônier de Louis XIV (vers 1655)
  • Jean Boulanger (1608-1680)
  • Bibliothèque universitaire de Leipzig
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Chronologie

  • 1602

  • Naissance de René de Ceriziers à Nantes.

    Bien que sa filiation directe demeure incertaine, il est établi qu’il était un proche parent de Barnabé de Ceriziers, maître ordinaire en la Chambre des comptes de Paris sous Henri III et Henri IV. Les deux filles de ce dernier épouseront deux officiers de premier plan de la maison de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII. Ces prestigieuses alliances, jointes à l’accès ultérieur de René de Ceriziers aux charges de cour, laissent supposer que sa propre branche familiale appartenait également à cette noblesse de robe et d’office, voir.

  • 1610

    (8 ans)
  • 14 mai

    Assassinat d’Henri IV. Début de la régence de Marie de Médicis pendant la minorité de Louis XIII (8 ans).

  • 1622

    (20 ans)
  • 1622–1624

    Ceriziers entre au noviciat jésuite de Nancy, province de Champagne, et prononce ses vœux simples le 7 décembre 1622.

  • 1624

    (22 ans)
  • 29 avr.

    Richelieu (cardinal depuis 1622) réintègre le Conseil du roi et devient le principal ministre de Louis XIII.

  • 1624–1630

    Ceriziers effectue sa régence au collège jésuite de Pont-à-Mousson, où il enseigne successivement les classes de 6e, 5e et 4e ; puis à la rentrée d’octobre 1627 dans celui de Dijon, où il enseigne aux 3e et 2de (humanités).

  • 1630

    (28 ans)
  • 1630–1634

    Sa régence terminée, il rejoint le collège jésuite de Reims pour ses quatre années de Théologie.

  • 1632

    (30 ans)
  • Après avoir éprouvé une guérison attribuée à la Vierge lors d’un passage près du sanctuaire mariale de Liesse (Noël 1631), il entreprend l’histoire du lieu, sur l’ordre de son supérieur jésuite, le P. Ignace Armand, lui-même sollicité par Claude de Villars, chanoine et grand vicaire de l’évêque de Laon (janvier).

    Publication de l'histoire de Notre-Dame-de-Liesse, dédiée à l’évêque de Laon.

    Lire : Image de Nostre-Dame-de-Liesse, ou son Histoire authentique, Reims, chez Nicolas Constant, voir.

  • 1633

    (31 ans)
  • Publication d’une histoire de saint Remy, dédié à l’archevêque-duc de Reims, Henri de Lorraine-Guise, qu’il a rencontré dès son entrée au collège de Reims.

    Lire : Les heureux commencemens de la France chrestienne sous l’apôtre de nos roys S. Rémy, Reims, chez François Bernard, voir.

  • 1634

    (32 ans)
  • Il est ordonné prêtre.

    Probablement le samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte (10 juin) ou de septembre (23 septembre).

  • 1634–1635

    Le désormais Père René de Ceriziers passe une année au collège de Charleville comme prédicateur ordinaire et préfet des études.

  • 1635

    (33 ans)
  • Publication à Paris de l’Innocence reconnue, ou l’histoire de Geneviève de Brabant.

    Dans sa préface théologique il développe sur le thème : Pourquoi Dieu permet que les gens de bien soient calomniés ?. Dans son avis au lecteur, il annonce l’ouvrage comme un avant-goût d’une œuvre bien plus vaste à venir : son traité sur la médisance, les Trois états de l’innocence.

    L’ouvrage est dédié à Henri Cauchon de Maupas du Tour, futur évêque du Puy et d’Évreux, que la reine Anne d’Autriche vient de faire son premier aumônier (parent de Pierre Cauchon, le juge de Jeanne d’Arc).

    Lire : Les heureux commencemens de la France chrestienne sous l’apôtre de nos roys S. Rémy, Reims, chez François Bernard, voir.

    Ce sera son œuvre la plus célèbre : multiples rééditions (la BnF possède une édition de 1865) et traduite de son vivant en en italien (1644 puis 1647), anglais (1645) et allemand (1660).

  • mai

    Après des années de guerre couverte, la France déclare officiellement la guerre à l’Espagne (19 mai), puis au Saint-Empire / Habsbourg d’Autriche (18 septembre), entrant directement dans la guerre de Trente Ans.

  • 1635–1637

    Ceriziers est nommé professeur de philosophie au collège Reims (de Logique, puis de Physique).

  • 1636

    (34 ans)
  • Publication de sa traduction de la Consolation de la Philosophie de Boèce.

    L’ouvrage est approuvé par Pierre Doze, chancelier de l’Université de Paris, qui y voit un chef-d’œuvre de la perfection de notre langue. Il est dédié l’évêque de Grenoble, Pierre Scarron.

    Fait remarquable, le privilège accordé peu avant à l’imprimeur rémois François Bernard, est cédé au célèbre libraire-imprimeur parisien Jean Camusat, premier imprimeur de l’Académie française (instituée l’année précédente). L’établissement, successivement dirigé par Camusat, sa veuve puis son gendre Pierre Le Petit, restera l’éditeur privilégié de Ceriziers pendant vingt ans.

    Lire : Consolation de la philosophie, Paris, chez Jean Camusat, voir.

  • 1637

    (35 ans)
  • 1637–1638

    Il fait son Troisième An à Toulouse.

  • Publication de sa traduction des Confessions de saint Augustin.

    L’ouvrage est dédié à la comtesse d’Aiguillon, nièce de Richelieu.

    Lire : Confessions de saint Augustin, Paris, chez Jean Camusat, voir.

  • 1638

    (36 ans)
  • 5 sep.

    Naissance du dauphin Louis.

    Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII et jusque-là héritier présomptif, rétrograde dans l’ordre de succession.

  • 1639

    (37 ans)
  • Publication de sa traduction des Soliloques de saint Augustin.

    L’ouvrage est dédié à Madame de Villesavin, épouse de conseiller d’État, qui avait loué sa traduction des Confessions.

    Lire : Les Soliloques, le manuel et les méditations de saint Augustin, Paris, chez Jean Camusat, voir.

  • 13 fév.

    Il fait sa profession solennelle des quatre vœux, à Toulouse.

  • 25 jun.

    Mort de son éditeur Jean Camusat. Sa veuve Denise de Courbes poursuit l’activité.

  • 1639–1640

    Il séjourne à Paris.

  • 1640

    (38 ans)
  • 1640–1641

    Il est affecté au collège de Dijon comme prédicateur du collège et directeur de la congrégation des prêtres.

  • Publication des Trois états de l’innocence, un traité en trois volumes sur la médisance, accompagné de trois histoires de femmes injustement calomniées :

    1. Jeanne d’Arc, ou l’innocence affligée
    2. Geneviève de Brabant, ou l’innocence reconnue (reproduction de son livre de 1634)
    3. Hirlande de Bretange, ou l’innocence couronnée

    L’ouvrage est de nouveau dédié à la comtesse d’Aiguillon, nièce de Richelieu.

    Lire : Les Trois états de l’innocence, Paris, chez la veuve Camusat, voir.

  • 1641

    (39 ans)
  • La ruine financière frappe sa famille et fait porter sur lui l’obligation de subvenir aux besoins d’un père démuni. Cependant, lié par le vœu de pauvreté jésuite, il ne pouvait légalement ni toucher d’héritage ni percevoir de revenus séculiers. En concertation avec les principaux pères jésuites des provinces de France et de Champagne, il organise sa sortie de la Compagnie, au motif canonique classique de pietas in parentes (secours aux parents nécessiteux), laquelle devient effective début 1642.

    La cause matérielle de son départ est donnée sans fard dans l’adresse au lecteur, de son Joseph, ainsi que le nom de pères qu’il cite comme garants de son honneur : P. Barthélemy Jacquinot (ancien provincial de France et assistant de France à Rome), P. Pierre Le Cazre (célèbre recteur et provincial), P. Nicolas de Sainte-Marie (professeur et supérieur), P. Jean Marguenat, P. Nicolas Dagonet, P. Claude Ricueil.

    La même année mourrait son ami Charles Barthélemy, historiographe estimé de Richelieu et auteur des Vérités françoises opposées aux calomnies espagnoles. C'est lui qui prend en charge les funérailles à l’église Saint-Étienne-du-Mont, et dépose ses manuscrits inachevés dans la bibliothèque du chancelier Pierre Séguier.

  • 1642

    (40 ans)
  • En début d'année il devient aumonier du duc Gaston d’Orléans.

    Ses parentes, Marie et Madeleine de Ceriziers, avaient épousé l’une chancelier de Gaston d’Orléans (1612), l’autre son premier chambellan (1617). Un document du 18 février le pare déjà du titre.

    Publication d’une vie croisée d’Henri IV et de Louis XIII, histoire morale et politique dans le genre du miroir des princes. L’ouvrage, dont le privilège remonte à mars 1641, est dédié au Dauphin.

    Lire : Reflexions chrestiennes et politiques sur la vie des roys de Henry le Grand et Louys le Juste, Paris, chez la veuve Camusat, voir.

    Publication d’une histoire de Joseph (fils de Jacob, vendu par ses frères en Égypte). L’ouvrage est dédiée à Madame de Chalais, la veuve du célèbre comte de Chalais, condamné à mort en 1626 pour comploté contre Richelieu au profit de Gaston d’Orléans.

    Lire : Joseph, ou la Providence divine, Paris, chez la veuve Camusat, voir.

  • 4 déc.

    Mort de Richelieu. Le cardinal Mazarin lui succède comme principal ministre.

  • 1643

    (41 ans)
  • Publication d’un traité de vulgarisation philosophique et morale à l’usage des gens du monde et de la cour.

    L’ouvrage est dédié à l’abbé de Castille (frère de Madame de Chalais), aumonier du roi.

    Lire : Le Philosophe françois, Paris, chez Sommaville et Courbé, voir.

  • 14 mai

    Mort de Louis XIII. Début de la régence d’Anne d’Autriche, avec le soutien de Mazarin, pendant la minorité de Louis XIV (4 ans).

