J. Gratteloup  : Documents sur le père Ayroles (2024)

Documentation : Béatification, canonisation (1909-1920)

Béatification et canonisation
1909-1920

Les diocèses de France et la Bienheureuse Jeanne d’Arc
Brochure, 1909

Notes du père Ayroles sur les diocèses de France pouvant revendiquer un lien avec l’histoire de Jeanne d’Arc.

Note. — Ces notes ont été envoyées par Mgr Touchet aux évêques des diocèses de France, accompagnées d’une lettre datée du 25 décembre 1908.

Titre complet : Les diocèses de France et la Bienheureuse Jeanne d’Arc, par le R. P. Ayroles. Notes précédées d’une lettre de Mgr l’Évêque d’Orléans. — Orléans, M. Marron, libraire-éditeur, 11, rue Jeanne d’Arc, 1909. — P. Pigelet et Fils.

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[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

L’Éclair
28 février 1909

Compte-rendu critique de l’ouvrage de l’historien Choussy sur l’orthographe du nom de Jeanne Darc ou d’Arc, qui sans trancher, demande à une unification du nom. Le père Ayroles est nommé parmi les partisans de la graphie d’Arc.

Ouvrage de Joseph-Édouard Choussy : Essai de conciliation sur l’orthographe du nom de Jeanne Darc ou d’Arc (Moulins, Lamapet, 1909, in-8° de 24 p.).

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Jeanne d’Arc ou Jeanne Darc

Comment orthographier le nom de Jeanne : d’Arc ou Darc ?

C’est un petit problème orthographie qui a son importance : il est malaisé à résoudre. M. Choussy, qui a consacré ses meilleurs et ses plus féconds loisirs à la Vierge héroïque, fait paraître un plaidoyer en faveur de l’unification du nom. Il estime cette unification nécessaire.

C’est l’avis des archevêques de Bourges, Cambrai, Rouen, Besançon ; c’est l’avis du cardinal Ferrata, posent de la cause. Je ne suis pas étonné, — écrit-il à M. Choussy, — que l’Épiscopat français ait pris en sérieuse considération votre idée d’uniformisation du nom.

Unifier c’est choisir : comment écrire ? Darc ou d’Arc ?

Henri Martin, Vallet de Viriville, Augustin Thierry, Langlet-Dufresnoy [Lenglet Du Fresnoy], les membres du comité pour le rachat de la tour de Jeanne à Rouen écrivent Darc. M. Lavisse, qui n’aime se brouiller avec personne, écrit le nom de deux façons.

Remontons aux origines :

  1. Lettres d’anoblissement : Karolus Dei gratia… Johanna Darc… Jacobum Darc… Jacqueminum et Johannem Darc… et Petrum…
  2. Procès de condamnation : Pater Darc Jacobus.
  3. Acte d’accusation : Jacobo Darc.
  4. Procès de réhabilitation : Isabellis Darc.
  5. Rescrit du pape Calixte III, qui n’agissait que d’après les supplications et prières de la mère et des frères de la Pucelle : Petri et Johannis Darc.
  6. Procuration donnée par la mère et par les frères de Jeanne : Isabellis Petrus Darc.

La lettre d’anoblissement de Charles VII n’est point parvenue jusqu’à nous ; la copie officielle porte : Jeane Darc de Domrémy. Elle porte aussi parfois Day, au lieu de Darc, ce qui prouve qu’il ne faut pas attacher une importance trop exclusive à l’orthographe du passé ; nos pères en usaient envers elle, surtout pour les noms propres, avec une très grande liberté.

Les partisans de la particule répondent : on doit dire d’Arc, car ce nom vient de ce que le père de Jeanne était du village d’Arc. Mais en est-on bien sûr ? Dans la famille du Lys, qui est la famille de Jeanne, on tenait pour l’orthographe Darc. Wallon adopte la particule. Le Père Ayroles aussi. M. le chanoine Dunand également, qui ne saurait dire l’origine du mot Arc : flèche ou village ? M. le chanoine Debout incline à croire que ce village était Art et non Arc. Tout cela est bien obscur.

La Pucelle a dit au procès : Je ne suis qu’une simple bergère, je n’ai jamais eu ni écu ni arme. En parlant ainsi, n’a-t-elle pas tranché pour nous la question : un nom sans particule — encore qu’une particule là, pas plus qu’ailleurs, ne serait signe de noblesse.

C’est à cette conclusion qu’arrive M. Choussy.

Elle peut être combattue. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui où les Français ont tant de fois l’occasion d’écrire le nom de la Madone de la Patrie, il serait bon d’adopter une orthographe unique.

Le nom de Jeanne doit être le même pour tous les Français : mais doit-il être d’Arc ou Darc ?

Bruicour.

L’Ami du clergé paroissial
1er avril - 19 août 1909

Lectures sur Jeanne d’Arc : biographie complète en 40 lectures étalées sur 20 numéros. Toutes les notes en bas de page renvoient aux différents tomes de la Vraie Jeanne d’Arc.

  • 1er avril : 1. L’enfant. 2. La jeune fille.
  • 8 avril : 3. Les voix. 4. Chez Baudricourt.
  • 15 avril : 5. Le départ de Domrémy. 6. De Vaucouleurs à Chinon.
  • 22 avril : 7. À Chinon, chez le roi. 8. Les docteurs de Poitiers.
  • 29 avril : 9. Marche sur Orléans. 10. Jeanne entre à Orléans.
  • 6 mai : 11. Orléans délivré. 12. Joie et hésitations du dauphin.
  • 13 mai : 13. Séjour à Loches. 14. Jargeau et Patay. 15. La marche sur Reims.
  • 20 mai : 16. Le sacre. 17. Misérables intrigues. 18. Jeanne devant Paris. 19. Pesante inaction. 20. Les préparatifs de la trahison.
  • 27 mai : 21. La trahison à Compiègne. 22. Les premières étapes vers Rouen.
  • 3 juin : 23. De Beaurevoir à Rouen. 24. Les préliminaires du procès.
  • 10 juin : 25. Simple comme la colombe. 26. Prudente comme le serpent.
  • 24 juin : 27. Le traître Nicolas Loyseleur. 28. Jean de la Fontaine soutient la Pucelle. 29. L’Église militante.
  • 1er juillet : 30. L’Université de Paris.
  • 8 juillet : 31. Le drame du cimetière de Saint-Ouen.
  • 15 juillet : 32. L’infâme dénouement. 33. Le martyre.
  • 22 juillet : 34. Les châtiments.
  • 29 juillet : 35. Préliminaires de la révision. 36. Le procès de réhabilitation.
  • 5 août : 37. La sentence de réhabilitation. 38. Neuf demi-siècle d’attente.
  • 12 août : 39. Jeanne la Vénérable.
  • 19 août : 40. Jeanne la Bienheureuse.

Note. — Le n° du 6 mai contient également Jeanne d’Arc, drame pour jeunes gens (tous les rôles, sauf celui de Jeanne, sont masculins) représentés il y a douze ou quinze ans au petit séminaire de Langres et dans plusieurs patronages.

Source : L’Ami du clergé paroissial, supplément (hebdomadaire) à l’Ami du clergé (Prédication), tome 21, 1909. Langres.

Lien (Gallica) : Sommaire des numéros :

L’Univers
12 avril 1909

Le journal reprend les notes du père Ayroles (dans les Annales d’Orléans, puis publiées en brochure, voir) concernant les diocèses de France pouvant revendiquer un lien avec l’histoire de Jeanne d’Arc.

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Même article dans la Gazette du 16 avril.

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Les diocèses de France et la Bienheureuse

Un religieux bien connu pour ses travaux sur la vie de Jeanne d’Arc, le R. P. Ayroles, a communiqué à Mgr Touchet quelques notes, reproduites par les Annales d’Orléans, sur les divers diocèses pouvant revendiquer l’honneur d’avoir connu l’héroïne de Domrémy.

Tout d’abord, c’est au diocèse de Toul, — le plus étendu de l’ancienne France, — qu’appartient Jeanne d’Arc pour les dix-sept premières années de sa vie. Et comme le diocèse de Toul n’a pas été rétabli par le Concordat, les trois diocèses de Nancy, Saint-Dié, Verdun, se sont enrichis des lieux marqués par le souvenir des premières années de la Pucelle.

Comme évêque de Toul, l’évêque de Nancy peut, en quelque sorte, revendiquer Jeanne comme, sa diocésaine, à cause de deux particularités intéressantes de sa vie. Jeanne d’Arc, mandée par le duc Charles II, malade, lui fit, avec la liberté d’un prophète, des observations sur le scandale de ses mœurs. Puis, de Nancy, elle fit le pèlerinage de Saint-Nicolas-du-Port.

Le diocèse de Saint-Dié est possesseur du berceau de la Bienheureuse. Il est donc rattaché à Jeanne d’Arc par la vie à Domrémy, la fuite et le séjour à Neufchâteau. Quant à l’ermitage de Bermont, où Jeanne aimait tant à prier, le P. Ayroles ne, peut dire s’il appartient au diocèse de Saint-Dié où à celui de Verdun.

En tout cas, Verdun possède actuellement Vaucouleurs, Burey-le-Petit, aujourd’hui Burey-la-Côte, où Jeanne d’Arc a séjourné durant six semaines auprès de son parent Laxart ; enfin, Vouthon où est née là mère de Jeanne.

Le diocèse de Langres, dont Je village de Domrémy dépendait autrefois politiquement par la bailliage de Chaumont, peut presque certainement revendiquer le lieu de naissance de Jacques d’Arc, le père de Jeanne, natif de Ceffons, et, Andelot ou Monteclère, où naquit Jean le Canonnier, compagnon d’armes de la Libératrice.

Le diocèse de Troyes a vu passer Jeanne conduisant le roi à Reims. Là ville de Troyes a d’ailleurs ouvert ses portes à l’héritier légitime de la couronne de France, sur une lettre que Jeanne écrivit, de Saint-Phal, aux habitants de Troyes.

L’évêque de Châlons se rallia, lui aussi, l’un des premiers, à Charles VII et l’assista au sacre. Jeanne reçut à Châlons la visite de son père et de quelques-uns de ses proches.

Le seul nom de Reims dit ce que cette ville du sacre fut pour l’héroïne : c’est de Reims qu’elle écrit, le jour de la cérémonie, sa belle-lettre au duc de Bourgogne, c’est de là qu’elle presse le roi de marcher sur Paris. Enfin, le président de la Commission de réhabilitation, dans le procès qui suivit sa mort, fut Juvénal des Ursins, l’un des prélats les plus remarquables de son temps et archevêque de Reims.

Le P. Ayroles se demande si le diocèse de Cambrai garde un souvenir du passage de Jeanne. Beaurevoir, lieu de sa captivité, fut-il du diocèse de Beauvais ou du diocèse de Cambrai ? Le savant historien de la vie de Jeanne d’Arc hésite à se prononcer sur ce point.

À Arras, Jeanne a été prisonnière pendant près de deux mois. Et l’évêque de Tournai, en Belgique, pourrait se trouver avec quelque justice aux cérémonies de la béatification, à cause de l’attachement tout particulier des habitants de Tournai à la cause française d’alors et à la Pucelle. Il y a eu échange fréquent de lettres entre les Tournaisiens et Jeanne, prisonnière à Arras. Quoique Tournai fût renfermée au milieu des États du duc de Bourgogne, il n’est pas de ville qui ait donné à la cause française plus de marqués d’attachement que Tournai.

Amiens est marqué par sa captivité d’abord au Crotoy, puis au château de Beaulieu, en Vermandois.

Beauvais, où se trouve actuellement la localité de Beaurevoir, et qui contient en outre Compiègne, Montépilloy, Senlis, Crépy-en-Valois, Pont-l’Évêque, Noyon, est sans doute le diocèse qui renferme le plus de souvenirs douloureux de la vie de l’héroïne. Lorsque Charles VII, maître de Rouen, pensa à faire réviser le procès, il en donna commission à Bouillé, doyen de Noyon. Bouillé fit les premières informations : il a écrit un mémoire, inséré au procès de réhabilitation.

Jeanne a séjourné trois jours à Soissons, avec l’armée, dans la marche triomphale qui suivit le sacre. Elle n’a pas été à Laon, qui fit sa soumission en envoyant les clés de la cité à Vailly, mais il faut cependant faire honneur à Jeanne de la soumission des villes et des forteresses du Laonnais, de la Brie, du Soissonnais, etc., car, dit l’historiographe Jean Chartier, il ne s’est fait rien, dont il faille parler, que ce ne soit par l’entreprise de la Pucelle.

Le diocèse de Meaux s’honore de posséder Lagny, Provins, Bray-sur-Seine, où passa la Pucelle, en revenant de Paris. Dans la semaine de Pâques, le 16 avril, elle reçut, sur les fossés de Melun, révélation de ses voix qu’elle devait être prise avant, la Saint-Jean.

En ce qui concerne les diocèses de Sens et d’Auxerre, on n’a que peu de souvenirs de Jeanne. On sait seulement qu’en allant à Chinon, la bienheureuse entendit deux messes dans la grande église d’Auxerre.

[Dans l’Univers du 22 avril :]

Un ami de Poitiers nous écrit :

Voilà plusieurs fois que l’on parle dans l’Univers des diocèses ayant eu quelques relations avec la Bienheureuse Jeanne d’Arc. Je suppose que vous n’avez pas eu (quelle que fût l’allure de l’article publié à ce sujet d’après le P. Ayroles) l’intention de donner une liste complète de ces diocèses. Et, en effet, vous n’avez signalé, ni le diocèse de Tours, où Jeanne séjourna à diverses reprises, tant à Tours qu’à Chinon, etc., ni celui de Poitiers qui la posséda pendant un temps assez long, et où sa mission fut examinée par l’Église.

Bulletin religieux (Rouen)
17 avril 1909

Le Bulletin publie des extraits des Diocèses de France, les notes du père Ayroles sur les liens entre chaque diocèse et l’histoire de Jeanne d’Arc, publiées dans les Annales d’Orléans puis en brochure, [Voir].

Source : Bulletin religieux de l’archidiocèse de Rouen, 8e année, n° 16, 17 avril 1909, p. 440.

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Jeanne d’Arc à travers la France. — C’est un beau jour que celui qui se lève. Soixante-cinq évêques français sont à Rome pour assister à la glorification de Jeanne d’Arc. Depuis le Concile du Vatican, il n’y eut pas de manifestation pareille. Grand honneur pour notre pays. Aussi tous ceux de ses enfants, je parle des croyants et des meilleurs, qui en avaient la possibilité, se sont-ils rendus avec leurs évêques dans la ville éternelle. Il y aura trente mille pèlerins, disions-nous récemment ; certains journaux doublent ce nombre. Quoi d’étonnant ? Jeanne d’Arc c’est le sang de France : le cri du sang clame vers elle.

Le P.Ayroles, bien connu pour ses beaux travaux sur l’héroïne, énumérait l’autre jour les diocèses français auxquels se rattache quelque souvenir de Jeanne d’Arc. Cette simple liste nous paraît d’un réel intérêt à l’heure présente.

Tout d’abord, dit-il, c’est au diocèse de Toul, le plus étendu de l’ancienne France qu’appartient Jeanne d’Arc pour les dix-sept premières années de sa vie. Et comme le diocèse, de Toul n’a pas été rétabli par le Concordat, les trois diocèses de Nancy, Saint-Dié, Verdun, se sont enrichis des lieux marqués par le souvenir des premières années de la Pucelle. […]

Quant à l’ermitage de Bermont, où Jeanne aimait tant à prier, le P. Ayroles ne peut dire s’il appartient au diocèse de Saint-Dié ou à celui de Verdun. [En note :] (Il appartient au diocèse de Saint-Dié.)

En tout cas, Verdun possède actuellement Vaucouleurs. […]

Le P. Ayroles se demande si le diocèse de Cambrai garde un souvenir du passage de Jeanne. Beaurevoir, lieu de sa captivité, fut-il du diocèse de Beauvais ou du diocèse de Cambrai ? Le savant historien hésite à se prononcer sur ce point.

À Arras, …

Le plus grand nombre de ces villes ont déjà élevé des monuments en l’honneur de Jeanne d’Arc. Elles s’apprêtent à lui ériger maintenant soit des statues à l’intérieur des églises, soit des autels. Le P. Ayroles ne mentionne pas Rouen ni Orléans parmi toutes ces villes. Il n’en était pas besoin. Domrémy, Orléans, Rouen, n’est-ce pas la Bienheureuse elle-même ?

L’Univers
18 avril 1909

Numéro spécial béatification. Ayroles cité sur le ton et le tour de Jeanne d’Arc qui caractérise l’instinct français.

Lien : Retronews

[…] Elle avait l’esprit prodigieusement, vif, fin et sûr. Dans les longs interrogatoires que Jeanne dut subir, avant et après ses exploits, les déclarations catégoriques, les réponses expressives, les triomphales ripostes se multiplient, toutes empreintes de la spontanéité robuste et brillante qui caractérise l’instinct français. Cette jeune fille de dix-neuf ans, qui ne savait ni écrire ni lire, parlait un langage où, comme dit le R. P. Ayroles, on reconnaît le ton et le tour de Joinville, de saint François de Sales et de Henri IV. […]

La Croix
18-19 avril 1909

Lettre de Mgr Touchet qui remercie les artisans de la béatification, et surtout le R. P. Ayroles.

Lien : Retronews

[Reproduction d’une lettre de Mgr Touchet, évêque d’Orléans, récapitulant toutes les étapes qui ont mené à la béatification de Jeanne. Cette lettre est reproduite dans l’Avant-propos des Fêtes de la béatification de Jeanne d’Arc, 1910, par Anselme Mouchard.]

[…] Les avocats avaient soin de nous envoyer les objections. Nous les discutions généralement avec les historiens connus de Jeanne d’Arc. C’est l’occasion de payer un tribut d’hommage aux services que nous rendirent, en ces circonstances, MM. les chanoines Dunand et Debout, MM. Marius Sepet et Wallon, M. Léopold Delisle et surtout le R. P. Ayroles. […]

Le Soleil
20 avril 1909

Pie X a reçu en audience privée à Rome, le 19 avril, Mgr Touchet, l’abbé Herzog, les pères Ayroles et Debout.

Lien : Retronews

Même information dans d’autres quotidiens : le Gaulois, le Temps, l’Éclair, l’Action française, la Libre Parole, la Gazette, le Journal des Débats (Retronews)

Le Pape reçoit Mgr Touchet. Rome, 19 avril. — Le Pape a reçu en audience privée l’évêque d’Orléans, Mgr Touchet, postulateur de la cause de Jeanne d’Arc ; le P. Herzog, juge de la cause de la béatification ; MM. Ayroles, Debout, qui écrivirent une Vie de la nouvelle Bienheureuse, et Vernaire [André Vermare], auteur d’une statue de Jeanne d’Arc.

Études
20 avril 1909

Longue et piquante critique de la Vie de Jeanne d’Arc d’Anatole France, dont une 28e édition revue et corrigée a paru en mars 1909.

Ayroles commence par résumer deux comptes-rendus de l’ouvrage, celui du paléographe-médiéviste Achille Luchaire dans la Grande Revue (25 mars 1908) et de l’archiviste-historien Frantz Funck-Brentano dans la Revue hebdomadaire (4 juillet 1908).

Puis il énumère plusieurs autres défauts qui selon visent à dénigrer Jeanne et l’époque, afin de nier le surnaturel :

  • Contresens graves dans les traductions latines ;
  • Sélection arbitraire des documents, qu’il accepte ou rejette selon qu’ils cadrent ou non avec sa thèse ;
  • Contradictions internes (par exemple en affirmant que Jeanne ne conduisait pas les gens d’armes, les gens d’armes la conduisaient, tout en lui imputant quelques pages plus loin d’avoir retardé la délivrance du pays en ordonnant la marche du sacre plutôt que la reconquête de la Normandie voulue par les capitaines) ;
  • Travestissement des documents ;
  • Négation de son rôle dans la libération d’Orléans puis toutes les autres batailles : les gens d’armes la tenaient non pour chef de guerre mais pour porte-bonheur ;
  • Confusions géographiques et chronologiques ;
  • Falsification des notes de bas de page, qui contredisent l’argument qu’elles sont sensées prouver : les références de M. France sont en train de devenir légendaires.

Source : Études religieuses, 46e année, tome 119, p. 229-255, 20 avril 1909.

Liens : Gallica

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

L’Univers
21 avril 1909

Sommaire du Messager du Cœur de Jésus qui contient l’étude du père Ayroles : Jeanne d’Arc, envoyée du Roi Jésus.

Lien : Retronews

Idem dans la Semaine religieuse de Saint-Dié du 23 avril :

Lien : Gallica

Messager du Cœur de Jésus. — Sommaire du numéro spécial de mai consacré a la bienheureuse Jeanne d’Arc :

  • À Jeanne d’Arc, hommage de l’A. de la P. (Frontispice), Victor Lhuer.
  • La Bienheureuse Jeanne d’Arc (Son rôle dans l’histoire), Mgr Henri Debout.
  • L’obéissance à nos voix, Pierre Suau, S. J.
  • Quand même ! (poésie), Joseph Suberville.
  • Jeanne d’Arc, envoyée du Roi Jésus, Jean-Baptiste Ayroles, S. J.
  • Jeanne d’Arc guerrière, général F. Canonge.
  • À Jeanne d’Arc, Oratorio. Paroles de J. Dassonville ; musique de Henri Valeur.
  • Jeanne d’Arc racontée par un Écossais : 1. La Pucelle de France, Un moine de Fife, Joseph Tustes, J. S.
  • Séances en l’honneur de ; Jeanne d’Arc, Jeanne d’Arc dans la littérature anglaise, François Chauvin, J. S.
  • Jeanne d’Arc dans la littérature allemande, Alb.-M. Boegle, S. J.

Gravures : Entrée de Jeanne d’Arc à Orléans, J. Scherrer (hors texte) ; Six scènes de la vie de Jeanne d’Arc, Lenepveu.

Vignettes et ornements, par V. Lhuer, A. Lanes, H. Grignet de Saint-Loup et Gérard Roosen.

Les noms des auteurs sont la meilleure recommandation du texte. Les nombreuses illustrations (couverture spéciale, deux hors texte sur splendide papier couché, plusieurs gravures dans le texte) font de cette plaquette un élégant souvenir de la béatification.

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La Gazette d’Annonay
1er mai 1909

Un contributeur de la Gazette d’Annonay (hebdomadaire conservateur), règle son compte à son confère de la Haute-Ardèche (hebdomadaire républicain) au sujet de Jeanne d’Arc.

Une rapide recherche dans la presse locale montre que Paul Coste, à qui est adressé l’article, est producteur de vin d’Annonay et polémiste libre-penseur dans la Haute-Ardèche.

