J. Gratteloup  : Documents sur Le Brun de Charmettes (2023)

Ressources généalogiques

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Sommaire

Descendance de Philippe Le Brun

Philippe-Antoine-Amédée Le Brun

10/02/1749, Dieppeacte — 5/01/1794, Bordeauxacte

21/03/1776, Pontoiseacte

Anne-Flore-Éléonore Passerat

9/07/1750, Rouenacte — 6/02/1829, Vaugirardacte

  1. Anne-Flore Le Brun

    05/01/1777, Dieppeacte — 1/11/1779, Honfleur

  2. Charles-Émile Le Brun

    17/11/1778, Dieppeacte — 12/06/1789, Bordeaux

  3. Anne-Élisabeth-Françoise-Élise Le Brun

    23/09/1780, Tonnay-Charenteacte — 8/06/1863, Paris 7eacte

    10/01/1809, Paris

    Louis-Auguste-César Le Brun de Clovière

    3/01/1776, Lille — 28/11/1843, Paris

    • Louis-Philippe-Amédée LBDCl. (1803-1853)
    • Auguste-Henry LBDCl. (1807-1882)
    • Alexandre-François-César LBDCl. (1809-1874)
  4. Philippe-Pierre-Henry Le Brun de Marck

    23/05/1783, Bordeauxacte — 10/08/1834, Cognacacte

    Contrôleur des contributions.

    8/11/1826, Capbretonacte

    Jeanne-Josèphe-Alice Bourdenx

    22/03/1804, Bayonne — 16/07/1847, Saint-Martin-de-Seignanx

    • Anne-Joseph-Henri LBDM (1827-1866)
    • Jeanne-Joséphine-Alexandrine-Alice LBDM (épouse Lafargue) (1830-1859)
    • Philippe-Pierre-Jacques-Valéry LBDM (1832-1913) Directeur des contributions indirectes.

      5/04/1875, Bordeaux

      Antoinette-Caroline-Claire-Marie Leroy (1846-)

      Fille du directeur des contributions directes à Bordeaux.

  5. Philippe-Alexandre Le Brun de Charmettes

    7/04/1785, Bordeauxacte — 13/05/1880, Chartresacte

    (Voir la généalogie)

  6. Amédée-Louis-Edmond Le Brun de Viviers

    10/11/1788, Bordeauxacte — 1/01/1852, Paris 1er

    Receveur particulier des Finances.

    22/04/1818, Paris 1er

    Aimée-Félicia-Athénaïs-Selma Jourdan

    1/06/1799, Paris 11e — 17/02/1874, Paris 8e

    • Aimée Flore Edmond LBDV (1819-1822)
    • Gabrielle-Antoinette-Louise-Laure-Félicie LBDV (épouse Vignon) (1822-1904)
    • Louise-Aimée-Fanny-Virginie LBDV (1824-1829)
    • Aimée-Francis-Athénaïs-Henry LBDV (1829-) Artiste peintre.
  7. Philippe-Amédée Le Brun

    20/02/1790, Bordeauxacte — 31/10/1790, Bordeaux

Descendance de Philippe-Alexandre Le Brun de Charmettes

Philippe-Alexandre Le Brun de Charmettes

7/04/1785, Bordeauxacte — 13/05/1880, Chartresacte

16/12/1815, Parisacte

Louise d’Ussieux

21/05/1789, Pontgouinacte — 11/08/1880, Chartresacte

  1. Fille décédée une demi-heure après

    23/10/1816, Saint-Calaisacte

  2. Anne-Philippe-Henri-Jules-Jean-Aurélien-Alexandre LBDC

    2/07/1818, Saint-Calaisacte

    Sous-chef à la caisse des dépôts et consignations.

    5/08/1889, Vincennesacte

    Marie-Antoinette Klager (1820-)

  3. Xavier-Marie-Aurélien LBDC (jumeau)

    13/11/1819, Chartresacte — 1/04/1851, Saint-Maloacte

  4. Louis-Adolphe-Alexandre LBDC (jumeau)

    13/11/1819, Chartresacte — 17/06/1887, Levallois-Perret

    Sous-chef à la caisse des dépôts et consignations.

    21/08/1873, Paris 17eacte

    Adélaïde Dartois (1833-)

    • Alexandre-Marie-Jules LBDC

      20/03/1857, Neuillyacte

      Employé à la caisse des dépôts et consignations.

      11/07/1885, Paris 8eacte

      Octavie-Marie-Martine (prénom d’usage Octavie ou Martine) Pilate (1866-)

      • Marguerite-Marie-Louise LBDC (épouse Distel, mort à la guerre en 1916, puis Micault) (1886-1977)
      • Berthe-Octavie-Alexandrine LBDC (épouse Moriceau) (1887-)
      • Henri-Alexandre-Jules LBDC (1890-1957)

        29/04/1920, Paris 16e

        Andrée-Adolphine-Eugénie Degouey (1893-)

        • Pierre-Marie-Henri LBDC (1928-2008)
          • Fabien LBDC (1961-)
        • Bernard-Gaston LBDC (1931-1981)

        28/12/1926, Lorient

        Micheline-Zanie-Hélène Réaux (-)

      • Lucien-Octave-Jules LBDC (1891-1959)
      • Gaston-Louis-Armand LBDC (1900-)
  5. Anne-Jean-Marie-Philippe LBDC

    17/02/1822, Coulommiersacte — 21/12/1822

  6. Marie-Caroline-Jeanne-Adélaïde-Louise LBDC

    6/01/1825, Coulommiersacte

    21/02/1854, Chartresacte

    Ferdinand Bourillon (1811-1873) Capitaine au 3e régiment de chasseurs.

    23/04/1878, Chartresacte

    Jean-Baptiste-Eugène Nouailles

Actes
et autres informations sur la famille

Baptême de Philippe Le Brun
(23 septembre 1689, Calais)

Arrière-grand-père paternel de Charmettes. Il est donné pour ancien juge consul et négociant de la ville de Calais dans l’acte de mariage de son fils (voir).

Paroisse Notre-Dame de Calais.

Lien : Acte de naissance.

1689. Bapteme Philippe Lebrun. — Le ving-troizième jour de septembre, Philippe Le Brun et Françoise La Magnère […] un fils qui fut baptisé […] par Flour au Jour et Nicoll [?]jardin, parein et maraine.

Mariage de Philippe Le Brun et Anne Fayolle
(28 février 1715, Calais)

Paroisse Notre-Dame de Calais.

Lien : Acte de mariage.

Février 1715. — Le 28, après la publication d’un ban de mariage entre philippe Le Brun et Anne Fayolle, tous deux de cette paroisse, les fiançailles faites sans opposition, la dispense des deux autres bans obtenue en datte du 27, je soussigné prêtre Bachelier en théologie de la faculté de Paris, Doyen et Curé de Calais, au reçu d’eux la promesse et consentement mutuel du mariage, leur ai donné la bénédiction nuptiale puis célébré le mariage en cette église paroissiale en prés. des parents et amis qui ont signé.

Baptême de Philippe Le Brun
(12 avril 1717, Calais)

Grand-père paternel de Charmettes.

Paroisse Notre-Dame de Calais.

Lien : Acte de naissance.

Le 12, je soussigné prestre et bachelier de Sorbonne ai baptisé un fils du légitime mariage de Philippe Lebrun et d’Anne Fayolle qui a été nommé Philippe par Pierre Fayolle et Françoise Lebrun, parein et mareine, et est né le même jour à 3 heures du matin.

Mariage de Philippe Le Brun et Françoise-Henriette-Ursule Niel
(6 mai 1748, Dieppe)

Grands-parents paternels de Charmettes. L’époux est négociant, fils de négociant, l’épouse est bourgeoise, fille d’un marchand négociant.

Paroisse Saint-Rémy de Dieppe (archidiocèse de Rouen).

Lien : Acte de mariage.

Ce lundy six de may après un ban publié sans opposition tant en cette paroisse qu’en celle de notre dame de Calais, diocèse de Boulogne, dispensé des deux autres qui restent à publier obtenue tant de monseigneur levesque dudit Boulogne en datte du vingt neuf d’avril dernier, signée par Regnault vicaitre général, contresignée par Clément, scellée du sceau épiscopal et dûment [insinuée] au greffe des insinuations ecclésiastiques dudit lieu de Boulogne par [?] et le mesme jour, que de monseigneur l’archevesque de Rouen, en datte du quatre de ce mois, dans laquelle est énoncée la permission de faire les fiançailles et mariage et successivement signée par monsieur [Esmangaud ?] vicaire général contresignée par [courses ?] scellée du sceau archiépiscopal et dûment insinuée le mesme jour au greffe des insinuations ecclésiastique par [Vittecoq], furent fiancés et mariés de la permission de monsieur le curé, par monsieur Adrien Julien Niel, prestre sacristain de la paroisse de Saint-Fromond de Fécamp, monsieur Philippe Le Brun, âgé d’environ trente et un an, marchand négotiant, de la ditte paroisse de Notre-Dame-de-Calais, demeurant rue de la Poissonnerie, fils de monsieur Philippe Lebrun et de Damoiselle Anne Fayolle ; et Mademoiselle Françoise Henriette Ursule Niel, âgée d’environ vingt ans, bourgeoise demeurant rue de la Porte-du-Pont, de cette paroisse, fille de feu monsieur Anthoine Niel, marchand négotiant et de feue Damoiselle Catherine Ursule Baston, le dit mariage se faisant du consentement des dittes parties, des parents, amis, témoins et en présence du dit sieur Philippe Le Brun, ancien juge consul et négociant de la ville de Calais, demeurant rue de la Poissonnerie de la paroisse de Notre-Dame […], de monsieur Georges de la Place, négociant […]

Baptême de Philippe-Antoine-Amédée Le Brun
(10 février 1749, Dieppe)

Philippe Le Brun, père de Charmettes.

Paroisse Saint-Rémy de Dieppe (archidiocèse de Rouen).

Lien : Acte de baptême.

Ce lundy dix de février fust baptisé par monsieur Febuvies, vicaire, Philippe Antoine Amédée né de ce jour du légitime mariage de monsieur Philippe Le Brun, négotiant, et de Mademoiselle Françoise Ursule Henriette Niel, son épouse de cette paroisse nommée par Monsieur Pierre Antoine François Niel, négotiant, et Mademoiselle Marie Françoise Niel, bourgeoise, tous deux de cette paroisse qui ont signé […].

Baptême d’Anne-Flore Passerat
(9 juillet 1750, Rouen)

Mère de Charmettes. Son père est marchand bourgeois, son parrain, un parent, est marchand bourgeois et maître des ponts de Paris, de la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois).

Paroisse Saint-Sauveur de Rouen.

Lien : Acte de baptême.

Ce jourd’hui, dimanche douze juillet mil sept cent cinquante a été baptisée par moy, prestre curé soussigné, une fille née du neuf du présent mois et an que dessus [juillet 1750], et du légitime mariage de Mr Charles François Passerat, marchand bourgeois de Rouen et de madame Marie Anne le Jardinier, son épouse, tous deux de cette paroisse et nommée Anne Flore ; par Mr Hugues Charles Passerat, marchand bourgeois et Maistre des Ponts de Paris, son parrain de la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois et par dame Marie-Anne Buquet, épouse de Mr Charles Robert le Jardinier, marchand de la paroisse St Michel, la maraine, lesquels ont avec nous signé.

Mariage de Philippe-Antoine-Amédée Le Brun et Anne-Flore Passerat
(21 mars 1776, Pontoise)

Parents de Charmettes. Philippe Le Brun y est donné :

  • chevalier de l’ordre royal et militaire du Saint-Sépulcre de Jérusalem ;
  • conseiller du roi ;
  • contrôleur des octrois et deniers patrimoniaux de la ville de Dieppe ;
  • employé dans les fermes du roi

Témoins notables :

  • Sylvestre-Clément Lemoyne, maire de Dieppe, conseiller du roi au bailliage d’Arques ;
  • Étienne Navault, ancien receveur des domaines et bois de la généralité de Lyon.

Lien : Acte de mariage (Pontoise).

