Bibliographie : Après 1880
Après 1880 Documents posthumes
L’Histoire de Ceton, par l’abbé Voiturier (~1880)
Information concernant la propriété du Mesnil, à Ceton.
L’abbé Isidore Voiturier fut curé de Ceton de 1872 à 1885.
(Lien : Google Books.)
Le Mesnil. — Près de la route des Étilleux, à deux kilomètres du bourg, on aperçoit le Mesnil, au milieu d’une prairie baignée par de petits ruisseaux. L’ancien château a disparu, le nouveau est d’une construction moderne. […]
En 1723, le Seigneur du Mesnil était Jean de Crasne, escuier. La dernière propriétaire du Mesnil fut madame Marie Françoise Renouard de Saint Loup, veuve du Mousset, qui décéda l’an 1828, pleine de bonté et de vertus, qui a laissé une lampe à la fabrique pour entretenir la lampe du sanctuaire.
Après son décès, cette propriété appartint à Monsieur Lebrun de Charmettes, ancien préfet, membre du conseil d’arrondissement pour le canton du Theil, né à Bordeaux en 1785, auteur de plusieurs ouvrages remarquables dont la nomenclature se trouve dans les chroniques percheronnes de l’abbé Fret. [Voir plus haut ses Chroniques percheronnes, 1840.]
[Nota. — Marie-Françoise Renouard de Saint-Loup, veuve de Jacques-René du Mousset du Mesnil (et fille de mousquetaire!), est décédée à Ceton le 14 août 1828, à l’âge d’environ 80 ans.]
Acte de mariage de Jacques-René du Mousset et Marie-Françoise Renouard, célébré à Chartres, paroisse Sainte-Foy, le 4 mai 1778.
(Lien : Archives de l’Eure-et-Loir.)
L’an mil sept cent soixante dix huit, le quatre mai après les fiançailles faites en cette église et un ban y publié ainqi que dans celle de Ceton, diocèse du Mans, comme il nous est apparu par le certificat [long passage de certificats] J’ay, chanoine de l’église cathédrale de Chartres, en présence et du consentement de Me Pierre Seneuze prieur curé de cette paroisse, pris par parole des présent, le mutuel consentement :
De messire Jacques René du Mousset du Mesnil, seigneur de Saint-Denis et autres lieux, fils majeur de feu messire Philbert de Mousset, écuyer seigneur du Mesnil et autres lieux, ancien commissaire d’artillerie, et de dame Marie Anne [?] de Mont, de la paroisse de Ceton, diocèse du Mans, d’une part ;
Et de demoiselle Marie Françoise Renouard de Saint-Loup, fille majeure de messire Charles André Rnouard, écuyer seigneur de la Salles de Saint-Loup et autres lieux, et de dame Marie Louise Madelaine Courtois, de cette paroisse d’autre part ;
et leur ay donné la bénédiction nuptiale en présence du côté de l’époux de messire Germain Nicolas du Mousset, écuyer chevalier seigneur du Mesnil, ancien commandant de bataillon réformé à la suite du régiment de Béarn, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, son frère, de messire Michel Louis l’Écuyer de la Papotière, chanoine de l’église cathédrale de Chartres, Pierre l’Écuyer, officier au régiment de Piémont, ses cousins ; et du côté de l’épouse, de messire Charles André Renouard, écuyer, seigneur de la Salle de Saint-Loup et autres lieux, ancien mousquetaire de la seconde compagnie, son frère, et de MM. François Jacques Parent, lieutenant particulier aux bailliages au siège présidial de Chartres, lesquels avec plusieurs autres ont signé avec nous le présent acte…
Archives du bibliophile (1881)
Le numéro de janvier 1881 de cette revue sur les livres rares et curieux en vente à la librairie ancienne de A. Claudin
annonce quatre ouvrages sur Jeanne d’Arc ayant appartenu à Le Brun. Le libraire a sûrement récupéré une partie de sa bibliothèque que ses héritiers n’auront pas mis longtemps à mettre en vente.
(Lien : Gallica.)
26084. — Siège d’Orléans (Histoire du) et de la Pucelle Jeanne (sic) mise en nostre langue par le Sr Dubreton. Paris Jacq. Villery, 1631. In-8, armes de Jeanne d’Arc, grav. en taille-douce sur le titre, v. marbr. 50 tr.
Livre rare et très recherché. On a ajouté à cet exemplaire, qui a appartenu à Le Brun de Charmettes, historien de la Pucelle, les deux portraits de Jeanne d’Arc, à pied et à cheval, gravés par Léonard Gaultier pour l’ouvrage de Hordal ; mais comme ces portraits font partie d’un volume de format in-4, les cadres se trouvent nécessairement un peu rognés. Les marges du texte sont très grandes et le livre est bien conservé ; il y a cependant à la page 45, une déchirure dans la marge latérale qui emporte de chaque côté de la page de 4 à 5 lettres de texte.
26604. — Jeanne Darc (Histoire de) et réfutation de du diverses erreurs publiées jusqu’aujourd’hui, par N. Villiaumé. 1864. In-8, dem.-rel. 5 fr.
Exemplaire avec des corrections en marge de Le Brun de Charmettes, historien de Jeanne d’Arc.
26611. — Jeanne d’Arc (Aperçus nouveaux sur l’histoire de), par J. Quicherat. 1850. Gr in-8, br. 5 fr.
Exemplaire avec notes de Le Brun de Charmettes, historien de la Pucelle.
26620. — Jeanne d’Arc (Examen critique de l’histoire de), suivi de la relation de la fête célébrée à Domrémy en 1820, et de Mémoires sur la maison de Jacques Darc et sur sa descendance, par De Haldat. 1850, in-8. portr. et fig, br. 6 fr.
Exemplaire avec des notes, additions et rectifications au crayon de la main de Le Brun de Charmettes, auteur d’une histoire de Jeanne d’Arc.
38511. — Romantiques. Les deux sœurs, poème par Mme Aglaé de Corday, suivi de quelques pages d’album, par nos célébrités contemporaines. Louviers, Achaintre, 1838, in-8, fig., br., couv. impr. 8 fr.
Cet exemplaire porte sur le titre un envoi autographe signé de l’auteur à Lebrun de Charmettes, plus une lettre de l’auteur au même.
Histoire universelle de l’Église catholique (1881)
La moitié du livre 82 du tome 9 est consacrée à Jeanne d’Arc (p 146-198). L’Histoire de Le Brun est la référence historique principale (une vingtaine de citations), suivie de celle de Guido Görres (une douzaine).
Titre complet : Histoire universelle de l’Église catholique, par [l’abbé René François] Rohrbacher.
(Lien : Gallica.)
Livre quatre-vingt-deuxième. — Du salut de la France par Jeanne d’Arc à la réunion des chrétiens d’Orient avec l’Église romaine, sous le pape Eugène IV. — Concile de Bâle. — Concile œcuménique de Florence. (De l’an 1431 à 1447.)
Académie des sciences de Bavière (1884)
L’almanach de l’Académie royale des sciences de Bavière nous apprend que Le Brun en est devenu membre en 1844.
Titre complet : Almanach der Königlich Bayerischen Akademie der Wissenschaften für das Jahr 1884.