Lien : Retronews

Les juges de Jeanne d’Arc. — M. Paul Coste, après avoir répété comme tous les Aliborons, que l’Église a brûlé Jeanne d’Arc, s’en prend aux juges qui la condamnèrent au bûcher.

Selon lui, les historiens catholiques et la presse libérale ont jeté un voile sur les prévarications du tribunal de Rouen ; malgré leur forfaiture évident, l’évêque Cauchon et ses tristes auxiliaires seraient presque regardés comme de petits saints. Aucun journal catholique n’aurait relaté la phrase de l’héroïne : évêque je meurs par vous.

Il n’est pas possible d’être plus maladroit et plus ignorants ; il n’y a qu’un pauvre Aliboron qui ose soutenir de telles énormités.

Que M. Paul Coste lise les biographes de la bienheureuse : Debout, Ayroles, Dunand, Petit de Julleville, et il verra ce que ces auteurs pensent des juges de Jeanne d’Arc.

M. Paul Coste a beau dire et beau faire. Avec son pédantisme boursouflé il n’est qu’un primaire ignare. Personne ne le prendra jamais au sérieux.

Messager du Cœur de Jésus
mai 1909

Contribution du père Ayroles : Le Règne du Cœur de Jésus : Jeanne d’Arc envoyée du roi Jésus.

Prédication dans laquelle le savant père reprend ses thèmes de prédilection : la Franc-maçonnerie, héritière de la Révolution, représente une menace pour la France chrétienne ; avec la béatification de Jeanne, c’est Jésus-Christ qui se présente pour nous faire remonter la pente ; et le programme politique à suivre est celui de Jésus-Christ Roi.

Source : Messager du Cœur de Jésus, tome 84, p. 278-281, bulletin de mai 1909.

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

L’Univers
7 mai 1909

Chronique signée R. Longchamp, latiniste, qui relève dans la Jeanne d’Arc d’Anatole France de graves erreurs de traduction à faire rougir un élève de cinquième.

Longchamp mentionne des erreurs déjà signalées par le père Ayroles. Il s’agit soit de son étude : La prétendue vie de Jeanne d’Arc d’Anatole France (Science catholique, août 1908, 8 pages), soit sa brochure : La Jeanne d’Arc de M. Anatole France (1909, 27 pages), à ne pas confondre avec son ouvrage : La prétendue vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France (Vitte, 1910, 192 pages).

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Quelques perles. — Ces perles, c’est dans l’écrin de M. Anatole France qu’elles se trouvent. Cet écrivain est, dit-on, un maître dans l’art difficile d’écrire notre prose si limpide et si belle. Je n’en disconviens pas, quoique j’en sache d’autres qui écrivent aussi bien ; et, sauf respect, encore mieux que lui, sans avoir été transformés en idoles par snobisme, par esprit de parti ou simplement par panurgisme !

Mais, quoi qu’il en soit de sa maîtrise en langue française, en fait de latin du moins, l’historiographe des Pingouins n’est certainement pas un maître. Il semble même n’avoir qu’une connaissance assez rudimentaire de la langue de Cicéron et de Virgile. Et, quand, dans sa belle assurance — on sait que cette assurance pleine de morgue est une de ses qualités la moins contestable — il s’aventure à traduire quelque texte, il lui arrive de commettre, de son impeccable plume, des contre-sens à faire rougir un élève de cinquième. Commettre un contre-sens peut arriver sans doute au latiniste le plus érudit, il y a des textes si embrouillés et si obscurs ! Mais lorsque ce contre-Sens, on le commet à propos de textes faciles à comprendre — et faute de savoir les éléments du latin, la Petite Syntaxe, n’y a-t-il pas lieu d’en concevoir quel que honte ?

C’est précisément ce qui est arrivé à M. France.

Dans sa Vie de Jeanne d’Arc, il a cité et traduit quelques textes, empruntés aux Procès de condamnation et de réhabilitation de son héroïne.

Traductions lamentables — pour lui — car il y a étalé d’une façon bien peu reluisante sa connaissance de la langue latine.

Non oportet servum Dei litigare, dit un de ces textes tiré de la 2e Épître de saint Paul à Timothée : Il ne faut pas qu’un serviteur de Dieu s’amuse à contester. Et M. France de traduire alertement : Il ne faut pas mettre en cause le serviteur de Dieu, sans prendre garde que litigare est un verbe neutre et non pas un verbe actif.

Autre texte, celui-là, du chancelier Gerson : Cum liberali subventione temporalium, quilibet laboret in idipsum, quatenus veniat pax in cubili suo. Il faut que chacun contribue libéralement, en prenant sur ses biens, à faire régner la paix (dans le pays et, par conséquent) dans son foyer. M. France traduit : Il faut que chacun contribue par libérale subvention de biens temporels (quelle traduction élégante !) à l’instauration de la paix en son lit de justice.

Ce lit de justice n’est-il pas une trouvaille ? Dame, on n’est pas un homme célèbre pour rien ! Et quand M. France se trompe, il fait luxueusement les choses : il ne se trompe pas à moitié ! Et pourtant un simple coup d’œil dans Quicherat [ici Louis Quicherat, frère de Jules et auteur d’un dictionnaire latin français] et Daveluy lui aurait appris que si cubile signifie le lit, il signifie aussi, par extension, la chambre à coucher et même la maison tout entière.

Continuons. Gerson écrit : Si multi multa loquantur et referant pro garulitate sua, et levitate, aut dolositate, aut alio sinistro favore, vel odio, subvenit illud Catonis : Arbitrii nostri, non est quod quisque loquatur. Le sens est clair : Si par prurit de langue, légèreté, fausseté, esprit de dénigrement, ou haine, beaucoup rapportent et répandent mille récits différents, l’adage de Caton nous revient à la mémoire ; Il n’est pas en notre pouvoir de faire parler quelqu’un (ou de l’en empêcher). M. France commence par confondre suus avec ejus — encore une erreur d’élève de 5° — et il impute ensuite doctoralement à Jeanne d’Arc ce que Gerson écrit du public : Si plusieurs apportent divers témoignages sur son caquet (de Jeanne d’Arc), sa, légèreté, son astuce, c’est le lieu d’alléguer cet adage de Caton…

Ah ! c’est dans la traduction du vers de Caton que l’auteur de l’Orme du Mail fait montre de toute sa science ! Il le traduit en effet ainsi : Nos arbitres, ce n’est pas ce que l’on dit !

Vous entendez : Nostrii arbitrii, nos arbitres ! quoi de plus clair ? Nos arbitres, ce n’est pas ce que l’on dit. Le spirituel académicien à pris le génitif singulier d’arbitrium pour le nominatif pluriel d’un pseudo arbitrius que le latin n’a jamais connu et qui n’est qu’un pesant barbarisme.

Toujours l’histoire du Singe et du Pirée. Seulement, le Singe n’était pas de l’Académie Française et puis, il faut le dire à sa louange, il se gardait bien de reprendre hautainement ceux qui ne croyaient pas que le Pirée fût un homme !

Un des historiens les plus consciencieux, de Jeanne d’Arc, le P. Ayroles, a relevé ces bourdes fantastiques dans l’ouvrage de M. France. Il en a relevé bien d’autres avec, bourdes historiques, bourdes géographiques, bourdes chronologiques.

Plusieurs savants avaient déjà fait dans la Vie de Jeanne d’Arc pareilles cueillettes et quelques-uns avaient mis leur bouquet de chardons sous le nez de M. Anatole France, d’une main assez rude.

Croyez-vous que celui-ci en ait été décontenancé ? Pas le moins du monde. Et, en tête de sa seconde édition, il a écrit, tranquillement : Ces zélés inquisiteurs, si ardents à condamner mon œuvre, n’ont pu y relever aucune erreur grave, aucune inexactitude flagrante. Il a fallu que leur sévérité se contentât de quelques inadvertances et de quelques fautes d’impression.

Quand je vous disais que l’assurance était une des qualités maîtresses de M. France !

Même après les contre-sens monstrueux que je viens de rapporter, notre historien est de taille à écrire encore que l’on n’a relevé contre lui que quelques fautes d’impression et quelques inadvertances. Malheureusement pour lui, assurance n’est pas science, et il n’en restera pas moins avéré qu’on peut être, en même temps, un maître ironiste et un latiniste ignorant.

R. Longchamp.

La Croix
7 mai 1909

Publicité pour le numéro spécial du Messager du cœur de Jésus, avec les remarquables études de Mgr Debout, du père Ayroles et du général Canonge

Lien : Retronews

À la Bienheureuse Jeanne d’Arc. — Lises les remarquables études de Mgr Henri Debout, du R. P. Ayroles, S. J. et du général Canonge, qui viennent de paraître dans le Messager du cœur de Jésus (numéro spécial de mai).

Vous y trouverez les réponses les plus compétentes aux deux questions qui passionnent entre toutes les admirateurs de la Bienheureuse. — Quel est exactement son rôle dans l’histoire de France ? — Quelle est sa valeur militaire ?

L’élégante plaquette brillamment illustrée contient en outre un répertoire de poésies, cantiques et drames en l’honneur de la Bienheureuse. — Spécialement recommandée aux maisons d’éducation. S’adresser aux Bureaux du Messager, 19, rue des Choraux, Tournai (Belgique), ou à M. Sanchez, 6, rue de la Dalbade, Toulouse. — 1 ex., net et franco, 0 fr. 60 ; 12 ex., 4 fr. 60 ; 100 ex., 35 francs. — Cantate à la Bienheureuse, mêmes adresses 1 fr. 50. — N. B. Toute commande doit être accompagnée d’un mandat ou de timbres-poste.

Romans-revue
15 mai 1909

Nouvelle brochure contre la Vie de Jeanne d’Arc d’Anatole France, par l’abbé Bricout.

Lien : Gallica

Jeanne d’Arc, d’après Anatole France, par l’abbé J. Bricout, directeur de la Revue du Clergé français, 128 p., Lethielleux, 0 fr. 75.

Entre tous les bons Français qui ont vengé la Pucelle des attaques de M. France, M. Bricourt a fait particulièrement œuvre pratique. Dans une brochure de format commode et de lecture facile, il a mis à la portée de tous une réfutation sérieuse d’un mauvais roman historique. En trois chapitres : L’Église et Jeanne d’Arc, Examen critique des documents, Une caricature de la Pucelle, suivis d’une excellente Table onomastique, il exécute, à l’exemple de MM. Doumic [Revue des Deux Mondes, 15 avril 1908, p. 393], Luchaire, Funck-Brentano, Lang, Ayroles, etc., M. France et sa fantaisiste histoire. On ne saurait trop propager ces pages dans tous les milieux ou ont pénétré les autres.

Le Petit Messager du Cœur de Marie
juin 1909

Annonce du numéro de mai du Messager du Cœur de Jésus consacré à Jeanne d’Arc, avec la participation du père Ayroles.

Source : Le Petit Messager du Cœur de Marie (édition belge), 35e année, tome 34, p. 94.

Bulletin mensuel, organe spécial des Congrégations de la Sainte Vierge et de l’Apostolat de la prière.

Lien : Google

[À la suite d’un article sur la béatification.]

Rappelons aussi à tous nos associés et lecteurs, que le Messager du Cœur de Jésus a consacré à Jeanne d’Arc, en mai, un splendide numéro spécial. Des articles signés d’écrivains éminents, tels que Mgr Debout, le R. P. Ayroles et le général Canonge, un répertoire de pièces sur Jeanne d’Arc, une illustration abondante donnent à ce fascicule un attrait exceptionnel.

Le Petit Messager du Cœur de Marie
juillet 1909

Extrait de l’article du père Ayroles paru dans le Messager du Cœur de Jésus de mai 1909, en introduction d’un article sur Jeanne d’Arc et l’Eucharistie.

Où l’on apprend qu’au cours de la procédure de béatification :

Les témoignages du père Ayroles furent si importants qu’ils lui ont valu le titre si glorieux de Testis præcipuus (témoin principal).

Source : Le Petit Messager du Cœur de Marie, 35e année, tome 34, p. 116.

Lien : Google

Jeanne d’Arc et l’Eucharistie. — La Guerrière.

Dans un fort bel article, publié en mai dernier par le Messager du Cœur de Jésus, le R. P. Ayroles, S. J., qui, par ses savants ouvrages et par ses dépositions juridiques, a si bien mérité de la bienheureuse Jeanne d’Arc*, écrit :

La vie de Jeanne d’Arc au village, telle que nous la dépeignent ceux qui en furent les témoins quotidiens, est suave comme l’aurore. C’est l’idéal de la jeune fille dans un ménage d’humbles cultivateurs.

Soudain éclate le midi d’un soleil de gloire tel que l’histoire en vit peu d’aussi brûlants. Elle n’en est pas éblouie. Le champ dans lequel elle doit exercer ses vertus est incomparablement agrandi, les difficultés plus que centuplées. Ces vertus ne brillent que d’un plus vif éclat. La Vierge reste toujours divinement pure et simple commandant avec l’autorité d’une mission qu’elle sait surnaturelle, et cependant toujours humble ; montrant la sagesse d’un Général parfait, l’endurance et le courage d’un Soldat aguerri, mais clémente et douce même à l’égard de ceux qu’elle expulse par les armes.

Mais où Jeanne d’Arc puisait-elle cette endurance et ce courage guerriers ennoblis par tant de clémence et de douceur ?

Dans son ardent amour pour Jésus et Marie, dont les noms sacrés rayonnaient sur son Étendard, et dans la divine Eucharistie, qui mettait son âme virginale en possession même du Fils de Marie. […]

* Après avoir entendu ses dépositions dans les nombreuses séances du procès canonique, relatif à la béatification de Jeanne d’Arc, le plus compétent des Juges, Mgr Touchet, évêque d’Orléans a écrit : Le Père Ayroles est l’homme le mieux renseigné que je sache au monde sur Jeanne d’Arc.

Et les témoignages du Père furent si importants pour la Cause de la Pucelle, qu’ils lui ont valu le titre si glorieux de Testis præcipuus, Témoin principal.

C’est encore le P. Ayroles, qui, au témoignage de son Éminence le Cardinal Coullié, eut raison des nombreuses et terribles objections que le Promoteur de la foi, Mgr Caprara, opposait à l’introduction même de la Cause de Jeanne d’Arc. Ce premier triomphe aboutit à faire donner à Jeanne d’Arc par Léon XIII, le titre officiel de Vénérable (27 janvier 1894), en attendant le titre plus glorieux de Bienheureuse que S. S. Pie X vient de lui décerner (18 avril 1909), aux applaudissements de la France et du monde catholique.

L’Univers
23 juillet 1909

Articles d’Auguste Roussel, sur la floraison d’ouvrages de toutes sortes consacrés à Jeanne. le père Ayroles figure en tête des grands historiens de Jeanne d’Arc.

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Fragments d’épopée. — À côté des grands historiens de Jeanne d’Arc, les Ayroles, les Debout, les Dunand, les Marius Sepet, les Siméon Luce, les Wallon, qui, en l’honneur de l’héroïne, ont dressé des monuments somptueux que, volontiers, l’on compare à de vraies cathédrales du livre, il importe de noter toute une floraison d’écrits de moindre envergure et de caractère moins grandiose dont les auteurs n’ont eu qu’une ambition, faire rayonner pour le peuple les traits essentiels de la grande figure proposée en ces derniers temps, par l’Église, à la vénération spéciale d’un peuple dont elle fut jadis la libératrice, en attendant qu’elle le soit au culte du monde entier. […]

[Sont évoqués ensuite : Un petit poème populaire du général Lemaître dans l’Écho de Fourvière, de Lyon. — Les prédications à Orléans des pères Coubé, Gaudeau et Janvier. — Jeanne d’Arc et la Révolution, par l’abbé de la Taille. — À la bienheureuse Jeanne d’Arc captive, par le chanoine Rambure. La Bienheureuse Jeanne d’Arc et la ville de Tournai, par l’abbé Bontemps.]

La Croix
23 juillet 1909

Promotion de la revue Jeanne d’Arc et de sa nouvelle série d’articles : Ce que nous devons à Jeanne d’Arc. On y apprend que :

Le principal collaborateur de la revue est le R. P. Ayroles, l’éminent historien de la libératrice.

Lien : Retronews

Propagande intéressante en faveur de Jeanne d’Arc. — Une livraison splendidement illustrée de la revue nationale Jeanne d’Arc sera adressée gratuitement et franco à toute personne qui en fera la demande à l’administration de la revue : 13, rue Thibaud, Paris, XIVe.

Cette revue intéresse tous les Catholiques et spécialement les membres du clergé en relatant tout ce qui a trait à Jeanne d’Arc, les fêtes qui ont eu lieu en son honneur, les études nouvelles sur la Bienheureuse.

Le principal collaborateur de la revue est le R. P. Ayroles, l’éminent historien de la libératrice. Jeanne d’Arc vient de commencer une série d’articles qui méritent une attention particulière : Ce que nous devons à Jeanne d’Arc. Tous voudront les lire.

(Abonnement d’un an : 5 francs, conditions d’abonnement spéciales en faveur des membres du clergé.)

L’Univers
4 août 1909

Compte-rendu de l’Histoire admirable de la Bienheureuse Jeanne d’Arc de Mgr Debout, qui le place à côté des Ayroles et des Dunand.

Lien : Retronews

Pour le culte de Jeanne d’Arc ; un livre à lire. — Il ne suffit point d’aimer Jeanne d’Arc et et lui rendre hommage. Il faut la bien connaître.

[…]

On ne saurait donc trop applaudir à la multiplication des ouvrages consacrés à la Pucelle d’Orléans. Comme Jeanne elle-même estimait qu’il n’y avait jamais trop de bons Français pour besogner avec elle à la résurrection de la France, ainsi peut-on déclarer aujourd’hui qu’il n’y aura jamais trop de pieux écrivains pour travailler, encore avec Jeanne d’Arc et par elle, à la nouvelle délivrance de notre pays.

Parmi ces écrivains, Mgr Debout mérite un rang spécial et des louanges particulières. Non seulement son sagace et patient labeur d’érudition le place à côté des Ayrolles et des Dunand ; mais, en même temps, son talent souple et agréable de vulgarisateur en fait un des propagateurs les plus utiles et les plus goûtés de la Bienheureuse nationale.

L’Univers
26 août 1909

Annonce publicitaire de l’ouvrage de Dom Armand Clerc (nom en religion de Jean-Baptiste Monnoyeur) : La royauté de Jésus-Christ et la vénérable Jeanne d’Arc, 1907, préfacé par le père Ayroles.

Lien : Retronews

La Royauté de Jésus-Christ et la Vénérable Jeanne d’Arc, par Dom Armand Clerc, de l’abbaye de Saint-Martin de Ligugé. Chez Téqui et les libraires catholiques. Prix : 0 fr. 50.

La béatification de Jeanne d’Arc pousse plus que jamais les esprits réfléchis à rechercher quels sont les enseignements de sa vie et de sa mission. Parmi totu ce qu’on a écrit sur la Pucelle on ne trouvera probablement point de travaux mettant mieux en lumière, que cette étude de 40 pages, l’enseignement fondamental de la mission catholique de Jeanne.

Avec le point culminant de la mission de la Bienheureuse, — écrit le R. P. Ayroles qu’on a appelé le bollandiste de Jeanne d’Arc, — elle nous fait connaître la raison et la portée du fait, le plus merveilleux des annales humaines, après l’établissement du christianisme. [Extrait de la Préface.]

L’auteur fait un parallèle très instructif entre l’enseignement de toute la vie de Jeanne et l’enseignement liturgique de l’Épiphanie, jour natal de la Bienheureuse. On ne saurait trop répandre cette brochure, qui insiste avec autant d’érudition que de cœur, sur un coté si capital et encore si peu connu de la Mission de la Pucelle. — U. G. D.

La Science catholique
1er octobre 1909

L’abbé Hurault s’appuie sur la Vraie Jeanne d’Arc qu’il cite en note de bas de page, dans son chapitre III.

Ouvrage de l’abbé Étienne Hurault : La Bienheureuse Jeanne d’Arc, libératrice de Châlons-sur-Marne (14 juillet 1429), publication étalée sur plusieurs numéros.

Source : La Science catholique : revue des questions religieuses, 3e année, 1er octobre 1909, p. 948-967.

Lien : Gallica

Cité par Ayroles, IV, 148.

Le Petit Messager du Cœur de Marie
octobre 1909

Article mentionnant la cause de béatification et le rôle crucial du père Ayroles qualifié de Témoin principal par Mgr Touchet.

Source : Le Petit Messager du Cœur de Marie, 35e année, tome 34, p. 212.

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Jeanne d’Arc et la papauté. — La Glorifiée.

[En introduction, la description du supplice de Jeanne sur la place du Vieux-Marcher.]

Jeanne d’Arc aura désormais ses autels dans nos églises de France. Écoutons ici Mgr l’Évêque d’Orléans.

I

Sous ce titre : Du bûcher à l’autel, l’évêque d’Orléans, Mgr Touchet, a publié le 27 février dernier un très beau mandement qui déroule les émouvantes péripéties des procès déférés à Rome pour la réhabilitation d’abord et puis pour la béatification de Jeanne d’Arc. Vu la longueur de ce mandement nous ne pouvons le reproduire. Citons-en du moins, les dernières pages ; elles sont à la fois si instructives et si intéressantes !

Après avoir énuméré les innombrables séances préparatoires du procès de béatification, après avoir montré avec quelle sage circonspection et quel soin scrupuleux procède la Cour de Rome avant de béatifier l’un de ses enfants, Mgr Touchet écrit :

Cependant à Rome, la lutte entre Mgr Verde, Promoteur de la Foi, et nos avocats Minetti et Martini, s’activait. De 1898 à 1908, elle ne cessa pas.

Les avocats avaient soin de nous envoyer les objections de Mgr Verde. Nous les discutions généralement avec les historiens connus de Jeanne d’Arc. C’est l’occasion de payer un tribut d’hommage, aux services que nous rendirent en ces circonstances, MM. les chanoines Dunand et Debout, MM. Marius Sepet et Wallon, M. Léopold Delisle et surtout le R. P. Ayroles*.

* Dans ce Mandement, Mgr Touchet dit encore, précédemment, au sujet du P. Ayroles : Le savant Père Ayroles, S. J. a poursuivi pied à pied et réfuté victorieusement toutes les inventions de la critique contemporaine, en quatre très forts volumes du plus haut intérêt pour qui voudrait étudier à fond la question de Jeanne. C’est la science hors de pair du R. P. Ayroles qui lui a permis d’être le Témoin principal du procès dans la cause de Jeanne d’Arc.

