III. Faculté de médecine
185IV Faculté de médecine
La médecine n’était pas enseignée avec éclat, à Paris, au XIIe siècle ; on allait alors l’étudier à Montpellier et à Salerne809. La première mention authentique de l’enseignement médical dans l’Université de Paris, se trouve dans le concordat de 1213810. Cette Faculté ne tint jamais beaucoup de place dans l’Université pendant le Moyen Âge ; elle n’était pas même représentée dans l’installation du chancelier de Notre-Dame811.
Nous allons exposer les coutumes suivies dans cette Faculté au XVe siècle812.
1861. Des étudiants
La Faculté décida, en 1450, que les étudiants se feraient inscrire par le doyen sur son registre au commencement de chaque année scolaire. Mais ce règlement ne fut observé que 187pendant six ans813. Les étudiants étaient tenus de faire sceller par le doyen, avant la Toussaint, les certificats d’études que leur délivraient les maîtres et les bacheliers814.
Les conditions imposées aux candidats, lors de la licence, contenaient implicitement l’obligation de commencer les études médicales après avoir reçu la licence dans la Faculté des arts815. Quoique ce grade ne fût exigé que pour la licence en médecine, tous les étudiants en médecine devaient être et étaient maîtres ès-arts.
Les étudiants suivaient en même temps les cours de plusieurs maîtres816.
2. Des bacheliers
Comme dans les autres Facultés, le baccalauréat était l’apprentissage de la maîtrise817.
Les candidats au baccalauréat se présentaient devant la Faculté, convoquée spécialement pour les entendre, vers l’époque indiquée pour les examens, c’est-à-dire en janvier ou février, en mars ou avril, et quelquefois, mais plus rarement, en septembre ou octobre818. On indiquait aux candidats 188le jour et l’heure où ils devaient justifier de leur temps d’études819. La Faculté se réunissait à cet effet dans la maison du plus ancien régent820. Les candidats comparaissaient et exhibaient les certificats délivrés par leurs maîtres et scellés par le doyen821. Le temps d’études se comptait par mois. 31 mois et demi étaient jugés insuffisants822. Ordinairement, les candidats justifiaient de 38 mois d’études réparties entre quatre années823. Le temps des vacances et des cessations ne devait pas être compté824. Si la Faculté était satisfaite, elle admettait les candidats à l’examen.
La veille ou l’avant-veille de Noël, vers la fin de mars ou le commencement d’avril, à la fin de septembre ou d’octobre, la Faculté se réunissait pour nommer des examinateurs825. Les deux maîtres les plus anciens et les deux maîtres les plus jeunes, après ceux qui avaient pris part à la dernière élection, élisaient quatre examinateurs, un de chaque Nation. Ces examinateurs ne devaient pas avoir participé au dernier examen, ni exercer actuellement un office quelconque dans la Faculté. On voulait que les honneurs de la corporation fussent distribués également entre les régents826. L’examen n’était pas public827. Lorsqu’il était terminé, la Faculté s’assemblait pour entendre le rapport des examinateurs828. Ceux qu’ils avaient 189jugés capables étaient admis à faire leurs cours de bacheliers. La Faculté les appelait devant elle, et leur faisait jurer d’observer les statuts qui concernaient les bacheliers829.
Dans les registres de la Faculté, de 1395 à 1500, on ne rencontre pas un seul exemple d’un candidat rejeté par les examinateurs. La Faculté n’était sévère que sur la justification du temps d’études. L’examen n’était qu’une pure formalité. Un recteur en fut dispensé parce que ses fonctions ne lui permettaient pas de le passer830.
Les bacheliers continuaient à suivre les cours des maîtres et faisaient eux-mêmes des leçons831. Ils ne pouvaient lire que le livre qu’ils avaient déjà entendu832. Ils devaient assister aux disputes des régents et aux messes de la Faculté833. Avant de se présenter à la licence, ils exerçaient la médecine pendant deux étés, sous la conduite d’un maître-régent834. En 1452, le cardinal d’Estouteville ordonna que chaque bachelier soutiendrait contre les autres une dispute solennelle entre le Carême et la Toussaint835. Cette dispute fut appelée cardinale836, de la dignité de celui qui l’avait instituée.
