Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Conseillers de Jeanne

Pierre Bouchier

Ne sait rien sinon que Jeanne était seule, assise sur un siège. A entendu dire qu’elle répondait sans conseiller, mais ignore si elle n’en voulait pas ou s’il lui fut refusé.

Jean Massieu(huissier du procès)

Déclare qu’au début du procès, Jeanne se trouvant trop simple demanda un conseiller, mais qu’il lui fut refusé.

Guillaume Manchon

Déclare que lorsqu’on pressait Jeanne de se soumettre à l’Église et lorsque frère Ysambart de La Pierre la persuadait de se soumettre au concile général, avoir entendu l’évêque de Beauvais dire au frère Bardin : Taisez-vous, au nom du diable ! Et cela se passait en justice, quand Jeanne était interrogée.

Ignore si Jeanne demanda un conseiller, mais elle n’en eut aucun pendant le procès ; sauf à la fin où elle eut Pierre Morisse et un carme pour la diriger et l’instruire.

Pierre Cusquel

Croit que personne n’aurait osé conseiller ou défendre Jeanne.

Personne n’aurait osé conseiller ou aider Jeanne.

Isambert de La Pierre

Après la rétractation de Jeanne, lui, Jean de La Fontaine, frère Guillaume Vallée, et d’autres du rang des juges allèrent la trouver pour l’encourager à persévérer ; les Anglais, remplis de colère et de fureur, les chassèrent du château avec des glaives et des bâtons ; Jean de La Fontaine quitta la ville et n’y revint pas. [La Fontaine avait sans doute quitté la ville bien avant ; il n’apparaît plus après le 28 mars ; l’abjuration a eu lieu le 24 mai.] — Le témoin fut personnellement menacé par le comte de Warwick pour avoir conseillé à Jeanne de se soumettre au concile général.

Jeanne eut parfois des conseillers.

Richard de Grouchet

Ignore si Jeanne eut un conseiller ou en demanda un ; pense sans certitude qu’elle en demanda un au début. — Ignore si quelqu’un fut en péril de mort pour l’avoir défendue ; mais sait bien que ceux qui ont tenté de la diriger furent réprimandés durement et sévèrement, et taxés de partialité tantôt par Cauchon, tantôt par Jean Beaupère ; ce dernier disait à ceux qui la dirigeaient de la laisser parler, et qu’il était désigné pour l’interroger.

Il ne la vit répondre que seule et sans défenseur.

Pierre Miget

Ignore si Jeanne avait demandé un conseiller, mais croit que personne n’aurait osé la conseiller ou la défendre sans y être autorisé.

Croit l’article faux, tout en ignorant si on lui refusa un conseil.

Croit que personne n’aurait osé aider ou défendre Jeanne, à moins d’y être autorisé.

Martin Lavenu

Sait que Jeanne n’eut aucun conseiller et que personne n’aurait osé se mêler de la conseiller, de la diriger ou de la défendre par peur des Anglais. Entendit dire que certains qui allèrent au château, sur l’ordre des juges, pour conseiller ou diriger Jeanne, avaient été durement repoussés et menacés château.

Sait qu’elle n’eut pas de défenseurs ou conseillers, bien qu’elle en eût demandé.

Jean Le Fèvre

Ne fut pas présent à tous les interrogatoires mais, tant qu’il y fut, il ne vit pas qu’elle ait eu un conseil, ni qu’elle en ait demandé un.

Thomas Marie

A entendu dire qu’on lui offrit un conseiller ; mais pas que quelqu’un avait été en danger de mort ou autre pour lui avoir donné un avis.

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