J.-B.-J. Ayroles
: L’Université de Paris au temps de Jeanne d’Arc (1901)
Table des matières
Table des matières
Sommaire
- L’Université de Paris dans l’Église au temps de Jeanne d’Arc
- Le schisme de l’assemblée de Bâle : ses commencements, son caractère
- Érard, Évérardi, Courcelles, également ennemis de la Pucelle et du Pape
- L’Université de Paris à l’occasion du grand schisme se pose comme la suprême autorité dans l’Église
- Les doctrines schismatiques de l’Université de Paris de l’ouverture de l’assemblée de Constance à celle de Bâle
- Le brigandage de Bâle, œuvre de l’Université de Paris
- Le rôle de l’Université dans l’État au temps de Jeanne d’Arc ; et le motif unique de sa condamnation de la Pucelle
- L’ingérence de l’Université dans les événements politiques, depuis l’avènement de Charles VI, jusqu’à la défaite des cabochiens en 1413
- L’Université pendant la domination des Armagnacs (1413-1418) ; Gerson contre Jean-sans-Peur ; les maîtres divisés
- L’Université dans l’État, de 1418, à la mort de Charles VI, 1422
- L’Université de Paris sous la domination anglaise de 1422 à 1436
- Rapport entre le rôle de l’Université dans l’Église et dans l’État et la condamnation de Jeanne d’Arc
- Différence profonde au point de vue du schisme entre les approbateurs et les persécuteurs de la Pucelle
- Des raisons alléguées par les auteurs du Cartulaire pour excuser l’Université
- Existence de la loi salique ; protestation contre le traité de Troyes
- Du droit de l’Université d’examiner la Pucelle
- De l’excuse tirée des faux bruits répandus sur la Pucelle
- Excuses tirées de l’échec contre Paris
- Sentiments de l’Université à l’ouverture du procès
- Incriminations et insinuations contre la Vénérable et sa mission
- Les torts de l’Université d’après les auteurs du Cartulaire
- De l’attitude de Charles VII et de ses conseillers vis-à-vis de la Pucelle prisonnière
Table des matières détaillée
- Présentation
- Introduction
- But et plan de l’ouvrage
- Organisation de l’Université de Paris (au temps de Jeanne d’Arc)
- L’Université de Paris dans l’Église au temps de Jeanne d’Arc
- Le schisme de l’assemblée de Bâle : ses commencements, son caractère
- Suite des attentats de la schismatique assemblée
- Les trois prétendues vérités de foi
- Théorie de Courcelles sur la constitution de l’Église
- Combattue par les archevêques de Palerme et de Milan
- Comment ils qualifient l’assemblée
- Stupéfiante réplique du président, Louis Allemand
- Aveux
- Sentence de déposition contre Eugène IV
- Foudroyante réponse du Concile de Florence aux attentats de Bâle
- Élection burlesque du pseudo-Félix V
- Raisons de ce choix
- Érard, Évérardi, Courcelles, également ennemis de la Pucelle et du Pape
- L’Université de Paris à l’occasion du grand schisme se pose comme la suprême autorité dans l’Église
- La thèse d’après les aveux mêmes du R. P. Denifle
- Dès 1383, l’Université intime à la Chrétienté que le pseudo-Clément est le vrai Pape
- Peu d’effet de cette déclaration
- L’Université veut faire cesser le schisme par un moyen de son choix
- Manière étrange dont elle recherche ce moyen
- Pourquoi elle ne veut pas même examiner les titres des Papes de Rome
- Mort du pseudo-Clément
- Élection du pseudo-Benoît XIII
- Le pseudo-Benoît XIII reconnu légitime par l’Université
- Elle veut prématurément lui imposer la cession, voie généralement réprouvée par l’immense majorité de la Chrétienté
- Refus de Benoît
- Emportement de l’Université
- Elle se conduit comme si Jésus-Christ lui avait remis les clés
- Ce qu’elle dit être dans le plan divin
- Soustraction d’obéissance, c’est-à-dire schisme
- Débats qui la précèdent
- Petit nombre de meneurs
- Violences pour imposer la soustraction
- Le pseudo-Benoît assiégé durant cinq ans dans son palais
- Mécontentement du reste de l’obédience Avignonnaise
- Lettre de l’Université de Toulouse
- L’obédience rétablie
- Nouvelles divisions
- Les causes
- Fureurs de l’Université
- Elle obtient que la lettre de l’Université de Toulouse sera brûlée
- Les origines du Gallicanisme
- Quelques motions de l’Université
- Théories pleinement subversives
