#Inspiration de Jeanne
16 témoins :
- Isambert de La Pierre
- Nicolas de Houppeville
- Guillaume Manchon
- Jean Le Fèvre
- Jean de Metz
- Bertrand de Poulengy
- Jean Dunois
- Guillaume de Ricarville
- Simon Beaucroix
- Jean Barbin
- Jean d’Alençon
- Jean Pasquerel, aumônier de Jeanne
- Thibault d’Armagnac, dit Thibault de Termes
- Colette
- Aignan Viole
- Husson Lemaistre, habitant de Rouen originaire d’un village proche de Domrémy
Isambert de La Pierre
- Enquête du cardinal d’Estouteville (3 mai 1452)
Quand elle parlait du royaume et de la guerre, elle paraissait mue par le Saint Esprit ; mais, quand elle parlait de sa personne, elle imaginait parfois. En tout cas, ses dits ne pouvaient la condamner comme hérétique ; s’en rapporte au procès.
Nicolas de Houppeville
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Le croit véridique et que la constance de Jeanne avait convaincu beaucoup de gens des secours spirituels reçus par elle.
- Enquête à Paris et à Rouen (13 mai 1456)
Elle paraissait vingt ans ; était simple et ignorante du droit ; pas en état de se défendre elle-même, elle conservait cependant une grande fermeté : beaucoup en déduisaient qu’elle avait un soutien spirituel.
Guillaume Manchon
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Elle répondait parfois savamment et parfois avec simplicité. Croit qu’elle n’aurait pas été capable de se défendre seule contre tant de docteurs si elle n’avait été inspirée.
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Jeanne était très simple, répondait avec simplicité, mais parfois aussi avec beaucoup de prudence, comme on peut le voir dans le procès. — Croit qu’elle n’aurait pu se défendre dans une cause si difficile contre tant de docteurs, si elle n’avait été inspirée.
Jean Le Fèvre
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Elle répondait très sagement aux interrogations, mises à part les révélations, à tel point que pendant trois semaines il la crut inspirée. [Lefèvre assista à 6 interrogatoires entre le 21 février et 22 mars, puis à autant d’autres séances et délibérations.]
Jean de Metz
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Les paroles de Jeanne et son amour de Dieu l’enflammaient. Il croit qu’elle était envoyée par Dieu ; elle ne jurait pas, aimait la messe et se signait pour prêter serment.
Bertrand de Poulengy
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
Le voyage dura onze jours jusqu’au roi. Ils eurent beaucoup d’inquiétudes mais Jeanne leur répétait de ne rien craindre, car une fois arrivés à Chinon, le noble dauphin leur ferait bon visage.
Jean Dunois
- Enquête à Orléans (22 février 1456)
Interrogé s’il croit que Jeanne fut envoyée par Dieu, et que ses faits de guerre viennent d’une inspiration divine plutôt que d’un talent humain. Dit que oui, et pour plusieurs raisons.
Le soudain changement de vent juste après ses paroles d’espoir, l’entrée du ravitaillement au nez des Anglais beaucoup plus forts, sa vision de saint Louis et de Charlemagne priant Dieu pour le salut du roi et de cette cité, tout lui semble montrer que Jeanne était menée plus par Dieu que par un esprit humain dans sa conduite de la guerre.
Guillaume de Ricarville
- Enquête à Orléans (8 mars 1456)
Lui-même n’a jamais remarqué qu’elle eût fait chose de blâmable ; au contraire il croit qu’elle fut inspirée par Dieu.
Simon Beaucroix
- Enquête à Paris et à Rouen (20 avril 1456)
Jeanne était à son logis lorsque, mue par une inspiration, elle déclara : En nom Dieu, nos gens ont beaucoup à faire !
Elle envoya chercher son cheval, s’arma et fonça vers la bastille de Saint-Loup où l’on attaquait les Anglais. Elle se joint à l’assaut et la bastille fut prise.
Jean Barbin
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Elle reçut la visite de nombreux clercs, Pierre de Versailles, Guillaume Aymeri, et d’autres dont il a oublié le nom, qui l’interrogèrent à leur guise. — Le témoin les entendit raconter qu’elle avait répondu avec beaucoup de sagesse, comme un bon clerc ; ils admiraient ses réponses et les croyaient que d’inspiration divine, vu sa vie et sa conduite.
Ils conclurent qu’il n’y avait en elle rien de mal, ni qui fût contraire à la foi catholique. Aussi, vu la nécessité dans laquelle se trouvaient le roi et le royaume, puisque le roi et ses sujets étaient alors dans une situation désespérée, et sans espoir d’aide quelconque, à moins d’une intervention de Dieu, ils conclurent que le roi pouvait avoir recours à elle.
Jeanne était bonne catholique, et tout ce qui a été fait par elle a été fait par Dieu car elle était louable à tout point de vue : conduite, nourriture, boisson, etc. Jamais il n’entendit jamais dire du mal d’elle ; mais toujours qu’elle était femme bonne et catholique.
Jean d’Alençon
- Enquête à Paris et à Rouen (3 mai 1456)
Pendant l’assaut Jeanne alerta le témoin qu’une machine installée dans la ville allait le tuer. Il se déplaça, et au lieu même qu’il avait quitté, fut tué par cette machine un certain Monseigneur du Lude. Il en conçut une grande peur, et dès lors s’émerveilla des paroles de Jeanne. Tous deux repartirent à l’assaut.
Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)
- Enquête à Paris et à Rouen (4 mai 1456)
Elle disait souvent avoir reçu mission d’agir ainsi. Et quand on lui disait qu’on n’avait jamais vu des choses semblables, ni lu dans aucun livre, elle répondait : Mon Seigneur a un livre dans lequel aucun clerc n’a jamais lu, aussi instruit soit-il.
Thibault d’Armagnac(dit Thibault de Termes)
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Elle était bonne et honnête. Ce qu’elle faisait relevait plus du divin que de l’humain, car elle reprochait souvent leurs vices aux hommes d’armes. Le frère Robert Baignart, qui l’entendit plusieurs fois en confession, disait d’elle que c’était une femme de Dieu, que ce qu’elle faisait venait de Dieu, que son âme et sa conscience étaient bonnes.
Colette
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
Croit fermement que ses faits et ses œuvres étaient plus de Dieu que de l’homme.
Aignan Viole
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
Attendu ce qu’elle a fait et ce qui a suivi, le témoin croit qu’elle était conduite par l’esprit de Dieu, qu’en elle il y avait une force divine, et non pas humaine.
Husson Lemaistre(habitant de Rouen originaire d’un village proche de Domrémy)
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
Se trouvait dans son pays natal, quand Jeanne se rendit à Vaucouleurs demander à Baudricourt d’être conduite au roi ; on disait alors que c’était une grâce de Dieu, et que Jeanne était conduite par l’esprit de Dieu. A entendu dire : qu’elle demanda à Baudricourt des gens pour la conduire auprès du sire dauphin ; qu’elle était réputée bonne et honnête jeune fille ; qu’elle séjourna chez une femme vertueuse, appelée la Rousse, demeurant à Neufchâteau ; qu’elle se confessait volontiers et très souvent et communiait.