M. Bloch  : Les Rois thaumaturges (1924)

Appendices

Appendices

I.
Le miracle royal dans les comptes français et anglais

Les rites guérisseurs obligeaient les rois à certaines dépenses. C’est pourquoi les comptes, français et anglais, doivent être consultés à leur sujet. Mais les documents de ce genre sont extrêmement difficiles à interpréter ; on ne saurait se contenter d’y picorer au hasard quelques détails ; pour les exploiter avec fruit, il faut les explorer avec méthode. En particulier, lorsqu’on les regarde de près, on s’aperçoit que, très riches en renseignements pour certaines périodes, ils ne donnent à d’autres moments presque rien ou même rien du tout. Ces caprices apparents ont besoin d’être expliqués. Je m’y efforcerai dans l’étude critique qui va suivre. Je commence par la France.

1.
Le toucher des écrouelles dans les comptes français

Il convient de rappeler tout d’abord un fait, d’ordre général, que les historiens ont souvent l’occasion de déplorer : des archives financières de la monarchie française, nous n’avons plus que fort peu de chose. Les causes de cette pénurie sont multiples ; on peut discuter sur certaines d’entre elles ; mais la principale est bien connue : dans la nuit du 26 au 27 octobre 1737, un incendie consuma, dans l’Île de la Cité, le corps de logis sis en l’enclos du Palais où se trouvait conservée la majeure partie du dépôt de la Chambre des Comptes ; presque tout ce qui subsistait encore de l’ancienne comptabilité administrative 432 disparut dans le désastre932. Nous ne pouvons utiliser que quelques rares débris, échappés par hasard à la destruction. Les premiers comptes qui nous fournissent quelques indications sur le rite des écrouelles remontent au règne de Philippe le Bel. En ce temps tous les malades touchés ne recevaient pas d’aumône, mais seulement les étrangers et, avec eux, parmi les Français, ceux qui venaient de pays séparés du lieu du séjour royal par une longue distance933. L’argent leur était remis soit par l’aumônier lui-même, soit par un subalterne quelconque, valet ou portier ; il était prélevé sur la caisse de l’Hôtel. Or, nous possédons encore, par chance, un certain nombre des tablettes de cire sur lesquelles, sous saint Louis, Philippe III et Philippe IV, les fonctionnaires chargés de gérer cette caisse inscrivaient le détail de leurs opérations934. Les plus anciennes ne comportent aucune mention de dons faits aux scrofuleux : non, selon toute probabilité, que les scrofuleux fussent, par principe, exclus des générosités royales ; nos tablettes signalent à plusieurs reprises, sans autre détail que parfois un nom d’homme, des sommes distribuées à titre d’aumônes ; certaines d’entre elles ont fort bien pu être versées à des personnes venues pour être touchées ; si rien ne l’indique, c’est que la destination précise de ce genre de dépenses n’intéressait pas le caissier : peu lui importait que le paiement eût été fait à un malade des écrouelles ou à un pauvre homme quelconque ; c’était une aumône ; voilà tout ce qui lui était nécessaire de savoir. Vint un moment où, heureusement pour les historiens, un comptable plus curieux prit la charge des fonds. Entre le 31 janvier 1304 et le 18 janvier 1307, la caisse de l’Hôtel passa des mains de Jean de Saint-Just à celles de 433 Renaud de Roye. Nous avons quelques-unes des tablettes de ce dernier personnage, en deux groupes, allant respectivement du 18 janvier au 28 juin 1307 et du Ier juillet 1308 au 30 décembre de la même année935. On y voit notés un assez grand nombre de versements au profit d’individus souffrant du mal royal : et cela avec un soin bien remarquable, puisque chaque fois le nom et le lieu d’origine de chaque bénéficiaire sont méticuleusement couchés par écrit936. Nous devons à un employé de bureau merveilleusement exact quelques-unes des données les plus précises que nous ayons sur le miracle royal. Faisons un bond de près de deux siècles. De Philippe le Bel à Charles VIII, nous n’avons plus aucune pièce comptable qui se rapporte au pouvoir guérisseur. Il est vraisemblable que, dès une époque assez ancienne, l’administration des fonds destinés aux dons faits en faveur des scrofuleux, et plus généralement aux aumônes, cessa d’appartenir au caissier de l’Hôtel ; les comptes de l’Hôtel, du temps de Charles VI, ne renferment déjà plus aucune mention de cette sorte937 ; l’aumônier avait dès lors sa caisse spéciale, qu’il gérait lui-même ou par l’intermédiaire d’un technicien placé sous ses ordres. Il avait aussi sans nul doute ses livres. Mais la plupart d’entre eux ont péri. Les seuls, semble-t-il, qui aient été conservés antérieurement à Charles VIII, les registres cotés KK 9 et KK 66 aux Archives Nationales, qui datent des règnes de Jean II, Charles V et Charles VI d’une part, de celui de Louis XI de l’autre, concernent, pour le premier exclusivement, pour le second en majeure partie, des offrandes faites aux établissements religieux ou à l’occasion de solennités religieuses ; ils ne nous intéressent pas ici938. Il faut arriver à l’année 1485 pour rencontrer des 434 livres d’aumônes proprement dits. Voici la liste qu’on en peut dresser ; je dois avertir tout de suite que mon dépouillement ne s’étant étendu qu’aux Archives Nationales et à la Bibliothèque Nationale ne saurait être considéré comme exhaustif ; les indications de cote données sans autre précision se rapportent toutes aux Archives Nationales.

1 - fragment de registre : dépenses, partie de septembre 1485 ; K 111, fol. 49 à 53939. 2 - fragment de registre : dépenses, partie de mars et d’avril 1487 ; KK 111, fol. 41 à 48. 3 - registre : Ier octobre 1497-30 septembre 1498 ; KK 77. 4 - compte de dépenses qui ne paraît pas avoir fait partie d’un registre : octobre 1502 : Bibl. Nat. français 26108, fol. 391-392. 5 - registre : Ier octobre 1506-30 septembre 1507 ; K 88. 6 - registre allant du 19 mai 1528 au 31 décembre 1530 ; la majeure partie conservée aux Arch. Nat., KK 101 ; mais le volume présente de nombreuses lacunes qui toutes intéressent les dépenses ; Les fol. 15 à 22 (mai, juin et partie de juillet 1528) forment aujourd’hui les feuillets 62 à 69 du ms. français 6762 de la Bibl. Nat. ; les fol. 47 à 62 (partie de décembre 1528, janvier, février, partie de mars 1529) les feuillets 70 à 85 du même ms. Les fol. 71 à 94 (partie d’avril, mai et partie de juin 1529), 171 à 186 (partie d’août, et de septembre 1529), 227 à 258 (novembre et partie de décembre 1529), 275 à 296 (partie de janvier et de février 1530), 331 à 354 (partie d’avril et de mai 1530), 403 à 434 (partie d’août, septembre et partie d’octobre 1530) paraissent définitivement perdus. 435 7 - fragment de registre : dépenses, partie de juillet 1547 (l’année n’est pas indiquée ; mais elle ressort de ce qu’un certain nombre des articles concernent le voyage du sacre) : KK 113, fol. 33 à 40. 8 - fragment de registre : dépenses, partie avril, mai, juin, juillet, partie d’août 1548 : KK 111, fol. 17 à 32. 9 - fragment du registre de l’année financière allant du 1er janvier au 31 décembre 1549 : recettes en totalité, dépenses de janvier et d’une partie de février : KK 111, fol. 1 à 16. 10 - registre : Ier janvier-31 décembre 1569 : KK 137 (en mauvais état). Dans tous ces registres, fragments de registres ou pièces comptables, à l’exception du n° 2, on relève des mentions relatives au toucher, le plus souvent simplement numériques ; ce n’est qu’exceptionnellement que les noms des malades sont indiqués. À partir du 31 décembre 1539 et jusqu’à la fin de la monarchie française, je n’ai plus retrouvé aucun registre d’aumônes940.

2.
Les comptes anglais

L’ancienne royauté anglaise nous a laissé de très belles archives financières ; à côté d’elles nos fonds parisiens semblent bien mesquins. C’est qu’il n’y a pas eu là-bas de désastre analogue à l’incendie du Palais. En présence de tant de richesses, un Français ressent à la fois une très vive admiration et un peu d’effroi : comment se guider parmi tous ces trésors ? L’histoire administrative de l’Angleterre est assez mal connue ; non qu’elle ne puisse être écrite, mais pendant longtemps elle n’a séduit personne ; les épisodes brillants de la vie parlementaire attiraient tous les regards ; les érudits n’abaissaient pas volontiers leurs yeux sur l’obscur labeur des bureaux ; depuis peu cependant, une nouvelle génération de travailleurs s’est mise vaillamment à la besogne941 ; nous devrons un jour à leurs efforts 436 de pénétrer le secret de bien des transformations constitutionnelles et sociales qu’aujourd’hui nous devinons à peine ; mais leur tâche est loin d’être accomplie. En particulier l’étude des documents financiers, toute cette besogne de classement, de comparaison, de discussion, qui paraît si ingrate et dont les résultats sont si importants, en est encore à ses débuts. Pourtant, ces documents difficiles, j’étais contraint de les utiliser ici, car ils renferment une foule de données capitales pour la connaissance des rites guérisseurs ; surtout j’ai dû m’attacher à une catégorie spéciale d’entre eux : les comptes de l’Hôtel royal. M’en servant, je n’ai pas pu m’abstenir d’en faire la critique. Aucun ouvrage, antérieur au mien, ne me fournissait de lumières suffisantes942. J’ai fait de mon mieux ; mais je ne me dissimule nullement ce qu’une recherche de cette sorte comporte, dans les conditions où je l’ai entreprise, de risques d’erreurs. Pour arriver à reconstituer, avec quelque certitude, les méthodes suivies par un administrateur dans l’établissement de sa comptabilité, il faudrait dépouiller, entre deux limites chronologiques soigneusement choisies tous les matériaux disponibles ; il faudrait en d’autres termes se borner à une période relativement courte et l’étudier à fond ; j’ai été, au contraire, 437 obligé d’envisager un laps de temps extrêmement long et je n’ai pu faire que des sondages, assez nombreux du reste, mais forcément insuffisants. On trouvera dans ce qui va suivre quelques faits positifs ; ils seront en tout état de cause utiles ; leur interprétation n’est que conjecturale. J’ai donné en note la nomenclature exacte des documents que j’ai vus ; on jugera ainsi de la base sur laquelle s’appuient mes hypothèses943.

Jusqu’au règne d’Édouard Ier exclusivement, les pièces comptables venues jusqu’à nous sont peu nombreuses ; elles ne nous apprennent rien sur le sujet qui nous intéresse944. À partir d’Édouard Ier, au contraire, l’administration, mieux organisée, plus exacte et plus paperassière, conserve soigneusement ses dossiers. Alors commence vraiment, dans toute son ampleur, l’admirable série des Exchequer Accounts du Record Office de Londres ; elle est en quelque façon doublée par les collections du Musée Britannique, où sont venus échouer un bon nombre de documents distraits, à diverses époques, du dépôt officiel. Il convient d’étudier séparément les renseignements que les archives financières de l’ancienne royauté anglaise peuvent nous fournir, d’une part sur le toucher des écrouelles, d’autre part sur les anneaux guérisseurs.

438§1.
Le toucher des écrouelles dans les comptes anglais

Les malades signés ou bénis par le roi recevaient chacun une petite somme. Plaçons-nous sous le règne d’Édouard Ier. La distribution des dons se faisait par les soins de l’aumônier. Trois sortes de documents différents nous permettent de retrouver trace des paiements faits à cette occasion. En voici la liste :

1° Les rôles de l’aumônier : simples mémentos, indiquant pour une période déterminée — le plus souvent annuelle — les sommes déboursées par ce personnage ; les dépenses y figurent jour par jour, ou semaine par semaine, exceptionnellement par quinzaines945.

2° Le compte récapitulatif établi pour chaque année financière, c’est-à-dire pour chaque année de règne, par le garde de la Garderobe (custos garderobe946). On appelait ainsi le fonctionnaire chargé de la gestion financière de l’Hôtel royal. Ce nom de Garderobe prête quelque peu à équivoque, puisque, semble-t-il, il se trouvait désigner tantôt simplement un des offices de l’Hôtel, la section chargée du service des vêtements, bijoux et autres objets analogues, tantôt — en général avec addition de l’épithète grande : Magna Gardaroba, la Grande Garderobe — l’Hôtel tout entier (nommé ailleurs Hospicium). Les rapports entre la Garderobe proprement dite et la Grande Garderobe sont d’ailleurs obscurs ; et je n’ai nullement la prétention de trancher ici, ni même de poser avec précision, ce problème embrouillé ; mais je tenais à signaler une ambiguïté de termes qui rend parfois les recherches dans les comptes royaux assez malaisées947.

4393° Le compte, également annuel, du contrôleur de la garderobe (contrarotulator Garderobe948). Ce document appelé contre-rôle (contrarotulamentum) avait, selon toute apparence, pour objet de permettre une vérification de gestion. On peut supposer que rôle et contre-rôle — établis sur le même modèle, mais, Vraisemblablement, au moins en principe, indépendamment l’un de l’autre — devaient être comparés par les vérificateurs des comptes. J’ai eu l’occasion de mettre en regard, pour la 28e année du règne d’Édouard Ier, les sommes inscrites à l’article du toucher par le garde d’une part, par le contrôleur de l’autre ; je les ai trouvées pareilles. Mais le cas s’est présenté cette fois-là seulement ; d’ordinaire tantôt l’un, tantôt l’autre des deux documents s’est perdu. Peu importe du reste, puisque, sans doute, ils se répétaient presque toujours à peu près exactement. Grâce au procédé de double comptabilité, inventé probablement par des administrateurs soupçonneux, nous pouvons aujourd’hui, lorsque le compte annuel du clerc de la Garderobe a péri, y suppléer par celui du contrôleur, ou réciproquement.

Tous ces comptes, aux yeux de l’historien du miracle royal, ont un grave défaut ; ils ne fournissent que des chiffres, jamais de noms ; nous savons par eux que, tel jour ou telle semaine, Édouard Ier toucha tant de malades ; c’est déjà beaucoup ; mais nous souhaiterions davantage. D’où venaient ces pauvres gens qui demandaient au roi leur guérison ? les comptes de l’Hôtel de Philippe le Bel nous le disaient ; ceux d’Édouard Ier le taisent toujours. Tels quels, ils sont précieux cependant. Sur les règnes suivants nous sommes beaucoup moins bien renseignés. La faute en est à une série de modifications dans les pratiques administratives. Voyons ce qui s’est passé. Dès Édouard II, les rôles de l’aumônier disparaissent brusquement et pour toujours949. D’où vient cela ? On ne peut à ce sujet que risquer une conjecture. Il n’est pas probable que les aumôniers aient cessé d’inscrire leurs dépenses ; mais, sans doute, prirent-ils peu à peu l’habitude de conserver leurs comptes par devers eux. 440 Nous savons en effet qu’il a existé longtemps un fonds de l’Aumônerie absolument distinct. Au cours des temps, la section ancienne de ce fonds a tout entière péri, partie dans un incendie, partie par suite de désordre ou de dilapidations950. Il en a été de même, indiquons-le tout de suite, d’un autre dépôt, où nous aurions pu espérer aussi puiser des informations utiles : celui de la Chapelle royale951.

Restent les relevés récapitulatifs établis, pour chaque exercice952, soit par le garde de la Garderobe, soit par le contrôleur. Malheureusement, à partir du milieu du règne d’Édouard II à peu près, ils cessent d’être tenus, en ce qui nous concerne, avec la même minutie que précédemment953. L’habitude se prit de ne plus détailler chronologiquement les sommes remises aux scrofuleux touchés par le roi ; on se contenta désormais d’une mention globale, spécifiant qu’une somme de tant de livres, sous ou deniers, avait été, au cours de l’exercice envisagé — ou, exceptionnellement, pendant une période découpée dans cet exercice — versée par l’aumônier à tant de malades bénis, à raison de tant par malades. Aucune autre précision954. Telle fut la pratique constamment suivie pendant la seconde moitié du règne d’Édouard II et le règne d’Édouard III, semble-t-il, tout entier955.

441À partir de Richard II, les relevés de fin d’exercice cessent totalement de rien nous fournir sur le toucher des écrouelles956. Serait-ce que les souverains anglais aient alors brusquement renoncé à leur pouvoir thaumaturgique ? Non certes. Nous savons qu’ils continuèrent, comme par le passé, à se poser en miraculeux médecins. Vraisemblablement, ce silence soudain doit s’expliquer par une modeste réforme bureaucratique. Dans les comptes ou contre-rôles de la garderobe, la section relative aux dépenses était alors divisée en deux parties : l’une consacrée aux dépenses courantes, par ordre chronologique, l’autre renfermant une série de chapitres qui donnaient, office par office, le détail — les particule — des dépenses qui ne rentraient pas dans le cadre précédent. Cette disposition, assez claire, n’était pas neuve ; mais elle se fixa, à ce moment, d’une façon définitive. Dans les plus anciens comptes de ce type, sous les règnes précédents, les dons remis aux malades bénis par le roi figuraient toujours — en bloc, comme on l’a vu — dans la seconde partie, au chapitre (titulus) de l’Aumône ; on les considérait donc comme des dépenses extraordinaires. Sous Richard II, l’article concernant le toucher disparut pour toujours du titulus de l’Aumône. C’est, selon toute apparence, qu’on prit dès lors le parti de mettre ces versements au nombre des dépenses normales ; on dut les faire passer dans la première partie, établie en forme de journal. Par malheur, ce journal était rédigé sans beaucoup de précision. On se contentait d’y indiquer ce qu’avait, chaque jour ou chaque semaine, déboursé chaque office, sans spécifier l’objet exact de ces débours : tant pour la bouteillerie, 442 la cuisine, etc., — tant pour l’aumônerie957. L’aumônier avait payé une somme déterminée ; mais à qui et pourquoi ? ces détails n’intéressaient pas. Ainsi les dépenses engagées pour le service du toucher se trouvaient, de par ce système, dissimulées dans la masse des autres générosités princières. Pendant près d’un siècle, on chercherait en vain dans les comptes une trace du miracle royal. Sous Henri VII et Henri VIII, on le voit reparaître. Non que, à cette époque, ni plus tard, les registres annuels du clerc de la Garde-Robe ou du contrôleur nous fournissent plus de renseignements que par le passé958. Mais nous avons pour ces deux règnes quelques journaux de dépenses de la cour, où l’on trouve signalées à plusieurs reprises des sommes versées aux malades guéris par le roi959. Ces paiements 443 ne paraissent pas être faits par l’aumônier ; pour l’un d’eux, sous Henri VIII, nous connaissons le nom du fonctionnaire qui avança l’argent et se fit ensuite rembourser : c’était le premier Gentilhomme de la Chambre960. Par ailleurs, les mentions relatives au toucher sont, dans ces registres, assez rares. On peut se demander si elles couvrent bien l’ensemble des cas où une dépense de cette sorte fut engagée. Je croirais volontiers qu’un certain nombre — la plupart peut-être — des sommes remises aux malades passaient encore par les mains de l’aumônier ; ce fonctionnaire les imputait sans doute sur ses débours généraux, dont nous n’avons plus le détail. Passons au XVIIe siècle. Ce n’est plus aux comptes de l’Hôtel qu’il faut désormais nous adresser961 ; des documents financiers d’un autre ordre vont nous renseigner. Les rois anglais avaient, vers le XVe siècle, pris l’habitude de faire remettre aux malades touchés par eux non pas une somme d’argent variable, ni même une somme fixe en monnaies quelconques, mais toujours la même pièce d’or, un angel962. Peu à peu, l’angel cessa d’être une monnaie comme les autres ; il ne fut plus guère frappé que pour servir au rite guérisseur. Sous Charles II, on le remplaça par une médaille qui n’avait plus rien d’une unité monétaire : ce fut la touch-piece. Angels et touch-pieces étaient, au XVIIe siècle, fabriqués à la Monnaie de la Tour de Londres ; nous avons un certain nombre de mandats adressés à ce sujet par diverses autorités gouvernementales aux gardiens de cet établissement ; nous avons aussi des comptes qui nous fournissent quelques informations sur les quantités produites963. Ces données statistiques sont intéressantes : du chiffre des pièces ou médailles sorties de l’atelier — du moins à partir du moment où l’angel ne fut plus destiné qu’aux besoins du miracle royal — nous pouvons tirer quelques conclusions sur le chiffre des malades touchés. Mais par cette méthode, nous n’obtenons 444 pas d’indications bien précises, tout au plus un ordre de grandeur ; car nous ne savons pas de façon certaine pendant quel laps de temps les pièces ou médailles fabriquées à un moment donné furent distribuées. Ou plutôt, nous ne le savons pas d’ordinaire ; mais pour le règne de Charles II et les débuts de celui de Jacques II, nous sommes mieux renseignés. Le système de comptabilité en vigueur, sous ces princes, pour la confection des médailles du toucher était le suivant964. Le fonctionnaire chargé des finances de la Cour, appelé alors Gardien de la Bourse Privée (Keeper of the Privy Purse) traitait directement avec les ateliers ; il leur achetait, par assez fortes quantités, les médailles dont il se défaisait ensuite au fur et à mesure des besoins ; pour chaque achat, la somme nécessaire lui était fournie, à titre d’avance, par la Trésorerie ; mais il devait, après coup, justifier auprès de l’administration financière centrale de l’usage de cette somme ; bien entendu, on ne se contentait pas de lui réclamer la facture de la Monnaie ; c’est de ses distributions qu’on lui demandait de rendre compte ; avant de lui remettre une nouvelle somme destinée à une nouvelle frappe, on voulait être sûr qu’il avait complètement et correctement employé la première. Il faisait donc établir, pour des périodes déterminées, un certificat donnant jour par jour le nombre de malades touchés, chiffre égal par définition à celui des médailles distribuées ; ces papiers, signés chacun par les deux médecins de service, contresignés par le fonctionnaire ecclésiastique à qui revenait, à cette époque, le soin de régler la cérémonie, le Clerc du Cabinet (Clerk of the Closet), étaient présentés en temps voulu aux autorités chargées de vérifier les comptes. C’étaient d’excellentes pièces justificatives ; ce sont aujourd’hui pour l’histoire des documents d’une admirable précision. Malheureusement, ils se sont fort mal conservés ; ils n’avaient guère qu’un intérêt temporaire, et on ne se souciait sans doute pas d’en encombrer les dossiers. Cinq d’entre eux, tombés on ne sait quand ni comment entre les mains d’un collectionneur, sont venus échouer à la bibliothèque du Chirurgien en Chef des Armées Américaines à Washington965. Mais tous les certificats de cette sorte n’ont pas quitté 445 le Record Office ; j’ai eu la bonne fortune de mettre la main, dans ce dépôt, sur une liasse, égarée parmi les Livres mélangés du fond de l’Échiquier966, qui en renferme quinze. Sans doute des recherches plus approfondies permettraient-elles d’en découvrir d’autres encore. Pour l’instant, celui qui fut rédigé en décembre 1685, N. Duresme étant Clerk of the Closet, doit être considéré comme le plus récent des documents financiers relatifs au miracle royal967.

§2.
Les anneaux médicinaux dans les comptes anglais

Sur les anneaux médicinaux, les comptes nous renseignent beaucoup plus exactement et beaucoup plus continûment que sur le toucher des écrouelles. Le rite du Vendredi Saint, qui a été suffisamment décrit plus haut, exigeait chaque année un versement d’espèces monnayées, qu’il fallait naturellement enregistrer. Cette dépense n’avait lieu, par définition, qu’une fois l’an : c’est ce qui explique sans doute qu’on l’ait toujours inscrite, non pas dans la première partie des comptes annuels, rédigée, on s’en souvient, sous forme chronologique, mais dans la seconde, au chapitre des débours exceptionnels de l’Aumône. Telle fut d’Édouard III à Édouard VI la pratique constamment suivie968 ; cette histoire, dans l’ensemble si simple, ne comporte 446 qu’un point délicat qui mérite de retenir un peu plus longtemps notre attention. Pendant les règnes d’Édouard III, Richard II, Henri IV et sous Henri V au moins en 1413, l’article du chapitre des aumônes relatif aux cramp-rings est rédigé sous une ferme toujours la même, qui est en parfaite conformité avec ce que nous savons de l’essence du rite ; deux versements successifs et d’égale valeur sont indiqués : le premier se rapporte aux pièces de monnaie portées d’abord par le roi sur l’autel, et retirées ensuite pour être fondues et transformées en anneaux ; le second à l’offrande définitive considérée comme le rachat de la première969. À partir de l’année 1442 (c’est la première mention 447 que j’aie relevée pour le règne de Henri VI), la rédaction change : un seul versement est inscrit ; la formule est d’ailleurs peu claire : Offrandes du seigneur roi, faites à l’adoration de la croix le jour du Vendredi Saint, en or et en argent, pour en faire des anneaux médicinaux, 25 shillings970, ou à partir de Henri VIII : Pour les offrandes du seigneur roi faites en adorant la croix le jour du Vendredi Saint et pour le rachat, des anneaux médicinaux devant en être faits, or et argent, 25 shillings971. Si ce style est obscur, c’est que les comptables continuaient à user d’expressions anciennes qui pourraient faire croire que les vieilles pratiques du rachat et de la fabrication des anneaux avec les pièces offertes sur l’autel subsistaient encore. Ce qui s’était passé en réalité peut être déduit avec certitude de la réduction du double versement primitif, qui, depuis 1369 au moins, était invariablement de deux fois 25 shillings972, à un versement unique, égal à la moitié de la somme globale déboursée jadis. Les rois ne sont pas devenus moins généreux ; ils font toujours le même cadeau à leur chapelle, car celle-ci autrefois ne gardait en fait que la seconde offrande : 25 shillings par conséquent. La première offrande était jadis reprise pour servir à la fabrication des anneaux ; c’est celle-là qui a disparu. Pourquoi ? Des textes étrangers à la comptabilité, la Défense des droits de la maison de Lancastre, de Fortescue, un cérémonial de Henri VIII, donnent l’explication nécessaire973 : les anneaux étaient désormais apportés tout prêts le jour du Vendredi Saint. Le métal destiné à leur confection était pris, bien avant la fête, dans le Trésor 448 Royal. La dépense correspondant à cette fourniture d’orfèvrerie n’avait plus de titre à figurer au chapitre des aumônes ; il faut la chercher parmi les comptes spéciaux relatifs aux joyaux royaux, où, en effet, depuis Édouard IV au moins, on la rencontre quelquefois974.

En somme, les archives financières de l’ancienne monarchie anglaise ne nous offrent, sur les rites guérisseurs et plus particulièrement sur le toucher des écrouelles, que des renseignements fragmentaires et trop fréquemment imprécis. Les archives françaises, bien plus pauvres, nous donnent à certains égards davantage. Ce sont là les surprises ordinaires à ce genre de sources, décevantes autant que précieuses. Que, dans une série de pièces d’un type déterminé, le plus léger changement dans la disposition des écritures vienne à s’introduire, à un moment ou à un autre : cette modification, au premier abord insignifiante, suffira souvent à dérober aux yeux de l’historien toute une catégorie de renseignements d’importance capitale. Nous sommes à la mercie des lubies d’un fonctionnaire subalterne, rompant avec la routine de ses prédécesseurs. C’est pourquoi il n’est que bien rarement permis de tirer argument du silence apparent d’un compte.

449II.
Le dossier iconographique

J’ai réuni ci-dessous quelques indications sommaires sur ceux des monuments figurés se rapportant au miracle royal que j’ai pu rassembler. Un érudit aussi bien informé que M. Salomon Reinach déclarait en 1908, à propos du n° 3 de ma liste, n’avoir jamais rencontré d’autre tableau représentant le même sujet (Rev. archéologique, 4e série, XII (1908), p. 124, n. 1). On verra que j’ai été assez heureux pour accroître dans des proportions notables le dossier iconographique du toucher, et des rites guérisseurs en général. Tel quel, il reste pourtant médiocrement riche. Sans doute, des chercheurs plus heureux que moi pourront un jour lui donner plus d’ampleur, au moins en ce qui concerne les deux ou trois derniers siècles des monarchies thaumaturgiques. Pour le moyen âge, je ne pense pas qu’il y ait grand’chose de plus à trouver. Aussi bien M. le comte Durrieu et M. Henry Martin, sollicités par moi, ont bien voulu me faire savoir qu’ils ne connaissaient pas d’autres miniatures, relatives au toucher des écrouelles, que celles que l’on verra recensées ici. Pour l’époque moderne, M. Jules Robiquet, conservateur du Musée Carnavalet, et M. Charles Mortet, administrateur de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, m’ont assuré que les collections confiées à leur soin ne renfermaient aucune représentation du toucher des écrouelles. Pour le classement, j’ai adopté, à l’intérieur de chaque subdivision, l’ordre chronologique. Les numéros marqués d’un astérisque correspondent aux œuvres que je ne connais que par les mentions d’auteurs antérieurs, soit qu’elles aient disparu, soit que je n’ai pu les retrouver. Pour chaque œuvre, j’ai indiqué les reproductions qui en ont été faites, puis les études dont elle a été l’objet ; j’ai ajouté, quand il y avait lieu, une courte discussion critique. Une description proprement dite — qui, pour être vraiment utile, doit toujours être passablement longue — eût souvent fait double emploi avec ce qui a été dit plus haut dans le texte ; je n’en ai donné une que dans deux cas : quand elle était nécessaire à la discussion ; quand l’œuvre n’avait été publiée, ou reproduite, dans aucun ouvrage imprimé, ou ici même. Quant aux reproductions, j’étais, pour des motifs faciles à comprendre, obligé de me limiter. Mon choix a été guidé par les raisons suivantes : 450 j’ai placé sous les yeux du lecteur deux gravures donnant l’image, l’une du rite français du toucher, l’autre du rite anglais (nos 8 et 13), — un tableau d’autel qui met en lumière l’association, propre à la France, du roi guérisseur et de saint Marcoul (n° 16), — enfin ce joli petit tableau du XVIe siècle où un auteur inconnu a ingénieusement rapproché les deux aspects les plus frappants de la royauté sacrée, quasi-assimilation avec la dignité sacerdotale (par le rite communiel) et pouvoir thaumaturgique (n° 3). J’aurais voulu ajouter à ces documents caractéristiques la fresque de Saint-Riquier (n° 20) qui symbolise si heureusement le rôle d’intercesseur du miracle royal attribué à S. Marcoul. ; mais n’ayant pu la photographier moi-même, quand je suis allé l’étudier sur place, je n’ai pas réussi, par la suite, à m’en procurer de cliché ou d’épreuve. J’ai plaisir à remercier ici toutes les personnes qui ont bien voulu m’aider, de toutes façons, à réunir ces documents si dispersés : M. le comte Durrieu ; M. Henry Martin ; M. Salomon Reinach ; M. Jules Robiquet ; M. Charles Mortet ; M. Henri Girard ; M. l’archiprêtre de Saint-Wulfran d’Abbeville ; M. François Paillart, l’imprimeur bien connu ; M, Paul Gout, architecte en chef des Monuments Historiques ; M. Hocquet, archiviste de la ville de Tournai ; M. Guglielmo Pacchioni de la Reale Pinacoteca de Turin ; MM. les professeurs Martinotti et Ducati de Bologne ; Miss Helen Farquhar.

1.
Le toucher des écrouelles

1. Édouard le Confesseur touche la femme scrofuleuse. Miniature du XIIIe siècle dans le ms. Ee III 59 de la Bibliothèque de Cambridge, contenant le poème intitulé La Estoire de Seint Aedward le Rei, p. 38. Reprod. : CRAWFURD, King’s Evil, en face de la p. 18 ; Ch. BARFOED, Haands-Paalaeggelse, p. 52 (d’après CRAWFURD). Etudiée : H. R. LUARD, Lives of Edward the Confessor (Rolls Series), Londres 1858, p. 12, n° XXXVII ; cf. ci-dessus p. 44 et 319. 2.* Un roi de France touche les écrouelles. Deuxième médaillon supérieur du vitrail du sacre, dans la chapelle Saint-Michel du Circuit, église abbatiale du Mont Saint-Michel, exécuté en 1488 sur l’ordre de l’abbé André Laure. Ce vitrail, aujourd’hui détruit, n’est plus connu que par des descriptions anciennes, notamment par celle de l’abbé PIGEON, Nouveau guide historique et descriptif du Mont Saint-Michel, Avranches, 1864, reproduite par Paul GOUT, Le Mont Saint-Michel, II, in-4°, p. 556-557, J’ai cité plus haut, p. 145, un fragment de cette description ; je la reproduis ci-dessous en entier : 451 Le deuxième médaillon [supérieur] nous représente le roi qui, après avoir communié sous les deux espèces, s’est rendu dans un parc où se trouvent rassemblés un nombre considérable de malades qu’il touche l’un après l’autre de sa main droite du front au menton et d’une joue à l’autre, en disant ces paroles consacrées : Dieu te guérisse, le roi te touche ! Dans un angle du tableau est une cage d’où s’envolent plusieurs oiseaux, symbole de la liberté que le nouveau roi vient de rendre aux prisonniers et de celle dont il fera jouir ses sujets… La formule Dieu te guérisse, le roi te touche ne figurait sans doute pas sur le vitrail ; l’abbé Pigeon, autant que je puis le voir, ne l’a mentionnée que pour prouver sa propre érudition ; mais il faut reconnaître que son texte, sur ce point, est peu clair. Etudié : ci-dessus p. 144. 3. Un roi de France communie sous les deux espèces et s’apprête à toucher les écrouelles. Tableau du XVIe siècle ; se trouvait au XVIIIe siècle au Palais Durazzo, à Gênes, via Balbi (cf. RATTI, Guido di Genova, 1780, I, p. 209) ; acquis en 1824 par le roi de Sardaigne ; aujourd’hui Pinacothèque Royale de Turin, n° 194. Reprod. : Reale Galleria illustrata, IV, p. 153 ; Paul RICHER, L’art et la médecine, in-4°, s. d., p. 296 ; Eugen HOLLAENDER, Die Medizin in der klassischen Malerei, gr. in-8°, Stuttgart, 1903, p. 265 ; S. REINACH, Répertoire de peintures du moyen-âge et de la Renaissance, IV, 1918, p. 663 ; MARTINOTTI, Re Taumaturghi, p. 135 ; ci-dessus, pi. I. Etudié : HOLLAENDER, loc. cit. ; S. REINACH, Revue archéologique, 4e série, XII (1908), p. 124, n. 1 ; cf. ci-dessus, p. 315 ; je dois un grand nombre de renseignements précieux, utilisés plus haut et dans la discussion qui va suivre, à une lettre de M. Guglielmo Pacchioni, conservateur de la Pinacothèque royale. Quel est exactement le sujet de ce tableau ? Pour pouvoir le déterminer, il convient de décrire d’abord l’œuvre en quelques mots. À gauche, dans une chapelle qui s’ouvre vers la droite, un roi de France, barbu, vêtu du manteau fleurdelisé, couronne en tête, le sceptre et la main de justice posés à côté de lui, est agenouillé devant une sorte de table de marbre, qui doit être un autel ; il tient, des deux mains, semble-t-il, un calice recouvert d’un couvercle ; en face de lui un évêque agenouillé soutient, dans ses deux mains également, un objet dans lequel je crois reconnaître, sans doute possible, une patère 452 vide ; autour de l’autel, un autre évêque et un religieux, à genoux, un autre religieux et trois laïques (dont un page soutenant la traîne du premier évêque et un personnage tenant un objet qui est peut-être un casque surmonté d’une couronne) debouts. A droite, dans une cour sur laquelle s’ouvre la chapelle et que borde un mur crénelé percé d’une porte monumentale, deux malades pourvus de béquilles (l’un à genoux, l’autre debout), une femme tenant un petit enfant dans ses bras, deux autres personnages dont l’un joint les mains, et, près de la porte, des gardes ; au delà du mur, paysage avec une ville vers laquelle se dirige un cortège à cheval. Tout le monde, semble-t-il, est d’accord pour reconnaître dans les personnages de droite — gardes exceptés — des scrofuleux attendant de se faire toucher. Quant à la scène de gauche, M. Holländer et M. S. Reinach l’interprètent comme représentant l’onction royale. Je crois qu’il faut y voir plutôt la communion du roi sous les deux espèces, selon le privilège de sa dynastie. La présence de la patène ne laisse guère de place au doute ; le roi vient de communier avec l’hostie, il va communier avec le vin du calice. Ensuite il touchera les malades. Cette communion est-elle celle du sacre ? Le costume royal au premier abord pourrait inviter à le croire ; mais on sait que ce costume n’est, dans l’art du temps, qu’un procédé conventionnel destiné à indiquer que le personnage représenté est un roi et un roi de France. Selon toute vraisemblance, l’artiste a simplement voulu rapprocher l’une de l’autre ces deux éclatantes prérogatives de la monarchie française : la communion pareille à celle des prêtres et le miracle de guérison. Une idée analogue avait, semble-t-il, déjà inspiré l’auteur du vitrail du Mont Saint-Michel ; mais là, le sujet de la verrière tout entière étant le sacre, la communion représentée était sans doute celle qui avait lieu au cours de cette cérémonie. Reste la question de l’attribution. Le tableau, non signé, a été successivement mis au compte d’Albert Dürer (RATTI, loc. cit.), de l’Ecole de Cologne, de Lucas de Leyde et de Bernard Van Orley ; cette dernière opinion a reçu de son adoption par le Cicerone de BURCKHARDT (trad. française, II, p. 637) et par le Catalogue de la Pinacothèque, dû à BAUDI DI VESME, une valeur quasi-officielle. Elle se heurte pourtant à une difficulté : comment Van Orley, peintre attitré de Marguerite d’Autriche et de Marie de Hongrie, eût-il été amené à consacrer une de ses œuvres à la gloire du miracle français ? (cf. sur sa carrière, Alph. WAUTERS, Bernard Van Orley, 1893). Il est probable que notre tableau est dû à quelque artiste des Pays-Bas soumis aux 453 influences italianisantes ; on ne peut guère aller plus loin, semble-t-il, que cette affirmation un peu vague. 4. Un roi de France touche un scrofuleux. Gravure sur bois, dans DEGRASSALIUS (GRASSAILLE), Regalium Franciae iura, 1538, p. 62. 5. Henri II touche les écrouelles. Miniature des Heures de Henri II, Bibl. Nat., latin 1429, fol. 106 v°. Reprod. : du BASTARD, Peintures et ornements des manuscrits, VIII (en couleur) ; Livre d’heures de Henri II, reproduction des 17 miniatures du ms. latin 1429 de la Bibliothèque Nationale 1906, pi. XVII ; LANDOUZY, Le toucher, hors texte ; CRAWFURD, King’s Evil, en face de la p. 58 (photo, retournée) ; FARQUHAR, Royal charities I, en face de la p. 43. Etudiée : sur l’ensemble du ms., cf., entre autres, L. DELISLE, Annuaire-Bulletin de la Soc. de Histoire de France, 1900 et Exposition des primitifs français…, Catalogue, 1904, Manuscrits à peintures, n° 205 sur la miniature ci-dessus, p. 316. 6. Marie Tudor touche un jeune scrofuleux. Miniature du missel de la reine, Bibliothèque de la cathédrale [catholique] de Westminster. Reprod. : CRAWFURD, King’s Evil, en face la page 68. Etudiée : pour le missel, voir une communication de Sir Henry ELLIS, Proceedings of the Society of Antiquaries of London, Ist series, II (1853), p. 292-294, et SPARROW SIMSON, On the forms of prayer, p. 285-287. 7*. La reine Elisabeth touche les écrouelles. Gravure exécutée par le graveur flamand Joos de Hondt, vraisemblablement durant son séjour en Angleterre (1583-1594). Je ne connais ce document que par la mention qu’en fait TOOKER, Charisma, Epistola Dedicatoria, p. 10 : … cum nuper in Tabulis Geographicis [amp] Hydrographicis depictam vidimus, et exaratam salutiferae hujusce sanationis historiam, et quasi consecratam memoriam oculis contemplati sumus, avec la note marginale : Iodocus Flandr. in descript. sive tab. orbis terr. ; cf. DELRIO, Disquisitionum, éd. de 1606, p. 61, énumération des preuves données par Tooker à l’appui du pouvoir censé exercé par Elisabeth : Probat etiam quia quidam Judocus Hundius eam curationem pictam in lucem dedit. Je n’ai rien retrouvé de semblable dans les divers atlas de J. de Hondt 454 que j’ai pu consulter : Theatrum imperii Magnae Britanniae…, opus nuper à Iohanne Spedo…, nunc vero a Philemone HOLLANDO…, donatum, fol. Amsterdam, 1616 ex officina Judoci HONDII ; Thrésor. des Chartes, La Haye, s. d. ; Pierre BERTIUS, La Géographie raccourcie., avec de belles cartes…, par Judocus HONDIUS, Amsterdam, 1618 ; et ses différentes éditions de l’œuvre de MERCATOR. Sur le séjour de J. de Hondt en Angleterre, voir Bryan’s Dictionary of Painters and Engravers, éd. G. C. WILLIAMSON, et le Dictionary of National Biography, à son nom. 8. REPRESENTATION AU NATUREL, COMME LE ROY TRES-CHRESTIEN Henri IIII roy de France et de Navarre touche les escrouelles. Gravure au burin de P. FIRENS, s. d. J’en connais les exemplaires suivants : I° Bibl. Nat. Estampes, coll. Hennin, XIV, fol. 5 ; 2° Bibl. Nat. Imprimés, coll. Cangé, Lb35 23b, fol. 19 (avant la lettre) ; 3° Ibid, fol. 21 ; 4° montée sur onglet, en tête du Discours des Escrouelles, dans un exemplaire des Œuvres de Me André DU LAURENS … recueillies et traduites en françois par Me Théophile GELÉE, fol. Paris 1613, Bibl. Nat. Imprimés, T25 40 B (avant la lettre) ; 5° montée sur onglet en tête d’un exemplaire de Andréas LAURENTIUS, De mirabili strumas sanandi vi…, in-8°, Paris 1609, British Museum, 1187 a 2 (avant la lettre) ; 6° id., en tête d’un autre exemplaire du même ouvrage, même bibliothèque (avant la lettre). Reprod. : Abel HUGO, France historique et monumentale, V, in-4°, 1843, pi. I (très médiocre) ; Nouvelle iconographie de la Salpêtrière, IV (1891), pi. XV ; A. FRANKLIN, La vie privée d’autrefois, Les médecins, en face de la p. 15 (partiellement) ; LANDOUZY, Le toucher, p. 2 ; CRAWFURD, King’s Evil, en face de la p. 78 ; MARTINOTTI, Re taumaturghi, p. 136 ; ROSHEM, Les escrouelles, p. IX (extrêmement réduite) ; ci-dessus, pi. III. Etudiée : ci-dessus, p. 343. Le fait que cette estampe figure en tête d’un certain nombre d’exemplaires du traité de Du Laurens sur la guérison des écrouelles, ou de sa traduction, a fait croire assez souvent qu’elle avait été gravée pour servir de frontispice à ce traité, et nommément (à cause du cas des deux exemplaires du British Museum) à l’édition princeps de 1609 ; mais il est visible que dans ces deux exemplaires — comme dans celui de la traduction de 1613 conservé à la Bibl. Nat. — l’estampe a été, après coup, montée sur onglet ; du reste, mesurant, sans la lettre, om, 40 sur om, 305, elle est de bien trop grandes dimensions pour avoir été destinée à servir 455 de frontispice à un vol. petit in-8°, comme l’édition de 1609 ; enfin, on connaît de nombreux exemplaires de cette édition qui ne la présentent pas. 9. Un roi touche une femme scrofuleuse. Gravure au burin, en face de la p. 1 de S. FAROUL, De la dignité des roys de France, 1633. Reprod. : LANDOUZY, Le toucher, p. 20. 10. Un roi, sous les traits de Louis XIII, touche les écrouelles, en présence de saint Marcoul. Gravure au burin, sur la page de titre d’Oudard BOURGEOIS, Apologie, 1638. Reprod. : LANDOUZY, Le toucher, p. 18. Etudiée : ci-dessus, p. 287. 11. François Ier à Bologne, le 15 décembre 1515, touche les écrouelles. Fresque exécutée par Carlo Cignani et Emilio Taruffi, sur l’ordre du cardinal Jérôme Farnèse, légat à Bologne de 1658 à 1662 ; Bologne, Palazzo Comunale, Sala Farnese. Dans un cartouche, on lit ces mots : Franciscus primus Galliarum rex Bononiae quam plurimos scro-fulis laborantes sanat. Reprod. : G. MARTINOTTI, Re thaumaturghi dans L’illustrazione medica italiana IV (1922) p, 134. Etudiée ; G. MARTINOTTI, loc. cit. ; cf. ci-dessus, p. 364 (où j’ai utilisé des renseignements obligeamment transmis par le professeur Ducati, quelques-uns étant extraits de Salvatore MUZZI, Annali della città di Bologna dalla sua origine al 1796, VIII, Bologne, 1846, p. 12 et suiv.) 12. Charles II touche les écrouelles. Gravure au burin par F. H. van Houe, frontispice d’une feuille imprimée (sur le r° seulement) ou broadside, donnant le rituel du toucher ; Londres, Dorman Newman, 1679. Reprod. : LANDOUZY, Le toucher, p. 25 ; CRAWFURD, King’s Evil, hors texte ; Eugen HOLLÄNDER, Wunder, Wundergeburt und Wundergestalt in Einblattdrucken des fünfzehnten bis achtzehnten Jahrhunderts, in-4°, Stuttgart, 1921, p. 265. Signalée : ci-dessus, p. 319 n. 2. 13. Charles II touche les écrouelles. Gravure au burin, par R[obert] White, frontispice de J. BROWNE, Charisma Basilikon, formant la 3e partie de son Adenochoiradelogia ; Londres, 1684. 456 Reprod. : LANDOUZY, Le toucher, p. 27 ; Home Counties Magazine, XIV (1912), p. 118 ; CRAWFURD, King’s Evil, en face la p. 114 ; FARQHAR, Royal Charities, II, hors texte ; ci-dessus, pi. IV. Signalée : ci-dessus, p. 319 n. 2. 14. Louis XIV, en présence de saint Marcoul, touche tes écrouelles. Tableau par Jean Jouvenet, dans l’église, anciennement abbatiale, de Saint-Riquier (Somme), chapelle Saint-Marcou : signé Jouvenet, p. 1690. Reprod. : La Picardie historique et monumentale (Soc. des antiquaires de Picardie : fondation E. Soyez), IV, 1907-11, monographie de Saint-Riquier, par Georges DURAND, pl. LV. Etudié : G. DURAND, loc. cit., p. 337-338 ; cf. p. 230 ; ci-dessus, p. 287. Sur l’auteur, l’ouvrage essentiel reste F. M. LEROY, Histoire de Jouvenet, 1860 ; cf. Pierre-Marcel LÉVI, La peinture française de la mort de Lebrun à la mort de Watteau, s. d. (thèse lettres, Paris). 15. Louis XIV en présence de saint Marcoul touche les écrouelles. Tableau non signé du XVIIe siècle, chœur de l’église Saint-Wulfran, à Abbeville. Signalé : La Picardie historique et monumentale, III, p. 39 ; cf. ci-dessus, p. 287 ; M. l’archiprêtre d’Abbeville a bien voulu, par l’intermédiaire de M. F. Paillait, me fournir de très utiles renseignements. Le tableau est dans un état de conservation médiocre. Louis XIV — dont les traits sont assez peu nettement caractérisés — en manteau à collet d’hermine avec le collier, tourné vers la droite, se penche pour toucher au front un malade agenouillé. A sa droite, saint Marcoul, crosse en main. A côté du malade touché, un autre personnage à genoux. Dans le fonds, à droite, sous une arcade ouverte, divers personnages (malades et gardes ?) assez indistincts. 16. Un roi de France et saint Marcoul guérissent les scrofuleux. Tableau d’autel, de la seconde moitié du XVIIe siècle, église Saint-Brice, à Tournai. Reprod. : ci-dessus, pl. II. Etudié : ci-dessus, p. 287 ; je dois de précieux renseignements à M. l’archiviste Hocquet ; la tradition locale attribue communément ce tableau à Michel Bouillon, qui tint école à Tournai de 1630 à 1677 ; les archives de Saint-Brice ne fournissent aucune indication à cet égard. 457 17.* La reine Anne touche un petit garçon. Vignette du neuf de cœur dans un jeu de cartes à images patriotiques, signalée par son propriétaire, G. W. L. dans le Gentleman s Magazine, 1814, I, p. 128 (C. G. L. Gomme, The Gentleman s Magazine Library, IX, p. 160). Le neuf de cœur est décrit en ces termes : The nine of hearts — Her Majesty touching for the evil. Her right hand is placed on the head of a little boy, who is kneeling before her. Signalée : ci-dessus, p 391. DOUTEUX 18. Bas-relief supposé représentant un roi touchant les écrouelles. Fragment de bas-relief découvert à La Condamine (Principauté de Monaco) : au Musée de Monaco (moulage au musée de Saint-Germain en Laye). Reprod. : Rev. archéologique, 4e série, XII (1908), p. 121 ; E. ESPÉRANDIEU, Recueil général des bas-reliefs de la Gaule (Doc. inéd), II, n° 1684. Etudié : S. REINACH, Sculptures inédites ou peu connues ; Rev. archéologique, loc. cit., p. 118 suiv. ; E, ESPÉRANDIEU, loc. cit. Le bas-relief semble devoir être attribué au moyen âge (XIIIe siècle ?) ; mais il est difficile de l’interpréter. La solution selon laquelle il représenterait un roi — le personnage central est en effet couronné — touchant les écrouelles n’a été proposée par M. S. Reinach, et, d’après lui, par M. Espérandieu, que comme une conjecture. Outre que le roi du bas-relief ne touche pas vraiment les hommes placés près de lui, la représentation de scènes comme le toucher paraît peu conforme aux habitudes de l’iconographie médiévale.

