J. Berriat-Saint-Prix  : Jeanne d’Arc (1817)

Préface

Jeanne d’Arc
ou
Coup-d’œil sur les révolutions de France au temps de Charles VI et de Charles VII, et surtout de la Pucelle d’Orléans.
Avec un itinéraire exact des expéditions de Jeanne d’Arc, son portrait, deux cartes, l’une du siège d’Orléans, et l’autre du théâtre de la guerre au temps de Charles VII, plusieurs pièces justificatives inédites, et des tables chronologiques et alphabétiques.

par

Jacques Berriat-Saint-Prix

(1817)

Éditions Ars&litteræ © 2025

97Préface

I.
Observations préliminaires

L’intitulé précédent fait entrevoir le but qu’on s’est proposé en composant cet essai historique, et le système selon lequel on en a rédigé les notes.

Sans négliger les événements antérieurs à Charles VII, on s’est attaché à indiquer ou constater ceux de son règne qui ont rapport à la révolution arrivée au temps de Jeanne d’Arc. Si l’on eût voulu parler de tous les faits intéressants de la période qu’on a embrassée, il aurait fallu donner, et au texte et aux notes de l’ouvrage, une étendue que ne comporte pas sa destination1.

98II.
Citations

Il est un autre soin dont on croit devoir dire un mot. La plupart des historiens des derniers siècles se sont dispensés de citer les sources où ils avaient puisé, ou réduits à mettre en marge, et de loin en loin, le simple nom des auteurs auxquels ils annonçaient avoir eu recours. Si une telle méthode est nuisible à l’instruction générale et aux progrès de la science, il faut convenir qu’elle est bien commode pour l’écrivain. Pourquoi se charger du travail aussi pénible qu’ennuyeux de l’examen et de la confrontation des auteurs originaux ? Il suffit d’en parcourir les tables, ou plutôt de prendre leurs noms à la marge de quelque histoire relative aux époques dont on s’occupe ; on ne court point par là le risque d’une critique fâcheuse. Qui est-ce qui aurait la patience de lire tout un volume in-folio pour vérifier si un fait, une anecdote, une date, sont tels qu’on est supposé les y avoir vus ?

Nous avons suivi une autre marche. Il n’y a rien dans notre ouvrage que nous ne soyons en état de fonder souvent sur plusieurs autorités. Si nous n’indiquons pas à chaque fait toutes celles que nous avons recueillies, c’est par le motif déjà énoncé, par la crainte d’excéder les limites assignées en général aux compositions destinées à des concours ; mais, lorsque nous les indiquons, nous y ajoutons les renseignements nécessaires, tels que les numéros ou années des volumes, des livres, pages, éditions, etc. (Voy. entre autres ci-après n° V), pour mettre à portée de les vérifier en un instant… Comme nous avons tout examiné avec scrupule, et par nous-mêmes, nous ne croyons pas qu’il nous soit échappé beaucoup d’erreurs, et surtout des erreurs de quelque importance.

99III.
Siège d’Orléans

Notre méthode nous a conduits quelquefois à la découverte de faits dont on ne trouve aucune trace dans les historiens modernes, ou même dont l’existence ne s’accorde guère avec leurs narrations ; nous l’avons surtout reconnu à l’occasion du siège d’Orléans, qui est cependant un point de l’histoire de France assez capital pour qu’on eût dû en rechercher et approfondir les circonstances, et d’autant mieux qu’on n’était pas dépourvu de matériaux. Indépendamment de tout ce que les chroniqueurs nous apprennent de ce siège, on pouvait consulter, dans le procès justificatif de Jeanne d’Arc, les dépositions de plusieurs personnes qui y avaient assisté. Enfin, l’histoire ancienne de la Pucelle et le journal de Tripaut (Voyez ci-après la Table, nos 19 et 25, p. 105 et 106), rédigés évidemment par des témoins oculaires, abondent en détails précieux.

