Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

Déposition de Nicolas Bailly

Interrogé une fois en 1456.

Enquête de 1456au lieu de naissance de Jeanne

  • Interrogé le vendredi 6 février 1456
  • Lieu : Toul

Les 34 témoins de l'enquête :

  1. Jean Morel, parrain de Jeanne
  2. Dominique Jacob
  3. Béatrice, veuve de Thévenin d’Estellin, marraine
  4. Jeanette, femme de Thévenin Le Royer, marraine
  5. Jean Moen, voisin
  6. Étienne de Syonne
  7. Jeannette, veuve de Thiesselin de Vittel
  8. Louis de Martigny
  9. Thévenin Le Royer
  10. Jaquier de Saint-Amant
  11. Bertrand Lacloppe
  12. Perrin Drappier, marguillier
  13. Gérard Guillemette, ami d’enfance
  14. Hauviette, femme de Gérard de Syonne, amie d’enfance
  15. Jean Waterin, ami d’enfance
  16. Gérardin d’Épinal, le bourguignon
  17. Simonin Musnier, voisin et ami d’enfance
  18. Isabelle, femme de Gérardin d’Épinal, amie d’enfance
  19. Mengette, femme de Jean Joyart, voisine et amie d’enfance
  20. Jean Colin
  21. Colin, fils de Jean Colin
  22. Jean de Metz
  23. Michel Le Buin
  24. Geoffroy de Foug
  25. Durand Laxart, l’oncle de Jeanne
  26. Catherine, femme de Henri Le Royer
  27. Henri Le Royer
  28. Albert d’Ourches
  29. Nicolas Bailly
  30. Guillot Jaquier
  31. Bertrand de Poulengy
  32. Henri Arnolin
  33. Jean Le Fumeux
  34. Jean Jaquard

Devant :

Notaire :

Lire dans les différentes éditions

Français :

  • Gratteloup (Abrégé, 2023)
  • Duparc (Procès en nullité, t. III, p. 288, 1983)
  • Fabre (Procès de réhabilitation, t. I, p. 102, 1888)

Latin :

  • Duparc (Procès en nullité, t. I, p. 301, 1977)
  • Quicherat (Procès, t. II, p. 451, 1845)
[L’un des deux commissaires chargé par le tribunal de Rouen de l’enquête sur Jeanne à Domrémy.]

Nicolas Bailly, d’Andelot, diocèse de Langres, tabellion et substitut royal en la prévôté d’Andelot, âgé d’environ 60 ans. Témoin 29, interrogé le vendredi 6 février 1456, par Jean Dalie [seul interrogatoire où Jean d’Arc, dit Dalie est donné comme interrogateur] et par le notaire.

Art. 1. Lieu d’origine de Jeanne

Jeanne est née dans la paroisse de Domrémy.

Art. 2. Ses parents

Son père fut Jacques d’Arc, bon et honnête laboureur, qu’il a vu et connu. Il le sait aussi pour l’avoir entendu relater par plusieurs personnes au cours de l’enquête qu’il fit lorsque Jeanne était détenue à Rouen [Cf. 10.].

Art. 3. Ses parrains et marraines

Ne sait rien.

Art. 4. Son enfance

[Réponse groupée aux articles 4, 5.]

A vu plusieurs fois Jeanne dans son jeune âge et jusqu’à son départ de la maison paternelle : c’était et ce fut toujours une bonne fille, de bon comportement, bonne catholique.

Art. 5. Son adolescence

[Cf. 4.]

Art. 6. Son assiduité à l’église

[Réponse groupée aux articles 6-8.]

Elle aimait fréquenter les églises et les lieux saints, allait en pèlerinage à Notre-Dame de Bermont et se confessait presque chaque mois, comme il l’a entendu dire par beaucoup des habitants de Domrémy. Le sait aussi par l’enquête qu’il fit avec le prévôt d’Andelot [Cf. 10.].

Art. 7. Ses occupations

[Cf. 6.]

Art. 8. Son assiduité à la confession

[Cf. 6.]

Art. 9. L’arbre des fées

A souvent entendu dire que les jeunes filles de Domrémy ont coutume d’aller sous l’arbre aux jours de fête, au printemps ou en été ; elles y font des rondes et cueillent des fleurs ; Jeanne allait avec elles et faisait comme les autres. A vu une fois ces filles du village, qui revenaient joyeusement de l’arbre.

Art. 10. Son départ de Domrémy

Ne sait rien.

Art. 11. Les informations commandées par les juges de Rouen

Jean de Torcenay, chevalier, alors bailli de Chaumont, tenant ses pouvoirs du prétendu roi de France et d’Angleterre [Baudricourt était bailli de Chaumont au nom de Charles VII], l’avait commis lui avec un certain Gérard dit Petit, pour faire une enquête sur le cas de Jeanne la Pucelle, alors détenue, disait-on, dans la prison de Rouen. Ils recueillirent avec soin les dépositions de douze ou quinze témoins. Toutefois on les soupçonna d’avoir d’avoir mal fait l’enquête ; et les témoins durent venir devant Simon de Charmes, écuyer, agissant alors comme lieutenant du capitaine de Monteclère, pour authentifier leurs dépositions. Ils les déclarèrent conformes, ce que rapporta par écrit le lieutenant au bailli de Chaumont. Lorsque le bailli vit le rapport il déclara que ces commissaires étaient des Armagnacs déguisés. — Interrogé s’il possède le texte de cette enquête ou une copie, déclara que non.

Art. 12. Son séjour à Neufchâteau

Il apprit par les témoins de l’enquête, que Jeanne s’était réfugiée avec ses parents à Neufchâteau, qu’elle resta dans la maison d’une certaine la Rousse pendant trois ou quatre jours, toujours en compagnie de son père, puis revint à Domrémy avec ses parents.

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