Abbé Coubé  : L’âme de Jeanne d’Arc (1910)

9. Jeanne d’Arc et sainte Geneviève

277IX.
Jeanne d’Arc et Sainte Geneviève

Infirma mundi elegit Deus ut confundat fortia.

Dieu a choisi ce qu’il y a de plus faible dans le monde, pour confondre ce qu’il y a de plus fort. — (I Corinthiens 1:27).

Mes bien chers frères,

Sur la barque de Pierre, Jésus semblait dormir. Mais son cœur veillait. Il voulait seulement éprouver et fortifier la foi de ses apôtres. Il attendait d’eux le grand élan de la supplication, le grand cri de la confiance : Sauvez-nous, car nous périssons. (Salva nos, perimus.) Dès que ce cri a retenti, il se lève, il commande aux flots et les flots s’apaisent.

Il agit souvent de même non seulement avec son Église mais encore avec les peuples chrétiens, et tout particulièrement avec notre pays. Le pape Pie II, écrivant le récit de la vie de Jeanne d’Arc, sa contemporaine, commence par rappeler cette intervention miraculeuse : Le royaume de 278France, dit-il, a souvent été divinement sauvé. (Regnum Franciæ sæpe divinitus adjutum.)

Seulement Jésus n’intervient plus en personne depuis qu’il est remonté au ciel. Il envoie à son peuple des sauveurs et d’ordinaire il les prend dans les rangs les plus humbles (infirma mundi elegit Deus). Dans l’Antiquité, il se sert d’un berger, David, pour tuer le géant Goliath. Dans l’ère chrétienne, c’est aussi dans l’humilité d’un village qu’il aime à choisir ses instruments.

La bergère de Nanterre sauve Paris de la fureur d’Attila ; et la barque qui doit braver tant de révolutions, agitée par la terreur du fléau de Dieu, ne sombre pas grâce à la vierge qui tient son gouvernail : fluctuat nec mergitur ; c’est encore la devise de la capitale.

La bergère de Domrémy ne sauve pas seulement une ville, mais la France entière. La patrie avait failli être submergée dans l’effroyable tempête, mais elle y échappe. Guidée par la main de Jeanne, elle tend sa voile au vent de la victoire et rentre au port de l’indépendance où elle ne craint plus les naufrages. D’elle aussi on peut dire comme de Paris : fluctuat nec mergitur.

Geneviève et Jeanne sont toutes deux chères à la France. Depuis des siècles nos pères vénèrent la sainte au profil suave qui veille non seulement sur la capitale, comme la représente la fresque célèbre de Puvis de Chavannes au Panthéon34, 279mais sur la patrie tout entière. Le culte de Jeanne, pour être plus récent, n’est ni moins tendre ni moins universel : il est même plus enthousiaste, car les promesses guerrières de la Pucelle devaient séduire une nation essentiellement chevaleresque.

Mais Geneviève n’est point jalouse de la gloire de sa sœur cadette ; elle lui sourit avec tendresse et elle joint sa voix à toutes celles qui chantent la jeune Bienheureuse. Et toutes deux s’unissent pour nous inviter à louer le Dieu qui a fait en elles et par elles de grandes choses.

Voyons donc comment Dieu les a préparées à leur mission et ensuite comment il les a aidées dans leur œuvre patriotique et religieuse.

1.
La préparation.

Une nation chrétienne est toujours en péril : elle a des ennemis qui jalousent sa grandeur ou qui exploitent sa faiblesse et qui épient l’occasion favorable de l’étrangler. Parfois des concours inouïs de circonstances aggravent le danger. C’était le cas pour la Gaule au Ve siècle.

Récemment convertie à la foi, encore toute vibrante des grands souvenirs de saint Hilaire et de saint Martin, elle devenait chaque jour plus chrétienne. D’illustres évêques, comme saint Germain d’Auxerre, saint Loup de Troyes, saint Aignan d’Orléans, tournaient doucement son 280cœur vers Jésus-Christ. Mais cette religion naissante était bien menacée.