    Gaston d’Orléans est confirmé lieutenant général du royaume, sous l’autorité d’un conseil de régence.

  • 1644

    (42 ans)
  • Pendant que Gaston d’Orléans est sur le front de Flandre, Ceriziers accompagne le comte d’Harcourt, Henri de Lorraine, dans une mission diplomatique en Italie, qui le mène jusqu’à Rome (été 1644).

  • 1645

    (43 ans)
  • De retour à Paris, il fait paraître simultanément trois ouvrages sous un même privilège chez Camusat :

    • La Consolation de la théologie, voir, conçu comme le prolongement chrétien de sa traduction de Boèce (1636), rédigé vers 1640–1642 et dédié à Richelieu.
    • Le Héros français, voir, panégyrique d’Henri de Lorraine, comte d’Harcourt, qu’il a suivi en Italie et qui vient d’être nommé vice-roi de Catalogne.
    • Jonathas, ou le vrai ami, voir, récit moral sur la fidélité, dédié à Mazarin.
  • ~1646

    (44 ans)
  • Ceriziers est nommé aumonier du roi.

    Sa nomination se situe entre le privilège royal accordé le 17 mars 1645 à l’aumônier de monseigneur le duc d’Orléans, et le dépôt d’une procuration pour les Fabroni en tant qu’aumônier du roi à Paris le 10 juillet 1646.

  • 1648

    (46 ans)
  • Publication en début d’année du Tacite français, version considérablement augmentée de ses Réflexions chrétiennes et politiques, enrichie d’une douzaine de vies de rois de France aux côtés de celles d’Henri IV et de Louis XIII.

    Courant de pensée politique et historiographique des XVIe et XVIIe siècles, le tacitisme se fonde sur l’imitation de l’historien romain Tacite pour allier le réalisme politique à la morale chrétienne, offrant ainsi un substitut vertueux au machiavélisme.

    L’ouvrage est dédié à Michel Particelli d’Émery, le tout-puissant surintendant des finances de Mazarin.

    Lire : Le Tacite français avec les Réflexions chrétiennes et politiques sur la vie des rois de France, Paris, chez Camusat et le Petit, voir.

  • 1648–1653

    La Fronde. — Paris et les cours souveraines se soulèvent contre la régence d’Anne d’Autriche et le gouvernement de Mazarin (Louis XIV a dix ans).

    La haute noblesse (Condé, Beaufort, Gaston d’Orléans) cherche à briser l’ascendant du cardinal-ministre pour reprendre le contrôle du Conseil du roi et restaurer ses prérogatives traditionnelles.

    Durant toute cette période, plus aucun nouvel ouvrage de Ceriziers ne paraît. Pris en étau entre sa fidélité au pouvoir royal (aumônier ordinaire du Roi depuis 1646, ayant dédié son Jonathas à Mazarin et son Tacite au surintendant honni) et ses attaches familiales avec la maison de Gaston d’Orléans, l’auteur a sans doute choisi de mettre sa plume en réserve jusqu’au retour définitif de l’ordre monarchique, au sacre de Louis XIV (1654) et à la réinstallation stable de la Cour à Paris.

  • 1655

    (53 ans)
  • Publication de sa traduction de la Cité de Dieu de saint Augustin, dédiée à feu Jacques Le Coigneux, époux de sa parente Marie de Ceriziers.

    Dans sa préface, il plaide pour l’instruction des femmes et la lecture des textes sacrés et théologiques, qu’il oppose aux romans précieux en vogue (la Cassandre de La Calprenède, Artamène ou le Grand Cyrus de Scudéry).

    Lire : Le Tacite français avec les Réflexions chrétiennes et politiques sur la vie des rois de France, Paris, chez Camusat et le Petit, voir.

  • Parution successive chez Pierre Le Petit des deux premiers tomes de L’Année françoise, mise en récit des campagnes militaires de Louis XIV depuis son sacre, rédigée à partir des relations officielles.

    Lire : L’Année française, 2 vol., Paris, Pierre le Petit, 1655-1656, voir.

  • ~1657

    (55 ans)
  • Ceriziers rompt avec son éditeur Pierre Le Petit après deux décennies d’une collaboration ininterrompue, très probablement en raison de l’engagement grandissant du libraire auprès des réseaux de Port-Royal, imprimant notamment en secret les premières lettres des Provinciales de Blaise Pascal.

    Le jansénisme de Port-Royal s’oppose frontalement, par sa rigueur théologique, à la morale des jésuites ; pour Mazarin et la Couronne, ce foyer d’influence est alors perçu avec défiance comme une menace pour l’autorité de l’État et l’unité de l’Église.

    Ceriziers se tourne vers Charles Angot, libraire bien en cour et spécialiste des panégyriques monarchiques, qui lui garantit une orthodoxie irréprochable et l’envergure nécessaire pour achever L’Année françoise. Le 8 avril 1658, il lui cède l’essentiel de ses œuvres, pour lesquelles il obtient le 8 juillet suivant un privilège exceptionnel de quinze ans.

  • 1658

    (56 ans)
  • Réédition chez Angot des deux premiers tomes de L’Année françoise, suivie de la publication progressive des quatre suivants de 1658 à 1660. Ceriziers y livre une chronique panégyrique des premières victoires du Roi et de la conclusion de la paix :

    1. Première campagne (1654) : siège et prise de Stenay, délivrance et secours d’Arras face aux Espagnols et au prince de Condé.
    2. Seconde campagne (1655) : opérations en Flandre et Hainaut, prise de Landrecies, de Condé et de Saint-Ghislain.
    3. Troisième campagne (1656) : poursuite du conflit en Flandre, siège de Valenciennes et prise de La Capelle.
    4. Quatrième campagne (1657) : alliance franco-anglaise, sièges de Montmédy et de Saint-Venant, prise du fort de Mardyck.
    5. Cinquième campagne (1658) : victoire de Turenne à la bataille des Dunes (14 juin 1658), prise de Dunkerque, Bergues, Gravelines et Ypres.
    6. Dernière campagne (1659–1660) : grand voyage de la Cour dans le Midi auquel participe Ceriziers, paix des Pyrénées (7 novembre 1659) avec l’Espagne et célébration du mariage de Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz (9 juin 1660).

    Lire : L’Année françoise, 6 vol., Paris, Charles Angot, 1658–1660, voir.

  • 1659

    (57 ans)
  • Réédition chez Angot de son Tacite français. Les deux tomes sont dédicacés aux deux frères Fouquet : le premier au surintendant des finances Nicolas Fouquet, le second à Basile Fouquet, abbé de Barbeaux et chef de la police secrète de Mazarin.

    Lire : Le Tacite françois ou le sommaire de l’histoire de France..., 2 vol., Paris, Charles Angot, 1659, voir.

  • 1659–1660

    Ceriziers accompagne la Cour dans les Pyrénées (entre l’été 1659 et l’été 1660), à l’occasion du grand voyage dans le Midi (décrit dans le dernier tome des Campagnes).

    La Cour quitte Paris en juillet 1659 pour un périple d’une année entière qui mène le jeune Louis XIV, la reine mère Anne d’Autriche et Mazarin jusqu’à la frontière espagnole, afin de négocier et ratifier le traité des Pyrénées (7 novembre 1659), puis célébrer le mariage royal avec l’infante Marie-Thérèse d’Autriche à Saint-Jean-de-Luz (9 juin 1660).

    Dans l’avis au lecteur de ce dernier tome des Campagnes paru fin 1660, Ceriziers annonce déjà son grand ouvrage à venir (le cycle des Éloges sacrés en douze volumes), marquant son retrait de l’histoire profane pour consacrer désormais sa plume à une entreprise spirituelle monumentale. Ce volume s’achève d’ailleurs sur les éloges de quatre reines dont deux saintes (Clotilde, Bathilde, Blanche de Castille et Anne d’Autriche), véritable charnière entre panégyrique politique et dévotion hagiographique.

  • 1661

    (59 ans)
  • Début de la publication des Éloges sacrés, vaste cycle hagiographique calqué sur le calendrier liturgique, à raison d’un volume par mois et d’un éloge pour chaque jour de l’année.

    Chaque volume s’ouvre sur un hommage à une grande dame — la reine mère Anne d’Autriche, la duchesse de Montpensier dite la Grande Mademoiselle, Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre en exil, ainsi que diverses duchesses et marquises de la Cour. Ces dédicaces offrent à Ceriziers autant d’occasions de louer la piété de ces femmes tout en célébrant les mérites civils et militaires de leurs époux.

    Lire : Les éloges sacrez, ou La vie des saints, 12 vol., Paris, Charles Angot, 1661–1663, voir.

  • 1662

    (60 ans)
  • 11 mar.

    Ceriziers meurt à Paris. Il est inhumé le lendemain dans l’église du couvent des Célestins, haut lieu de sépulture des grandes familles et des familiers de la Cour, où il avait choisi de reposer.

    Le dernier tome des Éloges sacrés est achevé d’imprimer à titre posthume le 1er octobre 1663.

  • 1664

  • Dans sa Bibliothèque françoise, le polygraphe et historiographe Charles Sorel dresse un portrait lucide de la production de Ceriziers. Il mentionne son Année françoise parmi les histoires de Louis XIV, un recueil au style fleuril’on ne laisse pas de rencontrer des particularités qu’on est fort aise de voir, et parmi les histoires de France son Tacite françois, lui reprochant d’avoir usé du nom de l’historien latin par simple stratégie éditoriale, voir.

  • 1743

  • Dans son Histoire de la Pucelle d’Orléans (Causes célèbres, t. XIX), François Gayot de Pitaval reprend la trame de L’Innocence affligée de Ceriziers (Les Trois États de l’innocence, t. I, 1639) pour retracer la vie et le procès de l’héroïne, servant de socle historique à son propre examen critique.

