Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Haine des Anglais

Pierre Miget

Le procès montre nettement que les Anglais procédaient par haine plutôt que par justice ; leur principal but était de prouver qu’elle était hérétique, pour ainsi déshonorer le roi de France.

En raison de la haine des Anglais le procès peut à bon droit être dit injuste et par conséquent la sentence injuste.

Croit que les Anglais haïssaient Jeanne et désiraient sa mort par tous les moyens, car elle était venue en aide au roi de France très chrétien. Il entendit un chevalier anglais dire que les Anglais la craignaient plus que cent hommes d’armes et imputaient ses victoires à l’usage de sortilèges.

Attendu la haine des Anglais on peut déclarer le procès et donc la sentences injustes.

Isambert de La Pierre

Les Anglais agissaient par haine et cherchaient sa mort.

Pierre Cusquel

Les Anglais ont cherché à la faire mourir par malveillance et déplaisir du bien qu’elle faisait ; et pour déshonorer le roi de France qui avait utilisé une femme hérétique et habile en sortilèges. Elle n’aurait pas été jugée si elle n’avait pas été contre les Anglais.

Ce procès fut fait non pour la foi ou la justice, mais par haine et à cause de la crainte qu’inspirait Jeanne aux Anglais. Le tribunal procédait avec partialité et sur les instances des Anglais.

Il entendit toute sorte de bruits au sujet de la reprise de l’habit d’homme. André Marguerie avait déclaré qu’il fallait bien rechercher la vérité sur le changement d’habit mais quelqu’un lui dit de se taire au nom du diable.

Personne n’aurait osé conseiller ou aider Jeanne.

Martin Lavenu

Véridique ; croit que les Anglais par le procès cherchaient à déshonorer le roi de France, parce qu’il gardait avec lui une sorcière.

Croit que si elle avait tenu le parti des Anglais, on n’aurait pas ainsi procédé contre elle.

Nicolas Taquel(troisième notaire du procès)

Il dit croire que si Jeanne ne les avait combattu, les Anglais n’auraient pas procédé ainsi ; et qu’ils désiraient exalter leur parti et abaisser le roi de France.

Pierre Bouchier

Le croit véridique, surtout parce que Jeanne a fait lever le siège d’Orléans.

Nicolas de Houppeville

Le croit véridique ; jamais il n’estima que les Anglais agissaient par zèle de foi ou pour ramener Jeanne à une bonne ligne de conduite.

La rumeur à Rouen était que les Anglais procédaient par haine et peur, et aussi pour déshonorer le roi de France.

Nicolas Caval

Déclare croire que les Anglais n’avaient grande affection pour Jeanne. [Quel sens de l’euphémisme !]

Croit que les Anglais n’avaient pas grand amour pour elle, mais ne sait rien des juges. Croit que les notaires écrivirent fidèlement, sans aucune crainte.

Guillaume du Désert

Le croit véridique ; si elle avait soutenu les Anglais plutôt que les Français, elle n’aurait pas été traitée comme elle le fut.

Croit que les Anglais la haïssaient et la craignaient ; et qu’ils la jugèrent sans doute à cause de ses faits d’armes.

Guillaume Manchon

Sur la haine et la crainte des Anglais : la rumeur dit que jamais les Anglais n’auraient osé mettre le siège devant Louviers sa vie durant.

Croit que les Anglais cherchaient à diffamer le roi de France. Dans sa prédication faite à Saint-Ouen, Guillaume Érard s’écria : Ô noble maison de France ! tu as toujours été sans tache et sans blâme d’erreur ; maintenant ce serait une grande pitié que tu puisses choir dans une telle erreur que d’ajouter foi à cette femme !

André Marguerie

Croit que les soldats anglais haïssaient Jeanne et désiraient sa mort.

Croit que quelques Anglais, gens de peu, procédaient par haine et crainte ; mais il ne le croit pas des ecclésiastiques notables.

Richard de Grouchet

La rumeur à Rouen disait que les Anglais faisaient faire tout par haine et colère.

Jean Le Fèvre

Croit que les Anglais n’aimaient pas beaucoup Jeanne, et que si elle avait été de leur parti, ils n’auraient pas procédé avec tant de zèle et de dureté.

Les Anglais procédaient contre elle par haine, car ils la craignaient beaucoup ; mais ignore si les juges procédaient par haine ou par complaisance. Le procès était mené aux frais des Anglais.

Jean Lemaire

Le bruit courait à Rouen que les Anglais avaient fait faire le procès contre Jeanne à cause de la haine et de la crainte qu’ils en avaient. Dans le procès et les sentences, la justice fut très offensée. On disait plusieurs assesseurs dégoûtés du procès ; certains furent en grand danger de mort, notamment Pierre Morice, l’abbé de Fécamp et Nicolas Loiseleur.

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