Les Francs avaient envahi le Nord-Est de la Gaule et ils étaient païens. Les Burgondes étaient installés dans la vallée du Rhône, les Wisigoths dans les provinces méridionales, et ils étaient ariens.

Mais voici qu’un fléau plus redoutable que les autres surgit à l’horizon. Attila accourt avec sa horde de sept-cent-mille barbares, altérés de sang et de luxure, ne rêvant que pillage et destruction. Il a passé le Rhin, il a détruit Laon et Saint-Quentin, il a massacré des populations entières. Il accourt vers Paris et l’on a déjà signalé ses éclaireurs sur les collines avoisinantes.

Et ainsi, le pays tout entier va être noyé dans le sang, et votre œuvre, ô saints évêques, ô Denis, ô Hilaire, ô Martin, va être anéantie, votre souvenir éteint, votre cher peuple exterminé. Qui donc sauvera Paris et la Gaule ?

Au XVe siècle, le malheur qui menace la France n’est pas si atroce peut-être : mais il est plus vivement ressenti, et il aura de plus graves conséquences. Ce n’est pas en effet un vague composé de tribus naissantes et de races mal amalgamées qui va périr, c’est une nation bien constituée, et qui peut montrer derrière elle, glorieux sillage, tout un millénaire de traditions patriotiques. L’œuvre de dix siècles va être détruite. Le 281champion du droit et de la vérité va succomber. La religion sera blessée à mort, car, si les Anglais sont encore catholiques, ils ne le sont plus pour longtemps. Qui donc va sauver la France chrétienne et l’Église ?

Dieu a choisi deux faiblesses pour confondre ces deux forces : Infirma elegit ut confundat fortia.

Du moins va-t-il les rendre redoutables, armer leurs bras, leur donner l’or et le fer, ces deux puissances qui gouvernent et brisent le monde ? Nullement ; il met une houlette dans leur main et cette houlette sera plus forte que le glaive, mais il met dans leur cœur la sainteté et rien ici-bas ne résiste à la sainteté, quand elle se lève pour défendre une grande cause.

Pour former Geneviève, Dieu lui envoie des saints en chair et en os, car il y en avait alors à foison sur les sièges épiscopaux de la Gaule. Saint Germain d’Auxerre et saint Loup de Troyes passent par Nanterre. Germain demande à l’élue du ciel, que l’Esprit-Saint lui a désignée, si elle veut renoncer au monde et il la consacre au Seigneur. Il lui donne une médaille où la croix est gravée avec le monogramme du Christ. Geneviève promet bientôt à Jésus de rester vierge ; désormais sa vie est cachée en Dieu avec le Christ, enveloppée de prière, embaumée de bonnes œuvres.

Au XVe siècle, il n’y avait pas de saints sur la terre ou du moins pas de saints ayant l’autorité de 282Saint Germain. Alors Dieu envoie à son élue des Anges et des Saintes du paradis. Jeanne, formée à leur école, fait aussi vœu de virginité. Elle porte un anneau qui rappelle la médaille de Geneviève, car il a trois croix gravées à côté des noms de Jésus et de Marie.

La bergère de Nanterre souffre persécution pour la justice : un jour même elle est frappée par sa mère parce qu’elle est trop pieuse, trop adonnée à la prière. Jeanne voulant suivre ses voix rencontre les mêmes contradictions. Baudricourt déclare qu’il faut la souffleter. Son père affirme qu’il la noiera de ses propres mains, si elle s’obstine à partir. Mais toutes deux par leur douceur et leur constance finissent par triompher de tous les obstacles.