  • 1753

  • Dans son Histoire de Jeanne d’Arc (t. II, p. 149), l’abbé Lenglet Du Fresnoy recense L’Innocence affligée parmi une trentaine de Traités imprimés, aux côtés des ouvrages d’Étienne Pasquier, Jean Masson, Jean Hordal, Edmond Richer, Rapin de Thoyras, du père Berthier ou encore de Pitaval.

    Cet ouvrage a été fait dans le temps que l’on commençait en France à écrire en notre langue avec quelque sorte de pureté ; mais il tient toujours quelque chose du style languissant de son temps : il n’est pas fait sur d’assez bons mémoires ; c’est une rhapsodie du temps. L’auteur n’avait eu que des extraits des deux procès de cette fille, et n’avait pas examiné lui-même les pièces originales qui sont dans les procédures.

Références

Bibliographie de René de Ceriziers

  1. 1632. Image de Nostre-Dame-de-Liesse, ou son histoire authentique, par un religieux de la Compagnie de Jésus, Reims, Nicolas Constant, imprimeur ordinaire du roi à la Couronne d’or, Gallica

    Épître dédicatoire : à Mgr Philibert de Brichanteau, évêque-duc de Laon.

    — Noël 1631 : Première intuition lors de son passage à Sissonne. — Janvier 1632 : Réception de l’ordre d’écriture par son recteur. — 24 mai 1632 : Signature de l’approbation diocésaine : Claude de Villars (vicaire général de Laon) et Jean Pescheret (trésorier de Liesse). — 23 juillet 1632 : Octroi du congé (privilège) provincial à Reims par le P. Ignace Armand.

  2. 1633. Les heureux commencemens de la France chrestienne sous l’apôtre de nos roys S. Rémy, par René de Ceriziers, religieux de la Compagnie de Jésus. À Reims, chez François Bernard, imprimeur de l’archevêque, rue Saint-Étienne au Grifon, Gallica, Google.

    Épître dédicatoire : Mgr Henri II de Lorraine, archevêque-duc de Reims.

    — 1630 : Début des relations personnelles avec Henri de Lorraine à Reims. — 1er août 1633 : Congé provincial d’impression (privilège) signé à Reims par le P. Ignace Armand. — 28 août 1633 : Approbation théologique de G. Parent, docteur en théologie de la Faculté de Paris, doyen et chanoine théologal de Reims. — 1er septembre 1633 : Approbation ecclésiastique finale de P. Dozet, chancelier de l’Université de Reims, chanoine et vicaire général de l’archevêque.

  3. 1635. L’Innocence reconnue, par le R. P. René de Ceriziers, religieux de la compagnie de Jésus. Paris, Toussaint du Bray, rue Saint-Jacques, à l’image Saint-Louis, devant Saint-Yves, Gallica (éd. Louis Boulanger).

    Épître dédicatoire : Messire Henri de Maupas du Tour, abbé de Saint-Denis de Reims et premier aumônier de la reine (Anne d’Autriche).

    — 6 novembre 1634 : Approbation donnée à Paris (au collège des Prêcheurs / Dominicains) par le docteur en théologie F. Louis Baudry.

  4. 1636. Consolation de la philosophie, traduite du latin de Boèce en françois, par le P. R. de Ceriziers de la compagnie de Jésus. Paris, Jean Camusat, rue Saint-Jacques, à la Toison d’Or, Google, Google (1638, Claude Gourault).

    Épître dédicatoire : Mgr Pierre Scarron, évêque de Grenoble.

    — 15 février 1636 : Privilège donné à Metz par le provincial Philippe Nicaud à l’imprimeur rémois François Bernard. — 5 mars 1636 : Approbation à Reims par I. Godinot et P. Dozet, chancelier de l’université, qui salue particulièrement l’élégance de la traduction, la qualifiant de chef-d’œuvre de la perfection de notre langue. — 10 mars 1636 : Cession du privilège par Bernard au grand libraire parisien Jean Camusat pour l’édition in-quarto.

  5. 1637. Les Confessions de saint Augustin, traduction du P. R. de Ceriziers de la compagnie de Jésus. Paris, Jean Camusat, 1637, Google (1659, François Muguet).

    Épître dédicatoire : Madame la comtesse d’Aiguillon (Marie-Madeleine de Vignerot, dame de Combalet, duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu).

    — 24 octobre 1638 : Approbation des docteurs, fait en Sorbonne.

  6. 1639. Les Soliloques, le manuel et les méditations de saint Augustin, traduction du P. R. de Ceriziers de la compagnie de Jésus. Paris, Jean Camusat, rue Saint-Jacques, à la Toison d’Or, Google.

    Épître dédicatoire : Madame de Ville-Savin (Isabelle Blondeau, épouse de Jean Phélypeaux, seigneur de Villesavin, conseiller d’État, maître ordinaire en la Chambre des comptes de Paris et secrétaire des commandements de la reine mère Marie de Médicis — dont les frères Paul et Raymond étaient secrétaires d’État, et le neveu Louis, trésorier de l’Épargne). Traduction entreprise suite à l’estime qu’elle a portée à sa version des Confessions et qu’il exécute ce travail par pure obéissance au supérieur de l’Ordre, le P. Jean Filleau, sollicité par la dédicataire.

    — 20 avril 1638 : Permission provinciale donnée à Toulouse par le P. Jean Filleau, provincial de la province de Toulouse, accordant le privilège au libraire parisien Jean Camusat. — 12 octobre 1638 : Privilège royal octroyé à Paris pour sept ans, signé par Valentin Conrart (secrétaire du roi et secrétaire perpétuel de l’Académie française). — 31 décembre 1638 : achevé d’imprimer.

  7. 1640. Les Trois états de l’innocence, en 3 volumes, traduction du P. R. de Ceriziers de la compagnie de Jésus. Paris, chez la veuve Jean Camusat, rue Saint-Jacques à la Toison d’Or, Google (t. II), Google (t. III).

    Épître dédicatoire : Madame la comtesse d’Aiguillon (nièce du cardinal de Richelieu, cf. les Confessions).

    — 15 décembre 1639 : Approbation des docteurs, délivrée en Sorbonne par I. Hobier et F. Le Febvre. — 19 décembre 1639 : Privilège royal, octroyé à Paris pour neuf ans, signé par Valentin Conrart (clarifie la situation juridique avec l’imprimeur Toussaint du Bray pour l’édition isolée de L’Innocence reconnue). — 30 décembre 1639 : Cession de privilège, Ceriziers cède les droits d’exploitation à Denise de Courbes, veuve du libraire Jean Camusat (mort le 25 juin 1639 à Paris).

  8. 1642. Reflexions chrestiennes et politiques sur la vie des roys de Henry le Grand et Louys le Juste, par le sieur de Ceriziers, aumônier de Monseigneur Frère unique du roi. Paris, veuve Jean Camusat, rue Saint-Jacques, à la Toison d’Or, Google, Google.

    Épître dédicatoire : Monseigneur le Dauphin (le futur Louis XIV, né en septembre 1638 et âgé d’environ 3 ans). Henri le Grand (Henri IV, son grand-père), et Louis le Juste, (Louis XIII, son père).

    — 21 mars 1641 : Privilège royal octroyé à Paris pour dix ans à Denise de Courbes, veuve de Jean Camusat, et signé par Valentin Conrart. — 18 février 1642 : Privilège pontifical, délivré au Palais apostolique d’Avignon par Frédéric Sforza, vice-légat pontifical, protégeant l’ouvrage dans la cité d’Avignon et le Comtat Venaissin pour dix ans. Note : le privilège pontifical le qualifie de conseiller aumônier de monseigneur frère unique du roi. — 24 mars 1642 : achevé d’imprimer.

  9. 1642. Joseph, ou la Providence divine.

    Épître dédicatoire : Madame de Chalais (Charlotte de Castille, veuve d’Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais, célèbre conspirateur décapité en 1626 pour un complot contre Richelieu fomenté au profit des intérêts de Gaston d’Orléans).

    — 1er février 1642 : Approbation des docteurs, signée en Sorbonne par Valérien de Flavigny et Fleury. Première qualification d’aumônier de monseigneur frère unique du roi.

  10. 1643. Le Philosophe françois, par le sieur de Ceriziers, aumônier de Monseigneur le duc d’Orléans. 2 vol. Paris, chez Antoine de Sommaville et chez Augustin Courbé.

    Épître dédicatoire : Messire Nicolas de Castille, (frère de Madame de Chalais, précédente dédicataire), conseiller et aumônier du roi, abbé commendataire de Saint-Bénigne de Dijon, de la Bussière et de Saint-Martin d’Autun.

    — 15 juin 1643 : Privilège royal, octroyé à Paris pour cinq ans au libraire Augustin Courbé, mentionnant l’auteur comme le sieur de Ceriziers, aumônier de monseigneur le duc d’Orléans. — Association et achevé d’imprimer : Augustin Courbé s’associe à Antoine de Sommaville pour l’impression. — 20 août 1643 : Achevé d’imprimer.

  11. 1645. La consolation de la théologie, composé par le sieur de Ceriziers, aumônier de Monseigneur le duc d’Orléans. Paris, chez la veuve Jean Camusat et Pierre le Petit, impr. ordinaire du roi, rue Saint-Jacques à la Toison d’Or, Google (?), Google (1647, par le sieur de Ceriziers, aumônier du roi)

    Épître dédicatoire : Cardinal-duc de Richelieu (mort le 4 déc. 1642).

    — 17 mars 1645 : Privilège royal, accordé (pour la Consolation de la philosophie et la Consolation de la théologie) pour cinq ans à Paris au sieur de Ceriziers et signé par Valentin Conrart. — 25 mars 1645 : Cession de privilège des droits d’impression à la veuve de Jean Camusat (Denise de Courbes).

  12. 1645. Le héros françois, ou l’idée du grand capitaine, par le sieur de Ceriziers, aumônier de Monseigneur le duc d’Orléans. Paris, chez la veuve Jean Camusat et Pierre le Petit, rue Saint-Jacques à la Toison d’Or, Google

    Épître dédicatoire : Aux États de Catalogne.