[…]

La Croix
26 octobre 1909

Étude magistrale du père Ayroles dans la revue Jeanne d’Arc : Jeanne d’Arc, remède à nos maux. Le numéro (de Noël) sera adressé gratuitement à toute personne en faisant la demande.

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Annonce identique dans l’Action française du 28 octobre (et dans d’autres journaux de province).

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Une brochure gratuite sur Jeanne d’Arc

Le Comité de réparation nationale envers Jeanne d’Arc, fondé à Rouen, et comptant actuellement des ramifications dans la plupart des départements, poursuit son intéressante propagande. Ses deux dernières initiatives, la souscription pour l’érection d’un monument national à Rouen et la pétition pour l’Institution par la Chambre d’une fête nationale de Jeanne d’Arc, ont été accueillies partout avec enthousiasme.

Dans la revue nationale Jeanne d’Arc, M. P. Drapeau, président du Comité de réparation nationale et de l’Union Jeanne d’Arc de Rouen et de Normandie, adresse un appel à tous les patriotes.

Cette livraison de la revue nationale Jeanne d’Arc sera adressée gratuitement à toute personne qui en fera la demande au Comité 21, place de la Pucelle, à Rouen (Seine-Inférieure) ou à la direction de la revue, 13, rue Thibaud, Paris, XIVe.

On lira aussi avec plaisir dans cette livraison l’étude magistrale du R. P. Ayroles, l’éminent historien, sur Jeanne d’Arc, remède à nos maux, et une étude de M. Georges Berry, député de Paris, sur la fête nationale de Jeanne d’Arc.

Le Petit Messager du Cœur de Marie
novembre 1909

Article sur les Écoles apostoliques fondées à Avignon en 1865 par le père jésuite Albéric de Foresta (1818-1876).

On y apprend que le père Ayroles fut le premier sous-directeur de la première École Apostolique à Avignon (entre 1868 et 1870).

Source : Le Petit Messager du Cœur de Marie, 35e année, tome 34, p. 264.

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Les Écoles apostoliques et l’Apostolat de la Prière

Dans son excellente vie du Père de Foresta, fondateur des Écoles apostoliques, le P. de Chazournes a écrit :

Si d’un coup d’œil d’ensemble, on embrasse tout ce qui, dans ce siècle (le XIXe), a été fait pour la diffusion de l’Évangile, on remarque que des Associations puissantes et fécondes ont été chargées de pourvoir à ses besoins.

La première, l’Œuvre de la Propagation de la foi (et de la Sainte-Enfance) a pour but principal de fournir à l’apostolat des Missions un budget constant, qui permette aux Missionnaires de suffire aux nécessités du jour et de prévoir celles du lendemain.

L’Apostolat de la Prière, coalition de prières et de bonnes œuvres, s’est proposé de constituer, au profit du salut des âmes, un trésor de mérites et un réservoir de grâces.

Mais ce n’est pas tout ; il faut des hommes, des apôtres. Il en faut, et beaucoup, parce que la moisson est immense et que les ouvriers sont rares — Messis quidem multa, operarii autem pauci. C’est à ce vœu du Sauveur que les Écoles apostoliques ont pour but de satisfaire.

Ainsi la charité ouvre les bourses ; la prière obtient des grâces ; l’École apostolique donne des apôtres.

Ces deux dernières lignes résument admirablement le but de ces trois grandes Œuvres, que nous ne saurions trop estimer et trop promouvoir pour le salut des âmes et la gloire de Dieu.

Or, parmi les Écoles apostoliques, qui, depuis la date de leur fondation, en 1865, ont germé et se sont tour à tour épanouies en, maintes contrées, l’École de Bordeaux a bien mérité de l’Église par les nombreux et zélés apôtres qu’elle a fournis aux diverses Missions étrangères. Mais par suite de la sauvage persécution et de la spoliation sacrilège, dont elle a été la victime comme tant d’autres établissements religieux en France, l’École apostolique de Bordeaux a dû s’expatrier et chercher un asile en Espagne. La religieuse cité de Vitoria lui a fait un accueil des plus sympathiques. De généreux bienfaiteurs lui sont venus en aide et les pages suivantes vont nous manifester et la vive gratitude des directeurs de l’École et les excellentes dispositions des jeunes apôtres en formation à Vitoria.

À cette formation, l’Apostolat de la Prière qui, de tout temps a fleuri dans cette École, contribue pour une bonne part. Le compte rendu annuel, qui débute par des remerciements bien mérités aux bienfaiteurs de l’École, nous en apporte un heureux et nouveau témoignage.

I

[Dans cette première partie le directeur de l’École remercie ses bienfaiteurs et bienfaitrices.]

II. — L’École.

Une autre chose qui, grâce à Dieu, n’a point changé, c’est le bon esprit, la piété, la générosité des Enfants.

Le Provincial étranger d’un Ordre bien fervent a bien voulu voir l’École, en étudier le fonctionnement. Il a été émerveillé du résultat constaté, et n’a point atténué les termes de sa satisfaction.

À quoi attribuer ce bon esprit qui règne dans toutes les écoles fondées par le vénéré P. de Foresta, — car, qui en voit une les voit toutes, à part quelques nuances insignifiantes ? Sans contredit à l’élément surnaturel, que le saint fondateur a su déposer en chaque École, et que ses successeurs conservent et entretiennent avec un soin jaloux. Nous avons eu l’avantage de nous entretenir souvent avec le R. P. Ayroles, le panégyriste bien connu de Jeanne d’Arc, le premier Sous-Directeur de la première École Apostolique à Avignon : or, ce qui ressort de ses conversations sur les temps primitifs, c’est que l’angélique P. de Foresta (tel est le qualificatif habituel donné par le P. Ayroles à notre fondateur) a voulu imprégner les jeunes âmes qui nous étaient confiées, de l’amour de Dieu et d’un grand esprit de foi.

Peu ou point de punitions : la crainte de l’homme est un mobile d’action trop servile, mais habituer l’enfant à voir Dieu en tout et partout, faire germer en son cœur le désir de faire toujours ce qui peut plaire à Dieu, éviter avec soin ce qui peut lui déplaire, tel est le grand, presque l’unique ressort d’action que vous devez mettre en jeu.

[…]

Questions ecclésiastiques
décembre 1909

Contribution du père Ayroles : La Bienheureuse Pucelle peut-elle être invoquée comme martyre ?

Alors que Jeanne vient d’être béatifiée en tant que vierge, Ayroles explique pourquoi elle peut également être légitimement invoquée comme martyre dans le culte privé.

Source : Les Questions ecclésiastiques, 2e année, n° 12 (10 décembre 1909), p. 481-490.

Liens : NumeLyo

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

La Croix
5 janvier 1910

Nouvelle annonce du numéro de Noël de la revue Jeanne d’Arc avec l’étude magistrale du père Ayroles : Jeanne d’Arc, remède à nos maux. Voir l’édition du 26 octobre 1909.

Lien : Retronews

Même annonce dans l’Univers du 7 janvier.

Lien : Retronews

La revue nationale Jeanne d’Arc a publié pour Noël une livraison particulièrement intéressante : on y trouve les souvenirs historiques du Noël de Domrémy en 1418 et la curieuse légende du Noël de Rouen en 1430. La revue publie aussi la magistrale étude du R. P. Ayroles, sur Jeanne d’Arc, remède de nos maux.

Une livraison spécimen sera adressée gratuitement et franco à toute personne qui en fera la demande…

La Croix
7 janvier 1910

Annonce de l’étude Jeanne d’Arc fut-elle martyre ? du père Ayroles dans les Questions ecclésiastiques de décembre 1909, accompagnée de longs extraits.

Lien : Retronews

Jeanne d’Arc fut-elle martyre ? (Les Questions ecclésiastiques, décembre, J.-B. Ayroles.)

Cette grave question est résolue par l’affirmative par un des plus savants historiens de Jeanne d’Arc, le R. P. Ayrolles. Relevons quelques pages de sa dissertation.

[Suivent de longs extraits.]

L’Avenir des Hautes-Pyrénées
6 février 1910

Compte-rendu d’une conférence du docteur Gandy sur la Jeanne d’Arc d’Anatole France, tenue le dimanche 30 janvier à Bagnères-de-Bigorre (20 km de Lourdes).

Lien : Retronews

[L’édition précédente (dimanche 30 janvier), nous indique les date et lieu de l’événement.]

Conférence. — Ce soir, à 8 h. 1/4, dans l’ancienne chapelle des Carmélites, M. le docteur Gandy fera une conférence sur la Jeanne d’Arc, d’Anatole France.

[Compte-rendu (dimanche 6 février).]

Utilisant les travaux critiques des Dunand, des Ayroles, des Lang, des Funck-Brentano, des Salomon Reinach, des Gabriel Monod, des Luchaire, qui ont fait une étude plus ou moins complète de l’ouvrage d’Anatole France, M. le Dr Gandy n’a pas eu de peine à montrer que cet ouvrage, séduisant par le style et par le pittoresque des descriptions, est animé d’un parti-pris évident et ne possède aucune valeur historique sérieuse.

De la voyante et de l’inspirée, ce pseudo-historien fait une fille perpétuellement hallucinée et abêtie, alors que tous les témoignages mettent en lumière son esprit pratique et son robuste bon sens. De la guerrière, il fait une sorte de talisman exploité par les hommes d’armes de Charles VII, alors que les contemporains sont d’accord avec les écrivains spéciaux, le général Canonge, le général Le Maître, etc., pour affirmer ses qualités militaires et la perspicacité de sa tactique.

Enfin, et c’est là la plus audacieuse affirmation de l’historien pamphlétaire, le procès de Rouen serait d’après lui une chose régulière et normale, dans laquelle le beau rôle est pour Cauchon et ses complices ! Tout au contraire nous montre l’infamie, dans la forme et dans le fond, de cet abominable procès.

Après avoir lu ce livre, M. Max Nordau a pu dire : Il nous sera désormais difficile de passer sans haussement d’épaules devant la statue équestre de la Pucelle d’Orléans… Jeanne d’Arc n’inspire plus que de la pitié ; il ne peut plus être question pour elle d’admiration, ni même de sympathie.

Cette appréciation du fameux critique allemand est le châtiment de M. Anatole France.

Cette conférence, très développée, a été écoutée avec une grande attention, et la péroraison, très vibrante, a été saluée par d’unanimes applaudissements.

L’Université catholique
mars-avril 1910

L’improbité historique de M. Anatole France dans sa Vie de Jeanne d’Arc, par Mgr Delmont, qui s’appuie beaucoup sur les critiques du père Ayroles.

Source : L’Université catholique, nouvelle série, tome 63 : 15 mars 1910 (p. 339-374), 15 avril 1910 (p. 518-548) :

Lien (Google) : mars, avril

[Exemple, p. 347-351, sur le fait qu’Anatole France écarte les sources primaires pour qualifier de fables les miracles. Delmont énumère les documents écartés : témoignages de la réhabilitation, chroniques contemporaines, etc. ainsi que les historiens récents :]

Eh bien, au milieu de sources si sûres, il y a improbité flagrante à rejeter, comme le fait M. France, à écarter absolument tous les témoignages favorables à Jeanne d’Arc. […] La parenté intellectuelle de M. France et de Renan est si évidente que M. Salomon Reinach peut dire, Revue critique, 1908, p. 212 : Renan n’aurait pas mieux dit, ni pensé autrement. Il y a pourtant une différence essentielle entre l’hypocrisie d’Anatole France et la franchise de Renan, écrivant en tête de la Vie de Jésus : Si le miracle a quelque réalité, mon livre n’est qu’un tissu d’erreurs. Voilà quelle devrait être l’épigraphe de la Vie de Jeanne d’Arc.

Écartés aussi, le livre de Wallon, l’illustre professeur de la Sorbonne, livre morne, dit M. France, d’un fanatisme modéré.

Écartées même, les Histoires de Quicherat, d’Henri Martin, libres-penseurs, mais spiritualistes indépendants, qui ont vu Jeanne, dit M. France, à travers des prismes brillants, ainsi que l’ont fait encore Joseph Fabre et Michelet, dont les pages rapides et colorées resteront sans doute comme la plus belle expression de l’art romantique appliqué à la Pucelle. Notre historien romancier ne fait grâce qu’à Siméon Luce — qui nous présente, dit le P. Ayroles, une Jeanne d’Arc impossible et monstrueuse, — à laquelle il prête une conduite indécente — et qu’à Vallet de Viriville, que M. Anatole France, qui s’en inspire continuellement, appelle le plus sagace historien de la Pucelle, alors que ce libre-penseur sectaire, paléographe de mérite, serait comme historiographe immédiatement au dessous de rien, si M. Anatole n’était venu lui ravir cette place.

Écartés enfin, ou plutôt exécutés Le Brun de Charmettes, auteur de la première histoire vraiment complète de Jeanne d’Arc, en 1817, M. de Beaucourt, l’éminent historien de Charles VII, M. le chanoine Dunand, mis sur le même pied que Joseph Fabre et que le P. Ayroles, dont les cinq volumes in-4° sur la Vraie Jeanne d’Arc, si savants et si complets avec leurs 272 documents du XVe siècle, un vrai trésor, honoré d’un Bref aussi élogieux que bien mérité de Sa Sainteté Léon XIII sont appelés un chaos de mémoires, pour avoir fait une Jeanne d’Arc ultramontaine. Le P. Ayroles n’a pas plus songé qu’elle-même à cet anachronisme de cinq siècles.

Questions ecclésiastiques
avril 1910

Contribution du père Ayroles : La vraie constitution de l’Église défendue par la Bienheureuse Pucelle contre ses bourreaux.

Ayroles montre que Jeanne d’Arc manifesta constamment son orthodoxie et sa fidélité à l’Église. Les juges de Rouen, mais plus encore l’Université de Paris dont ils émanent, avaient l’audace de se considérer les véritables représentants de l’Église universelle. Jeanne rejeta cette prétention et refusa légitimement de se soumettre à leur tribunal ; à ses yeux, et le recours immuable à son autorité en témoigne, l’Église était incarnée dans la personne du pape à Rome.

Source : Les Questions ecclésiastiques, 3e année, n° 4 (10 avril 1910), p. 289-307.

Liens : NumeLyo

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

Société d’archéologie lorraine
mai 1910

La légende du Bois Chenu à Domrémy la Pucelle, par Edmond Stofflet. L’auteur fait appel à l’autorité du père Ayroles pour rappeler que Jeanne d’Arc n’a jamais prié dans ce que l’on appelle la chapelle de la Pucelle à Domrémy, celle-ci ayant été construite deux siècles après sa mort.

Source : Bulletin mensuel de la Société d’archéologie lorraine, 10e année, n° 5, mai 1910, p. 109-110.

Lien : Gallica

La Chapelle de la Pucelle. — Mais la légende tient en réserve un dernier argument, un argument que la confiance de ses fidèles estime irrésistible :

Voici que, par une véritable permission de la Providence, — s’écrie le chroniqueur du Monument national, — voici que le R. P. Ayroles, dont on connaît les savants travaux au sujet de Jeanne d’Arc, signale une pièce très curieuse des Archives de Nancy, qui dissipe véritablement tous les doutes.

Or, la divergence est flagrante entre la conviction de l’abbé Mourot et le texte invoqué ; nous le copions :

Par acte du 21 octobre 1623, le chapitre de Brixey donne quittance aux exécuteurs testamentaires d’Étienne Hordal, grand doyen de la cathédrale de Toul, de la somme de cent vingt livres pour la fondation de trois messes qui doivent être célébrées en la fête de l’Annonciation, Assomption, Nativité, en la chapelle qu’il a fait bâtir sous l’invocation de Notre-Dame au finage de Domrémy-la-Pucelle, appelée vulgairement la chapelle de la Pucelle de Domrémy. (Abbé Mourot, p. 139.)

Dans la Vraie Jeanne d’Arc, en donnant une analyse plus complète, le P. Ayroles, qui connaît la valeur des mots, prend le soin minutieux de souligner l’expression qui constate qu’Étienne Hordal a fait bâtir la chapelle de la Pucelle ; car il s’agit d’une œuvre nouvelle, et non d’une simple restauration ou d’un relèvement de ruines. Et le consciencieux jésuite conclut forcément :

Ce n’est que deux siècles après Jeanne qu’une chapelle a été bâtie au Bois Chenu (Ayroles, II, 314-315).

(Avant de mettre ce document sous nos yeux, le P. jésuite donne cette sévère leçon : Certains catholiques, tout en rejetant d’impures données, retiennent leurs lecteurs plus qu’il ne convient en un lieu où ne fut jamais le cœur de Jeanne.)

Revue des Deux Mondes
15 mai-1er août 1910

Publication en six parties de Jeanne d’Arc, par Gabriel Hanotaux. L’auteur cite plusieurs fois le père Ayroles dans ses notes de bas de page.

Source : Revue des Deux Mondes, 80e année, 5e période, tome 57 (mai-juin 1910) et tome 58 (juillet-août 1910).

Lien : Gallica

Publication des six parties de la Jeanne d’Arc d’Hanotaux dans la Revue (Gallica) :

  1. La formation : 15 mai, p. 241
  2. La mission : 1er juin, p. 481
  3. L’abandon, 1e étape : 15 juin, p. 721
  4. L’abandon, 2e étape : 1er juillet, p. 5
  5. La condamnation, Jeanne d’Arc à Rouen : 15 juillet, p. 241
  6. La condamnation, le jugement des juges, le jugement de l’histoire : 1er août, p. 481

[T. 57, p. 242 :]

Aucune nation moderne n’a, dans ses annales, une figure pareille à celle de Jeanne d’Arc, héroïne, sainte et martyre. […] Cette histoire, quoi qu’on fasse, ne peut être oubliée ; elle se récrit et se récrira sans cesse. Elle aura raison des partis pris et des polémiques. […]

Le récit de la vie de Jeanne d’Arc vient de se nourrir encore à la faveur de l’enquête qu’a provoquée le procès en cour de Rome. La curiosité universelle a été réveillée par la piété universelle. Les routes, les pierres ont fourni leurs témoignages ; l’ardeur des écrivains religieux a soutenu le zèle qui abordait des travaux de longue haleine, comme ceux du P. Ayroles et de l’abbé Dunand, ou qui dictait des pages plus heureusement mesurées, comme celles que M. l’abbé Chevalier a consacrées à la question tant controversée de l’abjuration. Et puis, Rome a parlé, et ses sentences sont aussi de l’histoire.

M. Anatole France a livré au public une biographie complète de Jeanne d’Arc où l’illustre écrivain a présenté, avec un art consommé, la thèse de l’école rationaliste.

Revue catholique des institutions et du droit
juin 1910

Contribution du père Ayroles : La morale chrétienne dans l’histoire de la bienheureuse Jeanne d’Arc.

Source : Revue catholique des institutions et du droit, 38e année, 1er semestre, 2e série, vol. 44, p. 505-518.

Lien : Gallica

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

L’Éclair
13 juin 1910

Courte notice sur Jeanne d’Arc, tertiaire de l’ordre de saint François.

Lien : Retronews

La chronique de Morosini dit au sujet de Jeanne d’Arc : Elle était béguine, gardienne de troupeaux. Ce texte est de 1429. Jeanne appartenait donc, dit le P. Ayroles, à quelque fraternité ou tiers-ordre : aucun n’est spécifié. Et M. Gabriel Hanotaux se demande si ce tiers-ordre ne serait pas celui de saint François.

Une publication franciscaine établit sur ce sujet une discussion d’où il ressort qu’en effet Jeanne d’Arc était tertiaire de l’ordre de saint François.

Cette démonstration fort intéressante est moins nouvelle qu’il peut sembler, et l’occasion est bonne pour rappeler que notre collaboratrice, Mme Bessonnet-Favre, a déjà proposé cette thèse dans un livre sur Jeanne d’Arc, tertiaire franciscaine [Jeanne d’Arc, tertiaire de Saint François, Paris, Bloud et Barral, 1897]. Ce point paraît maintenant définitivement acquis.

Jeanne d’Arc, béguine de saint François, plaît au cœur et à l’imagination.

On aime qu’elle ait prié d’une prière plus fervente le saint d’Assise dont la mère était Provençale et qui fut, comme notre Lorraine, près du peuple, doux aux humbles et au petit monde.

L’Univers
24 juin 1910

Le journal publie les bonnes feuilles de l’ouvrage à venir : La prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France.

Lien : Retronews

La Jeanne d’Arc de M. Anatole France. — Nous recevons les bonnes feuilles d’un volume du Père Ayroles qui porte ce titre : La prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France. Monument de cynisme sectaire, et que la Librairie Emmanuel Vitte va publier incessamment.

Rappeler l’exactitude scrupuleuse, la riche documentation, l’érudition sûre de l’éminent historien semblerait à bon droit superflu ; le Père Ayroles est un de ceux qui connaissent le mieux dans tous ses détails, l’histoire de Jeanne d’Arc.

Voici le chapitré intitulé : Le personnage rêvé par M. France, sous le nom de Jeanne d’Arc. (Elle est une hallucinée, et cet état d’hallucination suffit, d’après lui, à expliquer tant de prodiges, d’ailleurs incontestables.)

Comment la sainte fille en est-elle venue à l’état si étrange qu’il nous a fait connaître ? […]

Le Siècle
27 juin 1910

L’historien républicain Hippolyte Monin oppose la Jeanne d’Arc de l’Académicien Gabriel Hanotaux (dans la Revue des Deux-Mondes, [Voir]) à celle du rationaliste Anatole France. Il conclut que cette dernière est finalement plus proche d’un sermon catholique que le minutieux repérage chronologique de la première. Par quel miracle ?

C’est tout simplement qu’Anatole France est artiste, et que M. Hanotaux est chartiste.

Lien : Retronews

Opinions républicaines. — Encore une Jeanne d’Arc.

Il nous manquait une Jeanne d’Arc, façon Revue des Deux-Mondes. M. Gabriel Hanotaux, à l’occasion de la première fête catholique de la Bienheureuse, se charge de nous la donner. La tentative est hardie, sitôt après les deux admirables volumes d’Anatole France.

M. Hanotaux rend, il est vrai, un juste hommage à son confrère de l’Académie française, à l’illustre écrivain qui, dans une biographie complète de Jeanne d’Arc, a présenté, avec un art consommé, la thèse rationaliste. Comme M. Hanotaux n’apporte aucun document nouveau, c’est donc qu’il entend nous présenter, lui, une autre thèse que la thèse rationaliste. Laquelle ? Celle du Vatican, du Père Ayroles, de Mgr Le Nordez, de l’abbé Coubé ? Bref, la thèse du miracle ? Voyons un peu.

