Tome 1 : Discours préliminaire
Histoire de
Jeanne d’Arc
surnommée
la Pucelle d’Orléans
Tirée de ses propres déclarations, de cent quarante-quatre dépositions de témoins oculaires, et des manuscrits de la bibliothèque du roi et de la Tour de Londres.
par
(1817)
Éditions Ars&litteræ © 2021

IDiscours préliminaire
Et peut-on dire asseurement qu’elle a servi au roy et à la France d’un ange de paix, pour en exterminer totalement les Anglois ; car, tant qu’ils ont eu la Guieune et la Normandie, il estoit impossible aux François de jouir de la paix et ne se peut rien imaginer de plus misérable qu’estoit le pauvre peuple de France. Tous les ans, au temps que la moisson approchoit, les Anglois fesoient une descente a Calais, ou en quelque autre port de mer et delà couroient et ravageoient la France jusques en Auvergne et repassoient en Guienne, bruslans et saccageans tout ce qu’ils rencontroient ; et n’y avoit que les grosses villes et forts chasteaux exempts de cette calamité et désolation : de sorte qu’on ne pouvoit ny labourer, ny cultiver les terres, ny mesme recueillir le peu qu’on avoit ensemencé. Et si aucun vouloit brouiller ou remuer mesnage, il estoit asseuré d’avoir tousjours les Anglois à sa dévotion. Calamitez qui ont duré plus de soixante ans ; et, pour ce sujet, disoit-on en commun proverbe : Que les anglais, par leur puissance, avoient fait venir les bois en France
, ainsi qu’il me souvient l’avoir mainte fois ouy dire en ma jeunesse à de vieilles gens, qui certifioient avoir veu toute la France déserte et remplie de bois, que leurs pères avoient expérimenté les ravages des Anglois, et que sous le règne de Charles VII et de Louis XI, on avoit commencé à essarter les bois, à desfricher les champs, et rebastir des Villages. Qui est en somme le grand bien qu’il a plu à Dieu nous moyener par la Pucelle, qui devroit autant avoir de statues de bronze en France, que jadis on en dressa à Demetrius Phalereus en Grece, le meritant beaucoup mieux.
Edmond Richer,
Histoire manuscrite de la Pucelle d’Orléans,
Bibliothèque du Roi, fonds de Fontanieu, n° 285.
Si l’héroïne dont je vais tracer l’histoire eût appartenu à la Grèce ou à l’Italie, les Xénophon, les Plutarque, les Tite-Live, auraient IIsoigneusement recueilli toutes les circonstances de sa vie ; le ciseau des Phidias, le pinceau des Apelle, nous eussent à l’envi, transmis l’image de ses traits ; une foule de monuments élevés à sa gloire se mêleraient, sur les rives de l’Égée ou sur les bords du Tibre, à ces ruines éloquentes, qui, après tant de siècles, racontent à des peuples nouveaux les exploits de Miltiade et de Thémistocle, de Scipion et de Paul Émile.
Jeanne d’Arc sauva la France : et le seul monument que lui avait élevé, aux portes d’Orléans, la reconnaissance tardive de son roi1, fut renversé, sous le règne du dernier Valois, par la main, non des ennemis de la France, mais, qui le croirait ! par celle des Français même, par des furieux, qui, dans leur fanatisme, oubliaient qu’ils avaient une patrie, et montraient par-là qu’ils n’étaient plus dignes d’en avoir2. Replacé peu de temps après sur sa base3, relégué de nouveau, IIIpendant trente années, loin des regards de la postérité4, rétabli enfin au milieu d’une cité reconnaissante5, ce monument a péri de nos jours6, en proie à de nouvelles fureurs. Puisse celui qui lui succède7 avoir une plus longue durée !