    La Catalogne s’est rebellée contre Madrid en 1640 et s’est placée sous la protection du roi de France. Ceriziers célèbre l’envoi par le jeune Louis XIV d’Henri de Lorraine, comte d’Harcourt (surnommé Cadet la Perle), nommé vice-roi de Catalogne en 1645. Le livre est une réponse à l’ouvrage El Héroe (1637) du jésuite espagnol Baltasar Gracián, que Ceriziers attaque dans sa préface.

    — 17 mars 1645 : Privilège royal, accordé pour cinq ans à Paris au sieur de Ceriziers et signé par Valentin Conrart. — 25 mars 1645 : Cession de privilège des droits d’impression à la veuve de Jean Camusat (Denise de Courbes). — 29 mai 1645 : Achevé d’imprimer.

  13. 1645. Jonathas, ou le vray amy, par le sieur de Ceriziers, aumônier de Monseigneur le duc d’Orléans. Paris, chez la veuve Jean Camusat et Pierre le Petit, rue Saint-Jacques, à la Toison d’Or Google (1647)

    Épître dédicatoire : Cardinal Mazarin. Ceriziers célèbre la politique du nouveau Premier ministre, son attachement à la France, et flatte sa bonté et sa magnificence.

    — 17 mars 1645 : Privilège royal, accordé pour cinq ans à Paris au sieur de Ceriziers et signé par Valentin Conrart. — 25 mars 1645 : Cession de privilège des droits d’impression à la veuve de Jean Camusat (Denise de Courbes). — 29 mai 1645 : Achevé d’imprimer.

  14. 1648. Le Tacite françois avec les Reflexions chrestiennes et politiques sur la vie des rois de France, du sieur de Ceriziers, aumosnier du Roy, à Paris chez la veuve J. Camusat et Pierre le Petit, imprim. ordinaire du Roy rue S. Jacques à la Toison d’Or, Google

    Épître dédicatoire : Michel Particelli d’Émery (tout-puissant surintendant des finances de Mazarin et de la régente Anne d’Autriche, dont la politique fiscale honnie allait provoquer le soulèvement de la Fronde parlementaire et entraîner son limogeage quelques mois plus tard, le 8 juillet 1648).

    — 17 février 1648 : Privilège royal, accordé pour dix ans à Paris au sieur de Ceriziers aumônier de sa majesté et signé par Valentin Conrart. — Cession de privilège des droits d’impression à la veuve de Jean Camusat (Denise de Courbes) et à Pierre Le Petit. — 18 février 1642 : Privilège pontifical (Avignon / Comtat Venaissin), donné au palais apostolique par le vice-légat Frédéric Sforza de Sainte-Flore) accordé pour 10 ans aux mêmes libraires pour les Réflexions chrétiennes et politiques sur les vies des rois de France, qualifiant Ceriziers de conseiller aumônier de sa majesté. — 20 mars 1648 : Achevé d’imprimer.

  15. 1655. Saint-Augustin, De la Cité de Dieu, , traduite par le sieur de Ceriziers, aumosnier du Roy, à Paris, chez Pierre le Petit, imprimeur et libraire ordinaire du Roy, rue Saint-Jacques à la Croix d’Or, Google

    Épître dédicatoire : À feu Jacques Le Coigneux (ancien chancelier et cheville ouvrière des complots de Gaston d’Orléans contre Richelieu, exilé pendant quatorze ans en Suisse, aux Pays-Bas puis à Londres, rentré en grâce en 1643 et mort président à mortier au Parlement de Paris en août 1651).

    Préface : Plaidoyer pour l’instruction des femmes et la lecture des textes sacrés/théologiques, qu’il oppose aux romans précieux en vogue (Cassandre de La Calprenède, Artamène ou le Grand Cyrus de Scudéry).

    — 12 octobre 1654 : Privilège royal, octroyé au libraire Pierre Le Petit pour une durée exceptionnelle de 20 ans, sous le sceau du garde des sceaux Mathieu Molé, signé Conrart. Ceriziers y est qualifié de l’un de nos conseillers et aumosniers.

  16. 1655-1656. Première édition de : L’année françoise, ou la première campagne de Louis XIV, (sans nom d’auteur) à Paris, chez Pierre le Petit, imprimeur et libraire ordinaire du Roy, rue Saint-Jacques à la Croix d’Or, 1655 Google.

    L’année françoise, ou la seconde campagne de Louis XIV, par le sieur de Ceriziers, aumosnier du Roy, à Paris, 1656

  17. 1658-1660. Nouvelle édition de : L’année françoise, ou la première campagne de Louis XIV, par le sieur de Ceriziers, aumosnier du Roy, chez Charles Angot, rue Saint-Jacques à la Ville de Leyden, 1658 Google, Google

    Épître dédicatoire : À Basile Fouquet (l’abbé Fouquet, frère cadet du surintendant Nicolas Fouquet, conseiller du roi, chancelier de l’Ordre du Saint-Esprit et abbé de Barbeaux, redoutable chef de la police secrète de Mazarin pendant la Fronde).

    Édition de 1658 — 8 juillet 1658 : Privilège royal, octroyé à René de Ceriziers pour 9 ans, signé Guitonneau. — Cédé par Ceriziers au libraire Charles Angot. — 8 avril 1658 : Enregistré par Béchet, syndic. — 23 novembre 1658 : Achevé d’imprimer.

    L’année françoise, ou la cinquième campagne de Louis XIV, par le sieur de Ceriziers, aumosnier du Roy, chez Charles Angot, rue Saint-Jacques à la Ville de Leyden, 1659, Google

    L’année françoise, ou la dernière campagne de Louis XIV, par le sieur de Ceriziers, aumosnier du Roy, chez Charles Angot, rue Saint-Jacques à la Ville de Leyden, 1660, Google

    — Même privilège royal du 25 mai 1657.

    Ceriziers célèbre la paix conclue et son alliance matrimoniale (Nous l’avons enfin conclue, et pour l’affermir, elle est appuyée d’un mariage, qui en sera le nœud gordien, ce qui place la rédaction de l’avertissement après la signature du traité des Pyrénées (7 novembre 1659) et dans la perspective du mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Autriche (célébré en juin 1660).

    Événements et campagnes militaires couverts :

    1. Première campagne du Roi après son sacre à Reims (1654) : Siège et prise de Stenay, délivrance et secours d’Arras face aux Espagnols et au prince de Condé.
    2. Opérations en Flandre et Hainaut (1655) : Prise de Landrecies, de Condé et de Saint-Ghislain.
    3. Poursuite du conflit en Flandre (1656) : Siège de Valenciennes et prise de La Capelle.
    4. Alliance franco-anglaise (1657) : Siège et prise de Montmédy, prise de Saint-Venant et du fort de Mardyck.
    5. Campagne décisive des Flandres (1658) : Victoire de Turenne à la bataille des Dunes (14 juin 1658), prise de Dunkerque, Bergues, Gravelines et Ypres.
    6. Campagne diplomatique et pacifique (1659–1660) : Grand voyage de la Cour dans le Midi, négociation et signature du traité des Pyrénées à l’île des Faisans (nov. 1659), et célébration du mariage de Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz (juin 1660).
  18. 1659. Le Tacite françois ou le sommaire de l’histoire de France avec les Réflexions chrestienens et politiques sur la vie des Rois de France, du Sr de Ceriziers, Aumosnier du Roy. À Paris chez Charles Angot, rue Saint-Jacques, à la Ville de Leyden, Google (t. I) Google (t. II)

    Épître dédicatoire (t. I) : À Nicolas Fouquet, surintendant des finances, procureur général et ministre d’État. (Note : la première édition de 1648 était dédiée à son prédécesseur, Michel Particelli d’Émery.)

    Épître dédicatoire (t. II) : À Basile Fouquet, frère du précédent, maître du renseignement royal.

    — 25 mai 1657 : Privilège royal, octroyé à René de Ceriziers pour 15 ans, signé Guitonneau. — Cédé par Ceriziers au libraire Charles Angot. — 25 octobre 1658 : Achevé d’imprimer. — 18 juin 1658 : Privilège pontifical, octroyé à Ceriziers pour 10 ans pour une série d’ouvrages (Le Tacite français, Les Réflexions chrétiennes et politiques, Les Élégies sacrées, Le Philosophe français), donné au palais apostolique d’Avignon par le vice-légat Jean-Nicolas Conti (Giovanni Nicola Conti).

    Ceriziers dévoile que la matière originelle de ses réflexions historiques (qui remontait au début des années 1640) avait été personnellement examinée et amendée par le Cardinal-Duc : il a eu l’approbation du grand cardinal de Richelieu, et même qu’il l’a corrigé.

  19. 1661-1663. Les éloges sacrez, ou La vie des saints, par Monsieur de Ceriziers, Aumonsnier du Roi. À Paris chez Charles Angot, rue Saint-Jacques au Lion d’or.

