#Dévotion de Jeanne
39 témoins :
- Guillaume Manchon
- Jean Morel, parrain de Jeanne
- Dominique Jacob
- Béatrice, marraine
- Jeanette, marraine
- Étienne de Syonne
- Jeannette
- Thévenin Le Royer
- Jaquier de Saint-Amant
- Perrin Drappier, marguillier
- Hauviette, amie d’enfance
- Jean Waterin, ami d’enfance
- Gérardin d’Épinal, le bourguignon
- Simonin Musnier, voisin et ami d’enfance
- Isabelle, amie d’enfance
- Mengette, voisine et amie d’enfance
- Colin
- Jean de Metz
- Michel Le Buin
- Henri Arnolin
- Jean Le Fumeux
- Jean Dunois
- Raoul de Gaucourt
- Regnault Thierry
- Jacques L’Esbahy
- Pierre Compaing
- Charlotte
- Louis de Coutes, page de Jeanne
- Simon Beaucroix
- Jean Barbin
- Marguerite La Touroulde
- Jean Pasquerel, aumônier de Jeanne
- Thibault d’Armagnac, dit Thibault de Termes
- Aimon de Macy
- Colette
- Pierre Milet
- Jean Massieu, huissier du procès
- Jean Moreau, habitant de Rouen originaire d’un village proche de Domrémy
- Jean d’Aulon
Guillaume Manchon
- Enquête du cardinal d’Estouteville (8 mai 1452)
Jeanne demanda à entendre la messe aux Rameaux et à Pâques ; elle demanda à se confesser et à communier ; on lui refusa la communion, ce dont elle se plaint, mais on lui permit de se confesser audit Loiselleur, qui en cela agissait avec fausseté.
Jean Morel(parrain de Jeanne)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (28 janvier 1456)
Lui semble que Jeannette fut bien et convenablement élevée dans la foi et les bonnes mœurs, et telle qu’à peu près tout le monde l’aimait dans le village de Domrémy. Comme toutes les jeunes filles, elle savait ses articles de foi, le Pater noster, l’Ave Maria.
Elle allait souvent à l’église, au point que parfois les autres jeunes se moquaient d’elle ; elle allait parfois à l’église ou ermitage de Notre-Dame de Bermont, près du village de Domrémy, alors que ses parents la croyaient aux champs, à la charrue ou ailleurs.
Lorsqu’elle entendait sonner la messe et qu’elle était aux champs, elle venait à l’église du village pour entendre la messe, comme le témoin assura l’avoir vu.
Dominique Jacob
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle allait fréquemment à l’église et parfois, lorsqu’on sonnait les complies à l’église du village, se tenait à genoux. Elle disait ses prières avec dévotion.
Béatrice(marraine)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle visitait fréquemment et avec dévotion les églises et lieux saints ; ainsi, quand le village de Domrémy fut incendié, elle allait tous les jours de fête entendre la messe au village de Greux. Il n’y avait pas meilleure qu’elle dans les deux villages.
Jeanette(marraine)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle était d’un comportement bon, simple et doux ; par amour de Dieu elle donnait souvent des aumônes.
Étienne de Syonne
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Tient de Guillaume Fronté, ancien curé de Domrémy, que Jeannette était une fille bonne et franche, pieuse, de bonnes mœurs, craignant Dieu, si bien qu’elle n’avait pas sa pareille dans le village ; se confessait souvent à lui ; elle disait aussi que si elle avait eu de l’argent, elle l’aurait donné à son curé pour célébrer des messes.
Jeannette
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle allait volontiers à l’église et craignait Dieu. Parfois elle allait à l’église Notre-Dame de Bermont avec quelques jeunes filles, pour prier sainte Marie ; et le témoin y alla autrefois avec elle.
Thévenin Le Royer
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle aimait aller à l’église ; servait Dieu.
Jaquier de Saint-Amant
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Elle craignait Dieu et allait volontiers à l’église.