(Lien : Google Books.)
III. Historische Klasse. Ordentliche Mitglieder. […] Ehrenmitglieder (nach der Zeit der Aufnahme.) […] 1844. Philipp Alexander Lebrun de Charmettes in Paris. […]
[III. Histoire. Membres ordinaires. […] Membres honoraires (avec l’année d’admission.) 1844 : Philippe Alexandre Lebrun de Charmettes.]
Nouveau dictionnaire d’histoire (1889)
Notice biographie de Jeanne d’Arc. Dans la courte bibliographie en fin d’article, Le Brun occupe la première place.
Titre : Nouveau dictionnaire d’histoire, de géographie, de mythologie et de biographie, par une société de professeurs et de savants, sous la direction de A. Descubes, ancien professeur d’histoire et de géographie à l’école de Monge, t. 1. Paris. A. Le Vasseur et Cie, éditeurs, 33 rue de Fleurus. C. Marpon et É. Flammarion, libraires, 26, rue Racine. 1889.
(Lien : Gallica.)
Jeanne d’Arc (1411-1431), célèbre héroïne française, née à Domrémy, petit village situé dans la vallée de la Meuse, entre Neufchâteau et Vaucouleurs ; appartenait à une famille de laboureurs, et était fille de Jacques Darc et d’Isabelle Romée. […]
Parmi les écrits dont l’héroïque Pucelle a été l’objet, nous citerons l’Histoire de Jeanne d’Arc par Lebrun de Charmettes (1817), et les travaux plus récents de MM. Michelet, Vallet de Viriville, A. Desjardins et Wallon (1860). M. J. Quicherat a publié les Pièces authentiques du procès de Jeanne d’Arc (Paris, 1857-60, 6 vol. in-8°). Enfin, en 1884, M. Joseph Fabre a publié sur Jeanne d’Arc un important travail, tout brûlant de patriotisme. Casimir Delavigne lui a consacré une élégie touchante ; elle a fourni à Schiller et à Soumet le sujet de deux belles tragédies ; enfin un Anglais, Southey, et un Français, Ozanneaux, l’ont, prise pour héroïne de deux poèmes. On connaît aussi la malheureuse tentative de poème épique faite par Chapelain.
La Revue hebdomadaire (5 août 1893)
Dans une note sur les témoignages de la Réhabilitation, l’auteur remarque que Le Brun a été beaucoup suivi et peu cité
.
Titre : La Revue hebdomadaire : romans, histoire, voyages, n° 63, 5 août 1893. E. Plon, Nourrit et Cie, éditeurs, rue Garancière, 10, Paris.
(Lien : Gallica.)
Tous les témoignages contemporains fourmillent de contradictions, et les historiens modernes ne se mettent d’accord qu’en se copiant les uns les autres. Lebrun de Charmettes, qui écrivait en 1817, a été beaucoup suivi et peu cité. Il ne faut pas s’en plaindre, car il est généralement exact et suit les textes. Quant à les concilier, c’est une autre affaire.
Notice du musée de Chartres (1893)
Le catalogue nous apprend que deux toiles, dont l’une représentant Jeanne d’Arc, ont été acquises par le musée lors de la succession de Le Brun en 1880.
Titre complet : Notice des peintures, dessins, sculptures, antiquités et curiosités exposés dans le musée de Chartres. Quatrième édition. Chartres, imprimerie Garnier, 15 rue du Grand-Cerf. 1893.
(Lien : Gallica.)
169. — Jeanne d’Arc. (Toile, h. 1,30, l. 0,95.)
Elle est représentée à mi-corps, vêtue d’une robe du temps, et coiffée d’une toque à plumes blanches. Elle tient à la main droite une épée levée vers le ciel, au bas est l’inscription suivante :
In iconem Janæ vocolavriæ virginis Aureliæ. Virgo redit, gallo muta vel imagine fœlix, quam numen quondam patriæ non machina misit subsidio. Augurium bone rex Henrice saluta. De cœlis excita tuis Virgo altera votis fortunet regni auxilium, lancemqz retractet utraque ut aniiquum tua sœcla recudat in aurum. C. V. G. 1581.
Copie d’un tableau conservé au musée d’Orléans. — École française du XVIe siècle. Acquisition du Musée à la vente de M. le Brun des Charmettes, en 1880.
[…]
187. — Les Noces aldabrandines. (Toile, h. 1,04, l. 2,16.)
Une jeune épousée, couverte du voile nuptial, cause avec une suivante, pendant qu’une autre verse des parfums, et qu’une autre s’assure avec la main de la température de l’eau d’un vase que remplit un jeune homme. Derrière elle, l’époux attend assis au bas du lit nuptial. Devant lui est un groupe de jeunes filles, dont une pince de la lyre.
Copie d’une fresque découverte en 1606, dans une maison antique, située près l’arc de Gallien, sur le mont Esquilin, à Rome, représentant le mariage de Bacchus et Cora, ou celui de Pélée et Thétis, ou de Manlius et Julie. Transportée d’abord dans la villa Aldobrandini qui lui a donné son nom, cette fresque fut ensuite vendue au pape Pie VII qui la fit déposer au Vatican, où elle est encore aujourd’hui.
Le Poussin, pour conserver l’image de cette fresque qui se détériorait, disent les uns, pour étudier le costume antique, disent les autres, en aurait fait plusieurs copies dont une aurait été envoyée par lui à M. de Chanteloup, son ami. On a prétendu que ce serait cette copie qui passa plus tard dans les mains de M. de Lauraguais, puis dans celles de M. Sage, dont la veuve la laissa à M. Le Brun de Charmettes. — École française du XVIIe siècle. Acquisition du Musée à la vente de M. Lebrun de Charmettes, en 1880.
Le Livre d’or de Jeanne d’Arc (1894)
Notices de l’Histoire et de l’Orléanide.
Titre : Le Livre d’or de Jeanne d’Arc, bibliographie raisonnée et analytique des ouvrages relatifs à Jeanne d’Arc, catalogue méthodique, descriptif et critique des principales études historiques, littéraires et artistiques, consacrées à la Pucelle d’Orléans, depuis le XVe siècle jusqu’à nos jours, par Pierre Lanéry d’Arc. Paris : H. Leclerc et Cornuau, 1894.
(Lien : Gallica.)
49. Fauquemberque (Clément de). — Greffier du parlement de Paris sous la domination anglaise, Fauquemberque a consigné sur un registre des notes historiques au fur et à mesure des événements ; ce devait être un esprit très modéré qui cherchait à ne pas se compromettre. […] Quicherat, t. IV, p. 450-00 a recueilli toutes les notes de ce registre relatives à la Pucelle. Avant lui, L’Averdy, p. 342, Lebrun de Charmettes, t. II, p. 395-404 et Félibien dans son Histoire de Paris, t. IV, p. 590, en ont donné quelques-unes. Les trois croquis de Fauquemberque ont été reproduits par Vallet dans ses Recherches iconographiques, (voy. infra, n° 2092).