2.
La consécration des anneaux médicinaux

19. Marie Tudor, en prières, s’apprête à consacrer les anneaux. Reprod. : CRAWFURD, Cramp-rings en face la p. 178. Etudiée : ci-dessus, p. 179 et 181 ; pour le missel, cf. le n° 6.

3.
Saint Marcoul et les rois de France975

20. Saint Marcoul accorde à un roi de France le pouvoir de guérir les écrouelles. Fresque exécutée, probablement peu après 1521, sur l’ordre 458 de dom Philippe Walois, trésorier du l’abbaye de Saint-Riquier : trésorerie de l’église de Saint-Riquier (Somme), paroi W. Reprod. : La Picardie historique et monumentale, IV, Saint-Riquier, pl. XXXII (avec l’ensemble de la décoration de la paroi). Etudiée : G. DURAND, La Picardie, loc. cit., p. 305 ; ci-dessus, p. 285. 21*. Saint Marcoul accorde à un roi de France le pouvoir de guérir les écrouelles. Gravure par H. Hébert ; connue seulement par la description de L. J. GUÉNÉBAULT, Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints, dans MIGNE, Encyclopédie théologique, Ire série, XLV, col. 388 : le saint est représenté ici touchant la mâchoire inférieure d’un roi à genoux près de lui. Guénebault avait vu cette gravure à la Bibliothèque Mazarine, portefeuille n° 4778 (38), fol. 58, n° 8. Le 15 novembre 1860, ce portefeuille, avec toute une collection d’estampes, a été versé au Cabinet des Estampes de la Bibl. Nat. ; aucun état détaillé des pièces versées n’ayant été établi à ce moment, il m’a été impossible de retrouver la gravure de Hébert au Cabinet des Estampes ; elle ne figure pas dans la Collection des Saints. Etudiée : ci-dessus, p. 287. 22. Saint Marcoul étend sa main droite sur la tête d’un roi agenouillé. Médaille de piété, sans doute de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIe, en provenance d’Arras. Légende : S. MARCO. Au revers, S.Liévin, qui était honoré dans l’église Sainte-Croix d’Arras en même temps que saint Marcoul. Collection Dancoisne. Reprod. : J. DANCOISNE, Les médailles religieuses du Pas-de-Calais ; Mémoires Académie Arras, 2e série, XI (1879), pi. XVII, n° 130. Etudiée : ibid, p. 123 et ci-dessus, p. 288. 23. Un roi de France adore saint Marcoul. Gravure en taille-douce sur un drapelet du pèlerinage de Grez-Doiceau (Brabant), s. d. (XVIIIe siècle) : collection Van Heurck, à Anvers. Reprod. : SCHÉPERS, Le pèlerinage de Saint Marcoul à Grez-Doiceau ; Wallonia, 1899, p. 180 (peut-être d’après un autre exemplaire que celui de la collection Van Heurck) ; E. H. VAN HEURCK, Les drapelets de pèlerinage en Belgique et dans les pays voisins, 1922, p. 157. Etudiée : VAN HEURCK, loc. cit. ; ci-dessus, p. 288. Le même motif est encore reproduit sous deux autres formes, 459 dans l’église de Grez-Doiceau : Une autre statuette montre Saint Marcoul donnant à baiser un objet rond à un roi agenouillé devant lui ; un tableau fort mal dessiné représente au premier plan le même sujet avec, dans le lointain, des pèlerins s’approchant de l’église de Grez (VAN HEURCK, p. 158) ; j’ignore la date de ces deux œuvres d’art que M. van Heurck n’indique pas, faute, peut-être —ce qui serait fort explicable — d’avoir pu la préciser ; cf. SCHÉPERS, loc. cit., p. 181 24. Louis XVI, après son sacre, fait ses dévotions devant la châsse de saint Marcoul. Tableau d’autel de la fin du XVIIIe siècle, non signé, église Saint-Jacques (deuxième chapelle latérale de g.), à Compiègne. Au centre du tableau, le roi, en manteau bleu fleurdelisé, collet d’Hermine, est à genoux, mains jointes, au pied d’un autel situé vers la droite ; sur l’autel la châsse, que surmonte une statuette du saint. A droite de l’autel un cardinal, à gauche un prêtre en habits liturgiques, tenant un livre. Derrière le roi deux seigneurs avec le cordon, deux ecclésiastiques, deux gardes. Au fond, derrière une balustrade, une foule d’aspect populaire (malades ?). La scène se passe dans une église de style gothique. Au bas, à gauche, dans un cartouche carré, l’inscription : Louis XVI après son sacre — rend grâces a Dieu devant la châsse de saint Marcoul avant— de toucher les malades — Le XI Juin 1773. L’œuvre est d’une facture très médiocre.

460III.
Les débuts de l’onction royale et du sacre

On trouvera ci-dessous rassemblées quelques indications destinées à justifier les affirmations que j’ai dû, par nécessité typographique, présenter plus haut sans leur appareil de preuves (livre I, chap. II p. 68 et suiv.). Je n’envisage bien entendu que les pays de l’Europe Occidentale où l’onction royale a d’abord pénétré : Espagne, royaume franc, Angleterre, peut-être pays celtiques ; j’aurai également à dire un mot de Byzance. Je n’ai pas à suivre la propagation assez tardive du rite, dans les autres États européens. Je signale à titre d’exemple que, pour la NAVARRE et I’Écosse, l’onction fut autorisée par bulle papale respectivement en 1257 et 1329 : BARONIUS-RAYNALDI, éd. THEINER, XXII, p. 14 n° 57 et XXIV, p. 422, n° 79 ; en Écosse le privilège avait été sollicité longtemps avant d’être octroyé ; le canoniste Henri de Suse, connu généralement sous le surnom de Hostiensis, écrivait dans sa Summa Aurea, composée entre 1250 et 1261, lib. I, c. XV, fol., Lyon, 1588, fol. 41 v° : si quis de novo ungi velit, consuetudo obtinuit quod a papa petatur, sicut fecit Rex Aragonum976 et quotidie instat Rex Scotiae ; cf. ci-dessus, p. 195 n. 1. Toutes les fois que les faits ne prêtent pas à discussion, je me bornerai à des références très brèves.

4611.
Royaume visigothique d’Espagne

L’histoire de l’onction royale chez les Visigoths d’Espagne a été exposée par dom Marius FÉROTIN, Le liber ordinum en usage dans l’église wisigothique et mozarabe d’Espagne (Montimenta ecclesiae liturgica, V), in-4°, 1904 ; Appendice II, col. 498-505. J’emprunte beaucoup à cet excellent travail. Le premier roi visigoth dont l’onction soit sûrement attestée est Wamba, en septembre 672 (JULIEN DE TOLÈDE, Liber de historia Galliae, c.3 et 4 : MIGNE, P. L. t. 196, col. 765-766). Mais l’auteur contemporain qui relate cette cérémonie la considérait visiblement comme traditionnelle. Après Wamba, les exemples de la continuité du rite sont fréquents. En somme, l’introduction du rite est certainement antérieure à Wamba. Mais peut-on préciser la date ? Dom Férotin ne pense pas que les textes le permettent. Il serait tentant d’attribuer au premier roi catholique qui ait régné sur les Visigoths, Reccarède (586-601), l’initiative d’une pareille réforme. SCHÜCKING, Regierungsantritt, p. 74, a attiré l’attention sur un passage de l’Histoire des Goths d’Isidore de Séville où, à propos de l’avènement de ce prince, on lit ceci : regno est coronatus (Monum. German. AA, XI, p. 288). Mais il est difficile de tirer de ce texte un renseignement précis. Que faut-il entendre par les mots regno coronatus ? Désignent-ils un couronnement au sens propre du terme, c’est-à-dire une remise solennelle de la couronne, effectuée au milieu d’un cérémonial ecclésiastique, à l’instar de Byzance dont les usages furent, en effet, imités sur plus d’un point par la royauté visigothique ? On pourrait incliner à le croire, si la description détaillée que Julien de Tolède donne des solennités de l’avènement, à propos de Wamba, ne nous forçait à admettre que les Visigoths connurent l’onction royale, mais non le couronnement ? Est-ce donc, comme M. Schücking le suggère, l’onction elle-même qu’Isidore de Séville a prétendu ainsi rappeler ? Mais adopter cette supposition, c’est reconnaître que la phrase envisagée a pu n’avoir qu’un sens métaphorique. Une fois cette possibilité acceptée, il est clair qu’on doit aller jusqu’au bout. Isidore considérait la couronne comme l’emblème royal par excellence ; c’est ce qu’elle était dès lors à Byzance, c’est de la sorte surtout que la présentait la Bible (cf. ci-dessous, p. 470) ; peut-être même les rois visigoths, sans la recevoir, à leur avènement, au cours d’une cérémonie 462 religieuse, la portaient-ils quelquefois comme insigne de leur dignité977 Isidore n’a-t-il pas employé l’expression coronatus simplement à titre d’image et, si j’ose ainsi parler, de poncif littéraire, de la même façon qu’aujourd’hui, sans aucune allusion à un rite précis, nous disons volontiers, en style noble, qu’un roi monta sur le trône ? En somme, bien qu’on doive tenir pour certain que l’onction royale s’introduisit en Espagne avant 672, nos textes ne nous permettent absolument pas de déterminer la date précise de son apparition. Quant au concile de Tolède, de 638, cité à tort par EICHMANN, Festschrift G. von Hertling dargebr., p. 263, ses décisions ne renferment pas la moindre mention de l’onction, ni d’une consécration royale quelconque : cf. MANSI, Concilia, éd. de 1764, X, col. 659 suiv. En revanche, il est fait une allusion très nette à l’onction royale au c. 1 du concile tenu dans cette même ville en 681 : ibid., XI, col. 1028. Lorsque l’invasion musulmane eut ruiné la vieille royauté visigothique, la nouvelle dynastie chrétienne d’Oviédo paraît avoir, au moins à partir de 886, renoué la tradition de l’onction (FÉROTIN, col. 505 ; cf. L. BARRAU-DIHIGO. Recherches sur l’histoire politique du royaume asturien, thèse lettres, Paris, 1921, p. 222, n. 2). Survie du rite autochtone ? ou, au contraire, ce dernier étant supposé oublié, imitation des nouveaux usages francs ? les textes ne permettent pas de décider entre ces deux hypothèses.

2.
Royaume franc

Pour les nombreux témoignages relatifs à l’onction de Pépin en 751, il suffira de renvoyer à BÖHMER-MÜLBACHER, Die Regesten des Kaiserreichs, 2e éd., p. 32. En ce qui concerne la date, voir M. TANGLE, Die Epoche Pippins ; Neues Archiv, XXXIX (1914), p. 259-277. On sait que Pépin se fit oindre une seconde fois, le 28 juillet 754, par le pape : BÖHMER-MÜLBACHER, p. 38 ; pour la date, Erich CASPAR, Pippin und die römische Kirche, Berlin, 1914, p. 13, n. 2. Pépin fut-il vraiment le premier des rois francs à recevoir l’onction ? On l’avait cru jusqu’ici à peu près unanimement. Récemment don Germain Morin, dans un article intitulé Un recueil gallican inédit de bénédictions épiscopales ; Revue bénédictine, XXIX (1912), a 463 émis un doute. Dom Morin a découvert dans un ms. de Munich du ixe siècle un rituel du sacre qu’il considère, à bon droit je pense, comme le plus ancien que l’on connaisse en pays franc (p. 188 ; cf. ci-dessus, p. 73, n. 1) ; mais comme ce ms., je le répète, est du IXe siècle, je comprends mal comment on peut en tirer argument pour jeter un soupçon sur 1’ opinion couramment reçue, d’après laquelle l’onction des rois par l’huile sainte… était inconnue en Gaule à l’époque mérovingienne (p. 188, n. 3). A moins de trouvailles nouvelles, 1’ opinion couramment reçue ne paraît pas près de devoir être abandonnée.

3.
Onction impériale

L’histoire de l’onction impériale — dans l’Empire d’Occident renouvelé par Charlemagne — a été parfaitement débrouillée par René POUPARDIN. L’onction impériale ; Le Moyen-Age, 1905, p. 113-126. Je ne puis apporter de complément à ce remarquable mémoire que sur un détail de médiocre importance. Charlemagne avait été oint comme roi, et cela peut-être à deux reprises (BÖHMER-MÜLBACHER, p. 38 et 57) ; la plupart des textes s’accordent à nous montrer qu’il ne le fut pas, à nouveau, comme empereur (Ibid, p. 165) ; le pape Léon III se contenta de le couronner. Toutefois, quelques auteurs, d’âges divers, se sont fait l’écho d’une tradition contraire, selon laquelle le prince franc eût reçu, à cette occasion, en même temps que la couronne, l’onction. A vrai dire, tous ces témoignages se ramènent à un seul : celui du chroniqueur byzantin THÉOPHANE (Chronographia, a. 6289, éd. C.deBOOR, I, 1883, p. 473). C’est à Théophane, en effet, qu’ont incontestablement puisé, non seulement le byzantin CONSTANTIN MANASSÈS au XIIe siècle (Histor. de France, V, p. 398), mais aussi l’auteur de la célèbre lettre de l’empereur Louis II à Basile le Macédonien, écrite en 871 ou 879 (Chronicon Salernitanum, PERTZ, SS., III, p. 523). M. Poupardin, d’ordinaire si exact, ne semble pas avoir vu le rapport de dépendance qui lie ce dernier texte à celui de Théophane. Il est pourtant évident. Nul doute en effet que la lettre n’ait été en réalité rédigée par Anastase, dit le Bibliothécaire ; or, Anastase ne pouvait ignorer l’œuvre de Théophane, puisqu’il l’avait traduite en atin dans sa Chronographia tripartita ; dans cet ouvrage on trouve d’ailleurs le passage de Théophane, relatif à l’onction de Charlemagne, fort correctement reproduit 464 (THÉOPHANE, éd. de BOOR, II, p. 315)978. C’est de la Chronographia tripartita que ce détail a passé dans le Chronicon Casinense (MURATORI, Scriptores, II, p. 364 e), mauvaise compilation, placée sous le nom d’Anastase lui-même, mais due en réalité à Pierre DIACRE (première moitié du XIIe siècle). Reste à savoir quelle foi il convient d’ajouter au témoignage — unique — de Théophane ? Il écrivait au début du IXe siècle, près des événements dans le temps, par conséquent, mais loin d’eux dans l’espace ; ses dires ne sauraient prévaloir contre les renseignements précis fournis par les sources franques et romaines ; selon toute vraisemblance, il se produisit dans son esprit ou dans celui de ses informateurs une confusion entre la consécration impériale donnée à Charlemagne par le couronnement (et les acclamations rituelles) d’une part, et, de l’autre, l’onction que le même jour reçut également du pape, mais au titre de roi, le fils aîné du nouvel empereur, appelé Charles comme son père ( BÖHMER-MÜLBACHER p. 165). Il semble du reste que, à Byzance, on ait tourné en dérision le rite de l’huile sainte, peu familier aux liturgies orientales ; Théophane raconte que le pape oignit Charlemagne, de la tête aux pieds : χρίσαϛ έλαϰίω άπό ϰεφαλήϛέωϛ ποόων, — assertion répétée ensuite par tous les textes dérivés de lui, sauf par la lettre de Louis II qui, écrite pour justifier le titre impérial pris par les rois francs, ne pouvait évidemment faire place à un détail destiné à ridiculiser le plus grand de ces princes (cf. ci-dessus, p. 66). Le premier souverain qui ait été oint comme empereur fut Louis le Pieux, qui reçut en 816, à Reims, du pape Étienne IV, dans une même solennité, à la fois la consécration par l’huile sainte et la couronne (BÖHMER-MÜLBACHER, p. 265). Le rite de l’onction paraît avoir depuis lors fait partie intégrante du cérémonial du sacre impérial.

4.
Angleterre

On a cru quelquefois l’onction royale anglo-saxonne plus ancienne que le rite franc ; et l’on a même présenté ce dernier comme une importation venue de l’île voisine : telle est encore la théorie de H. Brunner, Deutsche Rechtsgeschichte, II, p. 19. On tirait argument du rituel du 465 sacre que renferme le Pontifical dit d’Egbert (éd. dans les Publications of the Surtees Society, XXVII, 1853 ; cf. dom CABROL, L’Angleterre chrétienne avant les Normands, 2e éd. in-12, 1909 et l’article Egbert, par le même auteur, dans le Dictionnaire d’archéologie chrétienne). Il ne semble pas cependant que ce document autorise pareille conclusion. Sa date est incertaine. Le manuscrit qui nous l’a conservé (Bibl. Nat. latin 18575) n’est pas antérieur au Xe siècle. A vrai dire, le texte témoigne d’un état liturgique plus ancien que le manuscrit ; mais l’attribution à l’archevêque d’York Egbert ( ? 732-766) est dépourvue de toute preuve sérieuse. Elle n’a d’autre fondement que la présence en tête du manuscrit d’un fragment du pénitentiel (certainement authentique) composé par Egbert ; il va de soi que deux ouvrages, d’auteurs différents, ont fort bien pu être copiés à la suite l’un de l’autre. Quant à la mention, attribuant expressément le Pontifical à Egbert qu’on lit au fol. 3 du manuscrit (éd., p. XI-XII), elle est de la main de Nicolas Clément, auteur du Catalogue de 1682 ; c’est dire qu’on ne saurait lui accorder aucune valeur probante. Au reste, le service de la Coronatio regis paraît bien ne pas avoir fait partie du fond original du recueil (cf. dom CABROL dans le Dictionnaire, col. 2213). Enfin, dût-on même considérer Egbert comme l’auteur du Pontifical et, plus spécialement, de la Coronatio, on ne saurait oublier que ce prélat mourut quinze ans après la première onction franque. En fait, le premier prince anglais dont on puisse affirmer qu’il ait été oint est Egbert (la synonymie avec l’archevêque d’York est, bien entendu, un hasard sans portée), fils du roi de Mercie Offa, associé au trône du vivant de son père ; la cérémonie eut lieu au concile de Chelsea (Cealchythe) de 787, en présence des légats pontificaux : cf. Two of the Saxon chronicles parallel, éd. Ch. PLUMMER, m-12, Oxford, 1892, I, p. 53-54 et les notes correspondantes du t. II ; A. W. HADDAN et W. STUBBS, Councils and ecclesiastical documents relating to Great-Britain and Ireland, III, Oxford 1878, p. 444 et suiv.). Sans doute nos textes n’emploient pas le mot même d’onction : Egbert, disent les chroniques, fut consacré roi (to cyninge gehalgod). Mais ce terme est celui-là même qui servait communément à désigner l’ordination de l’évêque, laquelle, dans le rituel anglo-saxon, comportait l’usage de l’huile sainte. Par ailleurs, les décisions conciliaires, connues par un rapport des légats au pape Adrien II (HADDAN et STUBBS, p. 447 et Monum. Germaniae, Ep., IV, p. 19, n° 3), témoignent d’une tendance très nette à soumettre 1’élection royale aux mêmes conditions de valabilité que l’accès au sacerdoce : nous avons ordonné, 466 y est-il dit en propres termes, que l’on n’élise comme roi personne qui soit né d’un adultère ou d’un inceste ; de même que, aujourd’hui, selon les canons, aucun enfant de l’adultère ne peut parvenir à la prêtrise, de même celui qui n’a pas été engendré en légitime mariage ne saurait être christ du Seigneur, roi de tout le royaume et héritier de la patrie979. Ce rapprochement des deux dignités, certain pour les règles disciplinaires, ne s’est-il pas traduit en même temps dans le cérémonial ? Enfin remarquons ce terme de christ du Seigneur qui sera répété encore une fois plus bas (cf. ci-dessus, p. 70) ; en d’autres cas il a pu être employé dans un sens purement métaphorique ; telle semble, par exemple, avoir été son acception dans de nombreux textes byzantins (cf. ci-dessus, n° 8, p. 413) ; mais ici, lorsqu’on le met en parallèle avec le gehalgod de la chronique, comment ne pas songer à lui donner une interprétation plus concrète et à voir en lui une allusion au rite précis de l’onction ? Or, dans l’histoire du concile de Chelsea, tout invite à invisager la possibilité d’une influence franque. Les rapports d’Offa avec son puissant voisin du continent sont bien connus ; mais il y a plus ; pendant leur mission anglaise de 786-787, les légats pontificaux, qui présidèrent au concile, s’étaient fait accompagner par un abbé franc, nommé Wigbod, qu’avait expressément délégué le très excellent roi Charles (HADDAN et STUBBS, p. 447-448 ; Monum. Germ., p. 20). Enfin, une autre institution, comme l’onction à la fois biblique et franque, la dîme, fut sanctionnée par les décisions conciliaires (c. XVII). On ne peut guère douter, devant ces faits, que le mode de consécration appliqué au roi Egbert n’ait été directement inspiré de l’exemple carolingien, antérieur, comme l’on sait, d’environ trente-six ans. Il convient de noter ici une assez curieuse analogie. Vers le même temps où apparaissait dans l’État franc le rite de l’onction, la chancellerie 467 royale, peut-être sous Pépin déjà, en tout cas sous ses fils Charles et Carloman, s’avisait d’exprimer à sa façon le caractère religieux revêtu par la monarchie en introduisant dans la titulature les mots fameux : gratia Dei. Certains érudits avaient cru voir dans l’emploi de cette formule un emprunt fait par les princes carolingiens ou leurs clercs aux habitudes anglo-saxonnes. A tort, semble-t-il. Des recherches récentes ont montré que les deux mots en question ne se rencontrent dans les diplômes anglo-saxons — tout particulièrement dans ceux d’Offa de Mercie — que plusieurs années après que les notaires francs en avaient déjà adopté l’usage ; du continent vint ici encore l’initiative (Karl SCHMITZ, Ursprung und Geschichte der Devotionsformeln, Stuttgart, 1916, p. 174-177). Dans les petites comme dans les grandes choses — la royauté visigothique ayant été, par suite de son rapide écroulement privée, de rayonnement, — c’est aux Carolingiens que revint l’honneur de fournir à l’Europe occidentale le modèle d’une royauté devenue chrétiennement sacrée. Que, à partir de l’onction d’Egbert en 787, le rite qu’il avait inauguré se soit répandu et consolidé dans tout le pays anglo-saxon, on n’en saurait douter. Le Pontifical dit d’Egbert est le plus ancien texte connu qui nous fournisse la liturgie du sacre anglais ; cf. aussi les autres textes cités ci-dessous, p. 470 et W. STUBBS, Histoire constitutionnelle de l’Angleterre, trad. PETIT-DUTAILLIS, I, p. 186 et suiv. Il convient toutefois de remarquer qu’Edgar, roi de Northumbrie et Mercie depuis 957, de l’Angleterre tout entière depuis 959, ne se fit oindre — et couronner — qu’en 973 : retard étonnant dont les motifs nous échappent (les raisons inventées plus tard par la légende ecclésiastique sont sans valeur : cf. Two of the Saxon Chronicles Parallel, éd. PLUMMER, II, p. 160-161), mais qu’il faut retenir comme la preuve qu’en ce temps on pouvait être roi par droit d’hérédité ou d’élection, sans avoir reçu l’onction ; cf. ci-dessous, p. 471, pour le retard apporté également par Charles le Chauve à son sacre, et p. 472 pour le refus de Henri Ier d’Allemagne. Pour l’onction de l’héritier du vivant du père, dont Offa et Egbert offrent dès les origines du rite un exemple bien net, voir un autre cas signalé dans mon édition d’Osbert de Clare, Analecta Bollandiana, 1923, p. 71, n. 1.

5.
Pays celtiques

J’ai indiqué plus haut (p. 69) comment le courant d’idées, avorable à l’imitation de l’Ancien Testament, qu’avait développé 468 en Gaule l’influence irlandaise, facilita dans l’État franc l’introduction de l’onction royale. On a pu se demander parfois si les pays celtiques, l’Irlande en particulier, n’avaient pas fourni, soit à la Gaule franque, soit à la Grande-Bretagne anglo-saxonne, un exemple plus concret : le rite même de l’onction royale n’aurait-il pas été pratiqué, dès une époque très ancienne, par les églises de ces régions ? Malheureusement, il est impossible de se prononcer avec certitude ; les textes invoqués ne sont pas concluants. GILDAS qui écrivit au VIe siècle son De excidio et conquestu Britanniae, emploie au c. 21 (Mon. Germ. A A., XIII, p. 37), à propos des désastres subis par la Grande-Bretagne après le départ des légions romaines, l’expression ungebantur reges non per deum. Allusion à un rite bien déterminé ? ou bien réminiscence purement verbale d’une tournure biblique ? comment le savoir ? Gildas est le moins précis des historiens. On doit à l’abbé d’Iona ADAMAN (mort en 704) une vie de saint Colomba, où nous voyons (III, c. V, éd. J.-T. FOWLER, in-12, Oxford, 1894)980 p. 134 le saint, à la suite d’un songe, ordonner un roi ; mais le rite décrit ne comporte que l’imposition des mains et la bénédiction ; le mot d’onction n’est pas prononcé. Enfin, une collection canonique irlandaise, l’Hibemensis (éd. H. WASSERSCHLEBEN, Die irische Kanonensammlung, 2e éd., Leipzig, 1895 ; pour la bibliographie, v. SÄGMÜLLER, Lehrbuch des katholischen Kirchenrechts, 3e éd., I, p. 152) au 1. XXV, c. 1, De ordinatione regis, cite les textes bibliques relatifs à l’onction. L’Hibernensis date vraisemblablement du VIIIe siècle ; son influence sur l’église franque fut grande. Par malheur, nous n’en possédons pas d’édition satisfaisante, distinguant du texte original les additions d’âge postérieur (cf., sur l’édition WASSERSCHLEBEN, S. HELLMAN dans son édition de SEDULIUS SCOTTUS, Liber de rectoribus, p. 141 et P. FOURNIER, Revue celtique, 1909, p. 225, n. 3). En outre, même en supposant primitif le passage relatif à 1’ ordination royale, on devrait encore hésiter à en tirer une conclusion certaine au sujet des rites réellement pratiqués dans le milieu où l’Hibemensis vit le jour : d’une citation biblique, comment oser induire l’existence de l’institution que cette citation pourrait justifier ? On peut remarquer que le chef breton 469 Nominoë, s’étant, sous Charles le Chauve, proclamé roi, se fit aussitôt oindre : cf. J. FLACH, Les origines de l’ancienne France, IV, p. 189, n. 3 ; mais il ne s’agit évidemment là que d’une imitation de l’usage franc, d’ailleurs intéressante, car elle prouve que dès ce temps il n’y avait en Gaule de roi vraiment parfait que celui qui avait reçu l’onction. En somme, sauf découvertes documentaires imprévues, le problème semble destiné à rester rebelle à toute solution, négative ou positive. Si les chrétientés celtiques ont vraiment, avant la Gaule franque, l’Angleterre ou l’Espagne même, connu l’onction des rois, elles ont bien gardé leur secret.

6.
Le couronnement; union dans une même cérémonie de la remise de la couronne et de l’onction

J’ai déjà indiqué plus haut (p. 69) comment le rite du couronnement proprement dit fut, en Occident, une importation byzantine. Charlemagne reçut la couronne du pape, à l’imitation des empereurs orientaux qui la recevaient du patriarche de Constantinople ; Louis de Pieux, le premier, fut, au cours d’une même solennité, point et couronné (BÖHMER-MÜLBACHER, p. 165 et 265). Sur le diadème et la couronne à Byzance, voir Jean EBERSOLT, Mélanges d’histoire et d’archéologie byzantines, p. 19 suiv. et surtout p. 67 ; pour l’usage romain il suffit de renvoyer aux articles Corona et Diadema des Dictionnaires de DAREMBERG et SAGLIO et de PAULY-WISSOWA ; cf. aussi J. HASTINGS, Encyclopaedia of Religion and Ethics, au mot Crown. A dire vrai la couronne ou le diadème, comme emblème royal, n’avaient peut-être pas été inconnu des royautés barbares. Pour les Visigoths, cf. ci-dessus, p. 362. Parmi les rois francs, Clovis, au témoignage de Grégoire de Tours (Hist. Franc, II, 38 ; cf. ci-dessus, p. 63), se serait montré à ses sujets, dans la ville de Tours, orné du diadème. Ses successeurs se parèrent-ils quelquefois du même insigne ? Sur leurs monnaies, ils le portent souvent ; mais comment voir dans ces médiocres effigies autre chose que des imitations maladroites des types monétaires impériaux ? Les autres documents, historiques ou archéologiques, sont d’interprétation difficile : cf. W. SCHÜCKING, Der Regierungsantritt, p. 131. Un seul fait est certain : même si l’on devait admettre que les rois francs, avant Charlemagne, se coiffèrent quelquefois du diadème, jamais ils ne le reçurent, pas plus que nul autre insigne, au cours d’une cérémonie religieuse marquant leur avènement. En revanche, il convient d’observer que la généralisation de 470 l’emploi de la couronne comme emblème du pouvoir politique suprême fut facilitée, de même que celui de l’onction, par les précédents bibliques : non que la Bible fournît précisément, comme lorsqu’il s’agissait de l’huile sainte, le modèle d’une solennité du couronnement ; mais l’Ancien Testament mentionne à plusieurs reprises la couronne comme insigne ou symbole de la royauté (textes dans VIGOUROUX, Dictionnaire de la Bible, mot Couronne). Enfin, aussitôt que le couronnement proprement dit se fut introduit en Occident, on conçut l’idée de donner à la couronne royale un sens mystique, en la comparant à la couronne de gloire que, soit d’une façon concrète, soit par métaphore, les Livres Sacrés attribuent, en plusieurs endroits, aux élus : cf. la prière (attestée d’abord pour le sacre de Charles le Chauve) citée ci-dessus, p. 73 n. I. Le couronnement de Louis le Pieux n’avait été qu’un couronnement impérial. Mais très vite la couronne prit sa place, à côté de l’onction, dans les rites de l’avènement royal. Dès 838, sans cérémonial religieux, Louis le Pieux avait remis une couronne royale à son fils Charles, le futur Charles le Chauve (B. SIMSON, Jahrbücher des fränkischen Reichs unter Ludwig dem Frommen, II, p. 180). Lorsque, en 848, Charles se fut décidé à se faire consacrer par l’archevêque de Sens, il ne reçut pas seulement l’onction ; le prélat lui remit une couronne et même — geste nouveau — un sceptre (références ci-dessous, p. 471). Le sacre, constitué par l’union du couronnement ou, d’une façon générale, de la remise des insignes royaux, avec l’onction était vraiment créé. De même pour l’Angleterre — je n’ai pas à m’occuper ici des autres pays européens (pour l’Allemagne, voir toutefois ci-dessous, n° 7) — cette même réunion des deux gestes essentiels s’opéra assez vite. Le plus ancien ordo anglo-saxon, celui du pseudo-Egbert (ci-dessus, p. 465) qui doit dater du IXe siècle environ, montre déjà les évêques remettant au roi un galeum, qui doit être une couronne (p. 103 de l’éd. de la Surtees Society). L’ordo dit d’Ethelred (J. WICKHAM, Three Coronation Orders, Bradshaw Soc, XIX, p. 57) et le Bénédictional de Robert de Jumièges (éd. WILSON, Bradshaw Society, XXIV, p. 144) mentionnent expressément la couronne ; de même la description du sacre du roi Edgar en 973 : Vita. S. Oswaldi dans J. RAINE, The historians of the church of York (Rolls Series), I, p. 437-8. Ces quatre textes témoignent également de l’usage du sceptre. Ainsi les rites francs et anglo-saxons se développaient parallèlement, non pas, on peut le croire, sans influences réciproques.

