Thomas Basin (1412–1491)
- Consilium (~1453)
Chronologie
1412
-
Naissance à Caudebec-en-Caux en Normandie, dans une famille riche et considérée. Son père le destine à la carrière d’avocat.
1415
(3 ans)- 1415–1419
Conquête anglaise de la Normandie. — Henri V débarque avec son armée (12 août) et s’empare d’Harfleur après un mois de siège (22 septembre). La chute de la ville entraîne la ruine de l’arrière pays : Caudebec ne se trouve qu’à quelques dizaines de kilomètres, le long de la Seine.
La famille trouve refuge à Rouen.
Après une pause de deux ans, Henri V relance les opérations militaires et débarque une seconde fois (1417). Il se proclame duc de Normandie. Rouen tombe après six mois de siège (19 janvier 1419) et devient le siège du gouvernement anglais.
La famille fuit vers la Bretagne, gagne Rennes puis Nantes.
La signature du Traité de Troyes (21 mai 1420) ramène la calme en Normandie. La famille rentre à Caudebec.
1424
(12 ans)- 1424–1429Études à l’Université de Paris. Il obtient sa maîtrise ès arts, avec une dispense d’âge, à 17 ans.
1432
(20 ans)- 1432–1433
Il est admis à l’université de Louvain (le 31 décembre 1431) pour étudier le droit civil.
Louvain, capitale du duché de Brabant, venait d’entrer en possession du duc de Bourgogne. Philippe le Bon, avait en effet hérité de son cousin Philippe de Bourgogne (1404-1430) dernier duc de Brabant, mort à 26 ans sans enfants légitimes. L’université avait été fondée en 1425 par son frère et prédécesseur Jean de Bourgogne (1403-1427), mort à 23 ans sans enfants.
1434
(22 ans)-
Il bénéficie d’une bourse pour poursuivre son cursus au Collège Saint-Augustin de Pavie, et y obtient sa licence en droit civil.
La bourse avait été fondée par le cardinal de Plaisance, Branda Castiglione (ancien évêque de Lisieux de 1420 à 1424) pour les écoliers des évêchés dont il avait occupé les sièges.
1435
(23 ans)- 1435–1437De retour à Louvain il obtient sa licence en droit canon.
1437
(25 ans)- sep.On le retrouve à Bologne, où résidait la cour romaine. Le pape Eugène IV lui promet le rectorat de la paroisse Saint-Germain-de-Carville (diocèse de Rouen) s’il devient prêtre (Basin obtient deux années pour y réfléchir) et lui octroie le privilège de pouvoir cumuler les bénéfices (6 décembre).
1438
(26 ans)-
Après un court séjour en Normandie (à Rouen, où sa famille avait dû se réfugier pour fuir les troubles réapparaissant) il décide de retourner en Italie pour rejoindre le Concile. Celui-ci venait d’être transféré de Bâle à Ferrare (décret d’Eugène IV du 18 septembre 1437 ; ne restaient à Bâle que les partisans de l’antipape Félix V).
Ne pouvant traverser la France, il pense remonter le Rhin à partir de son embouchure en Hollande. Il quitte la Normandie par la mer (avril 1438) mais une attaque contraint son navire à se réfugier en Angleterre. Après deux mois passés à Londres, gravement malade, il peut enfin repartir. Il atteint l’Italie, mais se trouve bloqué à Pavie car la peste s’est déclarée à Ferrare. Il n’arrive au Concile qu’en septembre. Peu après Eugène le transfère à Florence (décret du 10 janvier 1439).
1439
(27 ans)- 21 mar.Eugène IV le nomme chanoine de la cathédrale de Lisieux.
- jul. 1439–mar. 1440Il accompagne le nonce apostolique (Giuliano Cesarini, nouvel archevêque de Tarente), envoyé en Hongrie alors sous la menace croissante des Ottomans.
1440
(28 ans)- mar.
De retour à Florence, Eugène le nomme chanoine de la cathédrale de Rouen en reconnaissance des services rendus.
[À Florence] il fréquenta le Pogge et les disciples du Pogge [et] fut pénétré de plus d’une étincelle de renaissance. Les auteurs de l’Antiquité l’échauffèrent d’un feu qu’on ne ressentait encore ni à Paris ni à Louvain. À ce latin aride et plat [des scolastiques] il préféra le latin de Cicéron et de Salluste, fit en sorte de l’imiter et réussit, quoiqu’avec des restes d’une barbarie incurable, à écrire comme personne n’écrivait alors dans son pays. Là était le germe d’une grande réputation qui l’attendait parmi ses compatriotes. — (Quicherat, Vie de Thomas Basin.)