Perrin Drappier(marguillier)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (29 janvier 1456)
Jeannette la Pucelle, dans sa jeunesse et quand elle eut l’âge de raison jusqu’à son départ de la maison paternelle, fut et était constamment une fille bonne, chaste, franche, modeste, ne jurant ni par Dieu ni par ses saints, craignant Dieu. Elle faisait beaucoup d’aumônes.
Elle allait fréquemment à l’église. Le témoin parle en connaissance de cause, car il était alors marguillier de l’église de Domrémy et il voyait souvent ladite Jeanne venir à l’église, pour les messes et les complies ; et quand le témoin ne sonnait pas les complies, elle le lui reprochait et le blâmait, disant que ce n’était pas bien ; et Jeanne avait promis au témoin de lui donner des galettes afin qu’il fût diligent à sonner les complies.
Jeanne allait souvent, avec sa propre sœur et d’autres personnes, à l’église et ermitage de Bermont, fondé en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie.
Hauviette(amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle allait volontiers et souvent à l’église et à des lieux saints ; et souvent elle avait de l’embarras parce que les gens lui disaient qu’elle allait trop dévotement à l’église.
Jean Waterin(ami d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
A vu plusieurs fois Jeannette. Dans sa jeunesse il alla avec elle à la charrue du père de Jeanne, ou avec d’autres jeunes filles et elle dans les pâtures et les prés ; et souvent, pendant que les autres jouaient ensemble, Jeanne se tirait à part et parlait à Dieu, comme il lui semblait ; et lui avec les autres se moquait d’elle.
Elle était bonne et franche, fréquentait les églises et les lieux saints ; parfois aussi quand elle était dans les champs et entendait la cloche sonner, elle se mettait à genoux. Elle portait souvent des cierges et allait au pèlerinage de Notre-Dame de Bermont.
Gérardin d’Épinal(le bourguignon)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle allait volontiers à l’église et aux lieux saints.
Simonin Musnier(voisin et ami d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Fut élevé avec Jeanne et habitait à côté de la maison de son père. Elle était bonne, franche, dévote, craignant Dieu et ses saints. Elle prenait soin des malades, donnait des aumônes aux pauvres, comme il le vit, car dans son enfance lui-même fut malade et Jeanne le réconfortait.
Elle allait volontiers et souvent à l’église et aux lieux saints. Quand on sonnait les cloches, elle se signait et se mettait à genoux. Elle portait des cierges volontiers à l’église devant Notre Dame, comme il le vit.
Isabelle(amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle allait volontiers et souvent à l’église Notre-Dame de Bermont. — On ne la voyait pas par les chemins, mais elle se tenait dans l’église en prière.
Mengette(voisine et amie d’enfance)
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Elle allait volontiers et souvent à l’église, faisait l’aumône sur les biens de son père.
Elle se confessait volontiers, et elle la vit plusieurs fois à genoux devant le curé du village.
Colin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (30 janvier 1456)
Jeannette était bonne, franche, douce fille, d’un bon naturel. — Elle priait beaucoup Dieu et la Sainte Vierge, au point que parfois, à cause de sa dévotion, le témoin qui alors était jeune et les autres jeunes gens se moquaient d’elle.
Elle aimait aller à l’église, à ce qu’il vit, car, presque chaque samedi après-midi, elle allait avec sa propre sœur et d’autres femmes à l’ermitage ou église de Notre-Dame de Bermont, y portait des cierges.
Jean de Metz
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Les paroles de Jeanne et son amour de Dieu l’enflammaient. Il croit qu’elle était envoyée par Dieu ; elle ne jurait pas, aimait la messe et se signait pour prêter serment.
Michel Le Buin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (31 janvier 1456)
Elle aimait aller à l’église et fréquentait les lieux saints. Il l’a vit plusieurs fois, et l’accompagna en pèlerinage à Notre-Dame de Bermont, où elle allait presque chaque samedi avec sa sœur ; elle y portait des cierges et aimait donner pour l’amour de Dieu ce qu’elle pouvait avoir.