4717.
Persistance du rite de l’onction; son interruption en Allemagne

Il semble qu’il fût de la nature d’un rite tel que l’onction royale, une fois introduit dans la pratique monarchique d’un pays donné, de se perpétuer presque indéfiniment. En effet, il paraît avoir joui d’une belle continuité dans l’Espagne visigothique (ci-dessus, p. 461), dans l’Angleterre anglo-saxonne (ci-dessus, p. 467) et normande. De même, en ce qui concerne les États issus de l’Empire carolingien, pour la France Occidentale ou France tout court. Le 6 juin 848, à Orléans, Charles le Chauve reçut de l’archevêque de Sens, Ganelon, l’onction, le diadème et le sceptre (LEVILLAIN, Le sacre de Charles le Chauve à Orléans ; Biblioth. de l’Ecole des Chartes, 1903, p. 31 et F. LOT et Louis HALPHEN, Le règne de Charles le Chauve, 1909, p. 192 et suiv.). Sacre tardif : Charles était roi depuis longtemps, sans avoir été oint ; n’avait-il pas, comme on l’a vu (p. 470), reçu, dès 838, de son père Louis le Pieux — en dehors de toute cérémonie ecclésiastique — une couronne royale981 ; mais il crut que l’onction et la remise de la couronne et du sceptre par les mains d’un prélat, au cours d’une solennité religieuse, étaient indispensables à son prestige. Ses successeurs, pas plus que lui, ne pensèrent pouvoir se passer de ce rituel. L’onction — avec le couronnement — paraît également avoir été pratiquée en Italie (cf. Ernst MAYER, Italienische Verfassungsgeschichte, II, p. 166 et suiv.), en Lorraine (Robert PARISOT, Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens, 1899, p. 678) et même dans les petits royaumes de Provence et de Bourgogne (René POUPARDIN, Le royaume de Provence, 1901 p. 112 n. 8, et 457 n. 4 ; Le royaume de Bourgogne, 1907, p. 66 n. 2.) Mais en France Orientale, ou, si l’on préfère user d’un terme commode encore qu’anachronique, en Allemagne, l’histoire du sacre des rois n’offre pas la même simplicité. En ce qui concerne Louis le Germanique, ses fils et Arnulf, aucun document ne parle de consécration religieuse (cf. G. WAITZ, Verfassungsgeschichte, 4e éd., VI, p. 208 et n.4 ; U. STUTZ, Der Erzbischof 472 von Mainz und die deutsche Königswahl, Weimar 1910, p. 5, n. 3). Silence fortuit ? on n’ose dire non, nos sources étant loin d’être excellentes ; néanmoins cette unanimité des textes à se taire a de quoi étonner ; à tout le moins, elle prouverait l’indifférence des annalistes pour ce genre de cérémonie. Il semble donc bien que les rites ecclésiastiques de l’avènement aient eu moins d’importance, en ce temps, dans la Germanie qu’en Gaule ; et l’on doit même sérieusement se demander si les rois jusque et y compris Arnulf, y eurent jamais recours. Sur Louis l’Enfant, les témoignages sont ambigus (cf. STUTZ, loc.cit. et BÖHMER-MÜHLBACHER, p. 796). Conrad Ier au contraire se fit certainement oindre et couronner (BÖHMER-MÜHLBACHER, p. 823). Arrivons enfin à Henri Ier. A son sujet les témoignages sont formels. Il déclina l’offre que l’archevêque de Mayence lui avait faite de l’onction et de la couronne (textes — et opinions d’un certain nombre d’historiens modernes — dans G. WAITZ, Jahrbücher des deutschen Reichs unter König Heinrich I, 3e éd., Excurs 10 ; cf. BÖHMER-OTTENTHAL, Die Regesten des Kaiserreichs unter den Herrschem aus dem sächsischen Hause, p. 4). Le scandale provoqué par cette décision dans certains milieux ecclésiastiques se reflète dans un passage curieux de la Vita Udalrici (PERTZ, SS., IV, p. 38) où l’on voit l’apôtre saint Pierre apparaître à saint Ulrich, évêque d’Augsbourg, porteur de deux épées, l’une pourvue, l’autre privée de garde ; il s’adresse en ces termes au prélat : Die regi Heinrico, ille ensis qui est sine capulo significat regem qui sine benedictione pontificali regnum tenebit ; capulatus autem, qui benedictione divina tenebit gubernacula Pourquoi Henri Ier s’obstina-t-il à régner ainsi sans la bénédiction des pontifes ? J’ai déjà indiqué plus haut (p. 72) que je me ralliais sur ce point à l’opinion la plus généralement répandue parmi les historiens. Il me paraît évident qu’un pareil refus n’a pu avoir qu’un motif : la crainte de paraître ne tenir la dignité royale que de la main du clergé. Il convient de faire observer à ce propos que, selon toute apparence, l’influence épiscopale fut assez faible à la cour de Henri Ier (A. HAUCK, Kirchengeschichte Deutschlands, 3e éd., III, p. 17, n. 3). Toutefois, un sentiment aussi vif des dangers que la prééminence ecclésiastique était susceptible de faire courir à la royauté a semblé surprenant chez un souverain du Xe siècle, bien avant la réforme grégorienne : d’où la solution hardie proposée par M. J. KRÜGER, Grundsätze und Anschauungen bei den Erhebungen der deutschen Könige in der Zeit von 911-1056 (Untersuchungen zur deutschen Staats- und Rechtsgesch., 473 h. 110), p. 42 et suiv. ; cet érudit rejette purement et simplement comme phantastisch le témoignage du chroniqueur Widukind qui est, sur la conduite de Henri Ier, notre source principale ; mais que faire en ce cas de la Vita Udalrici, à peine postérieure à Widukind et qu’il n’y a aucune raison de croire inspirée de lui ? Et puis, il est vraiment trop commode de traiter les textes de mensongers aussitôt qu’ils ne cadrent pas avec nos théories. Enfin, l’étonnement de M. Krüger devant les inquiétudes de Henri Ier est sans doute excessif ; j’ai eu plus haut (p. 71 et 216) l’occasion de rappeler que les écrivains d’Église n’avaient pas attendu Grégoire VII pour tirer de l’onction royale le parti le plus favorable à leurs prétentions. Otton Ier se fit, dès son avènement en 936, oindre et couronner (BÖHMER-OTTENTHAL, p. 34 et KÖPKE-DUMMLER, Jahrbücher der deutschen Geschichte : Otto der Grosse, I, p. 27 et suiv.). Tous ses successeurs suivirent son exemple.

8.
Empire byzantin

Je ne prétends pas examiner ici, d’ensemble, l’histoire du sacre byzantin. Je m’attacherai seulement à un des éléments de cette cérémonie : l’onction. Il importe en effet à quiconque étudie le sacre dans les monarchies occidentales de déterminer l’époque où l’onction impériale fut introduite à Byzance ; et cela pour deux raisons. Si nous devions reconnaître, sur ce point, l’antériorité de l’usage oriental, nous serions forcément amenés à nous demander si les premiers oints du Seigneur, en Espagne ou dans la Gaule franque, n’ont pas simplement imité un exemple venu de là-bas. Par ailleurs, selon que ce rite biblique a fait tôt ou tard son apparition dans un pays où les traditions du culte monarchique étaient si solidement assises, les conclusions que l’on peut tirer de l’histoire comparée du rituel de l’avènement, dans les différents États européens, se trouveront forcément plus ou moins modifiées. Voici d’abord ce qui est hors de doute : si on laisse de côté le sacre de Beaudoin de Flandre, en 1204, qui, bien entendu, ayant eu lieu selon le rite latin, ne doit pas entrer ici en ligne de compte, le premier document certain relatant expressément une onction impériale est la description du couronnement de Michel IX Paléologue par Georges Pacchymère : Michel IX fut couronné le 20 mai 1295 ; Georges Pacchymère écrivait vers 1310 : De Andronico Paleologo, MIGNE P. G., t. 144, col. 216. Nicéphore Grégoras présente Théodore Lascaris comme ayant 474 reçu l’onction en 1254 [Byzantinae Historiae, lib. III, cap. II ; P. G., t. 148, col. 181) ; mais Nicéphore écrivait vers 1359 ; son récit a pu être influencé par l’usage suivi de son temps et ne prouve rien d’assuré sur un événement qui s’était produit plus d’un siècle avant lui. L’Empereur Jean VI Cantacuzène, dans ses Quatre livres d’histoire, dépeignant le couronnement d’Andronic III Paléologue, qui eut lieu en 1325, y fait également place à l’onction ; il écrivait entre 1355 et 1383 (Histor. lib. I, cap. XLI, P. G., p. 153, col. 276 et suiv.). Donc, au début du XIVe siècle, les empereurs recevaient incontestablement l’empreinte de l’huile sainte ; le rite devait durer jusqu’à la fin de l’Empire. Mais quand au juste avait-il commencé ? Ici, la controverse se donne carrière. Des textes assez nombreux, fort antérieurs au XIVe siècle, emploient les mots d’onction et de oindre (χρίσμα, χρίειν) pour désigner la création d’un Empereur, ou décernent à l’Empereur lui-même le titre de oint du Seigneur (χριστόϛ Κυρίου). Tout le problème est de savoir s’ils doivent être pris dans un sens littéral ou, au contraire, purement métaphorique, ces images étant empruntés au vocabulaire biblique. La première solution — sens littéral — a été adoptée par W. SICKEL, Das byzantinische Krönungsrecht bis zum 10. Jahrhundert ; Byzantinische Zeitschrift, VII (1898), p. 524 et surtout 547 suiv., n. 80 à 83. Il importe du reste d’observer tout de suite que le témoignage le plus ancien qu’invoque Sickel ne remonte qu’à la seconde moitié du IXe siècle : c’est une lettre du célèbre patriarche Photius à l’empereur Basile Ier, où l’on voit le prélat rappeler à l’empereur son sacre en ces termes : l’onction et l’imposition des mains monarchiques : χρίϛμα ϰαί χειρο θεσίαν βασιλείαϛ (Ep. I, 10 ; P. G., t. 102, col. 765). L’avènement de Basile Ier se place en 867 ; il y avait alors plus d’un siècle que Pépin, le premier entre les rois francs, avait été oint ; plus de deux s’étaient écoulés depuis les premières onctions visigothiques. De toutes façons on ne saurait donc tirer argument du document produit par Sickel pour conclure à un emprunt fait sur ce point par les monarchies occidentales aux usages orientaux. À Sickel s’opposent les érudits qui dans les expressions employées par la lettre de Photius ou les textes analogues ne voient que de simples métaphores : J. J. REISKE, dans son édition du De Cerimoniis de Constantin Porphyrogénète [Corpus SS. historiae Byzantinae) II, p. 351 ; surtout BRIGHTMAN, Byzantine imperial coronations ; Journal of Theological Studies, II (1901), p. 383 et Jean EBERSOLT, Mélanges d’histoire et d’archéologie byzantines (extr. de la Rev. d’hist. des religions, 475 LXXVI), 1917, p. 22-23 et 27982. Leurs raisons me paraissent très fortes. Dans le texte même de Photius, le mot χειροθεσίαν ne peut être, de toute évidence, considéré que comme une image : jamais aucune imposition des mains n’a figuré dans le rituel du sacre impérial ; pourquoi, les deux mots χρίσμα et χειροθεσίαν étant joints étroitement l’un à l’autre dans le même membre de phrase, attribuer au premier un sens concret alors qu’on ne saurait reconnaître au second qu’une valeur toute symbolique ? Il y a plus. Le célèbre livre des Cérémonies, composé par l’empereur Constantin Porphyrogénète (945-59), renferme une description détaillée du sacre : l’onction n’y paraît point. De même un Euchologe du début du XIIe siècle contient la liturgie du sacre : toujours point d’onction (BRITHMAN, p. 378). Ce double silence serait inexplicable s’il ne devait s’expliquer, sans autres difficultés, par le fait que le rite en question n’était pas encore pratiqué, ni au Xe, ni même au début du XIIe siècle983. Mais il semble bien qu’il l’ait été, dès la fin du XIIe siècle, — par conséquent, quoi qu’en ait dit M. Ebersolt (loc. cit., p. 27), avant la conquête latine de 1204. Il est difficile de ne pas voir une allusion à un acte concret dans ces mots par lesquels Nicétas Acominatos, qui écrivait vers 1210, dépeint le sacre d’Alexis III l’Ange en 1195 (De Alexio Isaacii Angeli fratre, lib. I, P. G., t. 139, col. 829) όπωϛ ϰϰτά τό έθιμον έϛ βασιθλέα χρισθή ϰϰί περιβαλείται τά τού ϰράτουϛ σύμβολα afin que, selon la coutume, il fût fait basileus par l’onction et reçût les symboles du pouvoir suprême : onction, remise des insignes, ne sont-ce pas là les deux traits fondamentaux d’une cérémonie pareille en son essence aux sacres occidentaux ? Surtout un texte, dont M. Brightman ne me paraît pas avoir donné une interprétation assez serrée, prouve à mon sens, sans contestation possible, que, vers l’an 1200, l’onction impériale était entrée dans les mœurs byzantines. Il s’agit d’un commentaire sur le 12e canon du concile d’Ancyre, composé aux environs 476 de cette date par Théodore Balsamon (P. G., t. 137, col. 1156). Balsa-mon raconte que, en 969, l’empereur Jean Tsimitzès, ayant assassiné son prédécesseur Nicéphore Phocas, se vit d’abord interdire l’entrée de la grande église par le patriarche Polyeucte, puis y fut admis à la suite d’un décret synodal dont notre auteur donne l’analyse suivante (cf. pour la traduction ci-dessus, p. 198) : Είπε γαρ μετά άγίαϛ συνόδου, έν τή γενομένη τηνιϰαΰτα πράξει, τή έν τώ χαρτοφυλαϰείώ άποειμένη, ώϛ, έπεί τό χοίσμα βαπτίσματοϛ τά πρό τούτου άμαρτήματα άπαλείφε οία ϰαί δσα άν ώσι, πάντωϛ ϰαί τό χρίσμα τήϛ βασιλείαϛ τόν πρό ταυτηϛ γεγονότϰ φόνον ποΰ Τζιμισϰή έξήλειΨεν Il est difficile de savoir si Balsamon a reproduit bien exactement le libellé de la décision synodale ; peu importe d’ailleurs ; même si l’on admet que le mot χρίομα se trouvait dans le texte conservé dans les archives, rien n’empêche de lui donner là le sens métaphorique qui lui était habituel au Xe siècle. Mais poursuivons la lecture du commentaire de Balsamon. Il fait observer que de ce décret beaucoup tirent la conclusion que, de même, les péchés des évêques sont effacés pour eux par l’onction de la consécration, διά τοΰ χρίσματοϛ τήϛ άρχιερωσύνηϛ. Quelle est ici encore la valeur de χρίσμα ? toute symbolique évidemment ; dans le rite oriental, jamais les évêques n’ont été oints. Continuons notre lecture. Nous voyons que, en effet, Balsamon explique très nettement sa métaphore : À la place de l’huile dont, selon l’Ancienne Loi, étaient oints les rois et les grands-prêtres [ceux qui soutiennent cette opinion] disent qu’aux évêques suffit aujourd’hui l’Évangile posé [le jour de leur consécration] comme un joug sur leur nuque et l’empreinte donnée par l’imposition des mains sous l’invocation du Saint Esprit984Aux évêques suffit aujourd’hui… ; il n’est pas question des rois dans le second membre de phrase. Pourquoi ? Il est peu probable que ce silence soit le résultat d’un oubli. Si notre glossateur n’a pas indiqué quel était dans le présent l’équivalent liturgique de l’onction royale, prescrite par la Bible, c’est, bien vraisemblablement, qu’il n’y avait pas lieu à équivalent ; les évêques de son temps — assimilés par lui aux grands prêtres de l’Ancienne Loi (le mot grec apx/.speu ; est le même) — ne recevaient pas, à la différence de leurs prédécesseurs hébreux, la consécration par l’huile sainte ; les empereurs au contraire, selon toute apparence, étaient oints, à l’instar de David et de Salomon. 477 Reste à se demander pourquoi l’onction mit si longtemps à s’introduire à Byzance. Mgr. Duchesne (Liber Pontificalis, II, p. 38 n. 35) a très justement fait remarquer que le rituel du sacre oriental, en rejetant longtemps l’usage de l’huile, n’a fait que se conformer à une habitude générale dans l’Église d’Orient, où l’onction n’a point de place dans le cérémonial des ordinations sacerdotales ou épiscopales. Il faut ajouter, je crois, comme je l’ai déjà indiqué, que la monarchie byzantine, sacrée dès ses origines romaines, appuyée sur les survivances du culte impérial, n’éprouva pas d’aussi bonne heure que les royautés barbares d’Occident le besoin de se sanctifier par un rite imité de la Bible. L’influence de l’exemple occidental, plus tard, se fit sentir. Selon toute vraisemblance, c’est aux États issus de l’Empire franc que Byzance, tardivement, emprunta l’onction monarchique ; certainement, ce n’est pas de Byzance que les rois visigothiques ou que Pépin la reçurent.

478IV.
Analyse et extraits du Traité du Sacre de Jean Golein

Le petit traité sur le sacre des rois de France que le carme Jean Golein inséra dans sa traduction du Rational des Divins Offices, de Guillaume Durand, exécutée par lui pour le roi Charles V en 1372, ainsi que l’indique la préface (Bibl. nat., franc. 437 fol. 2 v° col. 1, fournit un témoignage important sur les idées qui avaient cours dans l’entourage du sage et piteux roi ; dans une de ses parties au moins — celle qui a trait au toucher des écrouelles, — il se donne pour l’expression de la pensée même du souverain. On me reprochera peut-être de ne l’avoir point publié en entier. Mais je ne pouvais surcharger indéfiniment des Appendices déjà fort étendus. Et puis, il faut bien l’avouer, le long développement que Jean Golein a consacré à l’ordenance même du sacre ne nous apprend, sur la cérémonie, rien que nous ne sachions, semble-t-il, par d’autres textes, notamment par l’ordo qu’a publié la Bradshaw Society985 ; quant au commentaire symbolique, à la fois subtil et diffus, dont se trouve ici accompagnée la description de chacun des détails du rituel, il n’apporte pas grand’chose de nouveau sur les tendances d’esprit, bien connues, du milieu intellectuel où se plaisait Charles V. Toute réflexion faite, je me suis donc borné à ne reproduire que des extraits, reliés par une brève analyse. On remarquera que, outre des indications précieuses sur le miracle royal, sur le cycle légendaire de la dynastie française, et sur la théorie de la succession en ligne masculine, telle qu’on la formulait alors à la cour des Valois, notre traité renferme la mention d’une curieuse tradition relative à Turpin, un renseignement d’ordre iconographique sur les ymages des rois de France, l’indication de la signification véritable d’une statue de la cathédrale de Sens, jusqu’ici mal comprise, une amusante étymologie du mot chapelain (cf. ci-dessous p. 484, 483, 482 et 483). Enfin en prenant à partie, à propos de la guérison des écrouelles, les expressions employées par Raoul de Presle, dans le prologue de sa traduction de la Cité de Dieu, Jean Golein nous permet de rectifier pour cet ouvrage la date — vers 1376 — proposée par 479 Léopold Delisle dans ses Recherches sur la librairie de Charles V ; on doit désormais tenir pour assuré que ce travail célèbre fut terminé avant 1372. La traduction du Rational fut imprimée en 1503, par Vérard986. Elle paraît avoir eu sous cette forme un certain succès. Claude Villette, qui publia, en 1611, un traité liturgique destiné à de nombreuses éditions, l’avait lue et s’inspira du développement sur le sacre987. Mais la version de Vérard est très fautive. Quant aux manuscrits, il en existe plusieurs, notament Bibl. Nat. franc, 176 (XIVe siècle), Arsenal 2001 et 2002 (XVe) ; mais pour l’établissement du texte un seul peut suffire. C’est celui qui porte aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale le n° 437 du fonds français. Il fut exécuté spécialement pour Charles V et porte encore à son dernier feuillet l’ex-libris autographe du roi, daté de 1374 ; le passage sur le sacre y occupe les fol. 43 v° à 55 v°988. Je l’ai suivi fidèlement, en ne corrigeant que une ou deux erreurs évidentes, que je signale à mesure. Ce manuscrit présente une particularité curieuse. Dans le passage sur le sacre, et là seulement, on remarque, en marge, un certain nombre de notes, d’une assez jolie main, contemporaine du manuscrit, mais qui n’est point celle du copiste. Ce ne sont pas des corrections d’auteur, puisque, en un endroit, le glossateur contredit le texte même (ci-dessous p. 483 ; cf. supra p. 233) ; ce sont les rectifications d’un lecteur attentif. Ce lecteur serait-il le roi lui-même ? On peut trouver tentant de le supposer ; mais rien ne permet de transformer l’hypothèse en certitude. L’écriture, au reste assez impersonnelle, ne paraît point celle de Charles V ; elle pourrait être celle d’un secrétaire, à qui le monarque aurait dicté ses observations. Mais comment prouver pareille chose ? On lira ci-dessous quelques-unes de ces scolies marginales, placées entre crochets obliques « ». [Du sacre du roy de France et de la royne989]

PRÉAMBULE ; GRANDEUR DU SACRE ; RÈGLEMENT DE LA SUCCESSION AU TRÔNE DE FRANCE PAR CHARLEMAGNE ; DÉTAIL SUR LE SACRE DE CHARLES V. [fol. 43 v°-44]. Mais, pour ce que nous avons petit traitié de la consecracion des princes qui ne doit mie ci estre oubliée pour la révérence de mon tres redoubté et souverain seigneur, lequel fu consacré en roy de France, 480 le jour de Sainte Trinité, par l’arcevesque de Reins, Monseigneur Jehan de Craon, Tan mil ccc lxiiij990. Car, comment que empereurs de Romme et de Constantinnoble soient enoins, et aussi aucuns roys comme le roy de Jherusalem, celui d’Espaigne, celui d’Angleterre et celui de Hongrie, et aucuns autres non, cestui Charles le VIe991, a la manière de ses prédécesseurs, fu coronné et sacré à Reins non mie de huile ou balme confit de main d’evesque ou d’apotiquere, mais de la sainte liqueur celestiele qui est en la Sainte Ampole, laquele est a Saint-Remi de Reins conservée et gardée, comme celle qui fu du ciel aportée par la main des angelz pour oindre les nobles et dignes roys de France plus noblement et plus saintement que onques roy de la vieille loy ne de la nouvelle. Et pour ce est il appelé le plus noble, le très chrestien, deffendeur de la foy et de l’Église, et ne recognoist nul souverain temporel estre sur lui. Pour ceste dignité ordena l’empereur Charlemaine, du conseil de l’Eglise et des rois chrestiens qui estoient venuz au subside de la foy catholique et a la deffension de Romme, après la bataille et victoire merveilleuse qu’ilz orent contre les Sarrazins, par concille general la tenu tant des prelaz de l’Eglise comme des nobles roys seculiers et des senateurs de Romme, li qui estoit patrician et empereur, et avec le pape instituerent que l’election du pape seroit aux cardinalz, l’election de l’Empereur aux nobles d’Alemaigne et le royaume de France demourroit aux Roys de France descendans de la sainte et sacrée lignie par hoir masle, afin que ceste beneïçon demourast en transfusion de l’un en l’autre. Et pour ce est aussi la royne sacrée. Et le fu, avec mon dit souverain seigneur, Madame Jehanne de Bourbon, fille de noble prince le duc de Bourbon qui estoit descendu d’ycelle sainte lignie ; et estoit sa cousine ; mais par la dispensacion de l’Église, il l’ot a espouse. Par ceste raison de sainte consecracion et de Dieu sans autre moien benoite generacion, conclus que c’est greigneur dignité estre roy de France que empereur, ne autre quelconques royalté : qui bien avise les croniques et autres gestes. Suit l’histoire de plusieurs empereurs romains qui furent de povre estat esleus. 481 [fol. 44] Et celle cause mut l’empereur Charlemaine et l’Eglise de ordener que les nobles esleussent l’empereur de Romme, lequel doit estre sacré et oint par le pape ; mais c’est moult autre confection de huile et de balme au regart de celle Sainte Ampole que Dieu envoia toute sacrée ; car le vaissel, c’est a dire l’ampole, est de tel matere que nul ne vit onques semblable, ne ne la pourroit on contrefaire et la liqueur qui est dedens nul ne la sauroit odorer ne plus souef flairant. D’ycelle fu oint le sage et piteux bon roy Charles le vje ainsi nommé, si comme devant est dit, le jour de la feste de la Trinité, par election de sainte devocion. Aussi comme il plut a Dieu le Pere a dire a son filz en l’onction du baptesme : Hic est filius meus dilectus in quo michi complacui992, et le Saint Esperit descendit en forme de columbe qui l’oingni oleo leticie pre participibus suis993, et le filz en char humaine reçut celle sainte consecracion, ainsi le dit seigneur en vraie foy de la Sainte Trinité reçut le saint sacre en bonne devocion, et par tele grâce que ses anemisles Angla[i]s ne autres n’orent pooir, sens, ne avis contre lui ne contre son royaume ; mais au retourner li vindrent a rencontre pluseurs grans prisonniers prins a la bataille de Cocherel, lesquelz avoient entrepris de empeschier le devant dit sacre994 ; mais il avint assez autrement qu’il ne cuidierent. Si en mercia nostre bon Roy ycelle benoite Trinité et fist pluseurs beles aumosnes a son retourner a Paris aux povres religieux mendians et a pluseurs autres povres, comme celui qui sentoit bien la grace piteuse de l’onction, laquele fu faite en ordenance, si comme il est mis ou pontifical de l’arcevesque de Reins, de laquele ci ensuyvant sera déclaré la signifiance. Ci après s’ensuit la signifiance de la consecracion des Roys de France. Description du sacre, avec explications sur le sens symbolique — la signifiance misterial — des différents rites. À noter les particularités suivantes : GUÉRISON DES ÉCROUELLES [fol. 46 et v°] : une fois la cérémonie terminée, la Sainte Ampoule sera rapportée en l’église Saint-Denis ou en la chapelle Saint-Nicolas995. 482 Saint Denis signifie la foy qu’il aporta en France, que on doit raporter en bonne foy jurée ycelle ampole. Ce que met la chapelle Saint-Nicolas signifie l’uyle qui tousjours ist de ses saints membres par miracles996, comme ceste sainte huyle, [qui] est aussi en ycelle ampole par divin miracle et sainte ordenance, est semblablement sainte. Car, quant le roy en est enoint et consacré, comme les oins de l’uyle qui flue des membres de Saint Nicolas sont tantost gueriz, ainsi ceulx qui sont entechiez de la maladie des escroelles, s’ilz sont touchiez de la main du roy enoint d’ycelle ampole, sont tantost gueriz et sanez. Et se aucun s’en melloit qui ne fust mie droit roy et indeument enoint, sans delay il cherroit du mal Saint Remy, si comme autrefoiz est apparu997. LA STATUE DE CONSTANTIN A SENS. Commentaire du serment du sacre, par lequel le roi promet de protéger l’Église : [ fol. 47 ] et ce signifie les sermens que faisoient les roys d’Israël aux prestres, et que fist Alixandre en l’ystoire devant touchée998 ; et tel comme le fist Constantin a l’eglise de Senz, si comme il appert ou portail d’icelle église de Senz, ou il est escript de lettres d’or delez son ymage ou il jura ainsi : Regnantis veri cupiens verus cultor haberi — Juro rem cleri libertatesque tueri999. RAPROCHEMENT ENTRE LES VÊTEMENTS ROYAUX ET LE COSTUME LITURGIQUE : [fol. 47] : la cote… faite en la maniere d’une tunique de souz diacre «et avec, d’un domatique». Et avec ce un seurcot pardessus… «soc en façon d’une chasuble d’un costé et d’un mantel de l’autre, taillé tout quarré». ORIGINE DES FLEURS DE LIS. Après l’énumération et l’explication des vêtements royaux, tous fleurdelisés : [fol. 48] Et pour ce aporte touz ces paremens l’abbé de Saint-Denis : car Monseigneur Saint 483 Denis donna aux roys de France les armes de fleurs de lys «non, car Dieux les envoia par miracle a Montjoie1000. LE SACRE NETTOIE LE ROI DE SES PÉCHÉS : [fol. 48]. Et quant le roy se despoille, c’est signifiance qu’il relenquist l’estat mondain de par devant pour prendre celui de la religion royal ; et s’il le prent en tele devocion comme il doit, je tieng qu’il est telement nettoié de ses pechiez comme celui qui entre nouvellement en religion esprouvée ; de quoy dit Saint Bernait ou livre de precepto et dispensacione vers la fin : que aussi comme ou baptesme les pechiez sont pardonnez, aussi a l’entrée de religion ; et commence l’original Saint Bernart : Audire vult1001 etc. Donc, se pour l’entente de vivre en penitence a Dieu servir par perseverence les pechiez sont pardonnez, combien plus a celui qui prent l’estat ou il a tant de diverses anxietez et paines. ETYMOLOGIE DU MOT CHAPELAIN [fol. 48 v°] : pour celle victorieuse foy orent les nobles roys de France jadis en ordenance et coustume de porter es batailles la chappe de Monseigneur Saint Martin, laquele estoit de laine, et la gardoient les prestres en signe de reliquaire par grant devocion ; pourquoy on laissa a les appeler prestres et orent nom chappelains pour la reverence de la dicte chappe qui estoit de laine ; et est ce mot composé de chappe et de laine ; pour ce sont diz chappelains. LES GRANDS, INSIGNE ROYALE ; RESPECT DÛ AU SAINT CHRÊME [fol. 49 v°]. Après la remise des insignes : Apres on appareille les gans et les beneïst on ; et puis les li met l’arcevesque es mains enointes pour le saint cresine contregarder d’autre atouchement. Aucuns dient que on doit terdre les lieux oins de coton, et puis mettre les gans es mains. Et pour ce que le Roy de France est especialment oint es mains oultre les autres roys, on li met les gans sur les mains en painture a leurs y mages1002. Ce congnut Monseigneur Saint Loys : quant il fu en prison des Sarrazins oultremer et on li demanda qu’il esleut quant il vouloit laver les mains, devant mangier ou après, il eslut apres mangier puis qu’il ne pooit que une foiz laver, et après ce 484 qu’il avoit lavé, il mettoit uns gans en ses mains en recognoisant le saint cresme ou sainte onction a qui il devoit reverence. Pour semblable cause, après l’inonction du chief, l’arcevesque li met la coiffe sur le chief et la doit touzjours porter, en signe qu’il a receu la sainte inonction ou chief, et de plus digne sainteté. Et afin qu’il en ait touzjours memoire, il doit porter coiffe toute sa vie et ne doit point son chief estre res de rasoir : il est a Dieu consacré sain nazarien. De même la chemise qui a servi le jour du sacre sera arse. A partir du fol. 50, col. 2 description du sacre de la reine. Puis. COMMUNION DES DEUX SOUVERAINS : [fol. 51] Le roy et la royne doivent descendre de leur eschaufaut et venir humblement a l’autel et prendre de la main de l’arcevesque le corps et le sanc de Nostre Seigneur ; et en ce est demonstrée la dignité royal et prestral : car on ne baille a nul autre, s’il n’est prestre, le sanc separeement. Enfin BÉNÉDICTION DE LA BANNIÈRE ROYALE : [fol. 51 v°]. Cy apres s’ensuit la beneïçon de la baniere royal : Inclina, Domine, aurem tuam ad fireces… Ceste beneïçon doit estre faite sur la baniere royal a Reins1003, et après sur l’oriflambe en l’eglise Monseigneur Saint Denis de France quant le roy veult aler en bataille. Suit l’histoire des origines de l’oriflamme. L’empereur de Constantinople, Manuel, attaqué par les Sarrasins, vit en songe un chevalier, armé de pied en cap, qui se tenait à cheval au pied de son lit, avec à la main une lance toute reluisant comme se elle fust dorée, d’où sortait un brandon de flambe ; après son réveil, un ange lui apparut et lui révéla que ce chevalier serait celui qui délivrerait son empire des Sarrasins. Manuel alors se rappela les traits de Charlemagne, reconnut en lui le personnage de son rêve et lui écrivit pour l’appeler à son secours. Description de la levée de l’oriflamme par Charlemagne à Saint-Denis. LÉGENDE SUR TURPIN [fol. 52 v° .Aucunes hystoires mettent que le premier qui porta la dite baniere sur les mescreans en la compaignie Charlemaine fu Turpin, qui avoit esté ix ans moinne de Jumieges en l’abbaye ou gisent les énervés, lequel fu après fait arcevesque de Reins et fist mainte proece pour la foy encontre les anemis de Jhesu Crist, si comme il appert en pluseurs hystoires ; et gist son corps a Leschans delez Arle le Blanc en Provence, et comment qu’il soit au vent et a la pluie aux champs en une tombe de pierre que on 485 lieve, si est il encore en son cuir naturel et entier en son corps : ce ay je veu clerement1004. ORIGINE CÉLESTE DES DEUX BANNIÈRES ROYALES : [fol. 52 v°] Ces .ii. banieres de France sont baillées, l’une par le saint hermite de Joyen-val des .iii.fleurs de lys, et l’autre par revelacion de angelz en merveilleuse vision et clere apparicion, et par noble victoire approuvée et demonstrée. Le développement sur les deux bannières se poursuit longuement. LES ROIS N’EMPORTENT PAS LES ORIFLAMMES A LA GUERRE : [fol. 53] Quant les roys de France vont en bataille, il prennent la mesure de celle que Charlesmaine raporta de Constantinnoble, et font beneïr la nouvelle et laissent celle de Charlemainne, et emportent la nouvelle, et après la victoire la raportent a Monseigneur Saint Denis. ANECDOTE SUR LES ORIGINES DE L’AIGLE ROMAINE (faussement attribuée à Pline) [fol. 53] : l’empereur Auguste séant en. i. jardin, un aigle volant par dessus luy laissa cheoir de ses ongles une poule très blanche laquele tenoit en son bec . i. rainsel de lorier chargié de grains ; telle fut l’origine à la fois de la couronne de laurier dont estoient coronnez les vainqueurs qui avoient eu une tour en bataille, par especial les empereurs, et de l’aigle sur les armoiries des empereurs et la baniere imperial1005 ; on voit encore, du temps de l’auteur, cet aigle sur la bannière vermeille de la communité de Romme ; on y a ajouté, de biais sur la 486 bannière (d’un cornet au cornet opposé) quatre lettres : S.P.Q. R. que les uns interprètent comme voulant dire le signe du peuple rommain, les autres par Senatus Populusque Romanus. FRANCE ET EMPIRE : [ fol. 53 et v° ] Si veulent aucuns dire que celle baniere baillée par la vision de l’empereur de Constantinnoble a Charlemaine pronostiquoit qu’il devoit estre empereur du peuple romain, si come il fu apres, et appelé patrician et empereur ; et celle enseigne imperial voult laissier en France en signe de Empire perpetuel par succession de hoir masle, et non mie par election comme l’empire de Romme et d’Alemaingne. Ainsi est mieux convenable chose que l’empereur de France enoint de si precieux oingnement aporté du Ciel soit plus digne et engendre enfans qui en ayent la succession si comme leur paternel heritage et de Dieu ordené. Une fois mise en lumière l’origine céleste des deux bannières et de l’huile dont les rois sont oints, il s’agit de tirer de ces prémices les conclusions nécessaires. CONCLUSIONS ; LA GUÉRISON DES ÉCROUELLES ;LA SUCCESSION EN LIGNE MASCULINE ; ATTITUDE DE CHARLES V VIS-A-VIS DU POUVOIR THAUMATURGIQUES. [fol. 53 v°-54] Par quoy il appert, ii. Conclusions : l’une que l’estat royal de France est de grant dignité, parce que le roy est oint de la sainte onction du Ciel aportée, par laquele dignement prise il guerist de la merveilleuse maladie que on appele les escroelles : non mie que pour ce on doie entendre que la personne soit pour ce dicte sainte ne faisant miracles, mais pour la cause du digne estat royal il a ceste prerogative sur touz autres roys quels qu’il soient. Et devons entendre que aussi comme le prestre, des ce qu’il est sacré en ordre de prestre, il puet consacrer comme ministre le corps Jhesu Crist en prononçant les paroles de la consecracion, mais pour ce n’est mie dit tel prestre saint ne faisant miracles, — car. i. prestre qui seroit en pechié pourroit consacrer pour l’auctorité et caractere prise en la consecracion, —comment que je ne die mie que le roi ait tel caractere pour cause de l’onction, si ha il tele dignité pour cause de la consecracion et de la lignie sacrée qu’il plaist a Nostre Seigneur a li donner vertu contre celle laide maladie des escroelles. Et, ainsi comme dit l’apostre (.ie. ad Thi. v° c°) : Qui bene presunt presbiteri dupplici honore digni habentur1006 ; Les prestres qui bien président ou qui ont bonne presidence doivent avoir dignité de double honneur, l’‘une pour l’auctorité de prestrie qui est dignité esperituele et l’autre pour la bonté qui doit estre en eulz, et ceste est personnele, l’auctorité 487 royal sur quoy est fondée la vertu de guérir des escroelles est plus prise de auctorité espirituele en la sainte inonction qu’elle n’est personnele, comment que la bonté personnele y face bien a priser avec la bonté prestral. Si ne doit on mie dire que pour ce le roy soit saint ne qu’il face miracles, tant comme le prestre ; car. i. usurier ou publique pecheur qui seroit prestre pourroit consacrer pour la dignité prestral, et si ne diroit on mie qu’il feist miracles comme saint. Ainsi est il de la noblesce et dignité royal par aucune manière a entendre ; et say bien que la grant prudence du souverain seigneur qui me fait translater ceste consecracion, c’est assavoir le sage piteux Roy Charles le Quint, ne veult mie que on le mette saint ne faisant miracles, car il a plus chier qu’il en eust le merite devers Dieu que adulacion au monde ; comment qu’il ne vueilie mie, ne doit voloir l’estat royal estre moins prisié que raison ne veult, en acordant a l’apostre qui dit (ad Roma, xi° c°) : Quamdiu quidem ego sum gencium apostolus ministerium meum ego honorificabo etc.1007 ; Tant comme je seray apostre de Dieu, ce dit saint Pol, je honoreray mon ministere et office ; toutes foiz s’appeloit il avorton et non mie saint, mais les miracles que les sains faisoient il attribuoit a Dieu et a sa gloire. De même le Christ (Luc. VII, 28) a dit de S. Jean-Baptiste qu’il n’y avait pas de plus grand que lui parmi ceux qui étaient nés d’une femme, mais que le moindre du royaume des Cieux était plus grand encore : Si ne tieng mie que ce soit du consentement du Roy que on li die vous faites miracles en vostre vie, car on li donroit vaine gloire de laquelle il n’a cure, mais la donne toute a Dieu par qui il règne et regnera a l’onneur de Dieu et a l’humiliacion de ses anemis. Ainsi appert la première conclusion. La seconde ressort du fait que la reine n’est jamais ointe et qu’à la fin de son sacre on ne bénit ni la bannière fleurdelisée ni l’oriflamme. La voici : [fol. 54 et v°] Ne onques femme n’aprocha si près de ordre prestral comme l’onction royal, ne guerir de la dicte maladie ne fu a femme commis. Pour queles raisons il appert que femmes ne pueent ne ne doivent heriter en France, mais seroit erreur au royaume. Car par voie de succession charnele le premier roy enoint mist ordenance que a femme n’apartenist point de la sainte Ampole l’onction. Ergo ne a la femme royal succession, ne par election, car Charlemaine a qui fu baillée l’oriflambe et l’ordenance de l’election du pape et de l’empereur et du roy de France ordena avec l’Église, ou estoit le pape et le saint college de Romme et plusieurs prelaz et roys et ducs et autres 488 princes chrestiens, par l’acort de touz, que le royaume de France fust tenu par succession de hoir masle le plus prochain de la lignie, car chascun homme raisonnable puet assez conclure que a femme n’apartient tele dignité de tele onction, ne de teles armes gouverner ; car ce semble plus ordenance divine que humaine et semblance de la benoîte Trinité ; car par l’enseingne des fleurs de lys qui est le souverain enseingne royal puet estre entendu le Pere qui ha aucune souveraineté ; car les autres personnes comment qu’elles ayent equalité a la personne du Père quant a la divinité, si ont elles, selonc que le filz prist humanité, aucune minorité, de quoy il est escript ou simbole de la foy que Filius est equalis Patri secundum divinitatem, minor Patre secundum humanitatem1008 ; ainsi puet on les .iij. fleurs de lys comparer a la souveraine seigneurie ; desqueles comment que touz demeurent, si se départent elles misterialment en l’onction qui signifie le Saint Esperit ; aussi en forme de columbe voult il aporter la devant dicte ampoule, et ainsi apparut ou baptesme Jhesu Crist, de quoy l’Èglise chante : In specie columbe Spiritus Sanctus visus est ; l’oriflambe vermeille signifie le filz en humanité eslevé en la croix enrougie de son sanc precieux et teinte en vermeille. Dont appert il assez que ceste dignité appartient mieulz a homme que a fame et que le roy d’Angleterre Edoart qui celle erreur a lonctemps tenue, disant que a cause de sa mere il avoit aucun droit au royaume de France, n’estoit mie bien enformé de son fait ; ou, s’il l’estoit, convoitise l’a deceu, et son pechié qui le met et le mettra par le jugement de Dieu a nient. A celui jugement le renvoie mon dit souverain seigneur le Roy Charles le Quint, lequel n’attribue mie a soy les miracles que Dieu fait en son royaume, mais a la bonté et grace de Dieu qui par sa misericorde luy donne cognoissance et entendement de dire ce que disoit David ou psautier par grant devocion : Tu es Deus solus qui facis mirabilia magna et qui facis mirabilia magna solus1009. Et se aucuns qui n’ont mie usé des termes de théologie attribuent a creature ce qui doit estre attribué au Créateur, ce n’est mie merveilles, car on dit bien : tel saint fait miracles et tel guerist de tele maladie. Mais c’est par la vertu de Dieu qui est en eulz et non mie de leurs propres merites, 489 selon ce que dit Saint Bernart ou quart livre a Eugène pape : virtus vero tn sanctis manens ipsa facit opera1010. Si n’ay mie ceste matere cy adjoustée pour contredire a mon maistre Maistre Raoul de Praeles, qui dit en son prologue du livre de la Cité de Dieu que mon dit seigneur fait miracles en sa vie et que ceste puissance li est attribuée qui guerist des escroelles1011. Mais l’ay fait affin que ceulz qui venront apres ou temps a venir, moins soutilz et moins exercitez en science ou avis que n’est mon devant dit Seigneur, n’i prengnent occasion de vaine gloire ou de soy tenir pour sains et faisans miracles. Et pour ce ne fu mie sans cause gravé es coings des monnoies : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat1012. Et de ce a Dieu donné la grace a mon dit seigneur qui a mis son soutil enging a estudier, tant qu’il entent les termes de theologie a son sauvement et a l’onneur de Dieu, et des autres sciences, tant qu’il appartient au gouvernement de son royaume, si comme il appert clerement. Ad ce fist Gervaise le livre de ociis imperialibus pour les nobles aviser1013.