[Quelques paragraphes sur le rationalisme et les miracles…]

J’ai parcouru quelques-uns des panégyriques dont Jeanne d’Arc à été l’objet, depuis l’institution officielle de son culte, le 8 mai dernier. J’y ai trouvé des fleurs de rhétorique à profusion, des allusions politiques, des banalités historiques ou théologiques, en veux-tu en voilà : mais nul discours aussi tendre, aussi persuasif, aussi religieux, n’est tombé de la chaire catholique, que cette page du rationaliste Anatole France. Un jour ou l’autre, démarquée, elle figurera dans quelque recueil de sermons, où ferait tache et peut-être scandale — même en note — le minutieux repérage chronologique de M. Hanotaux.

Et cependant, M. Hanotaux incrimine les Français qui n’ont pas célébré, le 8 mai, le culte de Jeanne d’Arc. Il les accuse d’intolérance, d’ingratitude. À l’encontre de son héroïne, il s’incline devant la hiérarchie catholique : Rome a parlé et ses sentences sont aussi de l’histoire. C’est fort bien dit, mais le cœur n’y est pas ! Tandis qu’Anatole France se fait saint parmi les saints et les saintes des âges catholiques : n’est-ce pas Satan en personne, un Satan catholique, apostolique et romain, qui, sur le bureau de M. Hanotaux, rapproche les dates, pèse les raisons, discute les textes ?

Comment expliquer cette énigme, ô Monsieur Hanotaux ? Quel est ce miracle, ô Anatole France ?

C’est tout simplement qu’Anatole France est artiste, et que M. Hanotaux est chartiste.

L’Autorité
6 juillet 1910

Compte-rendu de la Jeanne d’Arc d’Hanotaux [Voir], par un docteur ès-lettres, qui analyse puis réfute (en s’appuyant notamment sur le père Ayroles) l’explication de l’historien.

Celui-ci est accusé d’imaginer une théorie qui, pour tenter d’exister entre celle des rationalistes (évacuant le surnaturel) et celle des catholiques (fondée sur le miracle), n’est pourtant ni historique, ni scientifique.

L’incroyant dessert l’historien. […] L’énigme subsiste tout entière.

Lien : Retronews

Voilà M. Gabriel Hanotaux, ancien ministre des affaires étrangères, historien de Richelieu et de la Troisième République, qui entreprend une série d’études sur la bienheureuse Jeanne d’Arc, en homme qui voulait comprendre et s’instruire. […] Il faut reconnaître tout de suite à son honneur que son impartialité, très méritoire pour un croyant, nous change absolument du ton odieux des Thalamas et des Anatole France, et même des histoires administratives, mais incomplètes, des Joseph Fabre et des Siméon Luce, des Michelet et des Quicherat.

M. Hanotaux distingue dans la carrière de Jeanne d’Arc quatre mystères : le mystère de la formation des origines, le mystère de la mission, le mystère de l’abandon et le mystère de la condamnation. C’est peut-être beaucoup de mystères, et les deux derniers pourraient être supprimés, sans que l’histoire eût rien à y perdre, ni surtout le mystère que M. Hanotaux prend dans un sens très large et qui n’a rien de théologique.

[Le critique, tout en reconnaissant que la Jeanne d’Arc d’Hanotaux n’est pas naturaliste, reproche à l’historien une vision restreinte du fait surnaturel. Il le cite : Tout le miracle était dans l’accomplissement (des promesses). C’est ce miracle qu’il faut accepter. Puis le réfute en s’appuyant sur quelques points historiques particuliers.]

[Sur la traduction ambiguë par Hanotaux du témoignage de saint Antoine :]

N’y a-t-il pas là, outre l’union de deux phrases séparées, des atténuations involontaires de la force d’un texte que le P. Ayroles et bien d’autres critiques regardent comme décisif pour la croyance de saint Antoine à la divine mission de Jeanne ?

[Sur les prophéties :]

Ainsi encore, pour les prophéties et les faits d’intuition de Jeanne d’Arc, M. Hanotaux en cite une douzaine sur soixante, environ, constatées par l’histoire à Domrémy, Vaucouleurs, Chinon, Poitiers, Orléans, Rouen, ainsi que le P. Ayroles l’a montré dans sa Vraie Jeanne d’Arc. Il donne comme non réalisée l’entrée à Paris, qu’elle n’a jamais prophétisée pour elle-même, mais seulement pour Charles VII.

[Conclusion :]

Non, certes : rien ne s’explique dans cette théorie rationaliste, excluant le surnaturel véritable et le remplaçant par le surhumain, par le transcendant, par un don d’essence supérieure, par un procédé intellectuel, comme le génie auquel on compare la vision. Ne voir dans la mission de Jeanne d’Arc qu’une âme se projetant en actes, et dans son histoire (y compris ces visions) qu’une psychologie transcendante, mais humaine et naturelle par conséquent, c’est défigurer ce que le Pape appelle le long prodige de la vie tout entière de celle qui sauva miraculeusement sa patrie.

M. Hanotaux essaie d’expliquer les apparitions du ciel à Jeanne d’Arc, comme les rationalistes ont essayé d’expliquer la croyance des apôtres à la résurrection du sauveur par des visions subjectives : ce n’est ni nouveau, ni historique, ni scientifique ; c’est tout simplement du modernisme. Le mystère de la formation et de la mission de Jeanne d’Arc, d’une jeune fille de dix-sept ans, ne sachant ni A, ni B, et qui sauve son pays, préexiste tout entier après la prétendue explication de M. Hanotaux. Cet illustre historien, malgré sa bonne volonté très appréciable, ne fait que grossir le nombre des écrivains spiritualistes, mais rationalistes, pour lesquels Jeanne d’Arc a été une pierre d’achoppement.

[Note. — La version numérique du journal indique nationaliste où nous lisons plutôt rationaliste, qui paraît plus cohérent.]

La Croix
7 juillet 1910

Parution de la Prétendue vie de Jeanne d’Arc, de M. A. France.

Lien : Retronews

Notes bibliographiques. — […] La prétendue vie de Jeanne d’Arc, de M. A. France, monument de cynisme sectaire, par le R. P, Ayroles, Vitte, Lyon, 3, place Bellecour ; Paris, 12, rue de l’Abbaye, 2 fr. 50.

L’Univers
14 juillet 1910

Le journal publie la préface d’un ouvrage du père Jean-Baptiste Monnoyeur à paraître, sur le Traité de Jean Gerson sur la Pucelle. Il y cite le père Ayroles.

Lien : Retronews

L’ouvrage du père Dom J.-B.-M. Monnoyeur : Traité de Jean Gerson sur la Pucelle (Paris, Champion, 1910, 40 p.)

Lien : Archive

L’étude est parsemée de citations du père Ayroles, qui avait rédigé la préface de sa brochure parue en mai 1907 : La royauté de Jésus-Christ et la Vénérable Jeanne d’Arc. [Voir]

Voici la préface écrite par Dom J.-B.-M. Monnoyeur, O. S. B., au Traité de Jean Gerson sur la Pucelle qui va être publié à l’Œuvre Jeanne d’Arc, 117, rue Notre-Dame-des-Champs. Prix : 1 franc (1 fr. 50 franco). Après avoir expliqué comment fut composé ce document si précieux et peu connu, six jours après la délivrance d’Orléans, le savant bénédictin ajoute dans sa préface :

[…] L’intérêt capital de ce traité a été récemment mis en relief par l’historien qui a le mieux étudié Jeanne d’Arc, le R. P. J.-B, Ayroles. Nous ne saurions mieux faire que de citer son appréciation si autorisée. Ce traité, dit-il, est digne de la main qui l’a tracé, et presque chaque mot réveille une idée nouvelle…

La Gazette
2 août 1910

Le journal a reçu la Prétendue vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France.

Lien : Retronews

Publications adressées à la Gazette de France :

La Prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France, par Jean-Baptiste Joseph Ayroles. — Éditeur Emmanuel Vitte.

Annales de philosophie chrétienne
15 août 1910

Le bureau des Annales a reçu un exemplaire de la Prétendue vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France.

Source : Annales de philosophie chrétienne, 81e année, t. 160, 4e série, t. 10, avril-septembre 1910, n°5, 15 août 1910.

Lien : Retronews

Livres déposés au bureau des Annales.

(Les livres déposés au bureau des Annales, 23, rue Las-Cases, Paris, seront d’abord annoncés ici, sans préjudice des comptes-rendus dont ils pourront être ultérieurement l’objet.)

[…]

La prétendue vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France, par Jean-Baptiste Joseph Ayroles, 192 p. in-16. Vitte, Lyon, Paris, 1910.

Études
20 août 1910

Compte-rendu de la Vraie Constitution de l’Église, article du père Ayroles dans les Questions ecclésiastiques (avril 1910), par le père Yves de la Brière.

Source : Études religieuses, etc., 47e année, t. 124 (juillet-août-septembre 1910), p. 562-564.

Liens : Google.

[L’article commence par une longue analyse de la Jeanne d’Arc de Gabriel Hanotaux parue dans la Revue des deux mondes (six livraisons du 15 mai au 1er août 1910).]

[…] La pensée de M. Hanotaux n’est pas de représenter Jeanne d’Arc comme une protestante avant la lettre, comme une apôtre du sens individuel, du jugement privé, qui aurait voulu détruire la hiérarchie ecclésiastique et supprimer tout intermédiaire obligatoire entre la conscience et Dieu. Plusieurs fois, au contraire, M. Hanotaux montre comment la Pucelle, tout en maintenant la réalité de ses inspirations contre la tyrannie monstrueuse des juges de Rouen, sauvegarda les droits légitimes et le caractère hiérarchique de l’Église. […] La pensée principale est fort juste ; mais une formule malheureuse vient en gâter l’exactitude : l’obéissance réclamée seulement pour qui en est digne. Si Jeanne avait concilié de la sorte l’inspiration individuelle et l’autorité hiérarchique, elle aurait, à vrai dire, nié le principe même de l’obéissance, qui est précisément que l’autorité est chose indépendante du mérite ou du démérite de la personne qui l’exerce. M. Hanotaux a raison de dire que les réponses de Jeanne à ses juges maintiennent à la fois le droit de la conscience et le droit de la hiérarchie. Mais il n’indique pas correctement où se fait la conciliation. Le problème est, d’ailleurs, l’un des plus délicats de la théologie.

On trouvera la réponse exacte et compétente dans un article du R. P. Ayroles, que la revue lilloise, les Questions ecclésiastiques (avril 1910, p. 289-307), a publié sous ce titre : La Vraie Constitution de l’Église défendue par la Bienheureuse Pucelle contre ses bourreaux.

Le P. Ayroles expose, d’abord, quel genre d’autorité possède l’Église à l’égard des révélations privées ; puis fait comprendre le sens de chacune des réponses de Jeanne sur ce point. Les circonstances du dialogue expliquent les quelques expressions qui, au premier aspect, sembleraient exclure tout contrôle de l’Église militante sur les communications entre l’âme et Dieu. C’est merveille, au contraire, que la Pucelle ait pu résoudre correctement tant de questions captieuses et affirmer jusqu’au bout sa mission individuelle, sans méconnaître le caractère hiérarchique de l’Église.

Permettons-nous de rappeler, à cette occasion, que c’est le R. P. Ayroles qui, le premier, signala au public français l’existence de la Chronique de Morosini, document devenu, depuis lors, si célèbre ; et rappelons, en outre, que le P. Ayroles voulut bien donner aux Études la primeur des curieuses lettres sur Jeanne d’Arc qui accompagnent cette même Chronique. Cf. Études, t. LXVI (1895), p. 325, 487, 620 ; t. LXVII (1896), p. 321.

Suit le compte-rendu d’un article de Marius Sepet.

Dans la Revue des Questions historiques (1er juillet 1910, p. 107-134), M. Marius Sepet examine et critique les principaux ouvrages consacrés depuis quelques années à la bienheureuse Jeanne d’Arc. Cet article magistral a pour titre : Jeanne d’Arc et ses plus récents historiens.

Après avoir rappelé l’ouvrage de Henri Wallon, M. Marius. Sepet fait connaître les historiens ecclésiastiques de la Pucelle d’Orléans le R. P. Ayroles, M. le chanoine Dunand, Mgr Debout ; puis les historiens libres-penseurs, tel surtout M. Anatole France ; puis les historiens de langue anglaise, dont un Américain, M. Francis C. Lowell, et un Écossais, M. Andrew Lang. Sur les uns et les autres, le jugement, très autorisé, de M. Marius Sepet, témoigne d’une remarquable clairvoyance et d’une impartialité méritoire.

En terminant, l’auteur formule un double vœu. D’abord, pour l’étude approfondie des relations de Jeanne avec ses voix. [Citation sur la théologie mystique.] Second vœu, pour que, dans l’évocation des gloires de Jeanne d’Arc, on ne néglige pas les connaissances nécessaires, on ne perde jamais de vue les réalités historiques. [La profusion de manifestations en tout genre, poésie, théâtre, ne doivent pas éclipser son histoire.]

Yves de la Brière.

Études
septembre 1910

Compte-rendu de la Prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France, par Jean Lionnet.

Comme M. Lang [Andrew Lang, auteur d’un ouvrage similaire : La Jeanne d’Arc de M. Anatole France, 1909], et avec plus de détails précis, le père Ayroles fait saillir l’ignorance inouïe de M. France en fait de latin, de géographie, de chronologie.

Source : Études religieuses, etc., 47e année, t. 124 (juillet-août-septembre 1910), p. 702-703.

Liens : Gallica, Google.

J.-B. Ayroles. La Prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France. Paris, Lyon, Vitte. In-12, 192 pages. Prix : 2 fr. 50.

Nul ne pouvait mieux que le P. Ayroles répondre avec autorité au roman de M. France, car nul ne connaît mieux que lui les vraies sources de l’histoire de la bienheureuse Jeanne. Lui qui a tant fait, durant plus de vingt ans, pour préparer la béatification de la Pucelle, avait presque le devoir de relever les bévues, les ignorances, les erreurs étranges, les falsifications volontaires, qui foisonnent dans les deux volumes de l’académicien. Il l’a fait avec force, avec ironie, avec une certaine verdeur de langage, qui paraîtra peut-être à certains contraire à la sérénité de l’histoire. Une légitime indignation l’explique et l’excuserait au besoin. M. A. France n’est-il pas mieux à son affaire, quand il raconte des grivoiseries sous l’Orme du Mail, ou quand il devise à la Rôtisserie de la reine Pédauque, que quand il ose toucher d’une main trop profane à la sainte de la patrie ?

Même après la critique vengeresse de l’historien écossais et protestant Andrew Lang, l’ouvrage du P. Ayroles sera lu avec grand profit. Les travaux de l’un et de l’autre se complètent heureusement. Comme M. Lang, et avec plus de détails précis, le P. Ayroles fait saillir l’ignorance inouïe de M. France en fait de latin, de géographie, de chronologie. Il constate les innombrables références inventées à plaisir, et qui ne répondent en rien aux documents allégués. Il dévoile la facilité avec laquelle M. France manipule les textes pour leur faire rendre le contraire de ce qu’ils expriment. Et ce ne sont pas dix, ni vingt, ni cinquante erreurs, — je me sers d’un euphémisme, — qui sont ainsi mises à nu, ce sont des centaines. L’on voit que le romancier est fidèle au conseil de Voltaire son patron et son précurseur : Il faut mentir hardiment et toujours ; éclairez et méprisez le genre humain.

Oui vraiment, M. France mépriserait le lecteur français, s’il le croyait capable de donner confiance aux pitoyables inventions qu’il lui présente ! L’automatisme qui détermine les actes d’une voyante… les influences d’une hallucination perpétuelle… sont une bien mince explication des actions merveilleuses de Jeanne. Prétendre que tous les historiens de la Pucelle exagèrent jusqu’à l’absurde les facultés intellectuelles de cette enfant, ce n’est pas suffisant pour nous convaincre que M. France a seul vu juste. Et comme ils répugnent à toute âme droite et honnête, ce persiflage continuel, ce dédain narquois, cette outrecuidance orgueilleuse, par lesquels le romancier travaille à démolir tout ce que les vrais historiens et les bons Français admirent, à juste titre, dans la bienheureuse Jeanne.

Le P. Ayroles fait justice de l’ignorance et de l’étourderie de M. France. Il lui prouve, pièces en mains, que la Pucelle n’était pas une malade, une visionnaire, une hallucinée ; qu’elle ne fut pas suggestionnée par des gens d’Église ; qu’elle n’a jamais été le jouet inconscient des chefs. Du reste, avec un malin plaisir et bien légitime, il montre que M. France se contredit sans cesse, à quelques pages de distance, et même dans la même page, se réfute lui-même, pour ainsi dire, ce qui est son premier châtiment. D’après le romancier, Jeanne fut changeante, mais elle avait beaucoup d’esprit de suite ; elle ne voyait rien dans les choses politiques, mais elle fut une politique profonde ; la tactique et la stratégie lui étaient inconnues, mais elle fut une fort habile guerrière ; elle était conduite et traînée par les prêtres et les capitaines, mais c’est elle qui menait tout ; elle était le simple jouet des chefs, mais elle ne leur cédait jamais. Comment M. France peut-il accorder toutes ces contradictions ?

M. A. Lang et tous les historiens loyaux de la Pucelle approuveront volontiers cette conclusion du P. Ayroles : Il faudrait un volume pour relever les falsifications de faits, les fausses références, les perfidies de toute sorte… qui abondent dans le roman antireligieux, dans le pamphlet antifrançais de M. France. Et le Père rappelle le jugement porté par M. Luchaire, un médiéviste de bonne marque et un libre-penseur : Toute comparaison mise à part, il n’y a pas si loin qu’on le pense de la Rôtisserie de la reine Pédauque à la Vie de Jeanne d’Arc.

Ici et là, nous n’avons qu’un pauvre roman, rien de plus. Mais le second est de beaucoup le plus détestable, parce qu’il se résout en un long blasphème contre la sainte de la patrie et contre Dieu qui l’a envoyée.

Jean Lionnet.

La Croix
5 octobre 1910

Compte-rendu de la Prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France, par Jean Chevalier. Celui-ci donne quelques exemples de mauvaises traductions de textes contemporains latins par A. France, et relevées par le père Ayroles.

Lien : Retronews

Les malfaiteurs de l’histoire. — La Croix a parlé à plusieurs reprises déjà, notamment à l’occasion des vigoureuses conférences de M. le chanoine Dunand, à l’Institut catholique de Paris, de la Jeanne d’Arc, de M. Anatole France. On ne répétera jamais trop que des ouvrages du genre de celui-là sont, consciemment ou non, de véritables méfaits dans l’ordre historique. Voilà pourquoi noua y revenons encore aujourd’hui, à propos de l’excellent petit volume de M. l’abbé Ayroles : La prétendue vie de Jeanne d’Arc, de M. Anatole France.

[L’article rappelle en quelques paragraphes les précurseurs du père Ayroles contre Anatole France : Andrew Lang et feu Achille Luchaire.]

Aussi a-t-il été nécessaire de revenir sur les vices qui ôtent au livre de M. France tout caractère historique et le classent au rang des romans inférieurs.

Cette fois, c’est M. l’abbé Ayroles qui s’est chargé de l’exécution ; c’est lui que Mgr Touchet a appelé l’homme le plus renseigné que je sache au monde sur Jeanne d’Arc.

Son petit volume mentionné plus haut est un vigoureux réquisitoire où chaque accusation est parfaitement appuyée de preuves. J’en relève quelques-unes parmi celles d’ordre plus général sur les traductions et la probité documentaire du romancier.

La plupart des sources relatives à l’histoire de Jeanne d’Arc sont en latin, et comme ces sources sont du domaine public et que des historiens de la valeur de M. l’abbé Ayroles les connaissent à fond, il leur est facile de constater les erreurs de traduction de M. France. En voici quelques échantillons, recueillis dans la seule analyse du traité De Puella (de la Pucelle) de Jean Gerson : nous donnons en premier lieu le texte latin, puis la traduction obvie et enfin la traduction de M. France. On voit clairement apparaître par ce procédé ou son ignorance grossière du latin ou sa falsification des textes, il a le choix. Gerson écrit :

Si multi multa loquuuntur et referunt pro garrulitate sua et levitate, aut dolositate, aut alio sinistro favore vel odio, subvenit illud Catonis : arbitrii nostri non est quid quisque loquatur.

Le plus médiocre latiniste eût pu traduire, ce qui est d’ailleurs le seul sens possible :

Si de divers côtés, on parle beaucoup et on raconte beaucoup de choses, par bavardage, par légèreté, ou pour tout autre motif pervers, ou par haine, c’est le cas de rappeler ce mot de Caton : Nous n’avons aucun pouvoir sur ce que disent les autres.

M. France, de son côté, traduit en appliquant à la Pucelle les épithètes sévères :

Si plusieurs apportent divers témoignages sur son caquet, sa légèreté, son astuce, c’est le cas d’alléguer cet adage de Caton : Nos arbitres, ce n’est pas ce que chacun dit.

Et de cette traduction faussée, il conclut que les contemporains attribuaient à Jeanne les défauts que Gerson voyait chez le public bavard et léger.

Immédiatement après ce passage, Gerson poursuit :

Est tamen arbitrii nostri quid credatur seu teneatur, servata modestia et contradictione [contentione] seu seditione procul pulsa ; quia, sicutdicit Apostolus, non oportet servum Dei litigare (II Tim., II, 24). Nos inquit talem consuetudinem non habemus (I Cor., XI, 16).

C’est-à-dire :

Mais il nous est permis de juger ce que la croyance ou l’avis des autres, pourvu que nous agissions avec modestie, non avec esprit de contradiction ou de contention, car, dit l’Apôtre, le serviteur de Dieu ne doit point se disputer. Nous, dit-il (ailleurs), nous n’avons pas une semblable habitude.

Suivant M. France, saint Paul aurait dit et Gerson aurait répété en s’appuyant sur son autorité :

Il ne faut pas mettre en cause le serviteur de Dieu

Autre exemple : Gerson, après avoir mentionné les preuves de la mission divine de Jeanne d’Arc, veut qu’on y ajoute encore les quatre avertissements donnés par elle au nom de Dieu : l’un pour le roi et les princes du sang, le second pour les milices du roi et du royaume, le troisième pour le clergé et le peuple, le quatrième pour la Pucelle elle-même.

Superadduntur quatuor civilia et theologica documenta. Unum concernit regem et consanguineos regiæ domus.

Ce qui signifie :

Il faut encore ajouter quatre avis d’ordre civil et religieux, l’un concerne le roi et les princes du sang, etc.

Et M. France interprète :

Tirons des enseignements, premièrement pour le roi et les princes du sang, etc.

Gerson retient seulement le quatrième avis, où il est dit que la mission de Jeanne ne doit être ni pour elle-même ni pour les autres un sujet de disputes, de troubles, de vanité.

