Documentation : Thalamas, A. France (1904-1908)
Thalamas et Anatole France 1904-1908
Revue catholique des institutions et du droit janvier 1904
Compte-rendu de l’ouvrage : Six mois d’Histoire Révolutionnaire de Marius Sepet, par le père Ayroles.
Critique favorable du dernier volume de Marius Sepet consacré à la Révolution. Après avoir résumé l’ouvrage, le père Ayroles s’étend sur la persécution et la valeureuse résistance du clergé :
Sur les cent trente-cinq évêques de France, l’histoire n’en a que quatre à flétrir du surnom de Jureurs ; on s’accorde assez à dire que parmi les ecclésiastiques du second ordre, l’odieuse épithète ne s’applique qu’à un sixième.
Il termine par un conseil :
Les adversaires passent sous silence les gloires catholiques, quand ils ne les dénigrent pas ; à nous de les faire ressortir ; il y a matière ; l’éloquence de l’abbé Maury ne le cède pas à celle de Mirabeau.
Source : Revue catholique des institutions et du droit, 32e année, 1er semestre, 2e série, 32e volume, p. 91-96.
Lien : Gallica
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
Revue catholique des institutions et du droit mars-août 1904
Longue études du père Ayroles en six parties : Les iniquités du procès de condamnation de la Vénérable Jeanne d’Arc.
En vingt-cinq points, le père Ayroles récapitule les vices principaux du procès de condamnation, essentiellement d’après les mémoires des théologiens de la réhabilitation.
On y apprend également que :
- Le tome I de la Vraie Jeanne d’Arc est paru le 1er mai 1890.
- Ayroles fut en contact avec le père Arthur Captier, postulateur de la cause (lors de son introduction), entre 1889 et 1892.
- Lorsqu’il rédige son étude, Ayroles est manifestement en froid avec le chanoine Dunand. Un désaccord avait effectivement émergé entre les deux théologiens à propos de l’abjuration de Jeanne d’Arc, lors de la commission à Orléans sur l’héroïcité des vertus en avril 1901. Dunand avait relaté leur échange dans son étude sur la Légende anglaise de Jeanne renégate et parjure, publiée l’année précédente.
Source : Revue catholique des institutions et du droit, 32e année, 2e série, vol. 32 (1er semestre : mars, avril, mai, juin) et vol. 33 (2nd semestre : juillet, août).
Liens :
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
Études 5 mai 1904
Contribution du père Ayroles : Pie X et la Vénérable Jeanne d’Arc.
Pie X, dans sa première encyclique : E Supremi (4 octobre 1903), fait de l’expression de Saint Paul : Omnia instaurare in Christo (Tout restaurer dans le Christ, Éphésiens, I, 10) son fil conducteur. Le père Ayroles reprend ce mot d’ordre qu’il adapte à son idée de toujours : la régénération de la France passe par la royauté de Jésus-Christ.
Cet essai peut-être considéré comme une version abrégée et actualisée de Jeanne d’Arc sur les autels. Les références historiques ne renvoient plus à Quicherat mais à la Vraie Jeanne d’Arc.
Le style reste tout aussi incisif. À propos du naturalisme face au surnaturel dans l’histoire de Jeanne d’Arc :
[Le naturalisme] tourne le dos à la lumière, se bande les yeux pour avoir le droit de crier que le soleil n’existe pas.
Source : Études (des pères jésuites), 41e année, tome 99 (avril-mai-juin 1904), p. 337-358.
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[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
La Croix 7 mai 1904
Annonce de la publication dans la Revue catholique des institutions et du droit de la série d’articles du père Ayroles : Les iniquités du procès de condamnation de la Vénérable Jeanne d’Arc. [Voir]
Lien : Retronews
Aujourd’hui, M. l’abbé J.-B.-J. Ayroles, dont les savants travaux sur Jeanne d’Arc ont été pour beaucoup dans les progrès du procès de béatification de la vénérable héroïne, donna à la Revue un article très nourri de faits et de raisons sur les Iniquités du procès de condamnation de la Vénérable Jeanne la Pucelle. C’est un régal offert à tous les amateurs de notre histoire nationale.
Le même article dans la Vérité du même jour.
Lien : Retronews
L’Univers 22 mai 1904
Annonce pour la Vraie Jeanne d’Arc à l’occasion des fêtes johanniques.
On y apprend que la seconde édition de Jeanne sur les autels est épuisée.
Lien : Retronews
La vraie Jeanne d’Arc, par le P. J.-B.-J. Ayrolles, S. J. Cinq volumes in-4° de 600 à 800 pages. Vitte, Lyon, place Bellecour, 3 ; Paris, rue de l’Abbaye, 14.
Nous voici aux fêtes de Jeanne d’Arc. C’est l’heure de rappeler ce grand ouvrage. Chaque volume forme un tout complet, parce qu’il est exclusivement consacré à une des phases de la miraculeuse histoire. [Index des volumes.]
Volume complémentaire : L’Université de Paris au temps de Jeanne d’Arc, et la cause de sa haine contre la libératrice, in-4°, XVI-260 pages. Jeanne d’Arc sur les autels et la régénération de la France, 2e édition, épuisée.
Le Père Ayroles est l’homme le mieux renseigné que je sache au monde sur Jeanne d’Arc.
Le plus compétent des juges, Mgr Touchet, dans une circulaire à ses diocésains.
La Vérité 20 juin 1904
Réponse à un panégyrique de Jeanne d’Arc paru dans la Semaine Religieuse de Lyon, qui accuse Charles VII et sa race oublieuse d’ingratitude. L’auteur rejette l’idée en s’appuyant notamment sur le père Ayroles.
Lien : Retronews
Jeanne d’Arc et Charles VII. — La Semaine Religieuse de Lyon publie un fort remarquable discours, prononcé à la Primatiale sur la Sainteté de Jeanne d’Arc. On y lit pourtant, pages 82, 83 :
Elle fut abandonnée, indignement abandonnée et par Charles VII lui-même. Ah ! les rois, race oublieuse !
C’est au cœur de la mère de Jeanne d’Arc que reviendrait l’honneur du procès de réhabilitation. Il y a dix ans déjà Mgr Geay, alors archiprêtre de la Primatiale, avait parlé de la même manière, et c’est très regrettable en pareil lieu, où l’on ne devrait pas ainsi falsifier l’histoire.
[Puis l’article de citer les historiens pour amoindrir l’ingratitude de Charles VII : L’Averdy, Charles de Beaurepaire, Du Fresne de Beaucourt, Vallet de Viriville et enfin le père Ayroles :]
Le P. Ayroles, dans La Vraie Jeanne d’Arc, rend le même hommage à Charles VII.
Et voilà les rois, race oublieuse. D’ailleurs Charles VII n’est qu’un roi : eût-il été oublieux
on n’a pas le droit de dire que tous le sont.
Chose piquante, la fête de Jeanne d’Arc à Orléans a toujours eu lieu sous les rois ; elle n’a été oubliée et supprimée que par les représentants du peuple de 1793 à 1803 : il a fallu que Bonaparte, encore un représentant de la race oublieuse des rois
, fit rétablir cette solennité nationale !
Autre erreur qu’il faut relever dans le panégyrique de Jeanne d’Arc, publié par la Semaine Religieuse :
La pure dynastie française, misérablement représentée déshonorée, réduite aux abois, allait, etc.
Parler ainsi de Charles VII, en 1429-1431, c’est le calomnier. Il était, dit le P. Ayroles, très pieux et très moral à l’arrivée de la Pucelle
(II, 46 51 ; III, 6).
L’Éclair 4 août 1904
Démenti de différentes rumeurs sur la béatification, entretenues tant chez les anticléricaux (pour qui la cause serait une opération politique) que chez certains catholiques (qui en craignent un ajournement dû aux relations tendues entre la France et le Saint-Siège).
Remettons les choses au point. De leur examen, il résulte que la cause de la béatification de Jeanne d’Arc a été soutenue bien avant qu’on la puisse faire servir de tremplin à une politique religieuse quelconque — et que cette cause, loin d’avoir été arrêtée, par on ne sait quel accès de mauvaise humeur prêté au nouveau pape, va son train en cour de Rome, et bon train.
Suit un bref exposé de la procédure, du rôle des historiens (mention d’Ayroles) et de l’étape en cours : la reconnaissance des miracles.
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La Béatification de Jeanne d’Arc : les miracles qu’on lui prête. — La causé de Jeanne d’Arc à Rome. — Les ultra et les révolutionnaires. — Notes tendancieuses. — Les miracles invoqués suffisent-ils ? — Propos inexacts prêtés à Pie X.— Où on est la béatification.
Depuis quelques semaines circule une note touchant à la béatification de Jeanne d’Arc, qui, fût-ce au seul point de vue de l’information, ne saurait passer sans examen ni contrôle.
Le temps n’est plus où, l’amour de la patrie dominant nos querelles intestines, le nom de Jeanne était un gage de paix et de concorde. Libres-penseurs et dévots lui témoignaient une égale admiration en souvenir des grandes choses qu’elle avait accomplies pour la gloire de la France et du martyre qui en fut la seule récompense. Un mauvais vent a soufflé sur ce pays, qui en est tout agité. Le patriotisme, jusqu’à ce jour intangible, est mis en discussion, et le drapeau est humilié par les défenseurs des hôtes mêmes qu’il abrite dans les palais officiels. Jeanne d’Arc est devenue suspecte, et l’on trouve prétexte à d’acrimonieuses observations, dans le procès que Rome instruit — et dont le résultat sera cependant pour flétrir l’acte de quelques-uns des hauts dignitaires de l’Église.
Le monopole de cette attitude n’est point que le fait des internationalistes, à un autre point de vue, des Français, dont le patriotisme n’est point douteux, irrités du désaccord entre la France et le Saint-Siège, croient pouvoir répandre le bruit que Jeanne d’Arc, victime expiatoire de nos discordes, va payer les frais du conflit. En sorte que, tandis que, d’un côté, on dénonce comme une manœuvre cléricale le procès en béatification de l’héroïne française, de l’autre côté, des esprits rares il est vrai, se féliciteraient de voir le pape nouveau ajourner la cause en ce moment pendante.
Remettons les choses au point. De leur examen, il résulte que la cause de la béatification de Jeanne d’Arc a été soutenue bien avant qu’on la puisse faire servir de tremplin à une politique religieuse quelconque — et que cette cause, loin d’avoir été arrêtée, par on ne sait quel accès de mauvaise humeur prêté au nouveau pape, va son train en cour de Rome, et bon train.
C’est Quicherat, le plus illustre des historiens de Jeanne d’Arc, qui, le premier, s’étonna et regretta que cette sainte n’obtint pas le culte réservé aux saints
. C’est en 1869 que Mgr Dupanloup adressa à Rome une supplique contresignée par de nombreux évêques, afin que la Congrégation des Rites examinât la cause de la Pucelle. Léon XIII s’y était entièrement dévoué. C’est le 6 janvier dernier qu’a été rendu le décret d’héroïcité. Il reste maintenant à établir qu’après sa mort Jeanne a accompli des miracles.
On dira que le plus important des miracles, elle l’a accompli durant sa vie, et que cela suffit à la faire monter sur les autels de la patrie. C’est entendu. Mais il s’agit, pour l’Église, de faire une sainte ; elle a sa procédure séculaire et nous n’avons pas la prétention d’y changer quelque chose…
Les historiens sont nombreux qui vinrent à la rescousse de Rome pour la première partie de sa tâche : M. Ayroles, M. Dunand, M. Henri Debout, qui a établi, le premier, que Jeanne d’Arc n’avait pas que traversé Arras, mais qu’elle avait fait, en la prison de cette ville, un long séjour (Jeanne d’Arc et les villes d’Arras et de Tournai). La lettre de Pie X, que produit ce dernier historien, le félicitant parce qu’à tous les Français, il montre dans Jeanne d’Arc le modèle achevé des plus nobles vertus…
, répondrait seule à l’hostilité prêtée au pape dans une cause qui ne lui est certainement pas moins chère qu’à son prédécesseur. N’étant que le cardinal Sarto, ne l’avait-il pas déjà prise en mains ?
Et cependant on s’est plu à annoncer dans le monde catholique — ce dont s’est réjoui l’autre — que le procès était remis sine die.
Plus récemment, un jeune séminariste rendait compte dans la Semaine religieuse de son diocèse d’une audience accordée par le pape à sa famille, à l’époque, du pèlerinage des médecins catholiques à Rome. Le narrateur mettait dans la bouche de Pie X les propos les plus graves au sujet des miracles présentés par le postulateur dans la cause de Jeanne d’Arc. Pie X aurait déclaré qu’il ne pouvait les admettre parce qu’ils n’étaient pas de premier ordre
. Les journaux catholiques ont reproduit cette information qui a ému les amis de Jeanne d’Arc et réjoui ses adversaires. On chuchotait, chez les ultra, que c’était une des réponses du Souverain Pontife à l’attitude de la France officielle. La supposition était bien invraisemblable. Un personnage qui s’est livré à une enquête dans la sphère des congrégations romaines, étant à Paris, allait pouvoir nous dire sur ce point la vérité. Il a bien voulu répondre aux questions suivantes :
— Le Pape a-t-il tenu, touchant le procès en béatification de Jeanne d’Arc, les propos qu’on lui prête ?
Sa Sainteté Pie X n’a pas prononcé les propos qu’on lui prête, dont l’origine est probablement l’insuffisante connaissance de la langue italienne chez les interlocuteurs du Souverain Pontife. Si le pape a parlé (ce que j’ignore, mais ce qui est très possible) de Jeanne d’Arc et des miracles requis pour la béatification, il n’a pu que tenir ce propos : Les miracles requis pour la béatification doivent être de premier ordre pour être admis.
Ce principe est très vrai. Pie X a bien pu le proclamer une fois de plus, mais n’a pas certainement donné son opinion sur les miracles allégués dans la cause. En effet 1° ces miracles n’ont pas encore été soumis au jugement du Souverain Pontife ; 2° le sentiment du chef de l’Église, sur une question de cette importance n’est jamais donné qu’officiellement et dans les formes prescrites.
Nous avons demandé :
— Le postulateur de la cause a-t-il recueilli le nombre des miracles prescrits ? Quels sont-ils ?
Notre interlocuteur s’est refusé à nous donner les détails précis sur les miracles invoqués, mais nous a répondu :
Le postulateur de la cause, M. Hertzog, procureur de Saint-Sulpice à Rome, a profité de la présence de Mgr Touchet, évêque d’Orléans, à Rome, en janvier dernier, pour réunir le dossier des quarres miracles, dûment constatés, qu’il compte présenter au jugement de la cour romaine. On s’est même assuré, dans la circonstance, que les personnes, guéries miraculeusement, vivaient encore et se trouvaient en bonne santé : conditions requises pour qu’un miracle soit allégué eu faveur d’une cause de saint.
Actuellement, chaque miracle est entre les mains d’un avocat et d’un médecin qui doivent, chacun dans leur sphère, en requérir l’admission par les tribunaux romains, et nous savons que les conclusions, préparées par les hommes du droit comme par ceux de la science, sont pour l’admission de ces miracles. La cause viendra en première instance durant l’hiver seulement.
— Prévoit-on l’issue du procès ?
Avant le jugement sur le fond, il y a encore à requérir une décision sur la forme ; il s’agit d’une sentence de validité des procès pontificaux engagés dans les diocèses pour l’examen des miracles. Si je ne me trompe, c’est le tribunal de la Rote qui doit rendre cette sentence. On l’attend avec certitude pour novembre prochain.
Aussitôt après viendront, devant la Congrégation des Rites, les trois instances sur le fait même des miracles et si, comme on est autorisé à le croire et à l’espérer, tout se déroule sans entraves ni incidents imprévus, dans deux ans tout sera fini, et avant l’été de 1906, Jeanne d’Arc aura été béatifiée par l’Église.
Ces déclarations sont assez précises pour mettre fin aux commentaires tendancieux recueillis de divers côtés.
Semaine religieuse de Saint-Dié 30 septembre 1904
Cour article : Saint Michel et Jeanne d’Arc, constitué pour moitié des paroles de Jeanne concernant saint Michel, extraites du tome II de la Vraie Jeanne d’Arc.