491V.
Le pèlerinage de France à Corbeny après le sacre et le transport de la chasse de Saint Marcoul à Reims

Je groupe ici quelques références relatives aux dévotions des rois de France à saint Marcoul, après le sacre, dont je n’ai pas voulu, plus haut, encombrer mes notes. Sur le sacre de SAINT LOUIS, v. LENAIN DE TILLEMONT, Vie de Saint Louis (Soc. de l’hist. de France), I, p. 429 et suiv. ; fidélité des Parisiens pendant la minorité, JOINVILLE, c. XVI. Il est certain que saint Louis passa à plusieurs reprises à Corbeny, ce qui n’a rien d’étonnant, puisque ce bourg était situé sur une route sans doute assez fréquentée (une ancienne voie romaine) ; on doit supposer qu’il ne manqua pas chaque fois d’y faire ses prières au saint du lieu ; mais le plus ancien de ses passages qui soit attesté par un document est du 28 mai 1248 (Histor. de France, XXI p. 275 j ; pour les autres, voir ibid. 399 c, 400 b, 402 a et g ; LENAIN DE TILLEMONT IV, p. 70 et VI, p. 276, où nov. doit être corrigé en déc. ; IV, p. 126 et 388 ; V, p. 22). Or, en 1248, il y avait certainement longtemps que le pieux roi, conformément à la tradition ancestrale, touchait les écrouelles. CERF, Du toucher, p. 236 et LEDOUBLE, Notice sur Corbeny, p. 193, qui ont reconnu l’impossibilité du pèlerinage aussitôt après le sacre, affirment que Louis se rendit à Corbeny en 1229 (Cerf précise : le Ier déc. 1229). Je n’ai trouvé trace de ce fait ni chez LENAIN DE TILLEMONT, ni dans les Mansiones et Itinera dressés par les éditeurs des Histor. de France, au t. XXI. Même s’il devait être tenu pour établi, saint Louis ne pourrait être considéré comme l’initiateur de la coutume du voyage à Corbeny, car le trait caractéristique de cette 491 coutume est précisément que les dévotions à saint Marcoul devaient avoir lieu immédiatement après le sacre. L’itinéraire de PHILIPPE LE BEL après son sacre est connu par les tablettes du caissier de l’Hôtel ; Histor. de France, XXII, p. 492-493. LOUIS X : le registre de la chancellerie, Arch. Nat. J J 52, fol. 118 v°, n° 229, renferme un acte de ce prince, rendu, au mois d’août 1315 (le mois du sacre), dans un lieu nommé Corberiacum ; les auteurs de l’Itinéraire, publié au t. XXI des Historiens de France, p. 465, proposent la correction Corbeniacum (Corbeny), qui est vraisemblable ; il doit se trouver une autre copie de cet acte — confirmation de la fondation d’un hôpital à Saint-Just in Angelo, par Jean de Clermont sire de Charolais et Jeanne comtesse de Soissons, sa femme — dans le registre placé autrefois sous le n° 51 du Trésor des Chartres et conservé aujourd’hui à Pétrograd, puisque ce registre est un double du n° 52 (v. en dernier lieu H. FRANÇOIS-DELABORDE, Catalogue des actes de Philippe-Auguste, p. lxv) ; je n’ai naturellement pu le voir. PHILIPPE VI n’a certainement pas passé à Corbeny après son sacre : Jules Viard, Itinéraire de Philippe VI de Valois ; Bibliothèque de VEc. des Chartres, 1913, p.89, avec les Additions, Ibid., 1923, p. 168. L’itinéraire de JEAN LE BON établi par M. E. PETIT, Séjours de Jean II ; Bullet. historique et philologique, 1896, p. 587, donne, pour le 30 septembre 1350 (le roi avait été sacré le 26), Cormisiacum. Il faut lire Corbeniacum. En effet, on trouve dans les archives de Saint-Remi de Reims, liasse 190 n° 2, un extrait authentique, fait sur l’ordre des seigneurs [de la Chambre des Comptes], le 28 novembre 1355, du compte de l’Hôtel du terme de Noël 1350, qui est ainsi conçu : de gisto habitatorum villarum de Corbeniaco et de Craonne xxva octobris ceci pro uno gisto quod rex cepit de iure suo apud Corbeniacum supradictum adreditum sacri, die xxxa septembris precedentis, computatum per Renerum Coranci ij xxiij 1. x s. v d. p. Le passage de CHARLES V n’est pas attesté par des documents certains ; on peut l’induire avec quelque vraisemblance de l’ensemble de son itinéraire ; ainsi a conclu M. DELACHENAL, Histoire de Chartes V II, 1916, p. 97. Celui de CHARLES VI est sûr : E. PETIT, Séjours de Charles VI ; Bullet. historique et philologique, 1893, p. 409 ; cf. DOUËT D’ARCQU, Comptes de l’Hôtel des rois de France aux XIVe et XVe siècles (Soc. de l’Hist. de France), p. 6 et 64. De même celui de CHARLES VII, attesté par de nombreux témoignages : cf. ci-dessus, p. 283, n. 1 ; VALLET 492 DE VIRIVILLE, Histoire de Charles VII, II, 1863, p. 102 et de BEAUCOURT, Histoire de Charles VII, II, 1882, p. 234. De même aussi pour LOUIS XI, Lettres, éd. DUPONT (Soc. de l’Hist. de France), XI, p. 4. De CHARLES VIII à FRANÇOIS II, le passage de chaque roi est connu par des témoignages assurés, qui se recoupent les uns les autres. Je me contenterai de renvoyer à GODEFROY, Ceremonial, I, p. 208, 234, 265, 293, 311 ; cf. pour LOUIS XII ci-dessus, p. 284, n. 1 ; pour HENRI II, p. 312, n. 3. Sur les passages de CHARLES IX et de HENRI III, je n’ai rien trouvé mais il n’y a aucune raison de supposer que ces princes aient interrompu la vieille tradition. Il est constant que HENRI IV — sacré à Chartres — ne fit point le pèlerinage de Corbeny. Oudard BOURGEOIS, Apologie, p. 62, affirme qu’il fit sa neuvaine au saint dans le château de St-Cloud, avant d’entrer à Paris ; je ne connais point de texte qui vienne à l’appui de ce renseignement ; dom Oudard Bourgeois, toujours préoccupé de vanter la gloire de son saint, est un informateur assez suspect. Pour LOUIS XIII, GODEFROY, Ceremonial, I, p. 417 ; certificat notarié attestant que le roi a commencé sa neuvaine (29 oct. 1610) aux archives de St-Remi, liasse 190, n° 5. Transport de la châsse de saint Marcoul à Reims lors du sacre de LOUIS XIV : acte de notoriété du 17 juin 1654, liasse 190, n° 14 (le roi a été empêché de se rendre à Corbeny à cause de ses urgentes affaires et de la ruyne et désolation du bourg) ; lettre de sauvegarde du 3 juillet 1654 (dans une collation du 10 juillet de la même année), Ibid., n° 15 (auquel lieu nous aurions fait nostre visite et dévotion si nous n’en eussions pas été empêché par la présente guerre). Sur les ravages exercés par les gens de guerre à Corbeny, en 1642 et 1653 : même liasse, n08 9 et 13. Même transport sous LOUIS XV : H. DIEUDONNÉ, La châsse de Saint Marcoul au sacre de LOUIS XV ; Revue de Champagne, 1911, p. 84 ; cf. ci-dessus, p. 397, n. 2. Sous LOUIS XVI, LEBER, Des cérémonies du sacre, 1825, p. 447 ; cf. ci-dessus, p. 399, n. 2. Du TILLET, dans ses Mémoires et recherches, in-4°, Paris, 1578, p. 147 et suiv., et d’après lui, mais non fidèlement, GODEFROY, Ceremonial, I, p. 1, ont publié la traduction d’un ordo du sacre qui aurait servi à Philippe-Auguste en 1170. M. H. SCHREUER, à la suite de plusieurs autres historiens, dont A. LUCHAIRE, a nié cette attribution ; M. BUCHNER l’a défendue contre lui (bibliographie de cette controverse, 493 Revue historique, CVIII, p. 136). l’ordo mentionne le pèlerinage à Corbeny (DU TILLET, p. 156 ; GODEFROY, p. 11). Il serait donc indispensable pour nous de prendre parti dans la discussion, s’il ne ressortait clairement de l’édition de DU TILLET — tronquée par GODEFROY — que la phrase relative au pèlerinage est une interpolation due à DU TILLET lui-même, lequel a cru bon d’ajouter au texte qu’il avait sous les yeux un développement sur le toucher où il se réfère à Philippe le Bel : pour 1179, l’anachronisme est un peu vif ! Ce n’est du reste pas le seul exemple d’une glose de cette sorte insérée par le bon greffier dans le texte même de l’ordo ; p. 155 on lit une remarque relative au duc de Berry, fils de Jean II. Les conclusions négatives de M. Schreuer me paraissent certaines. Mais pour pouvoir porter sur la date de l’ordo, faussement attribué à Philippe-Auguste, un jugement positif, il faudrait avoir entre les mains autre chose qu’une traduction remaniée.

495Additions et rectifications

I.
Le républicanisme primitif des peuples germaniques

P. 55 et suiv. — Peut-être me reprochera-t-on d’avoir, dans tout ce développement, un peu trop dédaigneusement passé sous silence une théorie jadis célèbre : celle du républicanisme primitif des Germains. Nul n’ignore, en effet, que toute une école d’historiens, allemands pour la plupart, a vu dans la royauté germanique une institution tardive, née, au moins chez les Germains de l’Ouest, du grand bouleversement des invasions. Mais cette conception vaut-elle vraiment la peine d’être discutée en détail ? En tant qu’elle cherche à s’appuyer sur des textes et ne reflète pas seulement les séduisants mirages de l’Aufklärung ou du romantisme, elle repose, en somme, sur un double malentendu. Tout d’abord, la terminologie des écrivains latins est interprétée sans critique ; lorsqu’ils décrivaient la société germanique, ils réservaient volontiers le nom de rex aux chefs de groupements étendus ; pour eux les chefs des petits groupes tribaux n’étaient que des principes) à transposer en français ou en allemand leur langage, sans explication préalable, nous aboutirions tout simplement à un contresens ; au regard du vocabulaire sociologique courant, principes comme reges sont de toute évidence des rois, c’est-à-dire des monarques pourvus d’un prestige héréditaire. J’emploie à dessein le mot d’héréditaire ; car c’est à son propos que les partisans de ce républicanisme rétrospectif commettent leur seconde confusion. Du fait que l’élection jouait certainement un rôle dans la désignation des principes et même des reges, ils inclinent à voir dans les uns comme dans les autres, mais spécialement dans les premiers, des magistrats purement électifs, et, si j’ose dire, des présidents de républiques au petit pied. C’est oublier qu’à côté de la légitimité personnelle, il peut exister une légitimité familiale ; il y a hérédité si le choix du peuple ne s’exerce qu’à l’intérieur d’une famille, toujours la même, douée d’une vertu transmise par le sang ; telle paraît bien avoir été la règle normale chez les anciens Germains. Qu’il me soit permis de renvoyer simplement sur ces questions au beau chapitre de Heinrich BRÜNNER, Königtum und Furstenturn, au tome I de sa Deutsche Rechtsgeschichte (2e édit., 1906, p. 164-175 ; cf. aussi Grundzüge der deutschen Rechtsgeschichte, 7e édit., 1921, p. 14-15), et, pour m’excuser d’avoir été si bref sur un aussi grave problème, de citer, en terminant, l’opinion exprimée tout récemment par un historien, envers qui je ne suis pas suspect d’une trop aveugle complaisance, 496 M. Alfons DOPSCH : Heute kann wohl kaum mehr ein Zweifel darüber obwalten, dass das Königtum bei den Germanen von allem Anfang an vorhanden ist (Wirtschaftliche und soziale Grundlagen der europäischen Kulturentwicklung, t. II, 1920, p. 23).

II.
Les rois francs qualifiés de prêtres

Au texte de Fortunat cité ci-dessus, p. 66, il faut sans doute ajouter la lettre que les évêques réunis au concile d’Orléans de 511 adressèrent à Clovis pour lui communiquer leurs décisions : Quia tanta ad religionis catho-licae cultum gloriosae fidei cura vos excitat, ut sacerdotalis mentis affecfum sacerdotes de rebus necessariis tracturos iu unum collegi iusseritis… (Concilia aevi merovingici ; Monum. Germ., Concilia I, p. 2). Malheureusement le texte n’est pas très clair. Tous les ms. donnent affectum qui a étonné l’éditeur ; il faut probablement supposer une mauvaise graphie pour affectu. Cette interprétation étant admise, toute ambiguïté disparaît ; c’est bien l’esprit de Clovis que les pères du concile ont prétendu qualifier de sacerdotal. Ici le rapprochement avec le style des conciles orientaux (cf. ci-dessus p. 187 n. 3) est extrêmement frappant ; par ailleurs, combien il est intéressant pour l’historien de voir l’épiscopat des Gaules transposer, en faveur du conquérant franc, une terminologie vraiment impériale !

III.
Iconographie de la légende des fleurs de lis

P. 234 et n. 1. — I° Tapisseries du mariage de Charles le Téméraire : substituer à la référence donnée aux Mémoires de Jean de Haynin, celle que voici : Mémoires de Jean, sire de Haynin et de Louvignies, éd. DD. BROUWERS (Soc. des bibliophiles liégeois), Liège 1906, II, p. 25. 2° Œuvres non indiquées ci-dessus : La popularité de la légende dans l’Allemagne du XVe siècle se traduit dans les deux œuvres suivantes : Triomphe de l’Empereur Maximilien, gravé par H. BURGMAIR, éd. de 1796, pi. 105 ; Clovis y est figuré avec un écusson mi-parti, portant à droite trois crapauds, à gauche trois fleurs de lis ; — statue de Clovis, dans la Hofkirche d’Innsbrück (ensemble sculptural du tombeau de Maximilien) ; le roi franc est représenté avec le même écusson mi-parti, mais en sens inverse, les lis étant à droite (cf. K. ZIMMETER, Führer durch die Hofkirche, pl. en face la p. 6) ; la statue fut exécutée sur dessins de Christophe Amberger.

IV.
Le sacre des ducs de Normandie

P. 194, n. 1. — Les indications données ci-dessus sur les manuscrits qui nous ont transmis le rituel de cette cérémonie sont tout à fait erronées et doivent être rectifiées comme on va voir ; je dois d’avoir pu reconnaître et corriger mes erreurs à l’obligeance de M. Henri Labrosse, directeur des Bibliothèques et Archives Historiques de la Ville de Rouen. 497 CHÉRUEL et DELACHENAL n’ont connu le rituel ducal normand que par des copies du XVIIe siècle, et chacun, semble-t-il, par une copie différente : le premier par celle que renferme le ms. conservé aux Archives Municipales de Rouen sous la cote A/38 le second par celle du ms. S I du même dépôt. Pourtant il existe de ce texte une transcription beaucoup plus ancienne. On la lit au fol. 181 du célèbre Bénédictionnaire de Robert de Jumièges, conservé à la Bibliothèque de Rouen sous la cote Y 7 et publié en 1903 par M. H. A. WILSON (The Benedictional of Archbischop Robert ; Bradshaw Soc, XXIV). Le bénédictionnaire lui-même fut rédigé en Angleterre, probablement à Winchester, vers la fin du Xe siècle et apporté en Normandie, à Jumièges, en 1052 par l’archevêque de Canterbury, Robert, exilé à la suite du triomphe de son ennemi, le comte Godwin. Mais les fol. 181 à 183 sont d’une écriture différente de l’ensemble du ms., et notablement plus récente. Il faut sans doute les dater, avec M. Omont (Catalogue général des ms. des Bibliothèques des Départements) Rouen, n° 369) du XIIe siècle. M. Wilson les croit de la fin du XIIIe siècle (op. cit., p. 157 n. 4) ; mais M. Labrosse, après un examen personnel du ms., veut bien me faire savoir que cette date est certainement beaucoup trop basse. Le texte donné par l’éd. Wilson est de tout point conforme à celui de MARTENE, qui n’a pas indiqué sa source. M. Wilson (p. 196) a d’ailleurs fort bien montré que le rédacteur de l’Offlcium ad ducem constituendum a simplement puisé la matière de sa liturgie dans la Consecratio regis anglo-saxonne contenue dans la partie ancienne du bénédictionnaire (p. 140 et suiv. de l’édition). Il composa en somma le rituel du sacre ducal avec des extraits de celui du sacre royal : I° serment du roi : 2° formules liturgiques relatives à la remise de l’anneau et à la remise du glaive ; 3° bénédiction, qui clôt le rituel ducal, mais dans le rituel royal se place avant l’intronisation. Il est instructif de voir ainsi le cérémonial de l’avènement d’un grand feudataire se calquer sur les rites de l’avènement royal ; mais cette copie, à dire vrai, n’est qu’un abrégé ; l’onction, en particulier, reste un acte purement monarchique.

V.
Miracle posthume du Roi Jacques II

P. 393, n. 1. — M. MATTON a publié dans le Bulletin de la soc. académique de Laon, XV (1865), p. 14-22, le procès-verbal, en date du 28 sept. 1703, d’une guérison miraculeuse obtenue par l’intercession de Jacques II ; une jeune fille, hospitalisée à l’Hôtel-Dieu de Fère-en-Tardenois, où on la considérait comme atteinte du mal caducque, aurait été guérie, après avoir fait une neuvaine au pieux roi ; il ressort d’ailleurs très nettement du procès-verbal que sous le nom de mal caducque on avait classé des accidents nerveux, consécutifs à une frayeur ; ils duraient depuis neuf ans.

VI.
Gratia Gratis Data

Plusieurs textes cités ci-dessus (notamment ceux de Félix FABRU, p. 150, de BENOÎT XIV, p. 291 n. 2, de DU LAURENS, p. 343) qualifient le don de 498 guérison, accordé par Dieu à divers princes, de gratia gratis data ou donum gratis datum. En reproduisant et, parfois, en traduisant ces textes, j’ai omis de faire remarquer qu’ils ne sont intelligibles que si l’on a présente à l’esprit une théorie théologique, familière autrefois à toutes les intelligences cultivées, mais aujourd’hui peut-être moins universellement connue : la distinction entre la gratia gratis data et la gratia gratum faciens. La première de ces deux grâces ne modifie point celui qui la reçoit dans son être intime ; elle le rend simplement capable de coopérer, par certains actes, au salut des autres hommes. La seconde est d’un ordre beaucoup plus élevé ; elle rend agréable aux yeux de Dieu la personne qui en est l’objet ; elle l’unit à Dieu, selon les propres paroles de saint Thomas (Summa theol. Ia, IIae, qu. CXI, a. I). Le don du miracle est un exemple classique de gratia gratis data ; les guérisons royales n’étaient qu’une forme particulière de miracle ; d’où les expressions relevées plus haut.

VII.
Les septièmes fils ou filles, la fleur de lis et Saint Marcoul

Livre II, chap. IV, § 3. — Ajouter à ce qui a été dit au texte sur les pouvoirs du septième fils les renseignements suivants, que je classe par pays : HONGRIE : Selon une ancienne croyance répandue à Folso-Boldogfalva (dép. Udvarhely) le septième fils d’une mère, s’il est pieux, qu’il ne jure point et qu’on lui graisse à l’âge de sept ans l’ongle du pouce de la main droite avec de l’huile de pavot, a le don de découvrir les trésors cachés en regardant à travers son ongle devenu transparent. Revue des traditions populaires, XIII (1898), p. 120-121. (Remarquer l’obsession du chiffre sept : septième fils, sept ans). FRANCE. BRETAGNE : Correspondance entre l’intendant et MM. de Breteuil et Malesherbes pour l’exécution des ordres du roi, prescrivant de surveiller un sieur Fouquet, de la paroisse de Lecousse, près Fougères, qui prétend guérir miraculeusement les écrouelles, parce qu’il est né septième garçon de sa famille et qu’il porte au menton une espèce de rieur de lis. Inventaire sommaire des Archives Départementales, Ille et-Vilaine, C206 ; cf. Rev. des trad. Popul., XXI (1906), p. 405. PAYS DE DOL : les septièmes fils, ou septièmes filles portent sur une partie quelconque du corps la fleur de lis, et touchent les écrouelles, aux Quatre-Temps. Si les écrouelles sont mortelles, il ne se passe pas une semaine après l’attouchement sans que le trépas arrive. Rev. des trad. Popul., VIII (1893), P. 374. PAYS NANTAIS et VENDÉE : Le septième fils porte une fleur de lis sous la langue ou sur le bras et guérit toutes sortes de maladies. Rev. des trad. popul., XV (1900), p. 591. BASSE-NORMANDIE : Les septièmes fils ou septièmes filles touchent du carreau. Rev. des trad. popul., XXIV (1909), p. 65. LOIR-ET-CHER : Le plus jeune de sept garçons dans une famille où il n’y a que des garçons, a le don de guérir les humeurs froides [les écrouelles]. On lui donne le nom de Marcou. Rev. des trad.popul., XV (1900), p. 123. 499 Cf. ibid. p. 381, où l’on voit que le Marcou guérit aussi quelques autres maladies. BERRY : On me signale que de nos jours encore, dans un village du Berry, un septième fils exerçait tout récemment — et exerce peut-être encore — son merveilleux pouvoir. Il touchait, semble-t-il, pour toutes sortes de maladies, mais uniquement dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint (on reconnaît là ce caractère spécialement favorable aux guérisons qui, comme il a déjà été noté, distingue le Vendredi et particulièrement le Vendredi Saint). Une clientèle nombreuse accourait vers lui ; elle ne se recrutait pas seulement parmi les pauvres ; une de ces nuits là, me dit-on, on a pu apercevoir à sa porte, outre beaucoup de voitures, une automobile. Enfin, je dois signaler que M. F. DUINE, Rev. des trad. popul., XIV (1899), p. 448, donne, à propos des septièmes fils, le renvoi suivant, que je n’ai pu utiliser : L. MOREL, dans son édition de Macbeth (texte anglais, Paris, Hachette, 1888, p. 226).

VIII.
Additions et rectifications diverses

P. 131. — L’étymologie du nom de David, donnée par frère Guillaume de Sauqueville, est visiblement empruntée à SAINT JÉRÔME, De nominibus hebraicis ; MIGNE, P. L., t. 23, col. 857. P. 132, n. 1. — Bibliographie de Tolomeo de Lucques : il semble être question des écrits politiques de Tolomeo dans J. BAUERMANN, Studien zur politischen Publizistik in der Zeit Heinrichs VII und Ludwigs des Bayern, Breslau [Auszug einer Breslauer Diss.] ; mais je ne connais de cet ouvrage que le très court compte rendu que lui a consacré BUCHNER, Histor. Jahrbuch, XLI (1921), p. 336-337. P. 152. — Dans la traduction du texte d’ALVAREZ PELAYO, 1. 2, substituer aux mots le roi Sanche, ceux-ci : l’illustre roi don Sanche. P. 271. — Culte de Saint Marcoul. Ajouter Blois, église Saint-Nicolas (Revue des traditions populaires, XV, 1900, p. 123). P. 206, n. 1. — Sur l’histoire de la communion sous les deux espèces, on peut voir maintenant le résumé mis par G. CONSTANT en tête de son ouvrage intitulé Concession à l’Allemagne de la communion sous les deux espèces (Biblioth. des Ecoles de Rome et d’Athènes, fasc. 128), 1923, p. 1 et suiv. ; indications très brèves sur la communion impériale et royale, p. 7, n. 1 et 6 ; M. Constant paraît croire, certainement à tort, que les rois de France, dès la bulle de Clément VI, n’usèrent du calice que le jour de leur sacre ; sur la concession de la communion sub utraque à Maximilien II, ibid., p. 153. P. 225, n. 3. — Sur les faux de Hincmar, il eût fallu renvoyer aussi à E. LESNE, La lettre interpolée d’Hadrien Ier à Tilpin et à l’église de Reims au IXe siècle ; Le Moyen Âge, 1913, p. 325 et 389. P. 279 et n. 2. — C’est par erreur que j’ai donné comme étant en Alsace Saales, Bourg et Bruche ; ces localités, ayant été annexées par l’Allemagne en 1871, font aujourd’hui partie du département du Bas-Rhin ; mais elles sont en réalité lorraines ; sous l’Ancien Régime, elles étaient comprises dans la Lorraine ducale. 500 P. 358. ligne 16. — Je n’ai pas retrouvé dans CELSE le passage auquel fait allusion FORCATEL. Il est probable que les références de cet inventif jurisconsulte ne doivent point être tenues pour articles de foi. P. 360, n. 3. — Quelques chiffres de malades touchés, relatifs à Louis XIII, sont donnés d’après la Gazette de France dans la Revue des traditions populaires, XVII (1902), p. 417. P. 370, — Attitude de la royauté française vis-à-vis des septièmes fils. Rapprocher des mesures prises par l’archevêque de Bordeaux, la correspondance du XVIIIe siècle signalée ci-dessus p. 498 ; j’en ai trouvé l’indication trop tard pour pouvoir, à temps, m’en procurer copie. P. 422. — Parlant de Georges BULL, dont je cite un sermon, j’aurais sans doute bien fait d’indiquer l’époque exacte où a vécu ce théologien, qui connut jadis une réputation européenne, mais dont le nom aujourd’hui est bien oublié ; l’édition dont je me suis servi et qui est indiquée en note se trouve être de 1816, ce qui pourrait induire en erreur ; G. Bull naquit en 1634 ; il mourut en 1710 ; ses sermons n’ont été publiés qu’après sa mort. P. 455- — Charles II touchant les écrouelles. On trouvera dans la Revue Historique, t. 119 (1915), p. 431, un compte rendu de l’édition de l’History of England de MACAULAY, procurée par les soins de C. H. FIRTH (t. IV, V et VI), d’où il ressort qu’une des planches de cette édition montre Charles II touchant les écrouelles. Je n’ai pu voir moi-même l’ouvrage ; il s’agit, selon toute vraisemblance, d’une reproduction d’une des œuvres classées ci-dessus sous les nos 12 et 13. Par ailleurs, aux reproductions du n° 13 indiquées ci-dessus, il convient d’ajouter celle que Chr. BARFOED a donné dans son Haands-Paalaeggelse en face la p, 72. P. 469. — Diadème et couronne. — D’après M. J. MAURICE [Bulletin de la soc. nationale des Antiquaires, 1921, p. 233), la couronne articulée avec cabochons et pendeloques, par opposition au diadème des rois d’Orient et de Dioclétien, eût été introduite dans l’Empire romain par Constantin le Grand, à l’imitation des rois d’Israël ; elle serait devenue l’insigne des empereurs, par opposition au diadème, resté l’insigne des Césars. D’elle dériverait la couronne des rois de France. P. 478. — Sur Jean GOLEIN, il y aurait eu lieu de renvoyer à la bibliographie donnée par A. MOLINIER, Les sources de l’histoire de France, IV, n° 3344 noter que la référence à Ant. Thomas, Mél. [d’archéologie et d’histoire] de l’école de Rome… II, 455, est sans objet.

Index alphabétique
des noms propres et des principaux noms de matière

Le présent index renferme, en principe, tous les noms propres, de personnes ou de lieux, cités au cours de l’ouvrage. Toutefois ont été laissés de côté : 1° quelques noms géographiques qui reviennent avec trop de fréquence pour que des renvois aux pages où ils reparaissent si souvent puissent être, pratiquement, d’une utilité aucune : ANGLETERRE, EUROPE, FRANCE, GAULE, GRANDE-BRETAGNE, MANCHE ; 2° les noms des auteurs des ouvrages cités, comme références, dans les notes ou dans la bibliographie en tête du volume, ainsi que les noms de personnes ou de lieux qui figurent dans les titres de ces mêmes ouvrages ; bien entendu, les auteurs mentionnés dans les notes trouvent place dans l’index lorsque leurs opinions ont été discutées ou du moins exposées avec une certaine ampleur. Les noms désignant les grandes dynasties, anglaises ou françaises, tels que MÉROVINGIENS, CAROLINGIENS, CAPÉTIENS, VALOIS, BOURBONS, PLATAGENETS, TUDORS, STUARTS n’ont été retenus que pour les passages — s’il s’en trouvait — où l’histoire de la dynastie en question reçoit quelque éclaircissement (par exemple, les Capétiens pour le passage relatif à leur avènement) ; les pages où ces noms sont simplement mentionnés n’ont pas été relevées. Pour les noms propres de personnes, le renvoi devra être cherché : I° s’il s’agit d’un personnage antérieur au XVIe siècle, au prénom ; 2° s’il s’agit d’un personnage de date plus récente, au nom de famille. Les noms géographiques désignant les habitants d’un pays ou d’une ville doivent être cherchés au nom du pays ou de la ville mêmes ; par exemple il n’y a point d’article BORDELAIS, mais un article BORDEAUX, point d’article ECOSSAIS, mais un article ECOSSE. Les formes latines, anglaises ou françaises anciennes des noms ont été relevées seulement dans les cas où leur traduction pouvait présenter quelque difficulté. Quant aux noms de matière, j’ai systématiquement exclu ceux, tels que ÉCROUELLES, ANNEAUX MÉDICINAUX, MIRACLE, ROYAUTÉ, etc. qui s’appliquaient à des sujets traités tout le long du livre ou peu s’en faut ; pour se renseigner sur ces sujets, c’est le livre d’un bout à l’autre, ou du moins par fortes tranches, qu’il est nécessaire de lire ; la table fournit l’orientation nécessaire. Cette première élimination une fois faite, je n’ai eu, pour le choix des renvois, d’autre règle que de chercher à me représenter ce qui pouvait 502être utile au plus grand nombre des lecteurs. Un pareil travail comporte inévitablement une large part d’arbitraire. Je ne pense pas qu’il faille s’en effrayer. L’horreur du risque et de la responsabilité n’est pas en érudition plus qu’ailleurs un sentiment bien recommandable. Les Additions et Rectifications n’ont pu être que partiellement indexées.