194. Le Brun de Charmettes, sous-préfet de Saint-Calais. — Histoire de Jeanne d’Arc surnommée la Pucelle d’Orléans, tirée de ses propres déclarations, de cent quarante-quatre dépositions de témoins oculaires et des manuscrits de la Bibliothèque du Roi et de la Tour de Londres, orné du portrait de J. d’Arc et de sept jolies figures. Paris, Arthus Bertrand, 1817, 4 vol. in-8 de XVI-451 ; 430 ; 455 ; 458 p. (B. Nat. Lb26 36.)
Prix 25 f. ; ventes de Latour, dem. vél. 4,50 ; de Houteiller, 3 fr.
Les fig. sont fort mauvaises :
- Portrait de Jeanne d’après le tableau do l’Hôtel-de-Ville (Vauzelles del. Couché sc.) Le catal. du Musée d’Orléans par Mantellier ne dit pas que ce portrait soit tiré de cet ouvrage ; il le fait figurer par erreur dans les productions du XVIIe s.
- Vue de la maison où naquit la Pucelle (Vauzelles).
- Vue de l’intérieur de la chambre où naquit la Pucelle (Vauzelles).
- Entrée de Charles VII et de la Pucelle dans la ville de Reims (Chasselat).
- Ruines du château de Mehun-sur-Yèvre (Vauzelles).
- Vue de la grosse tour où la Pucelle fut enfermée (Vauzelles).
- La Pucelle en habit de religieuse écoutant sa sentence de mort (Chasselat).
- Vue du monument élevé à Rouen à l’endroit où périt la Pucelle (Vauzelles).
Toutes ces gravures ont été faites par Couché, elles portent l’indication du livre et la pagination.
Il y a dans cette œuvre, dit M. J. Fabre, quelque talent, beaucoup de sagacité et infiniment de conscience.
L’auteur, en effet, éclaircit sagement les faits obscurs et montre une critique hostile dans la solution des problèmes.
Après avoir exposé dans une introduction historique de 220 p., où l’on rencontre des aperçus lumineux, tout ce qu’il croit nécessaire à la connaissance de l’état de la France et de l’Angleterre il l’époque de la Pucelle, l’auteur fond et lie dans son récit la générosité des circonstances disséminées dans les pièces des deux procès et de nombreux extraits des chroniqueurs et des historiens. Il donne à son récit un développement, une exactitude, un intérêt et une chaleur qui le rendent bien supérieur à tout ce qui avait été écrit jusque-là. Les procès y sont analysés avec un soin extrême. Celui de révision notamment y est donné jour par jour avec une grande exactitude.
Le livre XVIe et dernier est intitulé : Exposition des divers systèmes par lesquels on a voulu expliquer l’avènement de la Pucelle.
L’auteur les réduit à quatre et les expose avec leurs arguments et leurs objections :
Le premier système, celui des Anglais au XVe s., [suit un long extrait jusqu’à :] Que si l’on demande à l’auteur de cette histoire quelle est son opinion particulière sur Jeanne d’Arc et les merveilles de son avènement, il se contentera de répondre dans toute la simplicité de son cœur : je suis Français, je suis chrétien.
C. R. dans les Annales encyclopédiques, fév. 1818 ; Daunou, Journal des savants, 1817, p. 687-94 ; Débats, août 1817 ; Gazette de France, 17 oct. 1817.
Cette histoire a été traduite en allemand par de La Motte-Fouqué, en 1826 (Voy. infra, n° 526), et a fourni les éléments à plusieurs autres ouvrages.
195. Caze (Pierre). — La vérité sur Jeanne d’Arc ou éclaircissement sur son origine. Paris, Rosa, Londres, Treuttel et Würtz, 1819, 2 vol. in-8 de 350, 352 p. (B. Nat. Ln27 534.)
Prix 12 f. ; ventes de Latour, dem. mar. 7 f. ; de Bouteiller, dem. rel. 4 f.
Cet ouvrage n’est que le développement des observations critiques et historiques qui suivent la tragédie de P. Caze, intitulée la Mort de Jeanne d’Arc publiée en 1805, (Voy. infra, 1786). Le système soutenu par Caze est des plus extravagants, des plus invraisemblables, quoique intitulé Vérité…
Il cherche à prouver que Jeanne était la fille d’Isabeau de Bavière et du duc d’Orléans, l’ouvrage n’a pas d’autre but.
Caze commence, il propos de l’inspiration de Jeanne, par faire la critique des ouvrages de Berriat-Saint-Prix et le Brun de Charmettes, qui venaient, de paraître peu de temps auparavant. […] Caze suppose que le secret révélé au roi par Jeanne lors de l’entrevue de Chinon était celui de sa naissance. Il développe longuement ce système et essaye de le défendre contre les critiques et les objections que le Brun de Charmettes lui avait faites dans son Hist. de Jeanne d’Arc. […]
228. Lemaire (Henri). — Vie de Jeanne d’Arc, surnommée la Pucelle d’Orléans, écrite d’après les manuscrits les plus authentiques de la Bibliothèque du Roi, et dans laquelle on trouve des détails exacts sur la naissance de cotte héroïne, sur les sièges d’Orléans et de Paris, et sur le couronnement de Charles VII, orné de 4 gravures en taille douce. Paris, Leprieur, 1818, in-12. (B. Nat. Lb26 39.)
Prix, 2 fr.
Quatre grav. hors texte.
[L’auteur ne précise pas qu’il s’agit d’un abrégé de l’Histoire de Le Brun.]
231. Quatremère-Roissy (Jean-Nicolas), ancien conseiller au Châtelet, 1754-1834, auteur du Règne de Louis XIV (sic). — Jeanne d’Arc ; Paris, Lenormant, père, 1827, in-8 de 177 p. (B. Nat. Lb26 43.)
Prix, 3 f. ; vente de Bouteiller, dem. mar. 1.50.
L’auteur a cherché à rendre populaire et à resserrer en un vol. d’un prix à la portée de tout le monde, l’histoire de Le Brun de Charmettes, surtout en la dramatisant.
Il me semble que cette histoire, telle que je l’ai rédigée, peut être considérée comme un drame, oserais-je dire comme une épopée ? Il y a du merveilleux, une héroïne toujours en action, un grand intérêt, des événements importants et une catastrophe du plus grand pathétique.
Bonne histoire faite dans un excellent esprit : soutient in fine, en appendice la question de la mission divine, mais glisse un peu trop légèrement sur le procès de condamnation et l’interrogatoire de Jeanne.
274. Roy (J. J. É.), professeur aux collèges de Sainte-Barbe et de la rue des Postes. — Histoire de Jeanne d’Arc dite la Pucelle d’Orléans. Paris, 1833.
Est un assez bon résumé de l’histoire de Le Brun de Charmettes.
— Le même. Édition revue et approuvée par une société d’ecclésiastiques. Tours, Mame, 1839, in-12 de VIII et 304 p. […]
309. Gottis (Mme Augustine). — Jeanne d’Arc ou l’héroïne française, orné de quatre jolies figures et du portrait de l’héroïne. Paris, Arthus Bertrand, 1822, 4 vol. in-12 de XII-288, 333, 322, 345 p.
Prix, 12 fr. vente de Bouteiller cart. 4 fr.
Le portrait et les 4 fig. sont les mêmes que celles de l’Histoire de Le Brun de Charmettes, éditée 5 ans auparavant par Arthus Bertrand. (Voy. n° 194’) Toutefois les légendes de chaque figures se trouvent en haut et non en bas ; le portrait de Vauzelles ne porte pas le mot frontispice
.