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Saint Michel est la véritable explication des merveilles accomplies par Jeanne d’Arc ; c’est celle que donne Jeanne elle-même. L’Archange l’a suscitée, formée et conduite ; il l’assiste tous les jours sans jamais lui faire défaut ; autant d’expressions tombées des lèvres de l’héroïne. Elle va plus loin, elle lui attribue sa mission tout entière. — (La France et le Sacré Cœur, R. P. Alet, p. 56.)
Saint Michel apparut plusieurs fois à la jeune bergère, il lui révéla sa mission, il l’aida constamment à la remplir, et plus tard, Jeanne disait à ses juges :
Je le voyais comme je vous vois.C’est pourquoi, après la délivrance d’Orléans, prédite par S. Michel et accomplie le 8 mai, jour de sa fête, Charles VII fit peindre sur ses drapeaux l’image de l’Archange avec deux belles devises tirées du prophète Daniel. L’une portait :Voici que Michel le grand prince est venu à mon secours, l’autre :Nul ne m’assiste en toutes ces choses, si ce n’est saint Michel votre prince.— (id., p. 61, 62.)
Voici quelques témoignages de Jeanne elle-même dans ses réponses à ses juges. Nous les empruntons à l’ouvrage du R. P. Ayroles : La Paysanne et l’Inspirée.
Saint Michel m’apparut le premier, il était accompagné de bien des anges du Paradis. Je les ai vus aussi bien que je vous vois vous-mêmes (p. 140).
Saint Michel me disait qu’il me fallait quitter mon pays et venir en France, que je devais faire lever le siège d’Orléans. (p. 139).
Quand saint Michel vint vers moi, il me dit que sainte Catherine et sainte Marguerite viendraient, il m’ordonna de me conduire d’après leurs conseils (p. 146).
Saint Michel ne m’a jamais fait défaut, il me conforte tous les jours. J’entends ce confort par le moyen des saintes Catherine et Marguerite (p. 157).
Tout ce que j’ai fait de bien, c’est par le commandement des voix que je l’ai fait : il a plu ainsi à Dieu pour rebouter les adversaires du roi. Mon fait n’a été qu’un ministère (p. 165).
L’Éclair 5 décembre 1904
En pleine affaire Thalamas, l’article se réfère au père Ayroles pour répondre aux affirmations historiques du professeur dans sa lettre au Temps.
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Dans sa lettre, Thalamas écrivait :
Afin de montrer aux élèves que l’histoire de Jeanne n’était pas le résultat d’une révélation indiscutable mais d’un travail critique, souvent difficile, j’ai rappelé qu’un historien, Lesigne, avait pu élever des doutes sur son exécution en citant des documents et qu’on n’avait levé cette objection qu’en affirmant, avec vraisemblance d’ailleurs, l’existence d’un imposteur qui s’était fait passer pour Jeanne après sa mort.
— Le Temps, 5 décembre
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Ernest Lesigne, journaliste et essayiste républicain et anticatholique, avait publié en 1889 : Vie de Jeanne d’Arc, la fin d’une légende, où il soutenait que Jeanne était née en 1409, qu’elle n’avait pas été brûlée à Rouen, mais avait poursuivi sa vie sous le nom de Jeanne des Armoises jusqu’à sa mort en 1440.
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[Premier article sur les manifestations :]
Pour Jeanne d’Arc : Les manifestations d’hier. — Plus de deux cents arrestations.
Les manifestations en l’honneur de Jeanne d’Arc ont continué hier. À 2 h. 1/2, il y avait plus de 2.000 personnes sur la place de la Concorde. Les manifestants arrivaient par petits groupes et eu silence, mais la consigne, d’une extrême sévérité, était de se saisir de toute personne qui jetterait un cri, quel qu’il fut. […]
[Deuxième article sur la lettre de Thalamas :]
M. Thalamas se défend. Jeanne d’Arc a-t-elle été brûlée ? : Une lettre de M. Thalamas au Temps. — Ses arguments. — Il nie son rôle décisif. — Talbot, régent pour le roi d’Angleterre, le reconnaît. — Le bûcher de Jeanne d’Arc contesté. — Le paradoxe et le fanatisme.
M. Thalamas, d’ordinaire si abondant en propos oiseux et vains, s’était à peu près tu. Quelques reporters avaient bien pénétré jusqu’à lui, mais il était demeuré plus que discret sur la nature des paroles qu’avant le ministre, l’indignation du pays vertement corrigea. Dans une lettre adressée au Temps hier soir, M. Thalamas expose en accusé, qui n’est point tenu à la vérité, ce qu’il a dit. […]
Il n’est pas prouvé que Jeanne d’Arc a été brûlée M. Lesigne a même fait la preuve du contraire. La sentence ne fut pas exécutée et la preuve, c’est que de ce procès nous avons toutes les pièces : il ne nous manque que les comptes du bourreau. Jeanne d’Arc échappa au bûcher, sa maria et eut des enfants.
Pour attester la réalité de Jeanne d’Arc, de son rôle héroïque et de son épouvantable fin, il y a des Michelet, des Quicherat, des Wallon, des Dubout, des Ayroles, des Dunant, des de Beaucourt. M. Thalamas, pour en douter, a M. Lesigne.
On retrouvera le même article en fin d’année dans plusieurs journaux républicains, lorsque ressurgira l’affaire. Liens (Retronews) :
- L’Événement (6 déc.)
- La Souveraineté nationale (7 déc.)
- Le Grand National (7 déc.)
- Le Petit Caporal (7 déc.)
- Paris (7 déc.)
- Le Petit Moniteur universel (8 déc.)
- Le Libéral (8 déc.)
- La France (8 déc.)
- La Nouvelle Presse (8 déc.)
- Le Constitutionnel (9 déc.)
L’Univers 6 décembre 1904
Eugène Tavernier s’appuie sur les travaux du père Ayroles pour établir un parallèle entre la fièvre de reniement
qui se propage en France et la révolte d’une partie des clercs parisiens à l’époque de Jeanne d’Arc.
Lien : Retronews
[…] Comme du temps de Jeanne d’Arc, il y a parmi nous un monde foncièrement hostile à l’esprit qui a fait notre force et qui demeure notre ressource.
Cette université de Paris qui condamna l’héroïne avait subi une déviation et une altération dont nous pouvons mieux juger qu’autrefois. L’infidélité religieuse avait atteint ces prêtres les poussaient de la sorte à trahir la justice et la patrie. Comment ils étendaient ainsi leur crime, on le voit dans les travaux récents inspirés par l’amour de la mémoire de Jeanne, d’Arc, notamment dans le grand ouvrage où le R. P. Ayroles a publié une multitude de documents. Un des gros volumes composés par le savant religieux est consacré à décrire l’Université de Paris au temps de Jeanne d’Arc : il montre le désarroi des esprits et des consciences, désarroi qui provenait des fausses doctrines et d’un instinct de révolte.
Fausses doctrines, instinct de révolte, c’est le spectacle dont nous sommes les témoins et les victimes. Les athées d’aujourd’hui remplissent la fonction qui enthousiasmait les gallicans d’alors, obstinés à dénaturer l’idéal qu’ils prétendaient servir. De la falsification des principes résultait pour la France l’affaiblissement, l’apostasie, la honte.
Le Gaulois 8 décembre 1904
Interview du père Coubé au sujet des propos de Thalamas et de Clemenceau accusant l’Église et l’enseignement jésuite de ne pas parler pas du procès de Jeanne d’Arc qui les gêne
. Le père répond en énumérant nombre d’historien ecclésiastique qui en ont abondamment parlé, dont le père Ayroles.
Lien : Retronews
Un panégyriste de Jeanne d’Arc : Conversation avec le Père Coubé
Le R. P. Coubé ne s’attendait guère à être mis en cause, dans l’affaire Jeanne d’Arc-Thalamas, d’abord par M. Thalamas lui-même, ensuite par M. Clemenceau qui a longuement commenté dans son journal l’argument que le professeur a cru pouvoir invoquer pour sa défense, à savoir qu’un de ses élèves aurait fait une conférence sur Jeanne d’Arc, non pas d’après ses propres indications, mais d’après un panégyrique prononcé naguère par l’éminent Jésuite. Il nous a paru d’autant plus intéressant de donner la parole à ce religieux sur un incident, dont je dois dire qu’il m’a semblé porter allègrement la responsabilité, telle qu’on la lui veut faire assumer.
L’incident Thalamas, a bien voulu nous déclarer le Père Coubé, ayant tourné à la gloire de Jeanne d’Arc, en faisant souffler un vent généreux de patriotisme parmi la jeunesse de France, je ne puis que me féliciter d’y être pour quelque chose.
M. Clemenceau prétend que, si la Chambre avait su qu’elle avait en réalité à juger entre un Jésuite et un universitaire, elle n’aurait pas hésité un seul instant à se prononcer pour celui-ci. Alors, sans entendre les raisons ? Il serait plus juste de juger les faits et les opinions et de laisser de côté les personnes. Quelle est donc la thèse que j’ai soutenue dans la chaire de Notre-Dame et qui a déplu à M. Thalamas et qui paraît monstrueuse à M. Clemenceau ? J’ai dit que Jeanne d’Arc voyait en Charles VII le lieutenant du Christ et dans le Christ le vrai roi de France.
J’ai cité dans le texte original et j’ai traduit les propres paroles de l’héroïne, telles qu’elles sont consignées dans le procès verbal de sa mort, et j’ai puisé ce texte, non dans le P. Loriquet que M. Clemenceau méprise sans le connaître, mais dans des universitaires comme Quicherat et Wallon. Le voici : locum tenens Regis cœlorum qui est Rex Franciæ. [Note. — L’Histoire de France du père Loriquet (1767-1845), jésuite, était souvent alléguée comme preuve du biais des catholiques.]
Quand le directeur de l’Aurore me reproche d’insulter le patriotisme, en le confondant avec le paganisme, il me prête gratuitement des sentiments que j’ai en horreur. Je suis aussi bon patriote et aussi bon Français que n’importe qui. Puisque M. Clemenceau incrimine mon panégyrique de Jeanne d’Arc, il aurait pu se donner la peine de le lire : il y aurait trouvé dès les premières pages un éloge de la France et du patriotisme qu’il aurait pu faire plus littéraire et plus élégant, c’est possible, mais certainement pas plus sincère, ni plus vibrant.
L’Église et la jésuitière, dit M. Clemenceau, ne parlent pas du procès de Jeanne d’Arc qui les gêne, et M. Thalamas a dû combler cette lacune. On sait avec quelle science il l’a fait, puisqu’il a mis en doute la mort de Jeanne sur le bûcher, ce que le Père Loriquet n’aurait jamais osé dire. Mais il est faux que les historiens ecclésiastiques esquivent cette question. Personne ne l’a traitée plus longuement qu’eux. Lisez MM. Dunand, Debout et le Père Ayroles et les éloquents panégyriques de Mgr Touchet. Moi-même j’ai fait, l’an dernier, à la salle Humbert de Romans, devant trois mille auditeurs, une conférence où je n’ai pas craint d’aborder la question du procès. J’ai réfuté la calomnie qui fait de Jeanne d’Arc la victime de l’Église, alors qu’elle a été condamnée par des membres de l’Université de Paris, revêtus de l’habit et du caractère sacerdotal, il est vrai, mais si peu représentants de l’Église qu’ils substituaient leur juridiction à celle du Pape, invoquée par Jeanne, et que la plupart d’entre eux se détachèrent bientôt de l’unité pour tomber dans le schisme au concile de Bâle. M. Clemenceau sait qu’il y eut de tout temps des prêtres indignes, révoltés contre le Saint-Siège, et même des défroqués, et qu’il serait injuste d’attribuer leurs actes à l’Église. Cette conférence, je suis prêt à la recommencer et je le ferai quand il me plaira.
La conférence dont il s’agit a été publiée en brochure. L’accueil que lui a fait le grand public catholique compensera très largement, pour le Père Coubé, les critiques de M. Thalamas et de quiconque ne veut voir en Jeanne d’Arc qu’une hallucinée.
Julien de Narfon
L’Univers 14 décembre 1904
L’amiral de Cuverville, sénateur, invite l’Univers a publier un Acte d’hommage au Sacré-Cœur (en opposition au Serment maçonnique), pour une rénovation de la France par la royauté du Christ
. C’est le programme politique du père Ayroles, qu’il cite :
Jésus-Christ roi ! C’est en proclamant cette vérité, disait avec raison le Père Ayroles que Jeanne d’Arc a ressuscité la France !
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La lettre de Cuverville est reproduite dans l’Écho du Centre du 17 décembre, et sans doute dans d’autres quotidiens de province.
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M. l’amiral de Cuverville fait à M. François Veuillot l’honneur de lut écrire :
Paris, 12 décembre.
9, rue Jean-Bart (VIe arr.).Mon cher monsieur François,
Voici le moment de rappeler aux catholiques français l’acte d’hommage auquel nous les convions depuis trois ans pour la fête de Noël, anniversaire du baptême des Francs ; s’ils répondent à cet appel, nos gouvernants auront beau proclamer l’État athée, la France n’en restera pas moins aux yeux de Dieu, une nation fidèle, digne par conséquent de ses bénédictions si nécessaires à l’heure présente.
La Croix du Nivernais, en reproduisant ces jours derniers la formule du
Serment maçonnique, pressait les catholiques français d’opposer à ce serment le serment de fidélité contenu dans l’acte d’hommage que nous préconisons.[…]
Aucune rénovation n’est possible si nous n’acclamons pas tout d’abord la royauté du Christ et celle de sa très sainte Mère sur notre France si cruellement éprouvée, — et si nous n’allons pas chercher dans l’Évangile les matériaux de la reconstruction.
Jésus-Christ roi ! C’est en proclamant cette vérité, disait avec raison le Père Ayroles que Jeanne d’Arc a ressuscité la France !
Renouvelons-lui donc, en la fête de Noël, l’hommage de notre fidélité.
Il serait utile que l’acte d’hommage fût reproduit par la presse catholique ; je le joins à cette lettre.
Agréez, mon cher monsieur François, la nouvelle expression de mes bien affectueux et dévoués sentiments.
Vice-amiral de Cuverville.
Acte d’hommage au Sacré-Cœur :
Ô Christ Jésus, fils du Dieu vivant, vrai Dieu et vrai homme, véritablement présent dans l’hostie sainte, moi, citoyen français, en mon nom et au nom de ma famille, en union avec toute la France catholique, je vous reconnais librement et solennellement comme souverain seigneur et maître, et comme chef suprême de la patrie française.
À ce titre, je jure, à votre Sacré-Cœur, fidélité inviolable, mettant à votre service ce que je suis, ce que je possède, et ma vie même s’il vous plaît d’en disposer.
Dans la mesure de mes forces et de ce que vous me donnerez d’influence et de liberté, je vous promets de travailler à rétablir, par votre Sacré-Cœur, votre règne social sur la France.
Je confie ce serment au Cœur immaculé de Marie, Mère de Dieu et Mère des hommes, Reine de l’univers et spécialement Reine de France.
Cœur sacré de Jésus, régnez sur la France !
Cœur immaculé de Marie, régnez, vous aussi,sur la France !
Pratique : Renouveler annuellement cet acte devant le Très Saint-Sacrement (de préférence le Jour de Noël, anniversaire du baptême des Francs). — Y conformer sa vie publique. — Propager cette dévotion.
Imprimatur,
Blesis [Blois], die 17 januarii 1904,
✝ Carolus, Ep. Blesensis [Mgr Charles-Honoré Laborde, évêque de Blois].
Prix franco : 5 francs le mille, 0,75 fr. le cent. — Adresser les commandes à la grande imprimerie de Blois, 2, rue Haute, Blois.
La Croix 14 décembre 1904
Lettre de l’amiral de Cuverville très similaire à celle publiée dans l’Univers du même jour, moins le texte de l’Acte d’hommage au Sacré-Cœur. Même citation du père Ayroles :
Jésus-Christ roi ! C’est en proclamant cette vérité, disait avec raison le Père Ayroles que Jeanne d’Arc a ressuscité la France !
Lien : Retronews
Le 7 décembre dernier, la Croix de Paris, dans un magistral article de
Cyr, rappelait aux catholiques que tout pouvoir vient de Dieu.[…]
Jésus-Christ Roi ? C’est en proclamant cette vérité, a dit avec raison le P. Ayroles, que Jeanne d’Arc a ressuscité la France ! Au jour de Noël, renouvelons donc au Christ-Roi l’hommage de notre fidélité !