Sed in mansuetudine et orationibus cum gratiarum actione, cum liberali præterea temporalium subventione quilibet laboret in idipsum ; quatenus veniat pax in cubili suo, etc.

Que chacun (accepte cette mission) dans un esprit de douceur, de prières, d’actions de grâces, que chacun apporte généreusement à cette entreprise la contribution de ses biens temporels, de façon que la paix revienne à son foyer, etc.

Ce sens était sans doute trop simple pour M. France qui le transforme et en fait :

Que chacun contribue par la subvention de ses biens temporels à l’instauration de son lit de justice. (! !)

Ajoutons à ces perles deux ou trois autres trouvailles, tirées, celles-là, de l’analyse d’un autre traité De Puella, celui de Gelu. Ces erreurs peuvent à la rigueur se justifier, en ce sens, que le dictionnaire donne les sens qu’y attache M. France, mais la simple lecture du contexte montre à quel point sa traduction est perfide.

Il traduit à la lettre en l’appliquant à Pierre Cauchon le texte de saint Paul écrivant aux Corinthiens (II Cor., XII, 16) :

Sed esto : ego vos non gravavi sed cum essem astutus dolo vos cepi. Numquid per aliquem eorum quos misi ad vos circumveni vos ? — Numquid Titus vos circumvenit ?

Saint Paul veut dire :

Soit, je ne vous ai pas été à charge. Mais sans doute, je vous ai pris par surprise, par ruse. Est-ce que par un de mes envoyés je vous ai circonvenus ?… Est-ce que Tite vous a circonvenus ?…

En tronquant la première partie de la phrase et en l’isolant du contexte, M. France obtient un sens tout opposé :

Il (Cauchon) trouvait sa justification et même sa louange dans ces paroles de saint Paul aux Corinthiens : Je ne vous ai point fait tort, mais j’ai usé de finesse pour vous surprendre.

(Je doute même que M. France ait recouru au texte de saint Paul, car sa référence en ce point comme en bien d’autres, est fausse, il met verset 8 pour 16. Il est vrai qu’il peut arguer ici d’une faute d’impression sans conséquence.)

L’un des assesseurs du premier tribunal dépose au sujet de Jeanne qu’elle était, malgré sa jeunesse, fort avisée dans ses réponses :

Juvenis, licet multum cauta in responsionibus.

M. France traduit le mot cauta par très rusée, ce qui est un sens péjoratif. De même pour une humble aubergiste que les témoins reconnaissent probe et honnête honestam, probam, il déclare qu’elle était bonne femme, c’est-à-dire riche.

Quant à la probité documentaire de M. Anatole France, les références en bas de pages, malgré leur nombre et leur apparente précision, ne sont qu’un trompe-l’œil. M. l’abbé Ayroles, après de nombreuses critiques, comme M. Andrew Lang, dont nous avons cité le témoignage, en apportent de nombreuses preuves.

Falsifier la vérité est toujours mal faire, voilà pourquoi nous n’hésitons pas à appliquer à l’auteur de pareilles erreurs l’épithète de malfaiteur.

Jean Chevalier.

L’Univers
9 novembre 1910

Mot de félicitation de Mgr Touchet pour la Prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France.

Lien : Retronews

La prétendue vie de Jeanne d’Arc, de M. Anatole France, monument de cynisme sectaire, par le R. P. Ayroles. In-12 de 200 pages. Prix : 2 fr. 50. Vitte, à Lyon et Paris.

Nous avons annoncé déjà cette tonique et vigoureuse réponse adressée par le R. P. Ayroles à l’insulteur de Jeanne d’Arc. Mgr Touchet, dès son retour de Montréal, vient d’adresser à l’auteur ces quelques mots que nous tenons à reproduire :

J’ai lu votre réponse. C’est une fustigation. Elle fut méritée. Il faudrait que le châtiment fût plus connu qu’il ne l’est. Tous les honnêtes gens devraient collaborer à cette bonne œuvre.

[Dans la même revue bibliographique, un autre ouvrage sur Jeanne d’Arc :]

Jeanne d’Arc, par le général Le Maître. Exposé des faits qui révèlent sa mission providentielle et des faits de guerre qui obligent à conclure à une intervention surnaturelle ! Brochure illustrée (9e édition) : 0 fr. 40. Remise de 30 % aux membres du clergé et aux directeurs d’œuvres religieuses et patriotiques. Dépôt principal : Lyon, Directeur de l’Écho de Fourvière, M. Blanchon.

Le Mois littéraire
novembre 1910

Compte-rendu bref mais enjoué de la Prétendue Vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France.

Source : Le Mois littéraire et pittoresque, 12e année, tome 24 (juillet-décembre 1910), n° 143, novembre 1910.

Lien : Gallica

Les nouveaux livres. Histoire. — La Prétendue vie de Jeanne d’Arc de M. Anatole France, par le P. Ayroles. Un vol. in-12 de 192 pages, 2 fr. 50. Vitte, 3 place Bellecour, Lyon ; 14 rue de l’Abbaye, Paris.

Le P. Ayroles, affirmait un cardinal français a eu raison des objections opposées par l’avocat du diable à l’introduction de la cause de Jeanne d’Arc. Il lui revenait donc de répondre au roman de M. France, l’avocat des Loges. Après le protestant Andrew Lang, mais avec plus de détails et de précision, le P. Ayroles relève de M. France, académicien, la parfaite ignorance du latin, fertile en contre-sens et en non-sens, les bévues en géographie, en chronologie, le sans-gêne des références, le dénigrement de la sainte ou de la sainteté, de nos armées, des procès et des chroniques, etc. La discussion est vive, serrée, lumineuse. L’auteur venge la Bienheureuse comme eût fait l’un de ses preux du XVe siècle à grands coups d’espée, et qui pourrait l’en blâmer ?

F. M.

L’Express républicain (Saône-et-Loire)
16 novembre 1910

la revue Jeanne d’Arc publie l’Année Johannique, cadeau idéal pour le jour de l’An, qui inclue les études du père Ayroles.

Lien : Gallica

Cadeaux Jeanne d’Arc du jour de l’An.

Il n’est point de plus intéressant cadeau à faire pour le jour de l’An que de donner l’une des magnifiques collections qui ont pour titre : l’Année Johannique 1908-1909 ; l’Année Johannique 1909-1910.

Ce sont les annales de la glorification de Jeanne d’Arc, magnifiquement illustrées, aucune page n’est sans gravure, et reliées sous une fort jolie couverture. On revit en les lisant les fêtes qui ont eu lieu en l’honneur de la grande française, on revoit ses étapes triomphales à travers la France.

Les Années Johanniques sont intéressantes pour tout le monde, elles contiennent les magistrales études du Père Ayroles, les notes militaires du général Canonge, des strophes des meilleurs poètes, des légendes attrayantes, toujours ornées des plus curieuses illustrations.

Un volume pris séparément : 4 fr. franco. Les deux volumes pris ensemble : 7 fr. franco. Envoi contre mandat adressé à la revue nationale Jeanne d’Arc : 41 avenue d’Orléans, Paris (XIVe).

Le Télégramme (Midi)
31 décembre 1910

Le numéro de Noël de la revue Jeanne d’Arc est adressé gratuitement à toute personne qui en fait la demande.

Lien : Gallica

Idem dans l’Express républicain de Saône-et-Loire (30 déc.) :

Lien : Gallica

Le Noël de Jeanne d’Arc. — La livraison que la revue nationale Jeanne d’Arc publiée pour Noël est adressée gratuitement, comme spécimen, à toute personne qui en fait la demande à l’administration ; 41, avenue d’Orléans, 41, Paris (XIVe).

La revue nationale Jeanne d’Arc, dirigée par M. Jean Sarril, est rédigée par un groupe d’historiens, parmi lesquels le général Frédéric Canonge, le R. P. Ayroles, Albert Sarrazin, J.-E. Choussy.

Chaque livraison contient deux contes inédits, les légendes signées Henry de Lérins présentent un attrait tout spécial.

Tous les articles sont splendidement illustrés par l’éminent Auguste Cordier.

La revue nationale Jeanne d’Arc est indispensable à tous les patriotes. Le plus beau cadeau du jour de l’an est un abonnement à la revue : 2 fr. 50 pour six mois.

Société archéologique de Soissons
année 1910

Notes biographiques sur Renaud de Fontaines, évêque de Soissons (1423-1442), par Félix Brun. L’auteur observe que des historiens aussi différents que Quicherat et Ayroles attribuent à l’Université de Paris la responsabilité du procès de Jeanne d’Arc. Ainsi qu’Anatole France, dans un livre d’ailleurs discutable et qui, je crois, n’a guère ajouté au grand renom littéraire de son auteur.

Note. — Brun commence son texte par la question du diocèse dans lequel Jeanne a été prise ; la ville de Compiègne dépendaient du diocèse de Soissons, ses environs immédiats de celui de Beauvais.

Source : Bulletin de la Société archéologique, historique et scientifique de Soissons, tome 17, 3e série, 1910 (Soissons, 1912), p. 39.

Lien : Gallica

Ce qui, en fin de compte, me semble bien acquis, c’est qu’il n’était point en trop mauvaise posture auprès des Anglais et de leurs alliés, ni auprès de l’Université dont le rôle vis-à-vis de Jeanne d’Arc est relaté de la même façon par des historiens aussi différents de tendances que Quicherat et le P. Ayroles, par exemple. Nous touchons ici à un point bien pénible et qu’il faut pourtant rappeler.

L’idée de faire succomber Jeanne devant l’Église, — dit Quicherat, — se produisit spontanément, non pas dans les conseils du gouvernement anglais, mais dans les conseils de l’Université de Paris. (Quicherat, Aperçus nouveaux, p. 96.)
L’Université, — dit le P. Ayroles, n’a jamais examiné si Jeanne était coupable, elle l’a toujours supposée une insigne criminelle. (Vraie Jeanne d’Arc, t. I, p. 136.)

Et, depuis, M. Anatole France, dans un livre d’ailleurs discutable et qui, je crois, n’a guère ajouté au grand renom littéraire de son auteur :

Les docteurs et maîtres de l’Université poursuivaient Jeanne avec un acharnement à peine croyable… ils craignaient le diable, mais, sans se l’avouer peut-être, ils le craignaient vingt fois plus quand il était Armagnac. (Vie de Jeanne d’Arc, 1e éd. t. II, p. 224-225).

Le Télégramme (Midi)
23 janvier 1911

La Béatification de la Pucelle, remède à nos maux du père Ayroles, au sommaire du numéro de janvier de la revue Jeanne d’Arc.

Lien : Gallica

Revue Jeanne d’Arc. — Numéro de janvier : Auguste Cordier, sublimes paroles de Jeanne d’Arc ; J.-B. J. Ayroles, la Béatification de la pucelle, remède à nos maux ; Ennemond de Lambert, le barde Dauphinois, Noël ; Fac-similé photographique de la lettre de Jeanne d’Arc aux habitants de Riom ; Colonel Robert de Cran, le Carnet d’un soldat de Jeanne la Générale ; Louis Gazel, Souvenir de la Jungle Tonkinoise ; René de la Granval, l’homme à la médaille.

Revue des Deux Mondes
1er février 1911

Étude du comte de Maleissye sur les Lettres de Jeanne d’Arc et la prétendue abjuration de Saint-Ouen. Il invoque l’autorité du père Ayroles au sujet des croix que Jeanne ajoutait à ses lettres pour tromper l’ennemi.

Source : Revue des Deux Mondes, 81e année, 6e période, tome 1, p. 610-642.

Lien : Gallica

Publiée la même année en tirage à part. [Voir]

[P. 622 :]

Personne ne contestera l’autorité du savant P. Ayroles qui nous dit à ce sujet : Lorsqu’elle avouait qu’une croix apposée dans ses lettres signifiait qu’il ne fallait tenir nul compte de ce qu’elle exposait, cela pouvait être une ruse de guerre fort permise, ou même une manière de se débarrasser d’importuns sollicitant des recommandations.

L’Express républicain (Saône-et-Loire)
21 février 1911

Sommaire de la revue Jeanne d’Arc de février.

Lien : Gallica

Jeanne d’Arc, revue nationale, 41 avenue d’Orléans, Paris. Abonnement : un an, 5 fr. Sommaire de février :

  • À Notre-Dame de Bon-Secours, (Jean Sarril) ;
  • La Béatification de la Pucelle, remède à nos maux, (J.-B.-J. Ayroles) ;
  • Le bourreau de Jeanne d’Arc (Albert Sarrazin) ;
  • Le tombeau de Jeanne d’Arc (Auguste Cordier) ;
  • Le carnet d’un soldat de Jeanne la Générale (Colonel Robert de Cran) ;
  • Le recrutement de l’escouade infernale (Louis Gazel).

Le Télégramme (Midi)
27 février 1911

La Béatification de la Pucelle, remède à nos maux du père Ayroles au sommaire du numéro de février de la revue Jeanne d’Arc. (Suite du numéro de janvier ?)

Lien : Gallica

Revue Jeanne d’Arc. — Numéro du 25 février : Notre-Dame de Bonsecours, Jean Sarril ; La béatification de la Pucelle, remède à nos maux, J.-B. J. Ayroles ; Le bourreau de Jeanne d’Arc, Albert Sarrazin ; Le tombeau de Jeanne d’Arc, Auguste Cordier.

Études
mars 1911

Droit de réponse de l’abbé Vial qui s’estime diffamé par la critique de son livre Jeanne d’Arc et la Monarchie, et invoque le père Ayroles pour prouver sa thèse.

Source : Études religieuses, etc., 48e année, tome 126 (janvier-mars 1911), p. 724-725.

Liens : Google.

L’an mil neuf cent onze et le 1er mars.

À la requête de Monsieur l’abbé Vial, demeurant à Paris, rue Baillif, 9, j’ai, Marie-Albert Rouillié, huissier près le Tribunal civil de la Seine, soussigné, fait sommation à la Société du Journal les Études religieuses dont le siège est à Paris, rue de Babylone, 50.

De, conformément aux dispositions de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881, publier dans le plus prochain numéro du journal les Études religieuses, à dater de trois jours du présent, en même place et en mêmes caractères que l’article paru dans le numéro dudit journal du 5 février 1911, sous le titre : Abbé Vial. — Jeanne d’Arc et la Monarchie, la réponse ci-après du requérant.

Monsieur le gérant des Études religieuses,

Aux sévérités d’allure bienveillante, décernées par votre revue (5 février) à mon livre Jeanne d’Arc et la Monarchie, j’ai le regret de répondre sous la forme impérative par vous exigée :

1° Le titre de Confesseur de la foi — non que l’auteur s’attribue mais qu’on lui a attribué et qu’il a accepté, sans sourire — titre d’ailleurs décoré d’une Bénédiction apostolique de Pie X — il l’a conquis sous les verrous, au cours de la persécution de M. Waldeck-Rousseau (voir ses papiers) contre les Congrégations et spécialement les Jésuites.

2° La vocation divine de la France symbolisée par la mission surnaturelle de Jeanne d’Arc est contestée sans doute par la critique de Kant qui conteste tout, même Dieu, mais non celle de Mabillon qui, loin de la contester, au contraire la constate.

C’est la thèse, en tous cas d’un auteur éminent, gratifié pour ses œuvres sur Jeanne d’Arc d’un bref de Léon XIII, exaltant la richesse de son érudition, la sagesse de ses jugements et du titre de principal témoin, præcipus testis dans les actes du procès de béatification de l’héroïne ; du P. Ayroles, en un mot une gloire de la Compagnie de Jésus ! qui écrit en tête de son livre Jeanne d’Arc sur les autels, page 1 : Avant tout, Jeanne d’Arc a proclamé les caractères surnaturels de la constitution politique de la France, les a mis en relief, rajeunis ; elle confirmait ainsi ce qu’il y a de surnaturel dans notre vieille histoire et surtout dans nos origines. Elle ne relevait la France que pour la remettre sur le chemin de ses destinées surnaturelles et sanctionnait à nouveau la mission donnée par Jésus-Christ à notre pays.

On ne saurait mieux dire et nous n’avons rien dit de plus.

3° Non, M. Vial n’exagère pas, moins encore manifestement, l’analogie entre le rôle de la France chrétienne et la mission divine d’Israël, puisqu’il distingue le caractère dogmatique de celle-ci, du caractère de grâce purement nationale, de celle-là…

La Monarchie française
25 avril 1911

Lettre du père Ayroles qui expose à nouveau la doctrine de Jésus-Christ Roi, d’après Jeanne d’Arc.

La Monarchie française, revue légitimiste nouvellement fondée qui professe un Traditionalisme intégral, se présente comme une alternative catholique au Nationalisme intégral de Maurras et de l’Action française, qualifié d’agnostique et athée en morale comme en histoire (n° 2, 25 mars 1911, p. 99).

Dans le but d’obtenir une reconnaissance chez les Catholiques, la revue adressa ses premiers numéros à des personnalités religieuses pour recueillir et publier leur avis. Le père Ayroles reçut les trois premiers numéros ; sa lettre fut publiée dans le n° 4, sous le titre racoleur de Jeanne d’Arc et l’Action française : une lettre du R. P. Ayroles, alors qu’il n’y est nulle question de l’Action française.

Source : La Monarchie française, 1e année, n°4, 25 avril 1911 (mais paru le 1er mai), p. 244-254.

Liens : Gallica

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

L’Univers
28 mai 1911

Article sur la Fête de la Libératrice, par M. Édouard Bernaert, qui remarque avec le père Ayroles les liens entre la carrière de Jeanne d’Arc et l’Ascension.

Lien : Retronews

Sa signification profonde. — Comment elle est à la fois fête religieuse et fête nationale. — La raison de sa fixation au dimanche qui suit l’Ascension. — Coïncidences remarquables. — Une page du P. Ayroles, l’historien de la Vraie Jeanne d’Arc. — La doctrine du salut social, au XXe siècle comme au XVe : Jésus-Christ-Roi.

Ainsi, demain, partout, les drapeaux claqueront au vent, et, le soir, les maisons de ceux qui n’ont pas oublié la gloire antique de la France seront illuminées en l’honneur de la Bienheureuse. Et surtout, ce qui est incomparablement plus digne d’elle, dans tous les sanctuaires, depuis l’humble église paroissiale du plus obscur de nos villages jusqu’aux insignes basiliques de nos cités les plus fameuses, il n’y aura, de tout le jour, qu’une prière, qu’une acclamation à la mémoire de la Pucelle, fille de Dieu, qui jadis sauva ce pays.

[…]

Un des historiens de la bienheureuse Pucelle, celui qui, entre tous, a mérité d’être appelé le premier des témoins, testis præcipuus de Jeanne, le P. Ayroles, fait remarquer avec raison que les étapes principales de la carrière de la Libératrice se rattachent toutes au Mystère de l’Ascension :

Durant les quatre dernières années de Jeanne, — dit-il, — la veille de l’Ascension a vu s’ouvrir, par des événements d’une importance à part, les phases si variées de l’existence de l’héroïne. [Citation de la Vraie Jeanne d’Arc, t. II, p. 280, jusqu’à :] Dieu faisait faire un nouveau pas à l’instrument sauveur.

Voilà les faits. Il ne saurait être question de pousser, dans un simple article, plus loin et plus profondément dans leur détail. On renvoie, pour cela, aux cinq volumes du P. Ayroles. Tout ce que l’on peut faire, c’est citer, d’après cette grande œuvre où les faits sont rendus patents, la seule explication plausible qu’on puisse proposer de rencontres et de coïncidences pareilles. Car enfin, le hasard, ce mot vide de sens lui-même, n’a jamais, et pour cause, suffi à expliquer un fait. Laissons donc ceux qui s’en contentent, s’évanouir dans leur folie.

Quant à ceux qui n’en sont pas réduits à ce degré de cécité, ils se demanderont peut-être pourquoi le Seigneur de Jeanne a fixé à la veille de son Ascension le commencement des grandes périodes de l’histoire de son envoyée ? L’ayant fait naître en la solennité où il reçut ici-bas visiblement l’adoration des rois et des sages, n’a-t-il pas voulu montrer, par un miracle patent comme le soleil, que dans les cieux il restait aussi le Maître des empires ; que ce n’était pas en vain qu’avant d’aller s’asseoir à la droite de son Père, il avait dit : Tout pouvoir, m’a été donné dans le ciel et sur la terre ; que ce n’était pas en vain qu’il avait promis d’être jusqu’à la fin des siècles arec ceux des siens qui l’invoqueraient dans la tribulation ? [Vraie Jeanne d’Arc, t. II, p. 282]

Telle est, dans son ampleur, la question que pose l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc. À cette question, le lecteur, réfléchi trouvera vraisemblablement une réponse affirmative dans le fait nouveau actuel, de la fixation de la fête. Et c’est, du coup, comme une acceptation liturgiquement signifiée de la grande thèse traditionnelle soutenue avec tant d’éclat, avec tant de solidité, par le savant jésuite de qui l’évêque d’Orléans a écrit dans un mandement :

Il est l’homme, que je sache, au monde, le plus renseigné sur Jeanne d’Arc…

Jésus-Christ-Roi, point culminant de la mission de Jeanne d’Arc : telle est la thèse, qu’il défend, — qu’il démontre, serait mieux dire.

Thèse admirable, thèse prédestinée, semble-t-il, pour l’accord de toutes les écoles. Les tenants du Docteur subtil [Jean Duns Scot] y trouveront, quand ils voudront, l’occasion d’élever, à la manière de Duns Scot, un gigantesque arc de triomphe à la mondiale royauté déléguée par la Trinité à l’Homme pris par le Verbe, à la mondiale juridiction de l’Homme pris par le Verbe, Notre-Seigneur Jésus-Christ, évêque universel et Roi de tout le créé (R. P. Déodat, Duns Scot et le statut catholique de la pensée à l’Université de Paris).

Cette thèse n’est pas nouvelle. C’est en la prêchant, par le fait que Jeanne d’Arc, au XVe siècle, sauva le saint royaume de France ; c’est en l’appliquant par nos actes que nous aussi, Français catholiques du XXe siècle, nous pouvons sauver la patrie.

La royauté de l’Homme-Dieu, rappelée à la fille aînée de l’Église, l’était à ses sœurs puînées, soulevées stupéfaites par le miracle fait en faveur de la France. Roi du monde, ainsi que le rappelle la Vénérable dans sa lettre au duc de Bourgogne, l’Homme-Dieu l’est particulièrement des nations chrétiennes, et parmi elles, à un titre plus spécial, de la nation très chrétienne, de la France.