Au printemps 1441, il quitte l’Italie pour la Normandie.
1441
(29 ans)- 23 maiBasin prend possession de sa stalle dans la salle du chapitre de Rouen.
- nov.Henri VI le nomme professeur de droit canonique à l’université de Caen (fondée par Bedford dix ans plus tôt), position qu’il occupera jusqu’à sa nomination à l’évêché de Lisieux en 1447.
1442
(30 ans)-
Il est élu recteur de l’université de Caen (1er octobre).
Il devient également vicaire-général de l’évêque de Bayeux, Zanon de Castiglione, parent de l’ancien évêque de Lisieux.
Lors du procès de Condamnation de Jeanne d’Arc, Castiglione avait donné son avis en tant qu’évêque de Lisieux (daté du 14 mai, cf. Avis des théologiens). Henri VI venait de le nommer parmi ses secrétaires (1441) et de l’admettre dans son grand conseil (1442).
- 1er oct.Basin est élu recteur de l’université de Caen.
1447
(35 ans)- 11 oct.
Le pape Nicolas V le nomme évêque de Lisieux.
Il succède à Pasquier de Vaux, partisan dévoué du roi d’Angleterre, mort le 10 juillet.
1448
(36 ans)- 3 fév.Basin prête serment allégeance à Henri VI au château de Windsor.
- 16 maiIl convoque un synode pour remanier la législation synodale de l’évêché.
1449
(37 ans)- aoû. 1449–aoû. 1450
Recouvrement de la Normandie. — Charles VII rompt la trêve avec l’Angleterre (31 juillet 1449) et entreprend la reconquête de la province.
La prise de Lisieux paraît inévitable. Basin convainc la population de se soumettre ; le 16 août il négocie au nom des habitants la reddition de la ville avec les capitaines du roi et obtient le maintien de tous les privilèges (pour lui la garde de son évêché). Charles VII approuve le traité ; le 28 août, à Verneuil, Basin prête serment d’allégeance ; il est admis au grand conseil du roi, avec pension. Rouen capitule le 29 octobre 1449.
Thomas Basin n’aimait pas les Anglais [et] cette aversion perce à chaque page de son Histoire de Charles VII. (Quicherat, Histoire, t. I, p. XX)
Bataille de Formigny. — Les Anglais sont défaits à Formigny le 15 avril 1450. Les dernières villes qu’ils tiennent encore tombent rapidement : Bayeux le 16 mai, Caen le 25 juin. La prise de Cherbourg le 12 août met un terme à leur présence en Normandie.
Début de l’hostilité du futur Louis XI. — À la même période, le dauphin Louis, que Charles VII avait éloigné en Dauphiné, espéra tirer profit de la victoire et obtenir le gouvernement de la Normandie. Il s’adressa entre autres à l’évêque de Lisieux ; mais l’affaire s’ébruita et ce dernier s’empressa de transmettre ses lettres au roi ; ce qu’apprit le dauphin par ses espions au grand conseil.
1452
(40 ans)- avr. 1452–jul. 1456
Réhabilitation de Jeanne d’Arc. — Au lendemain de la prise de Rouen, Charles VII avait chargé son conseiller Guillaume Bouillé d’enquêter sur le procès de Jeanne (lettres de commission du 15 février 1450) : interrogation de 7 témoins à Rouen les 4-5 mars. En 1452, le cardinal d’Estouteville, légat du pape auprès de Charles VII, s’adjoint l’inquisiteur de France Jean Bréhal et ouvre une enquête canonique sur le procès : interrogation de 17 témoins (du 2 au 9 mai). Après avoir reçu les résultats de l’enquête, le roi charge l’inquisiteur de poursuivre la cause en recueillant les avis de savants en France et à l’étranger.
Thomas Basin est sollicité et rédige
à la demande de Charles
(écrira-t-il dans son Histoire de Charles VII), un mémoire en faveur de Jeanne d’Arc (1453) qui sera inséré dans le recueil du procès de Réhabilitation.Voir : Mémoire de Thomas Basin en faveur de Jeanne d’Arc (1453).
Le 7 juillet 1456 à Rouen, l’archevêque de Reims Jean Jouvenel des Ursins proclame l’annulation du procès et la réhabilitation de Jeanne.