Mais, il faut l’avouer, si la mine où l’on avait à puiser était riche, son exploitation ne présentait pas de médiocres difficultés. Les témoins et les rédacteurs de ces sortes de journaux, répondant ou écrivant pour des contemporains ou des compatriotes, s’inquiètent peu de donner, et sur les époques et sur les localités, les éclaircissements dont nous aurions aujourd’hui besoin pour entendre leurs relations ; ensuite, les manuscrits des journaux ont éprouvé, avant d’être publiés, plusieurs altérations, soit par l’effet du temps, soit à cause de la négligence ou de l’ignorance des premiers éditeurs. Par exemple, la Chronique, qui par sa naïveté, son impartialité, peut-être par son exactitude prolixe, mérite le plus de confiance ; en un mot, le journal de Tripaut ne laisse pas d’offrir, au moins en apparence, de la confusion dans les dates : on y remarque un double 100emploi d’une semaine entière ; et quelquefois aussi les jours, soit des semaines, soit des mois, sont déplacés, etc. Au surplus, ce que nous allons exposer donnera une idée de l’embarras qu’auront causé ces documents aux historiens modernes, et qui les auront sans doute engagés à imiter l’abbé de Vertot, à faire eux-mêmes leur siège. Nous avons été obligés de composer en combinant tous les récits avec les cartes de géographie, les descriptions topographiques, les voyages et diverses chronologies :

  1. une carte visuelle des fortifications de la ville et des assiégeants2 ;
  2. un calendrier complet depuis le commencement d’octobre 1428, ou depuis la marche de l’armée anglaise vers Orléans, jusqu’à la fin de mai 1430, c’est-à-dire jusqu’à la prise de la Pucelle ;
  3. de discuter tous ces récits en les comparant au plan et au calendrier…

Quoi qu’il en soit, si la rédaction de cette espèce de procédure a été fort longue et fort ennuyeuse, nous en avons été bien dédommagés. À l’exception de quelques circonstances insignifiantes, presque tout ce qui nous est rapporté du siège d’Orléans et des exploits de Jeanne d’Arc s’est trouvé parfaitement éclairci3.

IV.
Années

Voici une autre source d’embarras et d’erreurs 101pour les historiens modernes. L’année, aux 14e et 15e siècles, commençait à Pâques, et par conséquent variait sans cesse, puisque cette fête ne se rencontre pas deux fois de suite aux mêmes jours. Lorsqu’on n’y réfléchit pas avec attention, comment s’imaginer qu’un traité, par exemple, du mois d’octobre 1416, soit antérieur à la mort d’un prince, arrivée le 5 avril de la même année (Voy. ci-après Note 105) ? ou qu’une bataille livrée les 20 ou 21 mars soit la même qu’un chroniqueur fixe au 20 mars 1420, et un autre au 21 mars 1421 (Voy. ci-après Note 131) ? Il y a peu d’auteurs que cette variation du calendrier n’ait trompé, et d’autant plus facilement que leurs devanciers n’ont guère d’exactitude quant à la chronologie… On voit, dans la table suivante, les premiers jours des années sur les événements desquelles nous nous sommes le plus arrêtés.

AnnéePâques
14013 avril
140226 mars
140315 avril
140430 mars
140519 avril
140611 avril
140727 mars
140815 avril
14097 avril
141023 mars
141112 avril
14123 avril
141323 avril
14148 avril
141531 mars
141619 avril
141711 avril
141827 mars
141916 avril
14207 avril
142123 mars
142212 avril
14234 avril
142417 avril
14258 avril
142631 mars
142720 avril
14284 avril
142927 mars
143016 avril
14311 avril

N. B. Cette table a été puisée dans l’Art de vérifier les dates, édition de 1750 et 1770.

102Si l’examen du calendrier Pascal est indispensable, celui des fêtes des saints est fort utile pour découvrir les dates des événements, parce que les auteurs anciens se bornent souvent, comme cela est encore en usage aujourd’hui parmi les artisans ou cultivateurs, à indiquer ces mêmes fêtes : c’est encore un soin que nous n’avons pas négligé.

V.
Abréviations ; ouvrages cités

Entre les ouvrages qui nous ont servi pour le texte ou pour les notes, il en est plusieurs que nous citons assez fréquemment. Voici une table de leurs intitulés et éditions, et des abréviations que nous y avons substituées, afin d’éviter des longueurs et des répétitions fastidieuses.

N. B. Les abréviations sont indiquées à la marge de la table.

Table
de plusieurs ouvrages cités dans les notes du Coup-d’œil sur les révolutions de France

Citations abrégées / Désignation des ouvrages

  1. Daniel

    Histoire de France, depuis l’établissement de la Monarchie française dans les Gaules, par le P. Daniel. Nouvelle édition (in-4°) augmentée de notes, de dissertations critiques (par le P. Griffet), etc. Tomes 6 et 7. Paris, libraires associés, 1725.