L’an mil sept cent soixante seize le vingt trois mars après la publication des promesses de mariage entre Philippe Antoine Amédée LeBrun, chevalier de l’ordre royal et militaire du S. Sépulcre de Jérusalem, conseiller du roy, controlleur des octrois et deniers patrimoniaux de la ville de Dieppe et employé dans les fermes du roy, fils majeur de Philippe LeBrun, négotian et de Françoise Ursule Henriette Niel, paroisse Saint-Denys de Dieppe, diocèse de Rouen, d’une part ; et Anne Flore Passerac, fille majeure de Charles François Passerat et de S. Germain l’Auxerrois de Paris, d’autre part, faite par première et dernière publications aux prosnes des messes paroissiales le dix sept audit mois en l’église de S. Germain l’Auxerrois, comme il couste par le certificateur du sieur [Grancher ?], vicaire de l’église royale et paroissiale de S. Germain l’Auxerrois, licentié en théologie et en droit, en datte du vingt audit mois, signé Grancher avec paraphe, sans qu’il se soit trouvé aucun empechement ni canonnique ni civil, ainsi qu’il couste aussi par la dispense de bans accordé par Mgr l’archevêque de Rouen sous le [seing ?] de M. [Bordier ?] vicaire général, en datte du dix neuf mars audit an, ou il ne fait mention [?] promesse entre les presnommés faite par [R ?] le dernier [?] au prosne de la messe paroissiale de S. [Rémi ?] de Dieppe, signé M. Bordier vicaire général [… suit une longue série de dispenses…] Vue la dispense de deux bans, accordé par Mgr l’archeveque de Paris, sous le seing de M. [De Lecluse ?], vicaire général, en datte du dix neuf mars audit an, signé De L’Écluse, vic. gén. plus bas de mandate [… la série se poursuit…] Vu l’extrait de bateme de l’époux collationné à l’original par M. Dieulois, second vicaire de la paroisse S. Rémy de Dieppe, en datte du dix may mil sept soixante quatorze, signé DieuLois : ses [nature justifiée ?] par M. Charles Adrien [De Quieflaville], lieutenant général de Dieppe, en datte du dix may mil sept cent soixante quatorze, signé Quieflaville. Vu l’extrait de bateme de l’épouse collationné à l’original par M. [Lehot ?] curé de S. Sauveur de [Rouen ?] en datte du huit octobre mill sept cent soixante treize. Vue la permission du marier accordée par M. [Chapera ?] curé de S. Germain l’Auxerrois de Paris, en datte du vingt mars audit an, signé [?] avec paraphe. Les fiançailles célébrée le jour [présent ?].

Je soussigné Jean-Baptiste Augustin Grancher, licentié en théologie et en droit, premier vicaire de S. Germain l’Auxerrois, et avec l’agrément de M. Antoine Levallois, docteur de la maison société de Sorbonne et curé de cette paroisse [?] ai reçu leur mutuel consentement de mariage et leur ai donné la bénédiction nuptiale selon les cérémonies prescrites par notre mère la Ste Église. Du consentement de Françoise Ursule Henriette Niel, mère de l’époux, donné par acte passé [devant ?] notaire à Paris en datte du vingt et un audit mois et ans ; En présence et du consentement de Philippe Lebrun, père de l’époux ; de Charles François Passerat et Marie Anne le Jardinier, père et mère de l’épouse ; de Simon Silvestre Clément Lemoyne, conseiller du roy au bailliage et maire de Dieppe ; d’Étienne Navault l’ancien receveur général des domaines et bois du Lionnois, paroisse St. Nicolas des Champs de Paris ; de Pierre Remi, caissier de Mr Navault, meme demeure ; de Jean [Jourdy ?] [?] de cette église ; Pierre Cœuré, clerc laic de cette paroisse avec nous soussignés les époux et épouse.

  • Cote / Source : RE/XXIV/9
  • Notaire : DOSFANT Jean Antoine
  • Date : 1776-03-21
  • Type d’acte : Mariage
  • Nom : LEBRUN
  • Prénoms : Philippe Antoine Amédée
  • Nom conjoint : PASSERAT
  • Prénoms conjoint : Anne Flore

Baptême d’Anne-Flore Le Brun
(5 janvier 1777, Dieppe)

Premier enfant de Philippe Le Brun, donné comme : peseur au poids principal du bureau des traites de Rouen (l’équivalent d’un bureau pour les droits de douane).

Paroisse Saint-Rémy de Dieppe.

Lien : Acte de baptême.

Lundi six janvier fut baptisée par monsieur le curé de cette paroisse [Lemarié, curé de St Rémy] : Anne Flore Philippe Charles, née d’hier du légitime mariage de Philipe Antoine Amédée LeBrun, peseur au poids principal du bureau des traites de Rouen et de Anne Flore Passerat, son épouse, nommé par monsieur Philipe LeBrun, négociant en cette ville et par madame Marie Anne le Jardinier, épouse de monsieur Charles François Passerat [l’un des frères aînés d’Anne-Flore], représentée par dame Magdeleine Hiacynthe Desmarquets, épouse de monsieur [Louiset ?] et négociant en cette ville, vertu de procuration passée le quatre de ce mois, pardevant Desfant et son adjoint notaire à Paris des quels ont signé le père présent.

Baptême d’Émile Le Brun
(17 novembre 1778, Dieppe)

Deuxième enfant de Philippe Le Brun.

Nom d’usage : Émile Le Brun, d’après sa signature de l’acte de naissance de son frère Amédée-Louis-Edmond (voir).

Paroisse Saint-Rémy de Dieppe.

Lien : Acte de baptême.

Jeudy dix neuf 9bre fut baptisé par moy, 1er vicaire de cette paroisse soussigné : Charles Émile né du dix-sept du légitime mariage de monsieur Philippe Antoine Amédée Le Brun [… de la ville de Rouen], et de mad. Anne Flore Passerat, son épouse, de cette paroisse, […] par monsieur Charles François Passerat […]

Baptême d’Élise Le Brun
(23 septembre 1780, Tonnay-Charente)

Troisième enfant de Philippe Le Brun.

Nom d’usage : Élise Le Brun, d’après sa signature de l’acte de naissance de son frère Amédée-Louis-Edmond (voir).

Cote : 2 E 472/5*, Tonnay-Charente, Collection du greffe, 1771-1780 (p. 194/203)
Lien : Archives de Charente-Maritime.

Le vingt-trois septembre 1780 a été baptisée Élisabeth Anne Françoise née aujourd’hui, fille légitime de Sr Philippe Antoine Amédée Lebrun, receveur des fermes du Roi au bureau principal de cette ville, et de dame Anne-Flore Passerat ; ont été parrein et marreine Messire Jacques Joseph Brac de la Perrière, écuyer, fermier général de sa majesté, grand-oncle de l’enfant, représenté par Clément Morand, jardinier chez ledit Sr Lebrun et dame Élisabeth Charlotte Passerat Brac de la Perrière, épouse dudit Sr Jacques Joseph de la Perrière, grande tante de l’enfant, représentée par Marie Saunier, femme de chambre de la susdite dame Lebrun, en présence du père qui a signé, de Pierre Pigeonnier qui a déclaré ne savoir signer et des soussignés ; le dit baptême a été fait sous les noms ci-dessus mentionnés en vertu de la procuration sous seing privé qui nous a été envoyée par les susdits parrein et marreine datée à Paris le trente un août de la présente année.

LeBrun

Baptême de Philippe-Pierre-Henry Le Brun
(23 mai 1783, Bordeaux)

Quatrième enfant de Philippe Le Brun, lequel y est donné receveur des fermes du roi au bureau d’entrée de Bordeaux.

Paroisse Saint-André de Bordeaux.

Lien : Acte de baptême.

Le dit jour, 23 mai 1783. A été baptisé Philippe-Pierre-Henry fils légitime de Mr. Philippe-Antoine-Amédée Lebrun, receveur des fermes du roy au bureau d’entrée de cette ville, et de Ma. Anne Flore Passerat [pa(roi)sse ?] St. Pierre ; parrain Mr. Simon Pierre Angier [Dépt. de Charente ?], marraine Dlle Anne Angier, représentés par François Cadillon et Marie Prault qui m’ont [signés ?] : né ce jour d’hui à une heure après midy.

Baptême de Philippe-Alexandre Le Brun
(7 avril 1785, Bordeaux)

Le Brun de Charmettes. Cinquième enfant de Philippe Le Brun, toujours receveur des fermes du roi. Parrain : Jacques-Philippe de Gercy, contrôleur général des fermes du roi à Bordeaux. Marraine : Anne Françoise Élisabeth Brac de la Perrière, sa cousine (fille aînée de Jacques-Joseph Brac de La Perrière et Élisabeth-Charlotte Passerat).

Paroisse Saint-André.
Lien : Acte de baptême.

346. Le dit jour a été baptisé Philippe Alexandre, fils légitime de Mr. Philippe Antoine Amédée Lebrun, receveur des fermes du Roy et de dame Anne Flore Passerat, [pa(roi)sse ?] St. Pierre ; parrain Mr Jacques Philippe de Gercy, contrôlleur général des fermes du Roy ; marraine Mme Anne Françoise Élisabeth Brac de la Perrière, représentée par dame Jeanne [Agnier ?] doyen de [?] ; né le sept du courant à neuf heures du matin.

Baptême de Amédée-Louis-Edmond Le Brun
(10 novembre 1788, Bordeaux)

Sixième enfant de Philippe Le Brun, toujours receveur des fermes du roi. Parrains et marraine, Louis-Adrien Prévost d’Arlincourt et son épouse Marie Jeanne Gourgon de Précy, représentés par les frères et sœurs du nouveau né, Charles et Élise. D’Arlincourt se fera guillotiner peu après Le Brun.

Wikipédia : Louis-Adrien Prévost d’Arlincourt.

Paroisse Saint-André de Bordeaux.

Lien : Acte de baptême.

Le dit jour, 10e 9bre 1788 a été baptisé Amédée Louis Edmond, fils légitime de Mr Philippe Antoine Amédée Lebrun, receveur des fermes du Roy, et de dame Anne florre Passerat, passe St. Pierre ; parrain Mr Louis Adrien Prevost Darlincourt, écuyer, fermier général, marraine, dame Jeanne Degourgeon Deprecy Darlincourt, représentés par Mr Charles Émile Lebrun et Ma Anne Élisabeth Charlotte Lebrun, frère et sœur du baptisé, né ce matin à trois heures.

Baptême de Louise d’Ussieux
(21 mai 1783, Bordeaux)

Future épouse de Charmettes.

Cote : Saint-Maurice-Saint-Germain-1778 - 1792-3 E 354/009 (p. 66/84) ;
Lien : Acte de baptême.

L’an mil sept cent quatre vingt neuf le vingt-deux may a été baptisée, avec l’agrément [?], par nous paroisse St-[?] de Pontgrain, Mlle Louise D’ussieux, née d’hier, au château des Vaux, paroisse dudit Pontgouin, du légitime mariage de messire Louis [?]

Baptême de Philippe-Amédée Le Brun
(10 novembre 1788, Bordeaux)

Septième enfant de Philippe Le Brun, désormais receveur principal des fermes du roi.

Paroisse Saint-André de Bordeaux.

Lien : Acte de baptême.

186. Lebrun Philippe Amédée. Le dit jour, a été baptisé Philippe Amédée, fils légitime de Mr Philippe Antoine Amédée Lebrun, receveur principal des fermes du roy et de dme Anne Flore Passerat, pa[roi]sse St. Pierre ; parrain M. Pierre Joseph [Flament], [?] représenté par Philippe Henry Lebrun [?], marraine dlle Élisabeth Charlotte Lebrun, sœur du baptisé, né ce matin à cinq heures.

Décès de Philippe Le Brun
(5 janvier 1794, Bordeaux)

Sur les condamnations par la Terreur à Bordeaux, lire l’extrait du dictionnaire de la Révolution ci-dessous.

Nota. — La date de décès donnée par la table décennale (5 janvier) n’est pas celle de la fiche Wikipédia (8 avril).

Lien : Table décennale.

LEBRUN PHILIPPE-ANTOINE-AMÉDÉE / 16 nivôse 2 / 5.1.1794 / 6 / 1430

Mariage de Philippe-Alexandre Le Brun et Louise d’Ussieux
(16 décembre 1815, Paris)

Actes de l’état civil reconstitué.

Cote : 5Mi1 2023 (p. 49/49).
Lien : Archives de Paris.

Reconstitution des actes de l’État civil.

  • N° d’entrée : 507 255 ;
  • Date : 28 8bre 1892 ;
  • A. 2e division, mariages/divorces.
  • Arrondissement ancien : 1e ;
  • Époux : Lebrun de Charmettes Philippe Alexandre ;
  • Épouse : Dussieux Louise ;
  • Date du mariage : 16 Xbre 15.

Pièce déposée par : Archives, préfecture de l’Orne.

Décès de Philippe Lebrun
(9 avril 1801, Dieppe)

Grand-père paternel de Charmettes.

Cote : Dieppe - 23/09/1800-22/09/1801 (p. 184/335).
Lien : Archives de la Seine-Maritime.