1903. De la licence
La licence n’était conférée que les années paires, ordinairement au mois de mars837. L’année de la licence était appelée l’année du jubilé838, comme dans les deux autres Facultés supérieures. Cette coutume avait sans doute été établie par les mêmes motifs, pour conserver un plus grand nombre de bacheliers.
Les bacheliers se présentaient devant la Faculté, qui leur assignait le jour et l’heure où ils devaient justifier de leur temps d’études839. Ce temps se comptait par mois, dès le commencement des études, et non à partir du baccalauréat. Le minimum exigé était de 56 mois840 ; déduction faite des 38 mois exigés pour le baccalauréat, il restait 18 mois de baccalauréat répartis en deux ans. Le temps des vacances et des cessations n’était pas compris. Deux ans de régence dans la Faculté des arts ne comptaient que pour une année d’études ; ces deux ans devaient être antérieurs au baccalauréat841. Le candidat devait prouver qu’il était licencié ès-arts842. Quand la Faculté avait jugé que les candidats satisfaisaient aux conditions exigées, chaque maître dressait une liste dans laquelle il les 191rangeait dans l’ordre qu’il jugeait convenable. Toutes ces listes étaient remises au doyen, qui les ouvrait et les comparait en présence de la Faculté ; la liste qui avait réuni le plus de suffrages était adoptée par la Faculté, et chaque maître s’engageait, par serment, à ne rien changer à cette liste définitive. L’ordre où étaient rangés les candidats devait rester secret843. Le doyen et quelques maîtres délégués par la Faculté présentaient les bacheliers admis au chancelier de Notre-Dame ; ils déclaraient au chancelier que les candidats étaient admis et acceptés par la Faculté comme dignes d’obtenir la licence844.
Dans l’intervalle entre cette présentation et la collation de la licence, les maîtres et les licenciés se réunissaient dans un collège auquel on voulait faire honneur845. Chaque candidat à la licence prononçait une harangue846 et distribuait aux maîtres du vin et des épices847.
Au jour et à l’heure indiqués par le chancelier848, les candidats se rendaient avec toute la Faculté à la salle de l’évêché. Le chancelier prononçait un discours849, proclamait les noms des candidats dans l’ordre fixé par la Faculté850, et leur conférait la licence851.
1924. De la maîtrise
Les licenciés étaient tenus de passer les actes de la maîtrise dans les six mois qui suivaient la collation de la licence. La Faculté ne voulait pas perdre les profits qu’elle en retirait852.
Le licencié les passait sous la présidence d’un maître, qu’il choisissait d’abord lui-même avant la collation de la licence. Il arrivait que le maître, gagné par les cadeaux de celui qui l’avait choisi, intriguait pour lui faire obtenir un lieu honorable dans la licence. Pour remédier à cet abus, la Faculté décida, en 1463, que les licenciés seraient distribués entre les maîtres régents, à tour de rôle, en commençant par les plus anciens853.
Les actes de la maîtrise étaient au nombre de trois : les vespéries, le principium854, où le récipiendaire recevait le bonnet de docteur, et la pastillaire855, qu’il soutenait dans les trois mois qui suivaient le principium856. Ces actes devaient être distribués de manière à ce qu’il n’y en eût pas plus de deux dans la même semaine857. Les récipiendaires demandaient à la Faculté de les autoriser à passer leur acte, et de leur désigner les maîtres qui devaient poser les questions858.
1935. Frais d’études et d’examens
Les étudiants ne payaient rien aux maîtres859 ; on ne sait ce qu’ils donnaient aux bacheliers. Ils payaient à la Faculté une certaine somme pour faire sceller leurs certificats860.
