Opinio (1456)
- Jean Bochard (~1415–1484)
Éditions
- Quicherat : Fragments (latin) (Procès, t. III, 1845, p. 317-319), fragments, d’après le ms. 5970 de la BnF.
- Lanéry d’Arc : Texte complet (latin) (Mémoires et consultations, 1889, p. 269-276), d’après le ms. 5970.
- Duparc : Texte complet (latin) (Procès en nullité, t. II, 1979, p. 257-265), d’après le ms. 5970.
- Ayroles : Traduction (français) (Vraie Jeanne d’Arc, t. I, 1890, p. 437-446).
Sources manuscrites
- BnF : Manuscrit Latin 5970
[XVe siècle.] L’un des trois exemplaires authentiques du procès de Réhabilitation. — f°144 r° à 151 r°.
Incipit :
Cum citra paucos dies propter nonnulla mee Abrincensis ecclesie agenda Ad hanc parisiensem civitatem venissem…
Arrivé quelques jours plus tôt à Paris pour des affaires concernant mon église d’Avranches…
Ms. latin 5970, fol. 151 r° (Source gallica.bnf.fr / BnF)
Note : Le mémoire ne figure pas dans les deux autres exemplaires authentiques. Le ms. Latin 17013 (BnF) n’inclut que celui de Gerson ; le ms. Stowe 84 (British Library) ne contient pas ceux de Basin, Bochard et Montigny.
Chronologie
1456
-
Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc. — Appelé à Paris pour les affaires de son diocèse, Bochard y rencontre les juges délégués par le pape pour examiner le procès de Jeanne d’Arc. Ils sollicitent son avis par écrit.
Son bref mémoire sera inclus dans les actes officiels du procès.
1753
-
Lenglet du Fresnoy évoque le mémoire dans le deuxième volume de son Histoire de Jeanne d’Arc, où il décrit le manuscrit Latin 5970 de la Bibliothèque du roi.
Ce traité est court et succinct, mais plein de bon sens. Nos évêques en étaient bien pourvus. L’auteur y examine le fond et la forme de la procédure de l’an 1431, par laquelle on condamna la Pucelle Jeanne. Par rapport au fond, il traite sagement les prétendues apparitions de cette fille, son changement d’habit, sa soumission à l’Église et sa rétractation. Il dit ensuite quelque chose sur les nullités des formes de l’ancienne procédure. Ce prélat avait été consulté par les commissaires du pape Calixte III.
1790
-
L’Averdy, Notices des manuscrits, t. III.
Jean, évêque d’Avranches. (Note. Son nom était Jean Bouchart ou Boucart.) (p. 295).
L’évêque d’Avranches examine la forme et le fonds du procès de condamnation : on voit par la discussion sommaire dans laquelle il entre, qu’il croit à la réalité des apparitions de Jeanne, comme très vraisemblable. Ce sont des réflexions abrégées, mais assez bien vues, d’un prélat voyageur qui n’a pas le temps de faire un long discours, et ce n’est pas un des moindres ouvrages faits en faveur de Jeanne. (p. 520).
1845
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Quicherat, Procès, t. III, p. 317-319, édite quelques fragments du mémoire, d’après le ms. 5970, et commente, Procès, t. V, 1849, p. 466 :
Le mémoire de l’évêque d’Avranches n’est qu’un avis très succinct donné à la requête du tribunal pendant un court séjour que ce prélat fit à Paris en 1456. Il déclare n’avoir lu, pour former son opinion, que le sommaire du procès qu’il attribue à Paul Pontanus, lorsqu’il est prouvé que ce sommaire est de Théodore de Leliis.
1888
-
Joseph Fabre, Procès de Réhabilitation, t. II, 1888, p. 183 :
Un huitième mémoire, très court et très superficiel, était l’ouvre de Jean Bochard, dit de Vaucelle, évêque d’Avranches.
1889
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Lanéry d’Arc, Mémoires et consultations, p. 269-276, édite le texte complet, d’après le ms. 5970.
1890
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Le père Ayroles, Vraie Jeanne d’Arc, t. I, p. 437-446, traduit le mémoire en français.
C’est encore un des plus doctes personnages de son temps que Jean Bochard, dit de Vaucelles, évêque d’Avranches, dont le court mémoire a trouvé place dans l’instrument du procès de réhabilitation. [...] Son mémoire sur la Pucelle est reproduit ici tout entier, à raison même de sa brièveté. On y trouvera sur le mont Saint-Michel de Normandie une remarquable particularité, qui a échappé aux auteurs des mémoires précédents. La phrase de Bochard est longue et prolixe. On dirait une imitation gauche et mal réussie de la période cicéronienne.