La Vénérable aime à l’appeler le saint royaume. Saint, il l’est par ses origines surnaturelles, par le rôle providentiel que l’Homme-Dieu lui a assigné. Quand le Pape Grégoire IX écrivait à saint Louis que la France était la nouvelle tribu de Juda, que le Christ l’avait choisie pour être l’exécutrice de ses grands desseins sur le monde, il exprimait sous une autre forme ce qu’avaient dit ses prédécesseurs. Quelques années seulement avant l’apparition de la Vénérable, le Pape Boniface IX, pour ramener le malheureux Charles VI à l’obédience romaine, lui disait : L’alliance entre vos prédécesseurs et les Pontifes Romains fut si étroite, que ceux-ci n’ont presque rien entrepris de grand, sans les rois de France, et que les rois ce France n’ont rien fait de digne de mémoire sans les Pontifes Romains.

Souvenirs d’incomparable gloire, ils rendent plus poignantes les angoisses présentes. Pourquoi l’irréconciliable ennemie de l’Homme-Dieu, la Maçonnerie, s’est-elle attaquée avec tant de frénésie à la France ? Pourquoi déploie-t-elle toutes les astuces du génie infernal qui l’inspire pour étouffer dans sa poitrine tout battement chrétien, et sucer dans ses veines, jusqu’à la dernière molécule du sang rédempteur qui l’avait faite si grande ? Elle connaît ce qu’est la France dans le plan divin. Périsse la France plutôt que de la voir encore chrétienne ! C’est le serment d’Annibal proféré dans le tréfonds des antres maçonniques. Un de ses adeptes n’a-t-il pas dit : Nous n’avons que faire d’une France qui ne répandrait pas les principes de la Révolution. Or, l’essence de la Révolution est la guerre à l’Homme-Dieu, l’application dans l’ordre politique du cri : Écrasons l’infâme, traduit aujourd’hui par celui de : Le cléricalisme, voilà l’ennemi.

Que ceux qui ne veulent pas voir périr la France ne s’y trompent pas. Il n’y a qu’un moyen de salut, opposer le cri Jésus-Christ Roi. (Jésus-Christ Roi, p. 8).

La Dépêche du Berry
18 juin 1911

Paragraphe surprenant dans la causerie signée Cyrano (en première page).

Lien : Retronews

[…] Aujourd’hui, pour échapper à la contrainte du R. P. Ayrolles, qui inspire le correspondant de Paris-Centre — toute son œuvre finirait par passer dans les colonnes de ce journal — nous ramènerons, amis lecteurs, notre causerie dans les limites du cadre modeste de la vie politique de notre cité.

Revue catholique des institutions et du droit
janvier 1912

Sortie de deux opuscules sur Jeanne d’Arc par Monsieur Ayroles.

Source : Revue catholique des institutions et du droit, 40e année, 1er semestre, 2e série, 48e volume, p. 94.

Lien : Gallica

La vraie Constitution de l’Église défendue par la Bienheureuse Pucelle contre ses bourreaux, par J.-B.-J. Ayroles.

La Bienheureuse Pucelle peut-elle être invoquée comme martyre ?, par J.-B.-J. Ayroles. Éditions des questions ecclésiastiques, Lille, rédaction, 3, rue d’Isly, administration, 15, rue d’Angleterre.

Les deux opuscules de M. J.-B. J., Ayroles sont pleins d’enseignements utiles, en ce qui concerne la mission et la mort de Jehanne d’Arc : ils peuvent être consultés avec fruits par ceux-là mêmes qui ne sont pas familiarisés avec les études théologiques.

Henry Moinecourt,
Avocat à la Cour d’appel de Lyon.

Questions ecclésiastiques
janvier 1912

Contribution du père Ayroles : La Bienheureuse Pucelle, capitaine accompli.

Ayroles démontre, témoignages à l’appui, que Jeanne d’Arc fut réellement un grand chef de guerre, dans toutes les dimensions que cela implique : I. cavalière éprouvée, II. respectée pour sa compétence militaire, III. redoutée voire crainte par ses ennemis, IV. stratège et tacticienne avisée.

Texte publié à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de la Pucelle.

Source : Les Questions ecclésiastiques, 5e année, n° 1 (10 janvier 1912), p. 20-37.

Liens : NumeLyo

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

Le Pays lorrain
20 avril 1912

Réunion de Domrémy-la-Pucelle à la France, par Edmond Stofflet.

L’auteur parle du père Ayroles comme le plus autorisé des historiens qu’il cite.

Source : Le Pays lorrain, 9e année, n° 4, 20 avril 1912, p. 198.

Lien : Gallica

[Note de la page 198 :]

S. Luce, preuves, p. 7. — Chévelle, Estat et compte de l’eschange faict entre le roy Philippe et messire Jean de Joinville ; cet échange cédait, avec Vaucouleurs, les propriétés de Gombervaux, Tusey, Sauvoy, Badonvilliers en partie, Neuville, Burey-en-Vaux, Burey-la-Côte, Montigny, Chalaines-la-Grande et la Petite, Rigny-Saint-Martin, Rigny-la-Salle et Saint-Germain.

Plusieurs historiens, en particulier le P. Ayroles, que nous citons comme le plus autorisé (II, 274), pensant que Domrémy lut cédé avec la châtellenie de Vaucouleurs, donnent diverses explications de son omission dans cette liste ; il nous semble inutile de les relever ici, puisque nous connaissons la raison positive de ce silence.

L’abbé Misset, dans sa Jeanne d’Arc Champenoise, 20, prétend que Domrémy avait été réuni à la couronne, avec le comté de Champagne tout entier, à l’avènement au trône de Philippe le Bel, le 6 octobre 1285. Mais nous avons vu que le célèbre village n’appartenait pas à la Champagne.

La Croix
30 avril 1912

Réclame de M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, parmi la sélection thématique de la Bonne Presse à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc.

Lien (Retronews) : 30 avril, 10 mai, 14 mai

Pour la Bienheureuse Jeanne d’Arc, fête le 19 mai.

La Bonne Presse possède un ensemble d’études très variées et des plus intéressantes sur notre grande héroïne nationale, la bienheureuse Jeanne d’Arc, dont la canonisation viendra bientôt, espérons-le, réjouir tous les cœurs français et les catholiques du monde entier.

  • Fête de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, vierge : office, messe, martyrologe. Texte latin complet et traduction française ; brochure de 40 p. ; 0,10 fr.
  • La Bienheureuse Jeanne d’Arc, par Mgr Debout. 16 p., 4 gravures en couleurs ; 0,05 fr.
  • Vie de Jeanne d’Arc racontée par elle-même, par M. Léon Le Grand, 32 p., 0,10 fr.
  • Jeanne d’Arc et les archives anglaises, par Mgr Debout, 0,20 fr.
  • Les lettres de Jeanne d’Arc et la prétendue abjuration de Saint-Ouen, par le comte C. de Maleissye. Histoire des sept derniers jours de la Bienheureuse, préface de M. G. Hanotaux et fac-similés de cinq lettres de la Bienheureuse. 0,25 fr.
  • M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, par le R. P. Ayroles, S. J. Prix, 0,25 fr.
  • Vie illustrée de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, 32 p. d’illustrations en couleurs avec texte explicatif, sur beau papier fort, 0,50 fr.
  • La Bienheureuse Jeanne d’Arc, vie populaire illustrée, par Mgr Debout, 364 p. ; 0,50 fr. ; cartonné, tranches dorées : 1 fr.
  • Jeanne d’Arc devant la S. Cong. des Rites, par Mgr Pie de Langogne, 222 p. ; 1,50 fr.
  • Histoire admirable de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, par Mgr Debout, in-8° de 560 p., avec 32 gravures hors texte, couverture en couleurs ; 5 fr.
  • Imagerie : La Bienheureuse Jeanne d’Arc, tableau d’Ingres, reproduction artistique en couleurs formant un beau tableau de 0,60 sur 0,45 m. 1 fr.

L’Univers
19 mai 1912

Article d’Arthur Loth à la Gloire de Jeanne d’Arc, à l’occasion de sa fête.

Lien : Retronews

Depuis quelques années, la France chrétienne a pris l’habitude de célébrer Jeanne d’Arc par des hommages publics ; l’Église prépare à la bienheureuse Pucelle le plus grand de ses triomphes. La postérité s’acquitte de la dette contractée, il y a cinq siècles, par le pays et par la religion envers la vierge libératrice, guerrière et sainte à la fois.

C’est un problème que l’espèce d’indifférence dans laquelle a été tenue si long temps l’héroïne, la plus illustre de notre histoire. Il faut s’y arrêter pour comprendre tout ce qu’il y a de providentiel, à l’heure actuelle, pour la France et aussi pour l’Église, dans la gloire posthume de Jeanne.

[Longs rappel historique sur l’indifférence.]

Depuis les travaux considérables de M. de L’Averdy sur la vie et l’œuvre de Jeanne d’Arc, la matière était toute prête pour traiter l’histoire de la Pucelle, Jules Quicherat la compléta par la publication des documents originaux des deux procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne. Alors, l’héroïque vierge de France eut en MM. Wallon, Abel Desjardins, Marius Sepet et le P. Ayroles, les abbés Dunand, Debout, Montet et d’autres encore, des historiens et aussi des panégyristes et des poètes, dignes d’elle.

[…]

Le martyre de la sainte libératrice de la France, prolongé à travers quatre siècles d’injustice et de dédain, finira, à l’honneur de notre temps, par la plus grandiose exaltation de sa mémoire.

Arthur Loth.

Revue pratique d’apologétique
1er juillet 1912

Compte-rendu du dernier ouvrage de Marius Sepet : Jeanne d’Arc et ses plus récents historiens.

Source : Revue pratique d’apologétique, tome 14, n° 163, 1er juillet 1912, p. 546-.

Lien : Google

Marius Sepet, Jeanne d’Arc et ses plus récents historiens. (Revue des Questions historiques, 1er juillet 1910, pp. 106-134). — Petit de Julleville, La Vénérable Jeanne d’Arc, 1900, Paris, Lecoffre (les Saints) in-12, 209 p. — R. P. Ayroles, La vraie Jeanne d’Arc, 5 vol. in-8° Paris. — Debout […], Lowel […], Andrew Lang […], Anatole France […], Dunand.

Au lendemain des fêtes magnifiques organisées par les catholiques de France en l’honneur de Jeanne d’Arc, à la veille du jour où la fête de Jeanne d’Arc va être déclarée nationale, par une loi proposée par des députés de toutes nuances et appuyée par le gouvernement, il est opportun de jeter un coup d’œil rapide sur les récentes publications qui ont été consacrées à notre héroïne.

L’un des meilleurs historiens de Jeanne d’Arc, M. Marius Sepet, a fait lui-même un examen du même genre dans la Revue des Questions historiques du 1er juillet 1910. Il a rendu un hommage mérité a M. Wallon qui tout en procédant de Quicherat a fort bien su conserver son indépendance et à l’occasion faire ses réserves (p. 107). Contre certains zelanti que nous retrouverons au cours de cette étude, il a prouvé que M. Wallon a parfaitement mis en lumière la physionomie surnaturelle de l’héroïque vierge. Il a rendu la même justice à la biographie écrite par M. Petit de Julleville dans la collection les Saints. Le succès qu’elle a obtenu et qui persévère est mérité, dit-il. On peut différer d’avis avec l’auteur sur tel ou tel point, mais on ne saurait méconnaître sans injustice la bonne qualité de son information générale et de son style, sa solide orthodoxie, son sentiment chrétien, sincère et sûr, l’indépendance et l’originalité de ses sentiments et de ses vues. Ce jugement de M. Sepet a été ratifié par les admirateurs de Jeanne d’Arc puisque, en onze ans, onze éditions de cette biographie se sont écoulées. Aussi est-on étonné que dans sa bibliographie de Jeanne d’Arc M. le chanoine Dunand n’ait pas cité le livre de M. Petit de Julleville et que M. Hanotaux ait commis, de son côté, le même oubli.

M. Sepet aborde ensuite les historiens ecclésiastiques qui ont étudié Jeanne d’Arc en vue de son procès de béatification. Le premier en date est le P. Ayroles avec les cinq gros volumes dans lesquels il s’est proposé, par la vulgarisation des recherches et des discussions, de nous révéler la vraie Jeanne d’Arc. Son intention est nettement apologétique ; il a voulu, dit M. Sepet, faire éclater le caractère surnaturel de Jeanne et terrasser les objections et les erreurs de la libre pensée… Que cette énorme construction ait apporté à l’histoire de Jeanne de précieux éclaircissements, même au point de vue purement scientifique, c’est ce qu’atteste l’usage qui en a été déjà fait en France et à l’étranger. Toutefois la méthode n’y est pas égale au zèle. On regrette d’y trouver trop de violentes polémiques, trop peu d’expérience et d’art technique (p. 111).

Les travaux du P. Ayroles ont inspiré la Jeanne d’Arc illustrée de Mgr Debout ; mais cet auteur a apporté aussi à ce sujet la contribution de ses recherches personnelles et de sa critique. Son livre, dit M. Sepet, est aussi diffus que celui du P. Ayroles et ses 1900 pages auraient dû être concentrées. L’érudition abondante et précise qui en fait le solide mérite aurait gagné à être mise en œuvre avec une méthode plus exercée et un goût plus sûr, moins encombrée d’infinis détails, moins surchargée de redites, de réflexions peu utiles et çà et là, surtout dans les premiers chapitres, de faux agréments et d’imaginations romanesques (p. 112).

C’est un jugement analogue que porte M. Sepet sur les travaux du chanoine Dunand. De ces auteurs ecclésiastiques qui font une œuvre plus apologétique qu’historique, M. Sepet passe aux hétérodoxes et aux libres penseurs, et il distingue tout particulièrement l’américain protestant Lowel, l’écossais protestant Lang et M. Anatole France. […]

La Croix
31 juillet 1912

Annonce du décès de l’écrivain Andrew Lang.

Lien : Retronews

L’Angleterre vient de perdre son Pic de la Mirandole, un homme qui écrivait sur tout et sur plusieurs choses encore, — et qui écrivait bien. Comme beaucoup de littérateurs anglais, M. Andrew Lang était écossais.

[…]

Mais il sera surtout connu comme le paladin de Jeanne d’Arc et de sa mission divine. Justement indigné de l’abominable livre de M. Anatole France contre Jeanne d’Arc, il prit vigoureusement contre lui la défense de la Pucelle d’Orléans dans les colonnes du Times, et dans te Supplément littéraire de ce journal. Le monde eut alors cet étrange spectacle de Jeanne d’Arc attaquée par un Français et défendue par un Anglais.

Par une singulière coïncidence, Andrew Lang avait consacré son dernier article hebdomadaire, dans le Morning Post, à l’examen de cette question soulevée par M. Choussy : Jeanne d’Arc croyait-elle que sa mission était terminée après le couronnement du roi à Reims ? Avec Quicherat et le R. P. Ayroles, Andrew Lang donne à cette question une solution négative et affirme que la Pucelle croyait à la continuité de sa mission.

F. de Bernhardt.

Le Figaro
17 septembre 1912

Dans sa Petite chronique des lettres, Philippe-Emmanuel Glaser mentionne la Jeanne d’arc d’après les documents contemporains de M. de Richemont, une version condensée en un volume à la portée de tous des cinq énormes volumes du père Ayroles.

Lien : Retronews

M. de Richemont, officier supérieur, mort récemment, a laissé une intéressante histoire de Jeanne d’Arc d’après les documents. Il semble, écrit l’éditeur, que tout ait été dit sur cette admirable histoire et qu’après le superbe monument élevé en mémoire de Jeanne d’Arc par le R. P. Ayroles, il ne reste plus rien à faire ni à écrire. Mais tout le monde ne peut pas posséder ni même lire les cinq énormes volumes qui forment cet ouvrage. Il était utile que ces précieux documents fussent condensés en un volume qui pût être à la portée de tous. Tel fut le but de M. de Richemont, qui a écrit cette histoire en soldat, ainsi qu’on peut s’en apercevoir à l’allure, du style et aux termes tout militaires semés dans l’ouvrage, et en chrétien qui a lu, pour pouvoir les réfuter, les historiens incrédules ou impies tels que Michelet et Henri Martin.

La Liberté du Sud-Ouest
20 septembre 1912

Sommaire du recueil Jeanne d’Arc, avec la magistrale dissertation du R. P. Ayroles, Jésus-Christ Roi, point culminant de la mission de Jeanne d’Arc.

Note. — La dissertation du père Ayroles avait paru dans la revue Jeanne d’Arc du 15 juin 1908, dirigée par le même Jean Sarril.

Lien : Gallica

Idem dans l’Express républicain de Saône-et-Loire (24 sept.)

Lien : Gallica

Bibliographie. Jeanne d’Arc. — Magnifique recueil d’études johanniques, avec les illustrations les plus attrayantes, publié sous la direction de notre collaborateur Jean Sarril.

On peut y lire la magistrale dissertation du Rév. Père Ayroles, Jésus-Christ Roi, point culminant de la mission de Jeanne d’Arc. Les démonstrations si probantes du général F. Canonge, l’éminent écrivain militaire : Jeanne d’Arc soldat et chef de guerre, Justice. Un article du général Boussenard. Les œuvres du poète Auguste Cordier : Une promenade dans Paris au 8 septembre. — Landelle, peintre de Jeanne d’Arc.Le tombeau de Jeanne d’Arc. Des légendes émouvantes : Les Coquelicots.Le cœur flamboyant, signées Henry de Lérie. Un aperçu du comte Keller sur l’état de la France à l’apparition de Jeanne d’Arc. De nombreuses poésies par Jules Cleix, Ennemond de Lambert, J.-B. Monneyeur, Eugénie Casaneva. Les questions historiques et archéologiques y sont traitées par MM. Albert Sarrazin, J.-E. Choussy, Léon Dunuys, Carlo Testene, dont la compétence fait autorité en la matière. Enfin, le recueil contient les documents les plus intéressants relatifs à la béatification de Jeanne d’Arc, ainsi qu’un guide de Rome pour les pèlerins johannistes.

Le volume broché : 3 fr. 90 franco, contre mandat. Adresser les demandes à M. Jean Sarril, 41, avenue d’Orléans, Paris (14e).

La Mayenne
12 octobre 1912

Étude : La Pucelle et la Prophétie, diffusée gratuitement par le Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc.

Lien : Retronews

Idem :

Lien (Retronews) : Journal du Cher, Nouvelle Bourgogne (20 octobre), La Croix (23 octobre)

Pour la glorification de Jeanne d’Arc. — Le Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc reprend son intéressante propagande pour la glorification de la grande Française. Il va répandre, pour faire aimer et mieux connaître la sainte de la patrie, une étude magistrale du R. P. Ayroles, l’éminent historien de Jeanne d’Arc : La Pucelle et la Prophétie.

Cette étude sera adressée gratuitement et franco à toute personne qui en fera la demande au siège central du Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc, 21, place de la Pucelle, Rouen (Seine-Inférieure).

La Croix de Tarn-et-Garonne
2 mars 1913

Étude : Le Surnaturel dans la vie de la Pucelle, diffusée gratuitement par le Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc.

Lien : Gallica

Idem, dans l’Alliance (Pyrénées-Orientales) :

Lien : Gallica

Pour la glorification de Jeanne d’Arc. — Le Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc, continuant sa patriotique propagande pour la glorification de la Bienheureuse, va répandre dans le pays une étude magistrale du R. P. Ayroles, l’historien de la Vierge de Domrémy.

Cette étude, qui a pour titre : Le Surnaturel dans la vie de la Pucelle, sera envoyé gratuitement et franco à tous ceux qui la demanderont au Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc, 21, Place de la Pucelle, à Rouen (Seine-Inférieure).

L’Univers
28 avril 1913

Reproduction de la lettre diocésaine de Mgr Touchet, qui se plaint que la mairie ait désinvité le clergé du défilé du 8 mai.

Si on pouvait, on la débaptiserait ! Il est trop tard. On connaît trop l’histoire. Quicherat a publié ses volumes, Wallon aussi, et Ayroles, et d’autres.

Lien : Retronews

Idem dans l’Action française :

Lien : Retronews

Mgr Touchet, évêque d’Orléans, explique dans une belle lettre à ses diocésains comment, après avoir été invité, le 27 mars, par le maire d’Orléans, à prendre part aux fêtes de la Délivrance, du 7 au 8 mai, le clergé a été désinvité par une seconde lettre du maire, remise à l’évêché, le samedi 19 avril, vers 8 heures du matin.

En 1908, les autorités civiles, militaires et religieuses prirent ensemble part à la commémoration de la délivrance. Or, ce qui fut permis en 1908 est maintenant défendu en 1913. Le clergé eût dû, cette année, marcher séparé du cortège civil et militaire, contrairement aux usages, contrairement aux bienséances, comme un pénitent, comme un penaud.

Qu’y a-t-il là-dessous ? Quelle est la volonté malfaisante ou capricieuse qui s’exerce contre nos fêtes, permettant une année, défendant l’autre ; les ballottant pour ainsi dire, et, en les ballottant, les détruisant pour le plus grand dommage du renom moral de la ville et de ses intérêts matériels ?

Si donc on vous dit : l’évêque s’est montré intraitable, ne le niez pas. Intraitable sur la question de la dignité de mon clergé ! Intraitable sur la question de la dignité des catholiques orléanais, dont j’ai la garde ! Je le serai toujours. Votre cause est la mienne. Dieu me l’a confiée. Je la dois défendre. Comptez sur moi. On me trouvera sur la brèche partout où il le faudra.

Qu’on le sache toutefois : Je ne suis pas responsable de cette intraitabilité. Que ceux-là en portent le poids qui m’ont mis dans la nécessité de me montrer intraitable.

Je sais : on tentera de laïciser Jeanne d’Arc le 7 et le 8 dans nos rues. Si on pouvait, on la débaptiserait ! Il est trop tard. On connaît trop l’histoire. Quicherat a publié ses volumes, Wallon aussi, et Ayroles, et d’autres. L’Église a fait le procès de béatification, textes en main. Il est trop tard !, vous dis-je. Jeanne se sera plus ni la représentante du génie gaulois d’Henri Martin ; ni la jeune illuminée de quelques-uns ; ni l’hystérique des imbéciles ; elle est et demeurera la sainte de la patrie.

Tout effort de laïcisation retombera sur les laïcisateurs. Jeanne est une inspirée, pas une illuminée ; Jeanne est une robuste, pas urne névrosée ; Jeanne est une réfléchie, pas une folle ; Jeanne est une croyante, pas une libre-penseuse ; Jeanne est une sainte, pas une détraquée.

Voltaire essaya de mordre le marbre blanc de cette virginité ; il s’y brisa les dents. Ceux qui essayeront de mordre l’airain d’or de cette, belle foi chrétienne, de cette belle raison patriotique sont voués au même destin.

En tout cas, nous ne laisserons pas plus passer qu’en 1907, sans le célébrer, nous, catholiques, le souvenir de notre délivrance.

Et voici ce qui a été décidé :

La fête de la commémoration aura lieu le dimanche 11 mai, jour de la Pentecôte.