Voilà donc les deux instruments que Dieu s’est choisis ! Mais quand c’est lui-même qui les manie que ne fait-il pas ? Holopherne eût bien ri, si on lui eût dit qu’une femme arrêterait son armée, Aman eût bien ri, si on lui eût dit qu’une femme anéantirait sa puissance. Attila eût bien ri, si on lui eût dit qu’une jeune fille détournerait le torrent des Huns de son cours. Bedford eût bien ri, si on lui eût qu’une jeune fille ferait reculer l’Angleterre. Ce sont pourtant ces faiblesses qui ont eu raison des forces les plus formidables.

Ce spectacle, mes frères, nous enseigne qu’il ne faut jamais désespérer. Les enfants du siècle mettent 283leur confiance dans les chars et dans les chevaux (hi in curribus et hi in equis) ; pour nous, nous espérons dans le nom du Seigneur (nos autem in Nomine Domini). Nous sommes chétifs et misérables : qu’importe ou plutôt tant mieux ! C’est avec ces fragilités et ces misères que Dieu fait ses prodiges et remporte ses victoires : Infirma mundi elegit Deus ut confundat fortia. Il y a bien encore des âmes saintes au pays de Geneviève et de Jeanne. Dieu peut susciter l’une d’elles pour arrêter le fléau de la barbarie moderne, de l’anarchie et de l’impiété révolutionnaires. Il y a longtemps que nous attendons le geste sauveur qui apaise la tempête : mais Jésus attend lui aussi le cri de nos cœurs. Nous ne crions pas assez notre détresse à celui qui dort dans le tabernacle comme il dormait dans la barque. Jetons-lui la supplication ardente : Seigneur, sauvez-nous, car nous sombrons !

2.
L’œuvre.

Geneviève, à la mort de sa mère, est venue s’établir à Paris chez une pieuse femme, sa marraine. Elle adopte la petite ville qui doit devenir si grande. Lorsque, en 451, la nouvelle de l’approche d’Attila se répand, la population affolée veut s’enfuir. La sainte s’y oppose. Elle demande aux habitants de prier, de jeûner et d’apaiser par des bonnes œuvres la colère du ciel : elle leur dit d’espérer, 284elle leur affirme que le fléau de Dieu passera comme un mauvais nuage sans nuire à leurs champs ni à leurs maisons. On lui résiste d’abord, on veut la tuer comme sorcière. Mais le ciel lui donne raison ; la nuée noire qui s’est approchée de Paris s’en éloigne brusquement, comme chassée par le courant de prières qui monte du cœur de la cité : elle s’en va crever au loin sur les champs catalauniques qu’elle inonde de sang : mais là sa puissance est anéantie. De cette formidable armée de 700.000 hommes, il ne reste que des bandes dispersées, qui vont aller se faire massacrer au loin.

Au contraire, Geneviève voit grandir son œuvre. Elle continue à protéger Paris ; elle le ravitaille en temps de famine. Elle voit une race nouvelle fusionner avec l’ancienne et Childéric installer en 466 dans l’ancienne ville de Julien le siège de sa puissance. Elle vit jusqu’à un âge avancé, mais les cheveux blancs accroissent son autorité et le peuple la vénère comme sa libératrice. Les Francs, quoique païens, sont saisis de respect à sa vue. Childéric n’ose rien lui refuser, et la fuit même un jour pour n’avoir pas à subir l’irrésistible assaut de sa prière en faveur des captifs.

Un jour, une grande nouvelle se répand. Clovis a choisi pour épouse une princesse catholique. Geneviève tressaille de joie. Elle unit ses prières à celles de Clotilde pour la conversion des Francs. 285Parfois on voit la femme âgée entrer dans le palais de la jeune reine. Elles conspirent ensemble pour l’œuvre qui leur est si chère.

Elles remportent une première victoire ; l’enfant de Clovis a été baptisé. Mais, ô douleur, il est bientôt emporté par la maladie et le père irrité ne veut plus entendre parler pendant quelque temps du Dieu cruel ou impuissant de Clotilde. Cependant, à force de supplications et de douceur, et, sans doute aussi, aidée par sa vénérable amie, la reine obtient le baptême de son second fils. Mais celui-ci aussi tombe malade. Ah ! quelles angoisses au cœur de Clotilde et de Geneviève !