L’auteur réédite le système de Caze (Voy. n° 195).
[…] M. Le Brun de Charmettes dans son Histoire de Jeanne d’Arc monument d’une vaste érudition et d’un grand amour de son pays, n’adopte pas la version de M. Caze, mais il la rapporte tout entière dans son quatrième volume, et, je dois en convenir, ce fut la citation qu’il en fit qui me donna l’idée première que j’ai adoptée depuis.
L’auteur est tellement entraînée par son imagination que, lorsque par hasard, les paroles qu’elle met dans la bouche de ses personnages sont vraies, elle signale ce fait extraordinaire, en note, par ces mots : historique
.
512. Sharon (Turner) 1768-1847. — The history of England during the midle ages. London, 1823, 3 vol. T. III, p. 42 et suiv.
Il ne fait pas de Jeanne sans doute la complice d’un stratagème, mais il voit en elle un merveilleux instrument dont on sut user ; […] Turner dans son récit suit pas à pas Le Brun de Charmettes. Fut souvent réimprimé notamment en 1828, 1830, 1832, 1839. (T. V., p. 535-55).
550. Parr (Henriette). — The life and death of Jeanne d’Arc called the maid. [La vie et la mort de Jeanne d’Arc, dite la Pucelle.] London, Smith Elder, 1866, 2 vol. in-16 de VIII-278 et 288 p. Vente L** 1885, cart. 10 fr. (B. Nat. Lb26 141.)
Histoire pour les enfants, inspirée de Wallon, de Le Brun de Charmettes et de Quicherat, bien faite, exacte et chaudement écrite.
J’ai voulu représenter Jeanne d’Arc dans toute l’évidence de sa véritable nature, assurée que la vérité d’une figure si loyale, si religieuse et si pure est plus touchante avec ses rudesses et ses ombres, qu’avec des gloires et des réflexions qui les dissimuleraient. Jeanne d’Arc, âme généreuse, qui devait enfin concentrer les forces dispersées de sa patrie, Jeanne la sainte de la France, etc…
CR. Rev. des Quest. Histor., 1 juill. 70 p. 325 ; de A. Trollope dans Fortnight review, 1866, t. VI, p. 632.
586. La Motte-Fouqué (Fr. baron de). — Geschichte der Jungfrau von Orleans, nach authentischen Urkunden und dem französischen Werke des Herrn Le Brun de Charmettes [Histoire de la Pucelle d’Orléans, d’après les documents authentiques et l’ouvrage français de Le Brun de Charmettes.] Berlin, Schlesinger, 1826, 2 vol. in-8 de 464 et 372 p.
Est une traduct. allemande à peu près littérale, mais résumée, de l’Hist. de Jeanne d’Arc de Le Brun de Charmettes (Voy. supra,° 194).
Vente Zahm, 1892, 3 thalers 8 gros.
587. Leo (H.). — * Jungfrau von Orléans Leipsig, Brockhaus, 1834, in-4 à 2 col. de 15 p.
Extrait de Allgemeine Encyclopædie von Ersch und Gruber, 3e Sect. t. V, p. 400-414.
Excellente notice inspirée surtout de Barante.
[…] Parmi les savants français qui ont traite le plus récemment cette histoire avec soin et cœur, se sont distingués surtout Le Brun des Charmettes et Barante, t. V et VI. La comparaison des textes et documents qu’ils ont entreprise a mis sous son vrai jour cette histoire, aussi croyons-nous pouvoir nous servir de leurs travaux, qui, s’ils n’élucident pas complètement toutes les questions, les éclairent suffisamment.
647. Vallet (Auguste), de Viriville, 1815-68, prof. à l’École des Chartes. — Mémoire adressé à l’Institut historique, sur la manière dont on doit écrire le nom de famille que portait la Pucelle d’Orléans. Sèvres, Impr. A. René, 1839, gr. in-8 de 10 p. il 2 col.
[…] L’auteur, après avoir réfuté Jollois et Le Brun de Charmettes, conclut à la suppression de l’apostrophe : Darc.
765. Huin (A. F.). — Histoire de la réhabilitation de la mémoire de Jeanne d’Arc. Neufchâteau, Kienné, 1856, pet. in-18 de 95 p. et 12 p. (B. Nat. Ln27 565.)
Prix 0.50. Vente de Bouteiller, dem. mar. 4 fr.
Ce petit ouvrage, complément nécessaire, à l’Hist. populaire de Jeanne d’Arc, écrit essentiellement pour les habitants des campagnes, contient l’histoire abrégée de la réhabilitation de l’héroïne et de la révision de son procès. Tout en faisant connaître les principaux faits relatifs à Jeanne d’Arc, qui se sont passés depuis sa mort, il servira encore à répandre de plus en plus dans les campagnes la mémoire de celle qui doit vivre à jamais dans les souvenirs de tous les bons Français.
Est un joli résumé populaire d’après Le Brun de Charmettes et l’abbé Barthélemy. En voici le sommaire : 1. Impressions produites par la mort de Jeanne d’Arc. 2. Isabelle Romée à Orléans. 3. Réhabilitation de Jeanne d’Arc par le peuple, par le roi, par l’inquisition, par le clergé, par le souverain pontife.
Les douze dernières pages sont une Notice de l’ermitage Sainte-Marie de Domrémy, où il est parlé aussi de notre sujet.
1401. Turpin, citoyen de Saint-Malo. — Vie de Guillaume de Gamaches. Paris, Deslauriers, 1778.
Extrait de la France illustre ou le Plutarque français, 4 vol. in-4. Tissu de faux renseignements généalogiques et de prétendus extraits de chroniques, forgés avec une maladresse qui décèle sur-le-champ la supercherie. Le Brun des Charmettes et Jollois s’en sont cependant fait des documents. Quicherat, t. IV, p. 358-59 ramène ce document à sa véritable valeur, il l’appelle un grossier pastiche
. La Harpe, le premier, avait dit de cet ouvrage, faisant allusion à son titre : Il n’est ni Plutarque ni français.
D’après Turpin, le sire de Gamaches eut été dans les conseils en lutte ouverte avec la Pucelle.
1559. Charmette (Le Brun de). — Le nouveau cri de la France ou l’Orléanaise, chant national. Orléans, Rouzeau-Montant, 1847 [les autres sources donnent 1818, ce qui paraît plus cohérent], in-4. de 3 p.
1688. Toutain-Mazeville. — La mission de la Pucelle d’Orléans, chronique mise en vers. Le Havre, Costey frères, 1865, in-8 de 2 et 143 p.
Prix 3.50.
Cette chronique malgré sa forme versifiée, dit l’auteur, n’a aucune prétention épique. C’est l’histoire telle que l’ont écrite MM. de Barante, Wallon, Martin, Lebrun des Charmettes, Quicherat, Michelet, Dumas et autres. C’est cette histoire, merveilleuse comme une légende, simple comme tout ce qui est vraiment grand, c’est la chronique de la Pucelle, mise en scène, mise en action ou concentrée dans une narration rapide. […]
1747. Charmette (Le Brun de) — L’Orléanide, poème national en vingt-huit chants. Paris, Smith, Latour, A. Bertrand, 1819. 2 vol. in-8 de IX-478, 516 p.