1461
(49 ans)- 22 jul.
Mort de Charles VII. — Louis XI devient roi de France.
Basin fait le voyage à Reims et assiste à son sacre, par l’archevêque Jean Jouvenel des Ursins, le 15 août 1461.
Soit dissimulation, soit caprice, le roi le reçut comme un ami [et] le maintint dans sa charge de conseiller. — (Quicherat.)
Le lendemain, il retrouve le roi et sa cour au monastère de Saint-Thierry, et prononce une harangue très appréciée sur l’état du pays et l’espérance du peuple.
1463
(51 ans)- jul.Il prononce la sentence contre trois individus (deux hommes et une femmes) accusés de sorcellerie et d’autres nombreux crimes (4 juillet) ; ils sont livrés au bras séculier et brûlés (12 juillet) (cf. Du Bois).
1465
(53 ans)- mar.–oct.
Ligue du Bien public. — Plusieurs grands vassaux s’unissent contre la politique autoritaire de Louis XI, dont son frère Charles de France (1446-1472), duc de Berry, et Charles le Téméraire (1433-1477), prochain duc de Bourgogne. Le duc Jean de Bourbon (1426-1488), ancien favori de Charles VII, conquiert la Normandie pour Charles de France, que Louis XI reconnaît duc de Normandie (traité de Conflans, 5 octobre, puis traité de Saint-Maur, 29 octobre).
Basin, qui redoutait l’accroissement du pouvoir royal, avait adhéré à la ligue. Le 10 décembre c’est lui qui passe l’anneau d’or au doigt du nouveau duc de Normandie, lors de sa consécration en la cathédrale de Rouen.
Toutefois la situation militaire tourne bientôt à l’avantage de Louis XI. Basin est envoyé à Bruxelles chercher du renfort auprès du duc de Bourgogne ; l’accueil est favorable, mais la ligue est déjà vaincue. Son évêché est mis sous séquestre et son palais pillé.
1466
(54 ans)- 5 jan.Malgré les lettres d’amnistie (23 décembre 1465, renouvelées en août 1466) Basin se réfugie à Louvain. Il y retrouve d’anciens camarades d’université qui se disputent ses visites.
- jul.
Il procède à l’ordination de Louis de Bourbon (6 juillet) et le sacre évêque de Liège à Notre-Dame de Huy (13 juillet).
Louis de Bourbon, frère de Jean de Bourbon (cf. Ligue du Bien public.) et neveu de Philippe le Bon, avait été imposé prince-évêque de Liège (sans être prêtre) grâce aux efforts de son oncle (13 juillet 1456). Il fut déposé par les Liégeois, alliés de Louis XI (1465) ; réinstallé par son oncle (1466) ; à nouveau déposé (1467) ; à nouveau réinstallé par Charles le Téméraire (1468).
Il retourne à Bruxelles auprès de Philippe le Bon.
1467
(55 ans)- 1467–1470
Retour en France. — Louis XI, qui souhaitait surtout le détacher du duc de Bourgogne, parvient à le convaincre de revenir en France. Basin espère rejoindre son diocèse, mais on le somme d’aller d’abord se présenter devant le roi à Orléans. Il y est reçu avec froideur et se voit interdit de séjour en Normandie. Au contraire, après avoir suivi la cour à Bourges puis à Tour, il est envoyé à Perpignan comme chancelier du Roussillon.
Louis XI venait d’arracher les comtés de Roussillon et de Cerdagne (1463) au roi Jean II d’Aragon, en échange de son soutien dans la succession de Navarre.
S’attendant à être rappelé à la cour de France, il apprend (en février 1468) qu’il doit d’abord se rendre en ambassade à Barcelone. Il obéit. De retour à Perpignan, on l’informe que son rappel est révoqué ; qu’une autre ambassade est prévue ; qu’il est l’objet d’une cabale à la cour pour lui ravir son riche évêché.
Alarmé, il s’enfuit aussitôt, traverse le Dauphiné et gagne le duché de Savoie. Après quelques temps à Genève et à Bâle, il part à Louvain se mettre sous la protection du duc de Bourgogne.
1470
(58 ans)- déc.
Enfin il se fixe à Trèves, principauté du Saint-Empire (1470).
Dans les derniers mois de 1471 il commence la rédaction de sa Vie de Charles VII (livres I à V), puis enchaîne sur la Vie de Louis XI, dont il achève le livre II fin 1473. Il s’interrompt pendant l’hiver pour se lancer dans la rédaction de son Apologie, une réponse aux charges portées contre lui par Louis XI.