Au XIVe siècle, les bacheliers, les licenciés et les maîtres payaient à la Faculté des bourses dont le taux variait suivant la fortune de chacun861. À la fin du XVe siècle, ils payaient tous les mêmes sommes.
Pour donner une idée de ce que l’on payait à la Faculté à la fin du XVe siècle, nous allons extraire862 le compte exact d’un étudiant, depuis le commencement de ses études jusqu’à la maîtrise, les études commençant en 1487.
Lors des études, pour enregistrement des certificats (pro cedulis registratis), 1487, 11 s. 1488, 15 douzains. — 1489, 15 douzains. — 1490, 12 s.
Lors du baccalauréat (1491), pour la justification du temps d’études (pro probatione temporis), 4 s. 8 d. p. 2 t. ; pour les bourses (pro bursis), 4 écus ; pour les écoles (pro scholis), 2 écus ; pour l’anatomie, 4 s. 8 d. p. 2 t. ; pour enregistrement des certificats, 4 s. 8 d. p. 2 t. — Dans la seconde année (1492), pour les étuves (pro stuphis), 2 écus863 ; pour 194les certificats (pro cedulis), 4 s. 8 d. p. 2 t. ; pour l’anatomie (pro anatomia fienda), 4 s. 8 d. p. 2 t.
Lors de la licence (1493), pour les étuves, 2 écus ; pour la justification du temps d’études, 4 s. 8 d. p. 2 t. ; pour le banquet, les bourses, les écoles et les droits des maîtres (pro prandio, bursis, scholis et juribus), 23 écus.
Lors de la maîtrise, pour les écoles, les bourses et les droits des maîtres (pro scholis, bursis et juribus magistrorum), 40 écus.
Toutes ces sommes additionnées et évaluées en tournois donnent environ 120 l. t.864
Voici comment les droits des bedeaux furent fixés en 1469865 : pour chaque année d’études, 12 d. p. pour chacun des deux bedeaux ; pour les deux années de baccalauréat, 4 s. p. Les bacheliers, les licenciés et les maîtres donneront, lors de leur réception, une bourse d’un écu au premier bedeau et une bourse d’un franc au second bedeau. À la fin de chaque livre, sur lequel ils auront fait leçon, les bacheliers donneront un repas, ou 12 s. p., aux bedeaux. Lorsqu’un nouveau maître prêtera serment, chaque bedeau aura droit à 2 s. p., à un bonnet de même étoffe que ceux qui sont distribués aux maîtres, et à une paire de gants blancs doubles pour le premier bedeau, simples pour le second. Le nouveau maître qui avait le premier lieu était tenu de donner à chaque bedeau 3 aunes d’étoffe de même couleur que la robe du récipiendaire, au prix de 24 s. p. l’aune, plus une aune de la même étoffe et du même prix pour le capuchon.
Les candidats au baccalauréat étaient tenus de donner un repas aux examinateurs tous les jours de l’examen. Ils distribuaient 195même d’abord une livre d’épices à chaque maître régent avant l’examen ; mais cet usage fut aboli en 1457866. Le cardinal d’Estouteville défendit expressément de rien exiger des bacheliers à l’occasion du nouvel acte qu’il institua867. L’usage n’en imposa pas moins aux bacheliers deux écus, que l’on appelait ingénieusement don gratuit (in dono gratuito)868. Les licenciés distribuaient le vin et les épices aux maîtres lors du signetum869, et donnaient un festin à la Faculté. Le nouveau maître donnait, lors de sa réception, 10 écus au président, des robes et des bonnets à tous les maîtres régents870. Il était tenu de célébrer la fête de la maîtrise par un grand repas. La Faculté veillait à ce que le festin fût convenable. Elle chargeait quelques maîtres de goûter le vin et les mets871.
On voit que dans la Faculté de médecine les frais d’études et d’examens ne montaient pas à un taux beaucoup moins élevé que dans les autres Facultés.