Philippe Lebrun, 83 ans, 33. Mairie de Dieppe. Arrondissement communal de Dieppe. Du dix-neuvième jour du mois de Germinal, l’An neuvième de la République Française.

Acte de décès de Philippe Lebrun, décédé le même jour à une heure du soir, profession de propriétaire né à Calais, département du Pas de Calais, le douze avril mil sept cent dix sept, demeurant à Dieppe, place aux veaux, section fraternité, marié au dit lieu le six mai mil sept cent quarante huit, fils de feu Philippe Lebrun et de feue Anne Fayolle.

Sur la déclaration à moi faite par le Citoyen Pierre Antoine François Niel, demeurant à susdite place aux veaux, profession de propriétaire, qui a dit être frère en loi du défunt, et par le Citoyen Louis Alexis Bérault, demeurant place [?], section égalité, profession d’apothicaire qui a dit être neveu en loi du défunt.

Et ont signé…

Naissance d’une fille Charmettes décédée ensuite
(22 octobre 1816, Saint-Calais)

Naissance d’une fille née le 22 octobre vers 23 h. et décédée une demi-heure après.

Commune : Saint-Calais ;
Cote : 5Mi 291_18 D 1813-1822 (p. 117/297) ;
Lien : Archives de la Sarthe.

65. — Mort d’un enfant du sexe féminin, de Philippe Alexandre Le Brun des Charmettes.

Le vingt troisième jour d’octobre mil huit cent seize. Par devant nous adjoint à la mairie de cette ville, faisant les fonctions d’officier public de l’état-civil, sont comparus messieurs Jérôme Lussaut, chirurgien âgé de soixante quatre ans et Louis [Hugée ?], praticien âgé de quarante un ans, tous deux majeurs et demeurants en cette ville, lesquels nous ont présenté un enfant du sexe féminin, sans vie, né hier soir sur les onze heures et décédé environ une demi-heure après sa naissance, née de monsieur Philippe Alexandre Le Brun Descharmettes, sous préfet de l’arrondissement de Saint-Calais et y demeurant, et de Louise Dussieux, ses père et mère, et ont les comparants signé avec nous après lecture.

Naissance d’un fils Charmettes
(2 juillet 1818, Saint-Calais)

Naissance de Anne-Philippe-Henri-Jules-Jean-Aurélien-Alexandre (nom d’usage : Jules) le 2 juillet 1818, 4 h. 15.

Commune : Saint-Calais ;
Cote : 5Mi 291_16 N 1813-1822 (p. 257/474) ;
Lien : Archives de la Sarthe.

56. — Naissance de Anne Philippe Henri Jules Jean Aurélien Alexandre Le Brun de Charmettes.

Le quatrième jour de juillet mil huit cent dix huit, par devant nous adjoint à la mairie de Saint-Calais, faisant les fonctions d’officier public de l’état civil, est comparu monsieur Philippe Alexandre Lebrun de Charmettes, sous-préfet de l’arrondissement de Saint-Calais, âgé de trente-trois ans, domicilié à Saint-Calais, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin né le deux de ce mois-ci à quatre heures un quart du matin, de lui déclarant, et de dame Louise Dussieux son épouse aussi domiciliée à Saint-Calais, et auquel il a déclaré donner les prénoms d’Anne Philippe Henri Jules Jean Aurélien Alexandre ; les dites déclaration et présentation faites en présence de messieurs Louis Français Pierre Jousset Delépine, lieutenant de la gendarmerie royale de l’arrondissement de Saint-Calais, âgé de quarante un ans, et Pierre Louis Dagoreau, docteur en médecine, âgé de quarante quatre ans, tous deux domiciliés à Saint-Calais, lesquels ont signé avec nous après lecture.

Naissance des jumeaux de Charmettes
(13 novembre 1819, Chartres)

Naissance de Xavier-Marie-Aurélien et Louis-Adolphe-Alexandre, au domicile de dame veuve Bellier-Duchesnay (veuve de Louis d’Ussieux, le beau-père de Le Brun), rue des Lisses à Chartres, en présence de Charles Henri Xavier Dussieux (le frère cadet de Louise, la femme de Le Brun) et du père Claude-Adrien Jumentier (Wikipédia).

Cote : Chartres-1819-3 E 085/109 (p. 206/258) ;
Lien : Archives de l’Eure-et-Loir.

843. — Xavier Marie Aurélien Le Brun de Charmettes.

Du treize novembre mil huit cent dix neuf à une heure après midi. Xavier Marie Aurélien Le Brun de Charmettes, du sexe masculin, premier né, fils de Mr Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, sous-préfet de St-Calais, département de la Sarthe et de De Louise d’Ussieux, son épouse, est né cejourd’hui à trois heures et demie du matin au domicile de De veuve Bellier Duchesnay, propriétaire à Chartres, rue des Lisses, bisayeule maternelle de l’enfant. Sur la déclaration faite par ledit père en présence de MM. Charles Henry Xavier D’Ussieux, propriétaire, oncle maternel dudit enfant et Claude Adrien Jumentier, prêtre, tous deux majeurs demeurants audit Chartres, lesquels ont avec le déclarant signé le présent acte lecture faite.

844. — Louis Adolphe Le Brun de Charmettes.

Du treize novembre mil huit cent dix neuf à une heure après midi. Louis Adolphe Alexandre Le Brun de Charmettes, du sexe masculin, second né, fils de Mr Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, [… fin de l’acte identique.]

Naissance d’un fils Charmettes décédé dix mois plus tard
(17 février 1822, Coulommiers)

Naissance de Anne-Jean-Marie-Philippe, le 17 février à 23 h.

Cote : Document 5MI2281 (p. 230/358) ;
Lien : Archives de Seine-et-Marne.

13. — Le Brun de Charmettes Anne Jean Mie Philippe

Le lundi dix-huit février, mil huit cent vingt deux, une heure après midi, par devant nous François Maximilien Perrin, maire officier soussigné de l’état civil de la ville de Coulommiers, chef lieu de canton et d’arrondissement, département de Seine et Marne, chevalier de l’ordre Royal de la légion d’honneur, est comparu en l’hôtel de la mairie Mr Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, sous préfet de cet arrondissement, âgé de trente six ans, lequel accompagné de Mrs Étienne Thomas de Maussion, propriétaire, chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis, âgé de quarante neuf ans, et Antoine Fare François Jean Huvier, propriétaire, ancien capitaine au corps Royal du génie, âgé de soixante six ans, tous trois domiciliés audit Coulommiers, nous a déclaré que Delle Louise d’Ussieux, son épouse, est accouchée hier, à onze heures du soir, en la maison qu’il habite, rue de l’[Orme ?], n° 4, d’un enfant de sexe masculin qu’il nous a présenté, et auquel il a donné les prénoms de Anne Jean Marie Philippe, et ont, le comparant et les témoins susnommés, signé avec nous le présent acte après lecture.

Décès de Anne-Jean-Marie-Philippe, le 21 décembre à 22 h. 45.

Même document (p. 351/358).

104. — Le Brun de Charmettes, Anne Jn Mie Philippe.

Le dimanche vingt deux décembre, mil huit cent vingt deux, à une heure après midi, par devant nous François Maximilien Perrin, maire officier soussigné de l’état-civil de la ville de Coulommiers, chef-lieu de canton, et de l’arrondissement, département de Seine-et-Marne, chevalier de l’ordre Royal de la Légion d’honneur, sont comparu, en l’hôtel de la mairie, Mrs Nicolas Le[?] Petit, [l’un de Mrs les vicaires ?] de cette ville âgé de soixante treize ans, et Nicolas Voisin, secrétaire de la sous-préfecture, dudit arrondissement, âgé de quarante-six ans, tous deux domiciliés audit Coulommiers, lesquels nous ont déclaré que M. Anne Jean Marie Philippe Le Brun de Charmettes, âgé de dix mois, né en cette ville le dix-sept février dernier, fils de Mr Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, sous-préfet de cet arrondissement, demeurant audit lieu de Coulommiers et de Delle Dussieux, son épouse, est décédé hier, à dix heures trois quarts du soir, en la demeure de ses père et mère, rue de l’Orme, n° 3, et ont les comparants signés avec nous le présent acte après lecture.

Naissance d’une fille Charmettes
(6 janvier 1825, Coulommiers)

Naissance de Marie-Caroline-Jeanne-Adélaïde-Louise, le 6 janvier à 3 h.

Cote : Document 5MI2282 (p. 236/365) ;
Lien : Archives de Seine-et-Marne.

3. — Le Brun de Charmettes, Mie Caroline Jeanne Adélaïde Louise.

Le vendredi sept janvier, mil huit cent vingt cinq, à six heures du matin, par devant nous François Maximilien Perrin, maire officier soussigné de l’état-civil de la ville de Coulommiers, chef-lieu de canton, et d’arrondissement, département de Seine-et-Marne, chevalier de l’ordre Royal de la légion d’honneur, est comparu en l’hôtel de la mairie, Mr Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, sous-préfet de cet arrondissement, chevalier de l’ordre Royal de la légion d’honneur, âgé de trente neuf ans, lequel accompagné de Mrs Dieudonné François Louis Bienaymé, président du tribunal civil de premier instance de [?] cette ville, âgé de soixante treize ans, et Armand Hector Le Carlier, chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis, âgé de soixante quinze ans, tous trois domiciliés audit Coulommiers, nous a déclaré que Delle Louise D’Ussieux son épouse, est accouchée d’hier à trois heures du matin, en la maison qu’il habite, rue de l’Orme n°4, d’un enfant de sexe féminin, qu’il nous a présenté, et auquel il a donné le prénom de Marie Caroline Jeanne Adélaïde Louise, et ont, le comparant et les témoins, susnommés, signé avec nous le présent acte après lecture.

Mariage de Philippe-Pierre-Henry Le Brun de Marck et Jeanne-Josèphe-Alice Bourdenx
(11 novembre 1826, Capbreton)

Cote : Capbreton-Mariages-1823 - 1832-4 E 65/9 (p. 15/39) ;
Lien : Archives des Landes.

L’an mil huit cent vingt-six, et le huit du mois de novembre, par devant nous Pierre Augustin Lanner, maire de Capbreton, canton de Saint-Vincent-de-Tirosse, département des Landes, sont comparus M. Philippe Pierre Henri Le Brun, surnommé de Marck, natif de Bordeaux, âgé de quarante-trois ans, domicilié à Bayonne, contrôleur ambulant de contribution directe du démartement des Basses-Pyrénées; fils majeur de feu M. Philippe Antoine Amédée Le Brun, en son vivant receveur des fermes du Roi, et de dame Anne-Flore Passerat, conjointe, autorisé par la dame, sa mère, suivant l’acte passé à Vaugirard, département de la Seine, le sept du mois dernier, devant Mes Bertrand et [Clauser] notaires royaux à la résidence de Paris duement enregistré et légalisé par le président du tribunal civil du même département, le neuf du même mois et signé Manjan.

Et demelle Alice Bourdenx, née à Bayonne le premier germinal de l’an douze (correspondant au vingt-deux mars 1804) fille majeure de feu Mr Jacques Bourdenx, en son vivant négociant et de dame Jeanne Josephe Garrou, conjointe, domiciliée à Capbreton, la dite dame, sa mère, ici présente et consentante.

Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la porte principale de notre Maison commune, Savoir : la première, le vingt-neuf du mois d’octobre, l’an mil huit cent vingt-six, à l’heure de midi ; et la seconde, le cinq de ce mois à la même heure de midi ; et à Bayonne lesdites publications ont eu lieu : la première, le vingt-deux du mois d’octobre mil huit cent vingt six à l’heure de midi et la seconde le vingt neuf du dit mois d’octobre aussi à l’heure de midi, suivant le certificat, […] nous déclarons, au nom de la Loi, que Mr Philippe Pierre Henri Le Brun surnommé de Marck et Delle Jeanne Alice Bourdenx sont unis par le Mariage.

De quoi avons dressé acte en présence des sieurs Dominique Samuel Joseph Philippe de Brunet Castelpers, viconte du Panat, sous-préfet à Bayonne, chevalier de la Légion d’honneur, âgé de trente-neuf ans ; Jean Daniel Dhem, négociant, consul de ville [améatique ?], âgé de cinquante-cinq ans; Jean Baptiste Garrou, rentier, propriétaire, oncle maternel de l’épouse, âgé de quarante neuf ans et Joseph Bourdenx, avocat, oncle paternel de l’épouse, âgé de cinquante quatre ans ; les tous domiciliés en la ville de Bayonne.