AARON, grand-prêtre : p. 73-74. ABBEVILLE, Somme : église Saint-Pierre, p. 272 ; — église Saint-Wulfran, p. 287 ; 456 n° 15. ABBON de Fleury, écrivain : p. 80. ABERDEEN, Écosse : évêques, p. 144, n. 5. ABRAHAM : p. 66. Abraxas, formule magique : p. 168. ABSOLUTION : donnée par Charlemagne, dans la Chanson de Roland, p. 208-209 ; — par les laïques, p. 209 n. 1. ACHÈRES, Seine-et-Oise, canton St-Germain-en-Laye : camp, p. 364 n. 3. ACQUAPENDENTE (Fabrizio d’), médecin : p. 118 n. 2. ADALARD, abbé de Corbie : p. 65 n. 2. ADALBÉRON, archevêque de Reims : p. 80. ADAM DE LA HALLE, poète : p. 250 ; 251. ADAMAN, abbé d’Iona : p. 468. ADDOU-NIRARI, prince syrien : p. 67. ADOUR, rivière : p. 107. ADRIEN (saint) : p. 274 n. 6 ; 280 n. 1. ADRIEN II, pape : p. 202 n. 1 ; 465. ADRIEN, empereur : guérison miraculeuse opérée par lui, p. 63. AENEAS PICCOLOMINI : voir PIE II. Affiches (Registres d’) : p. 361 n. 2 ; 362. AGNÈS, sœur cordelière, de Bordeaux, touchée par Philippe le Bel : p. 106 n. 4. AGNÈS d’ELBEUF : malade touchée par Philippe le Bel, p. 106. AGRIPPA (Cornelius), écrivain : p. 296 ; 298. AIGLE : légende relative à l’aigle romaine, p. 485-486. AILRED DE RIEVAULX, hagiographe : p. 43-44 ; 49 n. 1 ; 162. AISNE, rivière : p. 263 ; 268 ; 271 ; 281 ; 303. AIX-LA-CHAPELLE, Allemagne, Prusse, Prov. Rhénane : p. 239 ; — chapitre, p. 201 n. 1. ALAMANS, peuple germanique : p. 234 n. 4. ALBANO, Italie, prov. de Rome : P- 394 n. 5. ALBERT DÜRER : p. 452. D’ALBON (Claude), écrivain : p. 19 ; 346 ; 352. ALBRECHTSTAL : p. 150-151 (voir Val de Ville). ALEXANDRE IV, pape : p. 197 ; 199 n. 2. ALEXANDRE, roi d’Ibérie : p. 254 n. 2. ALEXANDRE LE GRAND, roi de Macédoine : p. 30 ; 482. ALEXANDRIE, Egypte : p. 63. ALEXIS III L’ANGE, empereur : p.475. ALIGRE (Charles d’), abbé de Saint-Riquier : p. 287. ALLEMAGNE : onction royale et couronnement : p 471-473 ; — popularité des anneaux médicinaux, p. 326 ; — popularité du toucher anglais, p. 108 ; 378 ; — popularité du toucher français, p. 363 ; — pouvoir guérisseur des princes, p. 149-151 ; — septièmes fils, 294 ; 297 ; — signe royal, 251 ; 252-253 ; 255 ; — succession royale, p. 217 ; — citée, p. 58 ; 72 ; 127 ; 193 ; 249 ; 251 ; 252 n. 2 ; 297 ; 486 (voir aussi EMPIRE romain, gouverné par des souverains allemands). ALPES : 109 ; 363 ALPHONSE XI, roi de Castille : p. 151. [503] ALSAC : p. 150 ; 279 ; 499. ALVAREZ PELAYO, écrivain : p. 143 ; 147 ; 151-152. AMALES, dynastie royale gothique : AMBERGER(Christophe), peintre : p. 496. AMBROISE (saint) : p. 202. AMÉNOPHIS IV, Pharaon : p. 67. AMIENS, Somme : cathédrale, p. 162 n. 3 ; 164 n. 1 ; — diocèse, p. 272 ; — église St-Firmin, p. 274 ; — palais épiscopal, p. 317. AMMIEN MARCELLIN, écrivain : p. 58. AMPOULE (Sainte) : p. 33 ; 78 n. 2 ; 135 ; I36 n. 1 et 2 ; 200 n. 2 ; 223 ; 224-229 ; 234 ; 236 ; 243 ; 244 ; 331 ; 342 ; 356 ; 357 ; 480-482 ; 487 ; cf. p. 133 ; 220 ; 327 ; 345 ; 368 ; 486. AMYOT (Jacques), écrivain : p. 311 et n. 1. AMYRAUT (Moyse), pasteur : p. 367-368. ANAGNI, Italie, prov. de Rome : attentat, p. 110. ANASTASE, empereur : p. 64 n. 1. ANASTASE LE BIBLIOTHÉCAIRE : p. 463-464. Ancre : marque familiale des Séleucides, p. 253-254 ; 301 n. 2. ANCYRE, Asie-Mineure (aujourd’hui, ANGORA) : concile, p. 198 ; 475. ANDELYS (LES), Eure : p. 279 n. 5. ANDRÉ LAURE, abbé du Mont-Saint-Michel : p. 145 ; 450 n° 2. ANDRÉ DE LA VIGNE, écrivain : p.313. ANDREA DI BARBERINO, écrivain : p. 249. ANDRONIC III PALÉOLOGUE, empereur : p. 474. Angel, pièce de monnaie anglaise : p. 113-114 ; 320-322 ; 338 ; 369 ; 377 ; 443. ANGER, Maine-et-Loire : p. 273 ; — cathédrale, p. 273 n. 2 ; — chapitre, p. 274 ; — diocèse, p. 279 n. 6 ; — église St-Michel du Tertre, p. 273 n. 2. ANGLO-SAXONS : conception de la royauté, p. 55 ; 61-62 ; — onction et cérémonial du sacre : p. 69-70 ; 73 ; 464-467 ; 470 ; 471 n. 1 ; — généalogies royales, p. 56 et n. 2. ANGOULÈME, Charente : p. 314 n. 4. ANJOU (maison d’) : p. 131-134 ; 155 ; 223 ; 279. ANJOU (François, duc d’) : p. 414. ANNE, reine d’Angleterre : p. 177 ; 390-391 ; 457 n° 17. ANNE D’AUTRICHE, reine de France : p. 274 ; 306. Anneau : dans le cérémonial de l’avènement des ducs d’Aquitaine et de Normandie, p. 194 ; 497. Anneaux magiques : p. 165-176 ; 390 n. 4. ANONYME DE PASSAU (l’), écrivain, p. 353 n. 2. ANONYME D’YORK, écrivain : p. 84, 94 ; 126-127 ; 189-190 ; 213 ; 217. ANSEAU CHOQUART, envoyé de Charles V : p. 136. ANSELME, DE LIÉGE, écrivain : p.188- 189. Antiquité classique : pouvoir guérisseur des rois, p. 59 a. 2; voir aussi au mot : empereurs. ANTOINE (saint) : p. 123. ANVERS, Belgique : p. 104 n. 3 ; 274 ; — Musée Plantin, p. 234 n. 4. APOLLON : p. 253. AQUILÉE, Italie, Istrie : archevêque, p. 74 n. 2. AQUITAINE : ducs, cérémonial de leur avènement, p. 194 ; — citée, p 97 n. 1 ; 104 ; 241. ARABES (médecins) : p. 115. ARABIE : pouvoir guérisseur de certaines familles, p. 59 n. 2 ; 84-85. ARAGON : onction royale, p. 195 n. 1 ; 460 n. 1 ; — pouvoir guérisseur des rois, p. 153-155. ARCHELANGE, Jura, cant. Rochefort-sur-Nenon : p. 274. ARDENNES : p. 272 ; 278 n. 1 ; 382 ; 423 n. 2. [504] ARGENSON (le marquis d’) : p. 400 ; 426. ARGENTILLE, femme de Haveloc le Danois : p. 257 n. 1. ARGONNE : p. 272. Argument ex silentio : sa valeur en certains cas, p. 35. ARLES [leBlanc], Bouches-du-Rhône : cimetière des Aliscamps, p. 484 ; 485 n. 1. Armacanus (Alexander Patricius) : p. 366 (voir JANSENIUS). ARMÉNIE : onction royale, p. 475 n. 2. ARNAUD DE VILLENEUVE, médecin : p. 28 n. 1 ; 118. ARNULF, roi d’Allemagne : p, 471 ; 472. ARRAS, Pas-de-Calais : p. 273 ; 278 n. 2 ; 458 n° 22 ; — église Sainte-Croix, p. 273 n. 4 ; 288 ; 458 n° 22 ; — évêque, p. 211-212. ARROY (Bésian), écrivain : p. 148 ; 355. ARTOIS : p. 106. ASES, nom divin : p. 55-56. ASTURIES, province espagnole : p. 109 n. 1. ATHALARIC, roi des Ostrogoths : p. 56. ATHANASE (symbole d’) : p. 488 et n. 1. Attrapa, formule magique : p. 168. AUBINEAU (Léon), écrivain : p. 402 ; 24 n. 1. AUBRY, curé de Saint-Jacques de Reims : p. 291. AUGSBOURG, Allemagne, Bavière : évêque, p. 472. Auguste, titre impérial romain : p. 64 et n. 1 ; p. 65. AUGUSTE, empereur : p. 203 ; 485. AUGUSTIN (saint) : p. 159 ; 196. AUMONT, peut-être Jura, cant. Poligny : p. 384 n. 1 ; — maison d’—, p. 384. AURAYM Morbihan : p. 279 n. 7 ; 290 n. 2 ; 426. AUTRICHE (empereur d’) : privilège eucharistique, p. 205. AUTRICHE (ducs d*—ou maison d’—), voir Habsbourg. AUVERGNE : p. 208 ; 279 ; 351. AUXERRE, Yonne : p. 279 n. 8. AUXERROIS : p. 279. AUXILIAIRES (les QUATORZE), groupe de quatorze saints invoqués contre les maladies, spécialement en Allemagne : p. 280. Avènement (cérémonial de V) : chez les Mérovingiens, p. 62 et n. 2 ; — chez les grands feudataires français, p. 194 et Additions et Rectifications, p. 496 ; — en Dauphiné, p. 194 ; — en France, p. 218-219 (voir aussi aux mots : anneau, bannière, couronne, éperons, glaive, onction, sceptre, vêtements). AVIGNON, Vaucluse : p. 118 ; 392 ; 393 n. 1 ; 394 ; 427. AVITUS (saint), évêque de Vienne : p. 56 n. 2. AVRANCHES, Manche : évêque : voir JEAN d’ — ; — martyrologe, p. 267 n. 2. BAAR- SCÉBAH, localité biblique : p. 242. BABILONIUS, nom supposé d’un moine de St-Cyprien de Poitiers : p. 241 n. 1. BABUT (E.-Ch.), érudit : opinion citée, p. 350 n. 3. BAEDORF, érudit : opinion discutée, p. 267 n. 1. BAILLET (Antoine), septième fils : p. 281 n. 1 ; 305-307. BAILLEUL (famille de) : p. 381-382. BAILLEUL (Jean de) : p. 381. BAILLEUL (Nicolas Ier de) : p. 381. BAILLEUL (Nicolas II de) : p. 381-382 et 382 n. 1. BAINS DE LUCQUES (Bagni di Lucca), Italie, Toscane : p. 393 n. 1. BALAAM : personnage biblique, p. 30 ; 366. BALE, Suisse : concile, p. 214 n. 1. [505] BALHAM, Ardennes, cant. Asfeld : p. 272. BALIGANT, émir sarrazin, dans la Chanson de Roland : p. 208. BALTHASAR, Roi-Mage : voir Bastasar. BALZAC (Jean-Louis Guez de), écrivain : p. 346 ; 355. Bannière : dans le cérémonial de l’avènement des ducs d’Aquitaine et de Normandie, p. 194 ; — des églises, p. 235 n. 2 ; — fleurdelisée, p. 235 ; s8s ; 485 ; 487-488 ; — de la ville de Rome, p, 485-486 (voir aussi Oriflamme). BANOU-SINAN, famille arabe : p. 85 n. 1. BANQUO, personnage de Macbeth : p. 339. BAPTÊME : voir eau. BARBIER (Josué), écrivain : p. 363 ; 367 ; 414 ; 422. BARCELONE, Espagne : p. 153 ; 313. BARROIS : p. 278. BARTHÉLEMI L’ANGLAIS, écrivain : p. 233. BARTHÉLEMI DE ROYE, chambrier de France : p. 230 ; 231 n. 2. Bas-Empire : p. 350. BASILE Ier LE MACÉDONIEN, empereur : p. 463 ; 474. Bastasar, forme du nom du Roi-Mage Balthasar : p. 168. BATH, Angleterre, Somerset : p. 389 n. 3. BATIFFOL (Mgr.), érudit : opinion discutée, p. 63 n. 3. Baudoyn comte de Flandre (le livre de), roman d’aventures : p. 247 n. 7. BAYEYX, Calvados : p. 262 ; 269 n. 3 ; — diocèse, p. 279 n. 5 ; — martyrologe, p. 267 n. 2. BEAUCE : p. 299 ; 421. BEAUDOIN DE FLANDRE, empereur : p. 473. BEAUVAIS, Oise : évêque, p. 212. BECKETT (William), médecin : p. 393 ; 417 ; 418. BEDFORD (le duc de) : p. 234. BÉGON, personnage de la chanson de Garin le Lorrain : p. 90 n. 1. BELLARMIN (le cardinal) : p. 354 ; 365. BÉNÉDICTION, par le roi : p. 94 ; 208- 210. BENOÎT (saint) : p. 123. BENOÎT XIV, pape : p. 291. BENOÎT DE PETERBOROUGH, auteur supposé d’une chronique : p. 221 n. 2. BÉARNAIS (le) : p. 342 (voir Henri IV). BÉRANGER, écrivain : p. 404. BÉRENGER DE FRIOUL, empereur : p. 74. BERKS (comté de), Angleterre : p. 166. BERNARD (saint) : p. 190 n. 2 ; 197 ; 483 ; 489. BERNARD DE GOURDON, médecin : p 116 ; 118 ; 146. BERNARDIN DE SIENNE (saint) : p. 167. BERRY : p. 235 n. 2 ; 279 ; 294 ; 384. BERRY (Jean duc de) p. 480 n. 1 ; 493- BERTIN, secrétaire d’État : p. 400 ; 401. BERTRADE DE MONTFORT, reine de France : p. 31. BESALU, Espagne, Catalogne : collégiale, p. 304. BETHSAÏDA, localité biblique : p. 422. BEUTER (Anton), écrivain : p. 360 n.2. BEUVE DE HANTONE, personnage de romans auxquels son nom sert de titres : p. 247 ; 248 ; 249 ; 257. BÉZIERS, Hérault : p. 357. BIALON, commune Messeix, Puy-de-Dôme, canton Bourg-Lastic : p. 250. BIGNON (Jérôme), écrivain : p. 148 ; 347. BIGORRE : p. 106 ; 107. Biographe (le), auteur anonyme d’une Vie de saint Édouard le Confesseur : p. 44 ; 47 ; 91. BIRD (John), écrivain : p. 376. BISACCIA, Italie, Campanie : évêque, p. 15-16 ; 22. BISCAYE, province espagnole : p. 294 ; 297 ; 3°°- [506] BJÖRN, chef normand : p. 263 n. 1. BLACKMORE (Sir Richard), médecin : p. 390 n. i. BLATHON (Jacquemart), maçon, de Tournai : p. 273 n. 1. BLAYE, Gironde : église Saint-Romain, p. 485 n. 1. Bœufs : voir Chariots. BOHÊME : rois, p. 197 ; 199 n. 2. BÖHMER (H.), érudit : opinion discutée, p. 259 n. 1. BOISGAUDRE : voir Gaudre. BOISSONNADE (P.), érudit : opinion discutée, p. 208 n. 3. BOLOGNE [la Grasse], Italie : p. 109 ; 313 ; 364 ; 415 ; 455 n° 11. BONAUD DE SAUSET (Jacques), écrivain : p. 416. BONIFACE VIII, pape : p. 109 ; 216. Bononia Crassa : p. 109 n. 3 (voir Bologne). Book of common prayer : p. 370 ; 376 n. 2 ; 391-393- BORDEAUX, Gironde : p. 104 ; 106 ; 107 ; — archevêque, p 370 ; — église St-Michel, p. 370 n. 3. BOSPHORE : p. 64. BOSSUET : p. 299 ; 302 n. 1 ; 329 ; 345 ; 347 n. 2 ; 352 ; 355-356. BOUCHER (Jean), prochancelier de Paris : p. 341 n. 1. BOUCLIER : élévation sur le, — p. 62 n.2 BOUILLON (Michel), peintre : p. 287 ; 456 n° 16. BOURBON (Pierre Ier, duc de) : p. 480. BOURG, commune Bourg-Bruche, Bas-Rhin, cant. Saales : p. 279 n. 2 ; 499. Bourg-le-Namur, localité du Dau-phiné, non identifiée : p. 279 n. 12. BOURGEOIS (Oudard), prieur de Corbeny : p. 270 n. 2 ; 287 ; 289 ; 292 ; 305-306 ; 357 n. 1 ; 492. BOURGES, Cher : archevêques, p. 192 ; — diocèse, p. 279 n. 9 ; — duc légendaire, p. 247 ; — le roi de — t, p. 250 (voir CHARLES VII). BOURGIN (G.), érudit : opinion discutée, p. 31 n. i. BOURGOGNE : p. 106 ; 273 : 274 n. 1 ; 279 ; 384 ; — ducs, p. 206 n. 1 ; — royaume, onction royale, p. 471 ; — septièmes fils, p. 294 n. 8. BOUVINES, Nord. cant. Cysoing : bataille, p. 209 ; 230 n. 2. BOYLE (Robert), savant : p. 384. BRABANT : p. 272 ; 288 ; 290 ; — duc, p. 241. BBRADWARDINE, voir THOMAS. BRÉDA, Hollande, Brabant : p. 376. BRETAGNE : p. 106 ; 107 ; 279 ; — États de la province, p. 383 ; 384 ; 426 ; — 7e fils. p. 498. BRISTOL, Angleterre : p. 427 n. 1. BRODEAU (Jean), écrivain : p. 415 n.i. BROWNE (John), médecin : p. 321 ; 376-379 ; 385 ; 409 ; 421 ; 422 ; 423. BRUCHE, commune Bourg-Bruche, Bas-Rhin, cant. Saales : p. 279 n. 2 ; 499. BRUXELLES, Belgique : église Notre-Dame du Sablon, p. 274 ; — Palais, p. 234 n. 4 ; 325 n. 3. BÜCHNER (M.), érudit : opinion discutée, p. 492-493. BUCILLY, Aisne, cant. Hirson : p. 401 n. 2. BUDÉ (Guillaume) : p. 326-327. BUEIL, Indre-et-Loire, cant. Neuvy-le-Roi : p. 273. BUGAIN (Jeanne), malade touchée par Louis XIV : p. 426. BULL (Georges), théologien : p. 422 ; 500. BURGMAIR (H.), graveur : p. 496. BURGONDES : conception de la royauté, p. 58 ; cités, p. 360 n. 1. Bus, localité non identifiée : p. 278 n.4 BYZANCE : canonisations impériales, p. 62 n. 1 ; — caractère sacerdotal de l’empereur, p. 72 n. 2 ; 187 n. 3 ; 202 ; — communion de l’empereur, p. 207 ; — couronnement, p. 70 ; 469 ; — empereur assimilé à un diacre ou à un ϑεποτάτοϛ, p. 202 ; — [507] empereur mentionné dans la légende de l’oriflamme, p. 236, ‘484 ; — onction impériale, p. 65-66 ; 198 ; 460 ; 473-477 ; 480 ; — patriarches, p. 70 (voir aussi PHOTIUS, POLYEUCTE) ; — religion impériale, p. 63-66 ; —synode, p. 187 n. 3 ; — citée, p. 63 ; 464 ; 485. CADMUS, héros grec : p. 253. CADURC, chancelier de France : p.192. CAÏPHE : p. 30 et n. 2. CALAIS, Pas-de-Calais : p. 323 ; 324 n.I CALCAGNINI (Celio), écrivain : p. 329 ; 413 ; 415. CALCAGNINI (Thomas) : p. 415 n. 2. CALEMBOURS : leur rôle dans le culte des saints, p. 266. CALIXTE II, pape : p. 485 n. 1. CALVIN : p. 329 ; 352. CALVINISME : p. 331 ; 340. Camerarius : p. 252 (voir KAMMERER). CAMERINO, Italie, Marches : évêque, p. 336 n. 3. CAMPANELLA, philosophe : p. 416 n. 2. Canonisations : impériales (à Byzance), p. 62 n. 1 ; —royales, p. 61-62 ; 246. CANTERBURY, Angleterre : p. 240 n. 2 ; — archevêques, voir DUNSTAN, RICHARD, ROBERT DE JUMIÈGES, SANCROFT, THOMAS BECKET, THOMAS BRADWARDINE. CANTO (Charles), crieur juré : p. 362 (reproduction). CAPÉTIENS : avènement de la dynastie, p. 79-82 ; 156 ; cf. p. 54. CARAN, localité biblique : p. 242. CARDAN (Jérôme), écrivain : p. 329 ; 415. CARENTOIR, Morbihan, cant. La Gacilly : p. 271. CARIULPHE (saint) : p. 270. CARLISLE, Angleterre, Cumberland : Thomas Smith, évêque de — : p. 389 n. 3. Carlo ma n, roi des Francs : p. 75 ; 467. CARLOS DE VIANE (don), infant d’Aragon et de Navarre : p. 153-154. CARNAVON, Pays de Galles : p. 102. CAROLINGIENS : avènement de la dynastie, p. 68-69 ; cf. p. 54 ; 81 ; — chute de la dynastie, p. 79-80 ; — emploi à l’époque carolingienne de l’ancienne terminologie impériale romaine, p. 63-64 ; — légende carolingienne, influence sur les idées monarchiques, p. 209-210 ; — littérature de l’époque carolingienne, p. 34 ; — théories politiques de l’époque carolingienne, p. 36, 64 n. 2. CARR (Richard), médecin p. 429. Carreau, maladie abdominale : guérie par les membres de la famille de Coutance, p. 384 n. 1 ; — par les 7es fils ou filles, p. 303 n. 1 ; 498. CARTE (Thomas), écrivain : p. 292, n. 2 ; 393-394 ; 427- CASTELLI (le P. Cristoforo di) voyageur : p. 254 n. 1. CASTILLE : pouvoir guérisseur des rois : p 151-152 ; 155 CATALOGNE : députés et révolte, p. 153 ; — influence française, p. 154 ; 365-366 ; — septièmes fils, p. 294 ; 297 ; 300 ; 303-304. CATHERINE (sainte), d’Alexandrie : emblème, p. 300 ; — parents de Ste-Catherine, p. 175 ; 300 ; 302 ; 304 n. 2 ; 382. CATHERINE DE MÉDICIS, reine de France : p. 414. CATHERINE DE SCHWARZBOURG, dame allemande : p. 326 ; 330. CAUCHIE (Mgr.), érudit : opinion discutée, p. 122 n. 1. CAUDAT, roi légendaire : p. 232 n. 1. CAUX (le Pays de) : p. 381. Cecile : p. 203 n. 1 (voir SICILE). CIGAULT (Vincent), écrivain : p. 355. Célibat des prêtres : p. 259-260. CELLINI (Benvenuto) : p. 326. CELSE, médecin : p. 358 ; 500. CELTIQUES (pays) : onction royale, [508] p. 460 ; 467-469 ; — rite (païen) de l’avènement royal, p. 242. CENEAU (Robert), écrivain : p. 289 ; CERF (l’abbé), érudit : p. 405. CERIZIERS (le P. René de), écrivain : p. 301. CHALCÉDOINE, ville de Bithynie : concile, p. 187 n° 3 ; 350. CHALONS-SUR-MARNE, Marne : intendant et généralité, p. 400 ; 401 n. 2. Chambre des Communes : voir Parlement. Chambre étoilée : p. 371. Chambre des Lords : voir Parlement. Chambrier (le Grand) : p. 275. CHAMP (le P. de), confesseur de Louis XIV, par intérim : p. 398 n. 1. CHAMPAGNE : p. 106 ; 278 ; 314 ; 400. Chanson de Roland : p. 208-210 ; 235-236 ; 244 n. 3 ; 485 n. 1. Chansons de geste : patriotisme et loyalisme vassalique dans les — p. 244 n. 3 ; — théories sur leur origine, p. 254-255. Chapelain : étymologie du mot, p. 479, 483. CHAPPE (Estienne), trompette : p. 362 (reproduction). CHARCOT, médecin : p. 417 ; 419. Chariots attelés de bœufs : p. 60 n. 1. CHARLEMAGNE : attitude vis-à-vis de l’ancienne religion impériale, p. 64 ; 354 n. 1 ; — onction et couronnement, p. 66, 69-70 ; 463-464 ; 466 ; 467 ; 469 ; — légende, p. 208-210 ; 234 n. 5 ; 235-236 ; 239 ; 240 n. 2 ; 244 n. 3 ; 247 ; 479-481 ; 484 ; 485 ; 486 ; 487 ; — surnommé David, p. 69 n. 1 ; — traité de roi et prêtre p. 74 ; cf. p. 75 ; — cité p. 71 ; 80 ; 123. CHARLES : p. 73 ; 123 ; 236 (v. CHARLEMAGNE). CHARLES LE CHAUVE, roi de France et de Lorraine, et empereur : p. 70 ; 71 ; 73 et n. 1 ; 75 n. 1 ; 225 ; 467 ; 469 ; 470 ; 471. Charles le Chauve, roman d’aventures : p. 196 ; 220 ; 247 n. 8. CHARLES LE GROS, empereur : p. 80. CHARLES IV, empereur : p. 203. CHARLES QUINT, empereur : p. 252 ; 325 ; 355. CHARLES Ier, roi d’Angleterre : p. 296 ; 298 ; 322 n. 1 et 2 ; 339 et n. 1 ; 349 ; 369-375 ; 379 n. 1 ; 385 ; 393 ; 396 ; 401 ; 421 n. 3 ; 425 ; 426. CHARLES II, roi d’Angleterre : p. 138 ; 175 ; 221 n. 3 ; 321 n. 3 ; 333 n. 4 369 n. 1 et 2 ; 375-379 ; 384 ; 392 ; 421 ; 443-445 et 443 n. 2 ; 455 n° 12 et 13 ; 500. CHARLES-EDOUARD, Prétendant à là couronne d’Angleterre : p. 394-395. CHARLES III le Simple, roi de France. 263-264 ; 270 ; 281 n. 1 ; 304, CHARLES V, roi de France : p. 130 ; 134-140 ; 168-169 ; 197-98 ; 203 ; 204 ; 206 n. 1 ; 210 ; 221 ; 222 ; 223 ; 232-233 ; 236 et n. 2 ; 243 ; 258 ; 269 n- 5 ; 433 ; 478 ; 479-481 ; 491. CHARLES VI, roi de France : p. 91 ; 213 ; 219 ; 423 ; 491. CHARLES VII, roi de France : p. 95 ; 140 ; 143 ; 212-213 ; 236 n. 3 ; 237 ; 250 ; 251 n. 1 ; 282 ; 357 n. 2 ; 491. CHARLES VIII, roi de France : p. 96 ; 269 n. 5 ; 283 ; 284-285 ; 310 ; 312-313 ; 314 ; 423, 433 ; 492 ; — son livre d’heures, p. 316 n. 1. CHARLES IX, roi de France : p. 310-3n ; 317 ; 492. CHARLES X, roi de France : p. 399 n. 3 ; 401-405 ; 424 ; 428 n. 1. CHARLES 1er d’ANJOU, roi de Naples : P- 132-133 ; 155 ; 250 ; 251. CHARLES II, roi de Naples : p. 133 n. 1. CHARLES MARTEL : p. 62 ; 68 ; 360 n. 2. CHARLES, fils aîné de Charlemagne : p. 464. CHARLES LE TÉMÉRAIRE, duc de Bourgogne : p. 234 n. 4 ; 496. CHARLES DE FRANCE, frère de Louis XI : p. 194 n. 1. [509] CHARLES DE TARENTE, prince angevin : p. 132. CHARLIEU, Loire : p. 279 n. 11. CHARRAY-[EN-DUNOIS], Eure-et-Loir, cant. Cloyes : f. 271. CHARRON (Pierre), écrivain : p. 359 n. 2 ; 360 n. 2. CHARTRES, Eure-et-Loir : p. 281 ; 341 n. 1 ; 342 ; 492 ; — évêque, p. 75 ; p. 127 n. 1 ; 270 ; 351-352 ;354 ; 356 n. 2. CHATEAU-PORCIEN, Ardennes : p. 401 n. 2. CHATEAUBRIAND : p. 404. CHELSEA, ANGLETERRE, Middiesex : concile, p. 70 ; 465-467. CHESTER, Angleterre : cathédrale, p- 389 ; — comté, p. 100. Chevage : payé par les rois d’Angleterre à la châsse de S. Thomas à Canterbury et par les rois de France à Saint-Denis, p. 240 n. 2. Chevelure : caractère magique de la longue chevelure, p. 60-61 ; — port de la chevelure chez les Germains, p. 61 n. 1 ; — des rois de France, p, 226 n. 5. CHIARA, femme bolonaise, touchée par Philippe le Bel : p. 109. CHIFLET (Jean-Jacques), érudit : p. 226. CHIGI (le cardinal) : p. 309 n. 1. CHILDEBERT Ier, roi des Francs : p. 66 ; 262 ; 289 ; 292. CHILDÉRIC, roi franc : son tombeau, p. 275 n. 1. CHINE : conception de la royauté, p. 57. Chrème : sens du mot : p. 191 n. 1 ; — superstitions relatives au, — p. 78 et n. 2 ; 228 n. 5 ; — usage dans l’onction royale, p. 199-200. CHRISTOPHE (saint) : p. 280. Christs du Seigneur : expression appliquée aux rois, p. 41 ; 54 ; 70 ; 82 ; 466 ; 474. Chronique de la Pucelle : p. 282 ; 283. CIGNANI(Carlo), peintre : p. 364 ; 455 n° 11. CLAIR (saint) : p. 267. Clara de Bononia Crassa : p. 109 n. 3 (voir CHIARA). CLÉMENT V, pape : p. 219. CLÉMENT VI, pape : p. 205 ; 206 n. 1 ; 499. CLÉMENT, écrivain : p. 128. CLÉMENT (Nicolas), auteur du Catalogue de la Bibliothèque du Roi : p. 465. CLERMONT [EN-BEAUVAISIS], Oise : p. 299 ; 305. CLERMONT-FERRAND, Puy-de-Dôme : diocèse, p. 279 n. 10. CLIPSTONE, Angleterre, Nottinghamshire : château, p. 446 n. i. CLODOMIR, roi franc : p. 61 n. 1. CLOTAIRE Ier, roi des Francs : p. 33 ; 37. CLOTILDE (sainte) : p. 231 ; 291 n. 2. CLOUD (saint) : p.307. CLOVIS, roi des Francs : appelé saint, p. 359 et n. 6 ; — baptême, p. 56 n. 2 ; 68 et n. 1 ; 133 et n. 2 ; 135 et n. 1 ; 224-227 : 237 n. 1 ; 244 (voir aussi Ampoule, sainte) ; — consulat, p. 63-64 ; — esprit qualifié de sacerdotal, p. 496 ; — passe pour le premier roi qui ait guéri les écrouelles, p. 32-33 ; 42-43 ; 289-290 ; 291 ; 357-360 ; — porte le diadème, p. 469 ; — rôle dans la légende des fleurs de lis, p. 231-233 ; 234 n. 4 ; 237 n. 1 ; 496 ; — dans la légende de l’oriflamme, p. 236 ; 237 n. 1 ; — cité, p. 36 ; 54 ; 62 ; 68 ; 284. CLOWES (William), médecin : p. 336 ; 426. CLUNY, Saône-et-Loire : abbaye, P- 273. COCHEREL, commune Houlbec-Cocherel, Eure, cant. Vernon : bataille, p. 481. COEFFETEAU, écrivain : p. 35. COGNAC, Charente : p. 309 n. 1. Coiffe : des rois de France, p. 228 n. 5 ; 484. [510] COÏMBRE, Portugal : p. 427. COLLIER (Jérémie), écrivain : p. 390. COLOGNE, Allemagne : p. 272 ; 274 ; 384 n. 1 ; — École de — (peinture), p. 452. COLOMBA (saint) : p. 468. COLOMBAN (saint) : sa règle, p. 90 n. 1. Colombe : iconographie, p. 226-227. COMMINES (Ph. de), écrivain : p. 314. COMMOLET, jésuite : p. 365. COMMUNION : du prêtre et de l’empereur à Byzance, p. 202 ; 207 ; — des rois de France avant le toucher, p. 145 ; 315 ; 397 ; 398 n. 1 ; 451 n° 2 ; 451-452 n° 3 ; — des souverains sous les deux espèces, p. 205-207 ; 349 et n. 2 et 3 ; 402 n. 1 ; 450 ; 451 n° 2 ; 451-452 n° 3 ; 484 ; 499 ; — superstitions relatives à l’hostie, au vin communiel, à la patène, p. 77-78. COMPIÈGNE, Oise : église St-Jacques, p. 272 n. J ; 459 n° 24. Comptes royaux, anglais et français : p. 90-115 ; 160 ; 310-318 ; 330 ; 431-448. CONDAT, commune Libourne, Gironde : p. 104. CONDÉ (le prince de), dit le Grand Condé : p. 383. CONDÉ-LES-HERPY, Ardennes, cant. Château-Porcien : p. 401 n. 2. CONDOM, Gers : p. 104. CONFLANS-SAINTE-HONORINE, Seine-et-Oise, cant. Poissy : p. 230-231. CONFLAT, roi légendaire : p. 231. Confréries, en l’honneur de saint Marcoul : p. 274-281 ; 304-306. CONRAD Ier, roi d’Allemagne : oint, p. 72 n. 1 ; 472. CONRAD II, empereur : p. 196. CONSTANCE, Allemagne, Bade : concile, p. 203. CONSTANTIN Ier, empereur : p. 69 ; 123 ; 187 n. 3 ; 202 ; 350 ; 482 ; 500. CONSTANTIN VII PORPHYROGÉNÈTE, empereur : p. 475 et n. 2. CONSTANTIN MANASSÈS, écrivain byzantin : p. 463. CONSTANTINOPLE : voir BYZANCE CONTARINI, ambassadeur vénitien : p. 329 n. 1. CONTI (le prince de) : p. 383. Contre-Réforme : p. 209 n. 1 ; 348 (voir aussi TRENTE, concile de —). COPERNIC : p. 415 n. 2. Corbenist : p. 305-306 (voir CORBENY). CORBENY, Aisne, cant. Craonne : village et prieuré, p. 39 ; 222 ; 263-308 ; 312 ; 357 ; 403 ; 425 ; 426 ; 490-493. CORBIE, Somme : abbaye, p. 65 n. 2 ; 91. Corbigny : p. 282 (voir CORBENY). CORNÉ, commune Beaufort-en-Vallée, Maine-et-Loire : p. 279 n. 6. CORNOUAILLES, province anglaise : p. 169 n. 3. COTENTIN : p. 262. COTTENCHY, Somme, cant. Boves : p. 272. Couronne : impériale et royale, p. 69-70 ; 228 n. 1 ; 461-464 ; 469-470 ; 471 et n. 1 ; 473 ; 500 ; — rôle dans le cérémonial de l’avènement des ducs d’Aquitaine et de Normandie, p. 194- COUTANCE (maison de) : p. 384 n. 1. COUTANCES, Manche : p. 274 ; — cathédrale, p. 265 ; 268 ; —diocèse, p. 262 ; — évêques : p. 263 (voir aussi LÔ) ; — livres liturgiques, p. 268 ; — martyrologe, p. 267 n. 2. Crampe : guérison par des anneaux magiques, voir au mot anneau ; par les anneaux bénis par les rois d’Angleterre, v. au mot épilepsie CRAONNE, Aisne : p. 263 ; 264 n. 1 ; 279 ; 491. Crapauds : blason de Clovis avant sa conversion, p. 233-234. CRAWFURD, historien de la médecine : p. 23 ; 42 ; 46 et n. 3. Crescentiis (Petrus de), médecin, non identifié : p. 340 n. 2. [511] Croce di sangue : p. 249 (voir : signe royal) Crois roial : p. 248 (voir : signe royal). Croissants : blason de Clovis avant sa conversion, p. 231 ; 233. Croix : signe des septièmes fils, p. 300 ; voir aussi : signe royal. CROMWELL (Olivier) : p. 375 ; 379 ; 425 n. 2. CROMWELL (Thomas), ministre de Henri VIII : p. 324 n. 3 ; 325 n. 2. CUJAS, jurisconsulte : p. 357-358. Cusé, probablement CUSSET, Allier : p. 279 n. 10. CYSOING, Nord : abbaye, p. 272. DADRÉ (Jean), pénitentier de Rouen : p. 341 n. 1. Dagobert Ier, roi des Francs : p. 62 ; 235. DAGUESSEAU, chancelier : p. 350. DALESCHAMPS (Jacques), médecin : p. 340 n. 2. DAMAS (le baron de) : p. 402 ; 403. DAMMARTIN [-LES-CUISEAUX], Saône-et-Loire, cant. Cuiseaux : p. 279 n 11. DANEMARK : conception de la royauté, p. 58 et n. 1 ; — pouvoir guérisseur prêté aux rois, p. 148 ; —superstition relative aux prêtres, p. 76 (voir aussi WALDEMAR). DANTE : p. 109. DANUBIENNE (région) : p. 57. DAUPHIN : titre conservé par l’usage au roi, avant son sacre, p. 221 (voir aussi DAUPHINÉ). DAUPHINÉ : p. 279 ; — cérémonial de l’avènement du Dauphin, p. 194 n. 1. David, roi Juif : p. 68 ; 69n. 1 ; 131 ; 476 ; 499. DELABORDE (H. François —), érudit : cité p. 23 ; — opinion discutée, p. 38-40. DELACHENAL (R.), érudit : opinion citée, p. 139. DELISLE (Léopold), érudit : opinion discutée : p. 478-479. DÉLOS, île grecque : p. 253. DELRIO (le P.), écrivain : p. 386-387 ; 414 ; 421-422. DENIS (saint) : p. 232-233 ; 234 ; 235 n. 2 ; 482-483 ; 485 (voir aussi SAINT-DENIS, abbaye). Dent du Christ : relique conservée au monastère Saint-Médard de Soissons : p. 29 ; 32. Δεποτάτοϛ ;, officier ecclésiastique : empereur byzantin assimilé à un — p. 202. Des droiz de la couronne de France, écrit politique du temps de Charles VII : p. 236 n. 3 ; 237 n. 1, 251 n. 1. DESGENETTES (l’abbé) : p. 402-403. DESMARETS DE SAINT-SORLIN, écrivain : p. 359-360. Diable : son rôle dans les miracles, p. 342 ; 367 ; 387 ; 413-414. Diacre : assimilation de l’empereur allemand à un, — p. 200-203 ; — de l’empereur byzantin à un, — p. 202. Diadème : voir couronne. Dict de la fleur de lys : p. 230. DIEMAND (A.), érudit : opinions discutées, p. 201 n. 1 ; 255 n. 1. DIEMERBROEK, médecin : p. 321. DIEUDONNÉ, personnage de roman : p. 247. DÎME : p. 69 n. 1 ; 466. DINANT, Belgique, Namur : p. 272 ; 307 n. 1. DIOCLÉTIEN, empereur : p. 500. DJEBAÏL, Syrie (autrefois BYBLOS) : p. 115 n. 1. DOLE, Jura : diète, en 1164, p. 58 n.1. DOMARD (saint) : p. 270. DOMINIQUE DE JÉSUS (le P.). écrivain : p, 301. DONEGAL (comté de), Irlande : p. 295 n. 4. DONKLY (Thomas), keeper of the Closet : p. 378 n. 1. DORCHESTER (Lord), secrétaire d’État : p. 371. [512] DOUGLAS (John), écrivain : p. 412 ; 413 ; 417 ; 418 ; 421. DOUVRES, Angleterre, Kent : p. 104 n. 1. DOUZINEL (Louis), pèlerin de Corbeny : p. 278 n. 2. Drapelets de pèlerinage : p. 288 ; 458 n° 23. DREUX, Eure-et-Loir : p. 279 n. 4. DU BOS (Jean), trompette : p. 362 (reproduction). DU BOYS (H.), écrivain : p. 347. DUCHESNE (André), écrivain : p. 347 ; 349 ; 351. Duel (entre souverains) : p. 16. DU HAILLAN (Bernard de Girard), écrivain : p. 355 n. 3 ; 356. DU LAURENS (André), médecin et écrivain : p. 32 ; 33 n. 1 ; 289 ; 327 ; 342-343 ; 359 ; 376 ; 377 n. 1 ; 387 ; 411 ; 454 n° 8. DUNSTAN (saint), archevêque de Canterbury : p. 471 n. I. DU PEYRAT (Guillaume), aumônier et écrivain : p. 24 ; 32-33 ; 35 ; 206 n. 1 ; 289 ; 315 n, 5 ; 349 ; 359 ; 387 ; 400. DUPLEIX (Scipion), écrivain : p. 33 ; 359. DU PLESSIS-MORNAY, écrivain : p. 35. Duresme (N.), clerk of the Closet : p. 445. DU TILLET, écrivain : p. 492-493. Eau : eau du baptême, superstitions, p. 77 n. 2 ;— eau bénite, superstitions, p. 77 n. 2 ; — eau bénite, usage interdit en Angleterre, p. 333 n. 1 ; — eau sanctifiée par l’immersion de reliques, p. 276 ; — rôle de l’eau dans le rite du toucher, p. 90-92. EBERSOLT (J.), érudit : opinion discutée, p. 275. EBSTEIN (W.), historien de la médecine : opinions discutées, p. 59 n. 1 ; 417 n. 1. ECOSSE : ambassadeur, p. 144 ; — calvinisme, p. 336-337 ; — onction royale, p. 195 n. 1 ; 460 ; — popularité des anneaux médicinaux, p. 324 ; — popularité du toucher anglais, au moyen âge, p. 101 ; 103 ; 107 ; — rite de l’avènement, p. 242 ; roi légendaire, p. 247 ; — septième fils, p. 295 ; 297 n. 3 ; 298 n. 1 ; superstitions relatives aux monnaies, p. 396 ; — citée, p. III ; 252 ; 373 ; 375 ; 378. EDGAR, roi anglo-saxon : p 467 ; 470 ; 471 n. 1. EDIMBOURG, Écosse : château de Holyrood, p. 394. EDOUARD LE MARTYR (saint), roi anglo-saxon : p. 70 n. 3. EDOUARD LE CONFESSEUR (saint), roi anglo-saxon : p. 43-49; 59 n. 1 ; 83 ; 90-91 ; 124 ; 145 ; 161-165 ; 183 ; 267 n. 1 ; 319 ; 33i ; 386 n. 2 ; 391 n. 1 ; 425 ; 450 n° 1. EDOUARD Ier, roi d’Angleterre : p. 19 ; 95 ; 96 ; 97-106 ; 112 ; 159 ; 163 ; 173 ; 242 ; 311 ; 437-439. EDOUARD II, roi d’Angleterre : p. 95 ; 96 ; 97-106 ; 112 ; 160 ; 161 n. 1 ; 163 ; 173-175 ; 183 ; 238-241 ; 439-440 et n. 4, 5 et 6. EDOUARD III, roi d’Angleterre : p. 15-17 ; 93 ; 95 ; 96 ; 97-106 ; 108 n. I 112 ; 114 ; 117 ; 144 ; 146 n. 1 ; 173 ; 176 ; 177 ; 257 ; 311 ; 438 n. 3 ; 439 n. 2 ; 440 et n. 3 et 6 ; 441 n. 1 ; 445 et n. 3 ; 446 et n. 1 ; 488. EDOUARD IV, roi d’Angleterre : p.111 ; 114 ; 223 ; 323 ; 438 n. 3 ; 441 n. 1 ; 442 n. 1 ; 445 n. 3 ; 448 et n. 1. EDOUARD V, roi d’Angleterre : p. 173 ; 445 n. 3. EDOUARD VI, roi d’Angleterre : p.330, 332-334 ; 442 n. 2 et 3 ; 445 et n. 3 ; 447 n. 2. EGBERT, roi de Mercie : p. 465-467. EGBERT, archevêque d’York : Pontifical à lui attribué, p. 465 ; 467 ; 470. EGIDIO COLONNA, écrivain : p. 216 ; 243-244 ; 353-354. [513] Église : superstitions relatives aux églises, p. 77. EGYPTE : conception de la royauté, p. 58 ; — rituel de l’avènement royal, p. 67 n. 1 ; — citée, p. 67 ; 360 n. 2. Eikon Basilikè : p. 349-350. ELBEUF, Seine-Inférieure : p. 106. ÉLÉONORE, reine d’Angleterre : p. 162 n. 3. ÉLÉONORE D’AUTRICHE, reine de France : p. 315. ELIE, préchantre de Limoges : p. 194 n. 1. ELISABETH, reine d’Angleterre : p. 176 ; 177 ; 223 ; 320 ; 330 n. 3 ; 333-336 ; 338 ; 369 ; 386 n. 2 ; 387 ; 426 ; 442 n. 2 et 3 ; 453 n° 7. ELISÉE, prophète : p. 422. ELPHINSTONE, évêque d’Aberdeen : p. 144 n. 5. Empereur de France : terme désignant le roi de France, p. 486. EMPIRE (romain, gouverné par des souverains allemands) : p. 108 ; 124 ; 127 ; 131 ; 142 ; 193 ; 217 ; 251 ; 480 ; 486. Encyclopédie : p. 388. ENGUERRAN DE MARIGNY : p. 220. Épée : rôle dans le cérémonial de l’avènement, voir Glaive ; — signe familial, p. 301 n. 2. Éperons : dans le cérémonial de l’avènement des ducs d’Aquitaine, p.194. EPILEPSIE : appelée mal Saint-Jean, p. 164 n. 1 ; 418 ; — caractère démoniaque, p. 166 ; 182 ; — guérison par les parents de saint Martin, p. 170-171 ; 175-176 ; — par les rois d’Angleterre, passim, notamment p. 159-183 ; 418-419 ;— par les rois de Danemark, p. 148 ;— par les Rois-Mages, p. 168 ; —rites guérisseurs divers, p.170-171 ; 175. EPIRE (rois d’) : p. 59 n. 2. ERASME, p. 415 n. 2. ERPS, commune Erps-Querbs, Belgique, Brabant : p. 272. Escarboucles : de la couronne impériale allemande, p. 242 n. 2. ESCURIAL (L’), Espagne, Nouv. Castille : p. 155. ESPAGNE : caractère endémique des écrouelles, p. 28 n. 1 ; — légendes relatives à l’origine du toucher des écrouelles, p. 359 ; 360 n. 2 ; — onction royale, p. 68 ;, 460-462 ; 471 ; 473 ; 474 ; 477 ; 480 ; —popularité du miracle royal français, p. 99 ; 106 n. 4 ; 109 ; 155 ; 311-313 ; 363-366 ; — citée, p. 68 ; 151 ; 249 ; 300 ; 382. ESPÉRANDIEU (E.), érudit : opinion discutée, p. 457 n° 18. ESTIENNE (Henri), écrivain : p. 266 ; 330. ESTOUTEVILLE (le cardinal d’) p. 212 n. 3. ESTURIA : p. 109 n. 1 (voir Asturies). ETENDARD : voir bannière. ETHELRED (ordo d’) : p. 470. ETIENNE III, pape : p. 75. ETIENNE IV, pape : p. 70 ; 464. ETIENNE DE BLOIS, roi.d’Angleterre : p. 43-44 ; 49 n. 3. ETIENNE DE CONTY, écrivain : p. 91-92 ; 93 ; 137 n. 1 ; 140 ; 