#Jeanne bonne catholique
38 témoins :
- Guillaume Manchon, principal notaire du procès
- Pierre Miget
- Isambert de La Pierre
- Pierre Cusquel
- Martin Lavenu
- Nicolas Taquel, troisième notaire du procès
- Pierre Bouchier
- Jean Massieu, huissier du procès
- Guillaume du Désert
- Thomas Marie
- Jean Riquier
- Jean Fave
- Béatrice, marraine
- Jeanette, marraine
- Jean Moen, voisin
- Isabelle, amie d’enfance
- Mengette, voisine et amie d’enfance
- Jean Colin
- Colin
- Jean de Metz
- Michel Le Buin
- Albert d’Ourches
- Nicolas Bailly
- Henri Arnolin
- Jean Jaquard
- François Garivel
- Jeanne
- Louis de Coutes, page de Jeanne
- Gobert Thibaut
- Simon Beaucroix
- Jean Barbin
- Marguerite La Touroulde
- Jean d’Alençon
- Jean Pasquerel, aumônier de Jeanne
- Thibault d’Armagnac, dit Thibault de Termes
- Aimon de Macy
- Colette
- Jean d’Aulon
Guillaume Manchon(principal notaire du procès)
- Enquête du cardinal d’Estouteville (2 mai 1452)
Déclare n’avoir jamais rien vu d’hérétique chez Jeanne ; au contraire elle demandait à entendre la messe et à se confesser.
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Juste après le prononcé de sa sentence, Jeanne fit de très belles oraisons, recommandant son âme à Dieu, à la bienheureuse Marie et à tous les saints, les invoquant et demandant pardon aux juges et aux Anglais, au roi de France et à tous les princes du royaume. Pour le reste ne ne vit rien, parce qu’il s’en alla ; mais il a bien entendu beaucoup de ceux qui assistaient à l’exécution dire qu’elle avait crié le nom de Jésus à la fin de sa vie.
Pierre Miget
- Enquête du cardinal d’Estouteville (2 mai 1452)
Ne lui vit rien de contraire à la foi.
Toutes ses réponses étaient catholiques, si l’on excepte les révélations, qu’elle disait avoir eues de saints. Elle voulait obéir à Dieu et à l’Église.
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Déclare que si elle avait été en liberté, elle aurait été aussi bonne catholique qu’une autre.
Isambert de La Pierre
- Enquête du cardinal d’Estouteville (3 mai 1452)
Jeanne était bonne et vraie catholique. Elle n’était ni hérétique, ni schismatique, comme on le lui reprochait dans un libelle qui lui avait été remis.
Quand elle parlait du royaume et de la guerre, elle paraissait mue par le Saint Esprit ; mais, quand elle parlait de sa personne, elle imaginait parfois. En tout cas, ses dits ne pouvaient la condamner comme hérétique ; s’en rapporte au procès.
Pierre Cusquel
- Enquête du cardinal d’Estouteville (3 mai 1452)
Jeanne était bonne catholique, de bonne et honnête vie ; la renommée en jugeait ainsi et tous avaient pitié d’elle.
Martin Lavenu
- Enquête du cardinal d’Estouteville (3 mai 1452)
Déclare avoir entendu en confession Jeanne, à sa demande et requête, et la trouva dans ses derniers jours fidèle et pieuse. De même la renommée la tenait pour bonne catholique.
Nicolas Taquel(troisième notaire du procès)
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Il n’a jamais rien remarqué dans Jeanne qui ne fût d’une bonne catholique.
Pierre Bouchier
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Jeanne lui semblait bonne chrétienne.
Alors qu’on l’attachait, Jeanne implorait et invoquait spécialement saint Michel. Et il la vit bonne chrétienne jusqu’à la fin ; il vit aussi de nombreux assistants, jusqu’au nombre de dix mille, pleurer et se lamenter, en disant que c’était grande pitié.
Jean Massieu(huissier du procès)
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Au début du procès, il avait dit n’avoir jamais vu en Jeanne que du bien, lesquels propos furent rapportés par un certain Eustache Turquetil à Cauchon qui le convoqua pour le réprimander, disant que sans ses amis il aurait été jeté à la Seine.