Car en France ses ennemis n’avaient pas cessé leurs manœuvres. Ses frères, qui avaient été arrêtés et emprisonnés, sont transférés au Châtelet à Paris et jugés pour les revenus du diocèse qu’ils ont fait parvenir à leur frère ; la sentence les déclare
confisqué de corps et de biens
… à moins que Thomas ne renonce à son évêché de Lisieux. C’est l’un de ses frères qui lui porte à Trèves la sinistre nouvelle. 1474
(62 ans)-
Basin se rend à Rome pour déposer sa renonciation entre les mains de Sixte IV ; en compensation, le pape le nomme en archevêque in partibus de Césarée en Palestine (26 mai 1474).
Puis il retourne à Trèves, y termine son Apologie qu’il publie avant l’automne 1475.
1475
(63 ans)- sep.Il quitte Trèves pour Louvain. C’est probablement là qu’il compose les livre III et IV de la Vie de Louis XI.
1477
(65 ans)- jun.Après la mort de Charles le Téméraire (à la bataille de Nancy, le 5 janvier 1477), l’armée française occupe la Bourgogne (duché et comté) et menace la Flandres. Basin quitte Louvain pour Utrecht, principauté ecclésiastique du Saint-Empire, qui sera sa dernière résidence.
1483
(71 ans)- 30 aoû.
Mort de Louis XI. — Le dauphin (13 ans) devient roi de France sous le nom de Charles VIII.
Ce dernier entreprend des démarches pour rappeler Basin, qui refuse de rentrer.
1484
(72 ans)- 1484–1487Il achève les livres V à VII de la Vie de Louis XI. Ses Vies de Charles VII et Louis IX resteront à l’état de manuscrit et ne seront publiées qu’après sa mort.
1491
(79 ans)- 3 déc.Il décède à Utrecht et y est inhumé dans l’église Saint-Jean-Baptiste, au milieu du chœur.
Références
Louis Du Bois, Histoire de Lisieux, t. I (1845) : Google Books
P. 133-143 (chronologie de l’évêché), p. 426-431 (notice sur Thomas Basin).
Sur la reddition de Lisieux lors du recouvrement de la Normandie :
1449 : 16 auguste. La ville de Lisieux ouvre ses portes aux généraux de Charles VII. les autres places des environs en font autant. Le traité et appointement pour la réduction de la ville de Lisieux est passé entre les comtes d’Eu, de Saint-Paul et de Dunois, le sire de Gaucourt, le sire de Varenne, les sires de Culant et de Blainville, Guillaume Cousinot, le sire de Xaintrailles, Robert de Floques, d’une part ; et révérend père en Dieu et très honoré seigneur Thomas (Thomas Basin), par la permission divine évêque et comte de Lisieux, pour et au nom des gens d’église, nobles, gens de guerre, bourgeois, manants et habitants de la dite ville et cité : il maintient les privilèges et droits de chacun, accorde à l’évêque un an pour prêter au roi serment de fidélité ; stipule que l’évêque, les bourgeois et le capitaine pour le roi garderont chacun une des trois clefs des portes de la ville ; donne à la garnison anglaise trois jours pour sortir et quinze jours pour les armes et les bagages. Il fut dans le courant du même mois approuvé par le roi qui se trouvait alors à Verneuil. […] Vers le 27 auguste. Charles VII reçoit à Verneuil les hommages de l’évêque de Lisieux (Thomas Basin). […]
Sur le procès des trois sorciers :
1463 : 12 juillet. Trois prétendus sorciers ou hérétiques (car les écrits du temps confondent les deux qualifications) furent brûlés vifs le 12 juillet [ars et brûlés], jour qui était un dimanche, entre le faubourg Saint-Désir et la ferme connue sous le nom des Belles-Croix, sur le chemin qui conduit à la commune de La Pommeraie. Le samedi d’après la Saint-Pierre (4 juillet), l’évêque Thomas Basin les avait excommuniés et livrés au bras séculier. Ces malheureux furent prêchés publiquement par Guillaume Aubey, vicaire général de l’évêque, et qui, d’accord avec le frère Robert Vattier, de l’ordre des Frères Prêcheurs, c’est-à-dire, dominicain ou jacobin, chargé par le pape de poursuivre les hérétiques, avaient porté la sentence de mort contre ces trois victimes de la fureur fanatique et de la plus stupide ignorance. Ces