Vice-amiral de Cuverville,
sénateur.Paris, le 11 décembre 1904.
La Vérité 14 décembre 1904
Le journal revient sur l’affaire Thalamas, et mentionne Ayroles :
Un professeur qui ignore, — ou feint d’ignorer, — les travaux des Quicherat, de Wallon, des Sepet, des Ayroles, déshonore l’Université.
Lien : Retronews
Cauchon, Thalamas
La France entière fait chorus avec les lycéens et les étudiants de Paris pour conspuer le professeur de l’État qui s’est permis de diffamer la grande patriote Jeanne d’Arc devant la jeunesse espoir de la patrie. Ce Thalamas retentit comme un bruit de mer agitée. Thalamas, thalassas : son nom a l’air de sortir d’une tempête ; il est polyphlosboio, comme nous disait jadis ce brave Homère. Mais le bruit ne fait pas de bien, et Thalamas se voit ballotté de Condorcet, qui n’en veut plus, à Charlemagne, qui n’en veut pas. On réclame pour lui Orléans, qui le vomira sur Rouen, où on le bridera en effigie. C’est tout ce qu’il mérite.
Un professeur d’histoire qui en est resté sur le chapitre de Jeanne d’Arc au monstrueux réquisitoire de Cauchon et aux ordures de Voltaire, un professeur qui ignore ou feint d’ignorer les travaux des Quicherat, de Wallon, des Sepet, des Ayroles, déshonore l’Université. […]
Semaine religieuse de Saint-Dié 23 décembre 1904
Extrait de la lettre du père Ayroles à l’Univers sur l’affaire Thalamas.
Note. — Nous n’avons pas retrouvé le lettre.
Lien : Gallica
À l’insulteur de Jeanne d’Arc. — Le journal l’Univers contenait ces jours derniers une lettre du R. P. Ayroles, dans laquelle le savant religieux répondait aux grossières insultes dont Jeanne d’Arc vient d’être l’objet de la part d’un M. Thalamas. Nous en extrayons le passage suivant :
Révoquer en doute la pureté de celle qui ne fut connue dans son siècle que sous le nom de la Pucelle, c’est être pire que le sanhédrin de Rouen. Quelque dépit qu’il en eût, il constate en maints endroits du procès, que ce glorieux vocable lui est universellement donné, et il n’ose pas en nier la justesse. Il avait matériellement constaté qu’il lui était dû.
Confondre l’impure dame des Armoises, la fausse pucelle, avec la vraie, c’est faire preuve d’une ignorance (si ce n’était pas de la mauvaise foi), comparable à celle des paysans qui, en votant pour Louis-Napoléon en 1848, croyaient et disaient voter pour le captif de Sainte-Hélène.
L’Univers 22 mars 1905
Affaire Thalamas. — Un mois après la polémique, le professeur publiait une brochure pour se justifier Jeanne d’Arc, l’histoire et la légende (décembre 1904). Le journal avait interrogé le père Ayroles sur l’historicité de l’ouvrage, et publie sa longue réponse.
Le texte sera également publié en brochure : M. Thalamas contre Jeanne d’Arc. Voyez : La Croix, 2 août 1905.
Lien : Retronews
Le savoir et la loyauté d’un insulteur
C’est de M. Thalamas, l’insulteur de Jeanne d’Arc, qu’il s’agit. Ce représentant de l’enseignement officiel poursuivant par conférence et brochure sa campagne contre la libératrice de la France, nous avons prié le savant auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, le R. P. Ayroles, de la Compagnie de Jésus, de lire les fatras de l’universitaire blocard [partisan du Bloc des gauches
] et de nous en donner son avis. L’historien zélé de la sainte héroïne, répondant à notre appel, nous a envoyé ce travail. Tout ce qu’a dit de faux au seul point de vue des faits le professeur que le ministre de l’instruction publique, alors M. Chaumié, n’osa point punir, n’y est pas relevé, mais il y en a assez pour faire juger le professeur Thalamas au point de vue du savoir et de la loyauté. Le cuistre insulteur est complet et son ministre actuel, M. Martin, doit songer à le décorer.
E. V.
[Suit sur trois pages de feuilleton, l’essai : M. Thalamas contre Jeanne d’Arc.]
Bulletin religieux (Rouen) 31 mars 1905
Commentaire sur le père Ayroles à propos d’un point de la condamnation :
Chez l’éminent auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, l’ardeur du polémiste, l’enthousiasme de l’admirateur et la préoccupation des luttes actuelles nuisent parfois peut-être un peu au sang-froid du critique et à l’impartialité de l’historien.
Source : Bulletin religieux de l’archidiocèse de Rouen, n° 12, 25 mars 1905, p. 287.
Lien : Gallica
La procédure du procès de rechute a été régulière (Cf. le Directorium inquisitorum Nicolai Emerici, cité par Dunand, tome III. Appendice Ier, p. 021-623). C’est donc à tort que le P. Ayroles s’indigne de ce que Jeanne ne fut pas amenée à l’Archevêché, lors de la séance du 29 mai. Du reste, chez l’éminent auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, l’ardeur du polémiste, l’enthousiasme de l’admirateur et la préoccupation des luttes actuelles nuisent parfois peut-être un peu au sang-froid du critique et à l’impartialité de l’historien.
Semaine religieuse de Saint-Dié 31 mars 1905
Le savoir et la loyauté d’un insulteur. — Tel est le titre d’un article du R. P. Ayroles, publié récemment dans l’Univers, à l’occasion d’une brochure de M. Thalamas.
C’est qu’en effet, dans cette brochure, comme s’exprime le savant religieux, chaque ligne, pour ne pas dire chaque mot, demanderait une réfutation
. Contentons-nous d’un seul exemple.
M. Thalamas écrit p. 38 (note), que Domrémy, pays natal de la Pucelle, était de l’archevêché de Reims
. Faut-il être professeur d’histoire pour être si ignorant ? Domrémy était du diocèse de Toul, suffragant de l’archevêché de Trêves. Ceci est élémentaire.
Mais y regarde-t-on de si près, quand il s’agit de parler mal de Jeanne d’Arc ?
Lorsqu’en 1894, un publiciste de notre région essaya de donner un regain de nouveauté à la sotte identification de Jeanne d’Arc et de Jeanne des Armoises, nous pûmes intituler notre protestation : Les ignorances et les audaces de M. G. S. au sujet de Jeanne d’Arc.
C’est dans le même sens que le R. P. Ayroles dit ironiquement aujourd’hui : Le savoir et la loyauté d’un insulteur.
Pauvre Jeanne d’Arc !
Bulletin religieux (Rouen) 6 mai 1905
Le directeur du Bulletin a reçu une longue lettre
du père Ayroles qu’il publiera dans le prochain numéro.
Source : Bulletin religieux de l’archidiocèse de Rouen, n° 18, 6 mai 1905, p. 436.
Lien : Gallica
Nous avons reçu du R. P. Ayroles une longue lettre, à propos des articles publiés récemment par M. l’abbé Jouen dans le Bulletin Religieux, sous le titre : Jeanne d’Arc et l’Archevêché. L’abondance des matières ne nous permet pas d’insérer cette lettre aujourd’hui. Nous en accusons réception au vénérable historien, et nous nous ferons un devoir de la publier dans huit jours.
Bulletin religieux (Rouen) 13 mai 1905
Lettre du père Ayroles en réponse à l’étude Jeanne d’Arc et l’Archevêché de l’abbé Léon Jouen, suivie d’une réplique de l’abbé Jouen à cette réponse.
Source : Bulletin religieux de l’archidiocèse de Rouen, n° 13 mai 1905, p. 465-472.
Lien : Gallica
[La lettre est publiée dans les Écrits du père Ayroles.]
Bulletin religieux (Rouen) 20 mai 1905
Seconde lettre du père Ayroles remerciant et encourageant l’abbé Jouen, suivie d’un épilogue de l’abbé Prudent, directeur du Bulletin.
Source : Bulletin religieux de l’archidiocèse de Rouen, n° 20 mai 1905, p. 486.
Lien : Gallica
[La lettre est publiée dans les Écrits du père Ayroles. Épilogue de l’abbé Prudent :]
Nous n’avons pas cru devoir garder pour nous seul la lettre qu’on vient de lire. Non pas seulement parce qu’elle rend à notre sympathique collaborateur, M. l’abbé Jouen, un hommage que tous nos lecteurs jugeront mérité, mais encore, mais surtout, parce qu’elle montre, dans l’éminent historien de la Vraie Jeanne d’Arc, un esprit de piété confraternelle joint à une modestie touchante, dont notre public sera grandement édifié. Chacun le saura ainsi : Quand les savants chrétiens discutent, un égal souci de la vérité parait les diviser tout d’abord, et leur loyauté scientifique l’exige ; mais il est rare que leurs recherches pareilles ne les unissent pas très vite dans un mutuel respect et une spontanée sympathie. La vérité premièrement, la charité ensuite, y ont tout profit. Nous remercions le très vénéré P. Ayroles de nous l’avoir rappelé comme il vient de le faire.
Revue du monde catholique 1er juillet 1905-1er janvier 1906
Publication étalée sur six mois (12 numéros) de la Vénérable Jeanne d’Arc, copie fidèle de Jésus et de Marie, de l’abbé Malassagne, qui cite plusieurs fois le père Ayroles.
Source : Revue du monde catholique : — 44e année, tome 163 (série 8, t. 7) : n° 1 (1er juillet), p. 94-137 (part. I : chap. 1 à 5) ; n° 2 (15 juillet), p. 235-263 (part. I : chap. 4, part. II, chap. 1 à 2) ; n° 3 (1er août), p. 424-466 (part. II : chap. 3 à 5, part. III, début chap. 1) ; n° 4 (15 août), p. 587-624 (part. III, fin chap. 1 à début chap. 3) ; n° 5 (1er septembre), p. 751-792 (part. III, fin chap. 3 à chap. 5) ; n° 6 (15 septembre), p. 841-866 (part. III, fin chap. 5). — Tome 164 (série 8, t. 8) : n° 1 (1er octobre), p. 33-72 (part. IV, chap. 1 à 2) ; n° 2 (15 octobre), p. 177-224 ; n° 3 (1er novembre), p. 383-414 ; n° 4 (15 novembre), p. 568-608 ; n° 5 (1er décembre), p. 732-739 (part. V). — 45e année, tome 165 (série 8, t. 9), n° 1 (1er janvier), p. 76-112 (fin).
[T. 163, p. 455 :]
Dans cette tourbe de soi-disant défenseurs de la France, grouillait la vermine de toutes les corruptions.
Ce sont ces Armagnacs, dit le R. P. Ayroles, qui blasphèment comme ils respirent…
[T. 163, p. 769 :]
Elle y revendique justice entière, et affirme, avec la même assurance, la victoire finale du droit. Seulement le ton et la forme sont différents.
Dans la lettre aux Anglais, — fait remarquer le P. Ayroles, Jésus-Christ, par le chétif instrument qu’il s’est choisi, parle en roi guerrier…
[T. 165, p. 98 :]
Et la libre-pensée, l’incrédulité semi-voltairienne bâtit toute sorte de systèmes pour expliquer humainement le fait merveilleux de Jeanne.
Les efforts de la libre-pensée, dit encore le R. P. Ayrolles, pour supprimer la vraie Jeanne d’Arc, sont vraiment titanesques…
Revue des questions historiques 1er juillet 1905
Annonce de la parution de la brochure contre Thalamas dans la chronique d’Eugène-Gabriel Ledos.
Source : Revue des questions historiques, 40e année, tome 78e (nouvelle série, tome 34), livraison du 1er juillet 1905, p. 624.
Lien : Gallica
À la suite d’un incident qui a fait à la Chambre et dans le pays le bruit que l’on sait, M. Thalamas a trouvé opportun de faire le public juge de ses idées par la mise au jour d’une petite brochure sur Jeanne d’Arc, histoire et légende. Dans un article, inséré dans l’Univers et reproduit par la maison de la Bonne Presse sous forme de brochure de propagande, le P. J.-B.-J. Ayroles, l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, met à nu l’ignorance grossière dont a fait preuve l’ancien professeur de Condorcet (M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, in-16 de 22 p.).
Le Pays lorrain 10 juillet 1905
Les marches de Lorraines à Domrémy-la-Pucelle, par Edmond Stofflet.
Plusieurs références à la Vraie Jeanne d’Arc, notamment dans une note qui expose les différentes positions sur l’appartenance politique de Domrémy à l’époque de Jeanne d’Arc.
Source : Le Pays lorrain, 2e année, n° 13, 10 juillet 1905, p. 230.
Lien : Gallica
La tradition
moderne du déplacement des Trois Fontaines est exposée par M. Chapellier dans son Études sur Domrémy, et par M. l’abbé L’Hôte, dans Jeanne d’Arc la Bonne Lorraine. Siméon Luce la signale avec une méfiance incrédule dans Jeanne d’Arc à Domrémy, preuves, p. 352, et conclut tout de même que la Pucelle est née dans la partie française de Domrémy relevant seule de la châtellenie de Vaucouleurs
.
Petit de Julleville, si consciencieux, dit aussi dans la Vénérable Jeanne d’Arc, p. 4 : Il Sa chaumière natale faisait partie du domaine direct du roi de France.
Le Père Ayroles, qui est venu visiter les lieux, écrit dans la Vraie Jeanne
d’Arc, t. II, p. 272 : Les documents établissent, sans doute possible, que la Pucelle est née dans un pays immédiatement soumis au roi de France… Jeanne vint au monde comme dans l’angle formé par le ruisseau des Trois Fontaines et la Meuse dans laquelle il va se perdre. Au sud du ruisseau qui ne passe qu’à quelques mètres de la chaumière où la Pucelle vit le jour, c’est le Barrois ; au delà de la Meuse, c’est la Lorraine.
Notre éminent professeur, M. Pfister, dans l’Histoire de Nancy, ch. VI, dit de même que la vierge lorraine est née dans une petite châtellenie que le roi de France venait d’annexer à son domaine
, la châtellenie de Vaucouleurs.
Enfin, dans notre article sur les Limites successives de la France à Domrémy, nous avons cité le rapport de La Galaizière, intendant de Lorraine, rappelant l’annexion de la partie française de Domrémy au duché, en 1571. Pour appuyer la réclamation des habitants de Greux, l’intendant de Champagne, Bouillé d’Orfeuil, écrivait aussi le 15 septembre 1775 : En 1571, Charles IX céda Domrémy à Charles III, duc de Lorraine.
(P. Ayroles, III, 336 et suiv.)
La Croix 2 août 1905
Annonce de la mise en vente de M. Thalamas contre Jeanne d’Arc. Le titre n’est pas mentionné ; il le sera dans l’annonce suivante, le 12 août.
Il s’agit du texte paru dans l’Univers, 22 mars 1905, précédé d’une préface d’Eugène Veuillot. La brochure est éditée par la Maison de la Bonne presse, éditrice du journal la Croix.
Lien : Retronews
Pour Jeanne d’Arc
M. Thalamas, le professeur qui se donne la triste mission de rabaisser notre sainte héroïne, est, on le sait, en mal de célébrité. Ses conférences publiques ne sont pas moins tumultueuses que ses cours de lycée. Il a de plus, résumé ses opinions dans une mielleuse et perfide brochure : Jeanne d’Arc, histoire et légende.
Le P. Ayroles, l’homme le mieux renseigné qu’on sache au monde sur Jeanne d’Arc
, au dire de Mgr Touchet, vient de relever en une courte et substantielle brochure les erreurs de l’ex-professeur de Condorcet. Nous signalons et recommandons ce précieux travail documentaire spécialement aux conférenciers.
Prix, 0 fr. 25, port en sus. Remises ordinaires ; 7/6, 15/12, 70/50, 150/100. 5, rue Bayard, Paris.
La Croix 12 août 1905
Nouvelle annonce de M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, indiquant une préface d’Eugène Veuillot.
Lien : Retronews
Vient de paraître : M. Thalamas contre Jeanne d’Arc par le R. P. J.-B. Ayroles, S. J. — Une brochure in-16 de 24 pages, avec préface de M. Eugène Veuillot. Prix, 0 fr. 35 ; port, 0 fr. 05. Remise ordinaire selon le nombre d’exemplaires demandés, 5, rue Bayard, Paris.