Signé : Le Brun

Décès d’Anne-Flore Passerat
(6 février 1829, Vaugirard)

Décès d’Anne-Flore Passerat, mère de Charmettes, le 6 février 1829, passage Saint-Charles à Vaugirard (ancienne commune annexée à Paris en 1859, aujourd’hui dans le 15e arrondissement).

Actes de l’état civil reconstitué.
Cote : Décès V3E/D 1148 (p. 12/51).
Lien : Archives de Paris.

Décès.

  • Arrondissement ancien : Vaugirard ;
  • Année : 1829 ;
  • Nom : Passerat ;
  • Prénoms : Anne-Flore ;
  • Date du décès : 6 février 1829.
  • Titre : Inventaire après décès de Anne Flore Passerat veuve Lebrun demeurant rue Vaugirard, passage Saint-Charles, à la requête du domaine
  • Contenu : Mention dans le répertoire du notaire coté : MC/RE/XV/23 ; Origine de l’information : Base Miriad 2 des inventaires après décès, 1801-1850, par Thierry Boudignon, avec le concours de Marie-France Nivet et du personnel du Minutier central, 1995-2012 (base de données migrée : voir contexte dans le Plan d’orientation général - Notaires de Paris, guides thématiques du Minutier). / Date de création de la notice : 2011
  • Cote : MC/ET/XV/1799
  • Inventaire d’archives : Minutes et répertoires du notaire Claude CHODRON, janvier 1824 - décembre 1833 (étude XV)
  • Personnes : M. Lebrun, Anne Flore Passerat
  • Lieux : Vaugirard (ancienne commune), Saint-Charles (passage)
  • Type de document : inventaire après décès

Nomination de Philippe-Pierre-Henry Le Brun de Marck à Cognac
(30 octobre 1830)

Quatrième enfant de Philippe Le Brun, le premier né à Bordeaux (voir).

(Lien : Messager des chambres.)

Ministère des Finances. — Par divers arrêtés du ministre des finances et du directeur-général des contributions indirectes, ont été nommés :

M. Saget, directeur des contributions indirectes à Valenciennes, en remplacement de M. Recoing.

M. Lebrun de Marck, directeur des contributions indirectes à Cognac, en remplacement de M. Saget.

[…]

Décès de Philippe-Pierre-Henry Le Brun
(10 août 1834, Cognac)

Seulement quatre ans après sa nomination à Cognac (voir). Il était directeur des contributions indirectes.

Lien : Acte de décès (Cognac).

N° 160. Décès de Philippe-Pierre-Henry Lebrun du Marck. Du onze août mil huit cent trente quatre à dix heures du matin ; acte de décès de Mr. Philippe Pierre Henry Lebrun du Marck, directeur des contributions indirectes dans l’arrondissement de Cognac, époux de dame Jeanne Josephe Alice Bourdenx, âgé de cinquante et un ans, décédé hier soir dans son domicile au dit Cognac, à neuf heures, et originaire de Bordeaux, département de la Gironde, fils de sieur Philippe Antoine Amédée Le Brun et d’Anne Flore Passerat son épouse. Les témoins sont messieurs Georges [Matter ?], garde champêtre, âgé de cinquante neuf ans, et Pierre Charpentier, commissaire [?] âgé de quarante et un ans, l’un et l’autre domicilés audit Cognac…

Succession veuve Lebrun (Anne-Flore Passerat)
(1837)

Gazette des Tribunaux, lundi 31 juillet et mardi 1er août 1837, n° 3711.

(Lien : PDF.)

Avis divers. Successions à recueillir.

M. Mallet, ancien notaire, boulevard des Italiens, 20 bis, offre de communiquer aux personnes intéressées, en justifiant de leurs droits, des renseignements dans les successions de : Mme Anne Passerat, veuve Philippe-Antoine-Amédée Lebrun.

Gazette des Tribunaux, dimanche 6 août 1837, n° 3716.

(Lien : PDF.)

[Idem.]

Auguste Le Brun de Clovière devient membre de la Société de l’Histoire de France
(3 février 1840)

Procès-verbal du 3 février 1840, extrait du Bulletin de la Société de l’Histoire de France.

(Lien : Google Books.)

Séance du conseil d’administration, tenue le 3 février 1840, sous la présidence de M. Allou, vice-président. Président honoraire : M. de Fortia.

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. M. le président proclame membres de la Société : […] Aug. Le Brun de Clovière, archiviste de la Caisse d’amortissement, bureaux, rue de l’Oratoire (rue Culture-Sainte-Catherine, n° 21), présenté par M. Guadet.

Auguste Le Brun de Clovière, sous-chef à la Caisse d’amortissement
(1847)

Auguste Le Brun de Clovière (neveu de Le Brun par sa sœur Élise) passe sous-chef à la Caisse d’amortissement (il n’y figurait pas dans les éditions précédentes de l’Almanach), toujours dirigée par Jules Pasquier.

Gallica : Almanach royal 1847.

M. Pasquier (J.), Cons.-d’État, directeur général, président du Conseil d’Administration. […]

Le Brun de Clovière, sous-chef.

En 1848, Pasquier n’est plus directeur général, mais Auguste Le Brun de Clovière est toujours sous-chef.

Gallica : Almanach national 1848, 1851.

1ère division. Personnel, secrétariat, archives et contrôle. M. Berthollet (A.), sous-directeur. […] 1er bureau. Personnel, secrétariat et archives. M. Le Brun de Clovière, sous-chef, chargé du bureau.

En 1853, Clovière est passé chef du 1er bureau.

Gallica : Almanach national 1853, 1854, 1855, 1856, 1857, 1857.

En 1858, Clovière entre au Conseil d’administration dont il devient le secrétaire.

Gallica : Almanach national 1858, 1859, 1860, 1861, 1862, 1864, 1865, 1866, 1867.

En 1868, Clovière, toujours chef, voit passer son neveu Jules Le Brun de Charmettes (fils de Le Brun) sous-chef, voir.

Décès de Xavier-Marie-Aurélien Le Brun
(1er avril 1851, Saint-Malo)

Troisième enfant de Charmettes (l’un des jumeaux).

Lien : Archives d’Ille-et-Vilaine.

Aurélien Lebrun, âgé de 31 ans, natif de Chartres, fils de Alexandre et de Louise Dussieux, décédé le 1er avril 1851, inhumé le lendemain par moi soussigné.

Faire-part de décès.

Lien : Geneanet.

Monsieur et Madame Le Brun de Charmettes, Messieurs, Jules, Alexandre et Mademoiselle Marie Le Brun de Charmettes, Madame Veuve Le Brun de Clovière, Monsieur et Madame Le Brun de Viviers, Monsieur et Madame Xavier d’Ussieux, Monsieur l’Abbé Henri d’Ussieux, Monsieur et Madame Adolphe d’Ussieux et leurs Enfants, Messieurs Amédée, Auguste et Alexandre Le Brun de Clovière, Messieurs Henri et Valéry et Mademoiselle Alice Le Brun de Marck, Mademoiselle Félicie et Monsieur Henri Le Brun de Viviers,

Ont l’honneur de vous faire part de la perte douloureuse qu’ils viennent d’éprouver en la personne de Monsieur Xavier-Marie-Aurélien Le Brun de Charmettes, leur Fils, Frère, Neveu et Cousin germain, décédé à Saint-Malo le 1er Avril 1851, dans sa 32me année, muni des Sacrements de l’Église.

Priez pour lui.

Chartres, le 15 avril 1851.

Mariage de Marie Le Brun de Charmettes et Ferdinand Bourillon
(21 février 1854, Chartres)

Dernière fille de Charmettes. De sa signature on déduit que son prénom d’usage était Marie.

Lien : Acte de mariage (p. 12/146).

Du vingt un février mil huit cent cinquante quatre à deux heures du soir, en l’hôtel de la mairie de la ville de Chartres, nous soussigné Henri Sévillot, maire de la dite ville, remplissant les fonctions d’officier de l’état-civil, avons procédé publiquement comme il suit à la célébration du mariage de Ferdinand Bourillon, lieutenant en premier au troisième régiment de Chasseurs, demeurant à Chartres, né à Saint-Michel-sur-Loire (Indre-et-Loire) le trois avril mil huit cent onze, fils majeur de défunts Prosper Bourillon et Louise Ursule Boireault sa femme, d’une part.

Et Marie Caroline Jeanne Adélaïde Louise Le Brun de Charmettes, propriétaire demeurant à Chartres, cloître Notre-Dame, 17, né à Coulommiers (Seine-et-Marne) le six janvier mil huit cent vingt-cinq, fille majeure de Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, ancien préfet, chevalier de la Légion d’honneur, propriétaire et de Louise Dussieux, sa femme, demeurants au château du Mesnil, commune de Ceton (Orne) d’autre part.

Vu […] Le père et la mère de la future épouse présents, ayant donné verbalement leur consentement au présent mariage et le dit Bourillon et la dite Le Brun de Charmettes ayant déclaré se prendre réciproquement pour mari et femme, nous officier de l’état-civil, avons prononcé au nom de la loi que Ferdinand Bourillon et Marie Caroline Adélaïde Louise Le Brun de Charmettes sont unis par le mariage.

Fait en présence de Marie Ernest de Chabot, propriétaire âgé de quarante-deux ans, domicilié à Crèche, commune de Saint-Prest, François Jean Baptiste Sellier de la Chavignerie, vice-président du tribunal âgé de soixante-six ans, cousin de l’épouse, Damien Durand, capitaine commandant au troisième régiment de chasseurs, chevalier de la Légion d’honneur âgé de cinquante ans et Jean Louis Cabanel, capitaine, trésorier au troisième régiment de Chasseurs, âgé de trente un ans, amis des époux, ces trois derniers domiciliés à Chartres, lesquels ont avec les époux, les père et mère de l’épouse et nous, signé le présent acte, lecture faite.

Marie Le Brun de Charmettes
F. Bourillon
Le Brun de Charmettes
Louise Le Brun de Charmettes, née d’Ussieux
Ernest de Chabot

Naissance de Jules Le Brun de Charmettes
(20 mars 1857, Neuilly)

Premier petit-fils de Charmettes (d’un des jumeaux).

Lien : Acte de naissance.

168. Le Brun, Alexandre Marie Jules. Du vingt un mars mil huit cent cinquante sept à deux heures du soir, acte de naissance de Alexandre Marie Jules, du sexe masculin, né à Neuilly, hier à dix heures du soir, au domicile de Madame Fauconnier, sage femme avenue des Termes, n° 75, fils de Louis Adolphe Alexandre Le Brun, âgé de trente sept ans, propriétaire, demeurant à Paris, rue St-Anne n° 65, et de Adélaïde Dartois, âgée de vingt-trois ans, sans profession, demeurant à Neuilly, boulevard de l’Étoile n° 16 (non mariés). Sur la présentation de l’enfant et la déclaration du père en présence de Jules Le Brun, âgé de trente huit ans, propriétaire demeurant à St-Maurice grande Rue n° 14, et Auguste Henry Le Brun, âgé de cinquante ans, propriétaire demeurant à Paris, rue du Faubourg St-Honoré n° 102. Le comparant et les témoins ont signé après lecture et constatation faites par nous Louis Henry Ylasse, adjoint au maire officier de l’état-civil de la ville de Neuilly, chevalier de la Légion d’honneur.

Reconnu. Par acte passé en notre mairie le quatorze août mil huit cent soixante treize, Adélaïde Dartois a reconnu pour son naturel l’enfant enregistré [?] Le Maire.

Louis Adolphe Alexandre Le Brun de Charmettes et Adélaïde Dartois ont contracté mariage à Paris, mairie du 17e arrondt, le 21 août 1873. Le Maire.

Décès d’Élise Le Brun
(8 juin 1863, Paris 17e)

Sœur aînée de Charmettes (lequel est présent à Paris et signe l’acte de décès), veuve de Le Brun de Clovière.

Cote : 1863, Décès, 07V4E 799 (p. 4/13).

Lien : Archives de Paris (7e).

949. Acte de décès du neuf juin mil huit cent soixante trois à neuf heures du matin. Le jour d’hier à trois heures du soir est décédée en son domicile rue de Lille, 56, Élisabeth Anne Françoise Le Brun, âgée de quatre vingt trois ans, rentière née à Charente (Charente), veuve de Louis Auguste César Le Brun dit Le Brun de Clovière.

Le décès a été constaté suivant la loi par nous officier de l’état-civil du septième arrondissement de Paris et le présent acte rédigé sur la déclaration de Auguste Henri Le Brun dit Le Brun de Clovière, âgé de cinquante six ans, chef de bureau à la caisse des dépôts et consignations, chevalier de la Légion d’honneur, fils de la défunte et de Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, âgé de soixante dix huit ans, propriétaire, chevalier de la Légion d’honneur, frère de la défunte, tous deux demeurant rue de Lille, 56 ; lesquels ont signé avec nous après lecture à eux faite de l’acte.