4 gravures : 1. Jeanne dans la mêlée à pied, cheveux au vent ; 2. Statue de Gois (Gois inv. Normand sc.) Jeanne foule aux pieds l’écusson aux trois léopards, armes de l’Angleterre ; 3. Buste et type du tableau de l’hôtel de ville (Audibran sc. publié par Furne). 4. Jeanne rend grâce à Dieu (Toussaint, procédé Collas).
Vente de Latour veau 4 fr.
L’auteur dans son avertissement s’excuse de la longueur de son poème qui renferme environ 28.000 vers. Ce n’est, point, ajoute-t-il, du plus ou moins grand nombre de pages que résulte la longueur ou la brièveté d’un livre, c’est du plus ou moins d’intérêt qu’il excite.
Le sien est interminable, et encore le poète s’est-il arrêté immédiatement après le siège d’Orléans !
Ce poème avait été commencé en 1805 ; un fragment du chant X fut publié par le Moniteur du 28 oct. 1810. L’auteur, qui écrit avec plus de conscience que de génie, dit :
Ce poème, entrepris depuis quatorze ans, m’a coûté des recherches considérables et m’a obligé à de nombreux voyages. Je ne me suis pas seulement proposé de couronner de palmes poétiques le plus noble fait de l’histoire moderne, j’ai voulu que mon ouvrage présentât, le tableau fidèle des mœurs, des coutumes et des croyances du XVe s. J’en ai puisé les détails dans les chroniques, les romans et les poésies du temps ; dans les monuments publics et les édifices particuliers qui nous restent de ce siècle héroïque : statues, bas-reliefs, vitraux, miniatures, j’ai tout examiné, tout compare avec le, soin le plus minutieux, et je n’ai rien abandonné à l’arbitraire de l’imagination.
L’estimable auteur regrette de ne pouvoir, — pour allonger son œuvre déjà si désespérément longue — donner à l’appui ses notes et citations. Évidemment la quantité a nui à la qualité. Tout est si long que nous n’en pouvions rien citer, pas un vers, pas une idée. L’épisode de la blessure de Jeanne devant Orléans, tient à lui seul quinze pages. L’auteur a imaginé d’envoyer les saintes chercher des secours à la Faculté de Montpellier :
Les Saintes cependant, dans leur rapide essor
Ont vu fuir sous leurs pieds le sommet du Mont d’or ;
De Montpellier au loin la colline sacrée
D’oliviers verdoyants (?) et de pampres parée
D’où l’œil voit vers les mers, sous le ciel le plus pur
Le Lez parmi les prés (!!) fuir en serpent d’azur,
S’élève à leurs regards dans sa plaine riante,
Qu’ornent les grenadiers à la fleur éclatante,
Et des bois d’orangers (!) aux fruits délicieux (!)
Au feuillage éternel (!) aux parfums précieux.
Là Raphaël, au sein d’une École fameuse
Instruit une jeunesse ardente et studieuse
À guérir des humains ou charmer les douleurs,
Par les sucs mariés des plantes et des fleurs.
Catherine l’aborde : Ô mon généreux frère,
Viens ranimer la vierge à notre amour si chère,
Une horrible blessure arrête ses exploits.
Raphaël va sur le Liban et le long du Jourdain cueillir les plantes nécessaires, ce qui donne lieu à de nouvelles descriptions. Si c’est cet épisode qui a coûté à l’auteur les nombreux voyages dont il parle, il aurait pu franchement faire aller son personnage un peu moins loin.
Le mélange achevé, l’ange et ses sœurs célestes
Ont des champs syriens fui les rives funestes (?) ;
De la mer orageuse (?) ils franchissent les flots
Atteignent à l’instant la terre des héros
Et d’un rapide vol touchent à ce rivage
Que tour à tour la Loire et féconde et ravage.
Invisibles tous trois ces anges attendris
S’approchent doucement de la vierge des lis :
D’une coupe brillante et d’opale formée,
Le noble Raphaël sur la plaie enflammée
Fait mollement couler la divine liqueur :
L’air s’embaume à l’instant d’une céleste odeur ;
Le sang soudain s’arrête : et, sans laisser de trace,
La blessure se ferme et la douleur s’efface.
En somme ce poème est le digne pendant de celui de Chapelain auquel d’ailleurs il a emprunté pas mal de vers, tels que la description du Père Éternel que nous avons citée, etc.
CR. dans la Gazette de France, 19 sept. 1819.
— La même édit. avec une feuille de titre nouvelle. Seconde édition revue et corrigée. Paris, Smith, Audin, Bertrand, 1821.
Vente de Bouteiller, dem. mar. 4 fr.
En tête l’auteur a ajouté VIII p. pour un Avertissement où il cherche à se laver du reproche d’avoir fait trop long, sous le prétexte modeste que ce qui est vraiment beau n’est, jamais trop long
.
Cette seconde édit. n’est que le premier tirage dans lequel on a remplacé les 3 premières feuilles formant le chant I. Comme l’auteur l’a un peu raccourci, il n’y a pas dans cette 2e édit. le feuillet portant les pp. 49-50.
Société bibliographique (1894)
Information sur l’Abeille de Chartres dont Le Brun fut directeur vers 1848.
Titre complet : Congrès provincial de la Société bibliographique des publications populaires ; session tenue au Mans les 14 et 15 novembre 1893. Le Mans, typographie Éd. Monnoyer, 12 place des Jacobins ; Paris, au siège de la Société bibliographique, 2 et 5 rue Saint-Simon ; 1894.
(Lien : Google Books.)
Révolution de 1848 (1848-1851). […]
L’Abeille, Journal des intérêts des campagnes.
L’Abeille paraissait le jeudi et le dimanche, in-fol. Elle s’imprimait à Chartres, chez Garnier. M. Le Brun de Charmettes, ancien préfet, auteur de l’Histoire de Jeanne-d’Arc, en eut la direction à partir du 22 mars 1848. Ce journal compta beaucoup d’abonnés et de correspondants dans le département de l’Orne. Il y fut l’organe du parti légitimiste en 1848 et 1849.
Bibl. de M. de La Sicotière.
[Nota. Voir la lettre à Léon de la Sicotière du 23 juillet 1848.]
Revue historique du Maine (1894)
Hommage de la Société historique et archéologique du Maine à Le Brun.
Titre : Revue historique et archéologique du Maine. Tome 35e. Année 1894. Premier semestre. Au Mans. 1894.
(Lien : Gallica.)
Hommages à Jeanne d’Arc
La Société historique et archéologique du Maine dont les efforts tendent plus spécialement à conserver et à rappeler les pages glorieuses de l’histoire du pays, ne saurait rester indifférente au grand mouvement de patriotique enthousiasme qu’excite en ce moment dans toute la France l’introduction en Cour de Rome de la cause de béatification de Jeanne d’Arc.
[…]
Au commencement de notre siècle, que caractériseront tant de contrastes singuliers, c’est à un sous-préfet de Saint-Calais, Le Brun de Charmettes, que revient la gloire de publier, en 1817, la meilleure histoire parue jusqu’alors, de Jeanne d’Arc.
