Jean-Baptiste-Joseph Ayroles

L’Université de Paris au temps de Jeanne d’Arc, et la cause de sa haine contre la libératrice (1901)

État des lieux de l’institution au début du XVe siècle : son organisation, son influence, ses prétentions religieuses et politiques.
Auteur
Date de publication
1901

Présentation

L’Université de Paris au temps de Jeanne d’Arc, et la cause de sa haine contre la libératrice (1902), par le père Jean-Baptiste-Joseph Ayroles.

En 1897, les auteurs du Cartulaires de l’Université de Paris, le père Henri Denifle et Émile Chatelain, accompagnaient la publication de leur quatrième et dernier tome d’une dissertation sur le procès de Jeanne d’Arc1. Ils y contestaient la thèse du père Ayroles pour qui l’Université de Paris était, avant les Anglais, le principal responsable de la mort de Jeanne d’Arc. En préparant le cinquième volume de sa Vraie Jeanne d’Arc, Ayroles étudia à nouveau tout ce qui touchait à l’Université, et jugea nécessaire de répondre à cette dissertation.

Par une démonstration brillante d’érudition, de logique et de clarté, le savant jésuite expose comment, à l’aube du XVe siècle, l’Université de Paris s’était posée comme l’autorité suprême au sein de l’Église (livre I), avant d’exploiter son prestige moral pour s’ériger en arbitre des affaires d’État en prenant parti pour les Bourguignons, puis pour les Anglais (livre II). Aussi, lorsque paraît Jeanne, qui se dit envoyée de Dieu pour soutenir Charles VII, le coup est mortel. Si elle dit vrai, cela signifie que l’orgueilleuse institution est dans l’erreur, depuis le commencement. Or le bruit de ses exploits merveilleux s’est répandu dans toute la Chrétienté et semblent confirmer sa mission. Pour l’Université s’engage une lutte vitale et impitoyable : de là sa haine contre l’héroïne, sa joie lorsqu’elle est prise, et son empressement à la faire déclarer hérétique.

Dans la dernière partie, Ayroles discute les arguments avancés par les auteurs du Cartulaires pour excuser le rôle de l’Université, et les abats victorieusement un à un.

Cet ouvrage constitue le complément indispensable aux cinq volumes de la Vraie Jeanne d’Arc, et nous partageons pleinement l’avis de l’historien Marius Sepet, qui concluait dans le Polybiblion d’avril 1902 : Ces pages sont, à notre avis, ce qu’il a écrit de mieux et elles lui font un très grand honneur.

  1. [1]

    Dans les Mémoires de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France, 1897.

Chronologie

  • 1897

  • Les auteurs du Cartulaire de l’Université de Paris (père Denifle, Émile Chatelain, 4 vol. 1889-1898), font précéder la publication de leur dernier volume, d’une dissertation publiée dans le bulletin de la Société de l’histoire de Paris. Ils y contestent la thèse du père Ayroles, selon laquelle l’Université était schismatique et serait le principal responsable de la mort de Jeanne d’Arc.

    Lire : Le procès de Jeanne d’Arc et l’Université de Paris

  • 1898

  • 1898–1900

    En travaillant au cinquième volume de sa Vraie Jeanne d’Arc, le père Ayroles réexamine tout ce qui concerne l’Université et estime nécessaire de répondre aux auteurs du Cartulaire dans un ouvrage distinct.

  • 1901

  • sep.

    Parution de L’Université de Paris au temps de Jeanne d’Arc.

  • 1902

  • jan.

    Parution du tome V de la Vraie Jeanne d’Arc.

Édition

  • X. Rondelet et Cie, éditeurs, ancienne maison Gaume et Cie, Paris, 14 rue de l’Abbaye, VIe. (In-8° de 276 p.)

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