    1. Google, Google (janvier)
    2. Google, Google (février)
    3. Google (mars)
    4. Google, Google (avril)
    5. Google (mai)
    6. Google (juin)
    7. Google (juillet)
    8. Google, Google (août)
    9. Google (septembre)
    10. Google (octobre)
    11. Google (novembre)
    12. Google (décembre)

    Épître dédicatoire : Au Dieu tout bon et très-grand / À la reine-mère Anne d’Autriche (hommage spirituel placé sous la protection mariale et royale)

    Épître dédicatoire des volumes :

    1. Janvier : À Marie de Bellefonds, duchesse de Villars : épouse de Pierre de Villars (la chère épouse de mon plus cher ami) et ancienne mademoiselle de Marolles.
    2. Février : À madame de Dreux (née Turcan). Turcan : famille parlementaire et de haute magistrature originaire de Bretagne/Anjou très implantée dans les cours souveraines. Dreux : Vieille famille de robe parisienne. Ceriziers insiste sur un lien personnel ancien et ininterrompu, antérieur à ses déplacements.
    3. Mars : À madame la marquise de Royan (liée aux familles Turcan et La Trémoille). Ceriziers souligne l’ancrage breton commun. Il rappelle qu’elle l’a protégé et soutenu dès le début de sa carrière.
    4. Avril : À madame de La Vrillière (Marie Feydeau de Brou, épouse de Louis Ier Phélypeaux de La Vrillière). Ceriziers qualifie son père Denis Feydeau, seigneur de Brou, conseiller d’État et grand trésorier de l’Épargne sous Louis XIII, de bienfaiteur. Son mari, Louis Phélypeaux, tout-puissant secrétaire d’État aux Affaires des réformés (de la R.P.R.), qualifié d’un des plus honnêtes hommes de la cour, et d’un de mes plus assurés protecteurs.
    5. Mai : À mademoiselle de Semur (jeune fille noble issue d’une grande maison alliée à la cour / provinces). Ceriziers témoigne avoir personnellement accompagné cette jeune fille et sa suite lors d’un très long déplacement à travers le royaume jusqu’aux Pyrénées (le voyage de la Cour pour la Paix des Pyrénées, 1659–1660).
    6. Juin : À madame du Boulay. Ceriziers déclare appartenir directement à sa famille et porter le même nom. Du Boulay : lignage noble et de magistrature présent en Anjou, Normandie et Île-de-France.
    7. Juillet : À madame de Creil. Grande dynastie parlementaire parisienne et de haute administration royale (maîtres des requêtes, intendants et conseillers au Parlement de Paris), très proche du milieu dévot et des cercles de la magistrature que Ceriziers fréquente assidûment (comme les Le Coigneux et les Dreux). Ceriziers témoigne d’un commerce régulier et direct avec elle.
    8. Août : À madame Paget. Famille de finance et de magistrature parisienne. Ceriziers date explicitement le début de leur relation : il y a plus de quinze ans que j’ai l’honneur de votre connaissance, soit vers 1645–1646. Il sous-entend avoir été logé, entretenu ou étroitement assisté au sein de son hôtel ou de sa maison durant ses années parisiennes.
    9. Septembre : À madame de Fieubet (ou Fievbet). Grande dynastie de magistrats toulousains montés aux plus hautes charges de la robe parisienne sous Mazarin et Louis XIV.
    10. Octobre : À madame de Fieubet.
    11. Novembre : À madame de La Bazinière (née Marie Le Goux de La Berchère, épouse de Macé Ier Bertrand, seigneur de La Bazinière, trésorier de l’Épargne, figure centrale des finances royales, bâtisseur du célèbre hôtel de La Bazinière quai Malaquais, et allié financier intime du surintendant Nicolas Fouquet). Ceriziers avoue ne pas connaître personnellement, et la désigne comme trésorière de l’Épargne. Il expose pour la première fois la raison de fond qui l’a conduit à dédier chaque tome des Éloges sacrés à des femmes : Les hommes ne sont pas incapables de la vertu ; mais ils ont tant d’affaires dans le siècle, qu’ils ont presque aussi peu de loisir, que d’envie de vaquer aux choses du salut. Et quelque suffisance que les femmes aient aux emplois de la vie civile, ils leur en font une si médiocre part, qu’il semble qu’ils leur abandonnent la vertu et la perfection. Argument théologique et morale qui pousse les femmes à la vertu : moindre propension au vice calculateur (il faut être homme, pour être excellemment vicieux), foi plus humble face à la grâce et charité plus spontanée.
    12. Décembre : À madame de La Basinière.

    Les anomalies et réutilisations d’épîtres (sept. = oct., nov. = déc.) s’explique sans doute par le décès de Ceriziers le 11 mars 1662.

    — 25 mai 1657 : Privilège royal, octroyé à René de Ceriziers pour 15 ans, signé Guitonneau. — Cédé par Ceriziers au libraire Charles Angot. — 18 juin 1658 : Privilège pontifical, octroyé par Jean-Nicolas Conti, suivi de la mention de cession à Charles Angot. (cf. t. III) — 2 janvier 1661 : Achevé d’imprimer (t. I). — 1er octobre 1663 : Achevé d’imprimer (t. XII).

Quelques traductions étrangères :

  • 1644. L’innocenza riconosciuta, descritta in lingua francese dal P. Renato Ceriziers della Compagnia di Giesù tradotta nell’italiana da Lodouico Cadamosto, e dedicata all’illustrissimo signor Ottaviano Picenardo, presidente dell’Eccellentissimo Senato di Milano e del Consiglio Segreto di S. M. C. Milano, Filippo Ghisolfi Google

    Dédié à Ottaviano Picenardi (1570-1646), Président du Sénat de Milan (nommé par le roi d’Espagne), membre du Conseil secret du roi d’Espagne.

  • 1645. Innocency Acknowledg’d in the Life and Death of S. Genovefa Countesse Palatin of Trevers, Gant, John vanden Kerchoue, Google

  • 1647. L’innocenza riconosciuta historia, descritta in lingua francese dal P. Renato Cericiers della compagnia di Giesù, tradotta nell’italiana da Lodovico Cadamosto, Venetia, Perli Turrini Google

  • 1660. Genouefa, das ist: Wunderliches Leben und denckwürdige Geschichten der H. Genouefa, durch P. Michaëlem Staudacher, der Societet Jesu, Dillingen Google

Cursus de René de Ceriziers chez les Jésuites (1622-1642)

D’après les catalogues des membres et des offices de la province de Champagne de la Compagnie de Jésus, de 1616 à 1662, voir.

  • Noviciat (2 années) : 1622–1624 (20 à 22 ans)

    Entrée au noviciat le 7 décembre 1622 dans la maison de probation de Nancy. Deux années de formation spirituelle exclusive conclues par les premiers vœux simples (pauvreté, chasteté, obéissance), faisant de lui un scolastique approuvé.

  • Régence (4 à 5 ans) : 1624–1628/1629 (22 à 26/27 ans)

    Mise à l’épreuve pédagogique immédiate après le noviciat. Il enseigne successivement les humanités et monte de classe chaque année : 6e en 1624–1625, 5e en 1625–1626 et 4e en 1626–1627 à l’Université de Pont-à-Mousson, puis la classe de 3e en 1627–1628 au collège des jésuites de Dijon.

  • Philosophie (2 à 3 ans) : vers 1628–1631 (26 à 29 ans)

    Dans un collège de plein exercice ou à l’Université de Pont-à-Mousson. Cursus complet comprenant la logique, la physique et la métaphysique/morale.

  • Théologie (4 ans) : vers 1631–1635 (29 à 33 ans)

    Études théologiques (Écriture sainte, théologie dogmatique, cas de conscience) menant à l’ordination sacerdotale, conférée vers 1634–1635 (à environ 32-33 ans), où le religieux reçoit le titre de père.

  • Troisième An de probation (1 an) : vers 1635–1636 (33 à 34 ans)

    Année de recul et de maturité spirituelle (école du cœur) après les études profanes et sacrées, marquée par le renouvellement des Exercices spirituels complets de 30 jours.

  • Profession solennelle des quatre vœux : 13 février 1639 (~36 ans)

    Après plusieurs années de ministère sacerdotal et d’activité littéraire (dont la parution de sa traduction de Boèce en 1636), il prononce ses vœux définitifs de profès (comprenant le quatrième vœu spécial d’obéissance au pape pour les missions), grade le plus élevé de la Compagnie de Jésus.

Généalogie de madame du Boulay, née de Ceriziers, parente de René de Ceriziers

Ceriziers dédie le tome VI des Éloges sacrez à Madame du Boulay, dont il rappelle la parenté directe : L’honneur que j’ai de vous appartenir et de porter votre nom. Cette dédicataire est Madeleine de Ceriziers, fille de Barnabé de Ceriziers, maître ordinaire en la Chambre des comptes de Paris sous Henri III et Henri IV. Elle est la sœur de Marie de Ceriziers (mariée à Jacques Le Coigneux, président à mortier au Parlement et chancelier de Gaston d’Orléans) et l’épouse en secondes noces de Nicolas Brûlart, seigneur du Boulay, premier chambellan de Gaston d’Orléans.

  • Barnabé de CERIZIERS (attesté maître des comptes le 19 août 1589 pour l’inventaire des manuscrits de Catherine de Médicis ; † début 1617 ; inventaire après décès dressé à Paris le 5 mai 1617)

    Charges : Conseiller du Roi, maître ordinaire en sa Chambre des comptes de Paris.

    ⚭ (mariage le 15 décembre 1593 à Paris) Marie VULIN (ou Valin, ou Hulin ; † 9 janvier 1623), veuve en premières noces de Jean Séguier, maître des comptes.

    1. Marie de CERIZIERS († 12 novembre 1623)

      ⚭ (mariage le 25 janvier 1612 à Paris) Jacques LE COIGNEUX (1589 – † 21 août 1651)
      Titres : Seigneur de Lierville, de Bachaumont, de Plailly et marquis de Bélâbre (1650)
      Charges : Conseiller au Parlement de Paris (reçu en 1611), Président aux requêtes du Palais (1616), Président de la Chambre des comptes de Paris (reçu en 1619), Président à mortier au Parlement de Paris (reçu en 1630).

      Enfants notoires :

      • Magdelaine Le Coigneux (baptisée en 1616 ; marraine : sa tante Magdelaine de Ceriziers).
      • François Le Coigneux de Bachaumont (1624 – † 1702), conseiller au Parlement, homme de lettres et mémorialiste.
    2. Magdelaine (ou Marie-Madeleine) de CERIZIERS (Madame du Boulay, vivante en 1661)

      ⚭ (premier mariage le 20 janvier 1617 à Paris) Pierre BRÛLART, seigneur de Vaulx-lès-Gisors († début 1623)
      Titres et parenté : Conseiller du Roi ; branche Brûlart de Sillery/Berny (fils de l’ambassadeur Mathieu Brûlart, neveu du chancelier Nicolas Brûlart de Sillery).

      Enfant :

      • Noël Brûlart, seigneur de Vaux (c. 1618 – † 1714).