Henri Arnolin
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
Elle aimait aller à l’église et dans les lieux saints ; c’était une bonne fille, craignant Dieu, car dans l’église parfois elle était inclinée devant le crucifix, et parfois se tenait mains jointes levant son visage et les yeux vers le crucifix ou la sainte Vierge.
Jean Le Fumeux
- Enquête au lieu de naissance de Jeanne (6 février 1456)
Lui-même était alors un jeune séminariste (jeune et clergeon) à la chapelle Notre-Dame de Vaucouleurs ; la vit souvent venir à ladite église très dévotement ; elle y entendait les messe du matin et restait beaucoup à prier. L’a aussi vue dans la crypte, ou les voûtes, sous ladite église, se tenant à genou devant Notre-Dame, parfois le visage incliné et parfois le visage relevé. Croit que ce fut une bonne et sainte fille.
Jean Dunois
- Enquête à Orléans (22 février 1456)
L’assaut se prolongea jusqu’à 8 heure du soir, si bien qu’on n’espérait plus une victoire ce jour là. Le déposant voulut commander la retraite, mais la Pucelle lui demanda d’attendre encore un peu. À cheval, elle se retira à l’écart vers une vigne, et s’y tint en prière un demi quart d’heure. Puis elle revint, empoigna son étendard et le plaça sur le bord du fossé. À l’instant, les Anglais tremblèrent et prirent peur. Ceux du roi reprirent courage, montèrent à l’assaut au boulevard et le prirent sans rencontrer aucune résistance ; tous les Anglais qui s’y trouvaient furent mis en fuite ou moururent. Classidas et les principaux capitaines anglais de cette bastille, voulant se retirer dans la tour du pont d’Orléans, tombèrent dans le fleuve et se noyèrent. Ce même Classidas avait été l’un des plus grossiers envers la Pucelle.
Tous les soirs elle aimait à se retirer dans une église et y faire sonner les cloches pendant une demi heure. Elle rassemblait les religieux mendiants qui suivaient l’armée royale et leur faisait chanter une antienne à la Vierge, pendant qu’elle-même priait.
Raoul de Gaucourt
- Enquête à Orléans (25 février 1456)
Elle se confessait souvent et s’adonnait assidûment à la prière. Elle écoutait la messe chaque jour et recevait fréquemment le sacrement de l’eucharistie. Elle ne supportait pas qu’on jure ou blasphème en sa présence et haïssait de telles choses, en actions comme en paroles.
Regnault Thierry
- Enquête à Orléans (8 mars 1456)
Dépose comme le précédent [Ricarville] sur comment elle fut reçue par le roi, et sur sa vie, conduite, dévotion et piété.
Jacques L’Esbahy
- Enquête à Orléans (16 mars 1456)
Il la vit à son entrée dans la ville ; elle voulut avant tout aller à la cathédrale, pour rendre hommage à Dieu.
Tous les témoins
- Enquête à Orléans (16 mars 1456)
Tous s’accordent sur ce point : Jeanne ne s’est jamais attribuée la gloire de tout ce qu’elle a accompli à elle mais à Dieu ; elle se refusait, autant que possible, aux honneurs que le peuple voulait lui attribuer, car elle préférait être seule et solitaire, plutôt que dans la compagnie des hommes, sauf quand il le fallait, pour faire la guerre.
Tous affirment, étant souvent avec Jeanne pendant son séjour à Orléans, qu’ils ne virent jamais en elle rien de répréhensible. Ils constatèrent en elle seulement de l’humilité, de la simplicité, de la chasteté et de la dévotion envers Dieu et l’Église. C’était une grande consolation de vivre avec elle.
Pierre Compaing
- Enquête à Orléans (16 mars 1456)
Vit Jeanne verser d’abondantes larmes à la messe, au moment de l’élévation du Corps du Christ.
