Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc

Déposition de Gérard Guillemette (ami d’enfance)

Interrogé une fois en 1456.

Enquête de 1456au lieu de naissance de Jeanne

  • Interrogé le vendredi 30 janvier 1456
  • Lieu : Domrémy

Les 34 témoins de l'enquête :

  1. Jean Morel, parrain de Jeanne
  2. Dominique Jacob
  3. Béatrice, veuve de Thévenin d’Estellin, marraine
  4. Jeanette, femme de Thévenin Le Royer, marraine
  5. Jean Moen, voisin
  6. Étienne de Syonne
  7. Jeannette, veuve de Thiesselin de Vittel
  8. Louis de Martigny
  9. Thévenin Le Royer
  10. Jaquier de Saint-Amant
  11. Bertrand Lacloppe
  12. Perrin Drappier, marguillier
  13. Gérard Guillemette
  14. Hauviette, femme de Gérard de Syonne, amie d’enfance
  15. Jean Waterin, ami d’enfance
  16. Gérardin d’Épinal, le bourguignon
  17. Simonin Musnier, voisin et ami d’enfance
  18. Isabelle, femme de Gérardin d’Épinal, amie d’enfance
  19. Mengette, femme de Jean Joyart, voisine et amie d’enfance
  20. Jean Colin
  21. Colin, fils de Jean Colin
  22. Jean de Metz
  23. Michel Le Buin
  24. Geoffroy de Foug
  25. Durand Laxart, l’oncle de Jeanne
  26. Catherine, femme de Henri Le Royer
  27. Henri Le Royer
  28. Albert d’Ourches
  29. Nicolas Bailly
  30. Guillot Jaquier
  31. Bertrand de Poulengy
  32. Henri Arnolin
  33. Jean Le Fumeux
  34. Jean Jaquard

Lire dans les différentes éditions

Français :

  • Gratteloup (Abrégé, 2023)
  • Duparc (Procès en nullité, t. III, p. 260, 1983)
  • Fabre (Procès de réhabilitation, t. I, p. 97, 1888)

Latin :

  • Duparc (Procès en nullité, t. I, p. 273, 1977)
  • Quicherat (Procès, t. II, p. 414, 1845)
[Ami d’enfance de Jeanne. La vit partir pour Vaucouleurs avec Durand Laxart.]

Gérard Guillemette, de Greux, laboureur, âgé d’environ 40 ans. Témoin 13, entendu le 30 janvier à Domrémy.

Art. 1. Lieu d’origine de Jeanne

Jeanne la Pucelle était de Domrémy.

Art. 2. Ses parents

Elle fut engendrée par Jacques d’Arc et Isabet, mariés, laboureurs de Domrémy, vrais catholiques, de bonne renommée, de bonne réputation, exempts de reproches, comme tout bon laboureur.

Art. 3. Ses parrains et marraines

Croit qu’elle fut baptisée dans la paroisse de Domrémy et qu’elle eut de bons parrains et marraines. Il connaît Jean Morel, son parrain, et Jeannette Roze et Jeannette veuve de Thiesselin, ses marraines.

Art. 4. Son enfance

[Réponse groupée aux articles 4, 5.]

A bien connue Jeannette depuis le temps qu’il l’a rencontrée ; c’était une fille bonne, honnête et franche, qui s’entretenait avec les honnêtes filles et femmes du village. Croit qu’il n’en existait pas une meilleure dans le village.

Art. 5. Son adolescence

[Cf. 4.]

Art. 6. Son assiduité à l’église

Elle allait volontiers et souvent à l’église.

Art. 7. Ses occupations

Elle aimait travailler, filant, accomplissant les tâches domestiques et se rendant utile à ses père et mère ; parfois elle allait à la charrue, suivant la volonté paternelle.

Art. 8. Son assiduité à la confession

Elle se confessait volontiers et dévotement comme il le vit.

Art. 9. L’arbre des fées

L’a souvent entendu appeler l’arbre des fées. — Jadis, les dames des seigneurs de Domrémy avaient coutume d’aller avec leurs demoiselles et leurs servantes sous cet arbre pour se promener. — Au dimanche de Lætare, appelé des Fontaines, les jeunes filles et les jeunes gens de Domrémy y vont parfois pour faire leurs fontaines et se promener ; ils apportent du pain et mangent là ; ensuite ils reviennent à la fontaine des Rains et boivent de son eau. — Il y vit une fois Jeannette avec les jeunes filles, mais ne la revit plus ensuite. — Les jeunes filles et jeunes gens de Greux vont faire leurs fontaines à l’église Notre-Dame de Bermont.

Art. 10. Son départ de Domrémy

Lorsque cette Jeannette partit du domicile paternel, il la vit passer devant cette maison avec un oncle, nommé Durand Laxart ; et alors Jeannette dit à son père : Adieu ! Je vais à Vaucouleurs. Et ensuite il entendit dire qu’elle allait en France.

Art. 11. Les informations commandées par les juges de Rouen

Ne sait rien.

Art. 12. Son séjour à Neufchâteau

Lui-même fut à Neufchâteau avec Jeanne et ses parents ; il les vit toujours ensemble sauf pendant trois ou quatre jours, quand Jeannette, en présence de ses parents, aidait l’hôtesse du lieu où ils étaient logés, une certaine la Rousse, honnête femme de la ville. Ils ne restèrent à Neufchâteau que quatre ou cinq jours, jusqu’au départ des bandes armées ; alors Jeanne revint avec ses parents à Domrémy.

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