M. Thalamas, le professeur qui se donne la triste mission… [Suivent les deux paragraphes parus dans l’édition du 2 août, à la différence que le père Ayroles y est annoncé :] aujourd’hui candidat à la députation sous le patronage du ministre de la Guerre. [Information démentie dans l’édition du 15 août.]
De la même série et au même prix : Le Franc-Maçon, voilà l’ennemi, par Mgr Delamaire, évêque de Périgueux. — Le clergé et la politique, par Jean Lefaure. — L’Âme alsacienne, par René Bazin.
[Édition du 15 août :]
Rectification. — Une erreur de mise en page nous a fait dire dans la Croix du 12 août que le R. P. Ayroles, auteur de la brochure M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, était candidat à la députation sous le patronage du ministre de la Guerre. Nos lecteurs auront d’eux-mêmes rétabli l’ordre de la phrase attribuant au seul Thalamas le patronage du F ∴ Berteaux.
Et puisque l’occasion s’en présente, nous rappelons que la brochure du P. Ayroles, préfacée par M. Eugène Veuillot, est en vente à nos bureaux…
La Vérité 21 août 1905
Annonce de M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, identique à celle parue dans la Croix (12 août).
Lien : Retronews
M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, par le R. P. J.-B. Ayroles, S. J. Une brochure in-16 de 24 pages, avec préface de M. Eugène Veuillot. Prix, 0 fr. 25 ; port, 0 fr. 05. Remise ordinaire le nombre d’exemplaires demandés, 5, rue Bayard, Paris.
M. Thalamas, le professeur qui se donne la triste mission de rabaisser notre sainte héroïne, est, on le sait, en mal de célébrité. Ses conférences publiques ne sont pas moins tumultueuses que ses cours de lycée. Il a de plus résumé ses opinions dans une mielleuse et perfide brochure : Jeanne d’Arc, histoire et légende.
Le P. Ayroles l’homme le mieux renseigné qu’on sache au monde sur Jeanne d’Arc
, au dire de Mgr Touchet, vient de relever en une courte et substantielle brochure les erreurs de l’ex-professeur de Condorcet. Nous signalons et recommandons spécialement aux conférenciers ce précieux travail documentaire.
Le Peuple français 22 août 1905
Annonce de M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, abrégée de celle parue dans la Croix (12 août).
Lien : Retronews
Vient de paraître : M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, par le R. P. J.-B. Ayroles, S. J. Une brochure in-16 de 24 pages, avec préface de M. Eugène Veuillot. Prix, 0 fr. 25 ; port, 0 fr. 05. Remise ordinaire selon le nombre d’exemplaires demandés, 5, rue Bayard, Paris.
Le P. Ayroles, l’homme le mieux renseigné qu’on sache au monde sur Jeanne d’Arc
, au dire de Mgr Touchet, vient de relever en une substantielle brochure les erreurs de l’ex-professeur de Condorcet. Nous signalons et recommandons ce précieux travail documentaire spécialement aux conférenciers.
La Croix 1er septembre 1905
Lettre-préface de Mgr Touchet pour la Vie de Jeanne d’Arc du chanoine Henri Debout, avec mention du père Ayroles parmi ceux qui avaient le mieux étudié Jeanne
.
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Lettre reprise le lendemain dans l’Univers.
Lien : Retronews
Lettre de S. G. Mgr d’Orléans
à M. le chanoine Henri Debout
Cher chanoine et ami,
Vous me demandez une lettre-préface pour votre Vie de Jeanne d’Arc, imprimée dans les ateliers de la Bonne Presse.
Et vous n’aurez pas de lettre-préface.
Quoique j’y aie quelquefois sacrifié moi-même, ce genre littéraire doit paraître inutile. Si l’Ecclésiaste l’avait connu, probablement il l’eût rangé parmi les
Vanités qui travaillent et désolent le genre humain.En effet, ou les
Préfaciers(je crois ce mot usité, malgré son évidente barbarie) peuvent ajouter quelque chose au livre, ou ils n’y peuvent rien ajouter.Dans la seconde hypothèse, qu’ils laissent en paix leur plume.
Dans la première, qu’ils préviennent charitablement l’auteur et l’aident à perfectionner son œuvre.
Pour moi, ne voyant point par où je vous compléterais, je suis contraint de confesser que la matière et le vouloir d’une
lettre-préfaceme manquent.Mais à vous j’adresserai un compliment, ce qui est certainement juste ; et à vos lecteurs une courte exhortation, ce qui est peut-être opportun.
Un compliment à vous, dis-je.
Il y a onze ans passés que la Providence m’appela sur le siège d’Orléans ; onze ans donc, que, par obligation d’état, je vis dans l’intimité la plus active avec la vénérable Jeanne d’Arc. Je me suis efforcé de connaître tout ce qui s’est publié sur elle en France et à l’étranger ; et, ce qui me fut plus profitable que toute lecture, je dus interroger ceux qui avaient le mieux étudié Jeanne, les Ayroles, les Wallon, les Dunand, les Sépet, vous-même.
Or, je le dis sincèrement : même après ce long commerce qui aurait pu me blaser sur le sujet, j’ai pris connaissance de votre livre avec un sérieux intérêt. […]
L’Univers 26 septembre 1905
Condoléances du père Ayroles à la famille d’Eugène Veuillot.
Au lendemain de la mort d’Eugène Veuillot, directeur de l’Univers, survenue le 18 septembre 1905, le journal publia, plusieurs jours durant, les messages de condoléances reçus de toute la France et d’ailleurs (avec en tête celui du pape dans l’édition du 21 septembre).
On y apprend que l’Univers publia des articles du père Ayroles de manière anonymes.
Lien : Retronews
Toute la presse est unanime pour rendre au père que vous pleurez le plus juste hommage. Mieux que je ne saurais le faire, elle célèbre la carrière sans tache de l’athlète que durant plus de soixante ans, les catholiques virent sur la brèche, faisant face, sans un moment de défaillance, à tous les ennemis des saintes causes, encourageant tout bien, tendant la main à ceux qui voulaient combattre avec lui.
À ce dernier titre, je dois prendre une part spéciale à votre deuil, au deuil de sa famille et à celui de ses collaborateurs. M. Eugène Veuillot se montra très favorable à mes premières publications anonymes, donna la plus grande publicité à mes travaux sur la vénérable Jeanne d’Arc, accueillit mes articles sur la laïcisation des hôpitaux et parla en termes on ne peut plus élogieux de la brochure où ils sont réunis et complétés. J’ai eu l’honneur de l’entretenir plusieurs fois, tant de vive voix que par lettres, et à certaines époques de lui soumettre quelques observations sur la direction du journal. Non seulement mes observations ont été bien accueillies, mais j’ai eu la joie de me trouver d’accord avec son esprit si juste presque toujours. Autant de motifs qui me rendront sa mémoire toujours particulièrement chère. Je la porte devant Dieu plusieurs fois par jour depuis la douloureuse nouvelle ; que les noms si glorieux devant Dieu et devant les hommes des deux frères si unis dans la vie et dans la lutte soient les premiers d’une longue dynastie de vaillants défenseurs des saintes et toujours saines traditions.
L’Action 12 octobre 1905
Réponse de Thalamas à ses détracteurs l’accusant d’insulter nos gloires nationales
. Il résume de manière caricaturale et bigote l’histoire de France qu’enseigneraient les catholiques, — insistant notamment la jeannolâtrie du père Ayroles, — pour s’interroger s’il n’est finalement pas plus honorable d’être l’insulteur de nos prétendues gloires
?
Le quotidien l’Action se définit lui-même comme anticlérical, républicain et socialiste.
Lien : Retronews
La vraie histoire de France
Ce n’est naturellement pas de l’histoire de France que j’enseigne qu’il est question ici. Tout le monde sait que je n’ai aucune aptitude pour l’histoire et qu’elle n’est pour moi qu’un prétexte à insulter toutes nos gloires nationales : cela a été décrété par le concile des compétences les plus considérables de la presse patriotique parmi lesquelles je tiens à citer l’Écho des potaches : Gaulois, du vieux bénédictin Arthur Meyer, et la docte suffisance des archanges de la critique amorphe, Millevoye, dit le Télescope infaillible
, et son sous-verge Massard, qui sauve la Patrie et la vend pour un sou tous les jours. Pour remercier ces aimables critiques, j ai résolu de me mettre à l’école de leurs maîtres, tous braves et dignes R. P., successeurs de feu Loriquet. Mon zèle pieux a été récompensé par la révélation d’une vérité historique, A.M.D.G. [Ad Majorem Dei Gloriam, pour la plus grande gloire de Dieu], venue du ciel en droite ligne et dont je suis encore tout ébaubi.
[Suivent de longs paragraphe moquant avec la même ironie, l’histoire de France enseignée par les catholiques, abondante en intervention divine.]
Le reste de l’histoire étant facile à déduire, je passe sur la mission des Francs inaugurée par Charlemagne et qui consiste à massacrer les hérétiques ariens, à convertir, de force, païens et musulmans, et à donner Rome au pape. Je passe sur la Féodalité, qui eut pour but de rendre la noblesse vassale de l’agneau
, de soumettre les corporations à l’Hostie
, et d’établir le Christ comme suzerain personnel du roi capétien. Si bien que saint Louis ne fut qu’un bon sergent du Christ
. J’insiste un peu plus sur Jeanne d’Arc, car j’ai eu plaisir à apprendre que sa véritable histoire ne se trouvait que dans l’ouvrage du R. P. Ayroles, Societatis Jesu, intitulé Jeanne d’Arc sur les autels et la régénération de la France. Je plains sincèrement le R. P. Coubé de cette concurrence. J’ai été édifié de trouver là, outre la jeannolâtrie habituelle, le récit de la donation de la France au Sacré Cœur, faite par-devant notaires (sic), sur parchemin, après que Charles VII lui en eut généreusement fait cadeau.
[…]
On reste épouvanté de l’effroyable imbécillité que peut développer un pareil enseignement, grâce à cette liberté de l’empoisonnement des consciences enfantines que le Temps considère comme une panacée, et au nom de laquelle il insulte les universitaires fidèles à leur mission laïque. Mais ce qui est pis, c’est qu’ayant montré ce livre à un de mes anciens élèves, aujourd’hui prêtre, il me dit en souriant : Je connais cela ; c’est l’histoire ecclésiastique qu’on m’a apprise au grand séminaire.
Et vérification faite, je reconnus qu’il disait vrai.
Dites donc, les libéraux à la manque, et les histrions de nos fétiches, est-ce que vous ne croyez pas qu’il est plus honorable d’être l’insulteur de nos prétendues gloires ?
A. Thalamas.
L’Éclair 12 octobre 1905
L’article revient sur l’affaire Thalamas (et s’étonne de l’indigence intellectuelle du champion anti-Jeanne), puis sur l’avancement de la béatification.
Lien : Retronews
M. Thalamas doit s’apercevoir, en ce moment, qu’on ne démolit pas Jeanne d’Arc, mais qu’on se démolit à la vouloir démolir. Il s’était fait un piédestal des outrages qu’il lui prodiguait ; il fut un homme célèbre un jour ou deux. On le conspua et sa vanité s’en accrut.
Lorsque la révolte de braves petits lycéens lui signifia qu’on ne touche pas impunément aux gloires de la patrie, son nom, inconnu la veille, jouit d’un certain prestige. C’était un mauvais Français, mais ce pouvait être un excellent lettré ; il pouvait avoir des idées détestables, mais les savoir défendre. Le talent n’est pas que le monopole de la conscience et que l’arme de la vérité. Amené à la pleine lumière, traîné sur la place publique, s’essayant à parler pour tous, il a étalé l’indigence de sa personnalité intellectuelle. On s’accorde à reconnaître qu il ne fait que peu d’honneur à sa doctrine ; Quoi, c’est cela, le contempteur de notre sainte ? […]
[Puis, à propos de l’état d’avancement de la cause de béatification de Jeanne d’Arc, l’article évoque le cas de bonne sœurs, mortes en martyres, pour lesquelles l’accomplissement d’un miracle n’est pas requis.]
Le procès en béatification de Jeanne d’Arc, au contraire, appelle la reconnaissance du caractère providentiel de sa mission et des effets dont elle fut suivie. C’est à sa démonstration que se sont employés tant d’historiens fervents, MM. Ayroles, Dunand, et plus récemment le chanoine Debout qui a élevé un véritable monument à Jeanne d’Arc, dans un ouvrage d’une érudition impeccable, neuf en de nombreuses parties, et qui fait l’orgueil des presses d’où il est sorti.
Le Mois littéraire décembre 1905
Nouveau tirage de Thalamas contre Jeanne d’Arc.
Source : Le Mois littéraire et pittoresque, 7e année, tome 14 (juillet-décembre 1905), n° 84, décembre 1905.
Lien : Gallica
Nouveaux tirages. — […] Thalamas contre Jeanne d’Arc, par le P. Ayroles. Une broch. de 64 pages, 0 fr. 25 ; port, 0 fr. 05. (2e mille.)
Semaine religieuse de Saint-Dié 13 octobre 1905
Bref compte-rendu de la brochure M. Thalamas contre Jeanne d’Arc.
Lien : Gallica
M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, par le R. P. J.-B. Ayroles, S. J. Une brochure in-16 de 24 pages, avec préface de M. Eugène Veuillot. Prix, 0 fr. 25 ; port, 0 fr. 05. Remise ordinaire selon le nombre d’exemplaires demandés, 5, rue Bayard, Paris.
M. Thalamas, le professeur qui se donne la triste mission de rabaisser notre sainte héroïne, a résumé ses opinions dans une mielleuse et perfide brochure : Jeanne d’Arc, histoire et légende.
Le P. Ayroles, l’homme le mieux renseigné qu’on sache au monde sur Jeanne d’Arc
, au dire de Mgr Touchet, vient de relever les erreurs de l’ex-professeur de Condorcet. Nous signalons et recommandons ce précieux travail documentaire spécialement aux conférenciers.
Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique 1905
Brochure électorale exhortant les catholiques à voter aux élections législatives des 6 et 20 mai 1906, et les mettant en garde contre les conséquences d’un vote en faveur d’un candidat franc-maçon.
Titre : Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique, par l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, J.-B.-J. Ayroles. Paris, Retaux ; Lyon, Vitte ; Bordeaux, Feret. 45 pages.
Note. — Retaux est également l’éditeur des Études ; des encarts publicitaire pour la brochure seront insérés dans les livraisons d’avril et mai 1906.
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
Bulletin de la Société des études du Lot janvier-mars 1906
Mention dans la bibliographie des Responsabilités des électeurs du bloc maçonnique du père Ayroles.
Source : Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, tome 31, janvier-février-mars 1906, p. 245.
Liens : Gallica
Ayroles (J.-B.-J.). — Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique, par l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, J.-B.-J. Ayroles. In-8, 47 p. Bordeaux, impr. coopérative ; libr. Féret. Lyon, libr.-Vitte. Paris, libr. Retaux, 0 fr. 60. (S. M.).
Revue des questions historiques 1er janvier 1906
Étude du père Ayroles : La Vénérable Jeanne d’Arc, prophétisée et prophétesse.
Documents à l’appui, le père Ayroles expose le fait prophétique dans l’épopée johannique : I. Les prophéties antérieures que ses contemporains ont interprétées comme s’appliquant à elle ; II à IV. Les prophéties signifiées par Jeanne elle-même (dans les prémices de mission, durant sa carrière militaire, au cours de son procès) ; et enfin V. La dissimulation ou la négation du fait par les historiens naturalistes.
Les prophéties de la Pucelle doivent fixer l’attention de tous ceux qui veulent reproduire son histoire et sa figure dans toute leur intégrité.
Source : Revue des questions historiques, 40e année, tome 79e (nouvelle série, tome 35), livraison du 1er janvier 1906, p. 28-56.
Lien : Gallica
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
La Vérité 21 janvier 1906
Annonce de l’article du père Ayroles Jeanne d’Arc, prophétisée et prophétesse [Voir], dans la Revue des questions historiques du 1er janvier.
Lien : Retronews
On s’abonne aux bureaux de la Revue des questions historiques, 5, rue Saint-Simon (Paris, VIIe).
À signaler les études suivantes parées dans la livraison du 1er janvier 1906 : […] La vénérable Jeanne d’Arc, prophétisée et prophétesse, J.-B.-J. Ayroles. […]
La Croix 27 avril 1906
Commande du tract électoral
: Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique.