  2. Hénaut

    Nouvel Abrégé chronologique de l’Histoire de France, par le président Hénaut. IIIe édition. Paris, Prault père et fils, 1749. Deux vol. in-12.

  3. 103Villaret

    Histoire de France, par Velly, Villaret et Garnier. Édition in-12. Tomes 11, 12, 13, 14, 15 et 16, par M. Villaret. Paris, Desaint et Saillant, 1763, 1764, 1765.

  4. Rymer

    Fædera et cujuscumque generis acta publica, etc., par Th. Rymer. Londres, 1727.

  5. Hume

    Histoire d’Angleterre, depuis l’invasion de César jusqu’à l’avènement de Henri VII, par David Hume ; traduite de l’anglais par Mme B. Édit. in-12. Tomes 5 et 6. Amsterdam, 1765.

  6. Smollett

    Histoire d’Angleterre, par Smollett ; traduite de l’anglais par M. Targe, avec des notes du traducteur. Tomes 7 et 8. Orléans, Rouzeau-Montaut, 1773.

    (bis.) Rapin-Thoyras

    Idem, par Rapin-Thoyras. In-4°. La Haye, 1749. Tome 4.

  7. Juvenal

    Histoire de Charles VI, roi de France, par Juvenal des Ursins ; mise en lumière par Théodore Godefroy. Paris, Pacard, 1614. In-4°.

  8. Chronique manuscrite

    À la suite est une Chronique manuscrite, depuis 1402 jusqu’en 1423.

  9. Laboureur, hist.

    Histoire de Charles VI, écrite sur les Mémoires de Guy de Monceaux et de Philippe de Villette ; traduite sur le manuscrit latin tiré de la bibliothèque de M. le président de Thou, par M. le Laboureur. Paris, 1663. Deux vol. in-fol. (avec une seule pagination).

    Le Laboureur regarde l’auteur anonyme de cette Histoire comme très impartial, et les savans Dupui et Bignon en faisaient aussi un grand cas4.

  10. 104Laboureur, introd.

    On trouve, au commencement du premier volume, des Mémoires composés par le Laboureur pour servir d’introduction à la même Histoire.

    Cette introduction est surtout recommandable par l’exactitude et la critique éclairées de l’auteur.

  11. Saint-Remi

    À la fin du 2e vol. est l’Histoire de Charles VI, par Jean Lefebvre, seigneur de Saint-Remi. (C’est un partisan des Anglais et Bourguignons.)

  12. Journal de Paris

    Mémoires pour servir à l’Histoire de France et de Bourgogne, contenant un journal de Paris sous Charles VI et VII, l’histoire du meurtre de Jean-sans-Peur, l’état des officiers des ducs de Bourgogne, etc. Paris, Gaudouin et Giffard, 1729. Un volume in-4°. (L’auteur anonyme du journal de Paris est encore un partisan des Bourguignons.)

    État des Offic.

    L’État des Officiers est cité comme ci-contre.

  13. Godefroy

    Histoire de Charles VII, par Godefroy. Paris, imprimerie royale, 1661. In-folio.

    Ce Recueil contient un grand nombre d’ouvrages particuliers. Voici ceux dont on a surtout fait usage :

  14. Éloge de Charles VII

    Éloge de Charles VII, tiré d’un manuscrit, et composé peu de temps après sa mort. Il est imprimé à la tête du Recueil de Godefroy, et sans pagination.

  15. 105Chartier

    Histoire de Charles VII, par Jean Chartier, chantre de Saint-Denis, historiographe de ce roi. (N. B. Il fut témoin de plusieurs des événements qu’il raconte.)

  16. Histoire chronologique

    Abrégé d’Histoire chronologique, de 1422 à 1467, par un anonyme. (Il était du parti des Anglais et Bourguignons.)

  17. Berry

    Suite d’une Chronique, depuis l’an 1423 jusqu’au décès de Charles VII, composée par Jacques Bouvier (surnommé Berry), premier héraut de France.

  18. Godefroy

    Deux continuations de cette même Histoire, par d’autres auteurs, depuis 1456 jusqu’à la fin du règne de Charles VII.

  19. Histoire de la Pucelle

    Autre Histoire, d’un auteur dont le nom est inconnu, qui contient partie du règne du même Charles VII, savoir, depuis 1422 jusqu’en 1429, communément appelée l’Histoire de la Pucelle d’Orléans. (Plusieurs passages de cette Histoire annoncent que l’auteur était un témoin oculaire.)