Véridique ; il entendit plusieurs fois Jeanne dire que jamais Dieu n’aurait permis qu’elle dît ou fît rien contre la foi catholique.
Véridique ; il entendit Jeanne dire aux juges que si elle avait mal dit ou fait, elle voulait corriger et amender cela à leur décision.
Véridique ; il ne vit jamais personne finir ses jours de manière aussi catholique.
Guillaume du Désert
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Dans les deux prédications où il la vit, il comprit par son maintien et ses gestes qu’elle était catholique, invoquant Dieu et les saints.
Thomas Marie
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Il était notoire que Jeanne était bonne catholique et qu’elle fut brûlée. Ignore le reste.
Jean Riquier
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Croit d’après la fin de ladite Jeanne, qu’elle était fidèle catholique. Il apprit qu’elle demanda la communion et croit qu’on le lui donna ; et sait qu’elle fut brûlée.
Jean Fave
- Enquête du cardinal d’Estouteville (9 mai 1452)
Croit que Jeanne était simple, bonne et fidèle catholique ; il la vit abandonnée par l’Église, et enfin conduite par le bourreau et d’autres au lieu du supplice pour être brûlée.
Béatrice(marraine)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Jeannette était bien et suffisamment instruite dans la foi catholique, comme les filles de son âge. Elle fut élevée dans les bonnes mœurs, fille chaste, d’un bon comportement.
Jeanette(marraine)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Jeannette, comme elle la vit, était une fille bonne et simple, craignant Dieu, suffisamment instruite dans la foi, comme ses semblables.
Jean Moen(voisin)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Jeanne fut et avait été une fille bonne et chaste, craignant Dieu.
Isabelle(amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
A connu depuis sa jeunesse les parents de Jeanne et Jeanne elle-même, quand elle était jeune et tant qu’elle a vécu avec ses parents ; elle était élevée dans la foi catholique et les bonnes mœurs, franche, bonne, pudique, dévote et craignant Dieu, à ce qu’il paraissait ; elle donnait fréquemment des aumônes, faisait héberger les pauvres, et voulait passer la nuit dans la cuisine pour que ces pauvres pussent coucher dans son lit.
Elle se confessait volontiers et souvent, comme elle le vit, car cette Jeannette était la marraine et avait tenu sur les fonts un de ses fils, Nicolas ; et souvent elle allait avec elle et la voyait aller se confesser, dans l’église, à messire Guillaume, le curé du temps.
Mengette(voisine et amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
La maison de son père était presque contiguë à celle de Jeannette, qu’elle connaissait bien car souvent elle filait en sa compagnie et faisait les autres travaux ménagers de jour et de nuit avec elle. C’était une fille instruite dans la foi chrétienne, de bonnes mœurs comme il lui semblait.
Jean Colin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
À ce qui lui paraît, c’était en conscience une bonne fille, et elle avait les signes d’une bonne, catholique et parfaite chrétienne aimant aller à l’église.
Colin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
A entendu Guillaume Fronté, l’ancien curé de la paroisse, dire que Jeanne était bonne catholique, que meilleure qu’elle il n’en avait jamais vue et il n’y en avait pas dans sa paroisse.
Jean de Metz
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Jeanne faisait volontiers l’aumône ; lui-même lui accorda fréquemment de l’argent qu’elle donnait pour l’amour de Dieu. Tout le temps qu’il fut avec elle, il remarqua qu’elle était bonne, franche, pieuse, bonne chrétienne, de bonne compagnie et craignant Dieu.
Les paroles de Jeanne et son amour de Dieu l’enflammaient. Il croit qu’elle était envoyée par Dieu ; elle ne jurait pas, aimait la messe et se signait pour prêter serment.
Michel Le Buin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Dès son enfance et jusqu’à son départ de la maison paternelle, elle était bonne catholique, simple, réservée.
Albert d’Ourches
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (5 février 1456)
La vit se confesser à frère Richard, devant la ville de Senlis, et recevoir le corps du Christ, en deux journées, avec les ducs de Clermont et d’Alençon, et croit absolument qu’elle était bonne chrétienne.