Lien : Retronews
Tracts électoraux. — Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique, par J.-B.-J. Ayroles. Brochure in-8°, caractères serrés, 46 pages, 0 fr. 60 franco. — Retaux, 82, rue Bonaparte, Paris. — Le cent : 30 francs, franco ; le mille, 220 francs, franco. S’adresser dans ces derniers cas à M. Croze, 18, rue Calvé, Bordeaux (Gironde).
Semaine religieuse de Saint-Dié 4 mai 1906
Brochure M. Thalamas contre Jeanne d’Arc.
Lien : Gallica
Les responsabilités des électeurs du Bloc Maçonnique, par l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, J.-B.-J. Ayroles. — Brochure in-8, caractères serrés, 46 pages, 60 centimes, franco. — Paris, Victor Retaux, 82, rue Bonaparte. — Lyon, Vitte,3, place Bellecour. — Bordeaux, Feret, 15, cours de l’Intendance. — 50 exemplaires, 20 francs ; le cent, 30 francs franco ; le mille 220 francs franco. — S’adresser dans ces derniers cas à M. Groze, 18, rue Galvé, Bordeaux (Gironde).
L’Autorité 19 mai 1906
Commande du tract électoral
: Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique, dans la Revue des livres d’Édouard Pesch.
Lien : Retronews
Librairie Victor Retaux (82, rue Bonaparte). — Les Responsabilités des électeurs du Bloc maçonnique, par J.-B.-J. Ayroles. — Les électeurs du Bloc maçonnique sont la cause et l’origine des malheurs de la France. Combien parmi eux ignorent l’immense portée du bulletin qu’ils déposent dans l’urne, et les responsabilités qu’ils assument ! La présente brochure les leur fera comprendre, en mettant sous leurs yeux le tableau des attentats commis en leur nom, en vertu du blanc-seing donné à leurs mandataires.
L’Express du Midi 23 juin 1906
Compte-rendu de la brochure sur les Responsabilités du bloc maçonnique, publiée fin avril, et qui reste d’actualité après les élections des 6 et 20 mai (remportées par la gauche). Pour assurer sa diffusion, le prix passe de 60 à 40 centimes, et une remise beaucoup plus forte à ceux qui demandent au moins cinq exemplaires
.
Lien : Gallica
Les responsabilités du bloc maçonnique, par l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, J.-B.-J. Ayroles.
Cette brochure paraissait dans les derniers jours d’avril. Les élections du 6 et du 20 mai ne lui ont rien enlevé de son actualité. La majorité réelle ou apparente des électeurs a confirmé les attentats qui y sont dénoncés. C’est inviter la maçonnerie à les porter à l’extrême, à faire passer dans les faits les corollaires qui en sont logiquement la déduction inéluctable.
Plus de propriété privée. Est-ce que la fortune des bourgeois, des capitalistes, serait plus pure dans ses sources, plus bienfaisante dans l’emploi qui en est fait, que celle des religieux et des religieuses, des ecclésiastiques spoliés avec tant de cynisme ? Socialistes en avant ! Détrousser le millionnaire, le riche propriétaire est moins odieux que détrousser le fils de Saint-François, le Frère des Écoles chrétiennes, l’Ursuline, et les centaines de mille Français et Françaises, jetés hors de leur couvents.
De quel droit se plaindront les citoyens, si la force publique qui jette à la rue tant de religieux et de religieuses, avancés en âge, infirmes, dont la vie fut consacrée à tout bien, pénètre dans les somptueux hôtels, les riches magasins, en chasse les détenteurs ; si des liquidateurs, lisez des voleurs, s’en partagent les ameublements et les richesses ? En quoi ce second brigandage est-il plus odieux que le premier ? Quelle fin de non recevoir opposer à ceux qui le réclament ?
Pour être arrêté dans une carrière dont on remplit irréprochablement les obligations, y être en proie à toutes les vexations, en être expulsé, il suffit que des sycophantes ténébreux cachés dans l’ombre dénoncent le fonctionnaire comme coupable de professer sa foi, d’avoir une femme, des filles qui font profession de piété, de conserver des relations avec des parents, des parents de parents, entachés de cléricalisme. C’est la persécution à la Tibère. Puisque les électeurs la ratifient, et dépouillent de son mandat, le courageux Guyot de Villeneuve, qui l’a rendue indéniable ! pour les Tacites de l’avenir, ils seront tout aussi endurants pour les Néron, les Dominitien, les Dioclétien, plus sanglants, mais moins hypocrites.
On élargit les facilités pour le divorce ; en avant pour l’union libre. C’est le but à atteindre. Qu’est le genre humain pour le maçon ? Un troupeau de bipèdes où l’on adore les plus belles femelles, où l’on ensanglante leurs autels pour en avoir la possession, où tant qu’elles n’ont pas cessé de plaire, l’on abat tout le reste pour les parer.
Ni Dieu, ni Maître ; formule menteuse, le Dieu, le Maître, c’est le franc-maçon. Il fait la vérité ; elle est ce que décrété le ministre de l’Instruction maçonnique ; il fait le droit, le juste ; ce sera ce qu’il lui plaira d’étiqueter tel. Il définit le devoir ; le premier, l’unique, c’est de porter le signe de la bête maçonnique.
Pour inculquer ce culte de l’enfer, la maçonnerie étend ses griffes sataniques sur l’enfance et la jeunesse tout entière. Plus de cent mille pédagogues et pédagoguesses, sont en train d’atrophier jusques dans les derniers villages, de livrer à tous les instincts corrupteurs, dès l’aube de la raison, les générations de l’avenir. Jamais race si perverse n’aura souillé la terre.
La brochure : Les Responsabilités des électeurs, a tracé d’une manière plus complète qu’aucun autre écrit, la première partie du drame si lugubre, dont on vient d’esquisser les dénouements. Elle les signale, au cas où ils ne seraient pas arrêtés par un revirement qui n’a pas eu lieu.
Ce revirement ne peut s’effectuer que tout autant que l’on rendra à Jésus-Christ, et au sacerdoce catholique, qui le continue à la place qu’ils doivent occuper au sein de la Société. La maçonnerie les poursuit d’une haine plus qu’humaine. C’est la haine de la multitude déicide de Jérusalem. C’est par cet aspect trop laissé dans l’ombre que se termine la brochure.
Pour faciliter la propagande d’un écrit que l’on ne saurait trop répandre, le prix de l’exemplaire est porté de 60 à 40 centimes, et une remise beaucoup plus forte est faite à ceux qui demandent au moins cinq exemplaires. S’adresser dans ce dernier cas à M. Croze, 18 rue Calvé, Bordeaux (Gironde) ; à MM. Victor Metains, Paris, 82 rue Bonaparte ; Vitte, Lyon, 3 place Bellecour, et aux libraires catholiques qui se pourvoiront, s’ils ne le sont pas déjà.
Un Convaincu.
Le Mois littéraire juillet 1906
Publication des Responsabilités des électeurs du bloc maçonnique. D’historien le père Ayroles se fait polémiste.
Source : Le Mois littéraire et pittoresque, 8e année, tome 16 (juillet-décembre 1906), n° 91, juillet 1906.
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Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique, par M. J.-B.-J. Ayroles, in-8° de 45 pages, 0 fr. 60. Retaux, Paris. Ville, Lyon. Feret, Bordeaux.
D’historien, l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc se fait polémiste, et sa polémique est vigoureuse et tout actuelle.
R. de C.
Le Peuple français 9 novembre 1906
Nouvel appel de l’amiral de Cuverville aux catholiques, à renouveler l’hommage au Sacré-Cœur ce Noël (voir l’Univers du 14 décembre 1904).
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La France, nation privilégiée, fille aînée de l’Église, fut toujours sauvée par des voies surnaturelles. Dans la crise terrible qu’elle traverse, c’est le Sacré-Cœur qui la sauvera. Afin de détourner les châtiments qui la menacent, nous demandons depuis plusieurs années aux catholiques français de renouveler, à la fête de Noël, anniversaire du baptême des Francs, l’hommage-lige par lequel nos pères affirmèrent la souveraineté du Christ sur notre pays. Nous nous rappelions ces paroles du P. Ayroles, l’historien de Jeanne d’Arc : Jésus-christ roi ! C’est en proclamant cette vérité que la Pucelle a ressuscité la France
Nous venons, aujourd’hui, demander de nouveau cet acte d’allégeance…
L’Univers 13 novembre 1906
Extrait de l’article : Les conquêtes de Jeanne d’Arc du père Ayroles, publié dans les Études (des pères jésuites) du 15 novembre 1906, pages 336 à 341.
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Orléans vient d’être délivré.
Un mois s’écoula avant que la Libératrice pût continuer le cours de ses exploits. [… jusqu’à :] dissoudre cette armée qui ne demandait rien que l’honneur de combattre à la suite de l’héroïne.
Études 15 novembre 1906
Contribution du père Ayroles : Les conquêtes de Jeanne d’Arc.
Source : Études religieuses, tome 109 : 15 novembre 1906, p. 333-348.
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[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
Polybiblion 1906
Bref compte-rendu des Responsabilités des électeurs du bloc maçonnique pour sa 2e édition.
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Les responsabilités des électeurs du bloc maçonnique, par J.-B.-J. Ayroles. 2e édition. Paris, Retaux, 1906, in-8 de 45 p. — Prix : 0 fr. 60.
Cette brochure, écrite avec beaucoup de vigueur, développe toutes les responsabilités qu’endossent inconsciemment les électeurs en donnant leurs voix à des candidats hostiles à la religion et à l’Église. L’auteur signale avec éloquence les méfaits du bloc maçonnique contre la propriété, contre la conscience, contre la famille, etc. Il est déplorable de voir des électeurs qui se disent chrétiens voter pour des hommes qui travaillent à détruire le christianisme, ou même s’abstenir, ce qui est encore une manière de favoriser le mal.
La présente brochure a pour but de les éclairer sur leurs devoirs. Aussi est-il accordé des remises très fortes pour la propagande. Réussira-t-elle à ramener un grand nombre d’électeurs ? Nous craignons que le ton très justement indigné qui y domine ne soit trop au-dessus de la mentalité des masses indifférentes. Mais sa grande utilité sera de fournir une mine précieuse d’arguments pour les conférenciers et les journalistes catholiques qui voudront traiter une question si importante et qui y puiseront les considérations les plus appropriées aux dispositions des électeurs de leur région.
D. V.
Bulletin du bibliophile année 1906
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231. — Dans : Études, 20 avril 1902, p. 282-84, * sur La Vraie Jeanne d’Arc, t. V., La Martyre (compte rendu de l’ouvrage du P. Ayroles, S. J.) Cf. sur le Supplément : Études, 20 avril 1903, p. 291-92.
Le Soleil 28 avril 1907
Article de P. Bonna sur Jeanne d’Arc et la libre-pensée, à propos de la résurgence du projet de fête nationale. Il cite le père Ayroles pour sa brillante réfutation des Aperçus de Quicherat.
Le Soleil, quotidien conservateur antirépublicain.
Lien : Retronews
Jeanne d’Arc, héroïne, vierge et martyre, exemple de bravoure, de courage et de piété, Jeanne d’Arc qui n’est pas seulement — ainsi qu’on s’est souvent plu à le répéter — le type le plus achevé du patriotisme, mais l’incarnation de notre pays dans ce qu’il a de meilleur
, Jeanne d’Arc la Bienheureuse d’aujourd’hui et la sainte de demain, voilà une figure bien gênante pour notre République de libres-penseurs et de francs-maçons ! Comment ne pas voir ensemble l’Église et l’État et pourquoi admettre la représentation des loges pour fêter celle dont la vie se résume par ces mots : Foi et patriotisme ?
Ce n’est pas ici le lieu de suivre l’héroïne à travers ses étonnants et multiples succès. La délivrance d’Orléans, la campagne de la Loire, le Sacre de Reims, l’histoire de ses prodiges est dans toutes les mémoires. On n’a pas oublié non plus ses jours de revers, la prison et le bûcher. Mais ce qui domine en elle, la qualité qui surpasse toutes tes autres et qui, sans les éclipser, les rehausse et les explique, c’est sa foi témoignée par tous ses actes, par ses paroles pleines de bon sens, par sa piété, par sa virginité et par sa fin sublime.
Comment la libre-pensée peut-elle donc revendiquer pour elle seule Jeanne d’Arc vierge et martyre, symbole de l’Idéal catholique français ? Et la Pucelle n’a-t-elle pas dit : J’aime l’Église et je voudrais la soutenir de tout mon pouvoir pour notre foi chrétienne
? Par quelle aberration peut-on vouloir supprimer du cortège d’une fête en l’honneur de Jeanne d’Arc, la croix qu’elle-même recommandait d’élever bien haut pour mieux la voir à travers les flammes de son bûcher.
Mais aussi de quelle façon le gouvernement peut-il se soustraire à une manifestation patriotique en l’honneur de la guerrière et de la libératrice du territoire ? Les Orléanais auraient-ils pardonné au ministre son abstention ? Ne se vengeraient-ils pas de députés incapables d’empêcher que la cérémonie ne soit compromise ?
Il n’y a que quelques années, ne parlait-on pas de célébrer par toute la France la fête de l’héroïne.
La nation, — disait M. Joseph Fabre, le promoteur de cette idée, — a déjà sa fête de la liberté, elle aurait sa fête du patriotisme.
Le Patriotisme ! Tel était le terrain sur lequel devaient se concilier tous les partis. Mais déjà il n’était plus assez résistant. Déjà les internationalistes et la franc-maçonnerie en avaient ébranlé les fondements. Malgré M. Fabre, malgré M. de Mahy et la majorité du Sénat, l’idée d’une seconde fête nationale ne put aboutir. Elle avait trouvé ses adversaires dans le parti même du promoteur ! Les obstacles étaient venus de la libre-pensée qui agissait en même temps — et de puis longtemps — pour soustraire à Jeanne d’Arc ses plus beaux titres de gloire. Usant de procédés indignes, antihistoriques, émettant ou supprimant les faits qui les gênaient, trompant ainsi la confiance qu’en grande partie l’opinion publique leur avait donnée, certains historiens, et non des moins célèbres, supprimèrent de l’admirable carrière de la Pucelle le sentiment religieux et divin qui l’anime. Cela n’empêcha pas J. Fabre d’écrire :
Michelet, Henri Martin, Quicherat sont des fils de la Révolution et à eux est due cette immense popularité de Jeanne d’Arc dont ils ont en quelque sorte retrouvé les titres.
Dans ces trois lignes il y a plus que de l’exagération. Avec sa brillante imagination et son pinceau d’artiste, Michelet nous intéresse et nous émeut ; mais ce n’est pas l’histoire de Jeanne d’Arc telle qu’elle apparaît à ceux qui ont lu les chroniques de l’époque et étudié l’histoire des procès. Combien ses pages sur la Pucelle justifient le jugement porté sur lui par M. Lintilhac dans son petit traité de littérature :
Trop poète pour n’être qu’historien, Michelet commente le vaste drame de l’histoire sur le ton intéressé et pathétique du chœur dans la tragédie des Euménides ou des Suppliantes.
On perçoit, en outre, à chaque instant, dans le récit, sa haine de l’Église. Il supprime les visions et l’habileté guerrière qui font l’origina lité de l’héroïne. Il parle d’hallucinations et émet à ce sujet les théories les plus fantaisistes. Non content de travestir les faits, de supprimer le merveilleux de la délivrance d’Orléans et de la campagne de la Loire, il salit l’histoire de la Vierge.
Henri Martin paraît avoir moins altéré le récit des prodiges de la Pucelle ; mais il est vraiment malheureux qu’il ait terni des pages qui sont, selon notre avis, parmi les plus belles de son Histoire de France, en profitant du sujet pour déchaîner sa fureur contre l’Église. Il veut, ainsi que tous les historiens de la libre-pensée, que ce soit l’Église qui ait brûlé Jeanne d’Arc alors que ce sont les Anglais avec le concours des membres de l’Université de Paris et une infime minorité de prêtres. Mais c’est l’Église qui entreprit la révision du procès et qui n’a cessé de défendre sa mémoire contre ceux qui l’outragent en dissimulant la vraie source où elle puisa sa piété et on voulant la faire passer pour folle et hallucinée.