Jeanne d’Arc sauva la France : et les Français ne possèdent pas encore une seule histoire complète et régulière de cette héroïne. Certes on ne peut donner ce nom, ni à l’ouvrage de Jean Hordal, espèce de notice incomplète, écrite en latin ; ni à celui d’Edmond Richer, qui n’est pas sans mérite sous le rapport théologique, mais qui manque d’exactitude et de détail dans la partie historique ; ni à celui de Lenglet Du Fresnoy, qui n’est qu’un pillage de l’ouvrage d’Edmond Richer, dont il parle cependant fort mal ; ni à l’immense travail que M. de L’Averdy fit insérer, en 1790, dans le tome III des Notices des manuscrits IVde la Bibliothèque du Roi, et qui contient le dépouillement des manuscrits relatifs à la Pucelle : ouvrage savant et infiniment précieux, mais qui ne forme pas un corps d’histoire ; ni au Recueil historique, publié, en 1806, par M. Chaussard, et qui n’est que le travail de M. de L’Averdy, copié mot à mot, mais tronqué en quelques endroits ; ni à ce grand nombre de compilations informes et de notices infidèles, plus propres à rebuter la curiosité qu’à la satisfaire, dont le même M. Chaussard a relevé la liste dans les catalogues imprimés des principales bibliothèques de France : relevé qui, pour le dire en passant, n’a pas même le mérite de la clarté et de l’exactitude, quoique l’auteur, en parlant de son travail, l’appelle pompeusement un cercle immense de recherches.
Jeanne d’Arc sauva la France : et Corneille ni Racine n’ont embelli du charme de leurs vers le récit de ses exploits, tandis qu’un rimeur, dont le nom seul est une injure parmi les poètes, consumait les facultés d’une vie entière à gâter, avec les meilleures intentions du monde, le plus beau sujet qui ait réclamé les accents de la moderne épopée. Au Vdix-huitième siècle, un homme célèbre, qui avait changé la république des lettres en une sorte de monarchie, dont il s’était constitué le chef, ne consacra dans un poème sérieux, qu’un vers et demi8 à la gloire de cette héroïne, et, dans une composition qui est à la fois un tort de son cœur et une erreur de son esprit, en employa plus de vingt mille à la déshonorer. La jeunesse, pour qui les livres licencieux ont un vif attrait, parce qu’ils flattent les sens, et respirent un esprit d’indépendance et de révolte, ennemie des maximes gênantes, mais salutaires, qui l’enchaînent pour son bonheur ; la jeunesse, dis-je, lit avec avidité ces pages honteuses, et souille à jamais sa mémoire de mensonges calomnieux. N’est-il pas temps qu’un Français se lève au milieu de la foule des êtres légers et prévenus ; qu’il cherche, qu’il rassemble, qu’il arrache à l’oubli les titres de gloire d’une infortunée, victime de son noble dévouement pour la France ; qu’il présente ces titres à sa nation trop longtemps indifférente ou abusée ; VIqu’il la réveille, et qu’il lui dise : L’événement le plus extraordinaire qui ait jamais figuré dans les annales des peuples, est en même temps, par une circonstance unique, celui qui repose sur les preuves les plus nombreuses, les plus fortes, les plus irréfragables. Non-seulement des héros, des princes, des évêques, des seigneurs, des magistrats, plus de cent témoins oculaires, avertis des peines qui attendent les faux témoins dans ce monde et dans l’autre, déclarent à la face du ciel, devant le tribunal de l’Église9, les faits dont je vais vous entretenir : les plus étonnants de ces faits, des faits qui sortent de l’ordre naturel, des assertions qui embrassaient l’avenir et que l’avenir a justifiées, c’est des persécuteurs même de Jeanne d’Arc que nous en tenons le témoignage. Ces vils ministres d’une lâche vengeance, comme si la justice céleste eût voulu doublement les punir, VIIen les rendant les instruments de la gloire de leur victime, ont élevé eux-mêmes le monument le plus authentique de son innocence et de leur iniquité, de leur bassesse et de son courage10. Je ne viens point me placer entre vous et la vérité ; je ne souhaite pas que vous voyiez par mes yeux ; je ne veux séduire ni votre imagination ni votre cœur : je viens étaler devant vous la masse des preuves que j’ai rassemblées, et vous dire avec candeur et bonne foi : Voici le fruit de pénibles recherches et de longues veilles ; vous pouvez maintenant vous instruire sans peine de ce que vous ne sauriez plus ignorer sans honte ; lisez, examinez, jugez vous-mêmes.