Nicolas Bailly
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
A vu plusieurs fois Jeanne dans son jeune âge et jusqu’à son départ de la maison paternelle : c’était et ce fut toujours une bonne fille, de bon comportement, bonne catholique.
Henri Arnolin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
Elle aimait aller à l’église et dans les lieux saints ; c’était une bonne fille, craignant Dieu, car dans l’église parfois elle était inclinée devant le crucifix, et parfois se tenait mains jointes levant son visage et les yeux vers le crucifix ou la sainte Vierge.
Jean Jaquard
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (11 février 1456)
Vit Jeanne plusieurs fois à Domrémy et dans les champs ; c’était une très douce, bonne, chaste et prudente fille, à ce qui lui parut. Il n’entendit jamais dire du mal d’elle ; on l’estimait bonne et pieuse fille.
François Garivel
- Enquête à Orléans (7 mars 1456)
C’était une simple bergerette, aimant Dieu extrêmement, car elle se confessait et communiait souvent.
Après un long examen, tous furent d’avis pour conclure que le roi pouvait la recevoir, et qu’elle pouvait conduire une troupe en armes devant Orléans assiégée, car ils ne trouvaient en elle rien qui ne fût conforme à la foi et à la raison.
Jeanne
- Enquête à Orléans (16 mars 1456)
Jeanne était bonne catholique, simple, humble, d’un saint comportement, pudique et chaste, détestant les vices et reprenant ceux qui s’y adonnaient parmi les hommes d’armes.
Louis de Coutes(page de Jeanne)
- Enquête à Paris et à Rouen (4 avril 1456)
Il resta avec Jeanne jusqu’à ce qu’elle vint devant la ville de Paris. Elle était bonne et honnête femme, vivant en catholique ; elle entendait la messe avec grand plaisir, et jamais ne manquait de le faire, si cela lui était possible.
Gobert Thibaut
- Enquête à Paris et à Rouen (5 avril 1456)
Il entendit l’évêque de Castres dire qu’il avait vu dans des écrits que devait venir une certaine Pucelle, au secours du roi de France. Lui et les autres docteurs disaient croire que Jeanne était envoyée par Dieu, et qu’elle était celle dont parlait la prophétie. Ils ne voyaient en elle que du bon et rien de contraire à la foi catholique ; aussi le roi pouvait avoir recours à elle.
Jeanne était bonne chrétienne, aimant entendre la messe, même chaque jour, et recevant souvent la communion. Elle s’irritait quand elle entendait jurer ; l’évêque de Castres, qui enquêtait avec soin sur ses actions et sa vie, disait que c’était un bon signe.
Simon Beaucroix
- Enquête à Paris et à Rouen (20 avril 1456)
Jeanne était bonne catholique, craignant Dieu ; elle se confessait tous les deux jours, communiait chaque semaine, et entendait la messe chaque jour. Elle exhortait les hommes d’armes à bien vivre et à se confesser souvent.
Jeanne était vraie catholique, obéissant aussi autant que possible aux instructions de l’Église. Elle était charitable non seulement envers les Français, mais aussi envers les ennemis. — Tout cela le témoin le sait, car il fut longtemps en sa compagnie, et maintes fois l’aida à s’équiper. — Elle déplorait que de braves femmes viennent la saluer : ce lui semblait une sorte de dévotion, dont elle s’irritait.
Jean Barbin
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Ils conclurent qu’il n’y avait en elle rien de mal, ni qui fût contraire à la foi catholique. Aussi, vu la nécessité dans laquelle se trouvaient le roi et le royaume, puisque le roi et ses sujets étaient alors dans une situation désespérée, et sans espoir d’aide quelconque, à moins d’une intervention de Dieu, ils conclurent que le roi pouvait avoir recours à elle.
Jeanne était bonne catholique, et tout ce qui a été fait par elle a été fait par Dieu car elle était louable à tout point de vue : conduite, nourriture, boisson, etc. Jamais il n’entendit jamais dire du mal d’elle ; mais toujours qu’elle était femme bonne et catholique.