Jules Le Brun de Charmettes, sous-chef à la Caisse d’amortissement
(Almanach 1868)

Jules Le Brun de Charmettes (probablement le premier fils de Charmettes, 50 ans), passe sous-chef à la Caisse d’amortissement, où son oncle Le Brun de Clovière travaille depuis vingt ans, dont dix comme secrétaire du Conseil d’administration.

Lien : Gallica.

Caisse d’Amortissement et des dépôts et consignations. — Direction générale […], rue de Lille, 56 et quai d’Orsay, 3. […]

Direction générale. M. Guillemot, conseiller d’État, directeur général. M. Bonnefont, chef du cabinet. […]

Conseil d’administration. […] M. Le Brun [de Clovière], chef de bureau, secrétaire du conseil d’administration. […]

Personnel, secrétariat et archives. […] M. Le Brun [de Clovière], chef. […]

Contrôle. M. Le Brun de Charmettes (Jules), sous-chef, contrôleur principal, chargé du bureau.

La Patrie
(22 juillet 1871)

Alexandre Le Brun de Charmettes tiré au sort pour être juré d’assise à Paris.

(Lien : Messager des chambres.)

Tirage du jury. — Voici la liste des jurés désignés par le sort pour les assises de la Seine qui s’ouvriront à Paris, le 1er août 1871, sous la présidence de M. le conseiller Sallantin. Jurés titulaires : […] [Louis-Adolphe-Alexandre] Lebrun de Charmettes, sous-chef à la caisse des consignations, rue de Courcelles, 69, à Levallois-Perret.

Clovière n’est plus à la Caisse d’amortissement
(Almanach national 1873)

Clovière ne travaille plus à la Caisse d’amortissement. Jules Le Brun de Charmettes est toujours sous-chef.

Lien : Gallica.

3e Bureau. — Contrôle. M. Le Brun de Charmettes (Jules), sous-chef, contrôleur principal, chargé de bureau.

En juillet 1875, Jules est toujours sous-chef à la Caisse ; il ne le sera plus en 1876, remplacé par son neveu Alexandre, voir.

Lien : Retronews.

Mariage d’Alexandre Le Brun de Charmettes et Adélaïde Dartois
(21 août 1873, Paris 17e)

16 ans après la naissance de leur fils Jules (voir), Alexandre Le Brun de Charmettes et Adélaïde Dartois se marient.

Cote : 1873, Mariages, 17V4E 4741 (p. 23/31).

Lien : Archives de Paris (17e).

676. — L’an mil huit cent soixante treize, le jeudi vingt un août à dix heures trois quart du matin, par devant nous Paul Baron, adjoint au maire, ont publiquement comparu en cette mairie

Louis Adolphe Alexandre Le Brun de Charmettes, propriétaire, âgé de cinquante-trois ans, né à Chartres (Eure-et-Loir) le treize novembre mil huit cent dix neuf, demeurant rue Demours, 87, fils majeur de Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, propriétaire et de Louise d’Ussieux, son épouse, demeurant à Chartres, consentant au mariage suivant, acte reçu par Me Poucin, notaire au dit lieu le vingt huit juillet dernier.

Et Adélaïde Dartois, propriétaire, âgé de trente neuf ans, née à Jenlain (Nord) le vingt huit août mil huit cent trente trois, demeurant rue Demours, 87, fille majeure de Louis François Dartois, propriétaire et de Narcisse Simon, son épouse, demeurant à Jenlain, consentant au mariage suivant acte reçu par Me Lustrenant, notaire au dit lieu, le vingt-neuf juillet dernier.

Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration de leur mariage […]

Alexandre Le Brun de Charmettes, sous-chef à la Caisse d’amortissement
(Almanach national 1876)

Alexandre Le Brun de Charmettes semble avoir remplacé son frère Jules.

Lien : Gallica.

Personnel, secrétariat et archives. M. Le Brun de Charmettes (Alexandre), sous-chef.

Idem en 1879 et 1880.

Lien : Almanach national 1879, 1880.

En 1881, il a été remplacé.

Lien : Almanach national 1881.

Mariage de Marie Le Brun de Charmettes et Jean-Baptiste-Eugène Nouailles
(23 avril 1878, Chartres)

Mariage en seconde noce de la dernière fille de Le Brun (veuve Bourillon).

Lien : Acte de décès (p. 32/105).

Le mardi vingt-trois avril mil huit cens soixante dix-huit à quatre heures du soir, en l’hôtel de la mairie de la ville de Chartres, nous Louis Eugène Fessard, adjoint au maire de cette ville, officier de l’état-civil délégué, avons procédé publiquement, comme il suit, à la célébration du mariage de :

Jean Baptiste Eugène Nouailles, professeur au collège de Chartres, âgé de trente neuf ans, né à Aigurande (Indre) le sept janvier mil huit cens trente neuf, domicilié à Chartres, rue du Changes, 28, fils majeur des époux Guillaume Nouailles, décédé, et Françoise Guillaume Barbarin, propriétaire, domicilée avec son fils ici présent et consentante ;

Avec Marie Caroline Jeanne Adélaïde Louise Le Brun de Charmettes, rentière, âgé de cinquante trois ans, née à Coulommiers (Seine-et-Marne) le six janvier mil huit cens vingt cinq, domiciliée avec ses père et mère à Chartres, cloître Notre Dame, 17, veuve de Ferdinand Bourillon, fille majeure des époux Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes et Louise d’Ussieux, propriétaire ;

Nous avons, conformément à la loi, donné lecture du chaptire six, titre cinq, livre premier du code civil, ainsi que : — des actes des publications du présent mariage légalement faits et affichés à Chartres les dimanches sept et quatorze du courant ; — des actes de naissance des époux ; — de l’acte de décès du père de l’épouse décédé à Aigurande le dix-sept octobre mil huit cent soixante six ; — de celui du précédent mari de l’épouse décédé à Chartres le premier septembre mil huit-cent-soixante-treize ; — du consentement au présent mariage donné par les père et mère de l’épouse, suivant acte reçu en brevet Jean Labiche, notaire à Chartres le vingt-trois mars dernier ; — et du certificat par lequel le dit Labiche certifie avoir reçu le deux du courant, le contrat du présent mariage ; — et annexé à l’un de nos registres les pièces produites.

Les époux nous ayant ensuite, et séparément, dis vouloir prendre son mari et femme, et aucune opposition n’étant survenue, nous les avons au nom de la loi, déclarés unis par le mariage. En présence de Paul Alfred de la Tour, receveur principal des contributions indirectes, âgé de soixante deux ans, François Philippe Bellier de La Chavignerie, propriétaire, ancien magistrat, âgé de cinquante ans, Frédéric Napoléon Grandveau, professeur au collège de Chartres, âgé de quarante six ans, et Ernest Jouanneau, même profession, âgé de trente deux ans, domiciliés en cette ville, le premier rue de la Couronne, 5, le second rue Sainte-Même, le troisième rue de la Tonnellerie, 4, le quatrième rue des Crépinières, non parents des époux, à l’exception.

Décès de Philippe-Alexandre Le Brun
(5 mai 1880, Chartres)

Acte de décès : Chartres-1880-3 E 085/269, p. 66/166.

Lien : Acte de décès.

N° 255. — Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes.

Le treize mai mil huit cent quatre-vingt, à trois heures du soir, devant nous, Antoine François Daniel Bordot, chevalier de la Légion d’honneur, adjoint au maire de Chartres, officier de l’état-civil délégué, ont comparu Jean Baptiste Eugène Nouailles, âgé de quarante-un ans, gendre du défunt ci-après et Frédéric Napoléon Grandveau, âgé de quarante-huit ans, non parent dudit défunt, tous deux professeurs au collège de Chartres, domiciliés en cette ville, le premier, Cloître Notre-Dame, 17, le second, rue Saint-Michel, 41, lesquels nous ont déclaré que Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, propriétaire, âgé de quatre-vingt-quinze ans, né à Bordeaux (Gironde), époux de Louise d’Ussieux, fils des défunts époux Philippe Antoine Amédée Le Brun et Anne Flore Passerat, est décédé en son domicile du Cloître Notre-Dame, 17, aujourd’hui à midi. Lecture faite du présent acte, dressé après que nous avons eu constaté le décès, les déclarants l’ont signé avec nous.

Décès de Louise d’Ussieux
(11 août 1880, Chartres)

Acte de décès : Chartres-1880-3 E 085/269, p. 100/166.

Lien : Acte de décès.

N° 391. — Louise d’Ussieux. Ve Le Brun de Charmettes.

Le douze août mil huit cent quatre vingt à dix heures du matin, devant nous Antoine François Daniel Boutet, chevalier de la Légion d’honneur, adjoint au maire de Chartres, officier de l’état-civil délégué, ont comparu Anne Philippe Henry Jules Jean Aurélien Le Brun de Charmettes, sous-chef à la caisse des dépôts et consignations, âgé de soixante-deux ans, fils de la défunte ci-après, et Jean Baptiste Eugène Nouailles, professeur du collège de Chartres, âgé de quarante-un ans, gendre de la dite défunte, domiciliés, le premier à Paris, boulevard du Mont-[Parnasse ?], 101, le second à Chartres, cloître Notre-Dame, 17, lesquels nous ont déclaré que Louise d’Ussieux, propriétaire âgée de quatre-vingt-onze-as, née à Saint-Maurice, Saint-Germain (Eure-et-Loir), Veuve de Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes, fille des défunts époux Louis d’Ussieux et Marie Henriette Alexandrine Bellier du Chesnay, est décédée en son domicile, à Chartres, cloître Notre-Dame, 17, hier, à huit heures du soir. Lecture faite du présent acte, dressé après que nous avons eu constaté le décès, les déclarants l’ont signé avec nous.

Pensions de Jules et Alexandre Le Brun de Charmettes
(Bulletin des lois, 1880)

D’après leurs états de services, les deux frères sont entrés à la Caisse des dépôts en 1842.

(Lien : Gallica.)

Décret n° 14,893 qui approuve 20 liquidations de pensions civiles, du 31 décembre 1880. […]

Caisse des dépôts :

    • Le Brun de Charmettes (Anne-Philippe-Henry-Jules-Jean-Aurélien-Alexandre)
    • Naissance : 2 juillet 1818, Saint-Calais (Sarthe)
    • Grade : sous-chef
    • Nature des services (civils) : antérieurs au 1er janvier 1854, 11 ans, 3 mois 6 jours ; postérieur, 26 ans, 9 mois, 6 jours
    • Fixation définitive de la pension : 2.697 f.
    • Date de jouissance : 1er octobre 1880
    • Domicile : Paris (Seine)
    • Le Brun de Charmettes (Louis-Adolphe-Alexandre)
    • Naissance : 13 nov. 1819, Chartres (Eure-et-Loir)
    • Grade : sous-chef
    • Nature des services (civils) : antérieurs au 1er janvier 1854, 11 ans, 8 mois 6 jours ; postérieur, 26 ans, 11 mois, 6 jours
    • Fixation définitive de la pension : 2.750 f.
    • Date de jouissance : 1er décembre 1880
    • Domicile : Paris (Seine)

Après le décès d’Alexandre (17 juin 1887), sa veuve percevra une pension.

(Gallica : Bulletin des lois, 1887.)

    • Dartois (Adélaïde) veuve Le Brun de Charmettes
    • Naissance : 28 août 1833, Jeulain (Nord)
    • Le mari, ex-sous-chef, décédé, titulaire d’une pension de 2.750 fr.
    • Fixation définitive de la pension : un tiers, 916 fr.
    • Date de jouissance : 17 juin 1887
    • Domicile : Levallois-Perret (Seine)

Décès de Auguste-Henry Le Brun de Clovière
(4 février 1882, Paris 16e)

Auguste-Henry Le Brun de Clovière, fils de la sœur aînée de Charmettes, qui avait épousé un Le Brun (dont la lignée remonte à Lille, probablement un parent).

Acte de décès : Paris, 1882, Décès, 16, V4E 4710.

Le Brun de Clovière, Auguste Henri, Chevalier de la Légion d’honneur. — L’an mil huit cent quatre vingt deux, le cinq février à midi ; acte de décès de Auguste Henri Le Brun de Clovière, âgé de soixante quinze ans, rentier, né à Bercy (Seinte), décédé hier à midi et demi en son domicile à Paris rue Berton, 17, fils de Louis Auguste César Le Brun et de Anne Élisabeth Françoise Le Brun, son épouse décédés ; célibataire. Dressé par nous […]

Mariage d’Alexandre-Marie-Jules Le Brun de Charmettes et Octavie Pilate
(11 juillet 1885, Paris 8e)

Cote : 1885, Mariages, 08V4E 6101 (p. 22/31).