6. Des maîtres
Les maîtres étaient distingués en régents et non-régents872.
À l’exercice de la régence étaient attachés d’importants privilèges. 196Les régents avaient seuls droit de participer aux délibérations ; ils étaient seuls éligibles aux offices de la Faculté ; ils avaient part aux distributions qui se faisaient au commencement de chaque mois ; ils présidaient les actes873.
L’exercice de la régence était soumis à des conditions que la Faculté exigeait rigoureusement. Pour être admis aux privilèges des régents, il fallait avoir résidé à Paris pendant deux ans, la plus grande partie de l’année scolaire874, faire des leçons ordinaires et argumenter dans les disputes ordinaires.
Les leçons étaient distinguées en ordinaires et extraordinaires. Cette distinction reposait sans doute sur les mêmes principes que dans la Faculté des arts. Les leçons ordinaires avaient lieu le matin : aucun maître ne pouvait faire le matin une leçon extraordinaire. Un maître ne pouvait pas finir, dans des leçons extraordinaires, un livre commencé dans des leçons ordinaires. Les leçons ordinaires et extraordinaires ne pouvaient être faites, les jours fériés, par l’Université, ni les jours de dispute ordinaire875. Les maîtres qui voulaient faire un cours extraordinaire devaient en demander l’autorisation à la Faculté, qui l’accordait, à condition que l’heure ne coïncidât pas avec celle des leçons des bacheliers876. Dans les dernières années du XVe siècle, la Faculté désignait un maître pour faire un cours d’anatomie877. L’année scolaire commençait 197à l’Exaltation de la Sainte-Croix, et finissait sans doute à la Saint-Pierre et la Saint-Paul (29 juin)878. Les leçons ordinaires commençaient quelques jours après la Toussaint. Les noms des maîtres qui devaient faire les cours ordinaires étaient proclamés par le bedeau, le premier jour de leçon après la Toussaint879. Les jours de la semaine spécialement réservés aux leçons ordinaires étaient le lundi, le mercredi et le vendredi880. Ces leçons ne paraissent pas avoir été faites dans des écoles881. Les étudiants étaient fort peu nombreux ; chacun, maître ou bachelier, lisait sans doute dans sa chambre.
Les disputes ordinaires avaient lieu le mardi et le jeudi882 de chaque semaine, de la Toussaint au Carême883. Il y avait, en outre, des disputes appelées quodlibetaires884, que chaque maître soutenait, à son tour, dans l’ordre que lui assignait 198la date de sa maîtrise885. Le maître qui devait présider une quodlibetaire faisait, la veille, une leçon sur la question qui serait discutée886. Il n’y avait pas dispute la veille des grandes fêtes. On disputait la veille des fêtes moins solennelles. En 1495887, on proposa de ne pas disputer la veille de la Saint-Fabien et de la Saint-Sébastien ; la Faculté s’y refusa, parce que les disputes devaient être plutôt multipliées et prolongées que raccourcies et restreintes.
La Faculté attachait beaucoup plus d’importance aux disputes qu’aux leçons888. Pour avoir droit de présider les actes d’un nouveau maître, il suffisait d’avoir régenté pendant un mois l’année qui précédait le jubilé, et pendant six semaines, avant la première fête de l’année du jubilé ; mais il fallait avoir disputé la quodlibetaire solennelle, et soutenu sa quodlibetaire ordinaire889. La Faculté était intraitable sur cette dernière condition. On ne la voit jamais refuser les prérogatives de régent pour interruption des leçons ordinaires. Mais quiconque a manqué sa quodlibetaire, est, par cela même, déchu de la régence. Les maîtres qui avaient obtenu dispense de la Faculté disputaient par procureur890. Le maître qui avait perdu ses prérogatives de régent, devait soutenir une argumentation spéciale appelée resompte, pour les recouvrer891. Certains maîtres, par exemple, les médecins du roi, étaient dits régents d’honneur, et avaient les privilèges de la régence, sans résider à Paris ; ils devaient cependant disputer leur quodlibetaire892.