Charlotte
- Enquête à Orléans (16 mars 1456)
Ajoute que la nuit elle dormait seule avec Jeanne. Jamais elle n’aperçut en elle quelque signe de débauche ou de lubricité mais ne vit que simplicité, humilité et chasteté. Elle se confessait souvent et entendait la messe tous les jours. Jeanne disait souvent à la mère de la déposante, chez laquelle elle habitait, qu’il fallait espérer en Dieu, que Dieu aiderait Orléans et chasserait les adversaires. Jeanne avait l’habitude, avant d’aller à l’assaut, de toujours mettre en ordre sa conscience et de recevoir la communion après avoir écouté la messe.
Louis de Coutes(page de Jeanne)
- Enquête à Paris et à Rouen (4 avril 1456)
Elle fut logée dans une tour du château du Coudray. Le témoin y passait toutes ses journée en sa compagnie ; mais de nuit, elle avait des femmes avec elle. Pendant son séjour au Coudray, des hommes de haute condition vinrent plusieurs jours pour s’entretenir avec elle ; ignore qui ils étaient, et ce qu’ils faisaient ou disaient car se retirait à leur arrivée. À cette époque du Coudray, il vit souvent Jeanne à genoux, priant ; il n’entendait pas ce qu’elle disait ; parfois elle pleurait.
Le témoin vit Jeanne communier au sein de sa compagnie.
Simon Beaucroix
- Enquête à Paris et à Rouen (20 avril 1456)
Jeanne recommanda à tous les hommes d’armes de se confesser en leur assurant que s’ils étaient en bonne condition, Dieu leur accorderait la victoire.
Jeanne était bonne catholique, craignant Dieu ; elle se confessait tous les deux jours, communiait chaque semaine, et entendait la messe chaque jour. Elle exhortait les hommes d’armes à bien vivre et à se confesser souvent.
Jean Barbin
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Le roi envoya Jeanne être examinée à Poitiers. C’est là que le témoin entendit parler d’elle pour la première fois. Elle fut logée dans la maison de Jean Rabateau. Il entendit la femme de Rabateau dire que Jeanne restait longtemps agenouillée après les repas, et même de nuit ; elle allait souvent dans la chapelle de la maison, et y priait longtemps.
Marguerite La Touroulde
- Enquête à Paris et à Rouen (30 avril 1456)
Jeanne détestait le jeu de dés.
Jeanne était fort simple et ignorante, sauf sur le fait de la guerre.
Lorsque Jeanne habitait chez elle, plusieurs femmes venaient pour lui faire toucher des chapelets ou des médailles. Jeanne en riait, disant au témoin : Touchez-les vous-même, cela sera aussi bon.
Jeanne donnait beaucoup d’aumônes, et aimait soutenir les indigents et les pauvres, disant qu’elle était envoyée pour leur consolation.
Elle vit plusieurs fois Jeanne au bain et dans les étuves et croit, comme elle a pu le constater, qu’elle était vierge.
Elle chevauchait portant la lance aussi bien que le meilleur des hommes d’armes ; et ceux-ci l’admiraient fort pour cette raison.
Jean Pasquerel(aumônier de Jeanne)
- Enquête à Paris et à Rouen (4 mai 1456)
Il lui servait de chapelain, l’entendant en confession et chantant la messe. Jeanne était très pieuse envers Dieu et la Sainte Vierge, se confessait presque chaque jour et communiait fréquemment. Dès qu’ils passaient près d’un couvent de Mendiants, elle s’enquérait des jours de communion des petits clercs des Mendiants pour communier avec eux. — Lorsqu’elle se confessait, elle pleurait. — C’est au départ de Tours pour Orléans que Jeanne lui demanda de rester toujours avec elle comme son confesseur ; ce qu’il lui promit.
Le soir, Jeanne déclara que le lendemain, fête de l’Ascension, on ne combattrait pas, mais qu’elle se confesserait et communierait ; ce qu’elle fit. Elle interdit à quiconque d’attaquer sans s’être confessé avant, et aux femmes de mauvaise vie de la suivre, car Dieu permettrait alors, à cause des péchés, que la guerre fût perdue.