infortunés, dont je trouve les noms dans la sentence latine que j’ai sous les yeux, s’appelaient, l’une Catherine, veuve de Pierre le Bourguignon Calalend, du diocèse de Saint-Menehould ; l’autre Jean Le Prieur, de la paroisse des Rotours, diocèse de Seès ; et le troisième, Jean Hesbert, de Creteville, dans le diocèse de Coutances. La sentence porte qu’ils étaient accusés (et sans doute clairement convaincus) d’avoir adoré un bouc noir, de l’avoir embrassé à la lueur de flambeaux noirs et peu brillans, de s’être donnés au démon, d’avoir détruit avec impiété les fruits naissans de la terre et des arbres. Quant à l’infortunée Le Bourguignon, il fut déclaré constant qu’elle avait livré son enfant, nouveau-né et vivant encore, au démon qui l’avait égorgé et enlevé comme un tribut qui lui appartenait ; que le dit démon avait été fréquemment son incube [Dans les amours diaboliques, on appelait incube l’amant et la femme succube], et qu’elle avait, pendant 18 ans, vécu avec un juif nommé Valentin. Le Prieur et Hesbert furent déclarés évidemment convaincus d’avoir égorgé un grand nombre d’enfants, de les avoir mis en pièces, afin d’en conserver le cœur et la cervelle, pour commettre des maléfices, et d’avoir mangé leurs chairs. Parmi les griefs imputés à Hesbert, on trouve l’accusation d’avoir soufflé à la figure de quelques personnes certaines poudres de sortilège [extrait de la sentence en latin].
Honoré Fisquet, La France pontificale
métropole de Rouen, Bayeux et Lisieux
(1864-1874) : Google BooksP. 286 (notice sur Thomas Basin).
Jules Quicherat, Histoire des règnes de Charles VII et de Louis XI, par Thomas Basin, 4 vol. (1855-1859).
À la manière des Procès de Jeanne d’Arc, Quicherat s’étend bien au-delà de l’Histoire, qui n’occupe que les tomes I et II. Dans les suivants il rassemble les autres œuvres de Basin et toute une collection de documents relatifs à sa vie, à son œuvre et à son temps.
- T. I (1855) : Gallica
[504 p.] — Vie de Thomas Basin. — Notice sur l’Histoire. — Histoire du règne de Charles VII (livres I-V) : Sommaire analytique (en français) ; Historiarum de rebus a Carolo VII Francorum rege et suo tempore, in Gallia gestis (texte latin).
- T. II (1856) : Gallica
[515 p.] — Histoire du règne de Louis XI (livres I-V) : Sommaire analytique ; Historiarum de rebus a Ludovico XI Francorum rege et suo tempore, in Gallia gestis.
- T. III (1857) : Gallica
[446 p.] — Histoire du règne de Louis XI (livres VI-VII) : Sommaire analytique — Historiarum…. — Apologie (livres I-II) : Notice ; Sommaire analytique ; Apologia (texte latin).
- T. IV (1859) : Gallica
[511 p.] — Breviloqium : Notice puis texte latin. — Projet de réforme en matière de procédure : Notice puis texte latin. — Mémoire pour le rétablissement de la Pragmatique sanction. — Notice et extraits des autres écrits de Thomas Basin : Consultation sur le procès de Jeanne d’Arc ; Mémoire pour la réduction des impôts et de l’armée ; Traité contre Paul Middelbourg. — Témoignages d’auteurs originaux sur Thomas Basin. — Pièces concernant les affaires ou la famille de Thomas Basin. — Pièces pour l’éclaircissement de quelques points des Histoires de Charles VII et de Louis XI. — Table analytique.
- T. I (1855) : Gallica
Père Ayroles, La Vraie Jeanne d’Arc, 5 vol. (1890-1902).
- T. I, 1890, p. 313-353, notice sur Basin et sur son mémoire.
Thomas Basin et son mémoire sur la Pucelle. — Les défauts de forme. — La question de fond. — Conculsion.
- T. III, 1897, p. 230-243, notes biographiques et critiques sur son Histoire de Charles VII.
Notes biographiques et critiques. — Son admission par le roi. — La délivrance d’Orléans et la campagne de la Loire. — Avant et après le sacre. — La captivité de la Pucelle, son procès, son jugement ; jugement de l’écrivain.
- T. III, p. 626, jugement de l’écrivain (original en latin).
- T. I, 1890, p. 313-353, notice sur Basin et sur son mémoire.