Avant la grand-messe, la procession de l’étendard se fera dans la cathédrale, et, après la messe pontificale, célébrée par Mgr Chesnelong, Mgr Penon, évêque de Moulins, prononcera le panégyrique de la bienheureuse Jeanne d’Arc.

Après les vêpres, le Te Deum sera chanté pour la commémoration de la Délivrance.

La Liberté du Sud-Ouest
9 mai 1913

Le père Ayroles, président d’honneur d’une conférence sur Jeanne d’Arc à l’Alliance Catholique de Bordeaux, dimanche 4 mai.

Lien : Gallica

À l’Alliance Catholique. — Une assistance nombreuse se pressait dimanche après-midi [4 mai], dans la salle de Guyenne, où devait avoir lieu une grande conférence sur Jeanne d’Arc.

Le distingué conférencier n’a pas un seul instant trompé l’attente de son magnifique auditoire, où la jeunesse de nos patronage voisinait avec des membres du barreau et de l’Université.

Tous ont retrouvé avec joie, dans M. l’abbé de Jabrum, le fin causeur, disons mieux, l’orateur délicat et le généreux apôtre dont nous saluions naguère le trop court passage à l’Alliance Catholique. Sa parole chaude et convaincue a maintes fois soulevé des salves d’applaudissements de la part de cet auditoire qui vibrait d’enthousiasme. C’est que Jeanne, la Bonne Lorraine, vit encore parmi nous ; sa bienfaisante action doit se perpétuer au sein de notre Société. Jeanne d’Arc est vraiment la Sainte de la Patrie. Là est le secret du très vif succès, remporté par l’abbé de Jabrum auprès de son auditoire de patriotes et de catholiques. Sa belle conférence était heureusement complétée par de superbes projections.

En un langage exquis, le dévoué président de l’Alliance, M. Delcamp, a chaleureusement remercié le brillant conférencier et fait longuement acclamer par l’auditoire M. l’abbé Ayroles l’homme de France qui connaît le mieux Jeanne d’Arc, le véritable promoteur de sa béatification, qui avait bien voulu accepter la présidence. La séance a pris fin par le chant de la Cantate à l’Étendard, enlevé par l’assistance entière.

Les principaux membres, de l’Alliance, leurs familles se sont de nouveau réunis le soir pour l’affirmation publique de leur attachement patriotique et religieux à la Bonne Lorraine. Du haut des fenêtres de leur loges multicolores, ils ont exécutés la Cantate.

L’Alliance Catholique et tous ceux qui collaborèrent au succès de cette inoubliable veillée, ont certainement le droit d’être fiers.

La Croix
20 septembre 1913

Le père Ayroles assiste à Bordeaux aux obsèques du père Ignace Druart (1852-1913).

Lien : Retronews

M. l’abbé Druart, R. P. Ignace. — Le Nouvelliste de Bordeaux rend compte en ces termes des obsèques de M. l’abbé Druart :

Encore une belle figure bordelaise qui s’en va ! Celle-ci disparaît, entourée, en ces temps de vacances, d’un cortège funèbre modeste — digne fin d’une vie dont les immenses bien faits n’ont eu d’égale que la profonde humilité ! — mais emportant une ample et précieuse moisson de vertus !

M. l’abbé Druart, plus connu sous son ancien nom d’Assomptionniste, et que le bordelais continuait à appeler le Bon Ignace, après une brusque et inexorable maladie, a rendu à Dieu, dimanche soir [14 septembre], sa belle âme de prêtre.

[…]

De nombreuses délégations religieuses et de hautes personnalités ecclésiastiques ont assisté à ses obsèques, qui ont eu lieu mardi, à 9 heures, en la basilique Saint-Seurin. Nous y avons remarqué notamment, les Sœurs Dominicaines gardes-malades gratuites de l’ouvrier, les Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, M. le chanoine Olivier, secrétaire général de l’archevêché ; M. l’abbé Amanien, curé de Saint-Bruno ; M. l’abbé Ayroles, le très distingué auteur de la Vie de Jeanne d’Arc, etc., etc.

La levée de corps fut faite par M. le chanoine Ramond, archiprêtre, curé de Saint-Seurin. M. l’abbé Pellot, vicaire de la paroisse, célébra la messe mortuaire, et M. l’abbé André a donné l’absoute. Le deuil était conduit par M. Vuiart, beau-frère du défunt, et par MM. les abbés André, Guilbaut et Pruvost. Tenaient les cordons du poêle : MM. le chanoine Olivier, le R. P. Marie-Gonzague, M. l’abbé Jordic et M. l’abbé Arnoul. […]

La Croix
12 octobre 1913

Annonce de la publication du Miracle de la Pucelle, diffusé gratuitement par le Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc.

Lien : Retronews

Le Miracle de la Pucelle et les merveilles de nos origines. C’est le titre d’une étude extrêmement intéressante que le Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc propage pour la glorification de la Bienheureuse. Le R. P. Ayroles est l’auteur de ces pages éloquentes, dont un exemplaire sera adressé, gratuitement et franco, à toute personne qui le demandera au Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc, 4, rue Rollon, à Rouen (Seine-Inférieure).

L’Univers
2 novembre 1913

Lettre d’un jésuite de Syrie à l’abbé Vial, auteur de Jeanne et Arc et la Monarchie, qui en projette de s’en servir, ainsi que des travaux du père Ayroles, pour rédiger un petit ouvrage sur la Constitution politique de la France, voulue de Dieu, d’après Jeanne d’Arc.

Lien : Retronews

Note. — Le jésuite syrien est peut-être le père Donat Vernier (1838-1917), souscripteurs de la Vraie Jeanne d’Arc (1890) et indiqué comme résident à Zalsoabé en Syrie.

Jeanne d’Arc et la Monarchie, par l’abbé Marie-Léon Vial. Bel octavo de luxe, 20 illustrations inédites, 600 pages, chez l’auteur, 9, rue Baillif, Paris. Prix franco : 7 fr. 90.

L’auteur vient de recevoir la lettre suivante du professeur de théologie dogmatique de, l’Université de Beyrouth :

Ghazir (Mont-Liban), 29 juillet 1913.

Cher monsieur l’abbé,

Depuis deux mois, j’ai le bonheur d’avoir entre les mains votre beau livre intitulé : Jeanne et Arc et la Monarchie. La première fois que je l’ai lu, j’en ai pleuré, d’admiration de tout ce que Notre-Seigneur a fait pour la France, et de douleur de voir ces merveilles, qui durent toujours, si peu connues et même si méconnues des Français, voire de beaucoup de ceux qui devraient être les premiers à les reconnaître et à les publier.

Je ne veux, pas être de ce nombre…

Peut-être, s’il plaît à Dieu, écrirai-je un opuscule court, de diffusion facile, destiné à répandre dans le public catholique l’idée maîtresse de votre ouvrage : Quelle est la Constitution politique de la France, voulue de Dieu, telle que Jeanne d’Arc l’a authentiquement déclarée au nom du Roi du ciel ?

Naturellement, je mettrai à profit votre bel ouvrage, et vous citerai-je a foison — n’ayant aucune prétention à quelque chose d’original, et ne visant qu’à la propagande de la vérité, si bien établie par vous et par le P. Ayroles, le grand champion de Jeanne d’Arc…

Adieu, cher Monsieur l’abbé, veuillez agréer l’expression de ma respectueuse et cordiale sympathie.

Votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur,

Signé : Harold Richard, S. J.,
professeur de théologie dogmatique
à l’Université Saint-Joseph, Beyrouth (Syrie)
.

Questions ecclésiastiques
décembre 1913

Long compte-rendu de l’ouvrage du père Thermes : Le bon père Serres, fondateur des Petites-Sœurs des malades : un apôtre de la charité, par le père Ayroles.

La lecture de cette biographie du père Jean-Baptiste Serres (1827-1904) l’a visiblement touché. Ayroles résume l’ouvrage en quatre parties : I. Des origines du père Serres jusqu’à la fondation des Petites-Sœurs des Malades ; II. Les réalisations de cet infatigable bâtisseur, qui a érigé quatre-vingt-douze ermitages dans dix-huit diocèses ; III. Sa production littéraire, en particulier les dix volumes de son Histoire de la Révolution en Auvergne ; IV. Le bilan et l’héritage de son œuvre.

L’émotion du père Ayroles provient sans doute aussi des souvenirs que ravivent en lui les années de formation du père Serres. Ce dernier, d’un an son aîné, a en effet passé deux ans à la maison de Vals de 1856 à 1857, juste avant que lui-même n’y entre en 1859. Les lieux et les personnes décrits au chapitre II, partie I, sont ceux qu’il a connus, notamment le père Ginhac, qui était encore maître des novices à son arrivée.

Depuis trente ans et plus, je vis en présence de la Bienheureuse Jeanne la Pucelle. Rien ne me rappelle davantage son allègre et pur dévouement que les figures [des humbles Sœurs] que le P. Thermes fait passer sous les yeux du lecteur. Pourquoi le fondateur n’a-t-il pas fait le pèlerinage de Domrémy, et vu le solitaire ermitage de Bermont ? Le site avec ses souvenirs l’aurait ravi. La Lorraine est aussi terre d’héroïsme. Si jamais les Petites-Sœurs s’établissent en Lorraine, l’ermitage de Bermont est tout indiqué pour les recevoir. Ainsi s’accomplira l’un des vœux de la Bienheureuse, si sensible aux maux des pauvres, et surtout des habitants des campagnes.

Source : Les Questions ecclésiastiques, 6e année, n° 12 (10 décembre 1913), p. 515-531.

Liens : NumeLyo

Le livre du père Joseph Thermes, S. J. : Le bon père Serres, fondateur des Petites-Sœurs des malades : un apôtre de la charité (Paris, Beauchesne, 1913, 443 pages.)

Liens : Gallica

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

La Croix
29 janvier 1914

Annonce de la publication de Jeanne d’Arc et la vocation de la France, diffusé gratuitement par le Comité de Réparation nationale envers Jeanne d’Arc.

Lien : Retronews

Jeanne d’Arc et la vocation de la France. C’est le titre d’une magistrale étude du R. P. Ayroles, l’éminent historien de la bienheureuse Jeanne d’Arc. Le Comité de réparation nationale envers Jeanne d’Arc a pris la louable initiative de répandre à travers le pays ces belles pages que tous les catholiques et patriotes voudront lire.

L’étude sur la Vocation de la France sera adressée gratuitement et franco à toute personne qui en fera la demande avant le 1er janvier à M. Drapeau, président du Comité, 4, rue Rollon, Rouen (Seine-Inférieure).

Études
avril 1914

Compte-rendu élogieux de la Mission posthume de Jeanne d’Arc de Mgr Delassus, par le père Ayroles.

L’ouvrage de Mgr Delassus aurait pu être écrit par le père Ayroles lui-même ; il développe en effet l’une des idées favorites : Jésus-Christ roi.

De cette mission posthume, Mgr Delassus expose le point culminant, la royauté de Jésus-Christ, suprême législateur des nations.

Source : Études religieuses, 51e année, vol. 139 (avril-mai-juin 1914), p. 425.

Lien : Google, Google (aperçus)

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

La Croix
7 mai 1914

Réclame de son ouvrage M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, parmi la sélection thématique de la Bonne Presse.

Lien : Retronews

Maison de la Bonne Presse, 5, rue Bayard, Paris.

Pour la Bienheureuse Jeanne d’Arc.

  1. Librairie
    • Fête de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, vierge : office, messe, martyrologe. — Texte latin complet et traduction française. Brochure de 40 pages, 0,10 fr. ; port : 0,05 fr.
    • La Bienheureuse Jeanne d’Arc, par Mgr Debout. — 16 pages, 4 gravures en couleurs. Prix : 0,05 fr. ; port : 0,05 fr.
    • Vie de Jeanne d’Arc racontée par elle-même, par M. Léon Le Grand. — 32 pages avec couverture illustrée en couleurs. Prix : 0,10 fr. ; port, 0,05 fr.
    • M. Thalamas contre Jeanne d’Arc, par le R. P. Ayroles, S. J. — Prix : 0,10 fr. ; port, 0,05 fr.
    • Vie illustrée de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, belle plaquette, 32 pages d’illustrations 0,50 fr. ; port : 0,10 fr. Cartonné, tranches dorées, 1 franc ; port, 0,30 fr.
    • Les Lettres de Jehanne d’Arc et la prétendue abjuration de Saint-Ouen, par le comte C. de Maleissye. — Brochure de 160 pages avec illustrations et fac-similés de cinq lettres de la Bienheureuse. 2e édition augmentée. Prix : 2 francs, port : 0,15 fr. Ouvrage couronné par l’Académie française.
    • La Bienheureuse Jeanne d’Arc, Vie populaire illustrée, par Mgr Debout. — 364 pages. Broché : 0,50 fr. ; cartonné : 0,75 fr. ; port, 0,15 fr. Relié : 1 franc ; tranches dorées, 1,25 fr. ; port, 0,20 fr.
    • Jeanne d’Arc devant la S. Cong. des Rites, par le R. P. Pie de Langogne (Mgr Sabadel). — 222 pages. Prix : 1,50 fr. ; port, 0,30 fr.
    • Histoire admirable de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, par Mgr Debout. — In-8° de 560 pages, avec 32 gravures hors texte. Broché : 5 francs ; relié : 8 francs ; tranches dorées : 10 francs. Port en sus : un colis de 3 kilos.
  2. Imagerie
    • La Bienheureuse Jeanne d’Arc (tableau d’Ingres). — Reproduction artistique en couleurs de 0,60 m. sur 0,45. 1 franc ; port : 0,25 fr. Images en chromolithographie, reproduction du même tableau par paquets de 12 petites ou de 9 grandes. Prix de chaque paquet : 0,40 fr. ; port, 0,03 fr.
    • La Bienheureuse Jeanne d’Arc : une pochette de 25 cartes postales, 1 franc ; port : 0,10 fr.
  3. Conférences [4 éléments]
  4. Projections

    La Maison de la Bonne Presse possède une série très importante de vues sur la Bienheureuse Jeanne d’Arc : sa vie, les lieux où elle est née, où elle a combattu, où elle a souffert, où elle est morte : en demander la liste au Service des Projections, 22, Court la Reine, Paris-VIIIe.

  5. Pavoisements et illuminations

    Bannières, drapeaux, écussons, guirlandes, ballons, lanternes. Demander la feuille spéciale, 5, rue Boyard.

  6. Musique
    • Hymne à Jeanne d’Arc, musique de Théodore Decker, paroles de F. Le Dorz : 0,50 fr. ; port, 0,05 fr.
    • Où vas-tu, pauvre pastourelle ? par le P. Ligonnet : 0,15 fr. ; port : 0,05 fr.
    • Jehanne la Pucelle (cantilène), par l’abbé Artigarum : 0,15 fr. ; port : 0,05 fr.
  7. Feuille de propagande

    Petite feuille de 4 pages contenant diverses prières et invocations à la Bienheureuse Jeanne d’Arc. — 10 exemplaires : 0,10 fr. ; port, 0,05 fr. — Le cent : 0,80 fr. ; port : 0,10 fr. — Le mille : 7 francs ; port : 0,30 fr.

  • Collection de la Vie des saints :

    La Bienheureuse Jeanne d’Arc : Délivrance d’Orléans, n° 743. — La Libératrice, n° 1523. — La Martyre, n° 1524.

  • Collection des Causeries du dimanche :

    Jeanne d’Arc : À Domrémy et à Vaucouleurs, n° 605. — Sa Mission reconnue ; Délivrance d’Orléans, n° 606. — De Reims à Compiègne, n° 607. — À Rouen, n° 608.

    [Suivent les prix selon la quantité.]

  • Collection de tracts :
    • Qui a condamné Jeanne d’Arc ? par Jehan Noël (n° 4), 4 pages in-8° à deux colonnes. — La douzaine : 0,10 fr. ; port : 0,05 fr. — Le cent : 0,60 fr. ; port : 0,35 fr. — Le mille : 5 francs ; colis de 10 kilos.
    • Pavoisons ! Illuminons ! papillon à faire distribuer, 1 franc le mille, port en plus.

L’Écho de Paris
5 juin 1916

Maurice Barrès, pour encourager les soldats, parle du passage de Jeanne d’Arc à Paris et cite le père Ayroles.

Lien : Retronews

Article repris et enrichi d’illustrations dans les Annales politiques et littéraires du 7 janvier 1917 :

Lien : Retronews

Note. — Le passage sera intégré au 9e volume de sa série sur l’Âme française et la guerre : Pendant la bataille de Verdun (1919). [Voir]

La plus vieille relique de Jeanne d’Arc à Paris

À l’occasion de mon dernier article, où j’invitais les lecteurs à multiplier leurs hommages à Jeanne d’Arc, c’est-à-dire à ses frères les jeunes conscrits, à ses frères les vieux territoriaux, à ses frères les chefs et les simples soldats, à ses frères les morts et les vivants de la grande guerre, de la grande Délivrance, j’ai reçu de notre ami Failliot, député de Paris, un billet qui contient un juste et cordial reproche :

Mon cher ami, — me dit-il, — n’oublions pas la Jeanne d’Arc qui depuis, si longtemps veille à la porte de la vieille église Saint-Denis de la Chapelle, 96, rue de la Chapelle. Modeste, c’est peut-être la plus ancienne statue de Jeanne, à Paris. Son drapeau de fonte en pourrait témoigner ; quelques fleurs lui feraient certainement plaisir.

Je n’aurais pas cru Failliot si bien renseigné, attentif à ce point. Il a grandement raison.

[Suit un exposé des faits d’armes de la Pucelle à Paris.]

À son procès, ses juges, ou plutôt ses bourreaux, lui disent : Était-ce bien d’aller assaillir Paris au jour de la Nativité de Notre-Dame, un jour de fête ? Elle respond, c’est bien fait de garder les festes de Nostre-Dame et en sa conscience lui semble que c’estait et serait bien fait de garder les festes de Nostre-Dame depuis un bout jusqu’à l’autre. Un commentateur, qui est un théologien, le Père Ayroles, remarque, à cette occasion :

Elle esquive une réponse directe et indique par les mots d’un bout à l’autre qu’on avait satisfait aux devoirs essentiels de la fête par l’audition de la messe, avant d’aller à l’attaque.

[…]

Maurice Barrès,
de l’Académie française.

Bibliothèque de l’École des Chartes
1916

Étude de Marius Sepet : Observation critiques sur l’histoire de Jeanne d’Arc : la lettre de Perceval de Boulainvilliers.

L’historien donne son avis sur certains aspects historiquement contestée du texte, en s’appuyant abondamment sur les réflexions du père Ayroles. Il conclue :

Convaincu, comme nous le sommes, non seulement de l’existence, mais de la prédominance dans la vie de Jeanne d’Arc d’un élément surnaturel, établi par des témoignages irréfragables, nous voyons plus d’inconvénients que d’avantages à amplifier cet élément à l’aide de textes douteux, à le broder d’enjolivements et de fioritures.

Source : Bibliothèque de l’École des Chartes, vol. 77, année 1916, p. 439-447.

Lien : Gallica

[Dès l’introduction, p. 439, Sepet renvoie en note au portrait de Boulainvilliers par Ayroles :]

Voyez, au sujet de ce personnage, Ayroles, La Vraie Jeanne d’Arc, t. II, p. 240-241.

[Jeanne était-elle principalement bergère ?, p. 443 :]

L’impression que l’on reçoit du récit de Perceval, c’est que l’occupation principale de Jeanne était la garde du troupeau de ses parents. Or, cela est positivement contredit par les déclarations de Jeanne elle-même et par les témoignages du procès de réhabilitation. Citons ici encore le P. Ayroles, partisan d’ailleurs de la pleine historicité de la lettre de Boulainvilliers :

Jeanne ayant dit que, pour l’aiguille et le fuseau, elle ne redoutait aucune femme de Rouen […] (Ayroles, II, 116-117.)

[Jeanne cacha-t-elle ses révélations même à son curé ?, p. 444 :]

Une contradiction à signaler est celle-ci. Perceval dit dans sa lettre que Jeanne ne fit part de ses révélations à personne, sauf au curé de son village, et il ajoute que c’est d’après les instructions du prêtre qu’elle présenta de sérieuses objections aux commandements de la Voix céleste. Or, à Rouen, dans l’interrogatoire du 12 mars, Jeanne a dit précisément le contraire. […] Le P. Ayroles résout cette contradiction par une observation qui n’est pas sans vraisemblance :

Ces paroles, — dit-il, — n’autorisent pas à dire, ainsi que le fait observer Richer dans son Histoire de Jeanne, que la Pucelle n’a rien dit dans ses confessions d’un fait si capital dans sa vie. Le secret inviolable imposé au confesseur étend aussi ses bénéfices sur le pénitent. Parlant à Dieu dans la personne de son ministre, le pénitent peut affirmer, même sous la foi du serment, n’avoir parlé à aucune créature de ce qu’il a dit sous le sceau de la confession sacramentelle. C’est l’enseignement théologique. […] (Ayroles, II, 166, 249.)

[Sur le merveilleux de sa naissance, p. 446 :]

Les on-dit merveilleux relatifs à la naissance de Jeanne d’Arc s’amplifièrent avec le temps. On les retrouve sous cette forme, qu’on peut dire enflée, dans l’opuscule en vers latins d’un poète anonyme contemporain de la Pucelle. Ici le P. Ayroles résiste au nom de la critique :

Le poète, — dit-il, — ne se contente pas de décrire la joie qui, au rapport de Boulainvilliers, saisit soudainement les habitants de Domrémy, il fait gronder le tonnerre, frémir la mer, flamboyer les airs, chanter et danser les peuples en proie à l’étonnement et à une émotion mêlée de terreur : inventions peu heureuses, bien au-dessous du récit de Boulainvilliers, et que certains historiens ont le tort de recueillir. (Ayroles, IV, 337-338.)

[Sa conclusion, p. 447 :]

Le rapprochement de ces divers textes ne nous paraît pas de nature à fortifier l’autorité historique des parties contestées de la lettre de Perceval de Boulainvilliers. Nous respectons les excellentes intentions de ceux des historiens récents qui accordent à ces parties une valeur égale aux textes mêmes des deux procès. Mais notre opinion est autre. Convaincu, comme nous le sommes, non seulement de l’existence, mais de la prédominance dans la vie de Jeanne d’Arc d’un élément surnaturel, établi par des témoignages irréfragables, nous voyons plus d’inconvénients que d’avantages à amplifier cet élément à l’aide de textes douteux, à le broder d’enjolivements et de fioritures.

Marius Sepet.

Études
janvier 1917

Compte-rendu de la vie de Jeanne d’Arc, par l’abbé Joseph Dupont, (voir).