Jeanne pleura abondamment, en invoquant Dieu et fut consolée, à ce qu’elle disait, car elle avait eu des nouvelles de son Seigneur.
Après une procession solennelle avec sermon dans Orléans, on décida de se rendre auprès du roi, et Jeanne se mit en route. Les Anglais furent battus à Jargeau où ils s’étaient réunis, puis à Patay.
Il la vit plusieurs fois la nuit s’agenouiller à terre, priant Dieu pour la prospérité du roi, et l’accomplissement de la mission que Dieu lui avait confiée.
Jeanne souhaitait que si elle mourait, le roi fît bâtir des chapelles, afin de prier Dieu pour le salut de l’âme de tous ceux morts dans la guerre, pour la défense du royaume.
Thibault d’Armagnac(dit Thibault de Termes)
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Pour lui, tout ce qu’a fait Jeanne, relève plus du divin que de l’humain. Elle se confessait très souvent, communiait et entendait pieusement la messe.
Aimon de Macy
- Enquête à Paris et à Rouen (7 mai 1456)
Jeanne fut conduite au château du Crotoy, où alors était détenu un prisonnier très important, Nicolas d’Ecqueville, chancelier de l’église d’Amiens. Celui-ci célébrait souvent la messe en prison et souvent Jeanne l’entendait ; il la reçut aussi en confession et témoignait qu’elle était une bonne chrétienne et très pieuse ; et il disait beaucoup de bien d’elle.
Colette
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
Elle fit la connaissance de Jeanne à Orléans et lui rendait visite dans la maison de Jacques Bouchier, où Jeanne logeait. Elle parlait sans arrêt de Dieu et disait que Messire m’a envoyée pour secourir la bonne ville d’Orléans [en français].
Elle vit plusieurs fois Jeanne entendre la messe avec très grande dévotion, comme une bonne chrétienne et catholique.
Pierre Milet
- Enquête à Paris et à Rouen (11 mai 1456)
elle y vivait avec sagesse, saintement et sobrement, entendait la messe chaque jour avec grande dévotion, et communiait très souvent.
Jean Massieu(huissier du procès)
- Enquête à Paris et à Rouen (12 mai 1456)
Elle était bonne, simple et pieuse. Une fois, alors qu’il la conduisait devant ses juges, elle lui demanda s’il y avait sur son trajet quelque église où fût le Corps du Christ ; le témoin lui montra une chapelle située sous le château et Jeanne insista beaucoup pour passer devant et y révérer Dieu ; ce qu’il fit volontiers. Elle y fit, agenouillée, une oraison très dévote. L’apprenant, Cauchon fut mécontent, et lui ordonna de ne plus jamais lui permettre de prier ainsi.
Jean Moreau(habitant de Rouen originaire d’un village proche de Domrémy)
- Enquête à Paris et à Rouen (10 mai 1456)
Il n’avait en effet rien trouvé sur Jeanne, qu’il n’eût désiré trouver sur sa propre sœur ; et cependant il avait fait les informations à Domrémy et dans cinq ou six paroisses voisines. Il avait trouvé que Jeanne était très pieuse, qu’elle fréquentait souvent une petite chapelle où elle avait l’habitude de porter des guirlandes à une statue de la Sainte Vierge, et qu’elle gardait parfois les animaux de son père.
Jean d’Aulon
- Déposition de Jean d’Aulon à Lyon (28 mai 1456)
Il passa une année entière en compagnie de la Pucelle. Durant tout ce temps il n’a vu et connue en elle qu’une bonne chrétienne, de très bonne vie et de conversation honnête, en tous et chacun de ses faits. La Pucelle était aussi très dévote et entendait volontiers et dévotement la messe, tous les jours si possible, la grand messe du lieu aux jours solennels et la basse messe les autres jours. Il la vit plusieurs fois se confesser et communier et ne l’a jamais entendue jurer ou blasphémer.