Quicherat lui-même n’a pas toujours été juste pour notre héroïne. Si ses travaux sur Jeanne d’Arc sont moins répandus que l’Histoire de France de Michelet, les erreurs qu’ils renferment sont plus dangereuses, car ses assertions paraissent reposer sur un fond solide d’érudition et le nom seul de l’éminent directeur de l’École des chartes en impose. Il faut voir dans la Vraie Jeanne d’Arc, le savant ouvrage — honoré d’un Bref de S. S. Léon XIII — du P. Ayroles, comment l’auteur réfute les Aperçus nouveaux de Quicherat. Il dénonce le portrait fantastique fait de la Pucelle de Domrémy. Il montre par un raisonnement de la plus rigoureuse logique et en s’appuyant sur des actes soigneusement critiqués, comment le notable paléographe dénigra injustement plusieurs documents ; il signale ses contradictions et dénonce ses incroyables assertions à propos de la formule d’abjuration et de l’abjuration elle-même. Enfin, étudiant toujours avec le même soin l’Aperçu que Quicherat a jeté sur l’histoire de la Pucelle à travers les âges, le célèbre historien de la Vraie Jeanne d’Arc nous fait voir l’intolérable prétention du philologue de refuser l’esprit critique à ceux qui admettent la Pucelle telle qu’elle ressort des documents du quinzième siècle, c’est-à-dire revêtue de surnaturel.
Le surnaturel ! Tel est le grand mot seul capable d’expliquer les actes de la libératrice. Mais la libre-pensée veut l’éliminer par tous les procédés. Elle préfère omettre ou altérer des faits, quelque importants qu’ils soient, ou encore en ajouter, faisant de l’histoire un roman. Et pourtant, c’est à Michelet, à Henri Martin, à Auguste Vallet que l’on court chercher la référence qui vous presse ; c’est d’après eux que l’on juge des écrits historiques, d’après eux que l’on compose les traités de nos écoles laïques.
P. Bonna
L’Univers 4 mai 1907
Article d’Eugène Tavernier sur Jeanne d’Arc et les Allemands.
L’Allemagne, elle aussi, a rendu témoignage. Nos meilleurs historiens l’ont constaté. Ainsi, entre autres, le R. P. Ayroles.
Lien : Retronews
Souvent on a mentionné les hommages que l’Angleterre a rendus à Jeanne d’Arc. Ils sont en quantité surprenante ; et un bon nombre possèdent une haute valeur. De notre temps, surtout, certains auteurs anglais ont manifesté leur enthousiasme pour l’héroïne qui expulsa de France les Anglais. James Darmesteter a esquissé l’histoire des jugements exprimés à cet égard en Angleterre.
L’Allemagne, elle aussi, a rendu témoignage. Nos meilleurs historiens l’ont constaté. Ainsi, entre autres, le R. P. Ayroles, qui a consacré à la vierge libératrice une œuvre monumentale.
La royauté de Jésus-Christ et la Vénérable Jeanne d’Arc (Dom Armand Clerc)
Imprimatur : 8 mai 1907
Le père Ayroles signe la préface de cette brochure.
Source : La royauté de Jésus-Christ et la vénérable Jeanne d’Arc, par Dom Armand Clerc, nom en religion de Jean-Baptiste Monnoyeur (Château de Tingry, Samer, 1907, VII-31 pages).
Lien : Gallica
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
La Croix 9 mai 1907
Article du père Ayroles, sollicité par le journal comme expert au sujet de la Bannière de Jeanne d’Arc : en avait-elle plusieurs, à quoi ressemblaient-elles ?
Lien : Retronews
Au sujet des renseignements assez contradictoires publiés ces jours-ci sur la bannière de Jeanne d’Arc, M. Ayroles, dont la compétence en ces questions est bien connue, nous écrit :
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
L’Univers 5 juin 1907
Article d’Eugène Tavernier qui se réjouit que le Temps, journal de gauche, juge absurdes et anti-historiques les tentatives d’une partie de la gauche de laïciser Jeanne d’Arc pour en faire une héroïne républicaine et libre-penseuse (à propos de la relance du projet de fête nationale). Le père Ayroles et le chanoine Dunand sont les cautions historiques.
Lien : Retronews
L’article du Temps du 4 juin :
Lien : Retronews
Jeanne d’Arc et le bloc
À propos de la fête nationale projetée en l’honneur de Jeanne d’Arc, le Temps vient de publier un article qui procède d’une inspiration juste, élevée, courageuse, et qui est, d’ailleurs, remarquablement écrit.
Où en est le fameux projet ? Se souvient-on qu’il fut voté par le Sénat, il y a quelque dix ans ? Le Sénat avait rendu un vote presque unanime. À la Chambre, beaucoup de libres-penseurs ont fini par prendre le bon parti, après dix années de réflexion. Mais beaucoup d’autres refusent de concourir à cette glorification, dont le prestige leur paraît toujours plus ou moins compromettant pour eux.
Devant l’héroïne, le Bloc se disjoint. Elle fait peur aux sectaires d’aujourd’hui, comme aux Anglais d’autrefois.
Ainsi, la commission de la Chambre chargée d’examiner le projet voté par le Sénat manifeste un désaccord tranché, destiné à s’élargir pendant la discussion publique, laquelle aura lieu Dieu sait quand.
Sur les onze commissaires, huit approuvent l’idée d’une fête nationale en l’honneur de Jeanne d’Arc. Trois autres résistent et cherchent le moyen de dénaturer le programme dont la réalisation leur est confiée. Ceux-ci veulent bien faire quelque chose pour Jeanne d’Arc ; mais ils sont d’avis qu’une statue suffirait ; et encore la statue devrait-elle avoir un correctif constitué par une inscription qui flétrirait la royauté et l’Église. Ils se sont mis en frais de littérature lapidaire et proposent la formule que voici :
À Jeanne d’Arc, paysanne lorraine, libératrice du territoire, trahie par le roi Charles VII, livrée aux Anglais par le duc Philippe de Bourgogne, brûlée comme hérétique et sorcière par l’évêque Cauchon : la Patrie reconnaissante.
Reconnaissante ! Cette Patrie-là aurait l’air de manquer d’enthousiasme et de songer principalement à se servir de la gloire de Jeanne pour insulter la foi politique et religieuse dont Jeanne palpitait tout entière. Ce serait une dérision, une profanation, un hommage traître et absurde.
Le Temps le déclare, en signalant ce qu’il appelle une manœuvre
dépourvue d’opportunité
et de sens historique
. Que Charles VII, dit-il, n’ait pas fait tout son devoir envers Jeanne d’Arc, on peut l’admettre ; mais, ajoute-t-il aussitôt, c’est bien elle qui l’a fait sacrer à Reims ; et elle était incontestablement royaliste
. Assurément, l’évêque Cauchon l’a condamnée au feu comme hérétique et sorcière ; mais, dit le Temps il n’est pas moins certain qu’elle était profondément catholique, voire mystique ; qu’elle crut entendre des voix d’en haut et obéir aux ordres du ciel
. Enregistrons en outre cette déclaration, qui est la pure vérité et qui honore le journal libre-penseur : On ne peut vraiment pas transformer Jeanne d’Arc en héroïne de la libre-pensée et en annonciatrice de la Révolution française.
Le Temps déclare encore que : toutes ces polémiques rétrospectives sont profondément absurdes et ridicules
.
À la bonne heure ! Peut-être un certain nombre de libres-penseurs, hésitants jusqu’ici, reconnaîtront-ils dans ces énergiques paroles le langage du sens commun et prendront-ils enfin leur parti d’accepter l’héroïne telle qu’elle est, c’est-à-dire toute croyante.
Ce sera la répudiation d’un préjugé pitoyable, qui a souvent pesé sur nos historiens modernes jusqu’à les abaisser aux plus tristes besognes. Que n’ont-ils pas essayé pour accomplir plus ou moins cette œuvre inconcevable dont le Temps se moque aujourd’hui, cette laïcisation de Jeanne d’Arc !
Ce ne sont pas seulement les énergumènes ou les agités qui ont voulu dénaturer la physionomie de la libératrice inspirée et briser l’unité merveilleuse rayonnante dans sa personne.
On a vu des érudits comme Quicherat employer de lamentables subtilités pour contraindre l’héroïne à une sorte d’abjuration posthume. Obsédé par sa répugnance envers le surnaturel, Quicherat a faussé plus d’une fois les données historiques, claires, simples et péremptoires. Il lui est arrivé de préférer le témoignage de Cauchon aux solennelles attestations de la vierge qui n’avait jamais menti !
Dans les savants ouvrages tels que, par exemple, ceux du R. P. Ayroles et de M. le chanoine Dunand, on mesure avec étonnement la quantité d’explications ridicules et acharnées que les auteurs les plus renommés imaginèrent pour exclure du rôle de Jeanne d’Arc l’élément surnaturel. C’était vouloir arracher son âme à l’héroïne. Cette entreprise odieuse et insensée fut poursuivie avec acharnement par des hommes qui possédaient l’autorité et le prestige scientifiques.
Comment d’autres apôtres du laïcisme, comment des hommes passionnés et légers, tels que M. Clemenceau, n’auraient-ils pas eu l’idée d’enrôler Jeanne d’Arc dans leur troupe ? Nous venons de voir de quelle absurde manière M. Clemenceau sait s’y prendre. Il y en a de beaucoup moins raisonnables que lui. De quelles insanités ne sera pas capable M. Jaurès, s’il s’avise de discourir sur Jeanne d’Arc !
Elle a encore de rudes combats à soutenir. Nous pouvons espérer en elle, comme nos pères, puisque, sous nos yeux mêmes, elle remporte encore des victoires.
Eugène Tavernier.
Ma revue 12 mai 1907
Extrait de l’Actualité littéraire d’Antoine Albalat, consacrée à Jeanne d’Arc et la littérature. Il qualifie l’œuvre du père Ayroles d’érudition, de conscience et de grande valeur
.
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Il est inutile de rappeler ici la vie de Jeanne d’Arc. L’histoire de ses merveilleux exploits, dont la ville d’Orléans a célébré dimanche la commémoration, est connue de tous ceux qui sentent battre un cœur français dans leur poitrine.
[…]
Ces jours-ci, doit paraître un livre de M. Anatole France sur Jeanne d’Arc, donné par fragments dans la Revue de Paris. Après bien d’autres, M. Anatole France, dont on connaît les opinions avancées, essayera à son tour d’expliquer en rationaliste la mission extraordinaire de la Vierge de Domrémy. Je ne sais si ce livre contiendra de bonnes raisons, mais il y aura certainement du talent.
Ceux qui admettent comme réelle et historique l’inspiration surnaturelle de Jeanne, peuvent lire la Vraie Jeanne d’Arc, du Père Ayroles, une œuvre d’érudition, de conscience et de grande valeur.
Jeanne d’Arc restera longtemps l’objet de nos discussions passionnées. Telle qu’elle est, c’est l’incarnation du patriotisme le plus élevé et le plus pur. La grande preuve de sa mission, c’est sa foi. Quelque opinion que l’on ait, il faut s’incliner avec respect, avec amour, avec enthousiasme devant cette créature qui eut certainement quelque chose de divin. La flamme de son bûcher suffit à illuminer sa vie et à éclairer tous les cœurs français.
Antoine Albalat.
Le Matin 26 juillet 1907
Hors sujet. Un monsieur Ayroles, locataire rue Jeanne d’Arc, a été réveillé en pleine nuit par trois coups de feu.
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La Science catholique octobre 1907
Contribution du père Ayroles : La Vénérable Pucelle, victorieuse de la Science.
Le savant père expose comment Jeanne, simple paysanne qui ne savait ni A ni B, triompha à quatre reprise de la science, c’est-à-dire d’une assemblée des plus éminents docteurs de son temps : I. les membres de la commission de Poitiers, qui l’approuvèrent ; II. l’Université de Paris, qui dès l’apparition de la Pucelle s’était empressée de la dénoncer, III. les assesseurs au procès de condamnation, et enfin IV. les juges.
Note. — Le texte, nous semble-t-il, n’a pas la qualité du reste de la production du père : outre les nombreuses coquilles, les tournures de phrases sont moins ciselées.
Source : La Science catholique : revue des questions religieuses, 1e année, n°11, 10 octobre 1907, p. 948-973.
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Tiré à part en brochure à Arras, par Sueur-Charruey (propriétaire-éditeur de la Science catholique), 1907, 28 pages :
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[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
La Croix (Sud-Ouest) 13 octobre 1907
Compte-rendu de la brochure de Dom Armand Clerc : La royauté de Jésus-Christ et la Vénérable Jeanne d’Arc, par le père Ayroles, qui en a signé la préface.
Plus qu’une simple analyse de l’ouvrage, le père Ayroles semble davantage livrer un nouvel exposé de sa propre pensée politique, Jésus-Christ Roi, telle qu’il l’a développée tout au long de son œuvre.
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Le livre de Dom Armand Clerc (nom en religion de Jean-Baptiste Monnoyeur) : La royauté de Jésus-Christ et la vénérable Jeanne d’Arc (Château de Tingry, Samer, 1907, VII-31 pages.)
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[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
Revue du monde catholique 1er décembre 1907
Annonce publicitaire de l’ouvrage de Dom Armand Clerc (nom en religion de Jean-Baptiste Monnoyeur) : La Royauté de Jésus-Christ et la Vénérable Jeanne d’Arc, préfacé par le père Ayroles. [Lire]
Source : Revue du monde catholique, 46e année (1907), t. 172 (série 8, t. 16), n° 5 (1er décembre), p. 640.
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La royauté de Jésus-Christ et la vénérable Jeanne d’Arc, par Dom Armand Clerc, avec préface du R. P. J.-B. Ayroles. — Élégante plaquette de VII-31 p. — Chez Savaète, 76, rue des Saints-Pères. Prix : 0 fr. 50.
Les misérables injures dont la Vénérable Jeanne d’Arc a été, non point atteinte, certes, mais visée, ont provoqué en sa faveur un renouveau de culte.
La plaquette de Dom Armand Clerc est la meilleure réponse qu’on puisse faire aux ennemis de son divin inspirateur, Jésus, le Roy du ciel et de tout le monde
, comme elle l’appelait. L’auteur met en parallèle l’enseignement de Jeanne d’Arc, tel qu’il ressort des documents, sur la Royauté temporelle de Jésus-Christ, et l’enseignement liturgique de la fête de l’Épiphanie, jour de la naissance de la Pucelle.
D’autre part, les couronnements du Sacré-Cœur, affirmant la royauté effective de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la société, se multiplient dans toutes les provinces de France et de Belgique.
Le solide et intéressant travail de Dom Armand Clerc montre clairement quels liens profonds unissent entre eux ces deux manifestations de la piété française. Personne, en effet, mieux que la Vénérable, n’a proclamé, avec plus d’énergie, la royauté de Jésus-Christ sur notre nation. Si nous voulons donner au culte de la Libératrice une conclusion pratique, et renouveler, pour ainsi dire, au milieu de nous, la mission qu’elle eut de sauvegarder la catholicisme et d’élargir pour la société les voies du progrès, il faut commencer, comme, elle, par affirmer la royauté divine.
U. J. G. D.
La même annonce dans l’Univers du 30 juin 1907.
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La Croix 1er février 1908
Le premier numéro de la revue Jeanne d’Arc paraîtra le 15 février ; il est dédié au cardinal Ferrata, ponent de la cause de béatification à Rome. Entre autres rédacteurs on trouve le père Ayroles et le chanoine Dunand.
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Jeanne d’Arc, revue nationale, illustrée, mensuelle, paraîtra le 15 février.
Cette revue, organe du Comité de propagande nationale pour Jeanne d’Arc, dont le siège est à Rouen, ville où Jeanne d’Arc mourut pour le pays et qui devait à la libératrice une réparation nationale, est rédigée par les historiens les plus éminents de la Vénérable. Nous citerons parmi eux le R. P. Ayroles, MM. le chanoine Debout, le général Canonge, Charles de Beaurepaire.
S. Ém. le cardinal Ferrata, ponent de la cause de la Vénérable Jeanne d’Arc, a honoré notre confrère, M. Jean Sarril, directeur de Jeanne d’Arc, de la lettre suivante :
Cher Monsieur,
J’ai appris avec bonheur que vous vous proposez de publier une revue mensuelle dans le but de mieux faire connaître et honorer la vénérable Jeanne d’Arc.
C’est là une œuvre digne de votre talent et de vos sentiments profondément religieux et patriotiques.
La vénérable héroïne est, en effet, l’une des gloires les plus pures de l’Église et de la France.