Vous croyez fermement que Miltiade, Aristide, Pausanias, Thémistocle, à la tête d’un petit nombre d’hommes, repoussèrent plusieurs millions de Perses, et sauvèrent leur pays du joug des barbares ; vous ne doutez point des exploits d’Alexandre ; vous admirez avec confiance le désintéressement d’Aristide, la continence VIIIde Scipion, la magnanimité de Paul Émile. Et sur quoi fondez-vous cette conviction si forte et si intime ? Sur le témoignage d’historiens, dont la plupart appartiennent à une époque postérieure ; dont un petit nombre seulement furent contemporains des héros qu’ils célèbrent ; dont presque aucun ne fut témoin des événements qu’ils racontent ; qui tous, en général, ont écrit d’après des traditions plus ou moins altérées, ou des mémoires dont rien ne garantit la fidélité et l’exactitude. Comparez maintenant ce témoignage avec les cent quarante-quatre dépositions reçues lors de la révision du procès de la Pucelle. Quelle différence entre la situation de l’écrivain de profession, seul dans son cabinet, méditant à loisir, préparant avec art des récits qu’il était sûr de faire adopter à des peuples enthousiastes, poétiques, familiarisés avec les fictions les plus incroyables, pourvu que leurs oreilles fussent charmées par un style harmonieux, et leur amour-propre flatté par des circonstances honorables pour leur patrie ; quelle différence, dis-je, entre cette situation et celle d’un Français du quinzième siècle, IXinterrogé au nom d’une religion sévère, par un tribunal sacré qui représente à ses yeux la Divinité elle-même ! d’un Français du quinzième siècle, qui dépose dans un procès solennel en matière d’hérésie, et qui, en racontant scrupuleusement les plus petites circonstances, restées dans sa mémoire, des choses arrivées sous ses yeux, est loin de songer qu’il prépare des matériaux pour l’histoire de son pays ! Telle fut cependant la situation de chacun des témoins dont les assertions formeront principalement le corps de cet ouvrage. Sans doute leur mémoire a pu quelquefois les trahir ; ils ont pu, sans s’en apercevoir, intervertir l’ordre des événements, différer entre eux sur quelques circonstances peu importantes, et dont, par conséquent, l’impression dut être moins profonde (à quels historiens ne pourrait-on pas faire de semblables reproches ?) : mais ces légères contradictions elles-mêmes donnent à leurs dépositions un caractère plus authentique ; elles prouvent invinciblement que leurs récits ne leur furent point dictés, car, dans la supposition contraire, ils ne se contrarieraient jamais ; et elles donnent à Xune foule de faits de la plus haute importance, sur lesquels toutes les dépositions s’accordent, un degré de plus de certitude et d’évidence. Selon le rang, l’état, l’âge et le sexe de chaque déposant, tels ou tels faits, telle ou telle particularité, paraissent plus croyables encore dans sa bouche : le témoignage de l’un sert à rectifier celui de l’autre ; ce qui manque dans une déposition, se trouve dans une déposition plus étendue ; ce qui est obscur dans celle-ci, s’explique à l’aide de celle-là ; et, chaque chose éclaircie et remise en sa place, on voit se former et s’étendre un tableau d’autant plus exact et plus fidèle, que, parmi cette foule de témoins qui furent sommés de rendre compte des actions de Jeanne d’Arc venues à leur connaissance, plusieurs avaient vécu avec elle dans la plus grande intimité, et racontent scrupuleusement les plus petites circonstances de sa vie. On a dit, peut-être avec trop de vérité, qu’il n’est point de héros pour son valet-de-chambre : chose merveilleuse ! Jeanne d’Arc, même après ses malheurs, après une condamnation infamante, est restée sainte dans l’opinion des personnes qui l’avaient habillée, XIqui l’avaient vue dans le bain, qui avaient partagé sa couche.