- L’Université arrache une ordonnance qui enlève à Benoît la collation des bénéfices
- Négociations entre les deux contendants pour faire cession des deux côtés
- L’ambassade française devant Benoît
- L’Université seule mécontente d’une concession de l’ambassade
- Ses menées et ses menaces
- Grégoire demande pour l’entrevue un lieu plus sûr que Savone ; ses raisons
- L’Université toute-puissante
- Elle obtient une ordonnance fixant la soustraction au 15 mai 1408
- Promulgation de la soustraction d’obéissance
- Ambassades pour la faire adopter par la Chrétienté
- Assemblée du clergé
- Le soin jaloux avec lequel l’Université sauvegarde ses intérêts
- Ses délations et ses motions contre ceux qui sont rebelles à la soustraction
- Ils sont nombreux et haut placés : Pierre d’Ailly, Gerson
- Concile de Perpignan
- Double ambassade aux Cardinaux de Grégoire
- Détachés de leur Pape, s’unissent aux Cardinaux de Benoît
- Tous sont deux fois excommuniés
- Assemblée de Pise
- Élection d’Alexandre V
- Comment il provoque les colères de l’Alma Mater
- Sa mort
- Jean XXIII cherche vainement de gagner les bonnes grâces de l’Université
- Manière insolente dont elle accueille ses faveurs et ses propositions
- Les doctrines schismatiques de l’Université de Paris de l’ouverture de l’assemblée de Constance à celle de Bâle
- Double sentiment de Jean XXIII se rendant à Constance
- Le mode des délibérations de l’assemblée calqué sur celui de l’Université de Paris
- Le droit de suffrage concédé aux simples clercs
- Les raisons alléguées
- Jean XXIII jure la cession
- Il s’enfuit
- Ses protestations contre le Concile : ce n’est pas un concile
- L’assemblée menée par l’Université de Paris
- Instructions transmises de Paris
- Quelques propositions de Gerson
- Définition de la supériorité du Concile
- L’Université veut établir un antagonisme constant entre le chef et les membres
- Ses propositions à ce sujet
- Inculpations contre Rome retournées contre l’assemblée
- Grégoire XII convoque le Concile et se démet
- Inutiles efforts auprès de Pierre de Lune
- Élection de Martin V
- En quels termes il approuve le Concile qu’il dissout
- Tergiversations de la cour de France pour le reconnaître
- Pourquoi l’Université se montre plus empressée
- Admonestations à l’Université
- Les premiers actes du Parlement contre l’Université
- Conduite de Martin V vis-à-vis de l’Université
- Impertinence de l’Université vis-à-vis de Martin V
- Son ingérence dans les élections qualifiée de voie du Saint-Esprit
- Monitrice de toutes gens
- Mouvements qu’elle se donne pour l’ouverture du Concile de Sienne
- Le Dominicain Jean de Raguse
- Étrangetés dans les doctrines et la constitution du Concile de Sienne
- Sa dissolution
- Le brigandage de Bâle, œuvre de l’Université de Paris
- Juste horreur de Martin V pour les conciles
- Combien longtemps à l’avance l’Université de Paris s’occupe de préparer celui de Bâle
- L’année 1430 employée simultanément à poursuivre la Pucelle, et à préparer la guerre au Pape à Bâle
- Lettres ; ambassades
- Mouvements de Jean de Raguse à Rome
- Propositions affichées aux portes de Saint-Pierre
- Martin V annonce l’ouverture pour le 3 mars
- Indifférence de la catholicité
- Pourquoi les députés de l’Université ne sont pas à l’ouverture
- Après leur arrivée, le 9 avril, ils se morfondent à attendre
- Ils se dispersent de divers côtés pour racoler des adhérents au concile
- Évérardi reste à Bâle
- Échange de lettres avec l’Université
- Il est donné comme son principal représentant
- Il faut menacer de l’excommunication les prélats du diocèse de Bâle pour les amener au Concile
- Eugène IV transfère le concile à Bologne
- Oppositions, résistance
- Recommandations des évêques de France
- Langage insolent de l’Université ; son ingratitude
- Lami, le d’Estivet d’Eugène IV
- L’Université, plus extrême que l’assemblée schismatique, n’entend pas qu’on touche à ses privilèges
- Suppression des annates
- Le schisme de l’assemblée de Bâle : ses commencements, son caractère
- Le rôle de l’Université dans l’État au temps de Jeanne d’Arc ; et le motif unique de sa condamnation de la Pucelle