L’auteur nous révèle, dans son introduction, que son ouvrage a été écrit d’après les cinq gros volumes de la Vraie Jeanne d’Arc. Aussi le père Ayroles de s’exclamer :

Parmi tant de vies de Jeanne d’Arc destinées à un public qui veut connaître la merveilleuse figure, sans se soucier des questions de pure érudition, nous n’en connaissons pas de meilleure, pour ne pas dire d’égale.

Source : Études religieuses, 54e année, vol. 150 (janvier-février-mars 1917), p. 127.

Lien : Google, Google (aperçus)

[Texte publié dans les Écrits du père Ayroles.]

Bulletin de littérature ecclésiastique
février 1917

Compte-rendu par Antoine Degert, de la vie de Jeanne d’Arc du chanoine Dupont, composée d’après les cinq gros volumes du père Ayroles.

Source : Bulletin de littérature ecclésiastique, 5e série, tome 8, février 1917, p. 93, février 1917.

Lien : Gallica

J. Dupont, Jeanne d’Arc d’après ses propres déclarations, les dépositions juridiques des témoins de sa vie, les écrits de ses contemporains, Paris, libr. J. de Gigord, 1916, in-12 de 295 p.

Mieux que tout ce que je pourrais en dire la genèse de ce livre peut en faire deviner le caractère et la valeur. Il a eu pour cause occasionnelle l’indignation qu’a fait éprouver à son auteur — c’est lui-même qui nous l’apprend dans son Avant-propos — la lecture de l’odieux roman dans lequel M. Anatole France s’est amusé à caricaturer la sainte de la patrie. Dès lors il s’est senti poussé à étudier plus qu’il ne l’avait fait jusque là cette figure d’héroïne et de sainte. Et pendant plus de sept ans il a parcouru l’un après l’autre les cinq gros volumes in 4° dans lesquels le R. P. Ayroles a réuni le texte ou la traduction des documents originaux concernant la Pucelle. Il a choisi dans cette masse de documents ceux qui présentent le plus d’intérêt et les meilleures garanties d’exactitude ; il les a coordonnés ensemble, citant textuellement les uns, résumant les autres, glissant ça et là quelques observations, de manière à former un tout intéressant et bien homogène, avec la préoccupation constante de donner en style simple et clair une biographie aussi vivante et aussi complète que possible. Des conseils d’amis, bons juges en fait de littérature et d’histoire l’ont décidé à publier ce travail entrepris et achevé sans autre but que d’occuper pieusement et agréablement ses loisirs.

Rendons hommage aux bonnes intentions de l’auteur. À défaut d’originalité, son œuvre respire une admiration sans borne pour la personne et l’œuvre de la bienheureuse Pucelle, et elle ne peut que contribuer à produire ou à accroître ce même sentiment chez ses lecteurs, du moins chez ceux à qui suffit la connaissance élémentaire des faits, dussent les affirmations de l’auteur n’avoir d’autres garanties qu’elles-mêmes. Ils trouveront ici une de ces nombreuses Vies de Jeanne d’Arc simples, pleines et édifiantes, comme en a fait éclore la béatification. La curiosité de l’auteur s’étend peut-être un peu plus que chez d’autres sur les à côté du sujet, les sources, la gloire posthume etc. Mais, à entrer dans cette voie, puisqu’il s’occupait des sources, il était élémentaire de donner les titres complets des ouvrages indiqués avec leurs éditions de valeur, et s’il jugeait à propos de faire remonter l’histoire de Jeanne d’Arc à Philippe le Bel — on ne voit guère pourquoi — il aurait pu étudier de plus près le schisme d’Occident ; il aurait vu qu’il s’étend encore plus sur le XIVe siècle que sur le XVe et qu’il s’ouvre par l’élection de Clément VII et non de Clément VI.

Antoine Degert

La Croix
22 mai 1917

Annonce d’une vie de Jeanne d’Arc, par le chanoine Joseph Dupont, dont le père Ayroles a déclaré n’en pas connaître de meilleure.

Lien : Retronews

J. Dupont, Jeanne d’Arc, d’après ses propres déclarations, les dépositions judiciaires des témoins de sa vie, les écrits de ses contemporains, Paris, de Gigord, 1916. In-12, XVI-292 pages. Prix. 3 fr. 75.

Parmi tant de vies de Jeanne d’Arc destinées à un public qui veut connaître la merveilleuse figure, sans se soucier des questions de pure érudition, nous n’en connaissons pas de meilleure, déclare le R. P. Ayroles, pour ne pas dire d’égale… L’auteur est concis… Il ne veut pas qu’on perde de vue l’héroïne. Elle est constamment sous nos yeux, et, ce qui est le grand mérite de l’œuvre, elle y est vivante et peinte par elle-même. L’auteur a recueilli religieusement toutes ses paroles. — (Études, 5 janvier 1917.)

Cette biographie plaira au lecteur par sa netteté et l’excellence de la mise en œuvre des documents. — (Revue du Clergé français, 15 novembre 1916.)

La Vie posthume de la Pucelle présente des développements tout nouveaux. On y voit comment sa mémoire, outragée par ses bourreaux, réhabilitée par les délégués du Pape, longtemps méconnue, même eu France, glorifiée enfin par l’Église, et devenue l’objet de l’admiration universelle a préparé cette union sacrée qui soutient l’héroïsme de nos soldats, pendant qu’ils sont en train de réaliser, sous nos yeux, une prophétie de la Bienheureuse.

Société historique de l’Orne
4e trimestre 1917

Compte-rendu de la vie de Jeanne d’Arc de l’abbé Joseph Dupont (chanoine honoraire, membre titulaire de la Société), par l’abbé Théophile Louvard (futur évêque de Coutances).

Source : Bulletin de la Société historique et archéologique de l’Orne, tome 36, 4e bulletin (trimestriel), p. 422.

Lien : Gallica

Jeanne d’Arc, par M. le chanoine Dupont, ancien supérieur de l’École Saint-François de Sales, a paru vers la fin de l’année 1916, et compté déjà de nombreux lecteurs.

C’est le fruit d’études consciencieuses, faites à loisir, dans le calme d’une paisible retraite, et poursuivies avec amour, pendant plus de sept ans.

Ainsi s’exprime l’auteur dans un avant-propos, où il nous dit à quelle occasion lui vint la pensée d’écrire son livre.

Il avait parcouru le roman d’Anatole France. Indigné de n’y rencontrer, sous le titre menteur de Vie de Jeanne d’Arc, qu’une injurieuse caricature, il fut incité à pénétrer plus à fond cette figure d’héroïne et de sainte, dont la courte carrière demeure la merveille de notre histoire et de toutes les histoires.

Patiemment, plume en main, il se livra à un examen attentif des documents originaux concernant la Pucelle. De ces documents, les cinq gros volumes in-4° de la Vraie Jeanne d’Arc du R. P. Ayroles lui présentaient l’abondant et précieux recueil.

Ce n’est qu’après les avoir étudiés qu’il se mit à l’œuvre, soucieux, dit-il, de donner, en style simple et clair, une biographie aussi vivante et complète que possible, malgré sa concision.

Une introduction de seize pages nous expose, en un raccourci net et vigoureux, la crise que traversent l’Église et la France, au moment où Jeanne d’Arc intervient avec une opportunité toute providentielle.

La paysanne et l’inspirée, la vierge guerrière, la martyre, tels sont les titres des trois livres où, de son berceau à son bûcher, l’héroïne nous est montrée dans des situations si différentes. Le quatrième livre raconte sa vie posthume jusqu’à nos jours. Enfin, on nous rappelle, dans un épilogue, une étonnante prédiction de Jeanne qui semble bien en voie de se réaliser dans la grande guerre actuelle.

Elle avait dit, s’adressant aux Anglais : Si vous lui faites raison (à la Pucelle), encore pourrez-vous venir en sa compagnie là où que les Français feront le plus beau fait qui oncques fut fait pour la chrétienté.

Les Anglais ont fait raison à leur victime, ils la glorifient, et, sous ses auspices, ils luttent avec les Français contre l’idéal allemand, qui est l’idolâtrie de la force, pour l’idéal chrétien, qui met au-dessus de la force la justice et la charité.

C’est ainsi que les tragiques événements de l’heure présenté ajoutent encore à l’intérêt qui s’attache toujours, principalement pour nous Français, à l’étude de Jeanne d’Arc et de sa mission.

Avec M. le chanoine Dupont, cette étude devient facile. Guide très sûr, qui n’avance rien sans l’avoir vérifié en remontant aux sources, il inspire une juste confiance. Modeste, il est fidèle à s’effacer derrière son héroïne qui, seule, occupe l’attention. Elle est, écrit le R. P. Ayroles, constamment sous nos yeux, et, ce qui est le grand mérite de l’œuvre, elle y est vivante et peinte par elle-même. Car l’auteur a su fondre dans son récit toutes les paroles de la Pucelle qu’il a recueillies avec un soin pieux, soit dans les lettres d’elles qui nous ont été conservées, soit dans les pièces du procès de condamnation.

Que l’on considère la Jeanne d’Arc de M. le chanoine Dupont dans son ensemble ou dans chacune de ses parties, partout règne le lucidus ordo, cet arrangement lumineux sans lequel l’érudition la plus estimable ne s’élève point à la dignité d’œuvre d’art.

Disons enfin que le nouveau biographe de la Bienheureuse s’exprime en une langue toujours limpide, naturelle, élégante et simple.

Il s’était, nous confie-t-il, interrogé sur la valeur de son livre, avant de le publier. Des amis le rassurèrent. Depuis l’apparition du volume, leur appréciation a été confirmée par les vifs éloges que l’auteur a reçus de juges compétents. Citons entre autres :

1° La Revue du Clergé français (15 novembre 1916) :

Cette biographie… plaira au lecteur par sa netteté et l’excellence de la mise en œuvre des documents.

2° M. le vicomte du Motey (Indépendant de l’Orne, 22 octobre 1916) :

Biographie très vivante et très complète…, excellente réfutation d’Anatole France, précis parfait d’histoire.

3° Le R. P. Ayroles (Études, 5 janvier 1917) :

Parmi tant de vies de Jeanne d’Arc destinées à un public qui veut connaître la merveilleuse figure, sans se soucier des questions de pure érudition, nous n’en connaissons pas de meilleure, pour ne pas dire d’égale.

Qu’ajouter à ce dernier éloge ? L’auteur a travaillé avec amour et patience : ce qu’on fait ainsi a chance de durer. Œuvre patriotique et édifiante, témoignage sincère rendu à la vérité, le livre de M. le chanoine Dupont nous paraît bien être de ceux qui n’ont rien à craindre du temps.

Th. Louvard.

La Croix
11 janvier 1920

Lettre de félicitation de l’évêque d’Arras à Mgr Debout pour la réédition de sa Jeanne d’Arc.

Sans préalable entente, vous arrivez aux mêmes conclusions que le savant jésuite, le P. Ayroles.

Lien : Retronews

Lettre de Mgr Julien évêque d’Arras à Mgr Debout archiprêtre honoraire de Calais à propos de la 3e édition de sa Jeanne d’Arc.

Cher Monseigneur,

Voici que paraît la troisième édition de votre Histoire de Jeanne d’Arc. Il est superflu de lui souhaiter la même vogue qu’aux deux premières. Elle y a droit ; elle se présente avec les mêmes qualités intrinsèques d’exactitude et d’intérêt. La mise au point ne laisse rien à désirer. Et puis, la Bonne Presse s’est surpassée. Vos deux volumes, pour le papier, le caractère et l’illustration, sont le plaisir de la main et des yeux.

[…]

Vous avez eu la conviction que Jeanne d’Arc avait été envoyée de Dieu pour le salut temporel et spirituel de la France. Dès 1890, étant curé d’Anzin-Saint-Aubin, vous avez pris la plume pour dire votre foi en la sainteté de notre libératrice nationale. L’amour de Jeanne d’Arc vous inspira. Vous eûtes l’intuition que la prétendue abjuration du cimetière de Saint-Ouen, qui faisait tache sur l’héroïsme constant de la martyre, était une erreur machinée par la perfidie de ses bourreaux. Vous fûtes assez heureux pour en fournir la preuve, et vous arriviez, sans préalable entente, aux mêmes conclusions que le savant jésuite, le P. Ayroles.

[…]

L’historien était heureux ; l’apôtre plus encore.

Avec mes vœux pour que, votre livre aidant, la figure de notre Jeanne d’Arc continue à rayonner sur la France et sur le monde, veuillez agréer, cher Monseigneur, l’assurance de mes sentiments affectueux et dévoués en Notre-Seigneur.

✝ Eugène-Louis,
évêque d’Arras.

Revue thomiste
avril-juin 1920

Saint Thomas et Jeanne d’Arc, par le père Henri Petitot, O. P.

En note, l’auteur renvoie pour les assesseurs du procès de condamnation : au père Ayroles, à Beaurepaire, à Quicherat et au père Chapotin.

Lien : Gallica

Sur ces religieux et leur rôle au procès voir Ayroles, La Vraie Jeanne d’Arc, t. V, p. 130 et s. ; Ch. de Beaurepaire, Notes sur les juges et assesseurs, p. 113 et s. ; Quicherat, Procès, passim ; le P. Chapotin, Jeanne d’Arc et les Dominicains, p. 141 et s.

Contrairement à l’opinion du P. Ayroles, nous croyons que Jean et Raoul Sauvage ne sont qu’un même personnage. Le P. Denifle écrit : Jean Sauvage, de l’Ordre des Frères-Prêcheurs, fut licencié en théologie en 1429 et proclamé maître en novembre 1431. Il est probable qu’il faut corriger dans le Procès Jean partout où l’on trouve écrit Raoul. Voir : Le Procès de Jeanne d’Arc et l’Université de Paris, p. 21.

Revue des Deux Mondes
15 avril-1er mai 1920

Publication en deux parties de : Les étapes d’une gloire religieuse : Jeanne d’Arc, par Georges Goyau. L’auteur cite abondamment le père Ayroles dans ses notes de bas de page.

Dans la querelle entre les pères Ayroles et Denifle sur la responsabilité de l’Université de Paris dans la condamnation de Jeanne, Goyau prend parti pour le second.

Source : Revue des Deux Mondes, 90e année, 6e période, tome 56 (mars-avril 1920) et tome 57 (mai-juin 1920).

Lien : Gallica

Publication des deux parties de la Jeanne d’Arc de Georges Goyau dans la Revue (Gallica) :

  1. L’Église au XVe siècle et la mission de Jeanne : 15 avril, p. 835-870
  2. De Sainte-Croix d’Orléans à Saint-Pierre de Rome : 1er juin, p. 167-204

[T. 56, p. 863, sur l’hostilité de l’Université de Paris et des juges de Rouen à l’égard du Pape (querelle entre Ayroles et Denifle) :]

C’est là, croyons-nous, tout ce que l’histoire doit conserver de certaines conclusions trop absolues du P. Ayroles, d’après lesquelles les juges de Jeanne auraient été des schismatiques. Au moment même du procès, aucun n’était tel ; dans la suite, plusieurs le furent. La brochure, ci-dessus mentionnée, du P. Denifle et de M. Chatelain, a prouvé qu’on ne peut établir aucun rapport entre le procès de Jeanne et le prétendu schisme des professeurs.

[T. 56, p. 864, sur les traités de la réhabilitation :]

Les mémoires théologiques composés en vue du procès de réhabilitation, et que Quicherat n’a souvent que résumés, ont été édités par M. Lanéry d’Arc (Paris, 1889) et longuement analysés dans le tome Ier de l’ouvrage du P. Ayroles. Le guide le plus sûr pour cette histoire est le livre des PP. Belon et Balme : Jean Bréhal, grand inquisiteur de France, et la réhabilitation de Jeanne d’Arc (Paris, 1893).

Revue pratique d’apologétique
1er-15 mai 1920

Le Problème de Jeanne d’Arc, par le père Henri Petitot.

Reproduction de la préface de la Sainte de la Patrie de Mgr Touchet, qui s’appuie plusieurs fois sur l’autorité du père Ayroles.

Source : Revue pratique d’apologétique, tome 30, n° 345, 1er-15 mai 1920, p. 129-162.

Lien : Gallica

Personne n’étudiera la Bienheureuse sans rencontrer ce qu’il faut appeler son problème. Celui-ci en effet gît au fond de toute son activité extérieure, de toute sa vie intime, de toute sa moralité. Il est au-dessus de quelque contestation que ce soit qu’elle prétendit avoir un commerce de surnaturelle amitié avec des êtres du monde invisible…

[P. 154 :]

Bien plus, nous les avons admis comme réels, durant plusieurs années, sur l’autorité de l’argument suivant allégué par le P. Ayroles.

[P. 158 :]

Le P. Ayroles a très bien établi que la vocation de Jeanne d’Arc avait été antérieure d’une année aux événements signalés par Siméon Luce et M. U. Chevalier a confirmé cette opinion.

[P. 160, note :]

À ce sujet le P. Ayroles remarque très justement que nous avons là comme un calque de la vie du Sauveur. (La Vraie Jeanne d’Arc, t. II, p. 348.) Mais ce calque, ici, est intentionnel. Ce qui n’empêche pas que la vie de Jeanne, en bien des traits, reproduit réellement celle de Jésus.

Études
20 mai 1920

Dans son article sur les Trois filles de France sur les autels, Paul Dudon rend hommage au rôle du travail du père Ayroles dans la béatification de Jeanne.

Note. — Les trois filles sont Louise de Marillac, béatifiée le 9 mai, Marguerite Alacoque, canonisée le 13 et Jeanne d’Arc canonisée le 16, par Benoît XV.

Source : Études religieuses, etc., 57e année, tome 163, 20 mai 1920, p. 396.

Liens : Gallica

[P. 396 :]

En 1869, Mgr Dupanloup suppliait Pie IX d’accorder à la Pucelle les honneurs des autels.

Plus tard, un jésuite de foi profonde et de fortes convictions entreprit d’attacher au succès de la cause tous les croyants de notre pays. Son livre porte un titre qui disait tout son but Jeanne d’Arc sur les autels et la régénération de la France. Les profonds politiques souriaient d’espoirs aussi imprévus. Pendant vingt ans, l’ouvrier travailla sans relâche, mettant l’un sur l’autre ses in-quarto chargés d’érudition et de sainte colère contre les profanateurs de la Pucelle. Beaucoup regrettaient ces longueurs et cette rudesse. De plus avisés monnayaient en articles, en brochures, en livres d’appareil simplifié, le lingot massif des in-quarto du P. Ayroles. Grâce à quoi, l’idée de la vraie Jeanne d’Arc commença à circuler plus familière ; les désirs s’avivèrent, l’assurance grandit de la voir un jour inscrite au catalogue des saints. L’introduction de la cause, signée par Léon XIII le 27 janvier 1894, fut la première récompense du zèle du P. Ayroles. Le procès lui donna cent occasions de travailler efficacement pour la Pucelle. Dans le mandement qu’il a consacré à l’histoire de la cause, en 1909, Mgr Touchet a rendu hommage aux services de l’infatigable historien.

Lorsque Pie X eut proclamé Jeanne d’Arc bienheureuse, les plus ardents, eurent la certitude qu’elle serait canonisée bientôt. La statue de Jeanne d’Arc n’était-elle pas sur la table de travail du pape, dans les plus humbles villages de France, dans les chapelles des missions lointaines ? La vie de l’incomparable héroïne n’était-elle pas populaire jusque chez les nations les plus jalouses de la nôtre ? L’évêque d’Orléans n’avait-il pas fait en son cœur le serment de s’acharner à la canonisation de Jeanne d’Arc ? Il fallait des miracles. La foi des chrétiens les obtint, à défier les objections du tribunal des Rites. Enfin, Jeanne d’Arc est sur les autels.

Études
5-20 juin 1920

Dans sa Chronique du mouvement religieux, Yves de la Brière souligne, en parlant de la mission de Jeanne d’Arc, que le père Ayroles s’était distingué en liant le caractère surnaturel de cette mission à son message doctrinal et théologique.

Source : Études religieuses, etc., 57e année, tome 163, 5-20 juin 1920, p. 627.

Liens : Gallica

[P. 627 :]

Parmi les historiens de Jeanne d’Arc, il en est un qui associe l’enseignement doctrinal et théologique à une consciencieuse enquête sur la matérialité des faits : le R. P. Ayroles, l’auteur de la Vraie Jeanne d’Arc. Dans chacun des cinq volumes de ce grand ouvrage […] (tous publiés chez Emmanuel Vitte), son mérite particulier est de faire ressortir le témoignage rendu par Jeanne d’Arc au droit souverain de Dieu et du Christ sur la cité temporelle.

Ce droit est véritable pour tous les pays et tous les âges, même si l’infirmité des conditions humaines établit une grande distance entre les contingences du réel et les imprescriptibles certitudes du droit.

Revue des Deux Mondes
15 août 1920

La Canonisation de Jeanne d’Arc, par Gabriel Hanotaux. L’auteur évoque l’ancienne suggestion du père Ayroles de canoniser Jeanne comme martyre.

Source : Revue des Deux Mondes, 90e année, 6e période, tome 58 (juillet-août 1920).

Lien : Gallica

Le Père Ayroles, qui fut un des promoteurs les plus actifs du procès en béatification, fait observer que le cardinal Parocchi, tenant de la cause en cour de Rome, aurait fait écarter la proposition de considérer Jeanne d’Arc comme martyre par cette très haute raison :

Selon sa pittoresque expression, Jeanne d’Arc devait monter sur les autels, comme elle était entrée à Reims, par la grande porte de l’examen de son angélique vie, et non pas seulement par l’examen de la mort, ce à quoi l’on s’attache principalement dans les causes des martyrs.

(Extrait de l’étude : La Bienheureuse Pucelle peut-elle être invoquée comme martyre ?, parue dans les Questions ecclésiastiques de décembre 1909.)

Et c’est, en effet, la vraie question : non pas seulement le sacrifice et la mort, mais l’apparition et l’inspiration. Quels sont les contacts de Jeanne avec l’éternelle source de vie ? D’où vient-elle ? Où va-t-elle ? Sa mission si extraordinaire est-elle achevée ? A-t-elle été suscitée uniquement pour aboutir à la cérémonie de Reims ? Charles VII couronné, est-ce tout ? Charles VII se sert d’elle, l’abandonne et la réhabilite. Est-ce tout ? Après Reims elle est repartie pour Compiègne et pour Rouen. Un tel acte et une telle fin furent-ils pour une seule suite, la mort ? N’indiquent-ils pas d’autres lendemains ? L’intellect actif ne devait-il être efficace que pour une heure ? Par le bûcher de Rouen, n’est-ce pas d’autres profondeurs plus lointaines de l’histoire du monde qui se trouvent illuminées ? […]

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