Il y a dans cette œuvre, dit M. J. Fabre, le vaillant champion de Jeanne devant le Parlement actuel, du talent, beaucoup de sagacité et infiniment de conscience. Le récit présente un développement, une exactitude, un intérêt et une chaleur qui le rendent bien supérieur à tout ce qui avait été écrit jusque-là.
Ajoutons que l’auteur résume son opinion sur la mission de Jeanne d’Arc, en disant dans toute la simplicité de son cœur : Je suis français, je suis chrétien.
Le livre du sous-préfet de Saint-Calais a été traduit en allemand (Berlin, 1826) et a fourni les éléments à plusieurs autres ouvrages.
Dictionnaire du blason (1901)
L’article Bannière du dictionnaire, mentionne celle de Jeanne d’Arc et ce qu’en a dit Le Brun, son historien le plus scrupuleux
.
Titre : Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason, t. I, par le comte Alphonse O’Kelly de Galway.
(Lien : Gallica.)
Aussi l’historien le plus scrupuleux de Jeanne d’Arc, M. Le Brun de Charmettes, qui a pesé la portée de chacun des mots et comparé les diverses dépositions, n’a pas hésité à voir dans la figure portant le monde, celle de Jésus-Christ, puisqu’il l’appelle le Sauveur des hommes, dénomination justifiée d’ailleurs par le contexte de frère Pasquerel.
Revue de Paris (1er janvier 1902)
Récit du Siège d’Orléans (1428-1429), par Anatole France, lequel s’appuie surtout sur Quicherat, mais aussi Le Brun.
(Lien : Gallica.)
[En note :]
Après une très longue hésitation, j’ai adopté les corrections de Lebrun de Charmettes et de Quicherat. Voici pourquoi.
Bulletin de la Société d’agriculture, etc. (1908)
Lorsqu’il était préfet de la Haute-Saône, Le Brun était également président de la Société d’agriculture, sciences et arts du département.
Titre : Bulletin de la Société d’agriculture, sciences et arts du département de la Haute-Saône, par Gaston Letonnelier, archiviste-paléographe, bibliothécaire de la ville de Vesoul, et Charles Godard, professeur agrégé au lycée de Vesoul, docteur ès-lettres. Vesoul, imprimerie et librairie Louis Bon. 1908.
(Lien : Gallica.)
Lebrun de Charmettes, préfet, président, 1830
Émile Huet : Jeanne d’Arc et la musique
(1909)
Sans l’affirmer, Huet attribue à Le Brun la paternité de la Délivrance d’Orléans, une cantate dramatique.
Le titre de
Cantateest d’ailleurs fort impropre. C’est un véritable opéra avec récitatifs, airs, cavatines, duos et ensembles développés. La distribution n’indique pas moins de douze personnages.
(Lien : Archive.org.)
La Délivrance d’Orléans, cantate dramatique en trois parties, par M. Le Brun de Charmettes.
Cantate inédite. Manuscrit de 12 ff. sur papier écolier format in-8° pot, sous chemise de papier bleu qui porte le titre en écriture, gothique et ronde. Le tout est cousu d’une faveur en soie verte. (Archives du département du Loiret.)
Qui est l’auteur, M. Le Brun de Charmettes ? À quelle date cette œuvre fut-elle écrite ? À ne considérer que le papier et l’écriture ce doit être dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ce manuscrit a toutes les allures d’une copie envoyée à Orléans à l’occasion d’une fête solennelle ou d’un concours.
Rien ne révèle que la musique en ait été écrite. Le titre de Cantate
est d’ailleurs fort impropre. C’est un véritable opéra avec récitatifs, airs, cavatines, duos et ensembles développés. La distribution n’indique pas moins de douze personnages.
[Nota. — Plusieurs biographies de Le Brun, dès les années 1820, indiquent qu’il est l’auteur d’une cantate, la Nymphe de la Sarthe, composée pour le passage du duc d’Angoulême au Mans en 1817, lire.]
Société archéologique d’Eure-et-Loir (1911)
La Société a reçu en don les volumes de l’Orléanide ayant appartenu à Le Brun : les deux volumes des deux éditions de 1819 et 1821. Les ajouts manuscrits de l’auteur permettent de les comparer.
Ceux de la première édition ont été entièrement révisés et considérablement modifiés par l’auteur.
(Lien : Gallica.)
Assemblée générale du 12 janvier 1911. […]
Au nom de M. G. Denos, assez fortement indisposé et auquel sont adressés des souhaits bien sincères de vif et complet rétablissement, lecture est donnée de cette revue des ouvrages et périodiques récemment entrés dans notre bibliothèque, en ce qu’ils ont d’intéressant le Pays chartrain :
L’Orléanide, poème national en vingt-huit chants, 2 vol. petit in-8°. Don par M. le comte d’Armancourt, d’un exemplaire des deux premières éditions : 1819 et 1821. Ces quatre volumes proviennent de la bibliothèque de l’auteur lui-même, M. Le Brun de Charmettes, qui fut notre concitoyen (1). Il est très intéressant de les comparer entre eux. Ceux de la première édition ont été entièrement révisés et considérablement modifiés par l’auteur : dans le premier tome, une page entière (la page 150) est remplacée par un feuillet manuscrit, et, au moyen d’un autre feuillet semblable, quarante-quatre vers nouveaux ont été intercalés dans la page 392. Les autres corrections, dans chaque tome, ont été faites à la main, directement sur les pages mêmes. La deuxième édition reproduit une grande partie de ces modifications.
(1) Né à Bordeaux, M. Le Brun de Charmettes est mort à Chartres (qu’il habitait depuis un certain nombre d’années) le 13 mai 1880, à 95 ans.
Revue des bibliothèques (1931)
Titre : Revue des bibliothèques ; directeurs Émile Châtelain et Louis Barrau-Dihigo, rédacteur en chef Henri Lemaître ; quarantième année, 1931. Paris, Honoré Champion.
(Lien : Gallica.)
Le prêt des livres et manuscrits à la bibliothèque impériale en 1813.
Le prêt des livres, facilitant le travail des écrivains et des chercheurs, a toujours été pratiqué à la Bibliothèque royale, impériale ou nationale sur une assez grande échelle, surtout à l’époque déjà lointaine où la rareté des séances de lecture et leur peu d’étendue ne permettaient guère aux lecteurs de pouvoir mener à bien leurs recherches. Cependant, ce prêt a été toujours un privilège, dont l’octroi était réglementé. Et naturellement des surveillances s’exerçaient en haut lieu à son sujet. Sous l’Empire, c’était le ministre de l’Intérieur qui approuvait les listes d’emprunteurs, soumises à lui par l’administration de la Bibliothèque. Ces listes, dont trois sont parvenues jusqu’à nous pour cette époque (listes de 1813), sont assez curieuses : elles permettent de se rendre compte de la manière dont s’opérait cette distribution, on voit en faveur de qui on organisait alors le prêt, et on constate, d’ailleurs sans surprise, que si le nom de certains bénéficiaires est tout légitimement placé sur ces listes, il en est beaucoup d’autres, dont la présence est due à la recommandation et aux influences soit gouvernementales, soit même tout simplement des fonctionnaires de la Bibliothèque.