En qualité de ponent de sa cause, j’applaudis de tout cœur à votre noble entreprise. De tout cœur aussi je prie Dieu de la bénir et de lui accorder les plus heureux succès.
Vous m’exprimez le désir de me dédier le premier numéro de cette nouvelle revue. C’est de votre part une amabilité et je vous en remercie sincèrement.
Agréez, cher Monsieur, la nouvelle assurance de mes dévoués sentiments.
Rome, 12 décembre 1907.
Signé : D., card. Ferrata.
Ces mots admirables de S. Ém. le cardinal Ferrata résument tout le programme de Jeanne d’Arc, qui s’adresse à tous les Français et s’efforcera de faire honorer partout la Vénérable et de défendre sa cause en toutes circonstances.
Jeanne d’Arc aidera dans la mesure de ses moyens, par ses conférenciers, sa vaste publicité, sa propagande, les groupements catholiques et patriotiques qui voudront honorer Jeanne d’Arc par des fêtes, des réunions, des Conférences avec projections lumineuses. Tous les catholiques auront à cœur de lire et de propager Jeanne d’Arc.
Abonnement d’un an : 5 francs.
L’Éclair (du Midi) 2 février 1908
Présentation de la nouvelle revue Jeanne d’Arc.
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Jeanne d’Arc. Tel est le titre d’une Revue qui va paraître dès février sous les auspices du comité de propagande pour Jeanne d’Arc. Nationale, populaire, illustrée, mensuelle, Jeanne-d’Arc
aura certainement une influence considérable.
Honorée de l’approbation très élogieuse du cardinal Ferrata, Ponant de la cause de la Vénérable et de nombreux évêques, elle compte parmi ses rédacteurs le R. P. Ayroles, MM. les chanoines H. Debout et Dunand, le général Canonge, Paul Allard, Ch. de Beaurepaire, autour desquels se sont groupes les archéologues et les écrivains des villes marquées du souvenir de la vierge guerrière (Blois, Tours, Poitiers, Orléans, Reims, Compiègne, Rouen), dont la revue sera l’organe. Ces documents précieux et ses illustrations feront de Jeanne-d’Arc
un album iconographique du plus haut intérêt.
Jeanne d’Arc
que dirige notre confrère Jean Sarril, organisateur des fêtes nationales de Rouen, conseille et aide dans la mesure de ses moyens les groupements, comités, patronages qui désirent organiser des fêtes locales, conférences, causeries, réunions en l’honneur de Jeanne d’Arc, et à la disposition desquelles la Revue met une pléiade de vaillants orateurs conférenciers qui se sont offerts de toutes parts.
Jeanne d’Arc
insère gratuitement le compte-rendu de toutes les réunions où il aura été question de Jeanne d’Arc et de tous les groupements placés sous le patronage de la libératrice.
Nous conseillons vivement à nos amis de s’abonner à Jeanne d’Arc
.
Abonnement d’un an : 5 francs. Bureaux : 13, rue Thibaut, 13, Paris (14e). Les groupements de dames, cercles de jeunes gens, les patronages de notre région ne manqueront pas de s’adresser à la Revue pour des conférences : une propagande active pour Jeanne d’Arc aurait chez nous les plus heureux effets.
La Petite République 7 février 1908
Vie de Jeanne d’Arc d’Anatole France. Le quotidien publie une des pages les plus caractéristiques de cette œuvre qui se traduit déjà par des polémiques passionnées
. Il s’agit d’un extrait de la préface sur l’inspiration de Jeanne. L’article énumère les différents récupération de l’héroïne dont la Jeanne ultramontaine du père Ayroles
. [Voir]
Lien : Retronews
L’œuvre de l’illustre écrivain se traduit déjà par des polémiques passionnées, et son apparition constitue un véritable événement littéraire. Nos lecteurs nous sauront gré de publier ici une des pages les plus caractéristiques de cette œuvre, appelée à avoir le plus grand retentissement. […]
Si bien que, pour trouver la plus étrangement travestie de toutes les Jeanne d’Arc, on hésiterait entre leur miraculeuse protectrice de la France chrétienne, patronne des officiers et des sous-officiers, modèle inimitable des élèves de Saint-Cyr, et la druidesse romantique, la garde nationale inspirée, la canonnière patriote des républicains, s’il ne s’était trouvé un Père jésuite pour faire une Jeanne d’Arc ultramontaine . (Le père Ayroles.)
L’Express républicain (Saône-et-Loire) 24 février 1908
Sommaire de la nouvelle revue Jeanne d’Arc, qui inclue une étude du père Ayroles intitulée : La Vénérable Pucelle, démonstration et exposé de la foi, somme théologique.
Lien : Gallica
Jeanne d’Arc, revue nationale, directeur : Jean Sarril. Direction et administration, 13, Abonnement d’un an : 5 francs.
Voici le sommaire du premier numéro de Jeanne d’Arc, revue nationale, populaire, illustrée, mensuelle, qui vient de paraître :
- Lettre de Son Éminence le Cardinal Ferrata, à la direction de Jeanne d’Arc.
- Jean Sarril : Honorez Jeanne d’Arc.
- Rév. Père Ayroles : La Vénérable Pucelle, démonstration et exposé de la foi, somme théologique.
- Général Frédéric Canonge : Jeanne d’Arc guerrière.
- Chanoine Henri Debout : Jeanne la Sainte.
- L. Ollivier, député des Côtes du Nord : La fête nationale de Jeanne d’Arc.
- La Chronique de la Pucelle.
- Interview de M. Vazeille, député du Loiret, rapporteur de la commission de la fête nationale de Jeanne d’Arc.
- Déclarations du général Langlois, sénateur de Meurthe-et-Moselle.
- Le comité de propagande nationale pour Jeanne d’Arc.
- Échos de Paris, Orléans. Rouen. Nantes, etc.
- Illustrations : Jeanne d’Arc, statue de Barrias.
- Domrémy, le pays de Jeanne.
- L’ancien cimetière Saint-Ouen. à Rouen.
- Sceau du pape Nicolas V.
- Salut d’or d’Henri VI, roi d’Angleterre.
- La signature authentique de Jeanne d’Arc.
- Les armes de Jeanne d’Arc.
- Ornements extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale.
La Croix 1er mars 1908
Le premier numéro de la revue Jeanne d’Arc est paru.
Lien : Retronews
Le premier numéro de la revue Jeanne d’Arc vient de paraître dédié à S. Ém. le cardinal Ferrata, panent de la cause de la vénérable Jeanne d’Arc.
Une lettre du cardinal Ferrata, des articles du R. P. Ayroles, du général Canonge, du chanoine H. Debout, de M. Ollivier, député des Côtes-du-Nord ; de Jean Sarret, la chronique de la Pucelle, des Échos de partout, lui donnent un intérêt de tout premier ordre. Nous ne doutons pas qu’il rencontre partout le meilleur accueil.
La Croix 6 mars 1908
Lettre d’encouragement de Mgr Touchet au directeur de la revue Jeanne d’Arc.
Lien : Retronews
Jeanne d’Arc, organe du Comité de propagande nationale pour Jeanne d’Arc, revue nationale, populaire, illustrée, a été accueillie avec le plus vif plaisir par tous les catholiques, surtout par les membres du clergé qui se sont empressés de faire connaître à leurs paroissiens cette excellente initiative.
Dans l’Orléanais, Jeanne d’Arc compte déjà de nombreux abonnés. S G. Mgr Touchet, évêque d’Orléans, a eu la bonté de féliciter chaleureusement notre confrère, Jean Sarril, qui dirige cette revue :
Veuillez croire, Monsieur, — écrit Sa Grandeur — que je souhaite le plus grand succès à vos efforts pour la gloire de la grande Sainte qui fut aussi la grande Française.
Jeanne d’Arc publie des études inédites des historiens les puis éminents de la Libératrice, du R. P. Ayroles, du chanoine H. Debout, du général Canonge.
Bureau : 15 rue Thibaud, Paris, XIVe.
Abonnement d’un an : 5 francs.
La Croix 11 mars 1908
Parution en brochure de l’étude : La vénérable Pucelle victorieuse de la science, initialement publiée dans la Science catholique d’octobre 1907.
Lien : Retronews
Brochures et tracts. — […] La vénérable Pucelle victorieuse de la science, par le R. P. Ayroles, Charruey, rue de Vaugirard, 41, Paris.
L’Univers 19 mars 1908
Article du chanoine Henri Debout : Jeanne d’Arc et le livre d’Anatole France, qui s’appuient entre autres sur les travaux du père Ayroles
.
Lien : Retronews
Les 3 parties : 16-17 mars, 18 mars, 19 mars
Extraits également publiés dans la Croix du 22 mars 1908 : Retronews
[Derniers paragraphes de l’article :]
Hallucination ! ce mot explique tout pour lui : visions, intelligence, foi, prophétie, talents, énergie, miracles, victoires même.
Évidemment, il n’a pas lu l’ouvrage de mon confrère, M. le chanoine Dunand : Les Visions et les Voix, auquel l’Académie a décerné jadis le prix Marcellin Guérin. Il connaît encore moins les travaux du R. P. Ayroles, à l’endroit duquel il fait sienne une critique injustifiée.
Cependant, pour ne pas conclure aussi légèrement à l’explication saugrenue de l’hallucination, il eût fallu se renseigner très amplement et à nouveau, à peine de rester ridicule, avec les devanciers de cette école par trop fantaisiste. Anatole France s’est réduit a cette posture ; car je lui déclare impossible d’expliquer, par la seule hallucination, même les faits, triés par lui, qu’il a retenus dans son histoire de Jeanne d’Arc.
Je n’insisterai pas : ce serait cruel !
Je me résume :
Le livre d’Anatole France est sans portée au point de vue scientifique ; il est également sans intérêt pour le lecteur. Il ne peut faire de mal qu’aux esprits sans culture ; il ne durera pas et ne laissera pas de traces dans la critique historique ni dans notre littérature.
C’est une tentative manquée. Le coup que les libres penseurs avaient, par leur grand homme, préparé contre Jeanne d’Arc est raté.
Et les catholiques comprendront mieux, devant l’audacieuse entreprise de leurs ennemis, quel trésor est Jeanne pour l’Église et pour la Patrie, quelle force apologétique détient son histoire, véridiquement connue.
Qu’ils se hâtent donc d’étudier cette grande figure, qui leur appartient tout entière ! Elle a pour eux une valeur inappréciable. La sainte de demain sera peut-être une seconde fois la libératrice de la France.
Chanoine Henri Debout,
Lauréat de l’Académie française.
L’Express républicain (Saône-et-Loire) 25 mars 1908
Sommaire du second numéro de la revue Jeanne d’Arc, qui inclue (la suite de) l’étude du père Ayroles : La Vénérable Pucelle, démonstration et exposé de la foi.
Cf. sommaire du n° 1, édition du 24 février.
Lien : Gallica
Jeanne d’Arc. — Le second numéro de Jeanne d’Arc. La revue nationale, qui a remporté un si vif succès dès son essor, vient de paraître. En voici le sommaire :
- Lettre de S. G. Mgr Touchet, à la direction de Jeanne d’Arc.
- Général Frédéric Canonge : Lettre ouverte à MM. les députés membres de la commission chargée de l’examen d’une fête de Jeanne d’Arc.
- Rév. Père Ayroles : La Vénérable Pucelle, démonstration et exposé de la foi.
- M. Georges Berry, député de Paris : La fête nationale de Jeanne d’Arc.
- Jean Sarril : Pour Jeanne d’Arc.
- M. Charles de Beaurepaire : Notes sur les juges et assesseurs du procès de condamnation de Jeanne d’Arc.
- M. Paul Dax : Jeanne d’Arc-Jeanne du Barry.
- Échos de Domrémy, Nantes, Paris, Rouen.
De nombreuses illustrations donnent à cette revue le caractère d’un album iconographique. Abonnement d’un an : 5 francs. — Bureaux : 13. rue Thibaud, 13, Paris (XIVe). On peut s’abonner dans tous les bureaux de poste.
La Grande Revue 25 mars 1908
Compte-rendu de la Jeanne d’Arc de M. Anatole France, par l’historien médiéviste Achille Luchaire.
La Jeanne d’Anatole France (dernier historien de Jeanne d’Arc
), n’est ni celle des libres-penseurs, ni celle des catholiques :
Lui aussi aussi d’avance la canonise, mais à sa manière, qui n’est pas celle du père Ayroles ou du chanoine Dunand. Il ne veut pas de cette sainteté fade et béate [qui] lui déplaît aussi bien que la
druidesse romantique, la garde nationale inspirée, la canonnière patriotequ’ont exaltée des républicains. Sa Jeanne d’Arc, à lui, n’est pas non plus celle de Quicherat ou de Michelet. Elle est sainte, avant tout, parce qu’elle est dévote, et n’agit que par suggestion de l’esprit religieux.
Et donc :
[Aussi], bien que M. France s’en défende, [sa Jeanne d’Arc] ne peut-elle être qu’une névrosée ou une hallucinée.
Source : La Grande Revue, 1908, 47e volume, p. 209-235.
La Grande Revue (bimensuelle) avait été fondée par l’avocat dreyfusard Fernand Labori en 1897, et rachetée en 1907 par l’homme de théâtre Jacques Rouché.
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[Extrait sur la cédule d’abjuration :]
Tout porte à croire, avons-nous dit, que le formulaire lu et signé par l’infortunée au cimetière de Saint-Ouen n’était pas celui qu’un juge inique nous a transmis ; mais les concessions qu’elle a faites alors ne sont pas niables, puisque les témoignages des deux procès concourent à en établir la certitude. Jeanne, à nos yeux, n’est pas moins grande, pour être plus humaine, et peut-être même qu’à vouloir, contre l’évidence des textes, la soustraire aux conditions de tout être périssable et faillible et la déifier de son vivant, des apologistes maladroits n’ont pas rendu à sa cause et à sa mémoire le service qu’ils imaginaient.
Telle est aussi l’opinion, croyons-nous, du dernier historien de Jeanne d’Arc, à qui il est temps de revenir. Dans le volume où il sera question des événements de Rouen, M. France développera sans doute toute sa pensée sur les problèmes divers que soulèvent la procédure et les agissements de l’évêque de Beauvais : mais comme il les pose déjà dans sa Préface, nous avions le droit d’y toucher et d’indiquer notre sentiment. Il n’est pas moins essentiel de savoir ce qu’il pense, au fond, de la personnalité physique et morale de l’héroïne, et cette même Préface, devançant la conclusion de l’ouvrage, nous l’apprend.
Par hasard, M. France se trouve d’accord avec toute l’école catholique, quand il fait de Jeanne d’Arc une sainte avec tous les attributs de la sainteté au XVe siècle
. Lui aussi d’avance la canonise, mais à sa manière, qui n’est pas celle du Père Ayroles ou du chanoine Dunand. Il ne veut pas de cette sainteté fade et béate, mise à la mode par une religion trop moderne. La Jeanne d’Arc ultramontaine, patronne des officiers et des sous-officiers, modèle inimitable des élèves de Saint-Cyr
, lui déplaît aussi bien que la druidesse romantique, la garde nationale inspirée, la canonnière patriote
qu’ont exaltée des républicains. Sa Jeanne d’Arc, à lui, n’est pas non plus celle de Quicherat ou de Michelet. Elle est sainte, avant tout, parce qu’elle est dévote, et n’agit que par suggestion de l’esprit religieux. Tout s’explique en elle soit par le ressort intime de ses impulsions pieuses, soit par l’influence extérieure des clercs, qui, depuis son enfance, n’ont cessé de la catéchiser, de former sa pensée et de lui dicter presque ses paroles. Une Jeanne d’Arc, en ce sens, toute ecclésiastique
, instrument docile et inconscient des volontés et des intérêts de tous les hommes d’Église avec qui elle fut en contact. L’axiome bien connu : Cherchez la femme, est remplacé ici, pour l’explication des faits et dits de la Pucelle, par cet autre : Cherchez le prêtre. Tout le long de son volume, M. France s’ingénie à le découvrir, et quand il l’a trouvé, sa satisfaction est visible.
D’après cette conception, assez éloignée de celle de la majorité des historiens de l’école rationalise, la vierge de Domrémy, bien que M. France se défende de tout essai de pathologie rétrospective, ne peut être qu’une névrosée ou une hallucinée de la catégorie des mystiques. […]
La Croix 27 mai 1908
4e numéro de la revue Jeanne d’Arc dont le succès va croissant. Une grande étude du père Ayroles y sera prochainement publiée.