      ⚭ (second mariage, 1623) Nicolas BRÛLART (cousin du précédent), seigneur du Boulay (ou du Boullay), d’Obsonville († 1er novembre 1659)
      Titres et charges : Conseiller du Roi, premier chambellan de Gaston de France, duc d’Orléans, capitaine des gardes et gouverneur du palais du Luxembourg.
      Parenté : Cousin issu de germain de Pierre Brûlart (branche Brûlart de Genlis/Crosne).

      Enfants :

      • François Brûlart, chevalier, seigneur du Boulay (c. 1639 – † 1703), officier.
      • Marie Brûlart du Boulay (1635 – † 1699), mariée en 1662 à Nicolas-Louis de L’Hôpital, marquis de Vitry.
      • Madeleine Brûlart, religieuse aux Filles de Sainte-Marie de Melun.

Sources générales

  • France Archives.

    Responce du sieur D. C. [René de Ceriziers] au sieur Vincent Armanni FranceArchives

    Date : 10 juillet 1646. Dépôt d’une procuration en latin, faite devant notaire à Florence, par Luc, comte de Fabroni, et Louise de Pisseleu, son épouse, y résidant, le 24 août 1645, l’an premier du pontificat d’Innocent X, et le 10e du règne de Ferdinand II, grand duc d’Etrurie (pièce avec cachet), par René de Ceriziers, aumônier du roi, rue Pavée. Italie. FranceArchives

    Luc Fabroni (dont l’ancêtre florentin Paul s’était établi en Bretagne dès 1551) et son épouse Louise de Pisseleu résidaient à Florence tout en conservant des intérêts en France. Ceriziers, prêtre et compatriote breton qu’ils ont pu côtoyer lors de son séjour en Italie, leur sert ici d’intermédiaire et de fondé de pouvoir à Paris.

  • La Gazette, 25 mars 1662, p. 6/8, Retronews :

    De Paris, le 25 Mars 1662. — L’11 du Courant, mourut, ici, l’Abé de Cériziers, assez connu par le grand nombre de Volumes qu’il a laissez à l’Eglise & au Public : & qui sont comme autant d’illustres Monumens de la beauté de son esprit & de sa piété. Le lendemain, il fut inhumé en l’Eglise des Célestins, où il avoit choisi sa Sepulture.

  • Charles Sorel, La Bibliothèque françoise, 1664, Google :

    [Au sujet de feu M. de Serizay, p. 244] Ici une remarque nécessaire, qu’en matière d’auteurs pour montrer qu’on s’y connaît bien, on se doit garder de prendre les uns pour les autres, comme ceux qui confondent M. de Cerisy, M. de Serizay, et M. de Ceriziers. Le premier était M. Habert, abbé de Cerisy ; M. de Serizay, était un intendant de la maison de M. le duc de la Rochefoucaud, et M. de Ceriziers, était un ecclésiastique qui a fait les Éloges des saints, la Consolation de la théologie et plusieurs autres livres.

    [Chapitre sur les histoires de Louis XIV, p. 330] Il y a une espèce d’histoire des dernières années de la guerre, laquelle porte pour titre Les Années françaises, ou les Campagnes de Louis XIV. Ceci est fait par le sieur de Ceriziers, aumônier du roi, lequel ayant commencé par l’année 1654, finit à 1660, afin de parler du traité de paix, et du mariage du roi, avec l’infante d’Espagne. Le style en est fleuri, comme des autres ouvrages de cet auteur, mais parmi cela on ne laisse pas de rencontrer des particularités qu’on est fort aise de voir.

    [Chapitre sur les histoires de France, p. 345-346] M. de Ceriziers a fait un abregé plus fleuri, sous le nom du Tacite français. Tacite n’a pourtant écrit que des Annales, avec l’histoire particulière de quelques empereurs, et non point l’histoire universelle d’un État pour plusieurs siècles, et il n’a point fait d’abrégés ; aussi dans une telle manière de style, il n’aurait pas pu mettre des harangues et des raisonnements d’État, et M. de Cerisiers n’en met aussi que fort peu dans son recueil. On répondra qu’ensuite de cet épitomé d’histoire des rois de France, il a fait des Réflexions sur leurs vies et sur leurs actions ; mais il n’a point pensé à faire imprimer cela sous le nom de Tacite, et il ne rend aucune raison pour ce titre, sinon qu’il l’a voulu choisir ainsi, c’est-à-dire qu’il a pensé que cela donnerait plus de cours à son ouvrage.

  • Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique, t. II, 1759, p. 145, Gallica :

    BARTHÉLEMY (Charles), écuyer, seigneur de Beinville, près de Compiègne, qui vivait dans le XVIIe siècle, avait beaucoup d’érudition, et fut particulièrement estimé du cardinal de Richelieu et du chancelier Séguier. Le premier parla avantageusement d’un de ses ouvrages intitulé : Les Vérités françoises opposées aux calomnies espagnoles, et lui donna le titre d’historiographe. L’autre lui faisait une bonne pension. Barthélemy avait commencé un traité considérable, par lequel il prouvait combien la France avait été favorable à l’Église ; mais il ne put l’achever, étant mort à Paris assez jeune en 1641. L’abbé de Ceriziers, qui était son ami, le fit enterrer dans l’église de Saint-Étienne-du-Mont, et porta ses manuscrits dans la bibliothèque du chancelier Séguier.

  • Michaud, Biographie universelle, t. VII, 1844, p. 339, Google :

    CERISIERS ou CERIZIERS (le Père RENÉ DE), né à Nantes en 1609, entra fort jeune dans la compagnie de Jésus, où il fit profession des quatre vœux. Après avoir enseigné les humanités et la philosophie dans plusieurs collèges de son ordre, il obtint sa sécularisation, mais on ignore entièrement les motifs qui le portèrent à la solliciter. L’abbé de Cerisiers, que l’on a continué d’appeler le P. de Cerisiers, fut ensuite nommé aumônier du duc d’Orléans, aumônier ordinaire, et plus tard conseiller du roi. À la cour, il se distingua par sa piété, par son attachement à ses devoirs, et surtout par son éloignement pour tout ce qui ressemblait à de l’intrigue. Louis XIV, juste appréciateur du mérite, se plaisait à faire l’éloge de son aumônier.

    De Cerisiers a publié quelques traductions estimées dans leur temps, et un grand nombre d’ouvrages, les uns ascétiques, les autres historiques. Les premiers sont écrits avec beaucoup de naturel et d’onction ; les seconds manquent en général de critique et d’intérêt ; le style en est faible, suranné, et l’on ne peut guère s’étonner qu’ils soient tombés dans l’oubli. De toutes les productions de cet écrivain, la seule qui lui ait survécu est une espèce de roman spirituel intitulé : L’Innocence reconnue, ou Vie de Ste. Geneviève de Brabant. Ce petit ouvrage, dit Berquin, offre une foule de morceaux de la simplicité la plus noble et la plus touchante. Il fait partie de la Bibliothèque bleue, et les éditions en sont fort nombreuses.

    Selon de Feller, René de Cerisiers mourut en 1662, et en effet Claude Irson, dans la 2e édition de sa nouvelle Méthode pour étudier la langue française, imprimée cette même année, ne le comprend plus dans la Liste des écrivains les plus célèbres de notre langue.

    Ses principaux ouvrages sont :

    1. L’Image de Notre-Dame de Liesse, ou son histoire authentique, Reims, 1622 et 1625, in-12.
    2. Les Heureux Commencements de la France chrétienne sous l’apôtre de nos rois, St. Rémi, ibid., 1635, in-4° ; 1647, in-8°.
    3. La Consolation de la Philosophie de Boëce, en vers et en prose, Paris, 1636, in-4°. Cette traduction, que le censeur qualifie de chef-d’œuvre de la perfection de notre langue, est fort médiocre ; elle a eu cependant plusieurs éditions ; la 6e est de 1640, in-12.
    4. Consolation de la théologie, imprimée dès 1638, à la suite de la traduction de la Consolation de la philosophie, dont elle est une mauvaise imitation.
    5. Une traduction française des Soliloques de St. Augustin, avec les Méditations et le Manuel, Paris, 1638, in-12, et très-souvent réimprimée jusqu’en 1709.
    6. Une traduction des Confessions du même, Paris, 1638, petit in-12.
    7. L’Innocence reconnue, ou Vie de Ste. Geneviève de Brabant, Paris, 1640, in-4° ; 1643, in-12 ; reproduite avec deux nouveaux opuscules du P. de Cerisiers, sous ce titre : les Trois États de l’innocence, affligée dans Jeanne d’Arc, reconnue dans Geneviève de Brabant, couronnée dans Hislande, duchesse de Bretagne, Paris, 1646, in-8° ; Toulouse, 1658 ; Paris, 1696, et plusieurs autres fois dans le courant du siècle dernier ; trad. en anglais par G. Lower, Londres, 1654 et 1656, 2 vol. in-8°. L’histoire de Jeanne d’Arc n’est, au jugement de Lenglet Dufresnoy, qu’une rapsodie dans le genre de la Cour sainte du P. Caussin ; on en peut dire autant de celle de la duchesse de Bretagne. Quant à la vie de Geneviève de Brabant, dont nous avons déjà parlé, elle eut un succès populaire ; on l’a réimprimée de nos jours sous le titre de l’Innocence reconnue, ou la Vie admirable de Geneviève, princesse de Brabant, Épinal, 1813, 1816, 1821, 1826, in-12 ; Porentruy, 1816, in-16 ; Paris, 1814, in-18 ; Toulouse, 1816, in-12.
    8. Réflexions chrétiennes et politiques sur la vie des rois de France, Paris, 1641-44, in-12 ; reproduites avec des augmentations sous ce titre fastueux : le Tacite françois, avec des réflexions, etc., Paris, 1648, 2 vol. in-4° ; ibid., 1645, 2 vol. in-12 ; trad. en italien par César-Justinien Masucci, Rome, 1680, in-12 ; et en allemand par Jean Menudier, même année. Dans la table du Journal des Savants, l’abbé de Claustre a pris mal à propos cet ouvrage de Cerisiers pour une traduction de Tacite.
    9. Joseph, ou la Providence divine, Paris, 1642, in-8°.
    10. Le Hérault françois publiant les actions du maréchal de la Mothe-Houdancourt, Paris, 1644, in-8° ; trad. en espagnol par Gaspard Salas, Barcelone, 1646, in-4°.
    11. Le Héros françois, ou l’Idée d’un grand capitaine, Paris, 1645, in-4°. C’est l’éloge du comte d’Harcourt. Il a été traduit en espagnol.
    12. L’Illustre Amalazonthe (publié sous le nom de Desfontaines), Paris, 1652, 2 vol. in-12. Le procès du président Giroux, de Dijon, qui fut condamné en 1643 à avoir la tête tranchée, a fourni le sujet de ce roman. Le nom du personnage principal est changé en celui de Rufinius.
    13. Le Philosophe français, Rouen, 1651 et 1652, 3 vol. in-12.
    14. La Cité de Dieu de St. Augustin, trad. en français, Paris, 1655, in-fol.
    15. L’Armée françoise, ou les six Campagnes du roi, Paris, 1655 et ann. suiv.
    16. L’Année françoise, Paris, Angot, 1660, in-12. On y trouve les éloges de Ste. Clotilde, Ste. Bathilde, la reine Blanche, Anne d’Autriche, etc.