Mais, tout exact et tout fidèle que soit le tableau qui résulte de tant de témoignages rapprochés, comparés et éclaircis l’un par l’autre, il est loin d’être complet encore ; et, si l’on se bornait à le consulter, on se verrait réduit à laisser de grandes lacunes dans l’Histoire de Jeanne d’Arc. Eh bien ! c’est d’abord à Jeanne d’Arc elle-même qu’il faut s’adresser pour les remplir. En effet, ses réponses aux questions de ses juges, réponses consignées dans les procès-verbaux des interrogatoires qu’ils lui firent subir, et dont nous possédons plusieurs grosses authentiques, délivrées, signées et paraphées par les notaires, greffiers du procès ; ces réponses, dis-je, rangées dans un ordre chronologique relativement aux particularités qu’elles renferment, présentent également le récit des faits dont l’examen nous occupe, et forment une déposition plus précieuse encore que toutes celles dont je viens de parler, parce que, dans celle-ci, c’est Jeanne d’Arc qui semble aujourd’hui raconter sa vie et plaider elle-même sa cause devant le tribunal de la postérité.
XIIJoignons à tant de pièces les actes publics des deux procès, les actes émanés de l’autorité des princes à l’occasion de ces événements, les lettres missives écrites sur ce sujet, à la même époque, par des personnages considérables, et les témoignages des historiens contemporains, tant étrangers que nationaux ; vous pourrez alors vous flatter de posséder les matériaux les plus complets de l’histoire la plus merveilleuse, et la vérité pourra difficilement vous échapper.
Voilà ce que j’ai fait, et ce qui m’autoriserait peut-être à intituler cet ouvrage : Histoire de Jeanne d’Arc, racontée par elle-même, par cent dix-huit témoins oculaires, et par un grand nombre d’auteurs contemporains, nationaux et étrangers.
Chaque page, chaque phrase, et, pour ainsi dire, chaque mot de cet ouvrage, appartiendront à l’un ou à l’autre de ces témoins. Ce n’est pas moi qui raconterai ; je ne ferai que traduire, éclaircir et mettre en ordre ; bien persuadé que le premier mérite d’un ouvrage historique ne consiste pas dans un style fleuri, dans l’art de présenter les faits sous l’aspect le plus favorable, embellis des XIIIprestiges d’une imagination brillante ; mais dans la précision, la clarté, et cette exactitude scrupuleuse qui n’adopte rien sans examen, ne rejette rien légèrement, et ne laisse ni ressources ni excuses à la prévention et à l’injustice.
Peut-être cet amour de la vérité, ce désir ardent de ne laisser perdre aucun des moyens de l’atteindre, paraîtront-ils m’entraîner trop loin, et blesser les préceptes de l’art, en me faisant trop souvent sacrifier l’intérêt de l’ensemble à la recherche des détails. Mais une circonstance particulière fait sortir cet ouvrage des classifications et des règles communes. La vie de Jeanne d’Arc présente un problème qui n’a pas encore été résolu, qui ne lésera peut-être jamais pour la plupart des hommes, c’est la question de savoir si elle fut ou non réellement inspirée. Dans toute autre histoire, l’abondance des détails minutieux serait un défaut d’autant plus grave, qu’il produirait, sans aucun dédommagement, la fatigue, le dégoût et l’ennui ; dans celle-ci, au contraire, l’absence de ces mêmes détails présenterait un inconvénient plus fâcheux encore ; elle inspirerait au lecteur la plus juste XIVdéfiance, et le mettrait dans l’impossibilité de se décider avec connaissance de cause pour telle ou telle opinion. S’il ne suffit pas, en effet, pour juger un individu qui appartient à l’Histoire, de le voir en public, dans ces situations éclatantes où l’homme, placé comme sur un théâtre, joue trop souvent un rôle opposé à son caractère ; si, dis-je, pour pénétrer dans les replis de son âme, il faut le suivre hors de la scène, dans sa vie privée, dans ces moments où, dépouillé de son masque et rendu à ses habitudes, l’acteur le plus habile s’abandonne au charme de redevenir