- L’ingérence de l’Université dans les événements politiques, depuis l’avènement de Charles VI, jusqu’à la défaite des cabochiens en 1413
- Victoires de l’Université sur le prévôt Aubriot, sur les ministres de Charles VII, le pseudo-Clément, les évêques, le sire de Savoisy
- Son alliance avec Jean-sans-Peur
- Ses blâmes publics contre la cour et le duc d’Orléans ; elle seconde les coups les plus audacieux de Jean-sans-Peur
- Rappelée à ses fonctions par le duc d’Orléans
- Son insolente réponse à ce duc au sujet d’une longue suspension
- Elle exige que le Parlement s’occupe de ses affaires, toute autre affaire cessante
- L’affaire de Tignonville
- Moyens extrêmes auxquels elle a recours
- Son insolent triomphe
- L’assassinat du duc d’Orléans ne fait que resserrer ses liens avec l’assassin
- Elle le presse de rentrer à Paris et se met à son service
- Elle lui fournit un apologiste
- Jean-sans-Peur idole des Parisiens
- Complicité de l’Université
- Elle fait appliquer aux Armagnacs une vieille excommunication contre les grandes compagnies, et la fait promulguer tous les dimanches
- Soin jaloux avec lequel elle se soustrait dans les plus grandes calamités aux charges communes
- Assertions de Gerson
- L’Université ferme les yeux sur l’appel fait aux Anglais par le Bourguignon
- Les Armagnacs se proposent de la transférer ailleurs et de la renouveler
- Présente au traité d’Auxerre, contre les Armagnacs, pour le Bourguignon
- Elle favorise les Cabochiens, se fait l’accusatrice des principaux personnages de la cour
- Insolences de l’un de ses orateurs vis-à-vis du dauphin
- L’ordonnance cabochienne
- La tyrannie croissante de la faction
- Danger de Gerson
- Ces excès provoquent une réaction, même dans l’Université
- Elle contribue beaucoup à la rentrée des Armagnacs
- Nombre considérable de maîtres proscrits
- Leur asile
- L’Université pendant la domination des Armagnacs (1413-1418) ; Gerson contre Jean-sans-Peur ; les maîtres divisés
- Gerson ouvre la guerre contre les écrits de Petit
- Il est avoué par l’Université
- Le roi révoque tout ce qu’il a fait contre les Armagnacs et flétrit les Cabochiens
- Lettres de l’Université jointes à l’ordonnance
- Le roi ordonne à l’évêque de Paris de rechercher les erreurs qui sont répandues dans le royaume
- Opposition à Gerson
- Jean-sans-Peur cherche à arrêter la condamnation de Petit
- La faculté des décrets et la nation de Picardie se déclarent pour le Bourguignon
- Examen des écrits de Petit
- Inutile campagne de Jean-sans-Peur pour rentrer à Paris
- Confédération dont fait part l’Université contre le Bourguignon
- Il est déclaré ennemi de l’État, ses biens sont déclarés confisqués
- L’Université dans ses prédications, par ses moyens d’influence, le fera connaître tel que le révèle l’édit royal
- Condamnation des neuf propositions, résumé de la justification elle-même, qui est solennellement livrée aux flammes
- La guerre
- Gerson demande qu’avant de conclure la paix, l’on exige de Jean-sans-Peur un examen sur le Non occides, non perjurabis
- Son discours passionné au service funèbre pour le duc d’Orléans
- Serment imposé aux députés envoyés à Constance
- Assemblée de Constance
- Condamnation du tyrannicide en général
- Gerson veut faire ratifier la condamnation des neuf propositions que Jean-sans-Peur veut faire annuler
- Position prise par Martin Porée
- L’erreur dite de France
- La faculté de décrets et la nation de Picardie veulent faire révoquer Gerson de son ambassade
- L’Université veut imposer la condamnation des neuf propositions ; ton impératif de ses paroles
- Prolongation du débat
- L’Université dans l’État, de 1418, à la mort de Charles VI, 1422
- La révolution du 29 mai 1418
- Combien sanglante
- Nombreuses victimes parmi les universitaires
- L’élite des maîtres prend la fuite
- Faux prêcheurs de l’Université poussant au massacre
- Ordonnance royale qui révoque ce qu’ont fait et dit à Constance les ambassadeurs du roi
- L’Université rétracte tout ce qui s’est fait en son nom depuis cinq ans
- Les considérants
- Les universitaires armagnacs seront exclus de l’Université
- La condamnation de Petit rayée des registres de l’Université
