#Sainteté de Jeanne
Pierre Cusquel
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
L’a entendu dire ; et que maître Jean Tressart, secrétaire du roi d’Angleterre, revenant du lieu du supplice, triste et gémissant, se lamentait sur ce qu’il avait vu là en ces termes : Nous sommes tous perdus, car une personne bonne et sainte a été brûlée
; il croyait en outre que son âme était entre les mains de Dieu, puisque, au milieu des flammes, elle implorait toujours le nom du Seigneur Jésus.
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Il vit secrétaire du roi d’Angleterre Jean Tressart revenir du supplice, triste et plein d’affliction, déplorant la scène à laquelle il avait assisté ; il disait : Nous sommes tous perdus, car une sainte a été brûlée !
; selon lui l’âme de Jeanne dans la main de Dieu, car au milieu des flammes elle criait toujours le nom de Jésus.
Isambert de La Pierre
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Le bourreau, l’après-midi du même jour, vint au couvent dominicain et dit au témoin et à frère Martin Lavenu sa grande crainte d’être damné, parce qu’il avait brûlé une sainte.
Jean Riquier
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Ajoute avoir entendu que maître Jean Alépée, alors chanoine de Rouen, présent lors de l’exécution de Jeanne, pleurant beaucoup, dit en présence du témoin et d’autres étant à proximité : Je voudrais que mon âme fût où je crois être l’âme de cette femme.
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Jean Alépée, alors chanoine de Rouen, qui se trouvait à côté de lui, s’exclama en pleurant : Si mon âme pouvait être là où je crois que se trouve l’âme de cette femme !
Jeannette
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Jeannette était dans son plus jeune âge et tant qu’elle fut à Domrémy, une fille bonne, vivant honnêtement et saintement, comme une fille sage.
Bertrand de Poulengy
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
Elle ne jurait jamais et l’enflammait de ses paroles. Elle lui semblait être envoyée par Dieu. Jamais il ne vit quelque chose de mauvais en elle ; elle fut si bonne qu’on aurait dit une sainte.
Guillaume de la Chambre
- Enquête à Paris et à Rouen (2 avril 1456)
N’a connu Jeanne que pendant son procès, auquel il assista plusieurs fois. — C’était une bonne jeune fille. Il apprit ensuite de Pierre Maurice, qui avait entendu Jeanne en confession, qu’il n’avait jamais entendu pareille confession, qu’elle fût d’un docteur ou de quiconque. Il en déduit que Jeanne marchait selon la justice et saintement avec Dieu.
Simon Beaucroix
- Enquête à Paris et à Rouen (20 avril 1456)
Jeanne était vraie catholique, obéissant aussi autant que possible aux instructions de l’Église. Elle était charitable non seulement envers les Français, mais aussi envers les ennemis. — Tout cela le témoin le sait, car il fut longtemps en sa compagnie, et maintes fois l’aida à s’équiper. — Elle déplorait que de braves femmes viennent la saluer : ce lui semblait une sorte de dévotion, dont elle s’irritait.
Jean Barbin
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Les hommes d’armes la voyaient comme une sainte tant elle se comportait selon Dieu ; personne n’aurait pu lui faire des reproches.
A entendu Pierre de Versailles rapporter une conversation qu’il eut avec Jeanne, alors qu’ils se trouvaient à Loches. Voyant que des gens saisissaient les pattes de son cheval pour embrasser ses mains et ses pieds, il reprocha à Jeanne de supporter de telles pratiques, car elle rendait les hommes idolâtres. Jeanne répondit : En vérité, je ne saurais me protéger de telles choses, si Dieu ne me protège.
Marguerite La Touroulde
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Lorsque Jeanne habitait chez elle, plusieurs femmes venaient pour lui faire toucher des chapelets ou des médailles. Jeanne en riait, disant au témoin : Touchez-les vous-même, cela sera aussi bon.
Aimon de Macy
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Il croit qu’elle est au paradis.
Pierre Milet
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
elle y vivait avec sagesse, saintement et sobrement, entendait la messe chaque jour avec grande dévotion, et communiait très souvent.
Martin Lavenu
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Il ne doute pas qu’elle mourut en catholique ; et souhaiterait que son âme aille où il croit être l’âme de Jeanne.