Lien : Retronews
Idem dans l’Express républicain (Saône-et-Loire) :
Lien : Gallica
Jeanne d’Arc, revue nationale, populaire, en est à son quatrième numéro qui est particulièrement intéressant et justifie sa vogue croissante.
On peut y lire un vigoureux appel aux jeunes, signé de M. Real del Sarte, qui fut condamné l’an passé pour avoir détruit l’inscription placée par les francs-maçons sur le monument de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, à Paris.
Des gravures très curieuses illustrent les comptes rendus des fêtes de la libératrice.
Jeanne d’Arc va publier une étude inédite de son éminent collaborateur, le R. P. Ayroles : Jésus-Christ roi, point culminant de la mission de Jeanne d’Arc. Cette étude magistrale aura certainement un grand retentissement.
La Ligue patriotique des françaises et la Ligue des Femmes françaises propagent activement cette revue dont le but est de faire aimer et mieux connaître la Libératrice.
Beaucoup de patronages et d’écoles libres sont abonnées.
La Croix 14 juin 1908
Le prochain numéro de la revue Jeanne d’Arc contiendra une grande étude du père Ayroles : Jésus-Christ Roi, point culminant de la mission de Jeanne d’Arc.
Jamais encore la doctrine de la mission de Jeanne d’Arc n’avait été exposée arec une documentation aussi précise et cette logique serrée qui caractérise les œuvres du R. P. Ayroles.
Un numéro spécimen sera offert à tout membre du clergé qui en fera la demande.
Lien : Retronews
Pour Jeanne d’Arc, brochure gratuite offerte aux membres du clergé
Jeanne d’Arc, revue nationale, commencera dans son prochain numéro une étude du plus vif intérêt, signée du R. P. Ayroles, l’éminent historien de la Vénérable : Jésus-Christ Roi, point culminant de la mission de Jeanne d’Arc.
Cette étude est appelée a un grand retentissement, car jamais encore la doctrine de la mission de Jeanne d’Arc n’avait été exposée arec une documentation aussi précise et cette logique serrée qui caractérise les œuvres du R. P. Ayroles.
Pour permettre aux membres du clergé, directeurs de patronages et d’œuvres paroissiales de prendre connaissance de la revue nationale Jeanne d’Arc et de se rendre compte de son heureuse influence, la direction a pris cette initiative généreuse, dont tous les prêtres voudront certainement profiter.
Un numéro spécimen sera adressé gratuitement à tout prêtre et tout directeur de patronage ou d’œuvre paroissiale qui en fera la demande à l’administration de la revue. Des conditions très modiques d’abonnement sont établies dès maintenant en faveur de MM. les membres du clergé, afin de leur permettre de contribuer à la glorification nationale de Jeanne d’Arc.
L’Univers 26 juillet 1908
Compte-rendu de la Jeanne d’Arc d’Anatole France, par le père Ayroles, dans le feuilleton du jour.
Ayroles concentre sa critique sur la description qu’Anatole France fait d’un XVe siècle peuplé exclusivement d’hallucinés et d’idiots. Selon A. France, on ne peut pas un peu pénétrer dans cet âge obscur sans se croire parmi des enfants
. Après avoir facilement réfuté ce jugement en s’appuyant sur plusieurs historiens, le savant père en dévoile la finalité : pour la libre-pensée, il est indispensable de dévaloriser les contemporains de Jeanne d’Arc afin de discréditer leurs témoignages, lesquels confirment unanimement l’existence du surnaturel.
La libre-pensée pose en principe ce qui est la question même, et une question vitale pour l’humanité entière. Le surnaturel n’existe pas. Et partant de ce dont elle fait arbitrairement un axiome, elle dissimule, si elle le peut, les faits qui le manifestent, elle les altère, les traite de légendes, de fables, en donne des explications impossibles, contradictoires, ou sans fondement, si elle est contrainte d’en parler. Les témoins, fut-ce l’univers presque entier, un siècle, sont des hallucinés, des idiots.
Lien : Retronews
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
La Science catholique août 1908
Contribution du père Ayroles : La prétendue Vie de Jeanne d’Arc d’Anatole France.
Nouvel article du savant père sur l’ouvrage d’Anatole France, qui semble être la préface d’une publication à venir. Cette vie de Jeanne d’Arc ne serait qu’un prétexte pour critiquer l’Église et la France chrétienne, l’auteur semblant se donner pour mission de continuer Voltaire, tout en le dépassant.
La secte veut déposséder l’histoire de tout ce que manifeste le surnaturel. Elle veut que le plan soit appliqué dans les écoles de tout degré. M. France n’a fait que développer en grand la conception de Jeanne d’Arc telle que M. Thalamas l’a présentée.
Source : La Science catholique : revue des questions religieuses, 2e année, n°9, août 1908, p. 849-856.
Lien : Gallica
[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]
Académie des sciences morales et politiques octobre-novembre 1908
Compte-rendu de la Vie de Jeanne d’Arc d’Anatole France, par Achille Luchaire, déjà paru dans la Grande Revue du 25 mars.
Anatole France canonise d’avance Jeanne d’Arc, mais à sa manière, qui n’est pas celle du Père Ayroles ou du chanoine Dunand.
Source : Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, 68e année, tome 170, nouvelle série, tome 70, 1908, 2e semestre. 10e et 11e livraisons (octobre-novembre 1908), p. 347.
Liens : Gallica
Par hasard, M. France se trouve d’accord avec toute l’école catholique, quand il fait de Jeanne d’Arc une sainte avec tous les attributs de la sainteté au XVe siècle
. Lui aussi d’avance la canonise, mais à sa manière, qui n’est pas celle du Père Ayroles ou du chanoine Dunand. Il ne veut pas de cette sainteté fade et béate, mise à la mode par une religion trop moderne. La Jeanne d’Arc ultramontaine, patronne des officiers et des sous-officiers, modèle inimitable des élèves de Saint-Cyr
, lui déplaît aussi bien que la druidesse romantique, la garde nationale inspirée, la canonnière patriote
qu’ont exaltée des républicains. Sa Jeanne d’Arc, à lui, n’est pas non plus celle de Quicherat ou de Michelet. Elle est sainte, avant tout, parce qu’elle est dévote, et n’agit que par suggestion de l’esprit religieux. Tout s’explique en elle, soit par le ressort intime de ses impulsions pieuses, soit par l’influence extérieure des clercs, qui, depuis son enfance, n’ont cessé de la catéchiser, de former sa pensée et de lui dicter presque ses paroles. Une Jeanne d’Arc, en ce sens, toute ecclésiastique
, instrument docile et inconscient des volontés et des intérêts de tous les hommes d’Église avec qui elle fut en contact.
L’Express républicain (Saône-et-Loire) 2 décembre 1908
Bibliographie. — La Revue nationale Jeanne d’Arc
, dirigée par notre confrère, Jean Sarril, est particulièrement intéressante ce mois-ci.
On peut y lire une interview de Mgr Touchet sur la cause de la Vénérable ; une étude du R. P. Ayroles, l’éminent historien de la Libératrice ; les notes archéologiques de M. Léon Dumuys, conservateur du musée d’Orléans, sur deux anciens tableaux représentant la Pucelle.
L’étude signée du général Canonge : Jeanne d’Arc soldat et chef de guerre, paraît appelée à un grand retentissement. Le célèbre, stratégiste, dont les études militaires font autorité, y traite de la tactique de l’héroïne et réfute magistralement les assertions de certains historiens contemporains.
Notons que le dernier numéro de la Revue nationale Jeanne d’Arc
contient, à lui seul, vingt-cinq illustrations des plus originales. Tous les patriotes auront à cœur de suivre cette revue, qui a déjà réussi à susciter un véritable mouvement national. (Abonnement d’un an, 5 fr.)
Un numéro spécimen sera adressé gratuitement à toute personne qui en fera la demande à l’administration de la Revue nationale Jeanne d’Arc
, 13, rue Thibaud, 13. Paris (XIVe).
La Libre Parole 11 décembre 1908
Gaston Méry critique les dernières tentatives de laïciser Jeanne d’Arc (c’est-à-dire d’expulser le surnaturel de son histoire) : Thalamas, les nouveaux manuels scolaires, et enfin Anatole France.
Lien : Retronews
[En réponse à l’idée d’une Jeanne d’Arc dont le rôle se serait limité à redonner courage aux troupes, il cite le père Ayroles. :]
Nier que Napoléon soit l’auteur principal de la conquête de la Lombardie et de la Vénétie, remarque le savant auteur de la Vraie Jeanne d’Arc, le R. P. Ayroles, est moins faux que nier que Jeanne soit l’auteur principal du recouvrement de l’Orléanais, de la Champagne, du Laonnais, de la Brie, du Beauvaisis, d’une partie de la Lombardie. Le premier consul ne trouvait pas parmi ses officiers l’opposition que la Libératrice trouva parmi les capitaines royaux et à la Cour.
Non, ce n’est pas de l’histoire, ce n’est point de la science, que les cuistres de la Primaire ou de l’Institut, que les Thalamas de haut ou de bas étage, font ou enseignent dans nos écoles, dans nos lycées, dans nos Facultés. Ce qu’ils enseignent, c’est l’erreur, l’erreur scientifique voulue, le mensonge historique prémédité. Ce qu’ils font, c’est l’œuvre subversive d’un parti, l’œuvre louche des Loges, la double besogne définie par eux-mêmes en deux mots de pédants aussi affreux que la chose : la déchristianisation et la dénationalisation de la France. […]
L’Univers 20 décembre 1908
Promotion de l’œuvre complète du père Ayroles (7 volumes : les 5 de la Vraie Jeanne d’Arc, l’Université de Paris et Sur les autels).
L’ouvrage le plus complet, le plus savant, le plus important qui ait été écrit sur la libératrice et qui a le plus contribué à sa glorification.
Lien : Retronews
La vraie Jeanne d’Arc, par Jean-Baptiste-Joseph Ayroles, S. J., ouvrage honoré d’un bref de Léon XIII, 5 volumes in-4° pouvant se vendre séparément (chez Ém. Vitte, Paris, 14, rue de l’Abbaye). — Prix : le volume isolé. Prix fort, 15 fr. ; les cinq volumes pris ensemble, net 50 fr. — Tome I : La Pucelle devant l’Église de son temps ; tome II : La Paysanne et l’inspirée ; tome III : La Libératrice ; tome IV : La Vierge guerrière ; tome V : La Martyre. — L’Université de Paris au temps de Jeanne d’Arc et la cause de sa haine contre la Libératrice, 1 volume in-4°. Prix fort, 7 fr. — Jeanne d’Arc sur les Autels et la régénération de la France, 2e édition, in-12, 3 fr.
À la Veille de la béatification de Jeanne d’Arc, il est opportun de signaler l’ouvrage le plus complet, le plus savant, le plus important qui ait été écrit sur la libératrice et qui a le plus contribué à sa glorification, la Vraie Jeanne d’Arc, par le Père Ayroles.
Dans le Bref, Rem tu amplam, Léon XIII daignait prescrire à l’auteur de se consacrer tout entier à l’histoire de la Pucelle, gloire insigne non seulement de la France, mais de la religion catholique. Conduisez votre œuvre, — ajoutait le Pape, — de façon que le grand fait de la Pucelle non seulement ne soit pas amoindri par les coups des ennemis de la religion, mais qu’il en ressorte plus éclatant.
À la tête de ces ennemis, il faut placer ceux qui, dépouillant les exploits de la magnanime et très pieuse vierge de toute inspiration de la vertu divine, travaillent à les réduire aux proportions d’une force purement humaine et aussi ceux qui ne craignent pas d’imputer à l’Église son inique condamnation portée par des ennemis acharnés de ce Siège apostolique. Réfuter sagement, à la lumière et sur la foi des documents, ces assertions et celles qui s’en rapprochent est de très grande importance ; c’est une excellente manière de mériter de la religion et de la société civile.
L’œuvre était vaste et laborieuse
, selon le mot de Léon XIII. Avec une érudition consommée, avec l’ardeur d’un chevalier et la patience d’un savant [Henri Dac écrivait dans le Monde, 9 avril 1894 : l’ardeur d’un chevalier et la patience d’un religieux
], le P. Ayroles a consacré près de vingt ans à fouiller les archives, à dépouiller, à discuter un à un tous les documents qui se rapportent à Jeanne d’Arc, pour les mettre, à la portée du public. Ils sont aussi nombreux qu’indiscutables.
Dans les interminables séance du procès de condamnation, l’héroïne a été forcée de dévoiler le fond de son âme, d’expliquer le mobile de ses actes et de se révéler, elle-même. Dans le procès de réhabilitation, cent vingt témoins sont venus déclarer, sous la foi du serment, ce qu’ils avaient vu et entendu, ce qu’ils ne pouvaient ne pas voir, ne pas entendre. Ainsi la vie de Jeanne-d’Arc, en même temps que l’événement le plus surnaturel de l’histoire, en est-il le plus authentique et le plus incontestable. Ce n’est pas seulement la certitude historique, c’est la certitude juridique qui garantit jusqu’aux moindres détails de cette vie merveilleuse
, dit très bien le cardinal Pie. Le miracle de sa mission a retenti dans la chrétienté tout entière et jusqu’à Constantinople ; il est rapporté dans une foule de documents du temps : chroniques, histoire, lettres, poésies, registres municipaux de nombreuses villes, livres de comptes, en France, en Italie, en Allemagne, en Écosse.
Toutes ces pièces, le P. Ayroles les a étudiées et reproduites. Il a eu, de plus, la bonne fortune de découvrir des documents nouveaux et de première valeur, tels que les lettres de Justiniani dans Morosini et la correspondance de Jacques Gelu. Il a traduit les doctes traités composés pour réhabiliter la sainte. Beaucoup de documents, égarés dans des collections disparates et dont les historiens ne parlaient pas, ont été réunis par lui et classés méthodiquement. Il fait connaître les auteurs de ces écrits, les replace dans leur milieu et discute la valeur de leur témoignage.
À la lumière de ces incontestables documents, contemporains de Jeanne d’Arc ou du moins de son siècle, il confond tous ceux qui ont travesti ou amoindri la Pucelle : l’école rationaliste avec ses incohérences, ses fantaisies, ses mensonges, l’école gallicane avec ses lacunes et ses erreurs.
La Revue pour tous 3 janvier 1909
Petit ouvrage sur la Royauté de Jésus-christ et Jeanne d’Arc du bénédictin Dom Armand Clerc, d’après la Vraie Jeanne d’Arc.
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La Royauté de Jésus-christ et la vénérable Jeanne d’Arc, par Dom Armand Clerc, bénédictin de l’abbaye de Saint-Martin de Ligugé. Élégante plaquette de 40 pages. 3e mille. Prix : 0 fr. 50. Henry Letoublon, 43, rue des Nonnains-d’Hyères. Paris IVe.
S’appuyant sur les documents que le R. P. Ayroles a réunis dans les cinq gros volumes de la Vraie Jeanne d’Arc, l’auteur montre l’harmonieuse concordance qui existe entre l’enseignement de toute la vie de la Pucelle et celui de la fête de l’Épiphanie, jour natal de la Bienheureuse.
La Gazette 5 février 1909
Publicité pour la revue Jeanne d’Arc dans la Chronique religieuse.
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Avant la béatification de Jeanne d’Arc. — Il est utile, en ce temps de préparation aux fêtes de la béatification de Jeanne d’Arc, de suivre la revue nationale Jeanne d’Arc, dont les principaux collaborateurs sont les généraux baron de Charette, Frédéric Canonge, Le Maître, Boussenard, le Rév. Père Ayroles, le chanoine Debout. Marius Sepet, etc.
Cette revue est un véritable album iconographique, chaque livraison est ornée de vingt-cinq illustrations très originales ; son succès mérité est dû à son caractère artistique.
Dans les châteaux surtout, on aime à lire la revue nationale Jeanne d’Arc, qui fait aimer et mieux connaître la Sainte de la Patrie. La noblesse de France ne peut oublier la Libératrice. (Abonnement d’un an : 5 francs)
Un numéro spécimen est adressé gratuitement à toute personne qui en fera la demande à l’administration de la revue nationale Jeanne d’Arc, 13, rue Thibaud. Paris, quatorzième.