En général, les maîtres en médecine se montrent scrupuleux 199observateurs de leurs statuts et de leurs serments. Ils ne sont pas faciles à accorder des dispenses. Ils craignent de se parjurer ; dans les cas douteux, ils ont recours à des jurisconsultes893. Les théologiens et les canonistes sont infiniment moins délicats.
Notes
- [809]
Jean de Salisbury, Metalogicus, lib. I, cap. 4.
- [810]
Idem fiat de Physicis. Cf. supra p. 112, n. 3.
- [811]
Procès-verbal 1349 (Du Boulay, IV, 318). Cf. supra p. 151.
- [812]
La Faculté de médecine avait son livre et ses registres.
1° On lit (registre 1435-1472, f° 281, novembre 1470), dans l’inventaire fait chaque année par le doyen :
Recepi… librum statutorum in pergameno qui incipit in secundo folio : Noverint Universi quod cum a paucis diebus ; et finit in penultimo : Johanne Langrenois Johanne, et (reg. 1395-1435, p. 183, novembre 1413) : Libellum rubeo coopertum in quo continentur statuta Facultatis.
Ce manuscrit paraît être perdu depuis fort longtemps, et probablement avant l’époque où Riolan écrivait ses Curieuses recherches sur les écoles de Paris et de Montpellier, Paris, 1651. Le livre du recteur contenait un abrégé de quelques statuts que du Boulay a publié (III, 402-404).
2° Les registres de la Faculté sont aujourd’hui à la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris. Ils commencent au 22 novembre 1395. Chacun des volumes qui composent cette série est désigné dans les inventaires faits chaque année, par le nouveau doyen, sous le nom de papirus, ou de papirus compotorum (registre III, p. 141, nov. 1485). L’inventaire de novembre 1395 (reg. I, p. 1,) indique :
Papirum aliam immediate præcedentem quinque codices continentem.
On trouve cependant, nov. 1409 (reg. I, p. 139) :
Duas papiros antiquas parvas ; item istam papirum præsentem.
Ce qui indiquerait deux registres avant le registre 1395-1435. Le registre III, p. 141 (nov. 1485), confirme cette donnée. Cet inventaire indique sous le nom de papiri compotorum, et en marquant les mots qui commencent le second folio et ceux qui terminent le dernier, quatre registres. On reconnaît dans les deux derniers les registres (1395-1435), et II (1435-1472). Voici l’indication des deux premiers :
Una papirus compotorum dicta Facultatis incipiens in secundo folio die dominica ; et finiens in penultimo : Item promissa S. Mathurini ; item alia papirus compotorum dictæ Facultatis incipiens in secundo folio menses nichil tamen, et finiens in penultimo statuto alioquin sic.
En supposant que chacun de ces deux registres comprît un espace d’une quarantaine d’années, comme les deux premiers registres qui nous restent, il en résulterait que les registres de la Faculté de médecine commençaient vers 1315.
Ces registres étaient tenus par le doyen qui y consignait les conclusions de sa compagnie, les noms des bacheliers et des licenciés, les comptes de mise et de recette de la Faculté. Je renvoie à ces registres en citant la date du mois et de l’année.
- [813]
Les années 1452-1457. Voici les nombres des étudiants inscrits : 1452, 14 ; 1455, 15 ; 1454, 19 ; 1455, 21 ; 1456, 15 ; 1457, 13. En moyenne, 16.
- [814]
27 mars 1450, 17 et 21 juin 1410.
- [815]
Reg. I, p. 206.
- [816]
27 septembre 1494.
- [817]
Voici les nombres des bacheliers inscrits pour les années 1452-1457 : 7, 5, 7, 5, 6, 3, 5. En moyenne, 5.
- [818]
Registres passim.
- [819]
Probare tempus auditionis. 8 février 1408 et passim.