Paul-Martin Bondois.
[Le nom de Le Brun apparaît dans la liste III :]
5731. 3e Division. Bureau des sciences et des beaux-arts. Enregistrement à l’arrivée n° 11331 le 15 juillet 1813. Autorisation de prêts de livres.
Paris, le 20 juillet 1813.
Le Ministre de l’Intérieur, comte de l’Empire à Monsieur Dacier, administrateur de la Bibliothèque impériale.
Monsieur,
J’ai reçu votre lettre du 11 juillet et je vous autorise à prêter au dehors des livres de la Bibliothèque impériale aux personnes dont les noms suivent :
MM. Royer-Collard, de Gourbillon, Fabroni, de Choiseul, de Lally-Tollendal, Marcel, Piscatory, Coupin, Codrika, d’Ossiow, Vegler, Jules Billecocq, Adolphe Lafon-Ladébat, Dumesnil, Pâques, Auguste d’Audiffret, Marigneu, Mme de Boileau, Mme de Genlis, Mlle Vauvilliers, Mme Duquesnoys, Mlle Germain, Bonpland, Plée, Soyeux, Swediano, Lacombe, de Boug, de Guigne, Setor, Babault, Vanderbourg, Ferrand, de Senneville, de Selves, Marchangy, Haudry, Egerton, Davrigny, Nicolopulo, Chaussard, Adry, Lavaux, Charmette, Bouvet, Cornet, de Marville, Chazet, poète, Le Bailly.
Recevez, Monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.
Signé : Montalivet.
Pour copie conforme, Dacier.
[L’éditeur de la Revue des bibliothèques a pu identifier la quasi totalité des noms ; se reporter à l’ouvrage.]
Société archéologique d’Eure-et-Loir (1971)
Le nom de Le Brun apparaît parmi les quelque quatre mille noms de personnes
non-membre de la Société.
Titre : Procès-verbaux de la Société archéologique d’Eure-et-Loir. Tables générales : 1856-1862.
(Lien : Gallica.)
Le Brun de Charmettes, XIII - 75.
Le Corps préfectoral de la Restauration (2017)
Contient une intéressante notice biographique de Le Brun. Bien sourcée sur sa carrière préfectorale (l’auteur a pu consulter son dossier aux archives nationales : ses courriers officiels, les avis de ses supérieurs, etc.), elle est parfois approximative sur le reste.
Titre complet : Le Corps préfectoral de la Restauration (1814-1830), thèse de doctorat, Pierre Michon, 8 juin 2017.
(Lien : Theses.fr.)
Lebrun de Charmettes (Philippe, Alexandre) (1785-1880). Préfet de la Haute-Saône (1829-1830).
Ses origines et sa jeunesse.
Philippe Alexandre Lebrun de Charmettes naît à Bordeaux le 7 avril 1785. Sa famille, originaire de Lorraine, compte deux fermiers généraux : son cousin, M. de Frileuse, et son grand-oncle, M. de la Perrière. Son père est quant à lui receveur des douanes, puis receveur général des fermes du roi à Bordeaux ; comme son propre père, Grand-Lebrun [erreur : Grand-Lebrun
est le père de Philippe Alexandre], et comme M. de La Perrière, il périt sur l’échafaud révolutionnaire. Quant à Philippe, encore enfant, il traverse la Révolution sans être inquiété outre mesure. En contrepartie, sa formation, commencée sous la houlette du docteur Caillau, est interrompue en 1792 alors qu’il n’a que sept ans. Malgré son goût précoce pour les lettres et les langues, son éducation reste donc quelque temps en friche.
Lebrun de Charmettes reprend ses études en 1798, date à laquelle il s’installe chez son grand-père maternel à Paris. En 1800, il se rend à Hambourg, d’où il s’embarque pour l’île de France. Il y sert neuf mois durant dans les canonniers de la garde nationale. En 1801, il revient en métropole afin de consacrer une vaste fresque historique à Jeanne d’Arc. À la fin du Consulat et au début de l’Empire, il se fait connaître en publiant plusieurs traductions de l’anglais et de l’italien, auxquelles s’ajoutent divers articles qui paraissent dans l’Abeille littéraire.
Le début de sa carrière.
Lebrun de Charmettes entre dans l’administration en 1810 comme auditeur au Conseil d’État. Il est placé au secrétariat de la section de l’intérieur. Il démissionne dès 1811 par suite d’une mésentente avec Regnaud de Saint-Jean d’Angély. Les désagréments qu’il éprouvait dans ses relations continuelles avec ce ministre d’État le déterminèrent à quitter cette place
, assure la Biographie universelle et portative des contemporains (tome II, partie I, p. 214). Le jeune homme semble alors rentrer dans la vie privée et reprendre ses travaux d’érudition. En 1814, il se rallie bruyamment à la Restauration et multiplie les courriers pour obtenir une sous-préfecture. C’est chose faite le 15 août 1815, date à laquelle Louis XVIII lui confie l’arrondissement de Saint-Calais. Il est placé sous les ordres de son parent, Jules Pasquier.
Passé les temps de l’épuration administrative, à laquelle il concourt activement, Lebrun renoue avec sa passion pour l’écriture. Il fait preuve, à cet égard, d’une belle productivité. Le passage du duc d’Angoulême dans son arrondissement lui inspire une cantate, intitulée la Nymphe de la Sarthe et chantée au théâtre de Saint-Calais le 10 novembre 1817.
Cette même année, il parachève et publie son imposante Histoire de Jeanne d’Arc. Aussitôt, le Journal de Paris s’extasie : L’Histoire que publie aujourd’hui M. Lebrun de Charmettes est la plus intéressante de toutes celles dont l’héroïne du quinzième siècle a été le sujet immortel
, écrit-il le 30 octobre, en saluant le cœur
et l’esprit
dont l’auteur a fait preuve. Sur sa lancée, et dans la même veine, le sous-préfet publie en 1819 un poème patriotique et ardemment monarchique en vingt-huit chants, l’Orléanide. Cette œuvre est, elle aussi, saluée par la critique. L’impitoyable Lamothe-Langon lui-même se dit séduit par cette œuvre dans ses Après-Dîners de Cambacérès (t. II, Paris, A. Bertrand, 1837, p. 18.)
Cependant, la feuille libérale La Renommée ensevelit ses éloges sous une sévère critique : si elle salue l’auteur, elle blâme l’administrateur. Que M. Lebrun soit placé à l’Institut. Cela fera plaisir aux muses, et plus sûrement encore aux Sarthois
(17 novembre 1819, n° 155, p. 610), lance-t-elle, narquoise. En fait de mutation, l’intéressé obtient la sous-préfecture de Coulommiers le 6 septembre 1820, huit jours après avoir demandé une résidence plus agréable
.