233. ETIENNE MARCEL : p. 138. EUGÈNE III, pape : p. 489. EUSÈBE, écrivain : p. 187 n. 3 ; 350. Evêque du dehors (ou : des païens) : terme appliqué à l’empereur Constantin, et, par transposition, aux rois de France : p. 187 n. 3 ; 350-351 ; 402 n. 1. EVREUX, Eure : évêque, voir Ceneau (Robert). Face (affections de la), confondues avec les écrouelles : p. 27-28. FAITTA, secrétaire du Cardinal Pôle : p. 180 n. 2 ; 181-183 ; 320. FALAISE, Calvados : p. 275 ; 288 n. 1. FALSTAFF, personnage shakespearien : P- 257. [514] FAREMOUTIERS, Seine-et-Marne, canton Rozoy : abbesse, p. 299. FARNÈSE, dynastie : p. 364 n. 2. FARNÈSE (le cardinal Jérôme) : p. 364 ; 455 n° 11. FAROUL (S.), doyen de Mantes : p. 270 n. 1 et 2. FARQUHAR (Miss Helen), érudit : p. 23 ; 320 n. 1. FAUCHET (le président), écrivain : p. 233-234 ; 356 n. 2. FAVYN, écrivain : p. 342 ; 384. FELINO SANDEI, canoniste : p. 144 ; 415-416. FÉLIX FABRI, écrivain : p. 150-151 ; 152 ; 251-252. FÈRE-EN-TARDINOIS, Aisne : Hôtel-Dieu, p. 497. FERRARE, Italie, Emilie : duc, p. 326 n. 2. FERRAULT (Jean), écrivain : p. 346-347. FIACRE (saint) : p. J28 n. 2 ; 283. FIDJI (les îles), Océanie : p. 421 n. 1. FIERABRAS, héros légendaire dont le nom sert de titre à une épopée : p. 60 n. 1. FILESAC (Jean), théologien : p. 198 ; 354 n. 1. FINETT (Sir John), maître des cérémonies : p. 339 n. 1. FIRENS (P.), graveur : p. 342~343 ; 454 n° 8. FISMES, Marne : église Sainte-Macre, concile, p. 71. FLANDRE : attitude vis-à-vis du toucher français, p. 117-118 ; 363 ; — culte de S. Marcoul, p. 272 ; — famille comtale, voir Philippe, fils du comte de — ; — popularité du toucher anglais : p. 104-105 ; 107 ; cf. 101 ; — railleries à l’égard des Français, p. 234 ; — septièmes fils, p. 295 n. 1. FLEURANGES, auteur de Mémoires : p. 283. FLORENCE, Italie : p. 394 n. 5 ; 446n. 1 ; — église Santa-Maria-No- vella, p. 132. FLORENT, personnage de roman : p. 247. Florent et Octavian, roman d’aventures : p. 247 n. 2 ; 257 n. 1. FONTAINEBLEAU, Seine-et-Marne : p. 32 ; 365. FONTENELLE, écrivain : p. 420. FORCATEL (Étienne), écrivain : p. 289 ; 355 ; 357-360 ; 496. FORÊT-NOIRE (roi de la), personnage d’un ouvrage prophétique, p. 252 n. 2. FORTUNAT, poète : p. 34 ; 35 ; 66 et n. 4 ; 188 ; 496. FOURNIER (Paul), érudit : opinion citée, p. 130 n. 1. FRAMBERGE, avocat au Parlement : p. 212. FRANCFORT, Allemagne, Prusse, Hesse-Nassau : synode, p. 74. FRANCO (le P. Antoine), écrivain : p. 427. FRANÇOIS DE PAULE (saint) : p. 398 ; 423. FRANÇOIS Ier, roi de France : p. 114 ; 155 ; 218 ; 283 ; 309 n. 1 ; 310 ; 312-317 ; 355 ; 364 ; 415 ; 455 n° II. FRANÇOIS II, roi de France : p. 492. FRANÇOIS (frère), de l’Ordre des Prêcheurs, évêque de Bisaccia : p. 15-17 ; 144 ; 257. FRAZER (Sir James), écrivain : opinions discutées, p. 33 n. 1 ; 52-54 ; 59. FRÉDIGAIRE (le pseudo-), écrivain : p. 60 n. 1. FRÉDÉRIC BARBEROUSSE, empereur : blâme la titulature impériale byzantine, p. 64 n. 3 ; — son sacre, p. 191 n. 1 ; 217 ; — traite les autres souverains de rois des provinces, p. 193 ; — cité, p. 218 ; 384 n. 1. FRÉDÉRIC II, empereur : p. 109 ; 251. FRÉDÉRIC III, empereur : p. 205. FRÉDÉRIC LE PACIFIQUE, margrave de Misnie : p. 251 ; 253. [515] FRÉDÉRIC [le Sage], électeur de Saxe : p. 149. FRÉDÉRIC (l’empereur), personnage d’un ouvrage prophétique : p. 252 n. 2. FRÉDÉRONE, reine de France : p. 263-264. FRISE : roi légendaire de, — p. 247. FROISSART : p. 221 ; 234 n. 5. FULBERT, évêque de Chartres : p. 75. FULLER (Thomas), écrivain : p. 425 ; 426. GALLES (PAYS DE) : p. 100 ; 101 ; 159. Gallican (rit) : p. 68. Gallicanisme : p. 141 ; 215. GAND, Belgique : p. 105. Gando, localité située près de Pérouse, non identifiée : p. 109n. 1 et 3. GANELON, archevêque de Sens : p.471 ; cf. 470. GANELON, personnage épique : p. 208-209. Gants : au sacre des rois de France, p. 204 ; 483-484. Garda, localité des Asturies, non identifiée : p. 109 n. 1. Garderobe : terme désignant tantôt l’Hôtel royal anglais, tantôt un des services de l’Hôtel, p. 438-448. GARDINER, évêque de Winchester : p. 325 n. 2 ; 332-333. Garin le Lorrain, chanson de geste : p. 90 n. 1 ; 244. GASCOGNE : p. 104 ; -—duc, p.244, n.2. GASPARD, Roi-Mage : voir Jasper. GAUDRE (Jacques-Philippe), septième fils : p. 322 n. 2 ; 371 n. 1. GÉLASE Ier, pape : p. 72 n. 2. GÊNES, Italie : p. 15 ; 312. GENOBALDE, personnage de Clovis ou la France chrestienne : p. 360 n. 1. GEOFFROI DE BEAULIEU, écrivain : p. 92 ; 128-129. GEOFFROI DE VENDÔME, écrivain : p. 190 n. 2. GEORGES Ier, roi d’Angleterre : p. 392 ; 396 n. 1. GEORGES II, roi d’Angleterre : p. 391. GEORGES PACCHYMÈRE, écrivain byzantin : p. 473. GÉORGIE : signe royal, p. 254. GERBERT, archevêque de Reims : p.79. GERHOH DE REICHERSPERG, écrivain : p. 218. GERMANIE : conception de la royauté, p. 55-62 ; 85 ; 186 ; 495 ; - républicanisme prétendu primitif, p.495. (voir aussi ALLEMAGNE). GERSON : voir JEAN GERSON. GERVAIS DE TILBURY, écrivain : p. 489 et n. 4. Gesta Berengarii : p. 73 n. 1 ; 74 n. 1. GIBLET, nom français de la ville syrienne de DJEBAÏL : seigneurs, p. 115 n. 1. GIFFORD, délégué de l’archevêque de Reims : p. 277-278. GILBERT (Richard), septième fils : p. 296-297 ; 371 n. 1. GILBERT (William), père d’un septième fils : p. 296-297 ; 371 n. 1. GILBERT L’ANGLAIS, médecin : p. 115. GILDAS, écrivain : p. 468. GILETTE LA CHATELAINEe, malade touchée par Philippe le Bel : p. 106. GIOVANNI ANDREA, canoniste : p. 141 ; 144. GIOVANNI DE VÉRONE, malade touché par Philippe le Bel, p. 109. GIRARD GOBAILLE, évêque élu de Paris : p. 141. GIRAUD DE CAMBRIE, écrivain : p. 125 n. 1 ; 230. GISORS, Eure : p. 279 n. 4. GISSEY-SUR-OUCHE, Côte-d’Or, cant. Sombernon : p. 273. Glaive : dans le cérémonial de l’avènement des ducs d’Aquitaine et de Normandie, p. 497. Glossaire latin-français de la Bibl. de St-Germain des Prés : p. 128 n.2. GLOUCESTER, Angleterre : comté, p. 396. [516] Gneyth (croix de) : p. 159. GODEFROY (Théodore), écrivain : p. 492-49. GODEFROY DE VITERBE, écrivain : p. 353. GODWIN, comte anglo-saxon : 497. GÖLNITZ (Abraham), écrivain : p. 309 n. 1. GONDI (Jean-François de), archevêque de Paris : p. 383. GONFANON : voir Bannière. GONTRAN, roi des Francs : p. 33-35 ; 37 ; 59 n. 1 ; 81. GOTHA, Allemagne, Thuringe : p. 150. GOTHS : conception de la royauté, p. 55-57 ; — port des cheveux, p. 61 n. I (v. aussi Ostrogoths et Visigoths). GOURGAUD (le général baron) : p. 350 n. 1. GOUSSET (Mgr.), archevêque de Reims : p. 402 n. 2 ; 405 n. 1 ; 419 n. 1 ; 423 n. 2 ; 425 n. 2. Goutte : guérison par des anneaux magiques, p. 166. GRAAL (cycle du) : p. 208 n. 3 (voir aussi TABLE RONDE). Grandes Chroniques : p. 221. GRASSAILLE (Charles), écrivain : p. 347 ; 348 ; 355. Gratia : gratis data ou gratum faciens, p. 497. Gratia Dei : formule employée par les rois francs et anglo-saxons : p. 467. GRATIEN, empereur : p. 187 n. 3 ; 350. GRATIEN, canoniste : p. 202. GRAUERT, érudit : opinion discutée : p. 133. 1. GREATAKES (Valentin), guérisseur irlandais : p. 379 n. 1 ; 384. GRÈCE : conception de la royauté aux temps homériques, p. 186. GREENWICH, Angleterre, Kent : p. 442 n. I. GRÉGOIRE VII (saint), pape : p. 45 ; 76 ; 120-124 ; 186 ; 202 ; 208 n. 3 ; 354 ; 405 ; 473- GRÉGOIRE DE TOURS, écrivain : p. 33-36 ; 37 ; 55 n. 2 ; 63, 64 n. 1 ; 75 ; 469. Grégorienne (réforme) : p. 36 ; 45 ; 83-84 ; 120-145 ; 185-215 ; 354 ; 472-473. GREGORIO, frère augustin, touché par Philippe le Bel : p. 109. GRENADE, Espagne : voir LOUIS de GRENADE. GRENOBLE, Isère : p. 279 n. 12 ; 317 n. 1. GREZ-DOICEAU, Belgique, Brabant : p. 274 ; 276 n. 2 ; 278 n. 1 ; 279 ; 288 ; 290 ; 458-459 n° 23. GRIMM, érudit : opinion discutée, p. 60 n. 1. GRIMOALD, maire du palais : p. 62. GRISY : soit Grisy-les-Piâtres, Seine-et-Marne, cant. Marines, soit Grisy-Suisnes, même dépt., canton Brie-Comte-Robert, soit Grisy-sur-Seine, même dépt, cant. Bray-sur-Seine : p. 279 n. 4. Guerre de Cent Ans : négociations préparatoires, p. 15-16 ; cf. p. 101 ; — citée, p. 83 ; 104 ; ni. Guerre des Deux Roses : influence sur le toucher p. 110-114 ; 319-320 ; 322. GUI DE CHAULIAC, médecin p. 117. GUI D’IBELIN, croisé : p. 209 n. 1. GUI D’OSNABRÜCK, écrivain : p. 189 ; 213 ; 216. GUIBERT DE NOGENT, écrivain : p. 29-32 ; 46 ; 94 ; 124-125 ; 129 ; 146. GUIDES, pour voyageurs : leur valeur historique, p. 309 n. 1. GUILHELM, malade touché par Philippe le Bel : p. 107. GUILLAUME Ier LE CONQUÉRANT, roi d’Angleterre : p. 48. GUILLAUME III ou GUILLAUME d’ORANGE, roi d’Angleterre : p. 390 ; 399 ; 429. GUILLAUME LE BRETON, écrivain : p. 209. GUILLAUME COQUILLART, chanoine de Reims et poète : p. 285. [517] GUILLAUME Durand, liturgiste : p. 136 ; 139 ; 187 n. 3 ; 194 n. I ; 199-200 ; 202 ; 478-479. GUILLAUME GUIART, écrivain : p. 130, 146 ; 235 n. 3. GUILLAUME DE MALMESBURY, chroniqueur p. 43-49 ; 124. GUILLAUME DE NOGARET : p. 109 ; 110 ; 129 ; 143. GUILLAUME OCCAM, philosophe : p. 136 n. 1 ; 142 ; 143 ; 222. GUILLAUME DE PLAISIANS : p. 110 ; 129 ; 130 n. 1. GUILLAUME DE SAINT-PATHUS, écrivain : p. 128 ; 160. GUILLAUME DE SAUQUEVILLE, prédicateur : p. 131 ; 499. GUILLEBERT DE METZ, écrivain : p. 136 n. 2. Guillelmus de Alba : p. 107 n. 1 (voir GUILHELM). GUINGAMP, Côtes-du-Nord : p. 106 n. 1 ; 107. GUTIERREZ, médecin : p. 152-153. H. de Jubileto : p. 115 (voir Hugue DE GIBLET). HABSBOURG : polémiques inspirées par eux, p. 366 ; — pouvoir guérisseur supposé, p. 148-149 ; 150-151 ; 155 ; 366 ; — sacre, p. 356 n. 2 ; — signe familial, p. 251-252 ; 253. HAGEN, personnage légendaire : p. 253. HAINAUT : p. 279 ; — comte, p. 176 ; — intendant, p. 400. HALFDAN LE NOIR, roi de Norvège : p. 57. HAMERANI (Gioacchimo), graveur : p. 395. HANOVRE (Electeur et dynastie de) : avènement en Angleterre, p. 391- 392 ; 395. HANS, Marne, cant. Sainte-Menehould : p. 106. Arald, père du roi Olaf : p. 59. HAROLD, roi d’Angleterre : p. 4.7. HASTING, chef normand : p. 263 n. 1. HAUBAN, Hautes-Pyrénées, cant. Bagnères-de-Bigorre : p 107. HAURÉAU, érudit : p. 41. HAVELOC LE DANOIS héros de lais auxquels son nom sert de titre ; p. 249 ; 257 n. 1. HAYNES (Thomas) sergeant de la chapelle royale : p. 378 n. 1. HÉBERT (H.), graveur : p. 287 ; 458 n° 21. HÉBREUX : p. 69 ; 73 n. 1 (voir aussi ISRAEL). Heimskringla, saga islandaise : p. 57-59. HELGAUD, écrivain : p. 36-40 ; 129. Hendinos, nom des rois burgondes : p. 58 n. 2. HENNAGE (master), premier gentilhomme de la Chambre (en Angleterre) : p. 443 n. 1. HENRI Ier, roi d’Allemagne : refuse l’onction, p. 72 ; 217 ; 467 ; 472-473. HENRI III, empereur : p. 122 n. 1 ; 188-189 ; 355- HENRI IV, empereur : p. 122 ; 189 ; 193. HENRI V, empereur : p. 189 n. 2 ; 193 HENRI VI, empereur : p. 258 ; 353. HENRI VII DE LUXEMBOURG, empereur : p. 219-220. HENRI Ier BEAUCLERC, roi d’Angleterre : p. 44-49 ; 82-84 ; 85 n. 2 ; 91 ; 94 ; 127 n. 1 ; 146 ; 156, 175. HENRI II PLANTAGENET, roi d’Angleterre : p. 41-42 ; 43 ; 46 ; 49 ; 54 ; 125 ; 238 ; 258. HENRI III, roi d’Angleterre : p. 124 ; 162-163 ; 192 ; 437 n. 2 HENRI IV, roi d’Angleterre : p 241-242 ; 441 n. 1 ; 445 n. 3 ; 446. HENRI V, roi d’Angleterre : p. 160 ; 211 ; 441 n. 1 ; 445 n. 3 ; 446 et n. 1. HENRI VI, roi d’Angleterre : p 111 ; 179-180 ; 205 ; 219 ; 223 ; 234 ; 441 n. 1 ; 445 n. 3 ; 447 et n. 1. HENRI VII, roi d’Angleterre : p. 93 ; 95 ; 112-114, 164 ; 317 ; 318 ; 324n. 3 ; [518] 389 ; 442-443 et 442 n. 2 et 3 ; 445 n. 3 ; 448 n. 1. HENRI VIII, roi d’Angleterre : p. 93 ; 112-113 ; 164 ; 179-180 ; 183 ; 309 n. 1 ; 317 ; 318 ; 323 ; 324-325 ; 33° et n. 3 ; 332 ; 338 ; 390 n. 4 ; 442-443 et 442 n. 2 et 3 ; 445 n. 3 ; 447 et n. 2 ; 448 n. 1. HENRI IX, roi d’Angleterre : voir YORK (le cardinal Henri d’). HENRI I, roi de France : p. 37 ; 191 n. 2. HENRI II, roi de France : p. 284 ; 286 ; 311-312 ; 316 ; 329 n. 1 ; 341 n. 1 ; 381 ; 453 n° 5 ; 492 ; — son livre d’Heures, p. 286 : 316 ; 453 n° 5. HENRI III, roi de France : p. 266 n. 3 ; 341-342 ; 492. HENRI IV [le Grand], roi de France : p. 24 et n. 1 ; 32 ; 138 ; 175 ; 205 ; 206 n. 1 ; 222 n. 1 ; 228 ; 281 ; 314 n. 3 ; 327 ; 333 n. 3 ; 341-344 et 344 n. 1 ; 356 ; 357 ; 360 n. 2 ; 362 n. 2 ; 365 ; 381 ; 387 n. 3 ; 454 n° 8 ; 492. HENRI DE SAXE, prince allemand : p. 8s n. 2. HENRI DE MONDEVILLE, médecin : p. 116. HENRI PAYOT, paysan : p. 95-96. HENRI DE SUSE, canoniste : p. 200 n. 1 ; 460. HEREFORD, Angleterre : évêque, P. 239. HERMANN, évêque de Metz : p. 122. HERPIN, duc légendaire de Bourges : p. 247. HERTFORD (le comte de) : p. 324 n. 1. HÉRULES, peuple germanique : p. 57. HEYLIN (Pierre), écrivain : p. 425 n. 2. Hibernensis, collection canonique irlandaise : p. 468. HILLS (Henry), imprimeur : p. 318 n. 2. HINCMAR, archevêque de Reims : emploie l’ancienne terminologie impériale romaine, p. 65 ; — rôle dans la formation de la légende de la Sainte Ampoule, p. 225-227 ; — théories politiques, p. 71-72 ; 74 ; 75 et n. 1 ; 188 ; 216 ; 227 ; — cité p. 35 ; 73 ; 243 ; 499. HINCMAR, évêque de Laon : p. 225 ni Historia de la reyna Sebilla, roman d’aventures : p. 249. HOBBES : p. 345-346. HOHENSTAUFEN : emploient l’ancienne terminologie impériale romaine, p. 65 n. 3 ; — cités p. 127 ; 142 ; 193 ; 217 ; 251 ; 353 n. 2. HOLDENBY : p. 374 n. 2 (voir HOLMBY) HOLINSHED, écrivain : p. 43. HOLLAENDER (Eugen), érudit : opinion discutée, p. 452. HOLLANDE : popularité du toucher anglais, p. 378. HOLMBY, Angleterre, Northamptonshire : p. 374. HONDT (Joos de), graveur : p. 453-454 n° 7. HONGRIE : onction royale, p. 480 ; — pouvoir guérisseur prêté aux rois, p. 148-149 ; — rois légendaires, p. 247 ; 248 n. 3 ; 7e fils, p. 498. HONORIUS, empereur : p. 123. HONORIUS Augustodunensis, écrivain : p, 186-187 ; 189. HORMISDAS, pape : p. 225, n. 1. Hostiensis : voir HENRI DE SUSE. HOUE (F. H. van), graveur : p. 455 n° 12. HOWSON (John), prédicateur : p. 335 n. 2. HUBERT (saint), de Brétigny : p. 164 n. 1. HUBERT (saint), de Liège : p. 164, n. 1 ; 277 n. 3 ; 299 n. 5 ; 423 n. 2 ; — parents de S. Hubert, p. 175-176 ; 382-383 (voir aussi SAINT-HUBERT, Belgique). HUBERT (Georges), dit le chevalier de Saint-Hubert : p. 370 n. 3 ; 382- 383 ; 384. HUBERT WALTER, archevêque de Canterbury : p. 115 n. 1. [519] HUGO (Victor) : p. 402. HUGUE Capet, roi de France : p. 79-81. HUGUE, personnage de roman : p.247 ; 248 n. 3. HUGUE, seigneur de Giblet en Syrie : p. 115 n. 1 HUGUE DE FLEURY, écrivain : p 127 n. 1. HUGUE DE SAINT-VICTOR, écrivain ; p. 216. Huiles (saintes) : superstitions, p. 78 (voir aussi Chrème). HUME (David) : p. 395 ; 412. HUSSEY (Lavv), érudit : p. 23. Hussites (doctrines) : p. 205 ; 366 n. 2. HYÈRES, Var : p. 299. Hystérie : invoquée pour expliquer le miracle royal, p. 419-420. IBÉRIE, royaume du Caucase : signe royal, p. 254 et n. 2. IÉNA, Allemagne, Thuringe : Université, p. 411. ILE DE FRANCE : p. 107 ; 231 ; 279. ILES SAINT-MARCOUF, Manche : p. 268 n. 1. INNOCENT II, pape : p. 192. INNOCENT III, pape : p. 195 n. 1 ; 199-200 ; 216 ; 353 n. 2 ; 460 n. 1. INNSBRÜCK, Autriche : Hofkirche, p. 496. Insignes (du sacre) : p. 475 ; voir aussi aux mots : anneau ; bannière ; couronne ; éperons ; glaive ; sceptre. Intestins (inflammations des) : guérisons par les septièmes filles, p.303 n. 1. IONA, île, Écosse, comté d’Argyll : abbé, p. 468. IRLANDE : influence du droit canonique irlandais, p. 69 ; 468 ; — onction royale, p. 468 ; — rite de l’avènement royal, p. 242 ; — septièmes fils, p. 169 n. 2 ; 297 ; — citée p. 384 ; 395 ; 396. ISABEAU DE BAVIÈRE, reine de France p. 250. ISAÏE, prophète : p. 254 n. 2 ; 255. ISIDORE DE SÉVILLE, écrivain : p.461-462. ISLAM : hérédité et pouvoir guérisseur dans le droit monarchique, p. 84-85 ; — cité, p. 233. ISLANDE, p. 58 ; 253. ISRAËL : p. 67 ; 482 ; 488 n. 2 ; 500. ITALIE : évêques, p. 74 ; — onction royale, p. 471 ; — popularité des anneaux médicinaux, p. 326 ; — popularité du toucher français, p. 17 ; 99 ; 109 ; 312-313 ; 363-364 ;— pouvoir guérisseur des princes, p. I55 ;—royaume ostrogoth d’—, p. 63 n. 3 ;—citée p. 68 ; 127 ; 131 ; 132 ; 217 ; 249 ; 251 ; 300 ; 328 ; 382 ; 394; 413 IVE DE CHARTRES, écrivain : p. 127 n. 1 ; 195 IVE DE SAINT-DENIS, écrivain : p. 130. JACOB, patriarche : p. 242. JACOBITES : p. 393-394 ; 412. JACQUES Ier, roi d’Angleterre : p. 242 ; 252 ; 320 ; 331 ; 334 n. 2 ; 336-339 ; 351 ; 354 ; 369 ; 386 ; 389 ; 390 ; 392. JACQUES II, roi d’Angleterre : p. 221 n. 3 ; 318 n. 2 ; 333 n. 3 ; 376 n. 5 ; 379 ; 388-39o ; 392-394 ; 395 n. 2 ; 421 ; 444-445 ; 497- JACCQUES III, Prétendant à la Couronne d’Angleterre : p. 388 n. 1 ; 392-394. JACQUES III, roi d’Écosse : p. 144 n. 5. JACQUES DE VITRY, écrivain : p. 77. JANSENIUS, évêque d’Ypres : p. 366-367. JAPON : p. 62. JARNAC, Charente : bataille, p. 311. Jaro, localité non identifiée, diocèse de Clermont : p. 279 n. 10. Jasper, forme du nom du Roi-Mage Gaspard : p. 168. [520] JAUCOURT (le chevalier de), écrivain : p. 388. Jaunisse : guérison par les rois de Hongrie, p. 148 (voir aussi morbus regius). JEAN-BAPTISTE (saint) : p. 487 ; — guérit l’épilepsie, p. 164 n. 1. JEANS (saint), L’EVANGÉLISTE : Évangile, p. 318 ; 319 n. I ; — guérit l’épilepsie, p. 164 n. I ; — légende de sa rencontre avec Édouard le Confesseur et iconographie de cette légende : p. 162-163. JEAN VIII, pape : p. 71 n. 1. JEAN XXII, pape : p. 238-240. JEAN 1er TSIMITZÈS, empereur : p. 198 475 ; 476. JEAN VI CANTACUZÈNE, empereur p. 474. JEAN II LEBON, roi de France : p.205 ; 206 n. 1 ; 221 ; 281 ; 433 ; 491 ; 493. JEAN II, duc de Brabant : p. 241. JEAN [LE CONSTANT], électeur de Saxe : p. 149-150. JEAN-ERNEST, duc de Saxe-Weimar : p. 83 n. 1 ; 336 n. 3. JEAN-FRÉDÉRIC, électeur de Saxe : p. 252 ; 253. JEAN ANDRÉ : p. 144 (voir GIOVANNI ANDREA). JEAN D’AVRANCHES, liturgiste : p. 159 JEAN BATIFFOL, paysan : p, 250 ; 251 n. 1. JEAN CHARTIER, écrivain : p. 283. JEAN DE CLERMONT, née de Charolais : p. 491. JEAN CORBECHON, écrivain : p. 233. JEAN DE CRAON, archevêque de Reims : p. 480. JEAN L’ESCART, malade touché par Charles VIII : p. 423. JEAN DE GADDESDEN, médecin : p. 94 ; 117 ; 119. JEAN GERSON écrivain : p. 213 ; 218 ; 233. JEAN GOLEIN, écrivain : p. 136-140 ; 146 n. 1 ; 178 n. 1 ; 197-198 ; 204 n. 2 ; 207 : 211 : 223-224 ; 228 n. 5 ; 229 n. 1 ; 233 ; 235 n. 2 ; 236 et n. 2. 243 ; 298 ; 349 n. 2 ; 478-489 ; 500 ; JEAN DE JANDUN, écrivain : p. 215 n. 2. JEAN JOUVENEL DES URSINS, écrivain : p. 212-213. JEAN LE MOINE, cardinal : p. 210. JEAN DE MIRFIELD, médecin : p. 117 ; 119 n. 1. JEAN MIRK, prédicateur : p. 163. JEAN DE PARIS, écrivain : p. 218. JEAN PILLON, chanoine de Mantes : p. 270. JEAN DE SAINT-JUST, caissier de l’Hôtel : p. 432. JEAN DE SAINT-VICTOR, écrivain : p. 220. JEAN DE SALISBURY, écrivain : p. 216 ; 353 ; 354 n. 1. JEAN SIMON, évêque de Paris : p. 141. JEAN TRISTAN, personnage de roman, p. 247. JEAN D’YPRES (ou YPERMAN), médecin : p. 117-118 ; 147. JEANNE D’ARC : p. 165 ; 220 ; 221 ; 245. JEANNE DE BOURBON, reine de France : p. 480. JEANNE, comtesse de Soissons : p. 491. JEANNE DE LA TOUR, malade touchée par Philippe le Bel : p. 106. Jehan André : p. 141 (voir GIOVANNI ANDREA). JÉRUSALEM, grands prêtres, p. 482 et n. 3 ; — roi légendaire, p. 248 ; — rois, onction royale, p. 480. Jeux de cartes : p. 22 ; 391 ; 457 n° I7. JOHN FLETE, écrivain : p. 163 n. 2. JOHN FORTESCUE (Sir), écrivain : p. 111-112 ; 114 ; 177-178 ; 180 ; 223 ; 447. JOHN LYDGATE, écrivain : p. 234. John of Ypres, fonctionnaire de la Garderobe (Angleterre :) p. 445 n.3. JOIGNY, Yonne : p. 279 n. 8. JOINVILLE, Haute-Marne : p. 317 n. 1. JOINVILLE, écrivain : p. 209 n. 1. JORDANÈS, écrivain : p. 55-57 ; 58 n. 2. [521] JOSEPH D’ARIMATHIE, disciple du Christ : p. 42 n. 3 ; 161. JOURDAIN, fleuve : p. 226 n. 2. Journal du Siège [d’Orléans] : p. 283. JOUVENET (Jean), peintre : p. 287 ; 456 n° 14. JOYENVAL, commune Chambourcy, Seine-et-Oise, cant. Saint-Germain-en-Laye : abbaye, p. 230-233 ; 381 ; 483 n. 1 ; 485. Jubileto : p. 115 (voir Giblet). JUIFS :p. 74 (voir HÉBREUX, ISRAEL). JUMIÈGES, Seine-Inférieure : cant. Duclair : abbaye, p. 484 ; 497. Junctinus (Franciscus), astronome : p. 414. JUNON : p. 353. JUPITER : p. 231 ; 353. JURQUES, Calvados, cant. Aulnay-sur-Odon : p. 279 n.5. JUSTINIEN, empereur : p. 64. KAMMERER (Philippe), écrivain : p. 252. Karlamagnussaga : p. 485 n. 1. KENILWORTH, Angleterre, Warwickshire : p. 334 n. 3. KERN (Fritz), érudit : opinion discutée, p. 240 n. 1. König vom Schwarzwalde : p. 252 (voir FORÊT-NOIRE, roi de la). KORAÏCHITES, famille arabe : p. 84. KRAMMER (Mario), érudit : opinion citée : p. 133 n. 1. KRÜGER (J.), érudit : opinion discutée, p. 472-473. KUDRUN, héroïne d’un poème auquel son nom sert de titre : p. 249 ; 253. LA CHAISE (le P. de), confesseur de Louis XIV : p. 400. LA CONDAMINE, Principauté de Monaco : p. 457, n° 18. LAMBERTINI (le cardinal Prosper) : voir BENOÎT XIV. LANCASTRE, Angleterre : duc, p. 241 ; — maison de, — p. 242. LANCASTRIEN (parti) : p. m ; 223 ; cf. p. 177. Lance : marque familiale, à Thèbes, p. 253-254 ; 301 n. 2 ; — rôle dans le rite de l’avènement, chez les Mérovingiens, p. 62 n. 2. L’ANCRE (P. de), écrivain : p. 411. LANDES (les), Charente-Inférieure, cant. Saint-Jean d’Angély : p. 317. LANFRANK, médecin : p. 117 n. 4. LANGLEY, Angleterre (non identifié, le nombre des localités de ce nom étant considérable) : église des frères, p. 446 n. 1. LANGRES Haute-Marne : p. 95 ; 317 n. 1 ; — diocèse, p. 96 n. 1 ; 279 n. 8. LANGUEDOC : p. 107. LANICET, écuyer de Clovis : p. 33 ; 358 ; 360 n. 1. LAON, Aisne : p. 31 ; — abbaye Saint-Vincent, p. 266 n. 1 ; — cathédrale, p. 268 ; — diocèse, p. 268 ; 305 ; — évêques, p. 212 ; 225 n. 1 ; — livres liturgiques, p. 268 n. 3. LAONNOIS : p. 265. LASCARIS (Jean), poète : p. 313. LATIL (Mgr.), archevêque de Reims : p. 403. LAURENT (Marcel), archéologue : opinion discutée, p. 226 n. 2. LAUSANNE, Suisse : p. 108. LAVAL, Mayenne ; p. 279 n. 6. LA VRILLIÈRE, secrétaire d’État : p. 400. LAZARE, ressuscité par le Christ : p. 422. LEBEUF (abbé), érudit : p. 105. LE BRUN (Pierre), écrivain : p. 383. LEDUCHAT, érudit : opinion discutée, p. 308 n. 1. LEDDS, Angleterre, Yorkshire, West-Riding : p. 374 n. 1. LEFÈVRE DE SAINT-RÉMI, écrivain : p. 283. LE FRAIN (Jacques), trompette : p. 362 (reproduction). [522] LEFRANC (Abel), érudit : opinion sur le De pignoribus de Guibert de Nogent, p. 30. LEGG (Wickham), érudit : opinion discutée, p. 187 n. 2. Légitimité dynastique ou familiale : p, 57 ; 82 ; 84-85 et 85 n. 2 ; 495. LEMAISTRE, avocat : p. 348 n. 1. LÉON LE GRAND (saint), pape : p. 187 n. 3 ; 239. LÉON III, pape : p. 69 ; 235 ; 463-464. LÉON X, pape : p. 313. LÉON Ier, empereur : p. 66 n. 4 ; 187 n. 3. LÉONARD (saint), de Noblat : p. 301. Léopard : emblème royal anglais, p. 230. LÉOPOLD II, empereur : p. 206 n. 1. Lèpre : voir morbus regius. Le Roy est mort, vive le Roy : p. 218-219. Leschans : p. 484 (voir ARLES, cimetière des Aliscamps). L’ESTRANGE (Hamon), écrivain : p. 330 n. 3. Lettre tombée du ciel : p. 267. LEVERETT (Richard), septième fils : p. 371 n. 1. LEVISON (W.), érudit : opinion discutée, p. 267 n. 1. LEWIS (île de), Écosse, comté de Ross : p. 322 n. 2. Lia Fa’il : p. 242 n. 2 (voir IRLANDE, rite de l’avènement). LIBAN, Syrie : p. 295, LIBOURNE, Gironde : p. 104. Libri Carolini : p, 64. LIÉGE, Belgique : évêques, p. 122 n. 1 ; 188 ; — Pays de — : p. 279. LIESSE, Aisne, cant. Sissonne : Notre-Dame de, — p. 274. LIÉVIN (saint). p. 458 n° 22. LIGUE (la SAINTE) : p. 281 ; 341. LILIENFEIN (H.), érudit : opinion discutée, p. 64 n. 2. LIMOGES, Haute-Vienne : p. 194 ; — concile, p. 244 ; — préchantre, p. 194 n.1. LINACRE (Thomas), humaniste et médecin : p. 326. LINCOLN, Angleterre : p. 339 n. 1 ; — évêques, p. 124 ; 192. Lion : emblème des Welfs, p. 230 ; — respect des lions pour le sang des rois, p. 16-17 ; 256-258. LION DE BOURGES, personnage d’un roman auquel son nom sert de titre : p. 247 ; 248 n. 3. LIPPOMANO (Jérôme), ambassadeur vénitien : p. 309 n. 1. Lis (fleurs de) : légende concernant leur origine, p. 33 ; 137 n. 1 ; 229-234 ; 236 ; 357; 482-483 ; 485 ; 496 —signe royal, p. 250-251 ; 252 ; 301-303 ; — signe des septièmes fils, p. 301-303 ; 405 ; 498. LISLE (le vicomte) : p. 323. LISLE (HONOR GRENVILLE, lady) : p. 323-324. LÔ (saint) : p. 262. LOCHABER, district écossais, comté d’Inverness : p. 396 ; 397 n. 1. LOING, rivière : p. 107. LOIRE, fleuve : p. 107. LOMBARDIE : p. 106 n. 4 ; 109. LONDRES : p. 54 ; 241 ; 372-373; 393 ; 436 n. 1 ; 437 n, 1 ; — Cité, p. 394 ; — évêque, p. 333 ; — Palais de Whitehall, p. 372-373 ; 376 ; 395 n. 2 ; — Tour, chapelle Saint-Jean, p. 163. LONGPONT, Aisne, cant. Villers-Cotterets : p. 109 n. 1. LORRAINE : popularité de saint Marcoul, p. 279 ; 499 ; — popularité du toucher français, p. 108 ; — royaume, p. 73 ; 225 ; — royaume, onction royale, p. 471. LOT (Ferdinand), érudit : p. 254. LOTHAIRE, empereur : p. 108. LOTHAIRE, roi de France : p. 85 n. 2 ; 264 n.1. LOUIS, prénom donné aux septièmes fils : p. 302 n. 2 ; 307. LOUIS LE PIEUX, empereur : p. 70 ; [523] 122 ; 464 ; 469-470 ; 471 ; — légende, p. 247. LOUIS II, empereur : p. 463-464. LOUIS LE GERMANIQUE, roi d’Allemagne : p. 471. LOUIS L’ENFANT, roi d’Allemagne : p. 472. LOUIS LE BAVIÈRE, empereur : p. 142, LOUIS LE BÈGUE, roi de France : p. 73 n. 1. LOUIS D’OUTREMER, roi de France : p. 264. LOUIS V, roi de France : p. 79. LOUIS VI, roi de France : p. 30-32 ; 37 ; 94 ; 129 ; 190 ; 228 ; 235 n. 2 ; 240 n.2 ; 259. LOUIS VII, roi de France : p. 190-192 ; 243, LOUIS VIII, roi de France : p. 237 n. 2 ; 243. LOUIS IX (saint), roi de France : p. 19 ; 32 ; 92 ; 94 ; 128 ; 129 n. 2 ; 132 ; 160 ; 243 ; 247 ; 269 ; 275 ; 280 ; 281 ; 360 n. 2 ; 396 n. 2 ; 432 et n. 1 ; 483-484 ; 489 n. 3 ; 490-491. LOUIS X, roi de France : p. 93 ; 220 ; 281 ; 282 ; 491. LOUIS XI, roi de France : p. 78 n. 2 ; 95 ; 140 ; 144 ; 153 ; 194 n. 1 ; 212 ; 237 n. 1 ; 283 ; 314 ; 398 ; 433 ; 492. LOUIS XII, roi de France : p. 114 ; 283-284 ; 310 ; 312 ; 355 ; 492 ; — son livre d’heures, p. 316 n. 1. LOUIS XIII, roi de France : p. 206 n. 1 ; 266 n. 3 ; 275 n. 3 ; 284 n. 1 ; 287 ; 344 n. 1 ; 360-368 ; 370 ; 381 ; 383 ; 455 n° 10 ; 492 ; — Codicilles de Louis XIII, p. 359. LOUIS XIV, roi de France : p. 19 ; 24 ; 52 ; 275 n.1 ; 281 ; 282 ;284 ; 287 ; 290 n. 2 ; 344 ; 350 ; 359 ; 360-368 ; 370 ; 398 et n.1 ; 426 ; 435 n. 1 ; 456 n° 14, 15 et 16 ; 492 ; — son livre d’heures, p. 316 n. 1. LOUIS XV, roi de France ; p. 281 n. 1 ; 282 ; 284 n.1 ; 315 n.5 ; 397-400 ; 426 ; 492. LOUIS XVI, roi de France : p. 282 ; 284 n. j ; 399-402 ; 403 ;424 ; 435 n. 1 ; 459 n°24 ; 492. LOUIS DE GRENADE, théologien : p. 312 n, 2 ; 355 ; 360 n. 2. Louis de Poissy, nom désignant LOUIS IX : p, 281 n. 1. LOUVAIN, Belgique, Brabant : p. 274 n. 8. LOUVET (Elie), septième fils : p. 305-306. LOUVIERS, Eure : p. 279 n. 5. LOVEL (Christophe), malade touché par Jacques III : p. 426-427 ; cf. p. 393-394. LUCAS DE LEYDE, peintre : p. 452. LUCHAIRE (Achille), érudit : opinions discutées, p. 41 n. 3 ; 191 et n. 2 ; — opinion citée, p. 127 n. 1. LUCIUS, roi légendaire de la Grande-Bretagne : p. 42-43. LUCQUES, Italie, Toscane : p. 28, n. 1 ; 131-132. LUDLOW, Angleterre, Shropshire : église, p. 162 n. 3. LUNÉVILLE, Meurthe-et-Moselle : p. 279, n. 3. LUPTON (Thomas), écrivain : p. 297 ; 298. Lusitania : p. 427, n. 2 (voir Portugal). LUTHER : p. 149-150 ; 326 ; 329 ; 330 ; 340. LUXEMBOURG : comtesse, p. 239. LYDGATE. voir JOHN LYDGATE. LYNDWOOD. voir WILLIAM LYNDWOOD. LYON, Rhône, p. 327 ; - diocèse, p. 279, n. 11 ; — région lyonnaise, p. 279 et n. 11. MACAIRE, personnage d’un roman auquel son nom sert de titre : p. 247. MACBETH, personnage de Shakespeare et pièce portant son nom : p. 43 ; 339. MACDONALD (Sheila), écrivain : p.396. [524] MACDUFF, personnage de Macbeth : P. 43. MACÉDONIENS : conception de la royauté, p. 56, n. 1. MADRID, Espagne : p. 155 ; 366. Magisier militum : titre porté par Théodoric, p. 64, n. 1. MAILLY (Madame de), maîtresse de Louis XV : p. 397. MAIMBOURG (le P.), écrivain : p. 355 ; 363 ; 365. MAINE : p. 279. MAINTENON, Eure-et-Loir : p. 279, n. 4. MAJORQUE (royaume de) : p. 93 ; 106. MALCOLM, personnage de Macbeth : p. 43. Mal-Saint-Rémi, nom de la peste : p. 223 ; 482. MALTE : p. 175. MANAHBIRIA, Pharaon : p. 67. MANASSÉ 1er, archevêque de Reims : p. 208. MANEGOLD de LAUTENBACH, écrivain : p. 121-122. MANFRED, roi de Sicile : p. 217, n. 1. MANTES, Seine-et-Oise : p. 246 n. 1 ; 269 ; 305 ; — église Notre-Dame, p. 269-271. MANTOUE, Italie, Lombardie : p. 141. MANUEL, empereur : p. 484. MARC (saint), évangéliste : Évangile, p. 318. MARCHE (comté de la) : p. 106, n. 4. MARCIEN, empereur : p. 66, n. 4 ; 350. MARCO POLO : p. 253-254. Marcou : nom commun désignant les chats, p. 308 n. 1 ; — les septièmes fils, p. 307-308. MARCOUL (saint) : p. 38 ; 128 n. 2 ; 143 n. 2 ; 222 ; 261-308 ; 316 ; 319 ; 330 ; 331 ; 348 ; 356 ; 357 ; 384 n. 1 ; 403 n. 2 ; 425 ; 450 ; 455 N° 10 ; 456 n° 14, 15 et 16 ; 457 n°20 ; 459 n° 24 ; 490-493 ; 498 ; — parents de S. Marcoul, p. 383 n. 1. MARCOUL, personnage de la fiction médiévale : p. 292 n. 2. MARGUERITE, reine d’Eccsse : p. 324 n. 3. MARGUERITE d’AUTRICHE, régente des Pays-Bas : p. 452. MARGUERITE D’YORK, duchesse de Bourgogne : p. 234 n. 4. MARGUERITE DE HANS, malade touchée par Philippe le Bel : p. 106. Maria de Garda, femme asturienne, touchée par Philippe le Bel : p. 109 n. 1. Maria de Hispania, malade touchée par Philippe le Bel : p. 109 n. 3. MARIE, mère de Jésus : p. 238-242 ; 274 ; 334 ; 389. MARIE TUDOR, reine d’Angleterre : p. 173 ; 176 ; 177 ; 179 ; 180 n.2 ; 181-183 ; 317-319 ; 320 ; 325 n. 3 ; 330 n. 3 ; 333 ; 334 ; 388 n.I ; 442 n. 2 et 3 ; 448 n. 1 ; 453 n°6 ; 457 n° 19. MARIE, femme de Guillaume III, reine d’Angleterre : p. 177. MARIE DE HONGRIE, régente des Pays-Bas : p. 452. MARIE, fille de Lucy Walter et peut être de Charles II : p. 394 n. 4. MARIE-THÉRÈSE, reine de France : p. 364 n. 3. MARLOT (dom), écrivain : p. 291 ; 359 n. 2. MARLY (forêt de), en Seine-et-Oise : p. 230. Marque corporelle : p. 300-303 (voir aussi : Signe royal). MARSILE DE PADOUE, écrivain : p. 215 n. 2. MARTI Y VILADAMOR (Francisco), écrivain : p. 366 n. 1. MARTIAL D’AUVERGNE, écrivain : p.283. MARTIM (Michel), jésuite portugais : p. 427. MARTIN (saint) de Tours : baume miraculeux, p. 78 n. 2 ; 342 ; — chappe, p. 483 ; — parents de S. Martin, p. 170-171 ; 175-176 ; 382 ; — cité, p. 76 ; 123. MARTIN IV, pape : p. 132 n. 1 ; 133. [525] MASSON (Papire), écrivain : p. 358. MATHIEU (Pierre), historiographe : p.15 ; 32 ; 33 n. 1 ; 410. MATHIEU Paris, écrivain : p. 237. MATOUGUES, Marne, cant. Ecury-sur-Coole : p. 400. MAXIMILIEN 1er, empereur : p. 219 ; 496. MAXIMILIEN II, empereur : p. 206 n. 1 ; 499. MAY (Baptist), Keeper of the Privy Purse : p. 444 n. 1. MAYENCE, Allemagne, Hesse : archevêques, p. 72 ; 196 ; 472. MAZARIN : p. 282. Médailles : de piété, p. 273-274 ; 276 ; 288 ; 458 n° 22 ; — frappées pour le toucher, en Angleterre, p. 377 ; 378 n. 1 ; 394-396 ; 443-445. MELCHIOR, Roi-Mage : p. 168. MELCHISÉDEC : p. 66 ; 402 n. 1. MENAULT (le Dr), écrivain : p. 302-303, MENDE, Lozère : évêque, p. 139. MENNEVILLE, Aisne, cant. Neufchâtel-sur-Aisne : p. 290 n. 2. MER NOIRE : p. 57 n. 2. MERCIE, rois : voir EDGAR, EGBERT, OFFA. Merciers : voir aux mots : Confréries en l’honneur de saint Marcoul et Rois des merciers. MERCURE : p. 231. MERCURIALE (Jérôme), médecin : p. 118 n. 2. MERLAT (Elie), pasteur : p. 367. MÉROVÉE, roi franc : légende relative à sa naissance, p. 60 n. 1. MÉROVINGIENS : attitude vis-à-vis de l’Empire et de la religion impériale, p. 64 ; — caractère sacré de la race, p. 60 et n. 1 ; 63 ; — cérémonial de l’avènement, p. 62 n. 2 ; 68. MÉTAUX : interdiction de toucher les, — p. 277. METZ, Moselle : p. 108 ; 225 ; — évoques, p. 108 ; 122 ; voir aussi HERMANN. MEURIER (H.), écrivain : p. 341-342 ; 359. MÉZERAY, écrivain : p. 358 n. 4 ; 359 n. 3. MICHEL (saint) : p. 377 ; 395 ; — confrérie, p. 252 n. 2. MICHEL IX PALÉOLOGUE, empereur : p. 473. MIKADOS : p. 62. MILAN, Italie : p. 109 ; 384 n. 1 ; — archevêque, p. 71 n. 1 ; — duc, p. 144 ; — Pataria, p. 259 n. 1. MINCHINHAMPTON, Angleterre, comté de Gloucester : p. 321 n. 4 ; 396. MIZAULD (Antoine), écrivain : p. 297 ; 298. MOGK (E.), érudit : opinion discutée, p. 56 n. 1. MONCEAU-IMBRECHIES, Belgique, Hainaut : p. 272. MOTNCONTOUR, Vienne : bataille, p. 311. MONMOUTH (duc de) : p. 379, 392, 394. MONT-DE-MARSAN, Landes : p. 315. MONTDIDIER, Somme : p. 271. MONT-DISON, commune Dison, Belgique, Liège : p. 272. MONTECATINI (di Val di Nie vole), Italie, Toscane : bataille, p. 132. MONTEIL (A.), érudit : sa collection, p. 434 n. I. MONTESQUIEU : p. 15 ; 52 ; 398. MONTJOIE : nom commun, p. 230 ; — tour au-dessus de Conflans-Sainte-Honorine, p. 230-232 ; 233 n. 1 ; 483. Montjoie-Saint-Denis, cri de guerre : p. 231. MONTMORENCY, Seine-et-Oise : maison