soi-même ; combien plus cet examen devient-il nécessaire, lorsqu’il s’agit de juger l’individu qui s’annonce comme chargé d’une mission divine, et dont les événements semblent avoir justifié le langage ? Alors les plus petites particularités deviennent précieuses ; les actions, en apparence, les plus indifférentes, la manière de vivre, les occupations habituelles, les goûts, les aversions, la façon de s’exprimer, un mot, un geste, un regard échappés dans l’intimité, peuvent mettre sur la voie, répandre une lumière inespérée, fortifier ou ébranler la confiance touchant XVles actions publiques, expliquer peut-être, par des causes naturelles, des faits qui, présentés isolément, excitent moins d’admiration encore que de défiance et d’incrédulité ; et, si l’on songe que, jusqu’à présent, quelques extraits plus ou moins inexacts des pièces manuscrites des deux procès, et trente ou quarante pages dispersées dans vingt histoires générales, forment tout ce que nous possédons d’imprimé sur l’héroïne française, on conviendra que l’auteur de la première histoire régulière de cette fille célèbre devait s’imposer l’obligation de ne rien omettre, dans son travail, de ce que le temps a laissé venir jusqu’à nous des circonstances, même les plus frivoles, d’une vie aussi extraordinaire : je dis même les plus frivoles, parce que celles qui lui semblent telles, peuvent, examinées un jour par des observateurs plus heureux ou plus habiles, prendre tout à coup une importance dont il ne les croyait pas susceptibles, donner lieu à des raisonnements qui ne s’étaient pas présentés à son esprit, conduire enfin à des conséquences qu’il n’avait pas même soupçonnées. D’autres pourront, après lui, faire un choix dans les particularités qu’il aura recueillies, XVIet, sûrs que l’ensemble existe, et ne peut plus périr, s’attacher de préférence à telles ou telles particularités ; mais pour qu’il ait rempli entièrement le devoir qu’il embrasse, il faut que ses successeurs puissent au besoin puiser avec confiance dans son livre comme dans un trésor commun, toujours accessible, où la masse des faits et des témoignages se conserve intacte, où chaque événement, ou chaque récit, garde à jamais sa physionomie naïve et première.
Je me le suis imposé ce devoir, peut-être moins brillant qu’utile, et il ne dépendra pas de moi que je ne le remplisse dans toute son étendue. Heureux si je parviens ainsi à élever lentement dans l’ombre, à l’héroïne qui délivra ma patrie, un monument durable et digne d’elle ; conforme, par sa simplicité, au génie d’une vierge humble et modeste, ennemie de tout faste et de toute imposture ; propre, par le caractère auguste que la vérité imprime à tous ses ouvrages, à réduire au silence l’ignorance, la calomnie et l’ingratitude !
Notes
- [1]
En 1458 (François Le Maire, Histoire et antiquitez de la ville et duché d’Orléans, 1645).
- [2]
En 1567, les calvinistes abattirent à coups de canon le monument élevé sur le pont d’Orléans à la mémoire de la Pucelle (Ibid).
- [3]
En 1570 (Ibid).
- [4]
En 1745. (Charles Nicolas Beauvais de Préau, Essais historiques sur Orléans, p. 108-109).
- [5]
En 1771 (Ibid).
- [6]
En 1793 (Pierre-Jean-Baptiste Chaussard, Jeanne d’Arc, Recueil historique, 1806.)
- [7]
Élevé en 1805.
- [8]
…Et vous, brave amazone, / La honte des Anglais, et le soutien du trône.
(Voltaire, La Henriade, chant VII.) - [9]
Grosses authentiques du procès de révision et d’absolution de la Pucelle. La Bibliothèque du Roi en possède deux, signées et paraphées par les deux notaires-greffiers commis par les juges que le pape avait délégués. La première porte le n° 5970 ; la seconde, qui vient de la Bibliothèque du chapitre de Notre-Dame, est numérotée H. 10.
- [10]
Grosses authentiques du procès de condamnation. La Bibliothèque du Roi en possède deux, signées et paraphées par les notaires-greffiers commis par les juges dévoués aux Anglais : elles portent les n° 5965 et 5966.