Lien : Archives de Paris (8e).

579. L’an mil huit cent quatre-vingt-cinq le onze juillet à onze heures cinquante minutes du matin. Acte de mariage de Alexandre Marie Jules Le Brun de Charmettes, né à Neuilly-sur-Seine, le vingt mars mil huit cent cinquante sept, employé à la caisse des dépôts et consignations, domicilié à Levallois-Perret (Seine) avec ses père et mère, fils majeur de Louis Adolphe Alexandre Le Brun de Charmettes, âgé de soixante-cinq ans, propriétaire, sous-chef retraité de la Caisse des dépôts et consignations, et de Adélaïde Dartois, son épouse, âgée de cinquante-et-un-ans, sans profession, présents et consentants, d’une part.

Et de Octavie Marie Martine Pilate, née à Paris, le premier juillet mil huit cent soixante six, sans profession, domiciliée à Paris, place de la Madeleine, 7, chez ses père et mère, fille mineure de Ambroise Éloi Pilate, âgé de cinquante-trois ans, régisseur, et de Marie Amandine Boulard, son épouse, âgée de cinquante trois ans, sans profession, présents et consentants d’autre part. […]

Le Brun de Charmettes
Octavie Pilate

[Avis passé dans le Gil Blas du 5 juillet 1885 :]

Carnet matrimonial : Nous apprenons avec plaisir le mariage de M. Jules le Brun de Charmettes, fils de M. Alexandre le Brun de Charmettes, sous-chef de la caisse des dépôts et consignations, avec Mlle Martine Pilate. La cérémonie aura lieu dans le courant de la semaine prochaine, à l’église Saint-Augustin.

Mariage de Jules Le Brun de Charmettes et Marie-Antoinette Klager
(8 août 1889, Vincennes)

Mariage de Jules Le Brun de Charmettes (premier fils de Charmettes), 71 ans, avec Marie-Antoinette Klager, 70 ans, veuve depuis un an.

Lien : Acte de mariage (p. 216/417).

N° 102. Acte de mariage du lundi cinq août mil huit cent quatre-vingt neuf, à dix heures du matin. Dans l’une des salles de l’hôtel de ville de Vincennes ont comparu devant nous Louis Besquel, maire de la dite commune, officier de l’état-civil et nous ont requis de procéder à la célébration de leur mariage dont les publications ont été faites sans opposition à Vincennes les dimanches trente juin et sept juillet dernier.

Anne Philippe Henri Jules Jean Aurélien Alexandre Le Brun de Charmettes, sous-chef de bureau en retraite, domicilié à Vincennes, rue de Paris, 170, né à Saint-Calais (Sarthe) le deux juillet mil huit cent dix-huit, célibataire majeur, fils des époux Philippe Alexandre Le Brun de Charmettes décédé à Chartres (Eure-et-Loir) le treize mai mil huit cent quatre-vingt, et de Louise d’Ussieux, décédé au même lieu le onze août mil huit cent quatre-vingt.

Et Marie Antoinette Klager, sans profession, domiciliée à Vincennes, rue de Paris, 170, née à Nancy (Meurthe-et-Moselle), e onze avril mil huit cent vingt, veuve de Théophile René Piet, décédé à Vincennes le quatre octobre dernier, majeure, fille des époux Théophile Klager, décédé audit Nancy, le vingt-neuf juin mil huit cent quarante, et Marie-Antoinette Herel, décédée au même lieu le douze juillet mil huit cent soixante-onze. […]

Marie Antoinette Klager
J. Le Brun de Charmettes

Autres documents

Éloge historique de Jean-Marie Caillau
(28 août 1820)

Éloge du docteur Caillau au lendemain de sa mort à Bordeaux le 2 août 1820. Jeune étudiant en médecine à Bordeaux, il avait été embauché par Philippe Le Brun pour servir de précepteur à son fils Philippe-Alexandre. À la Terreur il échappa de peu à la guillotine, et revit Le Brun quelques années avant sa mort.

Titre complet : Éloge historique de Jean-Marie Caillau, docteur-médecin, par E. B. Révolat, ancien médecin principal des armées, […] Lu dans la séance publique de la Société royale de médecine de Bordeaux, le 28 août 1820, et publié par cette Compagnie. À Bordeaux, chez Lawalle jeune et neveu […]. Septembre 1820.

(Lien : Google Books.)

Dans le même temps, M. Caillau se chargea de l’éducation du neveu de M. de Gestas, personnage distingué dans la magistrature municipale de cette ville, et successivement de celle du fils de M. Lebrun, alors receveur principal des Douanes. Ce dernier périt victime des premiers orages révolutionnaires; et M. Caillau eût infailliblement subi le même sort, sans un évènement de fort peu de conséquence par lui-même, mais qui, ayant donné lieu à sa sortie de la maison de M. Lebrun, occasionna une méprise qui coûta la vie à son successeur, en le faisant conduire à l’échafaud.

Peu d’années avant sa mort, M. Caillau avait eu occasion de reprendre ses relations avec son ancien élève, M. Le Brun de Charmettes, homme lettré, auteur d’une Histoire de Jeanne d’Arc, et de l’Orléanide, en vers, actuellement sous-préfet à Saint-Calais, département de la Sarthe.

Catalogue de l’Histoire de France, t. III
(1856)

Extrait du jugement de Philippe Le Brun du 5 janvier 1794.

Titre complet : Catalogue de l’Histoire de France, t. III, publié par ordre de l’Empereur. Paris, librairie Firmin Didot frères, imprimerie de l’Institut de France, rue Jacob, 56, 1856.

(Lien : Google Books.)

(Chapitre III. Convention (an II, 1793-1794).)

963. […] Jugement rendu par la commission militaire séante à Bordeaux, qui ordonne que Philippe-Antoine-Amédée Lebrun, ci-devant receveur des douanes de la république, subira la peine de mort, étant hors de la loi, comme aristocrate et fédéraliste. Du 16e jour du mois nivôse de la 2e année de la république [5 janvier 1794]… — Bordeaux, imp. de S. Lafforest, (s. d.), in-fol. plano.

(Voyez le n° 1201 ci-après, pièce 84.)

[…]

1201. (Collection des jugements rendus par la commission militaire séante à Libourne et ensuite à Bordeaux, du 16 brumaire au 27 thermidor an II [6 novembre 1793 au 14 août 1794]). — Libourne, imp. de Puynesge ; et Bordeaux, imp. de S. Lafforest, (s. d.), in-fol. plano.

(Recueil factice, avec table de numérotation mss., dont chaque partie a été décrite précédemment.)

Dictionnaire de la Révolution française
(1866)

Informations sur les condamnations par la Terreur à Bordeaux, dont 291 guillotinés (avec le nom d’une centaine des plus marquants).

Titre complet : Dictionnaire de la Révolution française (1789-1799), t. I, par Joseph Décembre et Edmond Alonier, Paris, Administration des ouvrages de MM. Décembre-Alonier, 20 rue Suger. 1866.

(Lien : Google Books.)

Les armes seront pour nos chers sans-culottes (1), écrivait Tallien à ses collègues de la Convention : il y a des fusils garnis en or. L’or ira à la Monnaie, les fusils aux volontaires, et les fédéralistes à la guillotine par jugement de la commission militaire que nous avons instituée. Les bons citoyens fâchés d’être confondus sous la dénomination de Girondins, nous ont priés de changer le nom de ce département en celui de Bec d’Ambès [le point de confluence entre la Dordogne et la Garonne, en Gironde], nous vous prions de consacrer cette demande par un décret. Le scélérat Lavauguyon envoyé par la commission populaire de la Gironde pour soulever Toulon, et qui n’a que trop réussi dans cet affreux projet, a été arrêté cette nuit par les sans-culottes dans un village nommé Virelode. Il sera traduit demain devant la commission militaire (2).

Le lendemain, la Convention recevait une nouvelle lettre d’Ysabeau et de Tallien, dans laquelle ils annonçaient que leur présence à Bordeaux commençait à y produire les plus heureux effets ; que le traître Lavauguyon avait été guillotiné aux acclamations d’un peuple immense ; que Biroteau et Girey-Dupré avaient été arrêtés ; le premier, mis hors la loi, avait été exécuté ; le second envoyé à Paris, au tribunal révolutionnaire, avec un nommé Boisguyon, adjudant destitué, dans l’armée de Beysser.

(1). Lettre des représentants du peuple dans le département de la Gironde datée du 30 du 1er mois, à la Convention nationale. Voir Moniteur universel du 7 du 2e mois an II (28 octobre 1793).

(2). Cette commission militaire, dans la composition de laquelle ne se trouvait pas un seul militaire, fonctionna depuis le 2 brumaire jusques et y compris le 13 thermidor an II, c’est-à-dire depuis le 23 octobre 1792 jusqu’au 31 juillet 1794 inclusivement ; voici les noms de ses membres : Lacombe, président ; Morel, Albert ; Barreau, Lacroix, juges ; Derey, accusateur public.

Cette commission tint 157 séances et prononça 832 jugements ainsi classés :

  • Condamnés à mort : 291

    (Hommes : 249 / Femmes : 42)

  • Condamnés aux fers de 6 à 20 ans : 9

    (Hommes)

  • Condamnés à la réclusion jusqu’à la paix : 94

    (Hommes : 49 / Femmes : 45)

  • Condamnés à diverses détentions limitées : 68

    (Hommes : 50 / Femmes : 18)

  • Condamnés à l’amende avec ou sans peines corporelles : 66

    (Hommes et femmes)

  • Acquittés : 304

    (Hommes : 239 / Femmes : 65)

  • Total : 832

Parmi les condamnés à mort les plus marquants, nous citerons [107 noms sur les 291] :

  • Albessard, conseiller au Parlement ;
  • Armangaud, prêtre ;
  • Balque, médecin ;
  • Barbaroux, député ;
  • Baritaut, conseiller ;
  • Barret-Ferrand ;
  • Barthoul, dit Taillac ;
  • Basseterre, secrétaire de l’ancienne municipalité ;
  • Beauretour (Françoise), religieuse ;
  • Belabre, prêtre ;
  • Binet, directeur des postes ;
  • Biroteau, député ;
  • Blutel (Anne), religieuse ;
  • Bouquet (François), procureur ;
  • Bouquey (Thérèse) ;
  • Boyer (Ém.) ;
  • Brach (Girard), ex-capitaine de vaisseau ;
  • Briolle (Jeanne), religieuse ;
  • Broussin, prêtre ;
  • Brunet (François), garde du roi d’Espagne ;
  • Caussé, négociant ;
  • Carazza, imprimeur ;
  • Cazeau, prêtre ;
  • Chatellier (A.), prêtre ;
  • Chillau (Élisabeth), veuve du conseiller Dumas Fontbroge ;
  • Chillaud (J.) ;
  • Commarque (Mathias) ;
  • Desgnac (P.), négociant ;
  • De Martin (Suzanne-Thérèse), dite Marcellus ;
  • Didier-Broca, garde du corps ;
  • Dudognon, prètre ;
  • Dudon fils, procureur général du département de Bordeaux ;
  • Dufort, dit Lajarthe, avocat général an parlement de Toulouse ;
  • Dufort (Louis), dit Lajarthe, secrétaire de Louis XVI ;
  • Dufouig (Jean), négociant ;
  • Dugarry, notaire ;
  • Dumas-Fontbroge, conseiller ;
  • Dumas Laroque, conseiller ;
  • Dumontel, prêtre ;
  • Dupin, gendarme ;
  • Duprat, notaire ;
  • Duprat (Lambert) ;
  • Dupuy (Pierre), syndic de la marine ;
  • Durand de Ramefort, prêtre ;
  • Duranty, prêtre ;
  • Dussault, conseiller ;
  • Duthil aîné, capitaine marin ;
  • Duval, conseiller ;
  • Duval père ;
  • Duvignau, greffier du tribunal criminel ;
  • Fauquier, conseiller ;
  • Faure, conseiller ;
  • Filhot, conseiller ;
  • Fisson-Moneveau, écuyer ;
  • Fombourgade ;
  • Fombourgade (Jeanne), fille du précédent ;
  • Fonroze, conseiller ;
  • Furnel (Joseph) ;
  • Galard (Joseph), prêtre ;
  • Gasseot (Anne), religieuse ;
  • Gestas, général de brigade ;
  • Gombaud (Jean) ;
  • Grangeneuve, député à la Convention ;
  • Grangeneuve cadet, administrateur du département de la Gironde ;
  • Granger, capitaine de navire ;
  • Grenier, prêtre ;
  • Groc (Jean), président de la cour des aides ;
  • Guadet, père du député de ce nom ;
  • Guadet (Marie), tante du député ;
  • Guadet (Marguerite-Élie), député à la Convention ;
  • Guadet (Jean-Baptiste), adjudant général de l’armée de la Moselle, frère du précédent ;
  • Hache (J.-J.), négociant ;
  • Hélies (Marie), institutrice ;
  • Jary (François), syndic de la navigation ;
  • Lacour, conseiller ;
  • Lacour (Simon), imprimeur ;
  • Lalande (Raymond), avocat général au parlement de Bordeaux ;
  • Lalleman (J.-J.), conseiller ;
  • Laporte (J.-B.), conseiller ;
  • Lassime (J.-J.), conseiller ;
  • Lavaissière aîné, chanoine ;
  • Lavauguyon, chef d’administration de la marine ;
  • Lebrun (Philippe), receveur de douanes ;
  • Lousteau (B.), chartreux ;
  • Lajac (Laurent), conseiller ;
  • Mandron, mathématicien ;
  • Merier (Jean), négociant ;
  • Terrefort (Meruer), maire de Saint-Estèphe ;
  • Minrault (Claire) ;
  • Molinier, prêtre ;
  • Monjean (François) ;
  • Monsec Reignac et son fils Bernard, conseiller ;
  • Mourre (Pierre Joseph), curé de Lacanau ;
  • Reignac, conseiller ;
  • Rolland, conseiller ;
  • Saige (François-Armand), maire de Bordeaux ;
  • Salles, député à la Convention ;
  • Salusse (Claude Henri), maréchal de camp ;
  • Séjourné (Gabriel), notaire ;
  • Simard (Pierre), prêtre ;
  • Soury (Louis), prêtre ;
  • Terrefort (J. F.), conseiller ;
  • Tiburce (Pierre), ancien gendarme du roi ;
  • Vasserot (S.), marchand de toiles ;
  • Vigon (Jean), chevalier de Saint-Louis ;
  • Virac, chirurgien.

