#Confession de Jeanne
42 témoins :
- Jean Morel, parrain de Jeanne
- Dominique Jacob
- Béatrice, marraine
- Jeanette, marraine
- Jean Moen, voisin
- Étienne de Syonne
- Jeannette
- Louis de Martigny
- Thévenin Le Royer
- Jaquier de Saint-Amant
- Bertrand Lacloppe
- Perrin Drappier, marguillier
- Gérard Guillemette, ami d’enfance
- Hauviette, amie d’enfance
- Jean Waterin, ami d’enfance
- Simonin Musnier, voisin et ami d’enfance
- Isabelle, amie d’enfance
- Mengette, voisine et amie d’enfance
- Jean Colin
- Jean de Metz
- Michel Le Buin
- Durand Laxart, l’oncle de Jeanne
- Catherine
- Albert d’Ourches
- Nicolas Bailly
- Bertrand de Poulengy
- Henri Arnolin
- Jean Jaquard
- Raoul de Gaucourt
- François Garivel
- Guillaume de Ricarville
- Charlotte
- Guillaume de la Chambre
- Simon Beaucroix
- Marguerite La Touroulde
- Jean d’Alençon
- Jean Pasquerel, aumônier de Jeanne
- Simon Charles
- Thibault d’Armagnac, dit Thibault de Termes
- Aimon de Macy
- Aignan Viole
- Husson Lemaistre, habitant de Rouen originaire d’un village proche de Domrémy
Jean Morel(parrain de Jeanne)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (28 janvier 1456)
Jeannette se confessait à Pâques et lors des fêtes solennelles. Il la vit se confesser à dom Guillaume Fronté, alors curé de la paroisse de Domrémy.
Dominique Jacob
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Croit qu’elle se confessait et, à ce qu’il lui paraît, était une fille bonne et sage.
Béatrice(marraine)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers aux jours convenables, surtout à Pâques.
Jeanette(marraine)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle se confessait, car elle était bonne.
Jean Moen(voisin)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Croit que, dès qu’elle eut l’âge de raison, elle se confessait plusieurs fois l’an.
Étienne de Syonne
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Tient de Guillaume Fronté, ancien curé de Domrémy, que Jeannette était une fille bonne et franche, pieuse, de bonnes mœurs, craignant Dieu, si bien qu’elle n’avait pas sa pareille dans le village ; se confessait souvent à lui ; elle disait aussi que si elle avait eu de l’argent, elle l’aurait donné à son curé pour célébrer des messes.
Jeannette
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle se confessait souvent, car elle la vit plusieurs fois se confesser à messire Guillaume Fronté, alors curé de l’église paroissiale.
Louis de Martigny
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Entendit en effet dire qu’elle était honnête et se confessait volontiers.
Thévenin Le Royer
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers, le jour de Pâques.
Jaquier de Saint-Amant
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers au jour de Pâques.
Bertrand Lacloppe
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Selon les dires, elle se confessait volontiers.
Perrin Drappier(marguillier)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle se confessait beaucoup.
Gérard Guillemette(ami d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers et dévotement comme il le vit.
Hauviette(amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
A entendu dire par le curé de l’époque qu’elle se confessait à plusieurs reprises.
Jean Waterin(ami d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers, aux dires du prêtre du village.
Simonin Musnier(voisin et ami d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers, disait-on.
Isabelle(amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers et souvent, comme elle le vit, car cette Jeannette était la marraine et avait tenu sur les fonts un de ses fils, Nicolas ; et souvent elle allait avec elle et la voyait aller se confesser, dans l’église, à messire Guillaume, le curé du temps.
Mengette(voisine et amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle se confessait volontiers, et elle la vit plusieurs fois à genoux devant le curé du village.
Jean Colin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Jeanne étant à Vaucouleurs vint à lui deux ou trois fois, pour se confesser, et il entendit deux ou trois fois sa confession.
Jean de Metz
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Elle se confessait souvent.
Michel Le Buin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Elle se confessait souvent. Il le sait, car il se tenait en sa compagnie et il la vit plusieurs fois se confesser.
Durand Laxart(l’oncle de Jeanne)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Elle aimait se confesser.
Catherine
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Elle aimait se confesser ; le sait car elle la conduisit à l’église et la vit se confesser à Jean Fournier, alors curé de Vaucouleurs.