L’insistance avec laquelle Lebrun de Charmettes mentionne ses deux ouvrages au cours des années suivantes donne à penser que ces travaux n’étaient pas exempts d’arrière-pensées : Célébrer la vieille France, la religion de nos pères, la légitimité, et cela en 1819, quelques mois seulement avant l’assassinat de Monseigneur le duc de Berry, c’était peut-être de la fidélité courageuse
, écrit-il à Corbière le 18 mars 1824. Dans son chef-lieu de Seine-et-Marne, il a l’occasion de témoigner son zèle au service de la dynastie, en surveillant le général La Fayette, retiré au château de La Grange en 1822. Il s’étonne toutefois de ne recevoir, à cette fin, aucun fonds de police (Étienne Charavay, Le Général La Fayette (1757-1834), notice biographique, Paris, La Société, 1898, p. 426). Au reste, il se sent à l’étroit sur ce petit théâtre et ne rêve que d’une chose : accéder aux préfectures. La place de sous-préfet, à laquelle on n’a attaché que 3.000 francs de traitement, est ruineuse pour celui qu’on y laisse trop longtemps, et voilà, Monseigneur, sept ans et demi [souligné dans le texte] qu’on m’y oublie
, gémit-il le 26 novembre 1822. Les nouvelles publications qu’il mène à bien ne sauraient le contenter pleinement.
Si la carrière de Lebrun de Charmettes subit cette lenteur, c’est peut-être à cause de son tempérament emporté. [Il] a fait preuve de zèle et d’activité […]. Il a de l’esprit, de l’activité, des connaissances administratives. Ses opinions ont besoin d’être rappelées à la modération qui convient à un administrateur : on reproche aussi à M. de Charmettes de manquer de […] douceur dans ses rapports avec les administrés
, relève une note du ministère datée de novembre 1820. Villèle ne prête pas plus d’attention à ce sous-préfet que le duc de Richelieu, et Lebrun de Charmettes doit attendre l’avènement de Polignac pour sortir de l’ombre.
Préfet de la Haute-Saône.
Sitôt Martignac évincé, Lebrun de Charmettes se rappelle au bon souvenir du pouvoir. Au mois d’août 1829, il affirme avoir composé l’Orléanide, ouvrage franchement religieux et monarchique
, au milieu des menaces des séides de la Révolution et des oscillations du système ministériel
mis sur pied par Decazes. Qui plus est, il suggère au ministre la création d’une manufacture de livres
officiels, chargée de publier force volumes et brochures à la gloire de Dieu et de la monarchie. Comme de juste, il se propose de diriger lui-même ce futur établissement. La rue de Grenelle ne donne pas suite à ce projet. Mais le sous-préfet de Coulommiers n’en est pas moins distingué comme un solide soutien du gouvernement. Promu préfet de la Haute-Saône le 16 octobre 1829, il s’installe le 10 novembre suivant à Vesoul, où il multiplie bientôt les manifestations d’ultracisme. Au terme des scrutins des 25 et 26 juin 1830, il dénonce l’illégalité qui, à son sens, entache les opérations électorales. Il vise en particulier les collèges d’arrondissements : les procès-verbaux de leur première séance sont signés, non par le bureau provisoire, mais par le bureau définitif… Si Lebrun de Charmettes manifeste cet esprit chicanier, c’est à n’en pas douter parce que les urnes n’ont pas été favorables au pouvoir : le premier arrondissement a porté le maître de forges Accarier, candidat d’extrême gauche. Quant au marquis de Grammont, élu par le second arrondissement, il appartient lui aussi au camp des libéraux.
Sa disgrâce, sa retraite et sa mort.
En toute logique, Lebrun de Charmettes est remplacé en août 1830. Il revient à ses amours littéraires, qui lui permettent de déverser un peu de sa bile : dès 1831, il publie une profession de foi légitimiste intitulée Épîtres politiques sur nos extravagances. Par la suite, on le retrouve directeur d’une feuille carliste, l’Abeille, journal des intérêts des campagnes. L’éphémère préfet de la Restauration semble en outre reprendre ses études historiques, en préparant une réédition de son Histoire de Jeanne d’Arc et en s’attelant à un ambitieux Muséum littéraire du Moyen-Âge. Aucun de ces deux chantiers n’aboutit à publication. Resté dans l’ombre sous le Second Empire, Lebrun de Charmettes meurt le 13 mai 1880, âgé de quatre-vingt-quinze ans.
Ses décorations.
Philippe Lebrun de Charmettes est fait chevalier de la Légion d’honneur le 18 décembre 1822.
Ses publications.
Au début du XIXe siècle, Lebrun de Charmettes traduit divers ouvrages anglais : un roman, Neville Castle, or The Generous Man, en 1803, et divers poèmes d’Ossian et d’Olivier Goldsmith, parus en 1805. On lui attribue par ailleurs la traduction de l’Histoire de la révolution de Naples, de Cuoco, parue en français en 1807. En 1815, Lebrun de Charmettes reprend ses travaux de traduction en publiant O’Donnel, ou l’Irlande, histoire nationale, de Lady Morgan. La version française de la France, ouvrage du même auteur, lui est également attribuée. Suit une série d’ouvrages personnels : Histoire de Jeanne d’Arc, etc., quatre volumes, Paris, A. Bertrand, 1817 ; l’Orléanide, poème national en vingt-huit chants, deux volumes, Paris, Smith, Latour, Arthus-Bertrand, 1819 ; Ode sur la fièvre jaune qui ravage l’Espagne, Paris, Audin, 1821, 14 p. ; Études françaises de littérature et de morale, etc., deux volumes, Paris, Audin, 1822. Aigri par la révolution de 1830, Lebrun de Charmettes publie deux ouvrages satiriques au début du règne de Louis-Philippe : Les Amis, Louviers, Imprimerie de C. Achaintre, s. d., 20 p. ; Épîtres politiques sur nos extravagances, etc., Paris, A.-G. Dentu, 1831, 155 p. Enfin, sur un ton un peu plus léger, Lebrun de Charmettes compose, en 1840, les paroles du Songe de l’exilée, sur une musique de Mme Cazin de la Trésorerie.
Archives.
AN F1b I 1669 – AN F1c III Haute-Saône 4 – AN LH 152348.
Sources imprimées.
Le Journal de Paris du jeudi 30 octobre 1817, n° 303 ; La Renommée du mercredi 17 novembre 1819, n° 155 ; REVOLAT (père Étienne-Benoît), Éloge historique de Jean-Marie Caillau, médecin, Bordeaux, Imprimerie de Lawalle jeune, 1820, 32 p.
Bibliographie.
BELLEAU (Rémy), Livre d’or, Nogent-le-Rotrou, Ve Gouhier-Delouche, 1900, deux parties en un volume, 317-70 p. ; CHARAVAY (Étienne), Le Général La Fayette (1757-1834), notice biographique, Paris, La Société, 1898, VIII-656 p. ; FERET (Édouard), Personnalités et notables girondins de l’antiquité à la fin du XIXe siècle, Bordeaux, Feret, 1889, 628 p. ; LAMOTHE-LANGON, (baron Étienne-Léon de), Les Après-Dîners de S.A.S. Cambacérès, t. II, Paris, A. Bertrand, 1837, 442 p. ; LA SICOTIÈRE (Léon de), Bibliographie des journaux du département de l’Orne, Le Mans, Imprimerie de E. Monnayer, 1894, 32 p. ; SEVRIN (abbé Ernest), Un Évêque militant et gallican au XIXe siècle siècle ; Monseigneur Clausel de Montals, évêque de Chartres, 1769-1857, deux volumes, Paris, J. Vrin, 1955.