Enfin pour clore cette liste : Jean-Baptiste Lacombe, président de la commission militaire de Bordeaux, condamné à mort le 27 thermidor an II, comme prévaricateur et concussionnaire, exacteur, condamné à mort le 6 brumaire an II comme contre-révolutionnaire.

Le total des amendes imposées aux aristocrates s’éleva à 7.019.800 fr., qui se répartissent ainsi :

  • Pour la République : 4.909.050 ;
  • Pour les Sans-culottes : 775.050 ;
  • Pour l’hospice de l’Humanité : 1.195.000 ;
  • Pour le temple de la Raison : 100.000 ;
  • Pour la fabrique d’armes : 40 000 ;
  • Pour divers : 700 ;
  • Total : 7.019.800.

Parmi les plus imposés furent :

  • les frères Raba : 500.000 fr. ;
  • Durand : 250.000 fr. ;
  • Garat : 100.000 fr. ;
  • Limouzin : 100.000 fr. ;
  • Largetau-Lenga : 110.000 fr. ;
  • Péchottes : 1.200.000 fr. ;
  • Gauzan : 100.000 fr. ;
  • J. Morue et Imbert fils : 100.000 fr. ;
  • P. Castirèse : 150.000 fr ;
  • Doady : 100.000 fr. ;
  • Seignouret : 100.000 fr. ;
  • E. Mestre : 150.000 fr ;
  • J. Letellier : 400.000 fr. ;
  • G. Ferrière : 150.000 fr. ;
  • J. B. Mathieu : 150.000 fr. ;
  • E. Martelle : 150.000 fr. ;
  • Gachet-Delille : 200.000 fr. ;
  • J. David : 150.000 fr. ;
  • J. Lafon aîné : 300.000 fr. ;
  • P. Lajard : 300.000 fr. ;
  • André Acquart : 200.000 fr. ;
  • P. Changuer : 100.000 fr.

Le moins condamné fut un nommé Camil, qui n’eut à payer que 300 fr. d’amende pour les Sans-culottes de Libourne.

Tous ces documents sont extraits d’une brochure ayant pour titre Examen critique de l’histoire de Bordeaux, de M. Bernadeau, par l’ermite de Floirac, in-8°, Bordeaux, 1838.

Éloge de Jean-Marie Caillau
(8 avril 1868)

Caillau, étudiant en médecine à Bordeaux, fut embauché par Philippe Le Brun pour servir de précepteur à son fils de Charmettes. En 1794, à 28 ans, il échappa de peu au sort de son employeur.

Titre complet : Éloge de Jean-Marie Caillau, Ancien secrétaire général de la Société de Médecine de Bordeaux, lu en séance publique le 8 avril 1868, par le Dr Charles Dubreuilh, chevalier de la légion d’honneur, etc. Bordeaux, imprimerie générale d’Émile Crugy, 16 rue et hôtel Saint-Siméon, 1868.

C’est à Gaillac, jolie petite ville sur les bords du Tarn, que naquit Jean-Marie Caillau, le 4 novembre 1765. […] Il fit choix de la médecine. Il rentra dans le monde et se fixa à Bordeaux en 1787, à l’âge de vingt-deux ans.

Il y reçut l’accueil le plus sympathique de deux hommes éminent. L’un l’ami de jeunesse, c’était Philippe Ferrère, jurisconsulte habile, l’une des gloires les plus pures du barreau de Bordeaux […]. L’autre était un de ses anciens confrères, auquel la Providence devait confier une auguste mission, l’abbé Sicard, génie vertueux et modeste […]. L’amitié de ces deux hommes fut pour Caillau de la plus grande utilité. Je dois aussi parler d’un littérateur recommandable, l’abbé Beaurieu, auteur de l’Élève de la Nature, disciple de J.-J. Rousseau, qui s’occupait de l’éducation d’un certain nombres d’enfants [et qui] trouva en lui un collaborateur utile en l’associant à ses travaux.

Caillau commença ses études médicales en suivant les cours publics de Comet et de Betbeder père, l’aïeul d’un de nos plus estimés collègues de la Société. Sa prodigieuse activité lui permettait encore de faire l’éducation du neveu de M. de Gestas, personnage distingué dans la magistrature municipale de Bordeaux, et successivement celle du fils de M. Lebrun, alors receveur principal des douanes.

À cette époque s’était déjà accompli le premier acte d’une révolution aisément victorieuse et à tout jamais bénie par les âmes généreuses, mais dont le second acte ne fut qu’une protestation honteuse, violente et terrible, devant finir par une catastrophe. Isabeau et Tallien étaient proconsuls de Bordeaux. Après le 9 thermidor, ils faisaient connaître à la Convention le nombre et le nom des têtes qu’ils avaient fait tomber dans notre ville. Parmi elles, se trouvait celle du protecteur de Caillau, M. Lebrun, et lui-même eût infailliblement subi le même sort, sans un événement de fort peu d’importance en lui-même, mais qui, ayant donné lieu à sa sortie de la maison de M. Lebrun, occasionna une méprise qui coûta la vie à son successeur en le faisant conduire à l’échafaud.

[…]

Le général Marceau
(1880)

Extrait de la biographie du général François-Séverin Marceau (1769-1796), général de la Révolution et parent de Louise d’Ussieux (du côté de sa mère), épouse de Le Brun.

Titre : Le général Marceau. À Chartres, chez M. Colas, rue de Fresnay, 51.

(Lien : Gallica.)

Les Marceau de la Fosse

Pierre, entrepreneur des travaux du roi, grand-oncle du général, ingénieur des ponts et chaussées de la généralité d’Orléans, marié à Marie-Charlotte Renoust, eut trois enfants :

1° Marie-Anne-Agathe Marceau de la Fosse, mariée à Étienne-Simon Leblanc de Boisricheux, entreposeur des tabacs à Chartres, veuve en juillet 1783.

2° Pierre-François Marceau de la Fosse, conseiller du roi en l’élection de cette ville (1780-1789), qui a épousé le 9 janvier 1781, à Saint-André, Françoise-Cécile Bellesme, morte à Sainte-Foy le 1er juin 1785, âgée de 23 ans, fille d’un tanneur et nièce d’un chanoine de la cathédrale, et qui a concouru le 3 janvier 1789 à la rédaction d’un mémoire dans lequel on établit que par sa culture la Beauce, étant étrangère à l’Orléanais, devait avoir des États provinciaux particuliers.

Il était cousin-germain du greffier, père du général, et eut pour fille :

Marguerite-Caroline Marceau de la Fosse, décédée à Chartres le 28 janvier 1862, à l’âge de 78 ans, veuve d’Antoine-Jean de Chabot, desquels est issu Marie-Ernest de Chabot, né à Chartres le 8 février 1812.

3° Marie-Anne-Louise Marceau de la Fosse, qui a épousé Alexandre-Claude Bellier-Duchesnay, né le 5 mai 1739, à Chartres, où il est mort le 18 janvier 1810. Écuyer, lieutenant des maréchaux de France, greffier du point d’honneur, maire de Chartres, élu député à l’Assemblée législative le 25 août 1791.

De ce mariage est issue Marie-Henriette-Alexandrine Bellier-Duchesnay, morte à Chartres, le 1er novembre 1816, veuve de Louis d’Ussieux, littérateur et agronome, qui, dès 1794, propage aux Vaux et à Pontgouin la culture des betteraves, carottes, blé de Turquie, à la recommandation de Bentabole, représentant du peuple, en mission dans Eure-et-Loir.

Après le 31 mai 1793, d’Ussieux fut porté sur les listes de proscription, et dut la vie à Émira Marceau et à Sergent, qui, proscrit à son tour par les Thermidoriens, trouva pendant six mois un asile aux Vaux. Élu député d’Eure-et-Loir au Conseil des Anciens, d’Ussieux y siégea jusqu’en 1799, fut membre du Conseil général du département, et mourut aux Vaux le 21 août 1805, laissant de lui et de Marie-Henriette-Alexandrine Bellier-Duchesnay, Mlle Louise d’Ussieux, née aux Vaux en mai 1789, épouse de M. Lebrun de Charmettes, laquelle raconte que le général Marceau lui fit cadeau d’une jolie petite montre, en lui disant : Ma mignonne, je t’en apporterai une plus belle quand je reviendrai… Mais… !

Dans la branche des de la Fosse, Mlle d’Ussieux est aujourd’hui la plus proche parente du général.

Jacques-Philippe de Gercy
(1954)

Biographie de Jacques-Philippe de Gercy, supérieur de Philippe Le Brun à Bordeaux. On y apprend que le nom des Charmettes est bien un hommage à Rousseau.

Titre : Jacques-Philippe de Gercy, dernier directeur des fermes du roi à Bordeaux (1753-1796). Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde, t. III, nouvelle série. 1954.

(Lien : Google Books.)

[Sur sa promotion à Bordeaux, p. 206:]

Promu contrôleur général en 1785 et suppléant à diverses reprises M. de Vernan, Jacques-Philippe de Gercy devint, semble-t-il, directeur des Fermes de Bordeaux, l’une des quatre direction de première classe avec Lyon, Marseille et Rouen, à la fin de 1786. Il fallait que ses services ou ses appuis fussent de premier ordre pour qu’à trente-trois ans il accédât ainsi à un poste envié, la préférence lui étant donnée plutôt qu’à son receveur général, Jean Doazan, fils de fermier général, ou qu’à ses receveurs des bureaux d’entrée, Anne-Charles-Alexandre Dubignon, et de sortie, Philippe-Antoine-Amédée Lebrun, son aîné de quatre ans, homme fortuné et de talent, proche parent par sa femme Anne-Flore Passerat, du fermier général Jacques-Joseph Brac de la Perrière. Ce poste par ailleurs comportait le versement d’un cautionnement passé en 1779 de 30.000 à 45.000 livres, somme relativement importante pour l’époque.

[Sur les hôtels particuliers de l’élite bordelaise, p. 208:]

Sous l’influence de Jean-Jacques Rousseau, il était devenue de mode à Bordeaux de posséder à l’exemple de l’Ermitage une maison des champs, même si contrairement au vieil usage local elle n’était pas entourée de vignobles. C’est ainsi qu’à Portets, l’ancien intendant d’Auch, Jacques-Fournier de Lachapelle, avait fait édifier le château de l’Hospital, charmante demeure aux riches et élégantes dispositions intérieures ; dans la banlieue immédiate, les frères Raba et les frères Labottière faisaient construite leurs ravissantes demeures entourées de délicieux parterres. Sur le territoire actuel de Caudéran, le receveur, M. Lebrun, faisait élever les Charmettes, appelées depuis le Grand-Lebrun, beau morceau d’architecture présentant du côté des jardins un avant-corps en demi-cercle devant lequel s’étendait un magnifique parterre encadré de statues et de grands arbres du plus bel effet.