    On attribue encore au P. Cerisiers, Geneviève, tragédie, Paris, 1669, in-12 ; réimprimée à Rouen, 1711, in-12 ; et une traduction de L’Imitation de Jésus-Christ. C’est probablement, dit Barbier (Examen critique, p. 178), celle qui parut en 1662, sous les initiales R. C. A. (René Cerisiers, aumônier), et qui n’offre qu’une réimpression un peu retouchée de la traduction de Marillac. — Ch—s.

  • Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, Liège, 1853, p. 185-187, Google :

    CERISIERS, Réné de, né à Nantes en 1603, entra dans la province de Champagne en 1622, fit profession des quatre vœux, enseigna les belles lettres et la philosophie ; mais il quitta la Compagnie, et devint aumônier du duc d’Orléans et ensuite de Louis XIV. Il mourut en 1662. Tous ses ouvrages n’appartiennent pas à la Compagnie.

    Sotwel s’exprime ainsi : Dum inter nos ageret, scripsit gallice Historiam B. Virginis Exhilaratricis, quæ vulgo de Liesse dicitur. Item Innocentiæ agnitæ Historiam. Parisiis, 1643 (sic), in-12, quæ Italice translata a Ludovico Cadamosto prodiit. Bononiæ, 1617 (sic), in-12. [Pendant qu’il vivait parmi nous [c’est-à-dire dans la Compagnie], il écrivit en français une Histoire de la Bienheureuse Vierge Exhilaratrice, communément appelée de Liesse. De même une Histoire de l’Innocence reconnue. Paris, 1645 (sic), in-12 ; celle-ci, traduite en italien par Ludovico Cadamosto, parut à Bologne, 1617 (sic), in-12.] Si le Père Cerisiers écrivit l’Innocence reconnue étant encore dans la Compagnie, il y écrivit aussi plusieurs autres livres qui portent une date plus récente. Je donnerai la liste de tous ses ouvrages, parce qu’elle est plus complète que celle de Barbier.

    1. L’Innocence reconnue, ou Vie de Sainte Geneviève de Brabant. Paris... — À Mons, de l’imprimerie de Jean Havart, 1638, in-12, pp. 193, sans les limin. — Paris, 1640, in-4°; 1643, in-12; 1647, in-8°. Ce petit ouvrage, dit Berquin, qui fait partie de la Bibliothèque bleue, écrit en quelques endroits avec une affectation ridicule, est plein de morceaux de la simplicité la plus noble et la plus vertueuse. Cet ouvrage a été depuis revu et corrigé par l’abbé Richard. Il a été imprimé fort souvent; il reparut en 1646 avec le n° 8. [...]

    8. Les trois états de l’Innocence : affligée dans Jeanne d’Arc, reconnue dans Geneviève de Brabant, couronnée dans Hirlande, duchesse de Bretagne. Paris, 1640. Paris, Camusat et le Petit, 1646 in-8°. — L’approbation porte encore René de Cerisiers, de la Compagnie de Jésus. — Les trois Etats de l’Innocence. Lyon, chez Jacques Carteron, 1649, in-8°, 3 tom. — Toulouse, 1650, in-8°. Les trois Estats de l’Innocence. Contenant I. l’Innocence affligée ; II. l’Innocence reconnue ; III. l’Innocence couronnée, par le Sieur de Cerisiers, Aumosnier du Roy. Divisez en trois tomes. Dernière edition, reveuë et corrigée. À Rouen, chez Jean Tieucelin, 1661, in-8°, 3 vol., p. 224, 231 et 230, sans les lim. L’approbation est datée de 1639. — Paris, 1696. sans doute ailleurs en d’autres temps. [...]

  • Olivier Gourcuff, dans Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècle, Nantes, 1884, p. 119-129, Google :

    René de Ceriziers (1609-1662).

    La vie du Père de Ceriziers, historien, théologien et poète, est assez mal connue. Né à Nantes en 1609, il entra chez les Jésuites, y fut professeur et devint plus tard aumônier et conseiller de Louis XIV ; on croit qu’il mourut en 1662. Il fut en relations avec de grands personnages, le cardinal de Richelieu, l’intelligence visible de l’Estat, comme il l’appelle, à qui il dédia sa Consolation de la Théologie, la duchesse d’Aiguillon qui le décida à traduire les Confessions de saint Augustin, le maréchal de la MotteHoudancourt et le comte d’Harcourt, dont il a écrit les éloges. Les notices qu’Ogée (Dictionnaire de Bretagne), Guimar (Annales nantaises) et M. Miorcec de Kerdanet ont consacrées au Père de Ceriziers sont brèves et incomplètes; en revanche, celle de M. Weiss, dans la Biographie universelle, pourrait bien être trop complète, car elle attribue, sans fondement sérieux, à notre auteur, une tragédie de Geneviève, imprimée en 1669. S’il est fort douteux que Cériziers ait composé cette tragédie, on ne peut nier que le sujet lui ait été très familier, car il a donné à cette légende, dès longtemps populaire, sa forme définitive, en écrivant une sorte de roman spirituel, seul ouvrage qui lui ait survécu : l’Innocence reconnue, ou la vie de sainte Geneviève de Brabant. (Paris, 1640, très souvent réimprimée.) Berquin, l’Ami des enfants, qui, comme l’allemand Tieck et beaucoup d’autres, a chanté les infortunes de Geneviève dans des romances très connues, a rendu pleine justice au petit livre de son devancier, rempli, a-t-il dit, de morceaux de la simplicité la plus noble et la plus onctueuse. [...]

  • René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, vol. 8, Rennes, 1895, p. 160, Google :

    833. Cerisiers (René de), ou de Ceriziers. — Nom d’un célèbre jésuite né à Nantes en 1603, disent la plupart des biographes, en 1609, dit M. de Gourcuff, et dont j’ai vainement cherché le patronymique, car je suis persuadé que c’est là un additionnel. Les armoiries placées au bas de son portrait vers 1656 : d’azur au chevron d’argent accompagné de deux étoiles de même en chef, et d’un arbre de sinople en pointe devant me mettre sur la voie, j’ai cherché dans les armoriaux de Bretagne, à l’aide du Dict. hérald., si je pouvais l’y rencontrer ; mais je n’y ai pas trouvé un seul blason identique à celui-là. Les trois qui s’en rapprochent le plus sont Caillaud, à Nantes, Méraud à Rennes et Partevaux à Morlaix, et encore faudrait-il une brisure spéciale. Il faudra donc chercher hors de notre province. Ce qui n’est pas douteux, c’est que René de C. fils de Jean, dit la légende de son portrait, est nantais. Il entra dans l’ordre des jésuites, province de Champagne, en 1622, ce qui est en faveur de sa naissance en 1603, car né en 1609, il n’eût eu alors que 13 ans, et enseigna les belles lettres et la philosophie dans divers collèges ; puis il quitta la compagnie de Jésus vers 1642, devint aumônier du duc d’Orléans et de Louis XIV et mourut en 1662.

    On a de lui:

    1. Chanson sur la prise de la Rochelle en 1627 (1643)
    2. Image de Notre-Dame-de-Liesse, ou son histoire authentique par un religieux de la Compagnie de Jésus (1632)
    3. Les soliloques et méditations de Saint-Augustin (traduction, Paris, 1632)
    4. Les heureux commencements de la France chrestienne sous l’apostre de nos roys saint Remy (Reims, 1633)
    5. L’innocence, reconnue ou vie de sainte Geneviève de Brabant (Paris, 1634) ; nombreuses rééditions et traductions en hollandais, anglais, espagnol, italien
    6. Consolation de la philosophie (traduction, Paris, 1636)
    7. La consolation de la théologie (Paris, 1639)
    8. Les confessions de saint Augustin (anonyme, Paris, 1638)
    9. Les trois états de l’innocence, par le R. P. René de Ceriziers, de la Compagnie de Jésus. Tome I. L’innocence affligée (Jeanne d’Arc). — Tome II. L’innocence reconnue (Geneviève de Brabant). — Tome III. L’innocence couronnée (Hislande, duchesse de Bretagne). — Paris, veuve de Jean Camusat, 1640, 3 vol. in-8° de 491 p. = Paris, Camusat et Le Petit, 1646, in-8°. = Dernière édition (avec le titre aumosnier du roy). — Lyon, Carteron, 1649, 3 vol. in-8° de 240, 253 et 244 p. Toulouse, 1650, in-8°. Rouen, Jean Tieucelin, 1661, 3 vol. in-8°, de 224, 231, 230 p. = Paris, 1669, 1696.