Marguerite La Touroulde
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Le témoins coucha presque chaque jour avec Jeanne et ne vit ni ne constata en elle rien de mauvais. Jeanne se comportait en femme honnête et catholique, se confessait très souvent, aimait entendre la messe. Elle demanda plusieurs fois d’aller à matines et le témoin l’y conduisit.
Jean d’Alençon
- Enquête à Paris et à Rouen (3 mai 1456)
Le témoin n’assista pas à cet interrogatoire mais connut le rapport qu’en firent les examinateurs au conseil du roi : ils n’avaient rien trouvé en elle de contraire à la foi catholique, et, attendu l’état de nécessité, le roi pouvait avoir recours à elle.
Il l’a toujours estimée bonne catholique et femme honnête ; il la vit plusieurs fois communier, et souvent verser d’abondante larmes en regardant le corps du Christ. — Elle communiait deux fois par semaine et se confessait souvent.
Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)
- Enquête à Paris et à Rouen (4 mai 1456)
Elle fut ensuite conduite à Poitiers pour y être examinée par les clercs de l’Université présents, Jourdain Morin, Pierre de Versailles et plusieurs autres. Ils conclurent, comme ils n’avaient rien trouvé en elle de contraire à la foi catholique, et attendu la nécessité pressante où se trouvait tout le royaume, que le roi pouvait avoir recours à elle.
Après le déjeuner, Jeanne fut atteinte d’une flèche au-dessus du sein comme elle l’avait prédit ; elle eut peur et pleura, puis fut consolée. Quelques soldats proposèrent de charmer [en français] sa blessure : Je préférerais mourir plutôt que déplaire à Dieu
; ajoutant qu’elle mourrait bien un jour, ne savait pas quand, où et comment, ni à quelle heure ; cependant, elle acceptait d’être soignée si l’on ne pêchait pas. On pansa sa blessure avec de l’huile d’olive et du lard ; Jeanne se confessa au témoin, pleurant et se lamentant puis elle retourna à l’assaut.
Même lorsque les vivres manquaient, elle refusait toute nourriture provenant de pillages.
Thibault d’Armagnac(dit Thibault de Termes)
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Elle était bonne et honnête. Ce qu’elle faisait relevait plus du divin que de l’humain, car elle reprochait souvent leurs vices aux hommes d’armes. Le frère Robert Baignart, qui l’entendit plusieurs fois en confession, disait d’elle que c’était une femme de Dieu, que ce qu’elle faisait venait de Dieu, que son âme et sa conscience étaient bonnes.
Aimon de Macy
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Il vit Jeanne lors de sa captivité au château de Beaurevoir, pour et au nom du comte de Ligny. Il la vit plusieurs fois en prison et s’entretint avec elle à plusieurs reprises. Plusieurs fois aussi, en plaisantant, il essaya de lui toucher les seins, mais Jeanne s’indignait et le repoussait autant qu’elle le pouvait ; car elle honnête, en parole comme en action.
Jeanne fut conduite au château du Crotoy, où alors était détenu un prisonnier très important, Nicolas d’Ecqueville, chancelier de l’église d’Amiens. Celui-ci célébrait souvent la messe en prison et souvent Jeanne l’entendait ; il la reçut aussi en confession et témoignait qu’elle était une bonne chrétienne et très pieuse ; et il disait beaucoup de bien d’elle.
Colette
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
Elle fit la connaissance de Jeanne à Orléans et lui rendait visite dans la maison de Jacques Bouchier, où Jeanne logeait. Elle parlait sans arrêt de Dieu et disait que Messire m’a envoyée pour secourir la bonne ville d’Orléans [en français].
Elle vit plusieurs fois Jeanne entendre la messe avec très grande dévotion, comme une bonne chrétienne et catholique.
Jean d’Aulon
- Déposition de Jean d’Aulon à Lyon (28 mai 1456)
Elle était très bonne chrétienne et devait être inspirée, car elle aimait tout ce qu’un bon chrétien doit aimer.
Vu ses faits et gestes ainsi que ses grandes réalisations, croit fermement que la Pucelle était remplie de tous les biens qui peuvent et doivent être en une bonne chrétienne.