Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

#Assesseurs du procès

Isambert de La Pierre

Véridique. Certains assistants agissait avec partialité, comme Cauchon ; certains, comme plusieurs docteurs anglais, par méchanceté et vengeance ; certains docteurs de Paris dans l’espoir d’une récompense ; certains, comme Lemaître, par peur.

Martin Lavenu

Sans certitude quant aux assesseurs, croit qu’une partie avait peur l’autre était partiale.

Jeanne fut amenée à Rouen, détenue dans la prison du château, poursuivie dans un procès en matière de foi à la demande et aux frais des Anglais. Cauchon et d’autres voulurent et obtinrent des lettres de garantie du roi d’Angleterre que le témoin a bien vues entre leurs mains, signée de Laurent Calot. — Certains assesseurs venaient par crainte des Anglais, d’autres parce qu’ils leur étaient favorables.

Nicolas de Houppeville fut mis dans la prison royale pour avoir refusé de participer à ce procès.

Jeanne n’eut aucun conseiller, sauf vers la fin du procès. Nul n’aurait osé la conseiller Jeanne par crainte des Anglais. Les juges envoyèrent une fois quelques conseillers à Jeanne, ils furent brutalement repoussés par les Anglais.

Le sous-inquisiteur Lemaître, avec qui le témoin se rendait souvent au procès, avait été forcé d’y venir.

Frère Ysambard de La Pierre, compagnon du sous-inquisiteur, fut menacé d’être noyé dans la Seine pour avoir voulu une fois conseiller Jeanne.

Ne sait rien.

Thomas Marie

Sur la peur et les pressions déclare que certains intervinrent au procès par crainte, d’autres par partialité.

Déclare que où il n’y a pas libre arbitre, ni procès ni sentence ne valent ; mais ne peut rien dire d’autre que sa déposition ci-dessus si les juges et les assesseurs furent libres.

Jean Riquier

Il est notoire, lui-même le croit, que beaucoup se seraient volontiers abstenus ; et y assistaient plus par peur qu’autrement.

Thomas de Courcelles

À l’époque où Jeanne fut conduite à Rouen, lui-même, étant à Paris, fut convoqué pour le procès par Cauchon ; il se rendit à Rouen en compagnie de Nicolas Midi, Jacques de Touraine, Jean de Rouel, et d’autres dont il ne se souvient pas ; aux frais de ceux qui les conduisaient, dont l’un était Jean de Reynel.

Jean Monnet(secrétaire de Jean Beaupère)

N’a rien su de Jeanne ni de ses parents avant son arrivée à Rouen. Il y alla avec Jean Beaupère, dont il était le serviteur, en compagnie de Pierre Morice, Thomas de Courcelles et d’autres, convoqués peu avant le début du procès.

Jean de Lénizeul(serviteur de Guillaume Érart)

À l’époque du procès il était le serviteur de feu Guillaume Érart ; tout deux étaient venus à Rouen depuis la Bourgogne. Il entendit alors parler du procès mais ne le suivit pas car il dût se rendre à Caen, où il resta jusqu’à la fête de Pentecôte environ.

Pierre Miget

Beaucoup d’assesseurs étaient fort irrités par la sentence rigoureuse et mauvaise. Pour la voix publique le jugement était mauvais.

Guillaume Manchon(principal notaire du procès)

Ceux qui lui paraissaient le plus partisans étaient Beaupère, Midi et de Touraine.

Jean Massieu(huissier du procès)

L’abbé de Fécamp procédait plus par haine de Jeanne et partialité en faveur des Anglais que par zèle de justice.

Guillaume Colles, dit Boisguillaume(second notaire du procès)

Nicolas Loiseleur se faisait passer pour un cordonnier et prisonnier français de Lorraine pour entrer dans la prison de Jeanne et l’inciter à ne pas croire à ces gens d’Église ; car, si tu les crois, tu seras perdue. Cauchon était sûrement au courant, sans quoi Loiseleur n’aurait pas osé agir ; et beaucoup d’assesseurs murmuraient contre lui à ce sujet. Ajoute que Loiseleur mourut subitement à Bâle. Entendit aussi dire que Loiseleur vit Jeanne condamnée à mort, il en eut le cœur touché et monta sur sa charrette pour lui demander sa grâce ; ceci indigna beaucoup d’Anglais présents et Loiseleur ne dût son salut qu’à Warwick, qui lui enjoignit de quitter Rouen au plus vite, s’il voulait sauver sa vie.

Nicolas de Houppeville

N’a jamais estimé que Cauchon procédait pour la foi ou la justice, afin de ramener Jeanne dans le bon chemin, mais par haine contre elle, car elle favorisait le parti du roi de France ; il n’agissait non par crainte mais volontairement. Certains participèrent par complaisance envers les Anglais, les autres par craintes. — L’avis de Pierre Minier n’avait pas été agréable à Cauchon.

A entendu maître Pierre Minier dire que son avis cosigné avec Richard de Grouchet et Pierre Pigache avait été écarté, parce qu’ils ne plaisaient pas, et qu’ils alléguaient le Décret de Gratien.

Jean Lefèvre

Les assesseurs n’avaient pas pleine liberté de s’exprimer de peur d’être mal considérés. En effet on demanda à Jeanne si elle était en état de grâce ; le témoin déclara que Jeanne n’était pas tenue de répondre à une question difficile, mais fut repris par Cauchon : Il vaudrait mieux pour vous que vous vous taisiez.

Jean Lemaire

Le bruit courait à Rouen que les Anglais avaient fait faire le procès contre Jeanne à cause de la haine et de la crainte qu’ils en avaient. Dans le procès et les sentences, la justice fut très offensée. On disait plusieurs assesseurs dégoûtés du procès ; certains furent en grand danger de mort, notamment Pierre Morice, l’abbé de Fécamp et Nicolas Loiseleur.

André Marguerie

A entendu que Jeanne fut au diocèse de Beauvais, à Compiègne, conduite à Rouen, détenue au château, où elle fut jugée en matière de foi, par Cauchon et le sous-inquisiteur, sous l’impulsion des Anglais. — Plusieurs assesseurs se virent reprocher de ne pas avoir parlé assez ouvertement comme les Anglais le voulaient ; mais ignore certains furent en danger de mort. Entendit juste dire que Nicolas de Houppeville refusa de donner son avis. — Certains Anglais procédaient par haine, mais les gens notables avec un bon esprit.

Ne sait rien.

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