  20. Histoire de Richemont

    Histoire particulière d’Artus III, comte de Richemont, connétable de France, et ensuite duc de Bretagne, contenant ses mémorables faits et grands exploits, depuis 1393 qu’il naquit, jusqu’en 1457 qu’arriva son décès.

    (Ici finissent les ouvrages du Recueil de Godefroy, que nous citons par une abréviation spéciale.)

  21. Monstrelet

    Chroniques d’Enguerrand de Monstrelet, gentilhomme, jadis demeurant à Cambray en Cambrésis. Paris, Gme Chaudière, 1572. Trois vol. in-fol. (Monstrelet est un partisan des Bourguignons.)

  22. Thomassin

    Histoire du Dauphiné, par Thomassin, manuscrit. — Voyez, au sujet de ce manuscrit, Lelong et Fevret, Bibliothèque, n° 37930.

  23. 106Choisy

    Histoire de France, sous les règnes de Saint-Louis, de Philippe de Valois, du roi Jean, de Charles V et VI, par l’abbé de Choisy. Tome 4. Paris, Didot, etc., 1701.

  24. Lussan

    Histoire et règne de Charles VI, par Mlle de Lussan. Paris, Pissot, 1753. Neuf vol. in-12. (On assure que M. Baudot de Juilly, auteur de l’Histoire de Charles VII, a eu grande part à la composition de celle-ci, dont on loue l’exactitude. — Voy. la Bibliothèque de Lelong et Fevret, n° 17147.)

  25. Tripaut

    La Vie et déplorable Mort de la Pucelle d’Orléans, contenant au vrai l’histoire de ladite ville assiégée par les Anglais, le 12 octobre 1428, sous Charles VII, roi de France, tirée d’un vieux manuscrit. Lyon, Larjot, 1619. (Par Léon Tripaut.)

    On doit regarder, dit Lenglet, t. 2, p. 196, ce Journal ou Chronique comme une pièce originale.

    Voyez-en aussi l’éloge, ci-devant n° 3, page 99, et dans Lelong et Fevret, n° 17179.)

  26. Continuateur de Tripaut

    Histoire au vrai du siège d’Orléans, sous le règne de Charles VII, tirée d’un vieil manuscrit trouvé à Orléans. Troyes, 1621. (C’est le même ouvrage que le précédent, mais avec des additions.)

  27. Hordal

    Heroinæ nobilissimæ Joannæ d’Arc Lotharingiæ, vulgò Aurelianensis puellæ historia ; ex variis gravissimæ atque incorruptissimæ fidei scriptoribus excerpta ; autore Joanne Hordal, etc. ; Ponti Mussi, 1612. (C’est un Recueil de divers passages d’auteurs étrangers ou nationaux, relatifs à la Pucelle.)

  28. Lenglet

    Histoire de Jeanne d’Arc, vierge, héroïne et 107martyre d’État, tirée des procès et autres pièces originales du temps, par M. l’abbé Lenglet du Fresnoy. Paris, Coutellier, 1753, 1754. Trois vol. in-12.

    (Ce savant était en état, sinon de bien écrire, du moins de faire avec exactitude l’histoire de Jeanne d’Arc ; mais il paraît que par crainte d’être prévenu, ou, si l’on en croit l’abbé d’Artigni (VII, 327), pour empêcher la publication d’un ouvrage manuscrit de Richer5, qu’il avait pillé, il a mis beaucoup de précipitation dans la rédaction de cette espèce de traité : aussi M. de Laverdy, p. 546, déclare-t-il que c’est un ouvrage très médiocre.)

  29. D’Artigny

    Nouveaux Mémoires de Critique et de Littérature, par M. l’abbé d’Artigny. Tome 2 (art. 39), et tome 7 (art. 3 et 12). Paris, Debure, 1749 et 1756. (L’art. 12, t. 7, p. 323 à 356, est en partie un extrait du manuscrit de Richer, ci-devant n° 28.)

  30. Berthier

    Histoire de l’Église gallicane, par le P. Berthier. In-4°, t. 16. Paris, 1747.

  31. Luchet

    Histoire de l’Orléanais, par M. le marquis de Luchet. In-4°, 1766. Amsterdam et Paris, Gressier.