Je crois les voir les deux saintes, installées au chevet du pauvre petit prince, veillant sur lui avec tendresse, suppliant Dieu de le garder à leur amour et à leur peuple. Tant d’espérances reposent sur cette frêle tête d’enfant ! Et voici qu’il revient à la vie ! Et ses deux mères joyeuses le couvrent de leurs baisers !

Ah ! il me semble que c’est la France qui repose dans ce berceau et que c’est pour elle que prient Clotilde et Geneviève. Bercez-le doucement, ô saintes gardiennes, le peuple que vous aimez tant et qui doit être un jour le soldat de Dieu. Bercez-le au chant du Credo, car il doit propager la foi par le monde. Bercez-le au chant de vos prières, car il doit grandir par la piété. Bercez-le au récit de l’Évangile, de la vie et de la mort du 286Christ, car il doit devenir l’ami du Christ et le disciple de son cœur. Un jour peut-être, égaré par de perfides amis, il semblera renier votre foi ; mais l’erreur ne sera pas longue. Il n’oubliera jamais celles qui ont veillé sur son berceau et qui, par leurs prières, lui ont obtenu le baptême. Il n’oubliera jamais les signes de croix que vous avez tracés sur son front, ni les prières que vous avez murmurées à son oreille, et le vieux Credo que vous lui avez appris chantera toujours au fond de son cœur.

Les siècles s’écoulent. La France a grandi. Elle a eu des jours d’incomparable gloire, mais aussi ses jours de défaillance. Son enfance mérovingienne et carolingienne a été troublée, violemment agitée. Sa jeunesse capétienne a été orageuse. Elle a parfois oublié les engagements que ses saintes marraines avaient pris pour elle à son baptême, et Dieu l’a châtiée en l’humiliant. Maintenant elle a besoin d’être relevée, mais surtout d’être réconciliée avec Dieu et fortifiée dans la foi.

C’est la confirmation qui dans la vie de l’individu répond à ce besoin. C’est comme un second baptême où l’âme consciente renouvelle les promesses du premier et pour lequel l’Église veut aussi qu’elle ait une marraine. Or il semble qu’il en est de même pour une nation chrétienne et que Jeanne a été envoyée à la nôtre précisément pour 287remplir ce rôle. La cérémonie de Reims est comme la confirmation de la France régénérée. Oint du Saint Chrême dans la personne du roi, le soldat de Dieu renouvelle ses promesses et son pacte d’amour avec le Cœur du Christ, et Jeanne est là comme le témoin de ses engagements, nouvelle marraine qui veillera désormais sur lui. Avec quelle ferveur elle unit sa voix à celles de sainte Clotilde et de sainte Geneviève et prie pour ce grand enfant de son cœur, le cher peuple qu’elle a relevé !

Il semble que Dieu ait voulu unir la libératrice du cinquième siècle à celle du quinzième par un autre lien encore. Geneviève sanctifie en effet de sa présence bien des lieux que Jeanne doit un jour visiter. Elle se rend à Tours pour y prier sur le tombeau de saint Martin, et c’est là, au pied du même monument, que la Pucelle prendra sa bannière. Elle passe à Orléans et elle opère des miracles là où Jeanne apparaîtra un jour comme un miracle vivant. Elle va à Troyes chercher des vivres pour Paris affamé et Jeanne l’y suivra. Elle visite saint Rémi à Reims, la ville qui verra le sacre de Charles VII et le triomphe de la Vierge d’Orléans. Elle prie souvent à Saint-Denis, où Jeanne viendra s’agenouiller et déposer son armure. La guerrière, pour tenter le siège de Paris, part de la chapelle Sainte-Geneviève, aujourd’hui Saint-Denis de la Chapelle, d’où sa sœur 288aînée s’achemina fréquemment vers le tombeau de l’apôtre de Paris.