de, — p. 358 n. 4. MONTPELLIER, Hérault : p. 106 ; 298. MONTREUIL-SUR-MER, Pas-de-Calais : p. 106. MONT-SAINT-MICHEL, Manche, cant. Pontorson : église abbatiale, p. 145 ; 315 n.4 ; 450 n° 2 ; 452. Morant, localité non identifiée : p. 317 n. I. [526] Morbus regius, nom donné tantôt à la lèpre et tantôt à la jaunisse : p. 59 n. I ; 148. MORHOF (Daniel-Georges), écrivain : p. 24 ; 411 ; 417 n. 2. MORIN (dom Germain), érudit : opinion discutée, p. 462-463. Morsures venimeuses, guérison par les parents de S. Paul : voir PAUL (saint). MORTON (Th.), théologien : p. 425 n. 2 ; 428 n.1. MOUTIERS [-EN-RETZ], Loire-Inférieure, cant. Bourgneuf-en-Retz : p. 271. MÜHLBERG, Allemagne, Prusse, prov. de Saxe : bataille, p. 252. MUNSTER, Allemagne, Westphalie : évêque, p. 191 n. 1. Mystère de Saint Rémi : p. 126 n. 1. NAAMAN. le Syrien, personnage biblique : p. 422. NAMUR, Belgique : couvent des Frères Prêcheurs, p. 272. NANT, aujourd’hui Saint Marcouf, Manche, cant. Montebourg : p. 262-265 ; 267 ; 270 ; 275 ; — abbé de, — voir Marcoul (saint). NANTES, Loire-Inférieure : p. 106 ; — édit de, — p. 24 n. 1. NANTEUIL : p. 280 (déformation du nom de Nant). NAPLES, Italie : p. 312 ; — province ecclésiastique, p. 15 ; — royaume et rois, p. 132 n. 1 ; 155 (voir aussi Charles d’Anjou, Charles II, Robert). NAPOLÉON Ier : p. 35° n- I- NASSIGNY, Allier, cant. Hérisson : p. 279 n. 9. NAVARRE : p. 106 n. 4 ; 109 ; 153 ; 154 ; — onction royale, p. 195 n. I ; 460 Nazarien : p. 226 n.5 ; 484 (voir Nazir). Nazir, terme de l’Ancien Testament, désignant les personnes spéciale-ment consacrées à Dieu : p. 229 n. 1 ; c. p. 484 (voir Nazarien). NEMEIZ (Joachim-Christoph), écrivain : p. 367 n. 1. NEMOURS, Seine-et-Marne, p. 107. NERTUS, déesse germanique : p. 60 n. 1. NEUFCHATEL-SUR-AISNE, Aisne : p. 290 ri. 2. NEUSTRIE : p. 47 ; 267. NEVERS, Nièvre : diocèse, p. 279 n. 8. NEW-HAMPSHIRE, colonie anglaise d’Amérique : p. 378. NEWPORT (lord) : p. 390 n. 2. NEWTON : p. 385. NNICÉPHORE GRÉGORAS, écrivain byzantin : p. 473-474. NICÉPHORE PHOCAS, empereur : p.476. NICÉTAS ACOMINATOS, écrivain byzantin p. 475. NICOLAS (saint) : p. 131 n. 3 ; 482. NICOLAS Ier, pape : p. 72 n. 2 ; 225. NICOLAS DE CLAMANGES, écrivain : p. 211 ; 213 ; 216. NICOLAS de Larisvilla, écrivain : p.140, n. 2. NICOLAS DE STRATTON, dominicain : p. 238-240. NICOLO TEDESCHI, canoniste : p. 214- 215. NICOPOLI, ou NIKOPOL, Bulgarie : bataille, p. 92 n. 1. Niello : p. 249 et n. 2 (voir : signe royal). NIVERNAIS : p. 279. NOËL : liturgie de, — p. 170 171 ; 203 ; 255-256. NOËL (le Dr), médecin : p. 424 n. 1 ; 428 n.1. NOGARET : voir GUILLAUME DE N. NOGENT [- sous - Coucy], commune Auffrique-et-Nogent, Aisne, cant. Coucy-le-Château : abbaye, abbé, voir GUIBERT ; — bibliothèque, p. 29 n. 6. NOLHAC (P. de), érudit : opinion discutée, p. 398 n.I. NOMINOË, roi des Bretons : p. 469. [527] Non-conformistes : p. 332 ; 379. Normandes (invasions) : p. 263. NORMANDIE : Bocage Normand, p. 303 ; — ducs, p. 205 ; 206 n. 1 ; — ducs, cérémonial de leur avènement, p. 194 ; 221 n. 2 ; 496 ; — citée, 47-49 ; 106 ; 241 ; 268 ; 279. NORTHLEW, Angleterre, Devon : p. 167 NORTHUMBRIE, royaume : p. 466 n. 1 ; — roi, voir EDGAR. NORVÈGE : royauté, p. 57 ; 59. Noticia Sœculi, écrit politique allemand du XIIIe siècle : p. 243 n. 1. NOTRE-DAME : voir MARIE. OCCAM : voir Guillaume. OCÉANIE : p. 54. OCTAVIAN, personnage de roman : p. 247 ; 257 n. 1. OFFA, roi de Mercie : p. 465-467. OISE, rivière : p. 230. OKEHAMPTON, Angleterre, Devon : p. 167 n. I. OLAF (saint), roi de Norvège : p. 59. OLIPHAUNT (lord), seigneur écossais : p. 324. OLIVIER, personnage épique : p. 60 n. 1 ; 485 n. I. OLIVIER, avocat au Parlement : p. 141 ; cf. p. 212. OMBRIE : p. 109. Onction : dans le cérémonial hébraïque, p. 67 ; 476 ; — dans le cérémonial chrétien, p. 67-68 ; 139 ; 476-477 ; — en Egypte, p. 67 n. I. Onction royale : p. 41 ; 65-75 ; 78 et n.2 ; 79 ; 81 ; 84 ; 121 ; 124-125 ; 135 ; 136 n. 1 et 2 ; 139 ; 177-178 ; 182 ; 185-245 ; 255 n. 1 ; 281 ; 285-293; 348-349 ; 355-357 ; 460-473 ; 474 ; 477 ; 479-489. Onction impériale : à Byzance, p. 65-66 ; 473-477 ; 480 ; — en Occident, p. 185-207 ; 216-220 ; 463-464. Ordalie : règle relative aux témoins, p. 259 et n. I. ORIFLAMME : p. 235-237 ; 357 ; 479 n. 3 ; 484 et n. I ; 485 ; 486 ; 487-488. ORLÉANS, Loiret : p. 471 ; — concile, p. 496 ; — abbaye Saint-Aignan, abbatiat royal, p. 214 ; — siège, P-234 n.5. OORLÉANS (Gaston, duc d’) : p. 383. OORLÉANS (Elisabeth-Charlotte, duchesse d’) : p. 298 ; 368. ORLEY (Bernard van), peintre : p.452. OSBERT DE CLARE, hagiographe : p. 43-44 ; 47 ; 49 n. 1 ; 163 n. 2 ; 267 n. 1 ; 467. OSTROGOTHS, peuple germanique : religion impériale dans le royaume ostrogoth d’Italie, p. 63 n. 3 (voir aussi GOTHS). OTHONET, personnage de roman : p. 247. OTTON Ier, empereur : p. 85 n. 2 ; 473. OTTON IV, empereur : p. 230 n. 2 ; 489 n. 4. OTTON, prince de Saxe : p. 339 n. I. OTTON DE FREISING, écrivain : p. 191 n. I. OUALOS, peuplade du Sénégal : p. 59. OUDERT, auteur d’un journal sur le règne de Charles Ier : p. 425 n. I. OUEN (saint) : p. 267. OVIÉDO, Espagne, Asturies : p. 462. OXFORD, Angleterre : p. 372 ; 373 n. I. PACIFIQUE (Océan) : p. 52. PADOUE, Italie : école padouane, p. 328-329 ; 411 ; 414-417. PALATINE (LA PRINCESSE) : voir Orléans (Elisabeth-Charlotte, duchesse d’). PALESTINE, p. 162. PAMPHYLIE (mer de) : p. 30. Panormitain (le) : voir NICOLO TEDESCHI. Panseux de secret : p. 19 ; 294. PARÉ (Ambroise), médecin : p. 340. PARIS (le diacre) : p. 412 et n. I. PARIS : p.54 ; 107 ; 232 ; 233 n. I ; 279 n. 4 ; 342 ; 361 ; 367 ; 393 n. I ; [528] 397; 398 n. I ; 481 ; — abbaye St-Victor, p. 231 n. 2 ; 266 n. 1 ; — archevêque, p. 383 ; — cathédrale, p. 317 ; — couvent des Carmes de la Place Maubert, p. 274 ; 288 n. 1 ; 299 ; 305-307 ; — évêques, p. 190 ; — fidélité des Parisiens à saint Louis, p. 281 ; — Louvre, p. 352 ; 36I ; 362 ; — Palais, p. 431 ; 435 ; —Parlement, p. 211-212 :313 ; 348 n. 1 ; 350 ; — Paroisse St-Eustache, p. 383 ; — rue St- Jacques, p. 343. Parise la Duchesse, roman d’aventures : p. 247 n. 6 ; 248 n. 3. PARLEMENT (anglais) : p. 372-375 ; 376 ; 379 ; 385. PARME, Italie, Emilie : p. 109. PASSAU, Allemagne, Bavière : voir ANONYME DE PASSAU. PASSION DU CHRIST : vertus magiques attribuées à tout ce qui la rappelle, p. 167-169. PATIN (Gui), médecin : p. 342. Patrimoine de Saint Pierre : p. 110. PATRIOTISME : p. 244-245. PAUL (saint), apôtre : p. 341 n. 1 ; — Epître aux Hébreux, p. 216 ; — Epître aux Romains, p. 487 ; — Ire Epître à Timothée, p. 486 ; — parents de —, p. 144 n. 2 ; 175 ; 302 ; 382 ; 416. PAUL III, pape : p. 355 ; 356. PAULIN, archevêque d’Aquilée : p. 74 n. 2. PAVIE, Italie, Lombardie : p. 312 ; — bataille, p. 155 ; 313. PAYNE (F.), historien de la médecine : opinion discutée, p. 115 n. 1. PAYS-BAS : p.105 ; 234 ; 288 ; 295 ; 375 ; 452. PÉLOPIDES : p. 253 n. 2. PÉONIE, province de la Macédoine : racine de —, (remède magique), p. 411. PÉPIN, roi des Francs : p. 36 ; 68-69 ; 188 ; 257 n. 2 ; 462 ; 467 ; 474. PERCEY-LE-PETIT, Haute-Marne, cant. Prauthoy : p. 96 n. 1. PÉROUSE, Italie, Ombrie : p. 109-110. Persay-le-Petit, aujourd’hui PERCEY-LE-PETIT. PESTE : appelée mal-saint-Rémi, p.223 ; 482 et n. 2 ; — guérie par Henri Ier d’Angleterre, p. 41-42 ; — par les parents de S. Roch, p. 175 ; — par divers saints, p. 274 n. 6 ; 280 n.1. Peste Noire : p. 114. PEUCER(Gaspard), écrivain : p. 411 ; 413 ; 417 n. 2. PHILIPPA, reine d’Angleterre : p. 176-178. PHILIPPE Ier, roi de France : p. 30-32 ; 35 ; 37 ; 38 ; 40 ; 42 ; 59 n. 1 ; 235 ; 240 n.2. PHILIPPE II AUGUSTE, roi de France : p. 125 n. 1 ; 209-210 ; 230 ; 246 ; 258 ; 492-493. PHILIPPE III, roi de France : p. 432. PHILIPPE IV LE BEL, roi de France : p. 17 ; 93 ; 95 ; 96 ; 99 ; 105-110 ; 116 ; 127 ; 129-131 ; 140 ; 143 ; 146 ; 157 ; 210 ; 213 ; 216 ; 218 ; 220 ; 243-244 ; 269 n. 5 ; 281 ; 310 ; 311 ; 432- 433 ; 439 ; 491 ; 493. PHILIPPE V, roi de France : p. 130. PHILIPPE VI DE VALOIS, roi de France : p.16-17 ; 104 ; 205 ; 206 n.1 ; 257 ; 281 ; 482 n.4 ; 491. PHILIPPE, roi légendaire de Hongrie : p. 247. PHILIPPE [DE THIETTE], fils du comte de Flandre Gui de Dampierre : p. 244 et n. 1. PHILIPPE, écrivain : p. 230. PHOTIUS, patriarche de Constantinople : p. 474-475. PICARDIA : p. 15 n. 2 (voir PICARDIE). PICARDIE : p. 15 n. 2 ; 102 n. 2 ; 265 ; 278. PIE II, pape : p. 141 n. I ; 143 ; 147 ; 220-221 ; 236 n. 3 ; 237 ;283 ; 357 n.2. PIE IV, pape : p. 206 n. I. Pièces de monnaie : devise sur les [529] monnaies d’or françaises, p. 489 et n. 3 ; — rôle des pièces de monnaie dans le rite anglais du toucher, p. 92 ; 319-322 ; — talismans contre la maladie, en Angleterre, p. 396-397 ; — talismans contre la maladie, en France, p. 397 n. 2 ; — (voir aussi Angel). PIÉMONT : p. 279 n. 12. Pierre de Destinée ou de Scone : p. 242-243. PIERRE (saint), apôtre : p. 72 ; 75 ; 76 ; 208 n.3 ; 263 n.2 ; 472. PIERRE II, roi d’Aragon : 195 n. 1 ; 460 n. 1. PIERRE BESCHEBIEN, évêque de Chartres : p. 270. PIERRE DE BLOIS, écrivain : p. 41-42 ; 54 ; 75-76 ; 125 ; 157 ; 196 ; 223. PIERRE DE CHARTRES, portier de l’Hôtel, sous Philippe-le-Bel : p.107 n. 1. PIERRE DE CHATRE, élu archevêque de Bourges : p. 192. PIERRE DE CROISAY, plaideur : p. 212 n. 3. PiIERRE DAMIEN (saint) : p. 30 n. 2 ; 195. PIERRE DIACRE, écrivain : p. 464. PIERRE D’EBOLI, écrivain : p. 353. PIERRE MASUYER, évêque d’Arras : p. 211-212. PIERRE de Natalibus, hagiographe : p. 34 PIERRE DE PREZZA, écrivain : p. 217 n. 1 ; 353 n. 2. PIGEON (abbé), érudit : cité, p. 145 ; 451 n°2. PISE, Italie, Toscane : p. 132 ; 394 n. 5. PITHIVIERS, Loiret : p. 279 n. 4. PLAISANCE, Italie, Emilie : p. 109. PLAISIANS : voir GUILLAUME DE P. PLATTER (Félix), médecin : p. 299 n. 1. PLATTER (Thomas), médecin : p. 342 n. 2. PLESSIS-LES-TOURS (LE), commune La Riche, Indre-et-Loire, cant. Tours : p. 78 n. 2. PLINE L’ANCIEN : p. 340. PLUTARQUE : p. 210. POBLET, Espagne, Catalogne : abbaye, p. 129 n. 2 ; 154. POISSON (Pierre), sieur de la Bodinière, écrivain : p. 346-347. POISSY, Seine-et-Oise : hospice, p. 364 n. 3. POITIERS, Vienne : p. 106 ; —. abbaye St-Cyprien, p. 238 ; 241 n. 1 ; — bataille, p. 138 ; — comte, p. 221 n. 2 ; — église St-Georges, p. 238 ; 241 n. 1 ; — église St-Grégoire, p. 241 n. 1. POITOU : p. 104 n. 1. ; 208 ; 241 ; 294. POLE (le Cardinal) : p. 181 n. 2 ; 320. POLOGNE : évêque polonais, p. 313. POLYDORE VIRGILE, écrivain : p. 164-165 ; 412 n. 1. POLYEUCTE, patriarche de Constantinople : p. 198 ; 476. POLYNÉSIE : p. 53. POMPONAZZI, écrivain : p. 329 ; 335 n. 1 ; 413 ; 416. PONTHIEU (comté de) : p. 15 n. 2 ;104 n. 1 (v. aussi SAINT-RIQUIER). Pontifex maximus : abandon de ce titre par les empereurs chrétiens, p. 187 n. 3 ; cf. p. 350. PONTOISE, S.-et-Oise (erreur d’interprétation, pour PONTHIEU) : p. 15 n. 2. Pontyus : p. 15 n. 2 (voir PONTHIEU). PORTUGAL : popularité du toucher français, p. 363 ; 364 n. 1 ; 427 ; — septièmes fils, p. 293. Possédés : leur guérison par les rois de Castille, p. 151-152. POULETT (John, lord) : p. 370 n. 2 ; 37I-372 ; 426. Pourpre (adoration de la) : dans le royaume ostrogoth d’Italie, p. 63 n. 3. POYNTYNGE (Henri), yeoman : p. 296 n. 4. [530] PRESTLEIGH, Angleterre, Somerset : p. 296-297 ; 371 n. 1. Prêtres : superstitions relatives à leurs vertus magiques, p. 76-77. Prévôt (le Grand) : p. 361 ; 362. Primicerii, magistrats romains (dans le royaume ostrogoth d’Italie) : p. 63 n. 3. Primiscrinii, magistrats romains (dans le royaume ostrogoth d’Italie) : p. 63 n. 3. Primitifs (peuples) : conception dela royauté, p. 20 ; 51-54 ; 58 n. 2 ; 59-60. Primogéniture (dans les dynasties royales) : p. 56-57 ; 84-85 et 85 n. 2. PRINCE NOIR (le) : p. 241. PROCOPE, écrivain : p. 57 et n. 2. PROVENCE : p. 299 ; 484 ; — royaume, onction royale, p. 471. PSAUMES : Ps. 43, p. 159 ; — Ps. 82, p. 352. PTOLÉMÉE, géographe de l’Antiquité : p. 327. Puritains : p. 335. PYRÉNÉES : p. 109 ; 312 ; 363. PYRRHUS, roi d’Epire : p. 59 n. 2. Quaestio in utramque partem, pamphlet du temps de Philippe le Bel : p. 129-130 ; I36 ; 143 ; 157 QUITÉRIE (sainte) : p. 304. RACOUR, Belgique, Liège : p. 272. Rage : guérison miraculeuse par certaines familles arabes, p. 84-85 ; — par S. Hubert de Brétigny, p. 164 n. 1 ;—par S. Hubert de Liège, p. 164 n. 1 ; — par les parents de S. Hubert, p. 175-176 ; 382-383 ; — par Sainte Quitérie, p. 304 ; — par les septièmes fils, p. 297 ; 303-304. RADJNA (Pio), érudit : opinion discutée, p. 254-256. RAOUL DE PRESLES, écrivain : p. 130 ; 136 ; 140 ; 231 n. 2 ; 232 ; 235 n. 3 ; 236 et n. 2 ; 296 n. 2 ; 478 ; 489. RATHIER DE VÉRONE, écrivain : p.216. RAULINE (le P. Hippolyte), écrivain : p.347 ; 355. Reali di Francia, roman d’aventure : p. 249 ; 254. RECCARÈDE, roi visigoth : p. 461. Récoltes (influence des rois sur les) : p. 57-60. Réforme protestante : accuse les rivalités nationales, p. 147 ; — influence sur le miracle royal, p. 221 ; 327-341 ; 367-368 ; 386-388 ; — citée p. 181. Régale spirituelle (droit de) : p. 210 ; 212. Reges criniti, terme désignant les rois mérovingiens : p. 61. REGNAULT, chanoine de Saint-Symphorien de Reims et écrivain : p. 301 ; 423. REGNAULT (Nicolle), malade touchée par Louis XIV : p. 291. Règne (commencement du), comment calculé : p.218-219. Reims, Marne : p. 68 ; 70 ; 71 ; 78 n. 2 ; 135 ; 139 ; 204 ; 221 ; 222 ; 224-229 ; 245 ; 281 ; 282 ; 291 ; 327 ; 341 ; 342 ; 345 ; 359 n. 2 ; 368 ; 400 ; 464 ; 480 ; 484 ; — abbaye St-Rémi, p. 224 ; 261 n. 1 ; 264 ; 268 ; 273 ; 282 ; 284 ; 397 ; 480 ; 492 ; — archevêques, p. 208 ; 211-212 ; 227-228 ; 237 n. 3 ; 277 ; 355 n.2 ; 402 n.2 ; 403 ; 419 n.1 ; 423 n.2 ; 425 n.2 ; 480 ; 481 (voir aussi HINCMAR, RÉMI) ; — cathédrale, p. 268 ; 485 n. 1 ; — chapelle Saint-Nicolas, p. 481 et n. 1 ; — chapitre cathédral, p.134 ; 284-285 ; 290-291 ; — chapitre St-Symphorien, voir REGNAULT ; — confrérie, p. 275 n. 1 ; — église St-Jacques, p. 291 ; — église St-Denis, p. 481 et n. 1 ; — hôpital St-Marcoul, p. 275 n. 1 ; 401 n. 2 ; 403-404 ; 424 ; — Hôtel-Dieu, p. 481 n. 1 ; — livres liturgiques, p. 268 ; [531] 273 ; 481 ; —statue, p. 269 n. 1 ; — université, p. 355. REINACH (Salomon), érudit : opinions discutées, p. 52 ; 452 ; 457 n° 18. Religion impériale : à Rome, p. 63-64 ; — dans le royaume ostrogoth d’Italie, p. 63 n. 3. RÉMI (saint) : p. 35 ; 68 ; 133 n. 2 ; 135 ; 223 ; 224-227 ; 244 11.2 ; 482. REMIREMONT, Vosges : p. 279 n. 3. RÉMOIS (le pays) : p. 265. RENAN : p. 245 et n. 1 ; 410. RENAUD DE ROYE, comptable de l’Hôtel sous Philippe le Bel : p. 105- no ;432n. 3 ;433. Renevus Coranci, fonctionnaire de l’Hôtel (en France) : p. 491. RHIN : p. 363. RHÔNE, fleuve : p. 108. Ricardo (fratre), nom attribué par erreur à l’év. de Bisaccia, François : p. 15 n. 1. RICHARD Ier COEUR DE LION, roi d’Angleterre : p. 221 n. 2. RICHARD II, roi d’Angleterre : p. 117 ; 241 ; 438 n. 3 ; 441 et n. 1 ; 445 n. 3 ; 446. RICHARD III, roi d’Angleterre : p.173 ; 438 n.3 ; 445 n. 3. RICHARD, archevêque de Canterbury : p. 125 n. 3. RICHARD LE BEAU, personnage d’un roman, auquel son nom sert de titre : p. 247 ; 248. RICHELIEU (le cardinal de) : p. 365 ; 366 n. 1. RICHEOME (le P. Louis), écrivain : p. 340. RICHER, écrivain : p. 80. RICHIER, poète : p. 229 ; 244. RIDLEY (Nicolas), ministre protestant : p. 325 n. 2 ; 332-334. RIEZ (le P. Balthasar de), écrivain : p. 347 ; 349. RIPON Angleterre, Yorkshire, West-Riding : p. 374 n. 1. RIVIÈRE (Jean), érudit : p. 353 n. 2. RIVIÈRE (Rémy), malade touché par Louis XVI : p. 400. ROBERT Ier, roi de France : p. 70 n. 3. Robert II le Pieux, roi de France : p. 36-40 ; 75 ; 79-83 ; 85 n. 2 ; 90 ; 129 ; 175. ROBERT D’ANJOUR, roi de Naples : p. 15 et n. 1 ; 132 ; 244. ROBERT Ier, archevêque de Rouen : p. 262 n. 2. ROBERT BLONDEL, écrivain : p. 237 n. 1. ROBERT GROSSETÊTE, évêque de Lincoln : p. 124-125 ; 192-193 ; 195 ; 197. ROBERT DE JUMIÈGES, archevêque de Canterbury : son Bénédictional, p. 470 ; 497. ROBERT SAINCERIAUX, poète : p. 243. ROBERTET (Jean), représentant le Grand Chambrier : p. 275 n. 4. ROCH (saint) : invoqué contre la peste, p. 274 n. 6 ; 280 et n. 1 ; — parents de S. Roch, p. 175 ; 382. ROCHESTER, Angleterre, Kent : p. 395 n. 2. ROCROY, Ardennes : bataille, p. 383. RODOLPHE DE HABSBOURG, roi des Romains : p. 132 n. 1 ; 133 ; 151. ROGER, médecin : ses glossateurs, p. 116, ROIS-MAGES : p. 168 ; 384 n. 1. Rois des merciers : p. 275 ; 281 n. 1 ; 306 n. 3. ROLAND, personnage épique : p. 208 ; 485 n. 1. ROLAND DE PARME, médecin : ses glossateurs, p. 116. ROLLAND (Louis), écrivain : p. 347. ROMAGNE : p. 109. ROMAINS (roi des) : p. 200 n. 1 ; 201 ; 219 n. 1 ; 220. Romantisme : p. 86. ROME : p. 64 ; 65 ; 70 ; 110 ; 136 ; 142 ; 202 n. 1 ; 217 n. 1 ; 246 ; 247 ; 325 ; 337 353 ; 393 et n. 1 ; 480 ; 486 ; 487 ; — bannière de la commu-nité, p. 485-486 ; — basilique [532] Saint-Pierre, p. 69 ; 217 ; —chapelle Sainte-Pétronille, p. 313 ; — chapitre de Saint-Pierre, p. 201 et n. 1 ; 202 n. 1 ; — église Sancta Maria in Turri, p. 201 ; — empereur, p. 480 ; — palais du Latran, p. 236 ; — sénat, p. 480. ROMORANTIN, Loir-et-Cher : p. 96. RONCEVAUX (col de) : bataille, p. 485 n. 1. ROOPER (John), Deputy Cofferer de la reine Anne : p. 390 n. 4. ROQUEFORT, Landes : p. 315. ROSEWELL, ministre presbytérien : p. 379 n. 1. ROSS (comté de), Écosse : p. 396-397. ROSTOCK, Allemagne, Mecklembourg : université, p. 411. ROUE : emblème de Sainte Catherine et signe familial des parents de cette sainte : p. 300. ROUEN, Seine-Inférieure : p. 194 ; 221 n. 2 ; 267 ; 269 ; 270 n. 1 ; 365 ; — archevêques, p. 262 n. 2 ; 263 ; 267 ; voir aussi JEAN D’AVRANCHES. ROUILLÉ D’ORFEUIL, intendant de Châlons : p. 400 ; 401 n. 1. ROUSSILLON : p. 297 n. 3 ; 300 n. 3 ; 304. ROZOY-EN-BRIE, Seine-et-Marne : p. 279 n. 4. RUE, Somme : p. 272. RUFIN, canoniste : p. 193. RUSSÉ, commune Allonnes, Maine-et-Loire, cant. Saumur : p. 271. RUSSIE : p. 322 n. 1. RUZÉ (Arnoul), canoniste : p. 215 n. 1, 348 n.1. SAALES, Bas-Rhin : p. 279 n. 2 ; 499. Sacra, terme appliqué aux lettres impériales ou royales : p. 75 n. 2. Sacrament-rings : p. 167 n. 1 ; 169 et n. 3. Sacre : v. couronne, onction, sceptre, JEAN GOLEIN. Sacrement : l’onction royale est-elle un sacrement ? p. 195-198 ; 239. SAINÉAN (L.), érudit : opinion discutée, p. 308 n.1. SAINT-AMAND, Nord : sacramentaire, p. 66. SAINT-CLÉMENT, Meurthe-et-Moselle, cant. Lunéville : p. 279 n. 3. SAINT-CLOUD, Seine-et-Oise, cant. Sèvres : château, p. 357 n. 1 ; 492. SAINT-DENIS, Seine : abbaye, p. 232 ; 235 ; 240 n. 2 ; 482 ; 484 ; — cité, p. 246 n. 1 (voir aussi DENIS, saint). SAINT-DIÉ, Vosges : Val de, — p. 279 n. 3. SAINT-GALL, Suisse : p. 170-172 ; 175. SAINT-GERMAIN EN LAYE, Seine-et-Oise : p. 363 ; 393 n. 1. SAINT-GILLES, Gard : duc légendaire, p. 247. SAINT-HUBERT, Belgique, Luxembourg : pèlerinage, p. 278 n. 1 ; p. 418 n.1. SAINT-HUBERT (le chevalier de) : voir Hubert (Georges). SAINT-JEAN D’ANGÉLY, Charente-Inférieure : p. 317. SAINT-JUST in Angelo, sans doute SAINT-JUST EN CHAUSSÉE, Oise : p. 491. SAINT-MARCOUF, Calvados, cant. Isigny : p.268 n.1. SAINT-MARCOUF, Manche, cant. Montebourg : p. 262 ; 268 n. 1 (voir Nant). SAINT-MARCOUF, commune Pierreville, Manche, cant. Les Pieux : p. 268 n.1. SAINT-MARCOUL, nom donné à Corbeny : p. 275. SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS, Seine : abbaye, p. 263 n. 2. SAINT-MICHEL (ordre de) : p. 145 ; 286. SAINT-PIERRE-DES-FOSSÉS : p.263 n.2 (voir SAINT-MAUR-DES-FOSSÉ). SAINT-RIQUIER, Somme, cant, Ailly-le-Haut-Clocher : abbaye, et église [533] abbatiale, p. 269 n. 1 ; 272 ; 285- 286 ; 287 ; 288 ; 303 ; 450 ; 456 n° 14 ; 458 n° 20 ; — abbé, voir ALIGRE ; — trésorier voir WALLOIS. SAINT-SIMON (le duc de) : p. 368 ; 398. SAINT-THOMAS Marne, cant. Ville-sur-Tourbe : p. 272. SAINT-VALERY-SUR-SOMME, Somme : abbaye, p. 271. SAINT-WANDRILLE [-Rançon), Seine-Infér., cant. Caudebec-en-Caux : abbaye, son martyrologe, p.267 n.2. SAINTE-BEUVE (Jacques de), écrivain : p. 299. SAINTE-MACRE : voir FISMES. SAINTE-MARTHE (Scévola de), écrivain : p. 382. SAINTE-MENEHOULD, Marne : p. 106. Saints médecins : popularité de leur culte à la fin du moyen âge, p. 280 ; leur pouvoir spécifique sur certaines maladies, p. 38-40 (voir aussi au mot : calembour). SALEM (MELCHISÉDEC, roi de) : p. 66. Salive : pouvoir magique, p. 415 et n. 2. SALOMON, roi des Juifs : p. 68 ; 161 ; 476. Saludadors : nom des septièmes fils en Catalogne : p. 303 (voir CATALOGNE, septièmes fils) ; — sorciers espagnols, p. 175 ; 304 n.2. SAMSON, personnage biblique : p. 61. SAMUEL, personnage biblique : p. 196 ; 199. SANCERRE, Cher : p. 279 n. 8. SANCHE, duc de Gascogne : p. 244 n. 3 SANCHE II, roi de Castille : p. 152. SANCROFT, archevêque de Canterbury : p.376. SARRASINS : p.236 ; 247 ; 480 ; 483 ; 484. SAUMUR, Marne-et-Loire : p. 273 ; — église Saint-Pierre, p. 271. SAVARON (Jean), écrivain : p. 351 ; 359 n. 6. SAVIGNY (-LE-VIEUX), Manche, cant. Le-Teilleul : saints de l’abbaye, p. 128. SAVOIE : p.108. SAXE : électeurs, p. 149-150 ; 252 ; — prince, p. 339 n. 1 (voir aussi HENRI DE SAXE). SAXE-WEIMAR : duc, p. 83 n. 1 ; 336 n. 3. SAXO GRAMMATICUS, écrivain : p. 58. Saxons (empereurs) : emploi par eux de l’ancienne terminologie impériale romaine : p. 65 n. 3. SAÜL, roi des Juifs : p. 196 ; 199. SCANDINAVE (péninsule) : p. 57. SCANDINAVIE : conception de la royauté, p.55 n.i ;56-60 ;—familles douées d’un pouvoir guérisseur héréditaire, p. 384 n. 1. SCARAMELLI, envoyé vénitien : p. 83 n. 1 ; 336 n. 3. Sceau : de Philippe-Auguste, p. 230 ; — de la confrérie de St-Marcoul de Corbeny, p. 275 ; 280 ; 281. Sceptre : dans le cérémonial de l’avènement royal, p. 70 ; 470. Schisme (grand) : p. 143 ; 210 n.2 ; 211 ; 214. SCHRÖDER (Richard), érudit : opinion discutée, p. 252 n. 2. SCHÜCKING (W.), érudit : opinion discutée ; p. 461-462. SCIARRA COLONNA : p. 109. SCONE, Écosse, comté de Perth : p. 242. SCOT (Reginald), écrivain : p. 335. SCOTIA, princesse légendaire : p. 242 n. 2. SÉBASTIEN (saint) : p. 274 n. 6 ; 280 et n. 1. SÉBASTIEN DE SOTO, médecin : p. 152-153. SEINE, fleuve : p. 230 ; 276 n. 1. SÉLEUCIDES : p. 253-254 ; 301 n. 2. SÉLEUCUS, roi de Syrie : p. 253. SÉLEUCUS IV, roi de Syrie : p. 253. SELVE (le président) : p. 315. SÉNÉGAL : p. 59. SENLIS, Oise : p. 80. [534] Sens, Yonne : p. 79 ; 432 n. 1 ; — archevêque, p. 227 ; 470 ; 471 ; — bailliage, p. 96 n. 1 ; — cathédrale, p. 478 ; 482 ; — pontifical, p. 236 n. 2. Sept (pouvoir magique du chiffre) : voir aux mots Septièmes fils, Septièmes filles. Septièmes fils : p. 169 n. 2 ; 293-308 ; 322 ; 368 ; 370-371 ; 383 ; 397 ; 405 ; 415n. 2 ; 421 ; 498. Septièmes filles : p. 293-295 ; 296 n. 1 ; 297 n. 3 ; 303 n. 1 ; 428 n. 1 ; 498. SERAPEUM : p. 63. Serpent : signe familial des parents de Saint-Paul, p. 300. SERVET (Michel), écrivain : p.327-328. Setes, nom des septièmes fils en Catalogne : p. 303 (voir CATALOGNE, septièmes fils). SÉVIGNÉ (Madame de) : p. 298. SHAKESPEARE : p. 43 ; 257 ; 339. SHETLAND (les îles) : p. 396. Shogouns : p. 62. SICILE : familles douées d’un pouvoir guérisseur héréditaire, p. 384 n. 1 ; — rois, p. 196 ; 203 n. 1 ; 250 ; 251 (voir aussi MANFRED). SICKEL (W.), érudit : opinion discutée : p. 474. SIGEBERT DE GEMBLOUX, écrivain : p. 259 n.1. SIGISMOND, empereur : p. 203. Signe de croix : p. 90 et n. 1 ; 128-129 ; 338. Signe royal : p. 246-256 ; 301-303. SILÉSIE : p. 420. SILLY, Belgique, Hainaut : p. 272. SIXTE IV, pape : p. 141 n. 1. SMITH (Adam), écrivain : p. 412 n. 1. SMITH (Richard), écrivain : p. 333 n.3 ; 386 n. 2. SNURRE STORLESON, écrivain : p. 59- SOISSONS, Aisne : comtesse, p. 491 ; — église Notre-Dame, p. 274 ; — généralité, p. 401 ; — monastère St-Médard, p. 29. SOMERSET (comté de), Angleterre : p. 295 n. 2 (voir Prestleigh, WELLS). SOMME, rivière : p. 104 n. 1. SOMZÉE, Belgique, Namur : p. 272. Songe du Verger : p. 135-136 ; 218 ; 222-223 ; 233 ; 289. SOUBISE (princesse de) : p. 398. Souches (marquis de), variante orthographique pour SOURCHES : p. 362. SOURCHES (marquis de), Grand-Prévôt : p. 362 ; cf. 360 u. 3 (voir SOUCHES). Sourciers : p. 294. SOURDIS (Henri de), archevêque de Bordeaux : p. 370. Sous-diacre : assimilation de l’empereur à un — p. 200-203. SOUTERRAINE (La), Creuse : p. 106 n.4 SPARTES : p. 301 n. 2 (voir Σπαρτοί). SPINOLA (Antoine), agent anglais : p. 326. Spirituels (Franciscains) : p. 109. STENBOCK (comte) : p. 367 n. 1. STRASBOURG, Bas-Rhin : p. 24. Succession à la couronne : règle écartant la succession en ligne féminine, en Angleterre, p. 177-178 ; — en France, p. 178 n. 1 ; 478 ; 487-488 ; — voir aussi ALLEMAGNE et EMPIRE. SUÈDE : conception de la royauté, p. 58. SUÈVES, peuple germanique : port des cheveux, p. 61 n.1. SUGER, abbé de Saint-Denis : p. 190. SUISSE : popularité du toucher français, p. 363. Survivance (sens de ce terme en sciences sociales) : p. 20. SWIFT (J.), écrivain : p. 391. SYDNEY (Sir Philipp), écrivain : p. 257. SYRIE : p. 67. TABLE RONDE (romans de la) : p. 161 (voir aussi GRAAL). TACITE : p. 55 ; 60 n. 1 ; 335 n. 2. [535] TAKOU, prince syrien : p. 67. Tapisseries représentant la légende de l’invention des fleurs de lis, p. 234 ; 496. TARA, Irlande, comté deMeath : p.242. TARASCON, Bouches-du-Rhône : p. 108. TARUFFI (Emilio), peintre : p. 364 ; 455 n° 11. TELL-EL-AMARNA, Egypte : p. 67. TEMPLIERS : p. 107. TERRE SAINTE : p. 238. TESTAMENT (ANCIEN) : influence sur la conception de la royauté sacrée, p. 66-69 ; 73-74. THÈBES, Grèce : p. 253-254 ; 301 n. 2. THÉODORE BALSAMON, canoniste : p. 198 ; 476. THÉODORE LASCARIS, empereur : P- 473-474- THÉODORIC, roi des Ostrogoths : p. 63 n.3 ; 64 n.1. THÉODORE Ier, empereur : p. 123. THÉODOSE II, empereur : p. 66 n.4. THÉOPHANE, écrivain byzantin : p. 463-464. THIERS (Jean-Baptiste), écrivain : p. 168 ; 170-171 ; 175-176 ; 299. THOMAS (Antoine), érudit : p. 250. THOMAS (Hubert), de Liège, écrivain : p. 283 ; 309 n.1. THOMAS D’AQUIN (saint) : De regimine principum, p. 133-134 ; 289 ; — influence sur Bossuet, p. 345 ; — opinion sur le miracle, p. 124 n. 1. THOMAS BECKET (saint) : p. 125 n. 3 ; 195 ; — sa châsse, p. 240 n. 2 ; — huile miraculeuse au sacre des rois anglais, p. 238-243 ; 336 n. 3. THOMAS DE BIVILLE, prêtre normand : p. 128. THOMAS BRADWARDINE, archevêque de Canterbury : p. 93-94 ; 99 ; 100 ; 107-108 ; 143-144 ; 146 n. 1 ; 177 ; 355- THOMAS DE LANCASTRE, prince anglais : p.103. THOMAS DE MONTAIGU, baron français : p. 265. THOU (Jacques-Auguste de), écrivain : p.342. THULÉ, nom désignant vraisemblablement la péninsule Scandinave : p. 57 et n.2. THURSTON (le P.), érudit : opinion discutée, p. 187 n. 2. TIMOTHÉE, disciple de S. Paul : p. 341 n. 1. TIRNOVO, Bulgarie : archevêque, p. 199. TOLÈDE, Espagne : conciles, p. 462. TOLOMEO DE LUCQUES, écrivain : p. 131-134 ; 155 ; 223 ; 237 n. 3 ; 289 ; 499. TONGA (îles), Polynésie : p. 53 ; 59. TOOKER (William), écrivain : p. 42 ; 223 ; 320 ; 334 n. 1 et 2 ; 335 ; 412 n. 1 ; 421-422. TORCELLO, Italie, Vénétie : évêques, p. 131. Torchastel, localité de la région de Langres, non identifiée : p. 317 n. 1. TORY (le parti) : p. 390-391. TOSCANE : popularité du toucher français : p. 109 ; — vicariat impérial, p. 132 et n. 1. Touchou : p.294. Touch-Pieces : voir médailles, frappées pour le toucher. TOULOUSAIN : p. 106. TOULOUSE, Haute-Garonne : p. 106 n. 4 ; 107 ; 360 ; — Université, p. 357. TOURAINE : p. 273. TOURNAI, Belgique, Hainaut : église Saint-Brice, p. 266 n. 3 ; 269 n. I ; 273 ; 274-275 ; 274 n.6 ; 287 ; 456 n° 16. Tournée solennelle à travers le royaume : p. 62 n. 2. TOURS, Indre-et-Loire : p. 266 n. 1 ;— collégiale Saint-Martin, abbatiat royal, p. 214 ; — évêques, voir Grégoire, Martin. TRENEL (le marquis de), ambassadeur de France : p. 339 n.1. TRENTE, Italie, Tyrol : concile, p. 187 ; 198 ; 348. [536] Très chrétien, titre attribué aux rois de France : p. 137 et n. 1 ; 480. TRINKHUSIUS, écrivain : p. 411. TROYES, Aube : p. 273 ; — église St-Étienne, p. 273 n. 5. TUKE (Bryan), trésorier de la Chambre [du roid ‘Angleterre] : p. 442n. 3. TUROLD, auteur supposé de la Chanson de Roland : p. 208 n. 3. TURPIN, archevêque de Reims : p.208 ; 239 ; 478 ; 484-485 ; — Historia Karoli Magni mise sous son nom, p. 485 n. 1. TURQUIE : ambassadeur, p. 338 (voir aussi TURS). Turs les Turcs : p. 235 n. 3. TUSCULUM, titre cardinalice : p. 395. TWEED, fleuve de Grande-Bretagne : p. 103. ULM, Allemagne, Wurtemberg : p. 151. ULRICH (saint), évêque d’Augsbourg : p. 472. UPTON (Nicolas), écrivain : p. 234 n.5. URBAIN II, pape : p. 228. URBAIN V, pape : p. 136. URBIN, Italie, Marches : p. 109-110. USBECK, personnage des Lettres Persanes : p. 52. VACANDARD (abbé), érudit : p. 267 n.I. VAIRO (Léonard), écrivain : p. 416 n. 1. VAL DE VILLÉ, vallée alsacienne : p. 151 (cf. Albrechtstal). VALDES (Jacques), écrivain : p. 161. VALENCE, Espagne : p.313. VALENCIENNES, Nord : église Sainte-Elisabeth, p. 272. VALENTINIEN Ier, empereur : p. 202. VALÉRIE (sainte) : p. 194 n. 1. VALOIS (Noël), érudit : opinion citée, p. 137 n. 1. VAN HELMONT, médecin ; p. 366 n. 2. VANINI (Jules-César), écrivain : p.328 ; 329 ; 416 ; 418. VANNES, Morbihan : diocèse, p. 271. Vassalité : sentiment de loyalisme, p. 244-245. VAUCLERC, Marne, canton Thièble-mont-Farémont : p. 135. VENDÔMOIS : p. 384 n. 1. Vendredi : importance magique attribuée au Vendredi, p. 169 n. 2 ; 323 ; — rite royal anglais du Vendredi Saint, passim, notamment p. 159-183 ; 323-327 ; 33o ; 332-334- VENISE (Italie) : p. 15-17 ; 21 ; 109 ; 144 ; 257 ; 325 ; — ambassadeurs vénitiens, voir CONTARINI, LIPPOMANO, SCARAMELLI. VÉRARD, imprimeur : p. 479. VÉRONE, Italie : p. 109 ; — évêque, voir RATHIER. VERSAILLES, Seine-et-Oise : p. 398 n. 1 ; 400. VESPASIEN, empereur : guérison miraculeuse opérée par lui, p. 30 ; 63 ; 335 n. 2. Vêtements : au sacre impérial, p. 200-201 ; — au sacre des rois de France, p. 197 ; 204 ; 349 n.4 ; 482. VEXIN (comté du) : p. 235. VÉZERONCE, Isère, cant. Morestel : bataille, p. 61 n. 1. VICTORIA, reine d’Angleterre : p. 176 ; 177 ; 396. VIENNE, Autriche : p. 366. VIENNE, Isère : p. 485 n. 1. VIERGE (la) : voir Marie. VILLETTE (Claude), écrivain : p. 349 ; 479. VINCENT DE BEAUVAIS, écrivain : p. 269. VIRGILE : p. 262. VIRGINIE, colonie anglaise d’Amérique : p. 378. VISIGOTH (royaume) : onction royale, p. 68 ; 461-462 ; 471 ; 473 ; 474 ; 477 ; — port de la couronne, p. 461-462 ; 469 ; cité, p. 467. VIVIEN, portier de l’Hôtel sous Philippe le Bel : p. 106. VOLTAIRE : p. 291 ; 395 n-2 ; 398-399 [537] Voltairien (esprit) : p. 85-86. VORLY, Cher, cant. Levet : p. 279 n. 9. VOVETTE, commune Theuville, Eure-et-Loir, cant. Voves : p. 299 ; 302 ; 306 n.1 ; 307 ; 405 ; 421. Voyages (récits de) : leur valeur historique, p. 309 n.1. WACE, écrivain : p. 263 n. 1. WALDEMAR Ier, roi de Danemark : p. 58 n. 1. WALLOIS (Philippe), trésorier de l’abbaye Saint-Riquier : p. 285-286 ; 458 n° 20. WALLONIE : p. 295 n. 1 ; 308 n. 1. WALTER (Lucy), maîtresse de Charles II : p. 392. WAMBA, roi visigoth : p. 461. WASHINGTON, États-Unis d’Amérique : p. 444. WATERTON, érudit : p. 23. WAZON, évêque de Liège : p. 122 n. 1 ; 188-189. WELFS, dynastie allemande : p. 230. WELLS, Angleterre, Somerset : p. 393 ; 427 ; — évêque, p. 296. WERDEN (J. van), peintre : p. 234 n.4. WESEMBEEK, Belgique, Brabant : p. 272. WSTMINSTER, Angleterre, Middlesex : abbaye, p. 44 ; 162 n. 3 ; 163-165 ; 242 ; 376 ; — cathédrale catholique, p. 318 n. 1 ; — Palais, Chambre Marcolf, p. 292 n. 2. Whigs : p. 379, ” 392-394 ; 412- WHITE (Robert), graveur : p. 455 n° 13. WIDUKIND, écrivain : p. 473. WIGBOD, abbé franc : p. 466. WILLIAM LYNDWOOD, canoniste : p.211 ; 214. WINCHESTER, Angleterre, Hampshire : p. 385 n. 1 ; 497 ; — diocèse, p. 238 n. 1 ; — évêque, voir GARDINER. WINDSOR, Angleterre, Berks : château, p.176 ; 234 ; 389 n.3. WINTON, Angleterre, Hampshire : p. 385. WIPON, écrivain : p. 196. WISEMAN (Richard), médecin : p.321 ; 412 n.1 ; 427. WITTEMBERG, Allemagne, Prusse, prov. Saxe : université, p. 411. WOLFDIETRICH, personnage d’un poème auquel son nom sert de titre : p. 249 ; 253 n. 1. WOLSEY (le cardinal) : p. 317 ; 326. WONDELGEM, Belgique, Flandre-Orientale : p. 272 ; 274 n. 6. WORCESTER Angleterre : bataille, p.375 ; 384. WORMS, Allemagne, Palatinat : concordat, p. 193. WOTAN, dieu germanique : p. 56. WYCLIF :p. 210 ; 413. Yeux (affections des), confondues avec les écrouelles : p. 27-28. YORK, Angleterre : archevêque, voir Egbert : — duc, p. 376 n.5 ; 379 (voir JACQUES II) ; — maison d’, — p. 112 ; 177 ; 242 ; — ordonnance, p. 160 et 161 n. 1 ; 173 (voir aussi ANONYME d’—). YPRES, Belgique, Flandre-Occidentale : p. 117. ZELLICK, Belgique, Brabant : p. 272. ZENTGRAFF (Jean-Joachim), écrivain : p. 24 ; 411 ; 413 ; 417 n. 2. Σειρετοί, guerriers thébains : p. 253-254 ; 301 n. 2. Χειρεξοχη, écrit royaliste anglais : p. 376.