  32. Expilly

    Dictionnaire des Gaules et de la France, par M. l’abbé Expilly. In-fol., t. 5, 1768, art. d’Orléans. (Il a été puisé dans le n° 38e ci-après, p. 108.)

  33. Notice des manuscrits

    Notices et extraits des Manuscrits de la Bibliothèque du Roi, lus au comité, etc. Paris, imprimerie royale. Tomes 1 et 2, 1787, 1789.

  34. Laverdy

    La presque totalité du tome 3 (1790) est consacrée 108à la pucelle d’Orléans. On y trouve des notices et des extraits raisonnés de tous les manuscrits qui la concernent, et notamment des procès de condamnation et de justification. C’est un ouvrage très précieux, qui a dû coûter à son auteur, M. de Laverdy, ancien ministre d’État, des recherches immenses.

  35. Baudot

    Histoire de Charles VII, par M. Baudot de Juilly. Deux volumes in 12. Paris, Didot, 1754. (Voy. Fevret et Lelong, n° 17286.)

    N. B. Cet ouvrage contient beaucoup d’erreurs dans ce qui a rapport à Jeanne d’Arc. Rien de moins surprenant. On voit par la liste des auteurs d’après lesquels il dit, page 1, avoir travaillé, qu’il n’a consulté ni Tripaut, ni l’Histoire de la Pucelle, ni les dépositions des témoins, ni Chartier, ni Berry, etc. On lui reproche aussi d’autres erreurs (voy. entre autres Villaret, XIV, 265) que nous n’avons pas vérifiées.

  36. Chronique de France

    Les Chroniques ou Annales de France, par Nicolas Gille, secrétaire du roi, additionnées par Denis Sauvage ; revues, corrigées et augmentées par François de Belleforêt. Paris, 1573, in-fol.

  37. Belleforêt

    Les additions de Belleforêt sont citées comme ci-contre.

  38. Dutillet

    Recueil des Rois de France, etc., avec les Inventaires, etc. ; suivi du Recueil des Traités, etc. In-4°, 1618, par Dutillet.

  39. D. Vaissette.

    Histoire générale du Languedoc, par dom Vaissette. In-fol., t. 4, 1742.

  40. Polluche.

    Essais historiques sur Orléans, par Polluche et Beauvais de Préaux. In-8°, Orléans, 1778.

Notes

  1. [1]

    Cet ouvrage a été composé pour un concours ouvert il y a plusieurs années par une académie, ce qui a forcé l’auteur d’en resserrer le texte et d’en multiplier les notes. Il avait depuis formé le projet d’insérer dans le texte la plupart des notes, mais il fallait refondre tout son travail, et il n’en a eu ni le loisir ni le courage.

  2. [2]

    Elle est ci-après à la fin de l’ouvrage (carte n° 1, ou 1re carte).

  3. [3]

    C’est aussi dans le même objet, et afin de faire mieux apprécier les travaux de Jeanne d’Arc, que nous avons dressé une carte du théâtre de la guerre au temps de Charles VI et de Charles VII, où nous avons indiqué toutes les villes, communes, etc., nommées dans notre ouvrage, et tracé l’itinéraire des voyages ou expéditions de la Pucelle. Elle est aussi à la fin, carte n° 2 ou 2e carte.

  4. [4]

    De tels suffrages doivent l’emporter sur la censure de Villaret, XI, 246. Il reproche à l’anonyme de la superstition, de la crédulité et des suppositions de discours à la manière de Tite-Live, etc. ; mais tout cela ne prouve point que cet auteur soit inexact, et le Laboureur n’eût pas manqué, soit dans son introduction, soit dans sa traduction, de parler de ses inexactitudes, si elles eussent été aussi fréquentes que le prétend Villaret.

    N. B. Nous avons depuis recherché tous les passages où Villaret critique l’anonyme. Il y en a quatorze dont à peine quatre ou cinq paraissent mériter quelque attention. En supposant ces critiques fondées, qu’est-ce que quatre ou cinq erreurs dans un ouvrage de 2 vol. in-folio ? Villaret en a commis dix fois plus dans les trois in-12 qu’il a consacrés à l’histoire du même règne.

  5. [5]

    Nous avons parcouru une partie du manuscrit de Richer, et nous en avons été en général peu satisfaits. Il est à la bibliothèque du Roi, fond de Fontanieux, n° 285, P.

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