- [820]
Statut cité, registre III, p. 110.
- [821]
Cedulæ. 17 et 21 juin 1410 et passim.
- [822]
17 juin 1410.
- [823]
C’est le nombre que l’on rencontre le plus souvent dans les registres. Cf. Vet. Stat. (Du Boulay, III, 403).
- [824]
Statut cité, 9 mars 1405.
- [825]
Registres passim.
- [826]
30 octobre 1423, 23 décembre 1419.
- [827]
In camera examinaverunt. 27 mai 1408. Examen particulare temptalorum in camera. 8 février 1409.
- [828]
Ad audiendum relationem examinatorum scholarium in camera. 20 février 1409.
- [829]
20 février 1409. Les candidats, désignés jusque-là sous le nom de scholares, étaient désormais appelés baccalarii.
- [830]
Registre I, p. 250.
- [831]
Je ne sais où du Boulay a pris le nom d’herbarii (V, 862). C’était le nom donné aux herboristes. On peut lire le serment qu’ils prêtaient à la Faculté (reg. I, 255, et II, 20).
- [832]
La liste des livres sur lesquels les bacheliers étaient examinés se trouve dans Du Boulay, III, 403.
- [833]
Vet. Stat. (Du Boulay, III, 403).
- [834]
9 mars 1492, et statut cité, registre II, p. 98. Practica, practicare.
- [835]
Du Boulay, V, 569.
- [836]
Cet acte portait déjà ce nom en 1468, 18 mars. On n’en rencontre pas de trace dans les registres avant cette date.
- [837]
Registres passim. Souvent les années impaires, en comptant more Gallico.
- [838]
21 janvier 1468, et passim, et reg. II, p. 48.
- [839]
1er février 1409.
- [840]
24 février 1495. On trouve cependant (reg. I, p. 120,) des licenciés qui n’ont que 52 et 54 mois.
- [841]
Réf. de 1452 (Du Boulay, V, 569), et reg. I, p. 305, et 10 fév. 1433.
- [842]
24 février 1495.
- [843]
Le règlement est copié, reg. II, p. 222. Cf. 19 février 1493. Cf. sur ce décret, 18 mai 1499.
- [844]
28 février 1409.
- [845]
18 mai 1499. Cette cérémonie était appelée signetum. On disait facere signetum (22 février 1495). Ce nom venait sans doute du signetum du chancelier. Cf. supra p. 153.
- [846]
Reg. III, p. 356.
In harenga signeti sui, die præcedenti licentiam, visus fuerat diffamare aliquos de magistris nostris.
- [847]
10 mars 1495.
- [848]
Dans son signetum. Les futurs licenciés allaient le recevoir en épitoges. 23 mars 1471.
- [849]
On en trouve plusieurs dans les œuvres de Gerson.
- [850]
La Faculté eut une discussion à ce sujet avec le chancelier (reg. II, 271).
- [851]
Le nombre des licenciés a été en moyenne, entre 1461 et 1499, de 5 par jubilé ; entre 1452 et 1457, de 5. Il ne dépasse jamais 9 dans cette période. Il avait atteint le chiffre de 13 en 1395.
- [852]
Reg. I, p. 231.
- [853]
Reg. II, p. 222.
- [854]
Cet acte est presque toujours désigné sous ce nom dans les registres. On trouve cependant le mot d’aula, reg. III, p. 40.
- [855]
Pastillaria. J’ignore l’étymologie de ce mot. Il est déjà question de cet acte, en 1409 (reg. I, p. 133).
- [856]
Reg. I, p. 242.
- [857]
27 octobre 1408.
- [858]
28 juin 1494.
- [859]
Petrus Alliacus, Tract. adv. Canc. Paris. (Gerson, opp. I, p. 768).
- [860]
Reg. I passim.
- [861]
Reg. II, p. 275.
- [862]
Des comptes de recettes du doyen pour les années 1487-1495.