[Sur les événements de 1793-1794, p. 218:]

Le 9 juin, la Commission populaire de Salut public était constituée. Plus habile que son receveur, M. Lebrun, devenu président de la section Simoneau, Gercy, soit fidélité à sa ligne de conduite de ne point se compromettre en prenant parti, soit souvenance des difficultés qu’il avait rencontrées pour conserver son poste alors que ces mêmes Girondins étaient au pouvoir, s’abstint de toute participation au mouvement.

Bientôt, dépourvus de ressources militaires, discutés dans les Sections, troublés peut-être dans leur conscience, voyant d’ailleurs l’insurrection écrasée sur tous les points, les membres de la Commission populaire se séparèrent, moins de deux mois après leur première réunion.

Tout en perdant sa forme insurrectionnelle, la résistance du département à la Convention n’en continua pas moins. Lorsque le 19 août deux nouveaux commissaires de cette dernière, Baudot et Ysabeau, arrivèrent à Bordeaux, ils y furent conspués, quelque peu maltraités et durent repartir en hâte pour La Réole, ville demeurée fidèle. Mais les Conventionnels prirent d’énergiques mesures tout en se gardant avec soin des moindres violences. Ils réorganisèrent à Bordeaux le parti Jacobin en s’appuyant sur le Club national et la Section Francklin.

Le 18 septembre, les Sections bordelaises réunies nommèrent sous leur impulsion une commission pour remplacer la municipalité existante. Un Comité de surveillance fut chargé de maintenir dans le département l’action du gouvernement révolutionnaire. Les arrestations commencèrent et se succédèrent. Se sentant perdus, les membres les plus compromis de la Commission populaire de Salut public tentèrent de quitter Bordeaux. Wormeselle et Roullet gagnèrent le Médoc où ils devaient être arrêtés.

Révolutions en Aquitaine
(1990)

Deux articles fournissent des informations détaillée sur la fonction de receveur de Philippe Le Brun au bureau de sortie, ainsi que sur son arrestation.

Titre : Révolutions en Aquitaine : de Montesquieu à Frédéric Bastiat, actes du XLIIe Congrès d’études régionales de la Fédération historique du Sud-Ouest, Bordeaux, 29-30 avril 1989.

(Lien : Google Books.)

Extrait de l’article : De la ferme générale à la régie des douanes nationales, l’exemple bordelais (1789-1793), par Michel Boyé.

[…] Considérés comme des suppôts de l’Ancien Régime, les agents de la Régie ne ménagèrent pas leurs efforts pour se concilier l’opinion publique toujours méfiante. Souvent en vain. En mars 1793, le personnel sous les ordres de M. de Gercy n’est plus que de huit-cent quatre-vingt-dix-huit agents. Départs et destitutions pour ne pas avoir satisfait au serment civique prescrit par la loi du 12 août 1792 expliquent en partie la diminution.

La tendance s’accélérera au printemps 1793 avec l’enrôlement de trois cents préposés — le bataillon de l’Espérance — pour la guerre de Vendée et la révocation des agents qui n’avaient pas obtenu leur certificat de civisme. Mais encore plus grande, au plan bordelais comme au plan national, furent les conséquences de la rébellion girondiste. Le 6 octobre 1793, le directeur de de Gercy fut arrêté et conduit au Fort du Hâ, avant d’être transféré à Paris dans la nuit du 9 au 10. Il fut traduit devant le Tribunal Révolutionnaire le 26 nivôse an II (15 janvier 1794) et trouva en la personne d’un ancien marchand de Bordeaux à Paris depuis le mois de mai 1793, le sieur Delclou, un ardent défenseur. Acquitté et mis en liberté sur le champ, Jacques-Philippe de Gercy fut repris par la Commission des Lois pour travailler aux Loix des Douanes pour la République.

Plus tragique fut le sort du receveur de Libourne, Jean-Baptiste Roujol, exécuté pour fédéralisme le 4 novembre 1793, et de Philippe-Antoine-Amédée Lebrun.

Admis dans l’administration des Fermes, sur la présentation de la Reine et de M. de la Perrière, fermier général, proche parent de son épouse Anne-Flore Passerat, Lebrun débuta dans sa ville natale, Dieppe, comme commis aux expéditions le 1er octobre 1775. À Rouen, où il fut muté le 3 juillet 1776 en tant que visiteur-peseur du poids principal d’entrée, il obtint l’emploi de visiteur de sortie le 1er juin 1778.

Il commença sa carrière de receveur le 19 septembre 1778 au bureau principal d’Honfleur, la poursuivit au bureau de Charente à compter du 19 août 1779 avant d’accéder à la tête du bureau de sortie de Bordeaux le 15 février 1782.

Devenu courant juin 1793 président de la section Simoneau, Lebrun approuva la création de la Commission populaire de salut public qui entendait dresser Bordeaux contre la Convention. Cet engagement devait peser lourd. Après l’échec du mouvement insurrectionnel, Lebrun se réfugia à Caudéran, dans sa résidence Les Charmettes (aujourd’hui Grand-Lebrun). Il y fut arrêté le 29 frimaire an II et comparut devant la Commission militaire, le 16 nivôse, accusé de n’avoir donné aucune preuve de civisme […], d’avoir grossi sa fortune par des moyens illicites, d’avoir soutenu de tout son pouvoir la Commission prétendue populaire et la force départementale… En vain, les amis du receveur auraient offert à Lacombe 100.000 livres. La Commission militaire condamna Lebrun à subir la peine de mort, place Nationale. Exécuté le 16 nivôse an II, le receveur du bureau de sortie fut réhabilité par arrêté d’Ysabeau en date du 19 brumaire an III.

Entre-temps, la Convention avait poursuivi sa politique d’épuration de l’administration douanière, inaugurée en octobre 1792, avec la réduction à trois du nombre des régisseurs (Magnien, Jean-Baptiste Collin et Jean-Louis Chaslon ) et le licenciement des ex-fermiers généraux.

Rattachée aux Affaires Étrangères en octobre 1793, la Régie des Douanes Nationales disparaissait le 16 décembre 1793 pour faire place aux Douanes Nationales, première division du département des Affaires Étrangères. Les directions de provinces étaient supprimées et remplacées par des inspections commerciales. La direction de Bordeaux fut alors scindée en deux inspections, celles de Blaye et de Pauillac. Cette décapitation fut de courte durée. Le 12 germinal an II, la douane revenait dans l’orbite des Finances. Un an plus tard, elle était de nouveau régie avec trois régisseurs à sa tête et vingt-quatre directions provinciales. […]

Extrait de l’article : Le troglodytisme des Girondins, par Jacques Clémens.

Un dépouillement des interrogatoires des suspects ou des proscrits apporte parfois des éléments précieux. Ainsi, l’interrogatoire de l’épouse de Lebrun, receveur du bureau de sortie des douanes à Bordeaux, le 30 frimaire an II (20 décembre 1793), est très significatif sur les conditions du choix troglodytique. Lebrun avait fait construire dans la banlieue de Bordeaux, à Caudéran, une demeure appelée Les Charmettes. C’est là qu’est arrêté le receveur, favorable aux Girondins. Sa femme est donc interrogée :

— Est-ce vous qui avez fait ou faire une cachette pour resserrer votre mary ?

— Il y a environ six semaines ou deux mois que je fis faire moi-même cette cachette pour y déposer le linge sale de la maison.

— Votre mary s’est-il caché plusieurs fois dans cette niche ?

— Non : il ne s’y est caché que hier seulement par les sollicitations de sa femme et de ses enfants.

— Qui avait pratiqué cette cachette dans votre maison ?

— C’est un plâtrier qui demeure dans la rue des religieuses Saint-Seurin.

— Lorsqu’il a pratiqué cette cachette lui avez-vous fait entrevoir qu’elle fut destinée à cacher votre mary ?

— En cas d’événement malheureux, je lui dis, cela pourrait être commode pour cacher mon mary, et il me répondit qu’il la ferait de manière, à y mettre ce que je voudrais.

Cet interrogatoire prouve que la construction d’une cache était un acte prémédité et récent. Lebrun a été guillotiné le 16 nivôse an II (5 janvier 1794). […]

Musée d’Aquitaine : La franc-maçonnerie
(1994)

Résumé de la notice précédente (voir).

Titre : La franc-maçonnerie : 11 juin-16 octobre 1994, Bordeaux, Musée d’Aquitaine.

(Lien : Google Books.)

Philippe-Antoine-Amédée Lebrun, né à Dieppe le 10 février 1749, fut admis dans l’administration des Fermes sur présentation de la Reine et de Jacques-Joseph Brac de La Perrière, fermier général, proche parent de sa future épouse. Il débuta à Dieppe comme commis aux expéditions le 1er octobre 1775 et, en mars 1776, il épousait Anne-Flore Passerat. À Rouen, où il fut muté le 3 juillet 1776 en tant que visiteur-peseur du poids principal d’entrée, il obtint l’emploi de visiteur à la sortie le 1er juin 1778. Il commença sa carrière de receveur le 19 septembre 1778 au bureau principal d’Honfleur, la poursuivit au bureau de Charente à compter du 19 août 1779, avant d’accéder à la tête du bureau de sortie de Bordeaux le 15 février 1782. Membre du Musée et de l’Amitié en 1790, Lebrun devint courant juin 1793 président de la section Simoneau ; il approuva alors la création de la Commission populaire de Salut Public qui entendait dresser Bordeaux contre la Convention. Cet engagement lui fut fatal. Arrêté le 29 frimaire An II (20 décembre 1793) à Caudéran, dans sa résidence Les Charmettes, il comparut devant la Commission Militaire dès le 9 nivôse (29 décembre 1793). Le jour même de sa condamnation, le 16 nivôse An II (5 janvier 1794), Lebrun fut exécuté. Un arrêté du 19 brumaire An III (9 novembre 1794) signé Isabeau, le réhabilita.

Les Charmettes

Bâtie vers 1784 pour le fermier général Philippe-Antoine-Amédée Le Brun, cette chartreuse rappelle celle de LabottièreWikipédia, notamment par sa façade à l’avant-corps en demi-cercle. La chartreuse originelle ne comptait qu’un seul étage.

(Source : bordeaux.fr.)

1784. La construction. — Philippe Lebrun, receveur général des finances de Guyenne, propriétaire d’un vaste domaine, y fait construire un splendide pavillon sur les plans de l’architecte Victor Louis. Cette propriété est identifiée sous le nom : Les Charmilles.

(Source : grandlebrun.com.)

Jugements sur Le Brun

Henri Martin

Avant la publication des textes [par Quicherat], on pouvait consulter avec confiance l’Histoire de Jeanne d’Arc, par M. Lebrun de Charmettes. Cet écrivain, animé d’un louable zèle pour la mémoire de l’héroïne, a compulsé et fondu dans son récit tout ce qu’il avait pu connaître des documents originaux, avec beaucoup d’exactitude et de conscience. — (Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu’en 1789, t. 6, 1855.)

Nicolas Villiaumé

Auteur d’une Histoire de Jeanne Darc et réfutation des diverses erreurs publiées jusqu’aujourd’hui, 1865.

[Le travail de L’Averdy] facilita singulièrement celui de M, Lebrun de Charmettes, qui publia en 1817 une histoire de Jeanne Darc, en quatre volumes dont une partie n est même qu’une copie textuelle. Mais quoique ce nouvel ouvrage soit composé avec bonne foi, l’amour du sujet et de laborieuses recherches, il est défiguré par d’interminables citations de documents souvent apocryphes ou insignifiants, et des hypothèses ou opinions déclamatoires trop hasardées. — (Histoire de Jeanne Darc, préface, p. 6.)

[Le Brun avait acquis un exemplaire du livre de Villiaumé et l’avait annoté, lire.]

Anatole France

Extrait de la préface de sa Vie de Jeanne d’Arc (1908), dans laquelle l’auteur énumère les historiens de Jeanne d’Arc.

(Lien : Gallica.)

Le Brun de Charmettes, royaliste jaloux des gloires impériales, composa en 1817, avec talent, la première histoire patriotique de Jeanne d’Arc, qui devait être suivie de tant d’autres, conçues dans le même esprit, tracées sur le même plan, écrites dans le même style. — (Vie de Jeanne d’Arc, Préface, t. I, p. LXVI.)

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