Notes

  1. [932]

    Pour plus de détails, v. Charles-Victor Langlois, Registres perdus des archives de la Chambre des Comptes de Paris ; Notices et extraits, XL, p. 1. Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont (Vie de Saint Louis, éd. de la Soc. de l’Histoire de France, V, p. 301) avait vu un compte des dépenses du mariage de Louis IX, où il y a vingt livres pour les malades qui l’estoient venus trouver à Sens ; mais ces malades étaient-ils des scrofuleux venus pour se faire toucher ?

  2. [933]

    C’est ce qui ressort avec évidence des indications d’origine données par les tablettes de Renaud de Roye : elles se rapportent toutes soit à des pays étrangers, soit, dans le royaume, à des régions écartées : cf. supra, p. 105 et suiv. ; si l’on devait admettre que tous les malades touchés recevaient une aumône, il faudrait conclure que le miracle royal n’était populaire qu’à l’étranger, ou du moins en dehors des pays où l’autorité du roi se faisait le plus directement sentir ; conclusion, pour ne pas dire plus, hautement invraisemblable.

  3. [934]

    Documents publiés aux t. XXI et XXII du Recueil des Historiens de France et étudiés par Léon-Louis‏ Borelli de Serres, Recherches sur divers services publics, I, 1895, p. 140-160, et II, 1904, p. 69-76.

  4. [935]

    Documents publiés dans Histor. de France, XXII, p. 545-555 et 555-565. Pour les tablettes de 1307, j’ai utilisé la copie ancienne contenue dans le ms. latin 9026 de la Bibl. Nat., plus complète sur certains points que l’édition ; cf. ci-dessus p. 109, n. 1. Sur Renaud de Roye, Borelli de Serres, loc. cit., II, p. 75 ; sur nos tablettes ibid. p. 72-73.

  5. [936]

    Il y a une exception : Hist. de France, loc. cit., 554 B : Thomas Jolis, patiens morbum regium ; le lieu d’origine a été omis.

  6. [937]

    V. les comptes publiés ou analysés par Louis Douët d’Arcq, Comptes de l’hôtel des rois de France aux XIVe et XVe siècles (Soc. de l’hist. de France), 2 v., 1865.

  7. [938]

    Le ms. français 11709 de la Bibl. Nat. renferme — fol. 147 à 159 — un fragment de règlement pour l’Aumônerie, qui est du XIVe siècle. On n’y trouve aucune mention du toucher.

  8. [939]

    KK 111 est un registre artificiel, formé de fragments divers placés sous la même reliure ; il provient — comme l’indique une mention placée sur la reliure même — de la collection d’A. Monteil, bien qu’il ait été omis dans l’inventaire de cette collection, que renferme le Tableau Méthodique des fonds de 1871, col. 686. Tous les fragments qui le composent se trouvent inventoriés ci-dessus (car ce sont tous des morceaux détachés de livres d’aumônes) à l’exception du dernier — fol. 54 — qui semble être le dernier feuillet d’un registre de comptes, émanant vraisemblablement lui aussi de l’Aumône, qui fut transmis à la Chambre des Comptes, en décembre 1489 (mention d’une somme de 20 l. payée le 14 déc. 1489 à un huissier de la Chambre commis a la recepte et payement des menuz nécessitez d’icelle chambre). Les registres d’aumônes, dans la partie consacrée aux dépenses, ne sont pas disposés, à l’intérieur de chaque mois, suivant un ordre strictement chronologique ; on y trouve d’abord les offrandes, puis les aumônes proprement dites ; chacun de ces deux chapitres, en revanche, observe l’ordre des dates.

  9. [940]

    Le carton O1 750 des Arch. Nat. renferme des pièces relatives à la Grande Aumônerie (règne de Louis XVI) ; il ne s’y trouve pas de compte, ni rien qui intéresse l’histoire du toucher. Étienne Oroux, sous Louis XVI, paraît avoir encore vu des registres d’aumône du temps de Louis XIV, où il y avait des mentions relatives au toucher : Histoire ecclésiastique de la Cour, I, p. 184, n. q.

  10. [941]

    Je pense ici surtout aux beaux travaux du Professeur Thomas Frederick Tout ; cf. ci-dessous p. 436, n. 1.

  11. [942]

    Je dois, bien entendu, beaucoup au livre de Thomas Frederick Tout, Chapters in the administrative history of medieval England : the Wardrobe, the Chamber and the Small Seals (Public, of the Univ. of Manchester : historical Series, XXXIV), 2 vol., 1920. Malheureusement cet ouvrage remarquable ne couvre qu’une partie assez faible de la période que j’étais forcé d’envisager ; et les problèmes qu’il traite ne sont pas tout à fait ceux qui se posaient devant moi. Cf. également Arthur Percival Newton, The King’s Chamber under the early Tudors ; English Historical Review, 1917. La bibliographie de l’histoire financière anglaise est donnée, au moins en ce qui concerne le moyen âge, par Charles Gross, The sources and literature of English history, 2e éd., Londres 1915. Un grand nombre de comptes ont été utilisés par le Dr Crawfurd et par Miss Farquhar pour leurs recherches sur les rites guérisseurs, mais sans étude systématique. M. Hilary Jenkinson a bien voulu me faire parvenir, pour le présent Appendice, plusieurs renseignements et surtout plusieurs rectifications dont j’ai tiré grand profit ; mais je tiens à dire qu’il ne saurait nullement être tenu pour responsable des fautes que j’ai vraisemblablement commises. Si j’avais voulu éviter toute chance d’erreurs, j’aurais renoncé à écrire ce petit travail, que j’ai eu bien de la peine à rédiger loin de Londres ; dois-je avouer que j’ai eu plusieurs fois la tentation d’y renoncer en effet ? j’ai préféré en fin de compte m’exposer à des reproches, sans doute trop bien fondés, plutôt que d’utiliser des documents sans même en essayer la critique. Je crois avoir apporté, malgré tout, quelques clartés dans une question fort obscure, et l’on voudra bien me pardonner ma témérité en faveur du petit nombre d’indications utiles que j’ai pu fournir.

  12. [943]

    Les citations ci-dessous sont faites conformément aux règles indiquées dans la Bibliographie, supra p. 14. Le chiffre entre crochets droits indique l’année de règne ; pour ramener les années de règne à notre calendrier, on utilisera avec profit la petite brochure de John Eyre Winstanley Wallis, English regnal years and titles (Society for promoting Christian knowledge, Helps for Students of History, n° 40), Londres 1921. J’ai marqué d’un astérisque les documents qui ne m’ont rien fourni sur le toucher des écrouelles. Limité par le temps, j’ai dû me borner pour mes dépouillements à ce que m’offraient le Record Office, les manuscrits du Musée Britannique et les recueils imprimés. C’était me résigner d’avance à ne pas être complet. Les deux grands dépôts londoniens renferment la plus grande partie, de beaucoup, des archives financières de l’ancienne monarchie anglaise ; mais on trouverait aussi à glaner dans d’autres collections publiques ou privées. Le recensement des comptes de l’Hôtel n’est pas fait. M. Thomas Frederick Tout dit fort bien (Chapters, I p. 48) :

    The wide dispersion of the existing wardrobe accounts makes it very difficult to examine them very systematically.

  13. [944]

    J’ai vu sans résultat deux comptes de dépense de Henri III, E. A. *349,23 et *349,29.

  14. [945]

    J’ai vu E. A. 35°, 23 [5] ; 351, 15 [12] ; 352,18 [17] ; *353,16 [21] ; *361,21 [30].

  15. [946]

    J’ai vu Record Office, Chancery Miscellanea, IV, 1 [6, seulement à partir du 31 janv.] ; *IV, 3 [14] ; IV, 4 [18] ; Exch. Treasury of Receipt, Misc. Books *202 [22-23] ; Brit. Mus., Add. mss. 7965 [25] ; 35291 [28] ; 8835 [32]. — Add. mss. *35292 qui est un journal de caisse (Jornale Garderobe de receptis et exitibus eiusdem) — années 31-33 — ne m’a rien donné, non plus que Add. mss. *37655 [34] qui est d’une nature analogue.

  16. [947]

    C’est par suite de cette ambiguïté que je me suis trouvé amené à consulter un certain nombre de comptes de la garderobe, au sens étroit du mot, qui, bien entendu, ne m’ont rien donné. Pour Édouard III, E. A. *384, 1 [2 et 3] ; *388, 9 [11 et 12], émanant tous deux du contrôleur. Pour Richard II, *Archaeologia, LXII, 2 (1911), p. 503 [16-17]. Pour Édouard IV, Brit. Mus., Harleian *4780. Pour Richard III, *Archaeologia, I, (1770) p. 361.

  17. [948]

    J’ai vu Liber quotidianus contrarotulatoris garderobe…, publié par la Society of Antiquaries of London, in-4°, Londres 1787 [28 ; à comparer avec Brit. Mus., Add. mss. 35291 cité à la note 2 de la p. 438] ; Brit. Mus., Add. Mss. *7966 A [29].

  18. [949]

    Toutefois on a encore, parmi les Exchequer Accounts un compte d’aumônes d’Édouard III : E. A. *394, 1 (où je n’ai rien trouvé).

  19. [950]

    Cf. Second Report of the royal commission on public records, II, folio, Londres 1914, 2e partie, p. 172. Le dépôt de la Royal Almonry ne contient pas, à l’heure actuelle, de documents antérieurs à 1723.

  20. [951]

    Cf. l’ouvrage cité à la n. précédente, p. 69.

  21. [952]

    À partir d’Édouard III au plus tard, l’exercice cesse de coïncider exactement avec l’année de règne ; sa durée varie souvent, symptôme certain du désordre qui s’introduit dans l’administration financière.

  22. [953]

    Le compte de la 10e année d’Édouard II (8 juillet 1316-7 juillet 1317), que je ne connais que par la description de Thomas Stapleton, Archaeologia, XXVI (1836), p. 319 et suiv., paraît avoir été conforme à l’ancien type.

  23. [954]

    Exemple : Brit. Mus., Add. mss. 9951, Contrerôle ( ?) d’Édouard II, pour l’an 14 du règne (8 juillet 1320-7 juillet 1321), fol. 3 v° :

    Eidem [elemosinario] pro denariis per ipsum solutis LXXIX infirmis benedictis ab ipso rege per diversas vices infra annum presentem predictum ; videlicet cuilibet pauperi j d : VJ s. VIJ d.

  24. [955]

    J’ai vu pour Édouard II (outre l’article de l’Archaeologia indiqué à la note 4, ci-dessus) : E. A. *376, 7 [9 ; contrerôle, remarquable à la fois par la brièveté de la période qu’il couvre — du 31 janvier au 9 juin — et par le caractère sommaire des diverses indications qu’il renferme] ; Brit. Mus., Add. mss. 17362 [13 ; compte de la garde-robe] ; 9951 [14 : contre-rôle ?] ; en outre — par erreur — un compte des dépenses personnelles du contrôleur E. A. *376, 13 [8 et 9]. Pour Édouard III : Brit. Mus., Cotton Nero C VIII. [an 8 à 11 : contre-rôle] ; E. A. 388, 5 [11-12 : contre-rôle] ; R. O. Treasury of Receipt, Misc. Books, 203 [12-14 : compte de la garde-robe] ; E. A. *396, n [43 : contre-rôle]. En outre, pour Édouard II, Brit. Mus., Add. mss. *36763, rouleau de dépenses, du 8 juillet au 9 octobre 1323, en somme une sorte de livre de caisse de l’Hôtel ; il est établi jour par jour, mais, à chaque journée, indique simplement les débours, office par office (y compris l’aumônerie), sans que leur objet précis soit spécifié.

  25. [956]

    Voici la liste des comptes que j’ai vus pour les règnes qui suivent Édouard III. Richard II, Brit. Mus., Add. mss. *35115 [16 : contre-rôle] ; E. A. *403, 10 [19 : contre-rôle]. Henri IV : E. A. *404, 10 [2 : rouleau ; garde de la garderobe] ; Brit. Mus., Harleian *319 [8 : contre-rôle ; cf. Archaeological Journal, IV (1847), p. 78]. Henri V : E. A. *406, 21 [1 : trésorier de l’Hôtel]. Henri VI : E. A. *409, 9 [20-21 : contrerôle]. Édouard IV : E. A. *412, 2 [6-7 : garde de la grande garderobe]. Les Enrolled Accounts de l’Échiquier ne fournissent rien ; les dépenses de l’hôtel y sont indiquées de façon tout à fait sommaire ; j’ai consulté Exch. Enrolled Accounts, Wardrobe and Household, *5.

  26. [957]

    Rien ne fera mieux comprendre cette disposition qu’un exemple. Voici, tout à fait au hasard, une journée du compte de la garde-robe, an 6 d’Édouard IV ; nous sommes au 7 octobre 1466 ; le roi séjourne à Greenwich :

    Dispensa : xxvij s. vj d. Buttillaria : cxv s. j. d. ob. Garderoba : xxxj s. xj d. ob. Coquina : vj 1. xij s. iij d. Pullieria : lxj s. viij d. Scuttillaria : vj s. vj d. ob. Salsaria : ij s. iiij d. Aula et camera : xviij s. ix d. Stabulum : xxix s. ix d. ob. Vadia : lxxvj s. x d. ob. Elemosina : iiij s. Summa : xxv 1. vj s. ix d. ob. ». E. A. 412, 2, fol. 5 v°.

  27. [958]

    J’ai vu pour Henri VII le contre-rôle de l’an 8 : E. A. *413, 9. Pour Henri VIII, le contre-rôle des années 13 et 14 : E. A. *419, 6 ; le compte du garde de la grande garde-robe, Brit. Mus. Add. mss. *35182 [23-24]. Pour Édouard VI, le contre-rôle E. A. *426, 6 [2 et 3]. Pour Édouard VI [6] et Marie [I] le compte de l’Hôtel, Brit. Mus. Add. mss. *35184. Pour Élisabeth le compte *E. A. *421, 11 [2] et le contre-rôle E. A. *421, 8 [1-3]. Cf., pour Henri VIII, les indications données par Miss Helen Farquhar, Royal charities, I, p. 7, n. 3.

  28. [959]

    Pour Henri VII, E. A. 415, 3 [15-17] ; Brit. Mus., Add. Mss. 21480 [20-21] ; Samuel Bentley, Excerpta historica, Londres 1831 (fragments de livres de paiement d’après des extraits faits sur les originaux par C. Ord ; les carnets de C. Ord sont au Brit. Mus., Add. mss. 7099). Pour Henri VIII, Nicholas Harris Nicolas, The privy purse expenses of King Henry the Eighth from november MDXXIX to december MDXXXII, Londres 1827 (livre de Bryan Tuke, trésorier de la Chambre, aujourd’hui Brit. Mus., Add. Mss. 20030). Voir aussi divers extraits de livres analogues, pour Henri VIII, Édouard VI et Marie dans les Trevelyan Papers, I et II (Camden Society), Londres 1857 et 1863 : cf. Helen Farquhar, I, p. 82, n. 1. On ne trouve aucune mention de paiements pour le toucher, mais l’indication de nombreux remboursements faits à l’aumônier, pour des dépenses non spécifiées, dans le Boke of Payments de Henri VII [21-24] et Henri VIII, Record Office Treasury of the Exchequer Mise. Books *214 ; rien non plus sur le toucher dans le livre de paiements de Henri VIII Brit. Mus. Add. mss. *2182 [1-8]. J’ai également vu en vain le livre de caisse d’Édouard VI [2 et 3], E. A. *426, 6 et un livre brouillon du temps d’Élisabeth, E. A. *429, 11. Les comptes de l’époque des Tudors ont été dépouillés avec beaucoup de soin par Miss Helen Farquhar : voir en particulier les renseignements qu’elle donne, I, p. 79, 81, 88 n. 3, 91 n. 4.

  29. [960]

    Nicholas Harris Nicolas, Privy Purse Expenses, p. 249 (31 août 1549) ; il s’agit de master Hennage, que nous savons par ailleurs être le Chief Gentleman of the Privy Chamber.

  30. [961]

    J’ai consulté par acquit de conscience, mais naturellement en vain, deux contre-rôles de Charles II, Record Office Lord Steward’s Dept *1, 3 et 10.

  31. [962]

    Sur l’histoire numismatique du toucher, cf. ci-dessus p. 113 et 377.

  32. [963]

    Ces documents ont été étudiés, avec le plus grand soin, par Miss Helen Farquhar, II et III.

  33. [964]

    Il semble avoir été établi par une série de décisions du Treasury Board dans les premiers mois de 1668, notamment le 2 mars ; cf. Helen Farquhar, II, p. 143 et suiv., notamment p. 149, au bas ; la méthode ressort très clairement, par exemple, du compte de Baptist May, Keeper of the Privy Purse, du 12 févr. 1668 au 25 mars 1673 : Record Office Pipe Office, Declared Accounts 2795.

  34. [965]

    Textes édités ou analysés par Fielding Hudson Garrison, A relic of the King’s Evil ; cf. Helen Farquhar, II, p. 130 (fac-similé) et, pour une rectification au texte de Garrison, III, p. 117-118.

  35. [966]

    Exchequer of Receipt, Miscellaneous Books, E. 407, 85 (1). J’ai été conduit à cette liasse par une indication contenue dans une note de Gerald Fothergill, Notes and Queries, 10th series, IV (1905), p. 335. Ces documents vont d’avril 1669 à décembre 1685 ; sur les chiffres qu’ils renferment, cf. ci-dessus p. 377, 378 n. 1 et 389.

  36. [967]

    Bien entendu, si l’on fait abstraction des documents relatifs à la fabrication des touch-pieces, qui se rencontrent jusqu’aux derniers jours du rite : cf. Helen Farquhar, IV, p. 159.

  37. [968]

    On trouvera ci-dessus, aux notes des p. 438 à 442 l’indication des comptes de l’Hôtel que j’ai dépouillés. Voici, règne par règne, la liste de ceux qui m’ont fourni quelque chose sur le rite des anneaux. On remarquera que, d’Édouard III à Édouard VI, seuls manquent dans cette énumération le règne d’Édouard V, qui ne pouvait pas y figurer, ayant été trop court pour comprendre même un seul Vendredi Saint, et celui de Richard III, qui n’en comprit que deux. Cf. ci-dessus p. 173 et n. 2. La date entre crochets droits est celle du Vendredi Saint où les anneaux furent consacrés. Édouard III : Cotton Nero, C. VIII, fol. 202 [14 avril 1335], fol. 205 [29 mars 1336], fol.206 v° [18 avril 1337] (les deux premiers articles reproduits Joseph Stevenson, On cramp-rings, p. 49 ; Gentleman’s Library Magazine, p. 40 ; les trois, Raymond Crawfurd, p. 169-170) ; E. A. 388, 5 [10 avril 1338] ; Record Office Treasury of Receipt, Mise. Books, 203, fol. 150 [26 mars 1339], et fol. 153 [14 avril 1340] ; E. A. 396, II, fol. 12 [30 mars 1369] ; Account Book of John of Ypres [12 avril 1370], reproduit Crawfurd, p. 170. — Richard II : Brit. Mus. Add. mss. 35115, fol. 33 v° [4 avril 1393] ; E. A. 403, 10, fol. 36 [31 mars 1396] (reproduit Crawfurd, p. 170). — Henri IV : Brit. Mus. Harleian 319, fol. 39 [25 mars 1407] (reproduit British Archaeological Journal, IV (1847), p. 78), — Henri V : E. A. 406, 21, fol. 37 [21 avril 1413]. — Henri VI : E. A. 409, 9, fol. 32 [30 mars 1442]. — Édouard IV : E. A. 412, 2, fol. 31 [27 mars 1467] (pour le 15 avril 1468, citation sans références Crawfurd, p. 171). — Henri VII : E. A. 413, 9, fol. 31 [5 avril 1493]. — Henri VIII : Brit. Mus. Add. mss. 35182, fol. 31 v°[II avril 1533]. — Édouard VI :E. A. 426, I,fol. 19 [8 avril 1547] ; Brit. Mus. Add. mss. 35184, fol. 31 v° [31 mars 1553], En comparant cette liste avec celles des comptes dépouillés, on pourra se rendre compte, que, sans raison apparente, quelques comptes de la garde-robe ne mentionnent pas les dépenses engagées pour le rite des anneaux : nouvel exemple de ces anomalies auxquelles l’historien qui utilise les documents administratifs du moyen âge doit par avance se résigner.

  38. [969]

    Exemples : règne d’Édouard III, 14 avril 1335 :

    In oblacionibus domini regis ad crucem de Gneyth, die Paraceues, in capella sua infra manerium de Clipstone, in precio duorum florenciorum de Florentia, xiiij die aprilis, vj s. viij d. ; et in denariis quos posuit pro dictis florenciis reasumptis pro anulis inde faciendis, ibidem, eodem die, vj s. Summa xij s. vjjj d.

    Brit. Mus. Cotton Nero C. VIII, fol. 202 ; publié Joseph Stevenson, On cramp-rings, p. 49 (Gentleman’s Magazine Library, p. 40) ; Raymond Crawfurd, p. 169. Règne de Henri V, 21 avril 1413 :

    In oblacionibus domini regis factis adorando crucem in die Parasceues in ecclesia fratrum de Langley, videlicet in tribus nobilibus auri et quinque solidis argenti xxv s. In denariis solutis decano Capelle pro eisdem denariis reassumptis pro anulis medicinalibus inde faciendis xxv s.

    E. A. 406, 21, fol. 19. On remarquera, dans le texte relatif à Édouard III, une très légère différence de valeur entre les deux versements successifs ; elle s’explique aisément ; la nécessité d’opérer le premier versement en belles espèces monétaires a conduit à l’emploi de monnaies étrangères, dont la valeur n’a pu se ramener à une somme ronde en monnaie de compte nationale.

  39. [970]

    Henri VI, 30 mars 1442 :

    In oblacionibus domini Regis factis ad orandam crucem die Parasceues in Auro et argento pro Anulis medicinalibus inde fiendis xxv s.

    E. A. 409, 9, fol. 32 v°. Formules analogues : E. A. 412, 2, fol. 31 (Édouard IV) ; 413, 9, fol. 31 (Henri VII).

  40. [971]

    Henri VIII, 29 mars 1532 :

    In oblacionibus domini Regis factis in adorando crucem die Parasche[ues] et pro redempeione, anulis medicinalibus inde fiendis, aurum et argentum, infra tempus huius compoti xxv s.

    Add. mss. 35182, fol. 31 v°. La formule d’E. A. 426, I, fol. 18 (Édouard VI, 8 avril 1547) est également assez mal venue :

    In oblacionibus domini Regis secundum antiquam consuetudinem et ordinem pro adhorando crusem die Parascheues et pro rede[m]ptione Anulorum Medicinalium inde fiendum [sic] aurum et argentum, infra tempus huius computi xxxv s. (erreur probable pour xxv s.).

    Elle est répétée à peu près textuellement par Add. Mss. 35184, fol. 31 v° (Édouard VI : 31 mars 1553).

  41. [972]

    E. A. 396, 11, fol. 12.

  42. [973]

    Cf. supra p. 179.

  43. [974]

    Pour Édouard IV, Privy Seal Account, cité Raymond Crawfurd, Cramp-Rings, p. 171 ; cf. Liber Niger Domus Regis dans A collection of ordinances and regulations for the government of the Royal Household (Soc. of the Antiquaries), in-4°, Londres 1790, p. 23 (paiement à la jewel-house). Henri VII : William Campbell, Materials for a history of the reign of Henry VII (Rolls Series), II, p. 142. Henri VIII : livre de paiement de l’Hôtel, Brit. Mus. Add. mss. 2181, an 2, le 19 avril [1511] ; Letters and Papers, Foreign and Domestic, Henry VIII, XV, n° 862 ; XVIII, 1, n° 436 ; 2, n° 231, p. 125 et 127. Sous Henri VIII, à partir de 1542 au plus tard, les dépenses occasionnées par le rite des anneaux médicinaux étaient imputées sur le fonds des Augmentations, qu’alimentaient les revenus des établissements religieux confisqués (sur ce fonds cf. Francis Aidan Gasquet, Henry VIII and the English monasteries, II, 6e éd., 1895, p. 9). Mari Tudor : [John Nichols], Illustrations of the manners and expences of antient times in England, in-4°, Londres 1797, New Year’s Gifts presented to Queen Mary, p. 27.

  44. [975]

    Cf. aussi ci-dessus nos 14, 15 et 16.

  45. [976]

    Le premier des rois d’Aragon qui ait obtenu l’onction paraît bien avoir été Pierre II, qui la reçut du pape Innocent III lui-même, le 11 nov. 1204 : cf. Gerónimo de Blancas, Coronaciones de los Serenissimos Reyes de Aragon, Saragosse, 1641, p. 1 et suiv.

  46. [977]

    Cf. sur le port de la couronne dans le royaume wisigoth, Felix Dahn, Die Könige der Germanen, IV, 1885, Leipzig, p. 530-531.

  47. [978]

    Je ne connais le travail de P. G. Preobrajensky sur Théophane (en russe) que par le compte rendu de Ernest Walter Brooks, Byzantinische Zeitschrift, XXII (1913), p. 154-155. L’auteur considère comme des interpolations les passages qui ne sont pas communs à la fois à nos ms. grecs de la Chronographia et à la traduction latine d’Anastase ; ce doute ne saurait donc s’étendre au passage relatif à l’onction.

  48. [979]

    C. XII. Monum., p. 23-24 :

    Duodecimo sermone sanximus, ut in ordinatione regum nullus permittat pravorum praevalere assensum, sed legitime reges a sacerdotibus et senioribus populi eligantur, et non de adulterio vel incaestu procreati : quia sicut nostris temporibus ad sacerdotium secundum canones adulter pervenire non potest, sic nec christus Domini esse valet, et rex totius regni, et heres patrie, qui ex legitimo non fuerit connubio generatus.

    Les mêmes décisions avaient été prises précédemment par un concile tenu, en présence de l’un des légats pontificaux, dans le royaume de Northumbrie. Les actes des deux conciles se recouvraient point pour point ; mais en Northumbrie, l’occasion ne s’y prêtant sans doute pas, il ne paraît pas y avoir eu, à ce moment, d’onction royale.

  49. [980]

    Sur une rédaction abrégée de cette vie, qu’on a cru longtemps antérieur à Adaman et qui n’est, en réalité qu’un résumé de l’œuvre même de l’abbé d’Iona, voir Gertrud Brüning, Adamnans Vita Columbae ; Zeitschrift für celtische Philologie, XI (1916).

  50. [981]

    De même le roi anglais Edgar, qui ne fut sacré qu’au bout de seize ans de règne (cf. ci-dessus p. 470) porta la couronne bien avant le couronnement proprement dit. La Vita Oswaldi (dans James Raine, The historians of the Church of York…, Rolls Series, I, p. 437) nous le montre entrant à l’église, le jour de la cérémonie, couronne en tête, déposant ensuite l’insigne sur l’autel, et s’en faisant enfin coiffer, une fois l’onction reçue, par l’archevêque Dunstan.

  51. [982]

    Il est bon d’indiquer que l’article de William Fischer, Eine Kaiserkrönung in Byzantion ; Zeitschrift für allgemeine Geschichte, IV (1887), n’est qu’une paraphrase sans intérêt de la description par Jean Cantacuzène citée ci-dessus.

  52. [983]

    Wilhelm Sickel, loc. cit., p. 547, n. 80, invoque pour prouver l’ancienneté de l’onction à Byzance un texte arménien du Xe siècle (Histoire d’Arménie de Jean Katholikos, c. 17, trad. Saint-Martin, p. 125) où l’on voit le roi d’Arménie à la fois oint et couronné ; l’Arménie n’a pu, selon lui, emprunter ce rite qu’à Byzance. Je suis trop ignorant des choses orientales pour pouvoir discuter le sens de ce texte, pris en lui-même, ou examiner si vraiment l’onction arménienne n’a pu être qu’une imitation de l’usage byzantin. Il me paraît en tout cas difficile de rien opposer au silence du Porphyrogénète.

  53. [984]

    Ἀντὶ δὲ τοῦ χριομένου έλαίου τοίϛ βάρχιερεΰσι, κατά τον παλαιόν νόμου, είπον άρκείν τοίϛ άρχιεοεΰσιι τού έπικείμενον ζυγόν τόυ Εΰαγγελίου τϖ τραχήλώ αΰτών, καί δι έπικλήσεωϛ τοΰ άγίου πνεύματος τοΰ χειροτονοΰντοϛ…

  54. [985]

    The Coronation Book of Charles V of France, éd. Edward Samuel Dewick, 1899. (Henry Bradshaw Society, XVI).

  55. [986]

    Le racional des divins offices, Paris 1503.

  56. [987]

    Les raisons de l’office et ceremonies qui se font en l’Eglise catholique, apostolique et romaine, ensemble les raisons des ceremonies du sacre de nos Roys de France, et les douze Marques uniques de leur Royauté Céleste, par dessus tous les Roys du Monde, in-4º, 1611. Ian Goulain est expressément cité dans la dédicace (à la Reine Mère). Pour le sacre, p. 211-250 ; référence à Jean Golein, notamment p. 220.

  57. [988]

    Mais, par suite d’une erreur de numérotage, le fol. 56 suit directement le fol. 54. Le traité du sacre est orné de trois miniatures : onction du roi (44 v°), de la reine (50), bénédiction de l’oriflamme (51 v°).

  58. [989]

    Rubrique empruntée à l’édition imprimée ; pas de rubrique dans le ms.

  59. [990]

    Ms. CCC LX ; en fait le 19 mai 1364, dimanche de la Sainte Trinité. Cette première phrase, incorrectement construite, tourne court ; on la retrouve telle quelle — avec la variante : la benoite Sainte Trinité — dans le ms franc. 176, qui vient de la bibliothèque du duc de Berry (fol. 26).

  60. [991]

    Sic ; cf. plus loin p. 481. Mais plus loin encore, p. 487 et 488, Jean Golein appelle son roi Charles le Quint.

  61. [992]

    Petr., I, 17.

  62. [993]

    Psalm. XLIV, 8 : oleo laetitiae prae consortibus suis.

  63. [994]

    Ce détail curieux ne paraît pas avoir été mentionné par les chroniques.

  64. [995]

    L’église Saint-Denis, construite au Xe siècle par les chanoines en dehors de l’enceinte d’alors (Guillaume Marlot, Histoire… de Reims, II, p. 689) ; la chapelle Saint-Nicolas dans l’Hôtel-Dieu ; cf. The Coronation Book, éd. Edward Samuel Dewick, col. 7 et Théodore Godefroy, Le Cérémonial françois, p. 247.

  65. [996]

    Je n’ai rien trouvé sur cette tradition.

  66. [997]

    Le mal Saint-Rémi est la peste ; cf. Louis Du Broc de Segange, Les saints patrons des corporations, II, p. 303 ; j’ignore l’anecdote à laquelle Jean Golein fait allusion : cf. ci-dessus p. 223.

  67. [998]

    Plus haut (fol. 47, col. 1) Jean Golein a déjà fait allusion à un serment prêté par Alexandre le Grand au grand-prêtre de Jérusalem.

  68. [999]

    C’est la statue qui fut plus tard considérée comme représentant Philippe de Valois ; je compte publier ailleurs une note sur elle.

  69. [1000]

    Dans le texte même de Jean Golein, plus loin, p. 485, l’origine des fleurs de lis est rapportée à l’ermite de Joyenval ; cf. ci-dessus p. 123.

  70. [1001]

    De praecepto et dispensatione, XVII, 54 (Migne, Patrologia Latina, t. 182, col. 889) :

    Audire et hoc vultis a me, unde inter caetera paenitentiae instituta monasterialis disciplina meruerit hanc praerogativam, ut secundum baptisma nuncupetur.

  71. [1002]

    Il y aurait lieu de vérifier, dans le détail, l’exactitude de cette règle iconographique ; à première vue, elle ne me paraît pas avoir été, en général, bien rigoureusement appliquée.

  72. [1003]

    C’est-à-dire la bannière fleurdelisée ; pourtant la miniature sur le même folio représente la bénédiction de l’oriflamme. Texte de la bénédiction dans dom Edmond Martene, De antiquis Ecclesiae ritibus, III, p. 221 et Edward Samuel Dewick, The Coronation Book, p. 50 (où de même la miniature, pl. 38, montre l’oriflamme).

  73. [1004]

    En fait, Turpin avait été tout simplement enterré à Reims, dans sa cathédrale (Flodoard, Historia ecclesiae Remensis, II, 17 ; Monumenta, SS., XIII, p. 465). Mais comment la légende se fût-elle contentée pour lui d’une sépulture aussi banale ? On montrait sa tombe en plus d’un endroit : dans l’église Saint-Romain de Blaye, aux côtés de Roland et d’Olivier, selon la Chanson de Roland (v. 3961) ; à Vienne, selon la prétendue lettre du pape Calixte II, qui sert de préface à la célèbre Historia Karoli Magni et Rotholandi qu’on fit circuler sous le nom de Turpin lui-même (le pseudo-Turpin) : éd. Ferdinand Castets (Publicat. de la Soc. pour l’étude des langues romanes, VII), p. 65. Jean Golein est, à ma connaissance, le seul auteur qui lui assigne expressément pour lieu de repos le vieux cimetière romain des Aliscamps ; mais déjà la Karlamagnús saga (trad. allemande, Romanische Studien, hgg. v. Eduard Böhmer, III, p. 348) plaçait là les tombeaux des douze pairs : il était naturel de réunir à ses compagnons d’armes le vaillant prélat, mort, disait-on, à Roncevaux.

  74. [1005]

    Cette tradition n’est pas mentionnée par Arturo Graf, Roma nella memoria e nelle immaginazioni del Medio Evo, II, Turin 1883, dans les quelques pages (p. 453 et suiv.) qu’il consacre à l’aigle.

  75. [1006]

    I Ad. Tim., V, 17.

  76. [1007]

    Ad. Rom., XI, 13.

  77. [1008]

    Symbole dit d’Athanase (Heinrich Joseph Dominicus Denzinger, Enchiridion Symbolorum, 12e éd., Fribourg en B., in-12, 1913, p. 19) :

    … aequalis Patri secundum divinitatem, minor Patre secundum humanitatem.

  78. [1009]

    Psalm LXXXV, 10 :

    Quoniam magnus es tu, et faciens mirabilia : tu es Deus solus.

    LXXI, 18 :

    Benedictus Dominus Deus Israel, qui facit mirabilia solus.

    CXXXV, 4 :

    Qui facit mirabiila magna solus.

  79. [1010]

    Jean Golein semble désigner ici le quatrième livre du traité De Consideratione, adressé par saint Bernard au pape Eugène III. Mais la citation indiquée ne s’y rencontre pas ; et je n’ai pu la retrouver ailleurs dans les œuvres de saint Bernard.

  80. [1011]

    Cf. ci-dessus p. 136, n. 2.

  81. [1012]

    Devise tirée des laudes de Pâques, qui figurait, depuis saint Louis, sur la plupart des pièces d’or françaises : cf. Guillaume Froehner (Wilhelm Fröhner), Annuaire de la Soc. française de numismatique, 1889, p. 45. Jean Golein l’a déjà citée plus haut, fol. 45, col. 2.

  82. [1013]

    Il s’agit des Otia imperialia de Gervais de Tilbury, composés pour l’empereur Otton IV.

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