- [863]
Cette somme était payée aux maîtres qui avaient assisté aux Disputes ordinaires (26 février 1494, 7 février 1498), et l’on voit (9 fév. 1495) qu’elle était réellement dépensée en étuves. La première mention que j’aie rencontrée de cet usage est de 1475 (reg. III, p. 59).
- [864]
Suivant les estimations de M. Leber, cette somme valait, de 1450 à 1500, 600 francs (au marc), au pouvoir de 3, 600 francs.
- [865]
Reg. II, p. 271-272.
- [866]
Reg. II, p. 179.
- [867]
Du Boulay, V, p. 570.
- [868]
Reg. III, p. 172, année 1477.
- [869]
Cf. supra p. 191.
- [870]
Reg. II, p. 222.
- [871]
Reg. III, p. 333, et reg. II, 257.
- [872]
Entre 1395 et 1414, le nombre des maîtres régents a été, en moyen→ ne, de 29 par an, pour 17 années ; le chiffre le plus élevé est 35, et le plus bas 25 ; entre 1415 et 1418, ce nombre a été de 23 en moyenne ; entre 1419 et 1426, 16 ; entre 1427 et 1485, 12 pour 50 années ; dans cette dernière période, le chiffre le plus haut est 16, et le plus bas 9 ; entre 1490 et 1500, le nombre a été, en moyenne, de 20. (Registres de la Faculté au commencement de chaque décanat. Cf. p. 197, note 2). Je remarquerai en passant que M. Sabatier (Recherches historiques sur la Faculté de médecine de Paris, Paris, 1835.) a marqué à tort (p. 4, note 2,) 72 régents pour l’année 1500. Le registre ne donne que 21.
- [873]
26 mai 1492.
- [874]
16 décembre 1494.
- [875]
Vet. Stat. (Du Boulay, III, 402-404.)
- [876]
10 novembre 1446.
- [877]
23 janvier 1494.
- [878]
Les anciens calendriers dont nous avons parlé plus haut (p. 66, n. 3,) ne donnent aucun renseignement particulier relativement à la Faculté de médecine. Le calendrier de cette Faculté se trouvait dans son livre (registre I, p. 112).
- [879]
Reg. I, p. 229. La liste des maîtres proclamés est inscrite chaque année par le doyen au commencement de son décanat.
- [880]
16 janvier 1499.
- [881]
Le passage suivant (année 1470, reg. II, p. 284.) semble prouver que les cours n’étaient pas faits dans des écoles :
In disputationibus quodlibetariis debebant (baccalarii) quærere stramina, et parare scholas qui-libet in turno suo.
Cf. Vet. Stat. (Du Boulay, III, 403). Il n’est pas question d’écoles dans les registres pendant la première moitié du XVe siècle. La Faculté se construisit, rue de la Bucherie, un bâtiment avec les dons d’un maître-médecin, Jacques Despars, et les sommes imposées aux bacheliers. Ces écoles furent commencées en 1468 et achevées en 1477.
- [882]
16 janvier 1499.
- [883]
L’argent des étuves que les maîtres recevaient après les disputes ordinaires (Cf. supra p. 194.) est toujours distribué à la fin de février. On trouve en 1495 :
13 feb. quæ erat Sabbati post ultimam disputationem ordinariam.
- [884]
Elles sont appelées parfois quodlibetariæ ordinariæ (reg. II, p. 284.), sans doute pour les distinguer de la quodlibetaire solennelle que l’on soutenait après la pastillaria ou la resumpta (21 janvier 1468).
- [885]
1468, 21 janvier.
- [886]
14 novembre 1493.
- [887]
14 janvier.
- [888]
Déjà, avant 1521, les maîtres ne faisaient plus de leçons. Du Boulay, VI, 133.
- [889]
21 janvier 1468.
- [890]
2 janvier 1418.
- [891]
16 novembre 1426 ; 15 octobre 1446.
- [892]
Du Boulay, V, 861.
- [893]
1425, 16 février.