- Très solennelle rétractation de la condamnation de la Justificatio ; complète réparation d’honneur au duc de Bourgogne
- Révocation des mesures prises contre le Saint-Siège
- Dévouement de Charles VI au Pape
- Influence de Cauchon
- Conquêtes des Anglais
- L’Université et les tailles prélevées pour les repousser
- Combien faussement appelé traité de paix
- Serment de l’observer prêté par les suppôts, par les gradués de l’Université
- Demandes de faveurs
- Sollicitude de l’Université pour ses nourrissons
- Ses démarches pour faire monter Cauchon sur le siège de Beauvais
- Services rendus à ses suppôts dans leurs difficultés
- Ses susceptibilités vis-à-vis de l’évêque de Paris
- L’Université de Paris sous la domination anglaise de 1422 à 1436
- Serment de fidélité au roi enfant de la Tamise
- Députation à Londres
- Multiples témoignages de dévouement à l’étranger ; réjouissances pour tous ses triomphes
- Transports de joie causés à l’Université par la coalition formée à Amiens contre le parti national
- Alarmes que lui cause ce qui peut rompre l’alliance anglo-bourguignonne
- Remontrances à Glocester
- Bedford veille à ce qu’elle jouisse de ses privilèges
- Veut opérer la fusion entre les gradués anglais et français
- Sacre d’Henri VI à Paris
- Le harangueur choisi par l’Université et la harangue
- Récompense
- Les délégués de l’Université au congrès d’Arras
- Les instructions qui leur sont données
- L’Université n’aurait jamais présenté la solution du légat.
- Cauchon, Érard
- L’Université et la fin de la domination anglaise à Paris
- Ambassade de l’Université à Bourges
- Ses instructions rapprochées de celles données pour le congrès d’Arras
- Entrée de Charles VII à Paris
- Impudentes demandes de l’Université
- Se donne toujours comme le soleil du monde, la dépositaire de la saine doctrine
- Laisse subsister les monuments de son attachement à l’Anglais
- Reprend les allures qu’elle avait sous Charles VI
- Est soumise à la juridiction du Parlement
- Rapport entre le rôle de l’Université dans l’Église et dans l’État et la condamnation de Jeanne d’Arc
- Elle condamne la Pucelle en vertu des faux principes qu’elle émettait alors sur la constitution de l’Église, de la prééminence qu’elle s’attribuait sur le Pape et toute la Chrétienté
- Elle faisait un nouveau droit canon qu’elle a appliqué à la Vénérable, et à Eugène IV
- Les meneurs sont les mêmes des deux côtés
- Différence profonde au point de vue du schisme entre les approbateurs et les persécuteurs de la Pucelle
- L’ingérence de l’Université dans les événements politiques, depuis l’avènement de Charles VI, jusqu’à la défaite des cabochiens en 1413
- Des raisons alléguées par les auteurs du Cartulaire pour excuser l’Université
- Existence de la loi salique ; protestation contre le traité de Troyes
- Du droit de l’Université d’examiner la Pucelle
- Jeanne avait été examinée par des hommes aussi compétents que ceux de Paris, constitués en un tribunal supérieur à celui de l’évêque de Beauvais
- Leur sentence si favorable avait été confirmée par les faits et l’admiration de la Chrétienté
- Les maîtres parisiens ne pouvaient pas l’ignorer ; Jeanne la leur a rappelée
- Ils la dédaignent et la flétrissent
- Les partisans de la Pucelle ne demandaient pas cet examen
- Du Clerc de Spire et d’Henri de Gorkum
- De l’excuse tirée des faux bruits répandus sur la Pucelle
- L’Université toujours animée de haine contre Jeanne
- Inanité de l’excuse tirée de l’arbre des fées, du mot voix
- Il n’est nullement prouvé que l’on ait dit à Paris que Jeanne était babillarde, légère, etc.
- Notable distraction des auteurs
- Ce qu’il faut penser de la lettre aux Anglais
- Les serments prêtés par les universitaires étaient sans rapport avec la mission de Jeanne
- Le revirement des Troyens aurait dû les faire réfléchir
- Excuses tirées de l’échec contre Paris
- Sentiments de l’Université à l’ouverture du procès
- Incriminations et insinuations contre la Vénérable et sa mission
- Les torts de l’Université d’après les auteurs du Cartulaire
- De l’attitude de Charles VII et de ses conseillers vis-à-vis de la Pucelle prisonnière
- Existence de la loi salique ; protestation contre le traité de Troyes