Albert d’Ourches
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (5 février 1456)
La vit se confesser à frère Richard, devant la ville de Senlis, et recevoir le corps du Christ, en deux journées, avec les ducs de Clermont et d’Alençon, et croit absolument qu’elle était bonne chrétienne.
Nicolas Bailly
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
Elle aimait fréquenter les églises et les lieux saints, allait en pèlerinage à Notre-Dame de Bermont et se confessait presque chaque mois, comme il l’a entendu dire par beaucoup des habitants de Domrémy. Le sait aussi par l’enquête qu’il fit avec le prévôt d’Andelot [Cf. 10.].
Bertrand de Poulengy
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
La côtoya tant à Vaucouleurs qu’ailleurs dans la guerre, et la vit se confesser souvent et parfois à deux reprises dans la semaine ; elle recevait l’eucharistie et était fort pieuse.
Henri Arnolin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
Elle aimait se confesser souvent, car lui, témoin, l’a confessée quatre fois : trois fois pendant un carême, et une fois pendant une fête.
Jean Jaquard
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (11 février 1456)
Elle se confessait volontiers et souvent, disait-on.
Raoul de Gaucourt
- Enquête à Orléans (25 février 1456)
Elle se confessait souvent et s’adonnait assidûment à la prière. Elle écoutait la messe chaque jour et recevait fréquemment le sacrement de l’eucharistie. Elle ne supportait pas qu’on jure ou blasphème en sa présence et haïssait de telles choses, en actions comme en paroles.
François Garivel
- Enquête à Orléans (7 mars 1456)
C’était une simple bergerette, aimant Dieu extrêmement, car elle se confessait et communiait souvent.
Guillaume de Ricarville
- Enquête à Orléans (8 mars 1456)
Elle eut une vie très belle. Elle était sobre au boire et au manger, chaste, pieuse, entendant chaque jour la messe, confessant ses péchés très souvent et communiant chaque semaine avec une dévotion fervente. Elle reprenait les hommes d’armes quand ils blasphémaient, juraient, ou commettaient quelques méfaits ou faisaient des actes de violence.
Charlotte
- Enquête à Orléans (16 mars 1456)
Ajoute que la nuit elle dormait seule avec Jeanne. Jamais elle n’aperçut en elle quelque signe de débauche ou de lubricité mais ne vit que simplicité, humilité et chasteté. Elle se confessait souvent et entendait la messe tous les jours. Jeanne disait souvent à la mère de la déposante, chez laquelle elle habitait, qu’il fallait espérer en Dieu, que Dieu aiderait Orléans et chasserait les adversaires. Jeanne avait l’habitude, avant d’aller à l’assaut, de toujours mettre en ordre sa conscience et de recevoir la communion après avoir écouté la messe.
Guillaume de la Chambre
- Enquête à Paris et à Rouen (2 avril 1456)
N’a connu Jeanne que pendant son procès, auquel il assista plusieurs fois. — C’était une bonne jeune fille. Il apprit ensuite de Pierre Maurice, qui avait entendu Jeanne en confession, qu’il n’avait jamais entendu pareille confession, qu’elle fût d’un docteur ou de quiconque. Il en déduit que Jeanne marchait selon la justice et saintement avec Dieu.
Simon Beaucroix
- Enquête à Paris et à Rouen (20 avril 1456)
Jeanne recommanda à tous les hommes d’armes de se confesser en leur assurant que s’ils étaient en bonne condition, Dieu leur accorderait la victoire.
Jeanne était bonne catholique, craignant Dieu ; elle se confessait tous les deux jours, communiait chaque semaine, et entendait la messe chaque jour. Elle exhortait les hommes d’armes à bien vivre et à se confesser souvent.
Marguerite La Touroulde
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Le témoins coucha presque chaque jour avec Jeanne et ne vit ni ne constata en elle rien de mauvais. Jeanne se comportait en femme honnête et catholique, se confessait très souvent, aimait entendre la messe. Elle demanda plusieurs fois d’aller à matines et le témoin l’y conduisit.
Jean d’Alençon
- Enquête à Paris et à Rouen (3 mai 1456)
Il l’a toujours estimée bonne catholique et femme honnête ; il la vit plusieurs fois communier, et souvent verser d’abondante larmes en regardant le corps du Christ. — Elle communiait deux fois par semaine et se confessait souvent.
Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)
- Enquête à Paris et à Rouen (4 mai 1456)
À Tours ils trouvèrent Jeanne, qui logeait chez un bourgeois, Jean Dupuy : Jeanne, nous vous amenons ce bon père ; quand vous le connaîtrez bien, vous l’aimerez beaucoup.
Jeanne répondit qu’elle était bien contente de le voir, qu’elle avait déjà entendu parler de lui, et qu’elle voulait se confesser à lui le lendemain. Le lendemain, il l’entendit en confession et chanta la messe en sa présence ; dès lors le témoin l’a toujours suivie, et l’accompagna jusqu’à la ville de Compiègne, où elle fut prise.
Il lui servait de chapelain, l’entendant en confession et chantant la messe. Jeanne était très pieuse envers Dieu et la Sainte Vierge, se confessait presque chaque jour et communiait fréquemment. Dès qu’ils passaient près d’un couvent de Mendiants, elle s’enquérait des jours de communion des petits clercs des Mendiants pour communier avec eux. — Lorsqu’elle se confessait, elle pleurait. — C’est au départ de Tours pour Orléans que Jeanne lui demanda de rester toujours avec elle comme son confesseur ; ce qu’il lui promit.
La bastille fut prise et ses défenseurs anglais faits prisonniers ; beaucoup furent tués aussi et Jeanne en eut grande douleur, elle les plaignait car ils étaient morts sans confession ; et aussitôt elle se confessa au témoin. Elle lui demanda également d’exhorter tous les soldats à se confesser leurs péchés et à rendre grâce à Dieu pour la victoire ; ou bien elle abandonnerait leur compagnie.
Après le dîner elle lui demanda de se lever tôt le lendemain, pour la confesser de bon matin ; ce qu’il fit.
Ce jour-là, vendredi, il l’a confessa et chanta la messe devant elle et ses gens. Ils allèrent à l’assaut, qui se prolongea du matin jusqu’au soir et se conclut par la prise de la bastille des Augustins.
Il croit fermement qu’elle était envoyée par Dieu ; elle était charitable, pleine de toutes les vertus ; avait pitié des soldats qui allaient mourir, même ennemis, et les faisait confesser. — Elle craignait beaucoup Dieu et n’aurait voulu lui déplaire pour rien au monde. — L’épaule transpercée d’une flèche elle refusa les incantation de ceux qui lui promettaient qu’elle serait immédiatement guérie, et dit préférer mourir plutôt que d’offenser Dieu.
Simon Charles
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Croit que Jeanne fut envoyée par Dieu : elle se confessait souvent et communiait presque chaque semaine.
Thibault d’Armagnac(dit Thibault de Termes)
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Pour lui, tout ce qu’a fait Jeanne, relève plus du divin que de l’humain. Elle se confessait très souvent, communiait et entendait pieusement la messe.
Aimon de Macy
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Jeanne fut conduite au château du Crotoy, où alors était détenu un prisonnier très important, Nicolas d’Ecqueville, chancelier de l’église d’Amiens. Celui-ci célébrait souvent la messe en prison et souvent Jeanne l’entendait ; il la reçut aussi en confession et témoignait qu’elle était une bonne chrétienne et très pieuse ; et il disait beaucoup de bien d’elle.
Aignan Viole
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
Elle se confessait fréquemment, communiait très souvent et se comportait d’une manière très honnête en tous ses actes et propos. En dehors du fait de la guerre, elle était si simple que c’était merveille.
Husson Lemaistre(habitant de Rouen originaire d’un village proche de Domrémy)
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
Se trouvait dans son pays natal, quand Jeanne se rendit à Vaucouleurs demander à Baudricourt d’être conduite au roi ; on disait alors que c’était une grâce de Dieu, et que Jeanne était conduite par l’esprit de Dieu. A entendu dire : qu’elle demanda à Baudricourt des gens pour la conduire auprès du sire dauphin ; qu’elle était réputée bonne et honnête jeune fille ; qu’elle séjourna chez une femme vertueuse, appelée la Rousse, demeurant à Neufchâteau ; qu’elle se confessait volontiers et très souvent et communiait.