      Cet ouvrage a été traduit en plusieurs langues : — A. (en anglais). The innocent Lady, and the triumphant Lady (trad. par William Lower). Londres, 1654 et 1656, in-89. — B. (en allemand). Renati de Ceriziers die durch Mord und Lastenzungen Lochst bedrongte, etc., in drei Theil abgetheilt. Dillingen, 1685, in-8°. — Die gekronte Unschuld, oder Leben der Frommen, etc. (traduit par J.-A. Langenmantel). Augsbourg, 1690, in-4".

    10. Réflections (sic) chrestiennes et politiques sur la vie des roys de France (Paris, 1641)
    11. Joseph, ou la providence divine (Briquegny, 1642)
    12. Le philosophe françois, par les de Cerisiers, aumosnier de Monseigneur le duc d’Orléans (édition originale, Paris, 1643)
    13. Le hérault françois publiant les actions du maréchal de la Mothe-Houdancourt (Paris, 1644)
    14. Le héros françois, ou l’idée d’un grand capitaine (Paris, 1645) ; éloge du comte d’Harcourt.
    15. Discours sur le sacre du roy (Paris, 1654)
    16. Lettre du P. Le Boux, de l’Oratoire, à M. de Cerisiers, aumônier du roy, avec sa réponse (Paris, 1654)
    17. L’année françoise, ou la première campagne du roi (en 1654) (Paris, six années, de 1655 à 1660)
    18. Saint Augustin de la Cité de Dieu (traduction, Paris, 1655)
    19. Jonathas ou le vray amy (Paris, 1653, 2e éd. 1656, avec le portrait de l’auteur et les armes du duc de Villars à qui l’ouvrage est dédiéà)
    20. Les négociations du président Jeannin, suivies de ses œuvres meslées (Paris, 1656), sous le nom de l’abbé Nicolas de Castille, petit-fils du président
    21. La réunion des esprits : L’examen du jugement sur l’éclipse, et traduction d’une épître de saint Augustin (3 ouvrages cités dans le privilège accordé en 1658 pour les Années françoises).
    22. Les Éloges sacrez ou la vie des Saints (Paris, 1661, 12 vol., privilège de 1658)
    23. L’imitation de Jésus-Christ, composée par Thomas de Kempis (traduction, Paris, 1662)
    24. L’illustre Amalazonthe, par le sieur Desfontaines (Paris, 1645, 2 vol.)
    25. Geneviève de Brabant, tragédie (Paris, 1669)

    Sur René de Ceriziers voy. :

    1. Ogée, au Dict. hist. de Bret., II, 217.
    2. Guimar, aux Annales nantaises (1795)
    3. Weis, à la Biog. univ. de Michaud, 1re édit. (1813)
    4. Barbier, à l’Examen critique des dict. biog. (1870, p. 176, 177)
    5. Kerdanet, Notices chronol. (1818, p. 142)
    6. Leboyer, au Lycée armoricain.
    7. Levot, à la Biog. bret. (1852, I, 270, 271)
    8. Nouv. biog. gén. de Hoefer.
    9. De Backer, à la Biblioth. des écrivains de la Compagnie de Jésus, 1re édition, I, 1181 à 1186, et III, 2073, 2074.
    10. Ol. de Gourcuff, dans l’Anthologie des poètes bretons du XVIIe siècle, publiée par la Soc. des biblioph. bret. (Nantes, 1884, in-8°), p. 119 à 129, avec des vers extraits de la Consolation de la philosophie et de la théologie.
    11. Ol. de Gourcuff, à la Revue de Bret., de Vendée et d’Anjou, 1889, I, 314 à 322, et 391 à 396. C’est une étude critique de bibliographie pour laquelle il est fâcheux que l’auteur n’ait pas connu les numéros 4 et 9 qui précèdent.
    12. Sommervogel, à la Bibl. des écrivains de la Compagnie de Jésus, 2e édition, II (1891), col. 993 à 1000 (Bibliographie limitée aux ouvrages dont la fre édition est antérieure à l’an 1641).

    Iconographie. — Tirage à part du portrait cité ci-dessus en tête de l’édition du Jonathas en 1656, avec l’inscription Renatus de Ceriziers Joannis filius, et les armes. De Surgères, à l’icon. bret., I, 106, lui donne la signature J. Boulanger, qu’Ol. de Gourcuff lit: Houlanger. Mais le Dict. des artistes de Bellier de La Chavignerie ne cite personne à ce dernier nom, tandis qu’il mentionne toute l’œuvre du peintre et graveur champenois, Jean Boulanger, y compris le portrait de notre nantais.

  • Louis Carrez, Catalogi sociorum et officiorum provinciae Campaniae Societatis Jesu ab anno 1616 ad annum 1662 (Catalogues des membres et des offices de la province de Champagne de la Compagnie de Jésus, depuis l’année 1616 jusqu’à l’année 1662), vol. 2 (1616-1628), Catalauni (Châlons-en-Champagne), 1898, p. 184-185, Gallica :

    Nomen et cognomen : de Ceriziers, Renatus ; Patria : Nantes (Naunetum) ; Ortus : 1602 ; Ingressus : 7 déc. 1622 ; Gradus : Pr. ; Promotio : 13 feb. 1639

    Cursus, p. 92, 108, 112, 128, 144, 164, Gallica :

    Novitii scholastici de la Domus probationis Nanceiana : Renatus de Ceriziers, 7 dec. [1622]

    • 1622–1623 (1e année de noviciat) : Novice scolastique à la Maison de probation de Nancy.
    • 1623–1624 (2e année de noviciat) : Achèvement du noviciat à Nancy.
    • 1624–1625 : Nommé à l’Université de Pont-à-Mousson (Collegium Mussipontanum) : il y commence sa Régence en enseignant la 6e classe (M. Renatus de Cériziers, 6 cl., p. 112).
    • 1625–1626 : Toujours à Pont-à-Mousson, il monte d’un niveau et enseigne la 5e classe (M. Renatus de Cériziers, 5 cl., p. 128).
    • 1626–1627 : Toujours à Pont-à-Mousson, il enseigne la 4e classe (M. Renatus de Cériziers, 4 cl., p. 144).
    • 1627–1628 : Transféré au collège de Dijon (Collegium Divionense) : il y enseigne la 3e classe (M. Renatus de Cériziers, 3 cl., p. 164).

    Louis Carrez, Catalogi, vol. 3 (1628-1638), 1900, p. 208-209, Gallica :

    Nomen et cognomen : de Ceriziers, Renatus ; Patria : Nantes (Naunetum) ; Ortus : 1602 ; Ingressus : 7 déc. 1622 ; Gradus : Pr. ; Promotio : 13 feb. 1639 ; Defunctus : Dimissus ; Dies obitus : 1642

    • 1628–1629 (Collège de Dijon) : Régent de 2de / Humanités. M. Renatus de Ceriziers, 2 cl. (p. 9). Après avoir fait sa 3e à Dijon en 1627-1628, il y reste une seconde année pour enseigner la 2de.
    • 1629–1630 (Collège de Dijon) : Régent de 2de / Humanités. M. Renatus de Ceriziers, hum. (p. 26).
    • 1630–1631 (Collège et Convict de Reims) : Étudiant en Théologie (1re année) et Préfet des pensionnaires au convict. M. Renatus de Ceriziers, Theol. 1 anni sous la rubrique des préfets de chambres du convict (p. 44).
    • 1631–1632 (Collège de Reims) : Étudiant en Théologie (2e année). Renatus de Ceriziers, [Theologi] II ANNI (p. 64).
    • 1632–1633 (Collège et Convict de Reims) : Étudiant en Théologie (3e année). Renatus de Ceriziers, [Theologi] III ANNI (p. 86).
    • 1633–1634 (Collège et Convict de Reims) : Étudiant en Théologie (4e année) et Sous-préfet du convict. M. Renatus de Ceriziers, Th. 4 anni (p. 111). Ordination sacerdotale : Il achève son cursus théologique complet au printemps/été 1634.
    • 1634–1635 (Collège de Charleville / Carolopolitain) : Père jésuite (ordonné), Prédicateur ordinaire de l’église du collège et Préfet des études. P. Renatus de Ceriziers, Praef. stud., Cone. in T. N., Cons. (p. 126). Il porte désormais officiellement le titre de P. (Pater).
    • 1635–1636 (Collège de Reims) : Professeur de Logique. P. Renatus de Ceriziers, Lect. log. (p. 156).
    • 1636–1637 (Collège de Reims) : Professeur de Physique. P. Renatus de Ceriziers, Lect. phys., Conf. (p. 175).
    • 1637–1638 (Province de Toulouse) : Envoyé en mission et accomplissement du Troisième An de probation dans la province de Toulouse. P. Renatus de Ceriziers, 3° anno, Tolosae dans le supplément des pères envoyés hors province (p. 198).

    Louis Carrez, Catalogi, vol. 4 (1638-1651), 1901, p. 190-191, Gallica :

    Nomen et cognomen : de Ceriziers, Renatus ; Patria : Nantes (Naunetum) ; Ortus : 1602 ; Ingressus : 7 déc. 1622 ; Gradus : Pr. ; Promotio : 13 feb. 1639 ; Defunctus : Dimissus ; Dies obitus : 1642

    • 1638–1639 : il est envoyé en mission/affectation extérieure dans la province de Toulouse (P. Renatus de Ceriziers, Prov. Tolos., p. 14). C’est durant cette année qu’il prononce sa profession solennelle des quatre vœux le 13 février 1639.
    • 1639–1640 : il est affecté à Paris (P. Renatus de Ceriziers, Parisiis, Fr., p. 31), ce qui le rapproche de la cour et des cercles lettrés parisiens.
    • 1640–1641 : il est de retour dans la province de Champagne et nommé au collège de Dijon (Collegium Divionense, p. 37) avec des fonctions de premier plan : Prédicateur ordinaire dans l’église du collège (Cone. T. N. = Concionator Templi Nostri). Directeur de la congrégation des prêtres / ecclésiastiques (Praef. sodal. sacerdot.).
    • 1641–1642 : Sortie : DIMISSI : P. Renatus de Ceriziers (p. 63).
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