Jeanne, qui aimait tant les benoîts saints et saintes de France, a dû prier avec ferveur l’illustre bergère, dont la mission avait été si semblable à la sienne. Elle dut l’invoquer à Tours, à Orléans, à Reims, mais combien plus devant les murs de Paris. Votre ville, chère sainte Geneviève, n’allez-vous pas l’ouvrir à votre sœur bien-aimée ? Un jour, vous aussi, vous vous êtes trouvée devant les portes fermées de Paris : mais vous avez prié et les portes se sont ouvertes d’elles-mêmes et vous avez délivré les captifs de Childéric. N’allez-vous pas aider la Pucelle à délivrer la grande captive des Anglais ? Non, il n’en sera pas ainsi, Dieu veut éprouver Jeanne, peut-être parce qu’il l’a glorifiée davantage. Elle échoue devant la capitale. Elle ne vivra pas non plus de longues années comme Geneviève, elle ne verra pas le salut de son peuple. Mais elle obtiendra ce salut de Dieu par son sacrifice.

Un autre fait rapproche nos deux protectrices. Les cendres de Jeanne furent jetées à la Seine par ses bourreaux. Les ossements de Geneviève furent vénérés pendant treize siècles. Mais, en 1793, la Révolution les brûla sur la place de Grève et les jeta aux flots du même fleuve. Geneviève a eu son bûcher, elle aussi, et ses cendres sont allées rejoindre dans le vaste Océan celles de Jeanne, 289mais aujourd’hui, du haut du ciel, toutes deux bénissent la patrie qu’elles ont tant aimée.

Mais ce qui les unit encore plus intimement, c’est le but surnaturel de leur mission. Elles ne sont que de chétives enfants et elles accomplissent des merveilles. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de sauver le peuple chéri du Christ et de faire triompher la foi catholique en lui et par lui. Les institutions humaines ne sont rien. Les chutes des empires ne sont rien. Les ruines matérielles de l’Église elle-même ne sont rien. Ce qui importe ce sont les âmes. Dieu ne voit que les âmes. Elles sont l’enjeu de sa politique éternelle. C’est pour les sauver qu’il agite le monde. C’est pour sauver l’âme des vieux Gaulois et des jeunes Francs, l’âme de la France naissante et de Paris au berceau qu’il envoie Geneviève. C’est pour sauver l’âme de la France adulte et déjà glorieuse qu’il arme le bras de Jeanne d’Arc.

Et c’est cette préoccupation divine qui doit nous donner confiance. Elle est encore en danger l’âme que le Christ a tant aimée. Elle est en danger l’âme des petits enfants que veut dévorer l’athéisme. Elle est en danger l’âme du peuple que la presse impie empoisonne. Attila et Bedford ont des successeurs plus acharnés qu’eux à la perte de la France. Mais le Christ ne laissera pas périr son peuple ; Geneviève et Jeanne ne nous abandonneront pas.

290Ah ! dans la nuit qui s’étend sur les âmes, debout sur vos autels comme jadis sur les remparts de Paris et ceux d’Orléans, chères saintes, veillez sur la patrie, veillez aussi sur la grande ville qui en est la tête et le cœur. Veillez sur ses toits, veillez sur ses berceaux, veillez sur ses écoles, veillez sur ses églises, veillez sur ses familles chrétiennes si nombreuses et sur les autres aussi. Faites un grand signe de croix sur Paris et que par delà ses murs, de vos mains vénérables, le salut s’envole avec vos bénédictions vers la France agenouillée au loin.

Ainsi-soit-il.

Notes

  1. [34]

    Puvis de Chavannes, Sainte Geneviève veillant sur Paris endormi (1898), Panthéon :

    Sainte Geneviève soutenue par sa pieuse sollicitude veille sur la ville endormie.
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